FRAUDE FISCALE

Publié le par José Pedro

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Fraude fiscale : les personnalités épinglées dans l'affaire SwissLeaks

HSBC, mais pas seulement, d'autres Banques ont fait pire, les Milliards s'en vont pour une bonne raison, plus d'avenir en France. La Suisse se frotte les mains elle engrange de l'argent qui est tenu par des personnes de paille et que personne n'ira réclamer, les morts n'ont plus besoin d'argent. C'est argent ne profite pas non plus aux vivants, il sclérose l'investissement, la consommation. Il faut en contre partie en injecter du nouveau qui par définition, fait baisser la valeur de la masse monétaire. L'argent sale ou celui qui échappe au fisc, pèse sur ceux qui sont honnêtes et qui paient leurs impôts. C'est comme dans une copropriété, où la moitié des propriétaires ne paieraient pas leurs charges. Les Paradis fiscaux, servent également aux Etats, aux Partis Politiques, ce qui fait d'eux une constante dans l'espace public. Ce sont toujours les classes moyennes qui trinquent. Les riches ne paient pas un centime d'impôt, c'est le même constat pour les Multinationales. Il faut arrêter de voter pour ceux qui sont mis en place par le Système de Fraude et de Mafias en tous genres. Les partis Politiques conventionnels travaillent pour le 1% de la Population mondiale qui s'attribue 99% des richesses. Ne soyez pas le serviteur du Diable, il vaut mieux être pauvre, que dépendant de la bonne volonté de Satan. Matthieu 19…23Jésus dit à ses disciples: Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux. 24Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. 25Les disciples, ayant entendu cela, furent très étonnés, et dirent: Qui peut donc être sauvé?…

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Le roi du Maroc, celui de Jordanie, Jacques Dessange, Christophe Dugarry ou encore Gad Elmaleh. Les personnalités soupçonnées d'avoir profité de la gigantesque fraude fiscale de HSBC sont issues d'univers très différents.
Le roi Abdallah II de Jordanie (à gauche) et le roi du Maroc Mohammed VI, en janvier 2008 à Marrakech (Archives). ( AFP / ABDELHAK SENNA, AFP )
Le roi Abdallah II de Jordanie (à gauche) et le roi du Maroc Mohammed VI, en janvier 2008 à Marrakech (Archives). ( AFP / ABDELHAK SENNA, AFP )

Baptisée "SwissLeaks", l'enquête, révélée par le journal "Le Monde", propose un voyage au coeur de l'évasion fiscale, mettant en lumière la face cachée du secret bancaire suisse et les ruses utilisées pour dissimuler de l'argent non déclaré.

Les informations s'appuient sur des données soustraites à la filiale suisse de la banque, HSBC Private Bank, par un informaticien, Hervé Falciani, ex-employé de la banque à Genève. Pendant de nombreuses années, ces fraudes n'étaient connues que de la justice et de quelques administrations fiscales, même si certains éléments avaient filtré dans la presse.

Les données analysées font ressortir des profils très disparates, allant du chirurgien français venu placer ses honoraires non déclarés en Suisse aux têtes couronnées.

Parmi les noms cités dans les différents médias figurent notamment le roi du Maroc Mohammed VI ou le roi de Jordanie Abdallah II. S'y ajoutent de nombreuses personnalités de la mode telles que le mannequin Elle McPherson ou la créatrice Diane von Fürstenberg, du spectacle à l'instar de l'actrice Joan Collins ou encore du sport comme le coureur automobile Valentino Rossi.

Le journal suisse "Le Temps", un des journaux partenaires pour ces révélations, met l'accent sur les personnalités politiquement exposées, évoquant entre autres Rami Makhlouf, cousin du président syrien Bachar al-Assad. Il cite également l'ancien ministre haïtien Frantz Merceron ou encore l'ancien ministre égyptien du Commerce et de l'Industrie Rachid Mohamed Rachid, qui avait été condamné à cinq ans de prison en juin 2011 pour abus de biens sociaux issus des fonds pour le développement du pays.

L'humoriste Gad Elmaleh aurait profité du système de 2006 à 2007 avant de régulariser sa situation auprès du fisc. ( AFP / JEFF PACHOUD, AFP )
L'humoriste Gad Elmaleh aurait profité du système de 2006 à 2007 avant de régulariser sa situation auprès du fisc. ( AFP / JEFF PACHOUD, AFP )

En France, "Le Monde" cite ainsi l'humoriste Gad Elmaleh, qui disposait, d'après le journal, d'un compte faiblement approvisionné à Genève, avec un peu plus de 80.000 euros entre 2006 et 2007. Selon les informations du journal, il aurait régularisé sa situation auprès du fisc français.

Le quotidien mentionne ensuite Jacques Dessange, fondateur d'un empire de la coiffure, qui possédait un compte dans la filiale suisse de HSBC sur lequel il aurait eu jusqu'à 1,6 million d'euros entre 2006 et 2007, selon les fichiers auxquels le journal a eu accès. Lui aussi fait partie des clients qui ont depuis régularisé leur situation et s'est acquitté d'une amende, précise "Le Monde".

"Le gouvernement est très déterminé à lutter contre la fraude fiscale, contre ces paradis fiscaux, et continuera d'agir en ce sens pour ce qui nous concerne mais aussi au niveau européen", a assuré Manuel Valls, ce lundi 9 février sur "Europe 1".

"Les données de la liste HSBC, à disposition de l'administration, ont été totalement exploitées, a-t-il ajouté. Au total près de 2.300 contrôles ont été diligentés par l'administration fiscale, 103 plaintes ont été déposées pour les cas les plus problématiques à l'administration fiscale. Des pénalités importantes ont déjà été réclamées aux contribuables concernés".

"Le Monde" a eu accès aux données bancaires de plus de 100.000 clients et a mis les informations à la disposition du Consortium des journalistes d'investigation (ICIJ) à Washington, qui les a partagées avec plus de 50 autres médias internationaux, dont le "Guardian" au Royaume-Uni ou la "Süddeutsche Zeitung" en Allemagne.

Les données, analysées par quelque 154 journalistes, portent sur la période allant de 2005 et 2007. Des milliards auraient transité sur ces comptes à Genève, cachés entre autres derrière des structures offshore au Panama et dans les îles vierges britanniques.

Sur son site, "Le Monde" publie une réponse de HSBC qui dit reconnaître les "manquements passés", et avoir pris depuis plusieurs années de nombreuses initiatives pour empêcher l'utilisation de ses services à des fins d'évasion fiscale ou de blanchiment d'argent.

"HSBC Private Bank (Suisse) a continué d'offrir des services à des clients qui avaient été cités défavorablement par les Nations Unies, dans des documents légaux et dans les médias pour leur lien avec le trafic d'armes, les diamants de guerre ou la corruption", fustige de son côté le Consortium des journalistes d'investigation.

Le secret bancaire en Suisse s'est réduit comme peau de chagrin, la pression sur les banques s'étant fortement accrue alors que de nombreux gouvernements ont accentué la chasse à l'évasion fiscale.