Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'Europe pourrait entrer en guerre très rapidement.

Publié le par José Pedro

Les Etats-Unis poussent à l’escalade militaire contre la Russie

Région : 

 USA Russie

 

Au moment où la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande préparent de nouveaux pourparlers avec la Russie et l’Ukraine demain mercredi sur la crise provoquée par la guerre en Ukraine, les Etats-Unis font monter la pression en faveur d’une action militaire.

Il y eut ces derniers jours toute une suite de déclarations belliqueuses de la part de responsables politiques et militaires américains, toutes fondées sur le mensonge que les Etats-Unis doivent agir rapidement pour contrer « l’agression russe » en Ukraine.

Dimanche, le Secrétaire d’Etat américain John Kerry a dit dans un entretien à “Meet the Press”, en référence à l’exigence bipartite que le gouvernement Obama arme directement l’Ukraine, que les Etats-Unis fourniraient au régime pro-occidental de Kiev des « aides supplémentaires de nature économique et autres ». Samedi, le général de l’armée de l’air Philip Breedlove, à la fois chef du Commandement américain en Europe et de l’OTAN en Europe, a insisté pour dire qu’il était impossible d’« écarter d’emblée la possibilité d’une option militaire » en Ukraine.

A la Conférence de Munich sur la sécurité du weekend dernier, les sénateurs républicains John McCain et Lindsay Graham ont traité avec mépris les négociations européennes avec le Président russe Vladimir Poutine. McCain a résumé d’un seul mot: « bêtises », le discours de Merkel à Munich qui contenait une déclaration contre l’armement de l’Ukraine. Il a ajouté, « Je peux vous assurer que [Poutine] ne s’arrêtera pas tant qu’il ne sera pas contraint de payer un prix beaucoup plus fort ».

Washington mobilise ses alliés en Europe, dont l’ancien premier ministre suédois Carl Bildt, membre de la Rand Corporation basée aux Etats-Unis, ainsi que d’autres groupes de réflexion proches de l’armée américaine. Bildt a déclaré la semaine dernière qu’une « guerre avec la Russie [était] concevable ».

On s’attend à ce que le gouvernement Obama annonce au cours de la semaine, suite à des rencontres avec Merkel à Washington, une décision finale sur un armement de l’Ukraine. Quel que soit le résultat immédiat de ces pourparlers, les déclarations de personnalités civiles et militaires américaines et de responsables alliés des Etats-Unis en Europe indiquent déjà clairement que les Etats-Unis préparent une escalade massive de leur intervention en Ukraine et dans toute l’Europe de l’Est.

La perspective d’une guerre à l’échelle du continent provoque une certaine nervosité dans les capitales européennes. Celle-ci se reflète dans les différences de tactique entre l’Allemagne et la France d’un côté et les Etats-Unis de l’autre sur une éventuelle décision de Washington de fournir un armement de pointe à l’Ukraine.

Pourtant quels que soient leurs doutes, les puissances européennes sont profondément impliquées dans les opérations en Ukraine, déclenchées par le coup d’Etat mené par les fascistes en février dernier et qui a installé un gouvernement droitier pro-OTAN à Kiev. Le putsch avait été suivi de sanctions, de menaces et de la militarisation de l’Europe orientale. Plutôt que d’armer l’Ukraine, les dirigeants européens réclament l’intensification des sanctions économiques contre la Russie, dans le but d’étrangler le pays et de le contraindre à se soumettre.

La position provocatrice des puissances impérialistes a été manifeste tout au long des délibérations à Munich, caractérisées par une suite de critiques dirigées contre la Russie. Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a fait remarquer très justement que, à chaque étape de la crise ukrainienne, les Etats-Unis et l’UE « ont essayé d’exacerber la situation ». Ses remarques ont été huées et sifflées par les représentants de l’impérialisme assemblés là.

Quelles que soient les divisions entre les grandes puissances impérialistes, il est clair que le gouvernement Obama n’acceptera aucun accord qui mette en cause le résultat du putsch monté il y a un an.

Les Etats-Unis poursuivent une stratégie qui suit le projet esquissé il y a plusieurs mois par Zbigniew Brzezinski, conseiller à la sécurité nationale du président Jimmy Carter. Lors d’une conférence organisée par le Wilson Center, Brzezinski, personnalité de proue de l’establishment américain des affaires étrangères, a clairement révélé que l’objectif des Etats-Unis était d’attirer la Russie dans un long combat en Ukraine. L’armement de l’Ukraine permettrait à celle-ci de s’engager dans « des combats urbains rapprochés » dans les grandes villes de Kiev et de Kharkov, a dit Brzezinski, ce qui produirait certainement « une guerre longue et coûteuse » pour la Russie.

Brzezinski avait été, dans les années 1980, le pionnier de ce genre précis de stratégie. Il avait été l’initiateur de l’approvisionnement en armes des forces intégristes islamiques en Afghanistan dans le cadre d’une guerre par procuration contre l’Union soviétique. Les Etats-Unis cherchent à faire à la Russie, au moyen de l’Ukraine, ce qu’ils avaient fait à l’Union soviétique avec l’Afghanistan. L’Ukraine sera alors réduite en un désert de mort et de destruction avec la perspective tout à fait réelle d’une conflagration plus large qui engloberait des centaines de milliers sinon de millions de gens. Il y a un décalage extraordinaire entre les politiques en train d’être planifiées et mises en place et ce que l’on dit au peuple américain. La politique étrangère et militaire prend de plus en plus le caractère d’une vaste conspiration, organisée par une cabale de dirigeants de l’Etat, de généraux, de chefs des services de renseignement et de stratèges de la politique étrangère.

Et tout ceci se passe sans aucune discussion des conséquences. La plupart des Américains n’ont qu’une vague idée, voire aucune idée des plans ourdis par le gang criminel de Washington, ni des conséquences énormes de ces actions pour le monde entier. Dans le contexte de discussions sur l’imminence d’une guerre en Europe, on fait croire au peuple américain que le plus grand danger auquel ils sont confrontés est la toute dernière tempête hivernale. La météo a de nouveau fait la une des médias dimanche soir.

Pas une seule personnalité des médias n’a posé à Kerry, Obama, McCain, Brzezinski ni aux autres conspirateurs des questions aussi élémentaires que: Combien de milliers de morts sont-ils prêts à accepter pour forcer la Russie à « payer un prix beaucoup plus fort »? Si les Etats-Unis arment l’Ukraine et que la Russie riposte par une offensive contre Kiev ou des opérations dans un des Etats baltes, est-ce que l’OTAN projette de déclarer la guerre à la Russie? A quel moment de « l’option militaire » l’utilisation d’armes nucléaires sera-t-elle envisagée? Combien de centaines de milliards de dollars est-ce que le gouvernement américain envisage de dépenser dans sa poursuite d’un carnage mondial?

La crise ukrainienne fait partie de la stratégie d’ensemble de l’impérialisme américain. Les Etats-Unis sont en guerre de façon quasiment continuelle depuis plus d’un quart de siècle. La classe dirigeante américaine a tiré de la dissolution de l’Union soviétique la conclusion que les Etats-Unis pouvaient établir « un nouvel ordre mondial » fondé sur la suprématie militaire américaine. Celle-ci serait utilisée pour contrer le long déclin de la position économique de l’impérialisme américain. Tant sous les démocrates que sous les républicains, la classe dirigeante a poursuivi cette politique de façon systématique, cherchant à conquérir et à contrôler l’Asie centrale, le Moyen-Orient, l’Asie orientale, l’Afrique, l’Amérique latine et l’Europe orientale.

A présent ces actions ont mis la question d’un conflit mondial impliquant des puissances nucléaires à l’ordre du jour du capitalisme mondial. Quelle que soit la résolution de cette dernière crise au sujet de l’Ukraine, l’impérialisme a pris un cours qui, sans l’intervention indépendante des travailleurs, conduit inexorablement à la guerre mondiale.

 

« L’Allemagne ne peut plus empêcher les livraisons d’armes à l’Ukraine… Il pourrait en résulter une guerre à grande échelle »

« L’Allemagne n’a plus la capacité d’empêcher les livraisons d’armes des États-Unis et du Canada à l’Ukraine » pour lutter contre les séparatistes pro-russes. « Une guerre à grande échelle » pourrait en résulter, a affirmé Karl-Georg Wellmann, un politicien allemand membre du parti de la CDU de la chancelière Angela Merkel, au cours d’uneinterview accordée au journal allemand Tagesspiegel.

Au même moment, la chaîne américaine CNN a rapporté que l’US Air Force avait envoyé 12avions de combat A-10 ‘Thunderbolt II’ en Europe pour «accroître sa présence en rotation en Europe pour rassurer ses alliés que l’engagement des États-Unis à assurer la sécurité européenne est une priorité ».

Ces appareils seront stationnés sur la base aérienne de Spangdahlem en Allemagne dans le cadre de l’Opération Atlantic Resolve, qui a été initiée l’année dernière après le début de l’intervention de la Russie dans le conflit en Ukraine. Selon l’US Air Force, d’autres avions pourraient être déployés sur d’autres bases en Lituanie, en Estonie, en Lettonie et en Pologne. L’année dernière, l’armée américaine avait déjà procédé ainsi.

L’A-10 est un appareil qui a été développé principalement dans le but de fournir un soutien aérien aux troupes au sol. Il est spécialement équipé pour détruire des véhicules blindés et d’autres cibles au sol. Surnommé « phacochère », il est équipé d’un canon Gatling de 30 mm GAU-8 Avenger, capable de tirer près de 4.000 obus par minute, une quantité suffisante pour faire sauter un char.

 

 

 

 

 

Le danger d'escalade en Ukraine

Par Alex Lantier 
12 février 2015

Depuis l'annonce la semaine dernière que Washington pourrait armer directement le régime ukrainien pro-OTAN de Kiev, la rhétorique du gouvernement américain et de ses alliés européens est devenue de plus en plus extrême et irresponsable. Parmi tous les auteurs de déclarations belliqueuses, il n’y en a aucun qui dise clairement quel pourrait être le coût en vies humaines d'un conflit à grande échelle entre l'OTAN et la Russie, où s’arrêterait un tel conflit et s’il pourrait s’intensifier jusqu'à un bombardement nucléaire mutuel.

A la Conférence de Munich sur la Sécurité, le sénateur américain Lindsey Graham a clairement indiqué la possibilité qu’éclate une guerre majeure mais il n’en a pas moins demandé que Washington arme Kiev. « Je ne sais pas comment cela finira si vous donnez [au régime ukrainien] une capacité défensive. Mais voici ce que je sais: je me sentirai mieux, car quand on a eu besoin de ma nation pour résister aux idioties et défendre la liberté, j'ai défendu la liberté. Il se peut qu'ils meurent. Il se peut qu'ils perdent. Mais tout ce que je peux vous dire c'est que si quelqu'un ne résiste pas mieux, nous allons tous perdre ».

Le président du parlement polonais Radoslaw Sikorski a proposé de menacer la Russie militairement jusqu'à ce qu'elle panique et recule. « Poutine nous a montré que l'Ukraine ne peut pas gagner militairement. Maintenant nous devons lui montrer que lui non plus ne peut gagner militairement », a-t-il dit.

Un rapport du groupe de réflexion Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) soutient l'armement du régime de Kiev: « Un engagement crédible de la part des Etats-Unis et de leurs alliés pour consolider l'armée ukrainienne tout en renforçant les sanctions contribuera à envoyer à Moscou le signal qu'il risque la catastrophe politique et militaire... ».

S'exprimant dans le New York Times, le chroniqueur Roger Cohen a exigé que les Etats-Unis injectent des milliards de dollars dans un armement de l'Ukraine contre la Russie. Il écrit: « Il y a un langage que Moscou comprend: les missiles antichar, les radars militaires mobiles, les drones de reconnaissance. Il faut consolider l'armée ukrainienne avec ces armes et d'autres encore. Il faut changer l'analyse du rapport coût/efficacité de Poutine. Il y a certes des risques, mais le risque zéro n'existe pas en politique. »

Ou bien l'establishment politique et médiatique s'enivre de sa propre propagande et croit qu'il peut faire en toute impunité ce qui, dans la diplomatie internationale, équivaut à crier au feu dans un cinéma bondé, ou bien il est sérieux. Dans ce cas, il se met en position pour lancer une guerre terrestre majeure en Europe qui pourrait conduire à une guerre thermonucléaire entre l'OTAN et la Russie et qui coûterait la vie à des milliards de personnes.

Quelles que soient les intentions de ceux qui font de telles déclarations, ces menaces sont prises très au sérieux par ceux qu'ils visent. Hier, le chef du conseil de sécurité du Kremlin, Nikolai Patruchev, a dit qu'il considérait l'intervention de l'OTAN en Ukraine comme une atteinte à l'existence même de la Russie. « Les Américains essaient d'attirer la Fédération russe dans un conflit militaire entre Etats, afin d'effectuer un changement de régime en utilisant les événements en Ukraine, et finalement de démembrer notre pays », a-t-il dit.

Patruchev, un proche collaborateur du président russe Vladimir Poutine, a prévenu que si Washington décidait d'armer le régime de Kiev, cela « ne ferait qu'intensifier » le conflit .

Les craintes du régime russe sont attisées par d'influents stratèges américains qui déclarent que leur but en armant le régime de Kiev est de pousser la Russie dans le piège d’une guerre urbaine ruineuse qui coûterait des millions de vies. Ceci dans l’intention d'humilier la Russie et de briser sa position de grande puissance capable de défier les Etats-Unis.

Dans une allocution faite l'an dernier au groupe de réflexion Wilson Center, l'ancien conseiller à la sécurité nationale du gouvernement Carter, Zbigniew Brzezinski, a mis en garde contre l'émergence en Russie d'« une perspective ambitieuse qui justifie (…) la conclusion que la Russie est une puissance mondiale ». Il a dit que l'Ukraine pourrait « devenir non seulement un problème durable pour la Russie à cet égard, mais aussi représenter la perte permanente d'un immense pan de territoire, la plus grande perte de territoire subie par la Russie au cours de son expansion impériale. Ceci, à son tour, pourrait finalement miner cette nouvelle mythologie concernant la place et le rôle de la Russie dans le monde ».

Brzezinski a ajouté, « Il vaudrait mieux être franc à cet égard et dire aux Ukrainiens et à ceux susceptibles de menacer l'Ukraine que si les Ukrainiens résistent, ils auront des armes (…). Et à mon avis, ce devrait être en particulier des armes qui permettent aux Ukrainiens de s'engager dans une guerre urbaine de résistance. Cela ne sert à rien d'armer les Ukrainiens pour s'opposer à l'armée russe en terrain dégagé, avec des milliers de tanks et une armée organisée pour s'imposer par une force écrasante ».

Brzezinski a expliqué: « Si les grandes villes, disons Kharkov, ou Kiev, résistaient et que des combats de rue devenaient nécessaires, ce serait long et coûteux. Et le fait est que, et c'est en cela que le calendrier de toute cette crise est important, la Russie n'est pas encore prête à entreprendre ce type d'effort. Cela serait trop coûteux en sang versé, financièrement paralysant ».

C'est un vieil adage de la science militaire que la guerre est la plus imprévisible des activités humaines.

On peut s’imaginer d'innombrables situations où un plan comme celui esquissé par Brzezinski, qui implique la perte de millions de vies dans les grandes villes de l'Ukraine, entraînerait rapidement une escalade majeure. La Russie pourrait ne pas seulement choisir de s'engager dans des combats maison par maison à Kiev, mais encore de frapper les forces de l'OTAN et des régimes satellites en Europe de l'Est, tels les pays baltes, où l'OTAN est tenu par ses traités d'intervenir. Si ces combats tournent mal pour l'OTAN dans ces régions où la Russie jouit d'une supériorité militaire écrasante en armes conventionnelles est-ce que l'OTAN ripostera avec des armes nucléaires?

La question qui se pose finalement est la suivante: Quelles sont les sources objectives du caractère impitoyable et irresponsable de la politique étrangère des puissances de l'OTAN? Les deux derniers régimes à adopter une politique aussi agressive et suicidaire ont été l'Allemagne nazie et le Japon impérial dans les années précédant la Deuxième Guerre mondiale. Leur politique reflétait une crise systémique profonde et une situation où des élites dirigeantes isolées, confrontées à des tensions sociales et des contradictions internationales pour lesquelles elles n'avaient pas de solutions rationnelles, avaient tout misé sur la guerre.

Il existe un dangereux parallèle entre l’irresponsabilité de la politique américaine et celle d’Hitler ou Hirohito. Si le Kremlin capitulait et concluait un quelconque accord, comme le laissaient entendre certaines informations peu de temps avant la réunion du 11 février à Minsk, ceci ne s'avérerait qu’être le point de départ d'une nouvelle série d'exigences de la part des Etats-Unis.

La situation est extraordinairement dangereuse. Même si une quelconque solution à court terme est bricolée, ce ne sera qu'un bref interlude avant que la crise ne reparte de plus belle.

(Article original publié le 11 février 2015)

 

Archives de Catégorie: 3e guerre mondiale

Ukraine : l’Otan somme la Russie de « retirer toutes ses forces », et les US envoient des Jets « Tankbuster » Après que l’Allemagne a déclaré « qu’une guerre à grande échelle pourrait se développer » !!

Le Secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a sommé aujourd’hui la Russie de retirer toutes ses forces de l’est de l’Ukraine et d’arrêter son soutien aux séparatistes.

« Je somme la Russie de retirer toutes ses forces de l’est de l’Ukraine, de stopper tout son soutien aux séparatistes, et de respecter l’accord de Minsk » sur le cessez-le feu, a-t-il déclaré en marge d’une réunion informelle des ministres européens de la Défense à Riga.

Jens Stoltenberg, s’est dit vivement préoccupé par la détérioration de la situation à Debaltseve et a estimé que le refus des séparatistes pro-russes de respecter la trêve dans cette zone menaçait l’accord conclu jeudi dernier à Minsk sur le conflit ukrainien.

« Je suis vivement préoccupé par la dégradation de la situation dans le secteur de Debaltseve », a dit Stoltenberg à la presse à Riga, la capitale lettone. « Le refus des séparatistes de respecter le cessez-le-feu menace l’accord ».

Et alors que Encore deux bombardiers russes étaient interceptés et escortés par la Royal Air Force :

Encore un épisode qui montre la crispation entre les Européens et la Russie? Le ministère de la Défense britannique a confirmé que deux avions de la Royal Air Force ont dû escorter mercredi vers 18h30 deux bombardiers russes qui volaient au large des côtes britanniques, au nord-ouest.

Triplement des incursions russes

Lundi, c’est un navire de guerre russe, équipé de missiles, canons et torpilles, qui a été intercepté dans la Manche par la marine britannique. Et au début du mois, deux bombardiers russes, déjà des TU-95, ont été escortés par la RAFCette incursion russe avait aussi provoqué l’envoi d’un avion de l’armée française.

Les relations entre la Russie et l’Otan se sont nettement détériorées depuis le conflit en Ukraine. En 2014, il y a eu une centaine d’interceptions d’avions russes de la part des Etats appartenant à l’Otan, soit trois fois plus qu’en 2013. En début de semaine, Michael Fallon, le secrétaire à la Défense, a déclaré que l’OTAN devait se préparer à riposter contre l’agression russe, car elle représente un «danger réel et présent» aux États baltes.

Zero Hedge nous apprend dans le même temps que Les US envoient des Jets »Tankbuster » pour calmer les craintes de l’Europe sur la Russie Après que l’Allemagne a déclaré « qu’une guerre à grande échelle pourrait se développer »

Karl-Georg Wellmann, un député de l’Union chrétienne-démocrate d’Angela Merkel a averti que, malgré ses efforts pour éviter que des armes soient fournis à l’Ukraine, l’Allemagne « ne sera plus en mesure d’arrêter les livraisons d’armes à partir des États-Unis et du Canada. »  Coïncidant avec ces commentaires, rapporte CNN, l’US Air Force envoie ses « Tankbusters » A-10 vers l’Europe pour «accroître la présence  en Europe pour rassurer nos alliés et les pays partenaires que notre engagement envers la sécurité européenne est une priorité. » Comme Wellmann conclut avec inquiétude, confirmant apparemment l’avertissement de Poutine hier que si Kiev vise une solution militaire, la guerre ne finira jamais , «une guerre à grande échelle pourrait se développer à cause de ça. »

Comme le rapporte Bloomberg, l’Allemagne est peut être incapable d’ Arrêtez les livraisons d’armes à l’Ukraine, selon le Législateur

Karl-Georg Wellmann, un député de l’Union chrétienne-démocrate d’Angela Merkel et le président du groupe parlementaire germano-ukrainien, ont expliqué au journal Tagesspiegel que l’Allemagne ne sera pas en mesure de stopper les livraisons d’armes US à l’Ukraine pour lutter contre les séparatistes soutenus par la Russie.

«Nous ne serons plus en mesure d’arrêter les livraisons d’armes à partir des États-Unis et du Canada »après les victoires  des rebelles dans la ville stratégique de Debaltseve en Ukraine orientale, selon une interview de Wellmann, dit Tagesspiegel .

« Une guerre à grande échelle pourrait se développer à cause de ça», a dit Wellmann

Wellmann dit que de nouvelles sanctions économiques contre la Russie sont «inévitables», seln Tagesspiegel

Et donc, comme le rapporte CNN, Les États-Unis envoient les phacochères …

L’US Air Force envoie ses « Tankbusters » en Europe.

Le Commandement européen du service a déclaré cette semaine que des Thunderbolts 12 A-10 seraient déployés à la base aérienne de Spangdahlem, en Allemagne, dans le cadre de l’opération Atlantic Resolve, qui a été mise en place après l’intervention de la Russie en Ukraine au cours de la dernière année.

 

 

«Notre Force aérienne hausse sa présence en Europe pour rassurer nos alliés et les pays partenaires que notre engagement envers la sécurité européenne est une priorité», selon le Lt.Gen. Tom Jones, vice-commandant des Forces aériennes des États-Unis en Europe –  Afrique, dans un communiqué.

La Force aérienne a déclaré qu’en plus d’opérer en Allemagne, les A-10 seront déployées dans d’autres pays partenaires d’Europe orientale. Les forces américaines ont opérées à partir de bases en Lituanie, Estonie, Lettonie et en Pologne, entre autres, dans la dernière année.