Démosophie - la dissidence qui conduit au Putsch.

Publié le par José Pedro

Yannick Jafffé la Le Cercle Aristote interroge Yannick Jaffré sur le discours de Valdai, sur Vladimir Poutine et sur les élites françaises.

Tout ce qui élève Uni (Charles Péguy

DEMOSOPHIE - LA DISSIDENCE par les philosophes, les politiques et les Militaires...

Un dissident est une personne qui se sépare d'une communauté ou d'un parti dont il était membre. Il ne reconnaît plus la légitimité de l'autorité (notamment politique) à laquelle il devait se soumettre jusqu'alors, et qui conteste de façon plus ou moins radicale le système politique du pays dont elle est résidente. La République est issue de la dissidence et la dissidence a provoqué des révolutions conduisant à d'autres régimes, ou à une nouvelle République.

ARISTOTE était partisant de la dissidence et de sa mutation en révolution du Peuple. Aristote vantait la colère comme un aiguillon nécessaire et efficace. Les dissidents risquent leur vie, leurs biens, leur famille, leur travail en se mettant dans cette situation. 

    • La république dans son sens originel n’est autre qu’une Monarchie divine s’appuyant sur la tradition, c’est du moins le sens qu’en donne les classiques comme Platon.

Napoléon entend limiter les discordances provoquées par la gauche et la droite afin de remettre de l’ordre au sein du pays. Il accepte ainsi aussi bien d’anciens révolutionnaires dans son administration que des nobles. Aussi, pour assurer la stabilité, il redonne sa place à la religion catholique : le Concordat de 1801 affirme que le catholicisme est la « religion de la majorité des français ». À côté de ces efforts de restauration de l’ordre, on déporte les dissidents : Jacobins, conspirateurs royalistes…

 

{La Dissidence freudienne} est une relecture de Freud, arrachée à ses gloses savantes et obscures. Un Freud dissident, subversif, remettant en question les langues de bois de la politique et de la théorie moderne. La psychanalyse, selon l'auteur, est à elle seule, et dans son simple exercice, une contestation vivante de toutes les idéologies et des principes d'asservissement contemporains. C'est la raison pour laquelle ce livre nous propose aussi une relecture critique des textes de Lénine, de Gramsci et de quelques autres. C'est la raison pour laquelle également, il nous propose un parallèle saisissant entre les discours fascistes et les grandes propositions marxistes unis dans le même souci d'ordre et de répression.

 

Carl Gustav Jung : entre dissidence et fondation: Même au cours de sa période proprement psychanalytique, entre 1909 et 1913,
 Jung n’a jamais totalement adhéré aux vues de Freud, malgré l’intensité des échanges qui s’étaient noués entre les deux hommes. Au cours des années 1920, il développera son propre système théorico-clinique, qu’il nommera psychologie analytique.

 

La Dissidence Française (DF) est le mouvement de cette génération insoumise qui choisit le combat plutôt que la résignation individualiste, le mouvement de ceux qui entendent défendre leur héritage face aux offensives du capitalisme, de la modernité et du mondialisme cosmopolite.Fondée en 2011 par Vincent Vauclin, enregistrée comme association Loi 1901 en 2013, la Dissidence Française défend une ligne de rupture radicale avec la domination moderne et les diverses institutions qui en émanent : la Dissidence Française n’a pas de compte bancaire, ne reconnaît pas la « République » et appelle à l’abstention systématique. Hyperactive, la Dissidence Française place l’activisme militant au centre de sa stratégie : il s’agit d’aguerrir les militants sur le terrain, de les sortir du virtuel, de leur donner l’occasion de faire leurs preuves. Des centaines d’actions furent ainsi menées ces derniers mois, dans plus de 30 départements. La Dissidence Française promeut une doctrine radicale, au carrefour du nationalisme, de l’anticapitalisme et du Traditionalisme. Charte :

_I

La Dissidence Française est la communauté de combat des Hommes debout au milieu des ruines. Notre mouvement est celui de cette génération insoumise qui fait le choix de la reconquête et non celui de la résignation individualiste, le mouvement de ceux qui 
entendent défendre leur héritage face aux offensives du capitalisme, de la modernité, et du mondialisme cosmopolite. 
_ II 
Contre la mentalité bourgeoise et loin des promesses matérialistes d'un monde en perdition, nous entendons incarner l'idée aristocratique du dépassement de soi, de la tenue, de l'exemplarité et de l'intransigeance absolue. Enracinée et radicale, la Dissidence Française oeuvre à l'édification d'un Ordre fondé sur la fidélité aux principes ; la hiérarchie ; la concentricité ; la vocation et le serment. 
_ III 
Contre la république des partis, des loges et des lobbies, nous prônons la restauration de l’État souverain, indépendant tant des influences étrangères que des versatilités démocratiques, garant de l'unité nationale, de la sauvegarde de notre civilisation millénaire, et de l'identité ethno-culturelle du peuple Français. 
_ IV 
Contre l'idéologie cosmopolite et la stratégie globaliste de dissolution des races et des nations, la Dissidence Française s'oppose à l'immigration de masse, au libre-échange, et milite pour la restauration urgente des frontières nationales. Fidèles à la doctrine du sang et du sol, nous défendons le droit pour chaque peuple de disposer de sa terre, nous combattons l'ingérence étrangère et le suprémacisme racial sous toutes ses formes. 
_ V 
Contre le totalitarisme moderne et l'idéologie libérale-libertaire, contre l'aliénation consumériste et l'individualisme de marché, contre la déconstruction systématique des structures et des institutions traditionnelles, la Dissidence Française appelle à une révolte anthropologique puisant dans le sacré et la transcendance, et s'incarnant dans le Front de la Foi, fer de lance de notre croisade contre le monde moderne. 
_ VI 
Contre les forces thalassocratiques d'assombrissement du monde, contre l'Internationale des Marchands qui entendent substituer l'avoir à l'être, fidèle à l'idée de l'Imperium, la Dissidence Française promeut l'idée d'une résistance continentale, à la fois géopolitique et civilisationnelle, et s'associe à la démarche eurasiste. 

 

La dissidence de l'averroïsme latin au Moyen Age  et de l'averroïsme italien à la Renaissance par rapport aux autorités établies, serait l'émanation même de cet esprit révolutionnaire intrinsèque à la pensée du maître, Averroès

 

« Souverainiste républicain. » Nous pourrions faire entrer dans cette catégorie bon nombre d’opposants, mais non pas de parfaits dissidents ; les souverainistes étant souvent républicains, ce qui est difficilement conciliable avec l’intellectualité et les agissements d’un véritable insoumis.

En soi, être souverainiste et républicain demeure un authentique paradoxe, car la république prétend à l’universalité par le biais de l’uniformisation, reflet exaspérant de la médiocrité des masses. L’universalité qu’elle prône est un affront à toute forme de tradition – à l’image de la construction européenne –, elle n’est que la mise en avant d’une anticulture. Or, pour qui est attaché aux valeurs et à l’indépendance de la France, la république est un tombeau à portée mondialisante : les révolutionnaires ne voulaient-ils pas l’étendre à tous les pays européens, à l’exemple des communistes internationalistes ?

Quel que soit le sens que l’on confère à ces deux termes, république et souverainisme sont pour nous irrémédiablement opposés : car la République correspond avant tout à l’égalitarisme ; au laïcisme ; à un universalisme impliquant un syncrétisme culturel relevant en réalité de l’ethnocide et au libertarianisme qui, dans les faits, ne peut qu’entraîner les individus vers une sorte de marasme sadien, n’ayant pour objectif que de les aspirer dans les sables mouvants d’une sexualité obscène. La république est une parodie de démocratie qui flatte sans cesse le bon peuple en lui faisant miroiter un pouvoir qu’il n’a pas, et cela ne signifie aucunement que nous ayons quelques préférences pour la démocratie. Nous sommes ainsi tout à fait en accord avec Cicéron lorsqu’il dit :

« Il n’est point d’État auquel je refuse plus nettement le nom de chose publique qu’à celui qui est placé tout entier dans les mains de la multitude. [...] Il n’existe point de peuple pour moi s’il n’est contenu dans le lien commun de la loi. Hors de là, cet assemblage d’homme est tyran aussi bien qu’un seul homme et même tyran d’autant plus odieux qu’il n’est rien de plus terrible que cette bête féroce qui prend la forme et le nom de peuple » – Cicéron, De la République.

Qu’on ne se méprenne pas non plus entre le titre de l’ouvrage de notre homme et la république d’oligarques qui préside en occident ; les régimes politiques dont il traite, bien qu’ils en partagent le nom, n’ont rien de commun : la république actuelle ne s’inspire nullement de celle de Platon qui présente dans sa définition tous les aspects d’une monarchie divine.
 Sachez donc qu’être compromis avec la République n’est pas autre chose que se complaire de l’étreinte d’un rejeton du modernisme, aussi ne peut-on apparaître dissident si l’on n’est pas avant tout antirépublicain ; ensuite, en remontant la varice du mensonge moderne, il s’agira de désapprendre tous les piliers constitutifs d’un mode de raisonnement à rejeter en bloc. Toutes ces compromissions ne sont que des éléments de réponses corrompues : le souci d’efficacité est indissociable d’une connaissance pleine de l’ennemi. Or, s’il est vrai que le souverainisme, en refusant la dissolution mondiale, laisse à croire en une certaine opposition, elle ne doit toutefois pas se borner aux enjeux économiques et étatiques. Tout au plus le souverainisme actuel tend à un conservatisme superficiel. À l’inverse, faire preuve d’un esprit excessivement nationaliste n’est pas non plus bien venu, puisque « la constitution des “nationalités” a été le moyen employé pour détruire l’organisation sociale traditionnelle du moyen-âge » – René Guénon, Le règne de la quantité et les signes des temps.

Nous pourrions en outre nous interroger sur le caractère anticlérical et pro-laïc de certains pseudo-souverainistes. En effet la laïcité n’est autre que l’envers mystique du monde contemporain, car la Tradition occidentale a été remplacée en totalité par le concept laïc, notamment lors de la séparation entre l’Église et l’État. En vérité, le fait que la laïcité, athée par essence, veuille s’imposer comme religion universelle tient au fait qu’elle n’est en réalité qu’une singerie de la Tradition véritable , cette dernière, si plurielle qu’elle paraisse dans sa forme, n’est autre chose que fondamentalement unique et universelle ; en effet, ce qu’on nomme Tradition primordiale constitue avant tout les principes transcendants de la métaphysique pure, laquelle se retrouve dans l’ensemble des traditions et cultures, même lorsqu’elles ont atteint un haut niveau de dégénérescence.

Les séparatistes et autres schismatiques du fait religieux sauront-ils comprendre par là que c’est dans leur ignorance du fait traditionnel qu’est le moteur principal de leurs activités néfastes, et qu’elle ne saurait relever d’autre chose que de la maxime « diviser pour mieux régner ».

Définitivement, la tendance souverainiste actuelle et la dissidence véritable ne peuvent aller de pair, car le dissident est celui qui est conscient de l’erreur du monde moderne et qu’un rétablissement ne peut passer que par la Tradition. 
La dissidence devra toutefois s’allier avec l’ensemble des formes de rejet du modernisme, quoiqu’elle ne doive absolument pas être affectée par leurs compromissions. Si c’était le cas, alors les morceaux recomposés de Tradition primordiale dont les vrais dissidents doivent se faire les garants risqueraient d’être tués dans l’œuf. L’alliance des « dissidents » avec les « opposants » est donc circonstancielle cependant qu’elle puisse à terme nous faire aboutir au prodige que serait une sauvegarde de la civilisation, celle-ci passant par une miraculeuse rémission du mal moderne. Il est d’ailleurs normal que l’opposant vulgaire ne puisse être conscient en totalité ni même partiellement des enjeux véritables. Cette approximation est relative aux divers degrés de compréhension des êtres, en l’état, nous avons affaire au genre de différence qui pouvait, au moyen-âge, apparaître entre le clerc et le laïc.


« « Clerc » ne signifie pas autre chose que « savant » et il s’oppose à « laïc », qui désigne l’homme du peuple, c’est-à-dire du « vulgaire », assimilé à l’ignorant ou au « profane », à qui on ne peut demander que de croire ce qu’il n’est pas capable de comprendre, parce que c’est là le seul moyen de le faire participer à la tradition dans la mesure de ses possibilités (entendez dans notre exemple participation à la révolte, idéologique et physique, NDA). Il est même curieux de noter que les gens qui, à notre époque, se font gloire de se dire « laïcs », tout aussi bien que ceux qui se plaisent à s’intituler « agnostiques », et d’ailleurs ce sont souvent les mêmes, ne font en cela que se vanter de leur propre ignorance ; et, pour qu’ils ne se rendent pas compte que tel est le sens des étiquettes dont ils se parent, il faut que cette ignorance soit en effet bien grande et vraiment irrémédiable. » – René Guénon, Le règne de la quantité et les signes des temps.


Ainsi, la différence entre le dissident véritablement complet et le suiveur « opposant » correspond à foison à l’opposition entre le « clerc » qui connait son chemin et le « laïc » suivant les traces du clerc. Précisons, afin d’éviter quelques méprises, que nous ne sommes en rien détenteurs d’un quelconque savoir métaphysique qui exigerait une soumission de quiconque à nos intérêts, seulement nous apparaissons assurés du diagnostic qui peut être fait de la société actuelle et des solutions permettant de la ramener à un état d’équilibre.

 

ALAIN SORAL :« En tant que républicain Français, démocrate Français et issu de la révolution, j’ai un cerveau qui fonctionne bien » entretien avec Éric Naulleau à propos du livre dialogue désaccordé. Plait-il ? Ce cerveau ne se serait-il jamais saisi des fondamentaux : de l’absurdité de la démocratie – idéal par ailleurs bien éloigné d’un gouvernement représentatif corrompu – comme du caractère profanateur des révolutionnaires ? Mettons cela sur le compte de sa promptitude à user du mode de réflexion communiste, qui le contraignit à quelques méprises et incohérences à propos de l’ordre religieux d’Ancien Régime, sans doute réduit à un mode de « domination ». C’est là le cœur du problème chez Soral : ne pas s’éloigner du matérialisme moderne et ainsi ne pouvoir dépasser le constat et apporter de véritables solutions à l’instar d’un Vincent Vauclin, par exemple.

Malgré un souci réel d’ouvrir les gens à une certaine spiritualité, sa compromission avec le modernisme – antispirituel par essence – rends sa démarche parfaitement illusoire. Soral est en dernière analyse cet homme qui, animé par un souci légitime de pédagogie, vient d’une main apaiser une société globalement migraineuse, mais de l’autre mutile les esprits avertis avec tout le tranchant de la demi-mesure. Il n’y aurait qu’à suivre l’anacyclose décrite par Platon et Polybe pour établir que la démocratie pure et simple n’est que chaos social et tyrannie en devenir. Ne nous attardons pas davantage sur les penchants évolutionnistes de l’analyse soralienne, ceux-ci transpirent abondamment lorsqu’il en vient à traiter de préhistoire. Cette théorie, quoiqu’inoffensive pour l’intellectualité au premier abord n’est pas uniquement scientifique – retenons toutefois qu’elle est contestable en ce domaine –, mais relève d’une philosophie générale de la vie qui admet l’évolution constante de l’homme, parfaitement compatible avec l’idéologie du « progressisme ».

Pour qui a admis le principe de base de la tradition, il est évident que se réalise au contraire une dévolution, et qu’ainsi, l’histoire suit un cours funeste où tous les affluents et les méandres des siècles passés semblent alors se déverser dans l’océan du vide. Or, les cycles historiques rapportés par Hésiode dans sa Théogonie, qui voient les âges se succéder (âge d’or, âge d’argent, âge d’airain et âge de fer), sont également constatables dans la doctrine hindoue au travers du Dvâpara Yuga, du Trétâ Yuga, du Krita Yuga et du Kali Yuga. En cela, la tradition nous révèle avec justesse l’exact opposé de l’optique évolutionniste : l’homme dégénère.

En conclusion, il nous faut dire à sont sujet qu’il se voit tout bonnement étreint par un syncrétisme d’opinions bien difficiles à réconcilier, – parfois totalement opposées comme nous l’avons montré avec la Spiritualité essence du monde traditionnelle, et l’anti traditionalisme des révolutionnaires héritiers des pires vomissures modernes.

Pierre Hillard :

Monsieur Hillard est un homme serein, précis, soigneux et spécialiste de la mondialisation. En soi, son parcours explique d’une certaine façon son niveau de raisonnement, car il a touché au but, en ayant étudié un des fondements du post-modernisme qui est, pour reprendre les termes de Guénon, une « volatilisation » issue du nomadisme dégénéré.

Hillard montre alors avec une clarté impressionnante comment et pourquoi la seconde phase du monde moderne doit, après la « cristallisation » aiguë du sédentarisme, se muer en une parfaite dislocation des cultures, des traditions, des valeurs, des nations, et même jusqu’aux différences sexuées, afin d’aboutir au chaos social. Celui-ci sera d’ailleurs fait, entre autres, de guerres civiles anarchiques permettant d’instaurer en dernier lieu le Nouvel ordre mondial lequel s’effectue ab chaos.

Dans cette partie nous rendrons compte de l’analyse développée par Pierre Hillard, en traduisant sa pensée sur un sujet qu’il aborde souvent sous un aspect malheureusement un peu énigmatique pour ses lecteurs : l’influence et les conséquences du satanisme.

La nécessité du Nouvel ordre mondial

Lorsque l’on traite du Nouvel ordre mondial, on constate rapidement que ce dernier s’instaure à une vitesse grandissante, et que cette organisation relève entre autres d’une volonté globale de nos « élites », ce que Pierre Hillard démontre à l’appui des comptes rendus publics de l’Union européenne, tout en décortiquant précisément l’évolution géopolitique des divers blocs régionaux. Ce constat, pourvu qu’il soit bien amené, ne saurait souffrir d’aucune contestation hormis par les commissionnaires de la terrible malhonnêteté intellectuelle. Ainsi n’est-ce pas sur ce point que nous nous attarderons, mais plutôt sur les raisons d’une telle direction.

Notons que le Nouvel ordre mondial prend place dans la période eschatologique présente, et qu’elle est comparable au principe physique de la dislocation des corps, on observe ainsi que tout au long de l’histoire, les traditions perdent en substance, les différences s’étiolent et, qu’à terme, l’on en vient naturellement à un effacement de toutes les différences par métissage. C’est par ailleurs une logique tout à fait opposée au matérialisme historique développé par Hegel et Marx, qui sous-entendent que l’homme fait l’histoire, tandis que de notre point de vue cette action est toute conditionnée et donc relative.

Il a toujours été admis dans la tradition que Satan est le prince de ce monde, et qu’en conséquence, il soit amené un jour à monter sur le trône – matérialisé par celui du Pape – pour y régner. Bien qu’il faille admettre le caractère éphémère de son règne, c’est en tout cas vers un tel royaume que nous nous acheminons. C’est tout logiquement alors que les préparatifs de son arrivée sont soigneusement élaborés, car il ne peut régner que sur l’anti-traditionel, caractérisé par la religion de la platitude, celle du consommateur moderne, esclave de ses propres désirs pour des biens dont il n’a en fait aucune utilité. Tout conditionné qu’il est pas la publicité, l’homme est devenu cet animal dont rêvait Darwin, car il a été dépossédé de sa propre civilisation.

« (…) Cette société qui se donne et se voit toujours en progrès continu vers l’abolition de l’effort, la résolution des tensions, vers plus de facilité et d’automatisme, est en fait une société de stress, de tension, de doping, où le bilan global de satisfaction accuse un déficit de plus en plus grand, où l’équilibre individuel et collectif est de plus en plus compromis à mesure même que se multiplient les conditions techniques de sa réalisation. Les héros de la consommation sont fatigués. (…) Avec la consommation, nous sommes enfin seulement dans une société de concurrence généralisée, totalitaire, qui joue à tous les niveaux (…) cette société crée des distorsions toujours plus grandes, chez les individus comme dans les catégories sociales aux prises avec l’impératif de concurrence et de mobilité sociale ascendante, en même temps qu’avec l’impératif désormais fortement intériorisé de maximaliser ses jouissances. » ( Jean Baudrillard , La société de consommation )

Cette mise en place du Nouvel ordre mondial s’appuie donc sur l’abêtissement des populations, puisque c’est l’une des conditions du contrôle par lequel s’opère cette substitution. Il faut d’ailleurs entendre par substitution, celle qui s’est accomplie en occident entre la primauté de l’ordre chrétien et la mise au centre progressif du règne de la quantité. Celle-ci se caractérise par l’avènement de la masse à la faveur du suffrage universel, et du matérialisme qui pour être pleinement abouti doit cadencer une immense entreprise productive.

Satan après sa chûte du paradis – Gustave Doré

Satan après sa chute du paradis – Gustave Doré

D’autre part, suivant un plan plus actuel, l’avènement du Nouvel Ordre est relayé par le modèle universaliste républicain, mais aussi par le communisme, ceux-ci étant les deux faces d’une même pièce. Avec au centre, comme l’explique Hillard, une intense activité de sociétés contre-initiatiques telle la franc-maçonnerie. Ceux-ci d’ailleurs sont les véritables instigateurs du républicanisme, puisque l’on retrouve sur la Déclaration française et américaine des droits de l’homme et du citoyen, la pyramide de la Franc-maçonnerie, qui correspond à l’œil de la connaissance, mais qui peut également traduire l’œil de Lucifer en tant qu’il concorde suivant sa traduction du latin au « porteur de lumière ». Un grand nombre d’indices permettant de comprendre quels sont les buts symboliques de la Franc-maçonnerie figurent ainsi sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : le sceptre tenu par le « génie de la nation » — génie n’étant rien d’autre qu’un terme signifiant « daimon » — est très révélateur, puisqu’il est à sa base enroulé d’un serpent ; ce dernier marque parfaitement l’entreprise de séduction qui gravite autour du principe démocratique ; bien que le serpent traduise aussi le mensonge, l’envie ou la malice. Ce sceptre étant dirigé vers l’œil de la Franc-maçonnerie, on voit donc que la République Française est d’inspiration satanique, mais aussi que le but de la pseudo-démocratie est de conduire les hommes vers Lucifer.

En bon chrétien, Hillard a admis la logique de l’ordre traditionnel, et d’ailleurs il la professe. On peut cependant déplorer un léger manque d’ouverture car, se bornant dans son analyse à la seule religion chrétienne, il n’en reste pas moins que tout ce qu’il dit est juste. Il ne faut toutefois pas oublier que le caractère organisé et ordonné de l’Église offre une des dernières possibilités de restauration de l’ordre traditionnel en Occident. On ne doutera pas de l’importance de Pierre Hillard quand il s’agira de faire prendre conscience aux chrétiens des phénomènes destructeurs actuels.

Du reste, il analyse très correctement la tendance actuelle du Noachisme, tout droit sortie du dangereux Talmud, qui recense des interprétations farfelues de l’Ancien Testament. Hillard développe une pensée qui doit toucher tous les croyants, parce qu’il prouve d’une certaine façon que le mondialisme relève d’un concept mystique, explicitant au passage le rôle particulier joué par les Juifs dans le dernier cycle du manvatara ; ce qui lui fait dire que « le mondialisme est un messianisme pressé ». De notre côté, nous allons plus loin, car tous les dogmes modernes sans exception sont relatifs à une mystique, nullement athée, nullement rationaliste, mais en totalité « religieuse » se référant pour plus d’exactitude à une espèce de « religiosité », toute négative.

Peut-être même les athées comprendront-ils par là qu’il n’y a rien de réellement athée dans le monde et que le laïcisme tant apprécié n’est là rien de plus qu’une mystique. Cette appartenance apparaît clairement lorsque l’on analyse les déclarations de Vincent Peillon, qui ne se positionne que par rapport à la négation de toute religion et de toute tradition, ce qui est une attitude proprement « luciférienne ». Le ministre de l’Éducation nationale ne se limite pas à cette simple négation, et il propose tout bonnement la constitution d’une « spiritualité laïque ». Il est aisé de comprendre que cette « spiritualité » est en fait anti-spirituelle. La contre-initiation tire vers le bas, tandis que l’initiation véritable amène vers le haut. Tel que l’explique Guénon : « le “luciférianisme” est le refus de reconnaissance d’une autorité supérieure ; le “satanisme” est le renversement des rapports normaux de l’ordre hiérarchique ; et celui-ci est souvent une conséquence de celui-là, comme Lucifer est devenu Satan après sa chute. » (René Guénon, Autorité spirituelle et pouvoir temporel). C’est exactement dans ce sens que nous emmène Peillon, car après avoir nié les vérités traditionnelles, ce qui constitue proprement du luciférianisme, il harangue ses troupes à suivre la voie satanique. D’ailleurs, nous ne voulons nullement inquiéter le commun des mortels, mais sachez que chaque action de la vie moderne constitue autant de rituels et de liturgies de cette « spiritualité laïque ».

Toutes ces considérations n’ont pu se développer qu’à partir de la théorie humaniste, laquelle, prenant l’homme dans toute sa faiblesse, ne lui permet plus de voir au-dessus de sa propre condition. Le sacré correspond ainsi au moralisme suivant une exacerbation de l’exotérisme ; on peut parler à ce titre d’une tentative de sacralisation du profane. René Guénon nous dit à ce sujet qu’« il s’agissait en effet de tout réduire à des proportions purement humaines, de faire abstraction de tout principe d’ordre supérieur, et, pourrait-on dire symboliquement, de se détourner du ciel sous prétexte de conquérir la terre » (René Guénon, La Crise du Monde moderne). Une manœuvre que Pierre Hillard a bien comprise, et qui conclura logiquement notre portrait de ce « bon chrétien » éclairé par les vraies lumières.

 

La Dissidence dans l'Armée Française, un quarteron de généraux putschistes le 14 Juillet 2015 permettra-t-il de renverser nos Oligarques FM satanistes?

C'est le pari qui peut-être réussi, en espérant que ce soit pour le bien du Peuple selon la Démosophie et Eric Fiorile. Respect aux Militaires s'ils arrivent à rendre la voix au Peuple Français Souverain, et à remettre de l'ordre dans le désordre, sans trop de Sang versé.

Mais la Démosophie ne peut à elle seule représenter l'intégralité du Peuple Français, et les mouvements patriotes doivent se réunir, pour présenter non seulement un aboutissement (virer le ou les gouvernements qui aspirent à gouverner dans les mêmes conditions), mais également une vraie solution ou l'individu doit se retrouver au centre du débat.

Que reste-t-il de l’Armée Française ?

Outil de souveraineté et de puissance par définition, notre armée est depuis plusieurs années maintenant victime d’une véritable entreprise de démolition menée par le conglomérat UMPS. «Grande Muette » par définition et pour son plus grand malheur, l’institution militaire est devenue la variable d’ajustement de tous les budgets annuels. Aucun ministère n’a subi comme elle autant de réductions de personnel et de moyens. Une institution qui ne tient plus aujourd’hui que par la volonté et le savoir-faire de l’encadrement.

Des coupes drastiques

A la fin de l’actuelle loi de programmation militaire 2014-2019, l’Armée française aura quasiment perdu 50% de ses effectifs ! Toute arme confondue (Terre-Air-Mer), elle remplirait à peine le Stade de France. Par ailleurs, dans une France « dénationalisée », les vocations demeurent insuffisantes. Du point de vue du matériel, ce dernier est souvent hors d’âge et à bout de souffle. Pas remplacé, peu réparé, nos hommes doivent faire preuve d’une grande ingéniosité pour garder opérationnel un matériel largement obsolète. Quant au matériel nouveau, notamment les fameux chars Leclerc ou l’avion Rafale, ils n’arrivent dans les unités qu’au compte-gouttes.

Attaques par le bas

Plus pernicieuse est le véritable travail de sape accompli dans le silence absolu depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981 : l’entrée des valeurs de la société civile, notamment de l’idéologie des droits de l’homme et de l’antiracisme dans les enceintes militaires (face à un ennemi puissament armé, lors d’un assaut, j’aimerais bien voir ce qu’est qu’un chevalier des droits de l’homme avec sa moraline en bandoulière). De même, professionnalisation oblige, on assiste à une véritable « brésilianisation » de certaines unités dont les recrues sont très loin d’avoir le drapeau français au coeur. Enfin, le coup de grâce a été donné à l’Armée par sa féminisation outrancière, y compris au sein des unités d’intervention.

Quelle armée demain ?

Avec le recul, la professionnalisation des armées est un échec. Tout bonnement parce que la France ne s’en est jamais donné les moyens financiers et parce qu’on ne peut sortir intact de décennies de pacifisme, d’anti-militarisme, d’esprit anti-national, d’humanitarisme larmoyant, de volonté de jouissance individuelle, tout un liquide amniotique dans lequel baigne la jeunesse de France et qui est tout sauf propice à de grands élans d’engagement au service d’une cause supérieure où la mort peut être la sanction ultime. N’ayant plus comme contact avec l’Armée que cette risible Journée de la Défense et le défilé du 14 juillet sur TF1, les Français, notamment depuis la fin du Service national (qui malgré tous ces défauts avait encore le mérite de former des hommes), sont coupés de leur Armée.
Un authentique régime national-identitaire devra demain au plus vite reconstruire son outil de défense autour d’un budget ne pouvant descendre en dessous de 3% du PIB et par un retour étalé sur dix ans d’un authentique service militaire de 12 mois tout en maintenant un grand nombre d’unités totalement professionnelles. Enfin, et c’est là le plus important, effectuer une véritable révolution morale et intellectuelle afin de recréer un climat où, dans l’esprit de nos citoyens, la France sera toujours première servie. 

Si nous voulons garder notre rang de grande puissance dans le monde, reconstruire une armée digne de la France sera une priorité absolue.

Publié dans démosophie