Ce n'est pas la Laosophie, c'est la Dictature : Des milliers de morts pour faire la guerre à l'Irak, 1 mort pour accuser Moscou dans la guerre en Ukraine!

Publié le par José Pedro

Boris Nemtsov

Réflexions sur l’assassinat de Boris Nemtsov

© Sputnik. Igor Yakunin
POINTS DE VUE
(mis à jour 11:12 02.03.2015)
Alexandre Latsa
L'homme politique Boris Nemtsov assassiné à Moscou (16)
1141232
La mort inattendue de Boris Nemtsov en Russie a fait couler beaucoup d’encre et causé un lourd dommage à l’image de la Russie, la grande majorité des commentateurs n’ayant pu s’empêcher de pointer la potentielle et probable responsabilité des autorités russes dans ce meurtre.
 

Pourtant, loin de « l'émotionnel-militant » qui a envahi nombre de rédactions, il convient de revenir sur le personnage et sa réelle stature politique en Russie, pour comprendre sa mort dans un contexte politique russe complexe, tant sur le plan intérieur qu'extérieur.

Incarnation d'un modèle politique en faillite

 

Proche du pouvoir et de la grande mouvance réformatrice qui émana de la fin de l'Union soviétique, Boris Nemtsov est issu d'une famille célèbre en Russie puisqu'il serait le petit-neveu de Yakov Sverdlov, révolutionnaire et homme politique russe qui aurait donné en 1918 l'ordre d'assassiner le tsar Nicolas II et toute la famille impériale.

Boris Nemtsov se lança en politique et bénéficia fortement des chaotiques années 90, puisqu'il fut premier gouverneur de l'Oblast de Nijni-Novgorod de 1991 à 1997 avant d'être ministre de l'Énergie sous Boris Eltsine. A l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 1999, il s'investit de plus en plus activement dans l'opposition libérale en Russie, une opposition libérale dont le poids politique allait systématiquement et régulièrement s'amenuiser au cours des années qui suivirent.

 

Les quinze glorieuses russes (2000-2015) ont en effet été marquées par une stabilisation et une normalisation (la stabi-normalisation) de la vie politique russe. Bien sûr, la Russie n'est pas une démocratie comme l'est la Suisse par exemple, mais cette stabi-normalisation a considérablement réduit le fossé entre le peuple russe et les élites, tant sur le plan économique que politique, par rapport notamment aux années 90. Il est clair que cette stabi-normalisation a entraîné un nettoyage politique qui a privé une partie des élites d'accès au pouvoir (et donc aux ressources), que l'on pense à certains cercles oligarchiques ou à la minorité politique libérale dont Boris Nemtsov était un des fers de lance.

 

 

Au cours des dernières années, Nemtsov aura été successivement été membre de l'Union des forces de droite de 1999 à 2008, cofondateur de Solidarnosc de 2008 à 2010, du Parti contre la corruption et le désordre légal de 2010 à 2012 et enfin du Parnas depuis 2012! Une hyperactivité politique traduisant parfaitement le total désordre structurel et systémique de cette constellation de mouvements dont le poids électoral est passé de 14% aux élections législatives de 1999, à 4% en 2003, 3,78% en 2007 et 4,03% en 2011. Durant la même période le candidat de cette mouvance aux élections présidentielles a obtenu 8% en 1996, 6.8% en 2000, 3.8% en 2004, 1,3% en 2008 et 7,8% en 2012 avec Mikhaïl Prokhorov, dont on ne sait trop s'il est dans l'opposition au Kremlin ou pas.

 

Boris Nemtsov, l'éternel perdant

J'ai croisé Boris Nemtsov par hasard, au cœur de l'hiver 2011, devant la station de métro Tretiakovskaïa. Il devait être 20h et il était sous la neige avec un petit groupe de supporters et quelques journalistes étrangers qui tentaient de l'interroger en anglais. Il leur répondit sèchement en « leur demandant de parler russe car on était en Russie », visiblement pour ne pas se faire reprocher une fois de plus de ne s'adresser qu'au public occidental. En quelques minutes, un petit groupe de jeunes militants sans doute pro-Kremlin l'encercla avec des pancartes le caricaturant, mettant fin à cette brève action politique. Boris Nemtsov s'enfuit littéralement en courant dans une rue adjacente (Malaya Ordinka) et rentra dans un immeuble où il disparut.

 

Un peu plus tard, c'est en m'intéressant à la démographie russe que je croisai les travaux de Nemtsov et de ses collègues qui publièrent un bilan de la gouvernance Poutine, accusant clairement le pouvoir russe d'être à l'origine d'un effondrement démographique sans précédent qui menace clairement l'avenir du pays (source ici). Diantre! Les auteurs de cette synthèse démographique oubliaient juste (par évidente mauvaise foi) de prendre en compte l'immigration (colossale au cours des années 90 et qui masquait en réalité la baisse naturelle annuelle de 700 à 900.000 habitants que le pays connaissait). Pas un mot sur le fait que les années Poutine « commençaient » avec le fardeau du bilan Eltsine qu'il faudrait redresser, ce qui demanderait du temps, mais fut achevé: les années Poutine symboliseront historiquement un incroyable redressement démographique.

 

 

Originaire de Sotchi, Boris Nemtsov tenta également d'en devenir maire en 2009, axant sa campagne notamment sur la lutte anti-corruption (sic) et affirmant que la ville n'aurait jamais les moyens ni la possibilité de pouvoir supporter le coût des jeux olympiques d'hiver. A ces élections municipales, il obtint 14% et je n'ose m'imaginer son ressenti lors des cérémonies d'ouverture et fermeture des JO de Sotchi qui furent parmi les plus belles de l'histoire olympique.

 

L'agonie des partis libéraux en Russie, corollaire de l'émergence d'un monde non-unipolaire

Cet amenuisement de l'influence des partis politiques russes pro-occidentaux en Russie accompagna la tendance mondiale lourde de cette période qui, s'accentuant avec le pivot de 2008, permit à de nombreux commentateurs d'envisager la fin de la domination américaine et occidentale sur le monde.

 

Je parle de pivot de 2008, car la crise financière a lourdement déstabilisé et décrédibilisé les Etats-Unis tandis que pour la première fois, la Russie s'engageait dans un conflit à l'extérieur de ses frontières dont elle sortit victorieuse tant militairement que politiquement.

 

Très logiquement, la tension entourant la Russie augmenta considérablement durant cette période. Les tentatives de déstabilisation politique s'accentuèrent en Russie, notamment en 2011 et 2012, tandis que dans le même temps, la pression aux frontières russes s'accentua, tant en raison du bouclier anti-missile que du coup d'Etat organisé par les Occidentaux en Ukraine qui amena la guerre aux frontières russes.

La piste ukrainienne?

C'est la piste ukrainienne qui est sans aucun doute la plus troublante dans la carrière politique de Boris Nemtsov. Tout comme d'autres oligarques, tel Boris Berezovsky, Boris Nemtsov avait largement contribué à soutenir le mouvement orange en Ukraine, devenant même conseiller du président Iouchtchenko en 2005 avant de se brouiller avec Kiev pour d'obscures raisons, vraisemblablement politico-financières.

Preuve de ses piètres capacités politiques et d'une clairvoyance lacunaire, voilà ce qu'il affirmait en 2005 aux journalistes russes qui l'interrogeaient: « Je peux dire avec assurance que d'ici cinq ans, le peuple ukrainien vivra mieux qu'en Russie (…) et cela sans gaz ni pétrole. Dans à peu près sept ans (soit en 2012), l'Ukraine entrera dans l'Union européenne, et tous les Ukrainiens auront un passeport Schengen. Et nous, les Russes, nous les envierons ».

Cinq ans plus tard la situation s'est avérée tout autre, puisque les Ukrainiens ont démocratiquement élu Viktor Ianoukovich à la tête de l'Etat lors de l'élection présidentielle de 2010. Huit ans plus tard, soit en 2013, c'est un coup d'Etat accompagné qui allait déclencher une guerre civile et plonger le pays dans une crise politique et économique qui menace désormais son existence même en tant qu'Etat. Dans le même temps, ce sont près d'un million d'Ukrainiens qui dans l'année sont venus chercher refuge en Russie dans l'espoir de pouvoir y travailler ou échapper à la guerre.

 

Une réalité bien loin des rêves du « golden boy » Nemtsov préfigurant une occidentalisation à outrance de la région.

 

Déstabiliser une Russie qui gagne sur tous les fronts?

L'assassinat de Nemtsov, s'il ne relève pas d'un motif purement crapuleux, mais politique (espérons que l'enquête le démontrera) soulève bien des questions. La première qui vient à l'esprit est: à qui profite ce crime? Pour ce faire, il faut prendre en compte la situation de la Russie sur les divers fronts ou elle est engagée et attaquée, et où elle affiche quasiment partout une position de vainqueur.

— La Russie semble sur le point de contribuer à une résolution active du problème syrien en évitant la chute du régime et la désintégration cataclysmique de la région qui en aurait résulté.

— Le pays poursuit sa diplomatie économique et militaire au Moyen-Orient en signant de très lourds accords avec l'Egypte, l'Irak et la Turquie.

— Moscou vient de reconduire avec Chypre un accord militaire de haute ampleur en matière de défense, autorisant les navires de guerre russes à mouiller dans les ports chypriotes et à utiliser les installations militaires de l'île. Ce faisant, elle consolide sa position en Méditerranée et au cœur de l'UE!

— En Asie, Moscou conforte et renforce toutes ses positions, que l'on pense aux accords économiques lourds avec la Chine, l'Inde et la Corée. Vietnam et Inde devraient en outre rejoindre la zone de libre-échange de l'Union douanière.

— Mais surtout, Moscou semble sortir vainqueur du piège ukrainien, puisqu'elle a soutenu les accords de Minsk en faisant pression sur les séparatistes ukrainiens, et contraint les puissances de la vieille Europe à agir diplomatiquement en court-circuitant Bruxelles, et surtout Washington.

— La Russie semble enfin avoir réussi à franchir le cap de la crise économique dans laquelle elle s'était retrouvée, puisque le rouble ne s'est pas effondré, contrairement aux prévisions catastrophistes de la majorité des experts, et alors que certains économistes envisagent désormais même l'amélioration progressive de la situation économique en Russie.

A qui profite l'assassinat de Boris Nemtsov?

Si l'on peut se poser des questions sur le niveau de « professionnalisme » de cet assassinat qui semblait très préparé et a été exécuté sans failles, on peut aussi se demander pourquoi il est survenu la veille d'une grande marche d'opposition.

 

Boris Nemtsov était un facteur hautement décrédibilisant pour l'opposition russe qui ne parvient pas à surmonter ses divisionssystémiques, son manque de leaders charismatiques mais surtout son incapacité à proposer un programme politique crédible. Son incapacité à réémerger politiquement avait d'ailleurs plongé le défunt Nemtsov dans une forte dépression personnelle, d'autant plus que celui-ci était en voie de « remplacement médiatique total » par Alexeï Navalny en Russie, mais aussi et surtout pour le Mainstream médiatique occidental. Sa mort, le transformant en martyr, ré-oxygène la micro-opposition libérale en lui redonnant une raison d'être et lui permettant dimanche dernier de faire descendre dans les rues de la capitale entre 20 et 40.000 personnes selon les estimations.

 

Pour le pouvoir russe, Boris Nemtsov ne présentait pas la moindre menace, son influence politique étant devenue quasi-nulle. Soyons clairs: avec 85% de soutien au sein de la population et un printemps qui semblait préfigurer une stabilisation de la situation économique intérieure, ainsi qu'une amorce de règlement du conflit ukrainien, les autorités russes n'avaient aucune raison de prendre le moindre risque en s'attirant les foudres de la communauté internationale, et en faisant de nouveau passer la Russie pour un pays sans règles, anarchique et violent.

 

Certains se rappelleront à ce titre les propos prémonitoires du président russe qui en 2012 déjà pointait du doigt un tel risque, laissant clairement entendre qu'il était informé qu'un tel assassinat pourrait avoir lieu en Russie pour déstabiliser le pays. A la même époque, tous les représentants de l'opposition libérale ont été filmés lorsque convoqués le même jour à l'ambassade américaine à Moscou pour y prendre (visiblement?) leurs instructions comme le démontre la vidéo, Boris Nemtsov en tête.

 

Quoi qu'il en soit, une chose est certaine: l'odieux assassinat de Boris Nemtsov est sans aucun doute l'un des événements politiques les plus importants de la Russie post-soviétique. Non pas en raison de l'influence politique de ce dernier, mais parce que cette mort qui symbolise la fin d'une ère: celle des années 90, une époque dont le peuple russe ne veut plus.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

Dossier:
L'homme politique Boris Nemtsov assassiné à Moscou (16)
 
Tags:
UEBoris BerezovskyYakov SverdlovNIcolas II tsarMikhaïl ProkhorovAlexeï Navalny,Boris EltsineBoris NemtsovViktor IouchtchenkoViktor IanoukovitchNijni-Novgorod,ChypreTurquieEgypteIrakUkraineEtats-UnisRussie
 



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150302/1014961704.html#ixzz3TE4yBkBH

Poutine . 'Nos ennemis cherchent à fabriquer des martyrs"

 
 Poutine . 'Nos ennemis cherchent à fabriquer des martyrs"
 
Dans une vidéo datant d'il y a exactement trois ans (29 février 2012), Vladimir Poutine prédisait que des attaques sous faux drapeau telle que celle dont l'opposant Boris Nemtsov vient d'être victime pourraient être menées depuis l'étranger pour nuire à la Russie. A un moment où la crise ukrainienne, façonnée de toutes pièces par les Etats-Unis et leurs vassaux européens, se traduit sur le terrain par une déroute de la junte pro-occidentale de Kiev, et sur le plan international par une victoire spectaculaire de la diplomatie russe, un tel crime ne peut profiter qu'à l'Occident.

Vladimir Poutine, qui jouit d'une côte de popularité astronomique dans les sondages (86%), n'a aucun intérêt à faire abattre un opposant qui ne représente pas même 1% des suffrages, et dont l'audience est si faible qu'il n'a aucun Député à la Douma. Tout comme l'attaque contre le vol civil malaisien MH17, faussement attribué à la Russie, il s'agit d'une nouvelle opération de propagande destinée à ternir son image, dans la droite ligne de la guerre politique, économique et médiatique que mène l'Occident contre la Russie de Vladimir Poutine.

MEURTRE A MOSCOU. L’opposant russe Boris Nemtsov tué par balle en plein Moscou

Posted on fév 27, 2015 @ 23:54

74

 

 

Boris Nemtsov

Boris Nemtsov

MOSCOU, Russie – L’opposant russe dit libéral Boris Nemtsov a été tué par balle en plein centre de Moscou dans la nuit de vendredi à samedi, a annoncé la police de la capitale. Il est sûr que, la presse occidentale en mal de sensation, va pointer son regard du côté du Kremlin, comme si Boris Nemtsov pouvait faire peur.

Il faut surtout rappeler et préciser que cet homme avait été vice-premier ministre de Boris Eltsine, le père politique de Vladimir Poutine. Récemment, il avait organisé plusieurs marches pacifiques contre la guerre en Ukraine, surtout pas contre le Kremlin, qui n’y est pas impliqué, malgré le forcing occidental…

Boris Nemtsov, qui n’était pas vraiment un adversaire d’envergure pour Vladimir Poutine a été touché par quatre coups de feu, a précisé le gouvernement russe, et plusieurs témoins sur place. Natif de Sotchi, il avait 56 ans. Divorcé, il laisse quatre enfants.

Boris Nemtsov était un opposant de première heure à Poutine, car il n'avait pas apprécier la nomination de Poutine paris Boris Eltsine à sa place. Il n'était pas un oposant dangereux pour  Vladimir Poutine, et la manifestation du 1er Mars. Vladimir Poutine a des preuves de l'implication de la CIA dansce meurtre.

 

Tandis que les leaders occidentaux s’indignent, Vladimir Poutine dénonce une « provocation »

La manifestation anti-Poutine prévue dimanche 1er mars dans la banlieue de Moscou se transforme en appel à manifester dans le centre de la capitale russe

 

Les réactions indignées ne se sont pas fait attendre. C’est « assassinat odieux », selon le président français François Hollande. La chancelière allemande Angela Merkel s’est, de son côté, déclarée, « consternée » par ce « meurtre lâche ». La chef de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, a fait part de son « indignation ». Le président américain, Barack Obama, son homologue ukrainien, Petro Porochenko, mais aussi le Conseil de l’Europe et l’ONG Human Rights Watch ont également condamné cet assassinat. Tous ont salué un « défenseur courageux et inlassable de la démocratie ».

L’assassinat par balles, dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 février, de l’opposant russe Boris Nemtsov, 55 ans, en plein centre de Moscou, devant le Kremlin, dans la nuit de vendredi à samedi, ne pouvait d’ailleurs que susciter l’indignation.

UN RÉFORMATEUR PROCHE D’ELTSINE...

Le teint toujours bronzé, les cheveux en brosse, l’air séducteur malgré de grands yeux noirs pochés de cernes, Boris Nemtsov , physicien de formation, avait commencé sa carrière peu avant l’effondrement de l’URSS, élu en 1990 au Soviet suprême, le Parlement soviétique.

Après avoir été gouverneur de la région de Nijni-Novgorod, à 400 km à l’est de Moscou, l’homme avait entamé une ascension fulgurante sous la présidence de Boris Eltsine, sous lequel il avait incarné la génération des jeunes ministres réformateurs de la Russie post-URSS.

De mars 1997 à août 1998, il avait obtenu le poste de vice-Premier ministre chargé du secteur énergétique et des monopoles, secteur très convoité, ce qui lui valait d’être régulièrement dénoncé par le Kremlin comme un homme politique lié aux oligarques ayant profité de la vague de privatisations des années 1990.

Boris Eltsine, dont il était très proche, avait envisagé un temps d’en faire son dauphin, avant de lui préférer le chef du FSB (ex-KGB), Vladimir Poutine.

... DEVENU CRITIQUE VIRULENT DE POUTINE

Limogé en août 1998, Boris Nemtsov a basculé dans l’opposition lorsque son rival est devenu président. Il sera dès lors un critique très virulent de Poutine. Aux législatives de 1999, il est élu à la Douma (chambre basse du Parlement) et rejoint le parti libéral SPS, dont il dirige une fraction très critique envers Vladimir Poutine. Son opposition au pouvoir se fait plus tranchante encore après les élections législatives de 2007, qu’il dénonce comme « les plus malhonnêtes de l’histoire de la Russie ".

Un an plus tard, en 2008, après avoir échoué à se présenter à l’élection présidentielle comme candidat unique d’une opposition affaiblie par sa disparité, il décide de créer le mouvement Solidarnost, sous l’égide de l'opposant et ex-champion d'échecs Gary Kasparov. Mais c’est surtout aux côtés d’Alexeï Navalny, un autre opposant des plus déterminés, que Boris Nemtsov s’affichera comme figure de proue des manifestations qui ont secoué Moscou, à l’hiver 2011-2012, pendant la campagne électorale qui voit Vladimir Poutine candidat pour un troisième mandat de président..

Depuis la réélection de Vladimir Poutine en mai 2012, il avait continué à dénoncer les dépenses jugées excessives du président et la corruption, notamment lors des Jeux olympiques d’Hiver à Sotchi (sud).

> A. Lire Sotchi, le coûteux caprice de Poutine

> A. Lire aussi Boris Nemtsov, le pourfendeur de la corruption

Plusieurs fois interpellé par les forces de l’ordre lors de manifestations, il avait aussi subi des perquisitions et été mis sur écoute, sans jamais cesser de dénoncer la corruption de ce qu’il appelait le « système oligarchique » du Kremlin. Cependant, l’influence de ce vétéran de l’opposition, très présent sur les réseaux sociaux, semblait cependant diminuer au profit d'une nouvelle génération d'opposants incarnée par Alexeï Navalny, de 17 ans son benjamin.

TESTAMENT POLITIQUE

C’est d’ailleurs avec lui qu'il avait appelé à la tenue, demain, dimanche 1er mars, d'un vaste rassemblement de l'opposition pour défier une fois encore Poutine en dénonçant la mauvaise gestion par le Kremlin de la grave crise économique que traverse la Russie en raison des sanctions occidentales et de la chute des prix du pétrole

En appelant une nouvelle fois à manifester à l’antenne d’une radio moscovite Ekho Moskvy , trois heures à peine avant sa mort, Boris Nemtsov avait livré, pendant 45 minutes, une forme de testament politique. Il avait en effet présenté ses propositions pour « changer la Russie ", n’hésitant pas à couper ses deux interlocuteurs journalistes.

« Cette marche demande l’arrêt immédiat de la guerre avec l’Ukraine, elle exige que Poutine cesse son agression », faisait-il valoir. « La cause de la crise, c’est l’agression (de l'Ukraine), qui a été suivie des sanctions, puis des fuites de capitaux, tout ça à cause de l'agression insensée contre l'Ukraine que mène Poutine », dénonçait l’opposant qui, comme Kiev et les Occidentaux, assurait que Moscou a envoyé des troupes soutenir les séparatistes prorusses dans l’est du pays, ce que le Kremlin a toujours démenti.

En réponse à un journaliste qui faisait valoir que la population de la Crimée -péninsule ukrainienne rattachée à la Russie en mars 2015 après un référendum-, souhaitait rejoindre la Russie , Boris Nemntsov avait répliqué en mettant en avant « la force de la loi ». « La population voulait vivre en Russie, avait-il convenu. Mais la question est ailleurs: il ne faut pas faire selon ses volontés, mais selon la loi et il faut respecter la communauté internationale ». Et d’avancer tout une série de propositions  : mettre les hommes politiques corrompus devant les tribunaux, couper de moitié le budget militaire, augmenter celui de l’éducation, temps d’antenne hebdomadaire pour l’opposition sur l’une des principales chaînes de télévision russe...

« Quand on concentre le pouvoir entre les mains d’une seule personne, cela ne peut mener qu’à la catastrophe. À une catastrophe absolue », avertissait in fine celui qui était l’un des rares à oser encore critiquer Vladimir Poutine.

POUTINE DÉNONCE UNE

« PROVOCATION »

Sans surprise, la marche anticrise à laquelle avait appelé Boris Nemtsov dimanche 1er mars dans la banlieue moscovite, s’est transformée depuis sa mort en un appel à manifester dans le centre de Moscou.

Sans surprise aussi, le président russe, Vladimir Poutine, a, pour sa part, fait valoir par l’intermédiaire de son porte-parole Dmitri Peskov, que le meurtre de l’opposant portait « les marques d’un meurtre commandité et a(vait) tout d’une provocation ».

DÉJÀ UNE LONGUE LISTE D’ASSASSINATS

DE DÉFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME

Mais il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec d’autres assassinats d’opposants, de défenseurs des droits de l’homme et de journalistes au cours des années passées. Ainsi, en 2006, avait été tuée la journaliste Anna Politkovskaïa qui s’était rendue célèbre en dénonçant les exactions russes en Tchétchénie et les atteintes au droit de l’homme par Vladimir Poutine. Elle n’était pas, et de loin, la première journaliste victime d’un assassinat de ce type depuis l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine. D’autres meurtres ont suivi, notamment, en juillet 2009, celui de Natalia Estemirova, représentante de l’association Memorial en Tchétchénie qui enquêtait sur des cas très graves de violation des droits de l’homme.

UN ASSASSINAT MINUTIEUSEMENT PRÉPARÉ

Les enquêtes sur tous ces assassinats n’ont pas avoir été menées avec suffisamment d’indépendance pour permettre d’arrêter les vrais assassins et surtout de démasquer les commanditaires.

Face au « meurtre brutal » de Boris Nemtsov, la chef de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini a logiquement appelé les autorités russes à mener une enquête « complète, rapide et transparente ». Selon les enquêteurs russes, ce nouvel assassinat en plein centre de Moscou a été « minutieusement planifié, tout comme le lieu choisi pour le meurtre », sur le Grand pont de pierre, juste à côté du Kremlin.

Les enquêteurs ont retrouvé sur les lieux du meurtre six douilles de munition de calibre 9 mm, mais qui proviennent de différents fabricants, ce qui, selon eux, rend plus difficile de retrouver leur origine.

Le dirigeant tchétchène soupçonne les services secrets d'Occident d'avoir organisé l'assassinat de l'opposant russe Boris Nemtsov pour en accuser le Kremlin et déstabiliser ainsi la société russe.

 

 

Le chef de la république russe de Tchétchénie Ramzan Kadyrov s'est déclaré persuadé samedi que l'assassinat de l'opposant russe Boris Nemtsov avait été organisé par des services secrets de l'Occident.

 

"Les organisateurs du meurtre ont sans doute espéré que le monde entier accuserait les dirigeants de la Russie de la mort de Nemtsov, ce qui provoquerait une vague de protestation dans le pays. Nul doute que l'assassinat de Nemtsov a été organisé par les services secrets de l'Occident qui s'appliquent par tous les moyens à provoquer un conflit à l'intérieur de la Russie. Telle est leur pratique. Ils commencent par se rapprocher de la personne, (…) la traitent d'ami de l'Amérique et de l'Europe pour la sacrifier pas la suite et en accuser la direction politique (de son pays d'origine, ndlr)", a écrit M.Kadyrov sur sa page Instagram. 

 

Boris Nemtsov, 55 ans, avait été premier vice-premier ministre du président Boris Eltsine à la fin des années 90 pendant un an et demi. Après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000, il était devenu l'un des principaux opposants au nouveau chef de l'Etat. L'homme politique a été tué par balles dans la nuit de vendredi à samedi en plein centre de Moscou, devant le Kremlin, "un assassinat qui a tout d'une provocation", selon le président russe Vladimir Poutine.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150228/1014950931.html#ixzz3T4KNi3Dp

 

Washington veut manifestememt en finir avec Poutine, c’est assez ! est le message un peu comme le Kefaya, assez ! du mouvement égyptien au printemps dernier. Hillary Clinton et ses amis ont apparemment décidé que la possibilité d’avoir le prochain président russe en la personne de Poutine, est un obstacle majeur à leurs plans. Peu par contre comprennent pourquoi. La Russie aujourd’hui, de concert avec la Chine et l’Iran dans une certaine mesure, forme l’épine dorsale, même faible, du seul axe de résistance efficace à un monde qui serait dominé par la seule super-puissance mondiale.

Le 8 Décembre, plusieurs jours après que les résultats des élections légilsatives russes furent annoncés, montrant une chute brutale dans la popularité du parti politique du premier ministre Poutine “Russie Unifiée”, Poutine accusa les Etats-Unis et spécifiquement la ministre des affaires étrangères américaine Hillary Clinton d’exciter les manifestants de l’opposition et leurs manifestations contre les résultats des élections. Poutine déclara: “La ministre des affaires étrangères américaine a été très prompte à évaluer les élections, disant qu’elles avaient été partiales et injustes avant même qu’elle ait reçu les matériaux émanant des observateurs du bureau des institutions démocratiques et des droits de l’Homme (les observateurs internationaux des élections de l’OSCE).” [1]

Poutine continua en disant que les  commentaires prématurés de Clinton furent le signal nécessaire qu’attendait les groupes d’opposition que le gouvernment américain soutenait dans leurs manifestations. Les commentaires de Clinton, a dit l’homme d’expérience en mantière de renseignement russe, devint un “signal pour nos activistes qui commencèrent leur travail actif avec le ministère des affaires étrangères”. [2]

Les médias majeurs occidentaux choisirent soit de minimiser la déclaration de Poutine ou de se focaliser quasiment entièrement sur les dires du mouvement d’opposition russe émergeant de la situation. Il ne faut pas chercher bien loin pour montrer que Poutine minimisait lui-même le degré d’interférence éhonté dans les processus politiques de son pays. Dans ce cas de figure, le pays n’est pas la Tunisie, le Yémen ou même l’Egypte. C’est la seconde puissance nucléaire mondiale, même si elle demeure une plus petite puissance économique. Hillary joue avec le feu thermonucléaire. Démocratie ou quelque chose d’autre ?

Pas d’erreur, Poutine n’est pas un champion du monde de la pratique de ce que la plupart considère être la démocratie. Son annonce quelques mois plus tôt de l’accord entre lui et l’actuel président Medvedev d’échanger leur position après les élections présidentielles du 4 Mars a choqué bon nombe de Russes comme étant de la politique crasse et des arrangements d’arrière-boutique. Ceci dit, ce que Washington fait pour interférer avec le changement de régime est bien plus qu’un interventionisme éhonté. Le gouvernement Obama, le même qui vient de signer et de convertir en loi une série de mesures qui ont de facto déchirées les droits constitutionnels des Américains la constitution des Etats-Unis [3], pose comme un juge suprême mondial pour que les autres adhèrent à ce qu’il croit être la démocratie.

Examinons de plus près les accusations de Poutine sur l’interférence des Etats-Unis dans le processus des élections russes. Si nous regardons bien, nous trouvons ouvertement déclaré dans leur rapport annuel d’Août 2011, qu’une ONG de Washington répondant au nom innocent de National Endowment for Democracy (NED), a ses tentacules partout en Russie.

La NED finance un centre de presse international à Moscou où quelques 80 ONG peuvent tenir des conférences de presse sur le sujet de leur choix. Elle finance de nombreux “groupes de la jeunesse militante” et des ateliers sur le leadership afin “d’aider les jeunes à s’engager dans l’activisme politique”. En fait, elle dépense officiellement 2,7 millions de dollars sur des douzaines de programmes à travers la Russie. Les dépenses pour 2011 seront publiées ultérieurement en 2012. [4]

La NED finance également des parties clef du système de sondage et d’étude du système électoral russe, une partie cruciale pour être capable de crier à la fraude électorale. Elle finance en partie l’Organisation civique de défense des droits et libertés démocratiques, le GOLOS. D’après le rapport annuel de la NED, les fonds allèrent à “une analyse détaillée du cycle électoral russe de l’automne 2010 et du printemps 2011, ce qui inclue une évaluation de la presse, de l’agitation politique, de l’activité des commissions électorales, et d’autres aspects de l’application de la législation électorale sur le long-terme des élections.” [5]

En Septembre 2011, quelques semaines avant les élections de Décembre, la NED finança une conférence sur invitation seulement à Washington mettant en scène une organisation de sondage “indépendante”, le Levada Centre. D’après le site internet Levada, autre récipient du financement de la NED, [6] celui-ci a effectué une série de sondages d’opinion, une méthode standard utilisée en occident pour analyser les sentiments des citoyens. Les sondages “profilaient les humeurs de l’électorat avant les élections pour la Douma et les élections présidentielles, les perceptions des candidats et des partis politiques et la confiance des électeurs dans le système de la “démocratie gérée” qui a été établie depuis la dernière décennie.

Un des invités de la conférence à Washington fut Vladimir Kara-Murza, membre du conseil fédéral de Solidarnost (Solidarité), le mouvement d’opposition démocratique russe. Il est aussi un “conseiller de l’opposant siégeant à la Douma Boris Nemtsov”, d’après la NED. Un autre conférencier venait du mouvement néo-conservateur et du think-tank Hudson Institute. [7]

Nemtsov est un des caractères d’opposition à Poutine le plus important aujourd’hui et il est aussi le président de Solidarnost, un nom curieusement imité des jours de la guerre froide quand la CIA finançait l’opposition polonaise des travailleurs et le syndicat Solidarnosc de Lech Walesa. Plus sur Nemtsov plus loin dans l’article.

Le 15 Décembre 2011, toujours à Washington, alors qu’une série de manifestations anti-Poutine fut déclanchée par des manifestants soutenus par les Etats-Unis, menée par Solidarnost et d’autres organisations, la NED tînt une autre conférence intitulée “L’activisme de la jeunesse en Russie: une nouvelle génération peut-elle faire la différence ?” où le conférencier principal était Tamirlan Kurbanov, qui d’après la NED “a servi comme chef de programme au bureau de Moscou du National Democratic Institute for International Affairs, où il était impliqué à développer et à étendre les capacités des organisations politiques et civiques, promouvoir la participation des citoyens dans la vie publique, en particulier l’engagement politique des jeunes.” [8] Cet Institut est une succursale de la NED.

L’histoire nébuleuse de la NED

Aider la jeunesse à s’engager dans l’activisme politique est précisément ce que cette même NED fît en Egypte ces dernières années dans la préparation au renversement de Moubarak. La NED fut instrumentale d’après des sources informées aux Etats-Unis dans les “révolutions colorées” fomentées par les Etats-Unis en 2003-2004 en Ukraine et en Georgie qui amenèrent des marionnettes pro-OTAN au pouvoir. La NED a aussi été active à promouvoir “les droits de l’Homme” au Myanmar, au Tibet et dans la province riche en pétrole du Xinjiang. [9]

Comme des analystes sérieux de la “révolution orange” d’Ukraine et d’autres révolutions colorées le découvrirent, le contrôle des sondages et la capacité de dominer les perceptions des médias internationaux, spécialement les grosses chaînes de TV comme CNN et la BBC sont des composants essentiels de l’agenda de déstabilisation de Washington. Le centre Levada serait dans une position cruciale à cet égard pour faire publier des sondages de mécontentement envers le régime.

Par sa description même, La NED est “une fondation privée à but non lucratif dédiée au développement et au renforcement des institutions démocratiques dans le monde. Chaque année, avec le financement du congrès américain, la NED soutient plus de 1000 projets de groupes non-gouvernementaux à l’étranger qui travaillent pour des buts démocratiques dans plus de 90 pays.” [10]

Cela ne pourrait pas paraître être plus noble ou mieux intentionné. Quoi qu’il en soit, ils préfèrent omettre leur véritable histoire. Au début des années 1980, le directeur de la CIA Bill Casey convainquit le président Ronald Reagan de créer une ONG plausible, la NED, afin de faire avancer l’agenda mondialiste de Washington par d’autres méthodes que l’action directe de la CIA. Ceci faisait partie  du processus de “privatiser” le renseignement américain afin de rendre son travail plus “efficace”. Allen Weinstein qui aida à écrire la législation qui créa la NED a dit dans une interview au Washington Post en 1991: “beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui était fait secrètement par la CIA il y a 25 ans.” [11] Intéressant. La majorité du financement de la NED provient des impôts des contribuables via le congrès. La NED est, dans toute l’acceptation du terme, une possession de la communauté du renseignement du gouvernement américain.

La NED fut créée sous le gouvernement Reagan pour fonctionner comme une de facto CIA privatisée afin de lui donner plus de moyens et de liberté d’action. Les membres du comité directeur de la NED sont traditionnellement issus de la communauté du renseignement et du pentagone. Ceci inclut le général en retraite Wesley Clark, l’homme qui bombarda la Serbie en 1999. Des membres clefs liés au service action clandestine de la CIA qui servirent au comité directeur de la NED incluent Otto Reich, John Negroponte, Henry Cisneros et Elliott Abrams. Le président du comité directeur de la NED en 2008 était Vin Weber, fondateur de l’organisation ultra-conservatrice Empower America et bailleur de fond pour la campagne présidentielle de George W. Bush. L’actuel président directeur de la NED est John Bohn, ancien CEO de la très controversée agence de notation Moody’s, qui joua un rôle malsain dans l’affaire de l’effondrement du marché des subprimes et des sécurités américaines. Le comité directeur actuel de la NED inclut l’ultra-conservateur ambassadeur de Bush en Irak et en Afghanistan Zalmay Khalilzad. [12]

Il est aussi très instructif de regarder les gens qui ont émergé à des positions de leaders de l’opposition ces derniers temps en Russie. Le “poster boy” de l’opposition pour la jeunesse et spécifiquement les médias occidentaux est Alexei Navalny dont le blog LiveJournal Navalny l’a présenté comme un quasi-martyr du mouvement de contestation après avoir passé 15 jours dans les geôles de Poutine pour avoir pris part à une manifestation interdite. Dans une grande manifestation le jour de Noël à Moscou, Navalny, qui était peut-être intoxiqué par la vision de trop de films de S.M Eisenstein de 1917 sur la révolution, dit à la foule: “Je vois assez de gens ici pour prendre le Kremlin et la Maison Blanche (la maison présidentielle russe) dès maintenant…” [13]

L’establishment médiatique occidental ne jure que par Navalny, La BBC l’a décrit comme “certainement la seule figure de l’opposition digne de ce nom en Russie ces cinq dernières années”, et le magazine américain Time l’a appelé “L’Erin Brockovich russe”, une curieuse référence au film d’Hollywood qui mettait en scène Julia Roberts comme enquêtrice et activiste légal. Quoi qu’il en soit, ce qui est le plus important est que Navalny a été à l’université de Yale sur la côte Est américaine, également l’université de la famille Bush (NdT: et lieu de résidence de la “confrérie” des Skull and Bones..), où il fut un “Yale World Fellow”. [14]

Le charismatique Navalny est aussi et a été sur la liste des gens payés par la NED pour déstabiliser les pays. D’après un post sur le blog de Navalny même, son LiveJournal, il fut soutenu par la NED (NdT: donc la CIA, ce qui ne veut pas dire qu’il en soit un “agent” bien évidemment) en 2007 et 2008. [15] [16]

Avec Navalny, les acteurs clé dans le mouvement de contestation anti-Poutine sont centrés autour de Solidarnost qui fut créée en 2008 par Boris Nemtsov, Vladimir Ryzhkov et d’autres. Nemtsov n’est pas quelqu’un qui conteste la corruption. D’après le Business Week Russiadu 23 Septembre 2007, Nemtsov introduisit le banquier russe Boris Brevnov à Gretchen Wilson, citoyenne états-unienne et employée de l’International Finance Corporation, une succursale de la Banque Mondiale. Wilson et Brevnov se sont mariés. Avec l’aide de Nemtsov, Wilson est parvenue à privatiser Balakhna Pulp and Paper Mill (NdT: grosse entreprise de papier) au prix dérisoire de 7 millions de dollars. L’entreprise fut lessivée et ensuite vendue à la banque Swiss Investment de Wall Street, CS First Boston Bank. Les rapports financiers disent que les revenus de l’usine étaient de 250 millions de dollars. [17]

La CS First Boston Bank paya également tous les frais de déplacement de Nemtsov au très exclusif forum économique mondial de Davos en Suisse. Quand Nemtsov devint un membre du cabinet directeur, son protégé Brevnov fut nommé président d’Unified Energy System of Russia JSC. Deux ans plus tard, en 2009, Boris Nemtsov, aujourd’hui le “monsieur anti-corruption”, utilisa son influence pour dégager Brevnov des accusations de détournement de fonds par milliards des biens d’Unified Energy System of Russia. [18]

Nemtsov accepta aussi de l’argent de l’oligarque emprisonné Mikhail Khodorkovsky en 1999 quand celui-ci utilisait ses milliards pour essayer d’acheter le parlement ou la Douma. En 2004, Nemtsov rencontra l’oligarque milliardaire en exil Boris Berezovsky dans une réunion secrète avec d’autres exilés russes influents. Lorsque Nemtsov fut accusé de financer son nouveau parti politique “Pour une Russie dans la légalité et sans corruption” avec des fonds étrangers,  les sénateurs américains John McCain, Joe Liberman et Mike Hammer du conseil national de sécurité du président Obama volèrent à son secours. [19]

Le sbire très proche de Nemtsov, Vladimir Ryzhkov de Solidarnost est aussi très lié avec les cercles suisses de Davos, il a même financé un Davos sibérien. D’après les compte-rendus de presse russes d’Avril 2005, Ryzkhov forma un comité 2008 en 2003 pour “attirer” les fonds de Khodorkovsky emprisonné ainsi que pour soliciter des fonds des oligarques en fuite comme Boris Berezovsky et des fondations occidentales comme la Fondation Soros. Le but déclaré de la manœuvre étant de rassembler les forces “démocratiques” contre Poutine. Le 23 Mai 2011, Ryzhkov, Nemtsov et plusieurs autres enregistrèrent un nouveau parti politique le Parti de la Liberté Populaire de manière à pouvoir aligner un candidat président contre Poutine en 2012. [20]

Une autre personne d’influence dans les rallies anti-Poutine récents est l’ancien champion du monde d’échecs recyclé politicien de droite, Gary Kasparov, un autre membre fondateur de Solidarnost. Kasparov a été identifié il y a plusieurs années comme étant membre du comité directeur d’un think-tank néoconservateur militaire à Washington. En Avril 2007, Kasparov admit qu’il était membre du comité du National Security Advisory Council Center for Security Policy, “une organisation de sécurité nationale à but non-lucratif et non-partisane, qui se spécialise dans l’identification des politiques, des actions et des ressources nécessaires à la sécurité vitale des Etats-Unis.” En Russie, Kasparov est plus tristement connu pour ses liens financiers précédents avec Leonid Nevzlin, l’ex vice-président de Yukos et associé de Mikahail Khodorskovsky. Nevzlin s’est enfuit en Israël pour éviter les charges menées contre lui pour meurtre et avoir contracté des tueurs à gages pour éliminer des “gens objectant” lorsqu’il était vice-président de Yukos. [21]

En 2009, Kasparov et Boris Nemtsov ont rencontré Barack Obama soi-même pour discuter de l’opposition russe à Poutine et ce à l’invitation personnelle du président américain au Ritz Carlton Hotel de Washington. Nemtsov avait appelé Obama à rencontrer les forces d’opposition russes: “Si la Maison blanche est d’accord avec la suggestion de Poutine de ne parler qu’avec des organisations pro-Poutine… cela voudra dire que Poutine a gagné, non seulement cela, mais Poutine aura la confirmation qu’Obama est faible”, a t’il dit. Durant cette même année 2009, Nemtsov fut invité à parler au Council on Foreign Relation (CFR) de New York, sans doute le think-tank en politique étrangère le plus puissant des Etats-Unis. Ainsi, non seulement ont le ministère des affaires étrangères et la NED déversé des millions pour bâtir une opposition à Poutine et une coalition contre lui en Russie, mais le président des Etats-Unis est intervenu personnellement dans ce processus. [22]

Ryzhkov, Nemtsov, Navalny et l’ancien ministre des finances de Poutine Alexei Kudrin ont tous été impliqués dans l’organisation de la manifestation  anti-Poutine du 25 Décembre à Moscou qui attira selon les estimations environ 120 000 personnes. [23] Pourquoi Poutine ?

La question pertinente est pourquoi Poutine à ce point ? Nous ne devons pas regarder bien loin pour avoir une réponse. Washington et spécifiquement le gouvernement Obama, se moquent éperdument de savoir si la Russie est démocratique ou pas. La préoccupation essentielle est l’obstacle aux plans de Washington pour une hégémonie totale de la planète que Poutine représente. D’après la constitution russe, le président de la fédération russe est le chef d’état, le commandant en chef des armées et le détenteur des plus hautes fonctions de la fédération. Il prendra directement contrôle de la défense et de la politique étrangère.

Nous devons demander quelle politique ? Certainement des contre-mesures drastiques contre l’encerclement de la Russie par les forces de l’OTAN et contre l’installation par Washington d’un système dangereux de missiles balistiques autour de la Russie; ceci sera un point primordial de l’agenda de Poutine. La “remise à jours des relations russo-américaines” d’Hillary Clinton ira droit à la poubelle, si elle ne l’est pas déjà. Nous pouvons également nous attendre à une utilisation plus aggressive de la carte énergétique russes avec une diplomatie du pipeline pour renforcer des liens avec des membres de l’OTAN comme la France, l’Italie et l’Allemagne, favorisant ainsi un affaiblissement du soutien de l’UE pour la politique aggressive de l’OTAN et ses mesures contre la Russie. Nous pouvons nous attendre à un renfocement des liens de la Russie avec l’Eurasie, spécifiquement avec la Chine, l’Iran et peut-être même l’Inde pour renforcer la faible épine dorsale de la résistance contre les plans du Nouvel Ordre Mondial prônés par Washington.

Cela prendra plus que quelques manifestations dans des températures bien au dessous de zéro à Moscou et St Pétersbourg par une clique de personnages d’une opposition corrompue et nébuleuse comme celle de Nemtsov et Kasparov pour faire dérailler la Russie. Ce qui est très clair est que Washington pousse tous azimuts en Iran, en Syrie, où la Russie a une base navale vitale, en Chine, maintenant en Russie même, ainsi que dans les pays de la zone euro emmenés par l’Allemagne. Cela sent la tentative de fin de partie pour une super-puissance sur le déclin.

Les Etats-Unis aujourd’hui sont une super-puissance nucléaire en de facto banqueroute. Le rôle du dollar comme monnaie de réserve mondiale n’a jamais été autant defié que depuis Bretton Woods en 1944. Ce rôle ainsi que celui des Etats-Unis comme la puissance militaire mondiale absolue ont été les bases du siècle hégémonique américain depuis 1945.

Affaiblissant le rôle du dollar dans le commerce international et ultimement comme monnaie de réserve, la Chine est en train d’établir des relations commerciales bi-latérales avec le Japon court-circuitant le dollar. La Russie est en train de faire de même avec ses partenaires commerciaux principaux. La raison principale pour laquelle Washington a lancé une guerre monnétaire totale ouverte contre l’Euro à la fin de 2009, était pour prévenir une menace grandissante de la part de la Chine et d’autres nations, que celles-ci ne se détournent du dollar pour prendre l’Euro comme monnaie de réserve. Ceci n’est pas une mince affaire. En fait Washington peut financer ses guerres en Afghanistan, Irak, Libye, Syrie et ailleurs par le fait que la Chine et les autres nations ayant un Washington deviendrait énorme.surplus commercial, investissent leur surplus de dollars en obligations du gouvernement américain en achetant de la dette américaine. Si cela venait à changer même de peu, cela occasionnerait une hausse substantielle des taux d’intérêts américains et la pression financière sur

Faisant face à une érosion grandissante de son statut de seule super-puissance mondiale, Washington apparaît maintenant se tourner de plus en plus vers la force militaire pure et dure pour conserver son statut. Pour que  cela soit couronné de succès, la Russie doit être neutralisée ainsi que l’Iran et la Chine. Ceci sera l’agenda primordial du président des Etats-Unis à venir, qui que ce soit.

 

Rappels sur les Attentats du 11 septembre 2001

 
 
Attentats du 11 septembre 2001
Image illustrative de l'article Attentats du 11 septembre 2001
De haut en bas: l'incendie du World Trade Center ; le Pentagone s'effondre ; le Vol UA175s'écrase dans le WTC 2 ; Une demande d'aide aux pompiers à Ground Zero le 15 septembre 2001 ; Un moteur du Vol UA93 est retrouvé ; leVol AA77 s'écrase sur le Pentagone

Localisation New York ; Comté d'Arlington,Virginie ; et près deShanksvillePennsylvanie.
Cible Civils
Coordonnées 40° 42′ 42″ Nord74° 00′ 45″ Ouest  
Date Mardi 11 septembre 2001
h 46 – 10 h 28 (UTC−04:00)
Type Attentat-suicidedétournement d'avionterrorismetuerie de masse
Morts 2 977 victimes et 19 pirates de l'air1
Blessés 6 2912
Organisations Al-Qaïda (dirigé par Oussama ben Laden3)
Mouvance Terrorisme islamiste
 

Les attentats du 11 septembre 2001 (communément appelés 11-Septembre, ou 9/11 en anglais) sont quatreattentats-suicides perpétrés le même jour aux États-Unis, à quelques heures d'intervalle, par des membres du réseau djihadiste islamiste Al-Qaïda1, visant des bâtiments symboliques du nord-est du pays et faisant 2 977 victimes. L’opération Bojinka est considérée comme un plan précurseur de ces attentats.

Au matin du mardi 11 septembre 2001, dix-neuf terroristes détournent quatre avions de ligne. Deux avions sont projetés sur les tours jumelles du World Trade Center (WTC) à Manhattan (New York) et un troisième sur lePentagone, siège du Département de la Défense, à Washington DC, tuant toutes les personnes à bord et de nombreuses autres travaillant dans ces immeubles. Les deux tours - dont les toits culminent à un peu plus de 415 mde hauteur - s'effondrent moins de deux heures plus tard, provoquant l'anéantissement de deux autres immeubles4. Le quatrième avion, volant en direction de Washington, s'écrase en rase campagne à Shanksville, en Pennsylvanie, après que des passagers et membres d'équipage ont essayé d'en reprendre le contrôle.

Plusieurs milliers de personnes sont blessées lors de ces attaques qui causent la mort de 2 977 personnes.

La Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis a été créée en 2002 pour expliquer comment ces attentats ont pu se produire et pour éviter que cela ne se reproduise. Dans son rapport1 publié fin août 2004, elle établit la responsabilité du réseau Al-Qaïda, en affirmant que les dix-neuf terroristes auteurs de ces attentats-suicides en étaient membres et que le commanditaire en était Oussama ben Laden, qui les a revendiqués à plusieurs reprises5,6.

Khalid Cheikh Mohammed a été désigné comme le principal organisateur de ces attaques et a reconnu les faits lors des interrogatoires préliminaires à son procès7.

Certains contestent les explications couramment admises concernant ces attentats et en avancent d'autres, généralement qualifiées de théories du complot et considérées par certains comme des théories « révisionnistes »8, voire « négationnistes »9,10, d'attentats qualifiés le 17 octobre 2001 de crimes contre l'humanité par Mary Robinson, chargée du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme11.

Les événements du 11 septembre ont été vécus presque en temps réel par des centaines de millions detéléspectateurs à travers le monde et ont provoqué un choc psychologique considérable, les images de l'avion heurtant la deuxième tour du World Trade Center ainsi que celles de l'effondrement complet en quelques secondes des deux tours du WTC ayant été diffusées en direct.

Le gouvernement fédéral des États-Unis et celui de nombreux autres pays ont réagi en renforçant leur législationantiterroriste. L'administration américaine a ensuite lancé une « guerre contre le terrorisme », notamment enAfghanistan dès octobre 2001, dont le régime taliban favorable à Al-Qaïda était soupçonné d'héberger Ben Laden, et en Irak en mars 2003, dont le régime baasiste a été désigné par l'administration américaine comme un soutien du terrorisme international et un détenteur d'armes de destruction massive12.

Le Pentagone a été réparé en un an et six nouvelles tours, dont le One World Trade Center qui est la plus haute des États-Unis, un mémorial installé sur l'emplacement des tours jumelles, un musée consacré aux attentats et unenouvelle gare sont en cours de construction, d'achèvement ou déjà construits sur le site du World Trade Center13.

 

Sommaire

  [masquer

 

Attentats : les faits[modifier | modifier le code]

 
Boeing 767 d'American Airlinessimilaire à l'un des quatre avions détournés.

Avec leur charge (partielle) en carburant estimée à quarante-six mille litres14 chacun, les avions, deux Boeing 757 et deuxBoeing 767 ont été utilisés comme bombes incendiaires volantes. Des quatre avions détournés, seul le Vol 93 United Airlinesne put atteindre sa cible, s'étant écrasé en Pennsylvanie alors qu'il se dirigeait vers la capitale.

Les 19 pirates de l'air exécutant les attentats étaient Mohammed AttaFayez BanihammadAhmed al-GhamdiHamza al-GhamdiSaeed al-GhamdiHani HanjourNawaf al-HazmiSalem al-HazmiAhmed al-HaznawiZiad JarrahKhalid al-Mihdhar,Majed MoqedAhmed al-NamiAbdulaziz al-OmariMarwan al-ShehhiMohand al-ShehriWail al-ShehriWaleed al-Shehri,Satam al-Suqami.

Quelques passagers et membres d'équipage ont pu passer des appels téléphoniques, principalement du vol UA93, mentionnant la présence de pirates de l'air armés de couteaux à lame rétractable (Box cutter en anglais), qu'ils ont utilisés pour menacer ou tuer du personnel navigant et des passagers lors de la prise de contrôle de l'avion15. Un témoin rapporte aussi l'utilisation d'un produit chimique de type gaz lacrymogène utilisé dans le vol American 11 pour tenir les passagers à l'écart de la première classe16. La Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis a pu établir que deux des pirates de l'air avaient récemment acheté des couteaux multifonctionLeatherman17. Des menaces de bombe ont été faites sur trois des avions (pas sur l'American 77)18.

Détournements[modifier | modifier le code]

Le contrôle du trafic aérien des États-Unis est confié à la Federal Aviation Administration, cette surveillance est assurée par vingt-deux centres de contrôle régionaux(Air Route Traffic Control Center) dont ceux de Boston, New York, Washington, Cleveland et Indianapolis au Nord-Est du pays. Les différents centres de contrôle sont placés sous la direction de l'Air Traffic Control System Command Center chargé de centraliser les informations19. La surveillance militaire de l'espace aérien nord-américain est, quant à elle, confiée au NORAD (North American Aerospace Defense Command). Il est composé de plusieurs secteurs de surveillance dont le NEADS (Northeast Air Defense Sector) pour le Nord-Est des États-Unis.

En février 2002, le NTSB publie les trajets effectués par les vols AA11UA175AA77 et UA9320. Les trajectoires des avions se basent sur les données recueillies par les centres de contrôle régionaux, par les aéroports John-F.-Kennedy et Washington-Dulles et par le 84th Radar Evaluation Squadron. À cela s'ajoutent les informations enregistrées par les boîtes noires des vols AA77 et UA93 retrouvées dans les décombres des crashs.

Le matin du 11 septembre 2001, quatre avions de ligne, deux Boeing 767 et deux Boeing 757, furent détournés par dix-neuf terroristes dans le but de les faire s'écraser contre des lieux hautement symboliques des États-Unis. Les quatre avions de ligne devaient décoller entre h 45 et h 10, mais ils firent face à des retards allant de dix à quarante et une minutes. Ainsi le vol AA11 décolla à h 59, le vol UA175 à h 14, le vol AA77 à h 20 et le vol UA93 à h 4221.

Après la prise de contrôle par les kamikazes, le vol 11 fut maintenu treize minutes durant dans une direction (le Nord-Ouest) qui l'éloignait de son objectif. Ce choix se retrouve pour le vol 175 avec son détour au-dessus du New Jersey pour revenir sur Manhattan par le Sud. Ce trait est également partagé par les vols AA77 et UA93 : le caractère tardif de la prise de contrôle des avions (après vingt-six et quarante-cinq minutes) résultait en un éloignement important de leur cible.

Vol AA 11[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vol 11 American Airlines.
 
Trajet du vol AA11 (décollage deBoston Logan1)

Le vol 11 American Airlines, un Boeing 767 transportant quatre-vingt-un passagers et onze membres d'équipage, décolla àh 59 avec quatorze minutes de retard de l'aéroport international Logan de Boston dans le Massachusetts. Il avait pour destination Los Angeles, en Californie22.

L'appareil fut détourné vers h 14, après quinze minutes de vol par l'égyptien Mohammed Atta et les saoudiens Satam al-SuqamiWaleed al-ShehriWail al-Shehri et Abdulaziz al-Omari présents parmi les passagers1. Durant le détournement, Betty Ong, hôtesse de l'air, alerta la compagnie American Airlines du détournement de l'avion23. Le centre de contrôle de Boston commença à informer la chaîne de commandement à h 28 en commençant par le FAA’s New England Regional Operations Center et le FAA Command Center ce dernier informa ensuite le FAA headquarters à h 32. Le centre de contrôle de Boston alerta ensuite le Northeast Air Defense Sector (NEADS) à h 38, soit dix-huit minutes après la première alerte. Ce fut la première information reçue par les militaires concernant le détournement d'un avion le matin du 11 septembre1. Le vol 11 American Airlines percuta la face Nord de la Tour Nord (1WTC) du World Trade Center à h 46, après trente-deux minutes de détournement.

Vol UA 175[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vol 175 United Airlines.
 
Trajet du vol UA175 décollage deBoston Logan1

Le vol 175 United Airlines, un Boeing 767 transportant cinquante-six passagers et neuf membres d'équipage, quitta l'aéroport international Logan de Boston à h 14 avec seize minutes de retard. Il devait également rejoindre Los Angeles24.

À h 45, après une demi-heure de vol, les Émiriens Marwan al-ShehhiFayez Banihammad et les Saoudiens Mohand al-ShehriAhmed al-Ghamdi et Hamza al-Ghamdi détournèrent l'appareil. Dix minutes plus tard, un contrôleur aérien alerta le centre de contrôle de New York du détournement du vol25, qui à son tour alerta à h 2 le FAA Command Center1. À h 3, soit dix-huit minutes après la prise de contrôle de l'appareil par les terroristes, le vol 175 United Airlines percuta le côté Sud de la Tour Sud (2WTC). Plus de deux cents personnes furent tuées sur le coup. Au même moment, le centre de contrôle de New York alerta la défense aérienne (NEADS) du détournement du vol1.

Vol AA 77[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vol 77 American Airlines.

À h 20, le vol 77 American Airlines, un Boeing 757 avec cinquante-huit passagers et six membres d'équipage, décolla avec dix minutes de retard de l'aéroport international de Washington-Dulles à Dulles en Virginie, près de Washington DC, pour Los Angeles26.

Après une demi-heure de vol, l'avion fut détourné à h 53 par Hani HanjourNawaf al-HazmiSalem al-HazmiKhalid al-Mihdhar et Majed Moqed, cinq Saoudiens qui se trouvaient parmi les passagers. À h 56, ces derniers coupèrent le transpondeur de l'appareil1. Le FAA headquarters fut alerté du détournement du vol à h 25, soit vingt-sept minutes après sa disparition. Puis à h 34, le NEADS fut prévenu, au même moment l'avion commença un virage de 330 degrés1 avant de s'écraser dans l'ouest du Pentagone à h 37, après quarante-quatre minutes de détournement. Le crash tua les soixante-quatre personnes à bord du vol AA77 ainsi que cent vingt-cinq personnes dans le Pentagone.

Vol UA 93