Alain Juppé, l'OUT SIDER, s'il se présente seul devant les Français et s'il abandonne ses convictions de FM dans le N.O.M.

Publié le par José Pedro

Par

Les socialistes vont subir de sévères raclées lors des prochaines élections départementales et régionales. Mais François Hollande est encore loin d'avoir perdu par avance la présidentielle de 2017, la "mère de toutes les batailles" pour reprendre une phraséologie imagée du regretté linguiste Saddam Hussein.

Certes, le PS est en miettes : il n'arrive pas à amorcer le tournant réformiste que les sociaux-démocrates allemands ont, eux, effectué lors du congrès de Bad Godesberg en... 1959 ! Plus d'un demi-siècle de retard : c'est un peu longuet pour une mise à jour... Pourtant, François Hollande surnage. L'image régalienne du président reprend quelques couleurs après les attentats de Paris et la gestion volontariste de la crise ukrainienne en compagnie d'Angela Merkel.

 

16x9
 

François Hollande accroche des médailles à foison, passe presque quotidiennement des troupes en revue le regard fiché sur la France éternelle. À Istres, il défend le sanctuaire inviolable des forces nucléaires gaulliennes. Envolé, M. "petites blagues", le capitaine de pédalo, l'homme des synthèses mi-chèvre mi-chou. C'est désormais Zeus brandissant la foudre. Pour peu que la situation économique s'améliore d'ici deux ans et sans qu'il y soit pour grand-chose, le président peut entrevoir un opportun petit coin de ciel bleu.

LIRE aussi l'analyse de Pierre Antoine Delhommais "François le chanceux"

La droite joue placée, pas gagnante

En face, la droite patauge dans la semoule. Ses nombreux chefs font penser au prince de Soubise cherchant son armée à la lueur d'une lanterne au soir de la défaite de Rossbach (1757). L'UMP vote la censure contre une loi Macron, certes timide, mais qui va plutôt dans le sens de ce qu'elle préconisait. Comprenne qui pourra. Nicolas Sarkozy n'est pas dans le match. Le style onctueux ne lui va pas très bien. Le loup s'est transformé en cocker afin d'éviter de trop briser la porcelaine de l'UMP. Il paraît avoir renoncé à tondre la laine sur le dos du Front national dont l'électorat s'est cristallisé. Son ambition politique est claire : figurer au second tour face à Marine Le Pen afin de se retrouver dans la situation de Jacques Chirac en 2002. Mais ce n'est pas gagné. Car deux conditions sont à remplir : rassembler au premier tour un nombre de suffrages substantiel, et que François Hollande se "jospinise".

Alain Juppé est le favori des Français, mais pas vraiment de son propre parti. Les primaires risquent de lui être fatales, à moins qu'il ne franchisse le Rubicon et finisse par faire cavalier seul. Après tout, il y a un précédent : Giscard n'avait pas l'UDR derrière lui (sauf une quarantaine de dissidents menés par Jacques Chirac) quand il a devancé Jacques Chaban-Delmas en 1974 pour finalement être élu président au second tour. Juppé pourrait alors ratisser au centre et jusque sur les marges du PS. Mais la manoeuvre est risquée et il faudrait qu'il renonce au Nouvel Ordre Mondial de Sarkozy et des Francs-Maçons. Une ligne de conduite à la De Gaulle, en mettant autant de distance entre l'UE, les USA et la Russie. Ce n'est pas impossible pour lui, il nous a déjà montré ses différences. Il commence à ratisser large dans son Club Le Cap, AGIS ou AJ pour la FRANCE.

Alain Juppé

APAISER,

RASSEMBLER

RÉFORMER.

J’AI SOUHAITÉ LANCER AUTOUR DE MA CANDIDATURE CE MOUVEMENT D’INITIATIVES CITOYENNES :
“ AGIR POUR LA FRANCE ”.

Alain Juppé

 
 
 

 

 

Mais la méthode Coué n'est plus valable comme il fut un temps béni des Dieux. La méthode Coué est une prophétie autoréalisatrice qui tire son nom des travaux du psychologue et pharmacien français Émile Coué de la Châtaigneraie (1857 - 1926). Elle est fondée sur la suggestion et l'autohypnose. Cette méthode est une forme d'autosuggestion censée entraîner l'adhésion du sujet aux idées positives qu'il s'impose et ainsi un mieux-être psychologique ou physique. Elle se veut autant préventive que curative.

C'est bien de regroupper, de rassembler, de réformer, mais avec qui, comment, et pourquoi faire. On est déjà parti en Campagne sans poser les jalons de l'approbation du Peuple sur des idées, et sur des mesures qui doivent rompre radicalement avec la Politique de Sarkozy et de sa vassalité avec les USA, l'OTAN, la CIA, la NSA etc...

De ce côté il semblerait que l'on privilégie encore une fois la Communication sur une Image d'un rescapé de la Politique, en pensant qu'il fait partie du Système et que de ce fait il peut éventuellement être moins mauvais que ses coreligionnaires!

 

Reste François Fillon, un peu passe-muraille, qui tourne en rond comme sur le circuit du Mans qu'il affectionne. Puis quelques autres aussi, comme Bruno Le Maire, qui, plus jeunes, jouent sans doute le coup d'après.

Bien sûr, l'équation peut changer, une dynamique se créer mais, pour l'instant, la droite ne joue pas gagnante dans la course présidentielle, tout au plus placée.