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CA C'EST SARKO, 600 Milliards de dettes, JUPPE tousse

Publié le par José Pedro

Paiement des fonctionnaires : l’Etat a dépensé 500 millions d’euros pour un logiciel de PAIE ONP du groupe STERIA qui ne marche pas. STERIA BNP-PARISBAS le molosse des Paradis fiscaux et de l'évasion fiscale. 500 Millions de SARKO après les 600 Milliards. Un projet qui avorte peut se transformer en évasion fiscale pour un Parti Politique.

 

De mieux en mieux : en mai 2007, dans le cadre de la révision générale des politiques (RGPP), décidée par Nicolas Sarkozy pour faire des économies, un décret a créé l’opérateur national de paie (ONP). L’objectif était de concevoir un nouveau logiciel pour la paie des fonctionnaires. Un gros chantier : le logiciel était censé calculer la paie de 2,4 millions de fonctionnaires et devait permettre de faire d’importantes économies avec la suppression de 3 800 agents affectés à la gestion de ces payes dans les différents ministères. Économie espérée : 190 millions d’euros.

Sauf que huit ans après, ce projet est un fiasco. « Le logiciel ne fonctionne pas » révèle Le Canard enchaîné. L’ONP a donc été enterré. Selon le rapport annuel de la Cour des comptes, cité par l’hebdomadaire, l’Etat a ainsi dépensé près de 400 millions d’euros… pour rien. Et ce n’est pas la première fois : en 2013, le ministère de la Défense avait déjà décidé d’arrêter un autre logiciel, baptisé Louvoi, qui ne marchait pas. La perte était de 470 millions d’euros.

Si on additionne le coût de ces deux logiciels qui ne marchent pas (Louvoi et ONP) en un quinquennat, l’Etat a donc dépensé 870 millions d’euros pour rien. Un bug à presque 1 milliard d’euros, et personne n’en parle ?

Pas plus qu'on parle de la nécessité d'avoir engraissé les Banques en 2007-2009 en France avec le cadeau de SARKO de 600 Milliards avec de l'argent public et des emprunts qui sont aujourd'hui notre bdette suite au krach bancaire des Subprimes, ces produits toxiques diffusés très largement par les banques Américaines avec l'obligation pour les autres Banques à les commercialiser. Les Banques tombent, il faut les laisser tomber, on a vu que le Marché Américain des Grandess Banques avait racheté les actifs de celles qui sont tombées. Aujourd'hui l'argent est encore dans les mains des Banques et ne sert qu'à la spéculation et aux jeux. Les chômeurs d'aujourd'hui peuvent remercier SARKO d'hier. De plus on a appris depuis que ce scandale avec celui de Bernard Madoff, le gourou du NASDAQ, avait été orchestré par Goldman Sachs.

 

Petit rappel des faits : après avoir acheté des masses considérables de produits toxiques, les financiers se rendent compte du risque que porte leur banque en cas de retournement de l’économie. Ils se couvrent alors contre le risque de défaillance auprès de sociétés d’assurances (principalement AIG) qui considèrent ces produits comme sûrs du fait de leur excellente notation. Mais au moment de la crise, AIG n’est pas en mesure de rembourser ses engagements de centaines de millions de dollars auprès de Goldman Sachs. Entre temps, M. Henry Paulson est devenu secrétaire au Trésor et a pu concocter un plan d’aide de 700 milliards de dollars payés par les contribuables pour sauver l’économie du désordre qu’il a lui-même instillé chez Goldman Sachs. Au passage, ce plan aide AIG à honorer ses dettes, mais il omet de sauver Lehman Brothers, premier concurrent de Goldman Sachs…

La crise des subprimes n’est donc pas tombée du ciel. Mais il va de soi que les périodes de prospérité non plus ne sont pas dues au hasard ! Celles-ci sont permises par des initiatives innovantes et par la prise en compte de l’intérêt général.


En savoir plus sur http://archives.lesechos.fr/archives/cercle/2012/03/02/cercle_44039.htm#ziDd77g6SXt4Psce.99

La crise financière a débuté au cours de l'été 2007 avec la crise des subprimes6. Bien que quelques faillites aient été provoquées en 2007 et début 2008, dont celle de New Century (en)no 2 du subprime 7, ou celle de la 5e banque de Wall Street 8Bear Stearns, rachetée le 16 mars 2008 par JPMorgan Chase avec l'aide de laFed, la situation s'est aggravée très rapidement au début du mois de septembre 2008. Fannie Mae et Freddie Mac, deux organismes semi-étatiques chargés du refinancement des prêts immobiliers aux ménages, vont commencer à connaître de graves difficultés. Les évènements vont alors se précipiter et la faillite de Lehman Brothers aggravera grandement la situation. Le paysage bancaire sera profondément modifié tandis que les places boursières connaîtront de fortes variations (du 01/01/2008 au 24/10/2008, le CAC 40 baisse de 43,11 %, le Dax (Allemagne) de 46,75 %, le FTSE 100 (Royaume-Uni) de 39,86 %, le Nikkei (Japon) de 50,03 % et leDow Jones (États-Unis) de 36,83 %9).

Septembre 2008[modifier | modifier le code]

 
Niveau moyen du Dow Jones Industrial, entre janvier 2006 et novembre 200810.
  • Le 7 septembreFreddie Mac et Fanny Mae sont mises sous tutelle. Ces deux institutions « qui assurent ou garantissent près de 5 300 milliards de dollars de prêts soit 40 % environ de l'encours de crédit immobilier américain »sont considérées comme « trop grandes pour faire faillite »11. Le Trésor américain envisage d'y investir 200 milliardsUSD11 pour les sauver.
  • Le 12 septembre 2008, l'allemande Deutsche Postbank, filiale de Deutsche Post, est rachetée par sa compatriote laDeutsche Bank pour 9,3 milliards d'euros.
  • Le 15 septembre 2008Lehman Brothers se déclare en faillite après que Bank of America et la Barclays, qui étaient intéressées par son rachat, se furent retirées du dossier, faute de garanties données par les autorités fédérales. Bank of America rachète alors Merril Lynch 50 milliards de dollars. Cette dernière est en effet à court de liquidités après avoir perdu 57 milliards de dollars depuis l'été 2007. La faillite de Lehman Brothers « ébranle le système financier mondial »12. Cette faillite qui constituerait « la banqueroute la plus importante de toute l'histoire financière des États-Unis »13 provoque un affolement des bourses mondiales où les actions du secteur bancaire plongent de plus de 7 % (à Londres la Barclays perd 8,20 % et à Paris la Société générale 7,63 %). Pour apaiser les tensions, la Banque centrale européenne annonce un appel d'offres rapide14. La Fed et le département du Trésor des États-Unis seront par la suite accusés15 d'avoir aggravé la crise en ne sauvant pas Lehman Brothers dont la faillite a provoqué un début de crise systémique.
  • Le 16 septembre 2008AIG, premier assureur américain, est sauvé par l'État au prix d'un prêt de 85 milliards de dollars accordé par la Fed et d'une nationalisationdu capital à hauteur de près de 80 %16. En effet, la Fed le considère comme « too risky to fail » c'est-à-dire que sa faillite aurait fait courir de grand risque aux marchés et à l'économie17.
  • À partir du 16 septembre 2008, la britannique Barclays et la japonaise Nomura rachètent les actifs de Lehman Brothers qui s'est déclaré en faillite le week-end des 13-14 septembre.
  • Morgan Stanley voit fin septembre l'entrée à son capital (21 % des actions pour 9 milliards de dollars) de la plus grande banque japonaise, Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG).
  • Le 19 septembre 2008, la banque britannique Halifax-Bank of Scotland (HBOS) est rachetée pour 12,2 milliards de dollars par la Lloyds TSB18.
  • Le 25 septembre 2008, Washington Mutual, l'une des premières caisses d'épargne américaines, a été saisie et l'essentiel des actifs seront revendus à JPMorgan Chase, pour 1,9 milliard de dollars, qui devient alors la première banque américaine par l'actif sous gestion.
  • Le 28 septembre 2008, la banque du Benelux Fortis, est nationalisée partiellement, les trois États du Benelux apportant 11,2 milliards d'euros de capitaux propres pour 49 % du capital19.
  • Le 28 septembre 2008 également, la banque britannique Bradford & Bingley, spécialisée en crédit immobilier, est nationalisée. Son réseau bancaire est racheté par l'espagnol Banco Santander pour 773 millions d'euros (déjà propriétaire d'Abbey et d'Alliance & Leicester acheté fin 2007 pour un prix qui s'avère, en septembre 2008, de 1,6 milliard d'euros)20.
  • Le 28 septembre toujours, la banque allemande Hypo Real Estate, spécialisée dans le financement de l'immobilier, est sauvée par un plan d'urgence de 35 milliards d'euros qui doit permettre « une liquidation dans l'ordre et non en catastrophe »21.
  • Le 30 septembre, la première banque mondiale pour le financement des collectivités locales, la franco-belge Dexia, lève 6,4 milliards d'euros auprès des gouvernements belges, français et luxembourgeois ainsi qu'auprès des actionnaires existants.

Octobre 2008[modifier | modifier le code]

  • Le 3 octobre 2008, Wachovia est rachetée, pour 15 milliards de $ par Wells Fargo, redonnant à ce dernier la première place mondiale22.
  • Le 5 octobre 2008, Unicrédit, première banque d'Italie, fait appel au marché pour 6,3 milliards d'euros23.
  • Le 5 octobre 2008, BNP Paribas prend le contrôle de Fortis en Belgique et au Luxembourg pour 14,7 milliards d'euros, tandis que l'État belge devient le premier actionnaire du groupe français24.
  • Le 6 octobre 2008, le gouvernement allemand25 a obtenu du secteur bancaire et de l'assurance qu'il accorde une ligne de crédit supplémentaire de 15 milliards d'euros à Hypo Real Estate26.
  • Le 8 octobre, sept banques britanniques (BarclaysHBOSRoyal Bank of ScotlandLloyds TSBStandard CharteredNationwide et Abbey filiale de Santander) sont partiellement nationalisées, la banque HSBC refuse néanmoins l'aide du gouvernement anglais. Il faut entendre par là qu'en échange d'une entrée dans leur capital, et d'une garantie du Trésor sur les emprunts obligataires de 250 milliards de livres, le gouvernement britannique entend notamment peser sur la politique des dividendes, sur les rémunérations des dirigeants, ainsi que sur la distribution de crédit aux petites entreprises et aux acquéreurs immobiliers27
  • Le 9 octobre 2008, l'assureur japonais Yamato Life se déclare en faillite28.

Novembre 2008[modifier | modifier le code]

  • Le 3 novembreLe Figaro titre que les actionnaires ont perdu 20 000 milliards de dollars entre la fin 2007 et le 29 octobre 2008 soit « l'équivalent de la moitié des richesses produites en un an sur la planète ou dix fois le produit intérieur brut de la France »29Le Monde des 26-27 octobre faisait état de 25 000 milliards de dollars évanouis et d'une perte de presque la moitié de la capitalisation boursière des grandes places financières30.
  • Le 23 novembre, le gouvernement américain, pour aider Citigroup, lance un plan d'urgence prévoyant une injection de capital de 20 milliards de dollars et une garantie pour les actifs risqués à hauteur de 306 milliards de dollars31.
  • Le 27 novembre, la chaîne de magasins britannique Woolworths est placée sous administration judiciaire32Woolworths qui emploie 30 000 personnes dans 800 magasins, est endetté à hauteur de 400 millions d'euros.

Décembre 2008[modifier | modifier le code]

 
Le schéma de Ponzimis en place par Bernard Madoff s'écroule au milieu de ce climat délétère pour le monde de la finance, ce qui l'associe en temps qu'évènement symbolique. 65 milliards de dollars sont en jeu, Madoff sera condamné à 150 ans de prison .
  • Le 19 décembre, le gouvernement des États-Unis d'Amérique annonce qu'il est prêt à débloquer 17,4 milliards de dollars pour sauver les constructeurs de voitures General MotorsChrysler et éventuellement Ford, proches de la faillite. À cours de liquidités, General Motors reçoit immédiatement 9,4 milliards de dollars et Chrysler 4 milliards. La somme est prise sur les 700 milliards de dollars du plan Paulson prévus pour le sauvetage des banques américaine35.

Janvier 2009[modifier | modifier le code]

  • Le 6 janvier 2009Alcoa, le producteur américain d'aluminium, numéro un mondial du secteur, annonce qu'il va supprimer 13 500 emplois et réduire de 18 % sa production37.

Les plans de sauvetage (septembre et octobre 2008)[modifier | modifier le code]

Des plans de sauvetage du secteur bancaire menacé de défaillances en chaîne vont être lancés aux États-Unis, dans les pays européens et dans de nombreux autres pays du monde. Ces plans ont le plus souvent deux grands acteurs : les gouvernements et les banques centrales (institutions indépendantes des gouvernements aux États-Unis et dans la zone euro). Par ailleurs aux États-Unis le FBI, qui dispose de très peu d'agents chargés de la délinquance en col blanc38, a été chargé d'enquêter sur un certain nombre de groupes (dontLehman BrothersAIGFreddie Mac et Fanny Mae) et de fraudes possibles38.

Les banques centrales vont agir d'au moins deux façons différentes, en abaissant les taux directeurs et prenant en pension des actifs parfois risqués des institutions financières en difficulté. Par exemple, début octobre la Fed a doublé le niveau de liquidité mises à la disposition des banques, la portant à 9 000 milliards de dollars. Mais cette façon de faire peut à terme affecter la solidité des banques centrales. Dans cet esprit, Kenneth Rogoff dans un article publié dans le journal Les Échos, s'inquiète des risques pris par les banques centrales. Par ailleurs, il estime qu'« il est temps d'admettre que l'industrie financière n'est pas simplement victime d'une panique spéculative sur l'immobilier mais subit des changements de fond »39. Dans une perspective plus tournée vers le futur, Les banques centrales et au premier rang la Fed ont commencé à réfléchir à la nouvelle architecture financière mondiale. Les 23 et 24 août 2008 lors d'une réunion à Jackson Holedans le Wyoming Ben Bernanke président de la banque centrale américaine Fed a proposé « une évolution de la réglementation et de la supervision des banques »40. Par ailleurs, début octobre, cette institution a commencé à étudier avec un petit nombre des banques la création d'une chambre de compensation sur le marché des Credits default swaps41.

Pour enrayer la crise systémique, les États-Unis ont lancé le plan Paulson. Le secrétaire au Trésor des États-Unis Henry Paulson a annoncé le 18 septembre 2008 que l'État américain allait mettre en place une structure de défaisance qui achètera aux institutions financières et gérera des actifs toxiques (notamment les dérivés de crédits subprime) qu'elles ont en portefeuille, annonçant un montant global d'environ 700 milliards de dollars américains. La dette nette des États-Unis passerait ainsi de 10 600 à 11 300 milliards de dollars42.

Les défaillances bancaires apparaissant en Europe (DexiaFortisHypo Real Estate…), les États européens sont à leur tour intervenus en octobre 2008, annonçant des plans de grande ampleur comprenant à la fois des garanties étatiques pour le refinancement (le gros des montants annoncés), mais aussi des mesures de recapitalisation menées par les États, pouvant conduire de facto à la nationalisation de banques (Royaume-Uni en particulier). Le mouvement a été lancé par le plan du gouvernement britannique de Gordon Brown suivi par les autres États autour du week-end des 11-12 octobre. Les principaux plans sont43 :

  • France : opérations des banques garanties par l'État pour 320 milliards d'euros et aide à la recapitalisation des banques pour 40 milliards d'euros ;
  • Allemagne : opérations des banques garanties par l'État pour 400 milliards d'euros et aide à la recapitalisation des banques pour 80 milliards ;
  • Grande-Bretagne : Opérations des banques garanties par l'État pour 320 milliards d'euros et aide à la recapitalisation des banques pour 64 milliards ;
  • Suisse : recapitalisation de l'UBS par l'État pour 3,9 milliards d'euros et fonds d'achat d'actifs bancaire pour 40 milliards d'euros ;
  • Inde : aide au marché financier de 9 milliards d'euros ;
  • Chine : baisse des taux d'intérêts ;
  • Singapour : fonds de 75 milliards d'euros pour garantir tous les dépôts bancaires ;
  • Arabie saoudite : aide aux banques de 30 milliards d'euros et baisse des taux d'intérêts par la banque centrale.

À la suite des plans européens, l’État fédéral américain a à son tour annoncé un plan de recapitalisation des banques. Il devait utiliser 185 milliards d'euros pour entrer au capital de neuf banques : CitigroupWells FargoJP Morgan Chasebank of America44.

Sauvetage des banques : acte II[modifier | modifier le code]

Début janvier, malgré les plans de sauvetage la crise bancaire ne semble pas circonscrite obligeant les gouvernements à agir.

Janvier[modifier | modifier le code]

  • Le 7 janvier en France, le chef de l'État annonce un nouveau soutien aux banques d'un montant estimé à 10,5 millards d'euros45.
  • le 8 janvier, la Commerzbank est recapitalisée à hauteur de 10 milliards d'euros par le gouvernement allemand 46.
  • Autour du 15 janvier, la Deutsche Bank annonce des pertes et provoque une forte baisse en bourse des banques européennes47.
  • Le 19 janvier, à la suite des pertes de Citibank et de Bank of America, les États-Unis envisagent la création d'une banque regroupant les actifs toxiques (Bad Bank)48.
  • Le 19 janvier Gordon Brown présente un nouveau plan49. Ce jour là la Royal Bank of Scotland annonce des pertes de 30 milliards d'euros50.
  • le 20 janvier les valeurs financières baissent de 15 % à Wall Street. La crise bancaire devient un sujet prioritaire pour le nouveau gouvernement américain 51.
  • Autour du 20 janvier, polémique en France sur les bonus des patrons des banques52.
  • 28 janvier le FMI dans son Rapport sur la stabilité financière dans le monde53évalue les risques de dépréciation des actifs de crédit détenus par les banques à 2 200 milliards de dollars, en hausse de 800 milliards par rapport à ses estimations d'octobre 2008. Pour Olivier Blanchard, chef économiste du FMI, les banques auraient besoin d'un apport de fonds propres de 500 milliards54. En accusation « les produits financiers risqués, aujourd'hui décriés pour leur toxicité...[qui] comprennent pour l'essentiel des dérivés complexes de crédit échangés de gré à gré sur des marchés dérégulés »54. Pour le FMI, il convient de procéder à la recapitalisation des établissements financiers et de s'occuper des « actifs compromis » en inscrivant les actions immédiates dans une vision de long terme reposant sur des règles claires et cohérentes et sur la coopération internationale55.

Février[modifier | modifier le code]

  • 10 février, les États-Unis présentent un plan de stabilité financière comprenant56: un Financial Stability Trust pour consolider les fonds propres des banques qui en auraient besoin, un fonds d'investissement public privé pour délester les banques de leurs actifs toxiques, un Consumer and Business Lending Initiative pour relancer les prêts aux consommateurs et aux petites entreprises, et enfin des fonds doivent servir à éviter les saisies immobilières. L'enveloppe affectée à ce plan peut aller jusqu'à 2 000 milliards de dollars, financée par le Trésor et la Fed.
  • 22 février, le gouvernement britannique a consacré dans les mois précédents 105 milliards de livres (118,4 milliards d'euros) au sauvetage des banques57.

L'aggravation de la situation économique mondiale[modifier | modifier le code]

Une crise économique qui tend à devenir mondiale[modifier | modifier le code]

Le renforcement de la crise financière a été un facteur d'aggravation et de propagation de la crise économique, via la crise de liquidité, le resserrement du crédit et l'effet richesse (la forte baisse de valeur des actifs boursiers réduit la valeur de l'épargne de ceux qui détiennent ces actifs, et les incite à épargner davantage – et donc à moins consommer – pour reconstituer leur épargne). L'économie de tous les pays est touchée de manière plus ou moins prononcée, via une réduction de lacroissance économique et une hausse du chômage.

Avant le renforcement de la crise financière, l'OCDE prévoyait déjà une récession dans certains pays de sa zone. En novembre 2008, cette institution a publié des estimations et prévisions selon lesquelles plusieurs pays membres (entre autres la Zone Euro, les États-Unis et le Japon) auraient une croissance négative en 2009 et connaîtraient une remontée du chômage, le nombre de chômeurs des pays membres passant de 34 millions à l'automne 2008 à 42 millions en 201058. Elle ne prévoit pas de reprise avant le second semestre 201058,59.

Cette crise a également montré qu'il n'y aurait pas de découplage entre les cycles économiques et financiers des