Le Sionisme révélé

Publié le par José Pedro

Le sionisme est une idéologie politique fondée sur un sentiment national juif, décrite comme nationaliste par les uns et comme émancipatrice par les autres, prônant l'existence d'un centre territorial ou étatique peuplé par les Juifs en Terre d'Israël (Eretz Israel). À la naissance du mouvement, à la fin du xixe siècle, ce territoire correspondait à la Palestine ottomane, puis après la Première Guerre mondiale à la Palestine mandataire. Sur un plan idéologique et institutionnel, le sionisme entend œuvrer à donner ou redonner aux Juifs un statut perdu depuis l'annexion du Royaume d'Israël par l'Empire assyrien en -720, à savoir celui d'un peuple disposant d'un territoire. De nos jours, il comprend le post-sionisme, qui veut donner une orientation laïque à l'État d'Israël, normaliser les relations avec les Palestiniens, et lenéosionisme, qui milite pour la migration des Palestiniens et des Arabes israéliens vers les autres pays arabes.

Le mouvement sioniste est né parmi les communautés ashkénazes d'Europe centrale et orientale sous la pression des pogroms, mais aussi en Europe occidentale, à la suite du choc causé par l'affaire Dreyfus – qui compte parmi les motifs du lancement du Congrès sioniste par Theodor Herzl1. Bien qu'ayant des caractères spécifiques du fait de la dispersion des Juifs, cette idéologie est contemporaine de l'affirmation d'autres nationalismes en Europe.

 

Histoire du sionisme avant Israël[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du sionisme.

Au cours de l'Antiquité, les populations juives se sont largement dispersées, d'abord autour de la Méditerranée et au Moyen-Orient, puis en Europe. Le lien entre les populations juives actuelles et les juifs de l'Antiquité n'est pas total, des conversions ayant existé dans l'Antiquité, et même après9,10,11,12, même si des études génétiques montrent le maintien de certains marqueurs génétiques typiquement moyen-orientaux dans la majorité des populations juives13.

Mais indépendamment des origines géographiques des communautés, les Juifs ont toujours affirmé leur nostalgie de Jérusalem comme dans le psaume 137 composé lors du premier exil à Babylone au vie siècle av JC : « Si je t’oublie jamais, Jérusalem, que ma droite me refuse son service! Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens toujours de toi, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies! »14. Depuis la destruction du Temple en 70, à la suite de la Première Guerre judéo-romaine de 66-73, une partie des Juifs exprime le désir de se rassembler en « Eretz Israel ». Ainsi, tous les ans durant la fête de Pessah, le souhait L'an prochain à Jérusalem est prononcé, et des petits groupes de Juifs religieux « montent » régulièrement en Terre sainte depuis l'Antiquité, surtout vers les villes saintes de SafedTibériadeHébron et Jérusalem. L'eschatologie juive affirme aussi la venue d'un messie qui ramènera les Juifs sur leur terre. Ainsi pour Maïmonide : « Les Temps messianiques auront lieu lorsque les Juifs regagneront leur indépendance et retourneront tous en terre d'Israël15 ».

 
Léon Pinsker, auteur de la brochureAuto-émancipation et l'un des leaders de l'organisation desAmants de Sion.

Sous la pression de l’antisémitisme européen et sous l’influence des idéologies nationalistes et d'indépendance nationale, une partie de la population juive européenne (surtout en Europe centrale et orientale, où l'intégration est difficile) transforme à la fin du xixe siècle ce désir religieux en un projet politique : le sionisme, fondé sur le sentiment national juif16. Les premières organisations (Amants de sion) apparaissent en 1881. À partir de 1882, le baron français Edmond de Rothschild achète de la terre en Palestine ottomane et finance le premier établissement à Rishon LeZion. L'Organisation sioniste mondiale est créée en 1897 sous l'impulsion de Theodor Herzl.

En s'appuyant sur les ambitions coloniales britanniques au Moyen-Orient, le mouvement sioniste se voit attribuer un « Foyer national juif » en Palestine, par la déclaration Balfour (1917), la conférence de San Remo (1920) et le mandat de la Société des Nations (1922), contre l’avis des Arabes palestiniens qui craignent d'être à terme dépossédés. La Palestine est alors placée sous mandat britannique : on parlera pour cette période de « Palestine mandataire ». Voir aussi le chapitre de Histoire du sionisme : le mandat de la SDN.

De 1918 à 1948, au cours de l'Alya, la population juive en Palestine passe de 83 000 personnes à 650 000. La croissance est due à une forte natalité, mais surtout à une forte immigration due aux troubles politiques de l'Europe de l'entre-deux-guerres, ainsi qu'à la montée de l’antisémitisme en Europe centrale et orientale dès les années 1920. Cet antisémitisme culminera avec la Shoah. Pendant cette période, l'Agence juive favorise l'immigration juive par tous les moyens : en 1933, elle est contrainte de passer un accord avec les nazis17 pour rendre possible l'émigration de Juifs allemands vers la Palestine. Dès la seconde moitié des années 1930, après les restrictions sur les certificats d'immigration délivrés par les Britanniques, elle organise l'immigration clandestine.

Durant la même période, la conscience nationaliste palestinienne se développe et la population arabe de Palestine s'oppose au sionisme, à l'immigration juive et au mandat britannique, parfois dans la violence.

En 1939, après 3 ans de révolte arabe et à la veille de la Seconde Guerre mondiale, la Grande-Bretagne prend une orientation plus pro-arabe. Dans son livre blanc sur la Palestine, elle annonce la diminution drastique de l’immigration juive et promet la création d'un État arabe indépendant dans les 10 ans. Mais après un conflit violent cette fois contre les Juifs sionistes entre 1944 et 1947, les Britanniques remettent leur Mandat à l'Organisation des Nations unies.

Articles connexes : HaganahIrgoun et Lehi.

En novembre 1947, l’ONU propose un plan de partage de la Palestine entre un État juif (sur 55 % du territoire) et un État arabe tandis que Jérusalem devient uncorpus seperatum sous administration internationale. Le plan est accueilli avec allégresse par l'Agence juive et le Yichouv mais il est rejeté par les Arabes palestiniens, par les États arabes et par les factions sionistes de droite. Les Britanniques, qui se sont abstenus lors du vote, annoncent qu'ils ne collaboreront pas à sa mise en place. Dès le lendemain, la violence débute, opposant les forces paramilitaires de chaque camp et faisant de nombreuses victimes civiles. L'État d'Israël est proclaméle 14 mai 1948, dernier jour du mandat. La Ligue arabe déclare l'état de guerre18,19 et la Transjordanie, l'Égypte, la Syrie et l'Irak prennent part au conflit. En quelques mois, les forces israéliennes prennent l'avantage sur leurs adversaires et « libèrent » Jérusalem-Ouest. La guerre entraîne un bouleversement démographique : 750 000 arabes[réf. nécessaire] fuient ou sont chassés d'Israël et se réfugient en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza, en Transjordanie et au Libantandis que dans les années qui suivront, 800 000 Juifs quitteront le monde arabe, dont 500.000 environ[réf. nécessaire] sont chassés. En 1949, Israël et ses voisins signent des armistices qui mettent fin à la « guerre d'indépendance ». L'objectif principal du sionisme, la création d'un État juif, Israël, est réalisé et le pays entre à l'ONU la même année.

Histoire du sionisme et d’Israël depuis 1948[modifier | modifier le code]

Concernant l’histoire du sionisme après 1948 (idéologies, institutions), voir le chapitre Le sionisme après la création d'Israël - 1948-2005.
Concernant l’histoire générale d’Israël, voir l’article détaillé Histoire d'Israël.

Démographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Démographie d'Israël et Aliyah.

En 1948, Israël compte 650 000 Juifs. Dans les 3 années qui suivent, sa population double à la suite de l'accueil notamment de près de 200 000 personnes déplacées, réfugiés de la Seconde Guerre mondiale et de plusieurs centaines de milliers de Juifs du monde arabe. Fin des années 1990, elle voit l'afflux de nombreux russes qui forment aujourd'hui la plus grande communauté du pays. En 2006, La population israélienne se monte à environ 7 000 000 de personnes dont 5 500 000 Juifs et 1 500 000 Arabes. C'est le pays qui compte le plus de Juifs au monde, après les États-Unis.

Développement économique[modifier | modifier le code]

Entre 1948 et 2010, Israël est devenue une puissance industrielle parmi les plus performantes de la planète. Selon les statistiques du FMI de 2010, elle présente unrevenu par habitant de 28 685 USD, se classant ainsi 28e.

Grand Israël[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Colonie israélienne.

Après la guerre de 1967, un débat profond va diviser le sionisme : quelle proportion des territoires occupés après la guerre de 1967 doit être annexée par Israël ?

  • Un courant, plutôt à gauche et au centre, considère que ces annexions doivent être limitées.
  • Plus à droite, un courant de pensée défend le « Grand Israël » : l'annexion intégrale de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Pour ce courant, c'est dans l'intérêt d'Israël. Mais la croissance démographique arabe et les intifada palestiniennes ont poussé la majorité de ce courant vers une optique de retrait partiel des territoires.
  • Enfin, le courant sioniste religieux défend également le Grand Israël, mais pas seulement comme un droit ou un intérêt pour Israël : c'est surtout une obligation divine. Il s'oppose en cela à un autre courant religieux juif antisioniste.

Ce débat renvoie à la définition même de l'objectif du sionisme : un État laïque pour les Juifs (aux frontières somme toute secondaires), un État laïque pour les Juifs dans les frontières bibliques, ou un État juif dans les frontières bibliques se soumettant à la loi divine ?

Voir le chapitre : La question du Grand Israël depuis 1967.

Conflits[modifier | modifier le code]

 
Fumée au-dessus de Tyr après un bombardement aérien israélien lors du conflit de 2006.

Depuis sa création, Israël a été impliqué dans de nombreux conflits frontaliers et internes :

  • 1948-1949 première guerre israélo-arabe: l'indépendance de l'état d'Israël est contestée par une coalition d'états arabes voisins.
  • Une importante série d'incursions frontalières palestiniennes et israéliennes entre 1950 et 1956. Elles feront des milliers de morts en particulier chez les Palestiniens20. La Crise de Suez y met un terme notamment de par la volonté des Égyptiens et des Jordaniens de ne pas provoquer Israël21.
  • La guerre du Sinaï de 1956, déclenchée par Israël contre l'Égypte pour mettre fin aux attaques frontalières, au blocus du port Israélien d'Eilat, au développement rapide de l'armée que l'Égypte affirmait vouloir utiliser pour détruire Israël. L'action israélienne se conjugue avec les attaques britannique et française (le Royaume-Uni et la France sont hostiles à la nationalisation du canal de Suez et de plus, la France reproche à l'Égypte son soutien au FLN algérien)22.
  • Entre 1965 et 1967, le Fatah armé par la Syrie, ainsi que d'autres organisations armées palestiniennes, organisent plus d'une centaine d'incursions contre Israël depuis la Jordanie et le Liban, provoquant des représailles israéliennes23.
  • La guerre des Six Jours de 1967, déclenchée par Israël contre l'Égypte et la Syrie, pour répondre à des concentrations de troupes à la frontière, au blocus duDétroit de Tiran ordonné par Nasser, et la menace d'une invasion24. La Jordanie attaque alors Israël et est vaincue25. La guerre des Six Jours entraîne l'occupation de la Cisjordanie y compris Jérusalem-Est, de la bande de Gaza, de la péninsule du Sinaï et du plateau du Golan. La victoire jugée « miraculeuse » fait naître un courant « messianique et expansionniste » en Israël26 qui bouleverse le mouvement sioniste et que les sociologues ont appelé néosionisme27.
  • Du début 1969 à août 1970, l'Égypte mène le long du canal de Suez une « guerre d'usure » contre les troupes israéliennes retranchés dans la Ligne Bar-Lev.
  • La guerre du Kippour de 1973, déclenchée par l’Égypte et la Syrie pour récupérer leurs territoires occupés en 1967
  • De 1975 à 1982, les organisations palestiniennes utilisent le sud du Liban (« Fatahland ») pour lancer des attaques contre Israël par le biais de commandos ou d'attaques d'artilleries.
  • La guerre du Liban de 1982, déclenchée par Israël pour détruire les bases palestiniennes et expulser les fedayinns du Liban.
  • La guerre menée contre l'occupation israélienne du Liban entre 1982 et 1985 par des organisations palestiniennes et surtout libanaises, en particulier le Hezbollah et avec le soutien de la Syrie et de l'Iran.
  • La guerre menée par le Hezbollah contre la présence militaire qu'Israël maintient au sud-Liban de 1985 à 2000, et contre l'Armée du Liban-Sud, milice libanaise alliée d'Israël. Malgré le maintien d'une contestation sur une zone de 6 km2, dite des fermes de Chebaa, les attaques du Hezbollah diminuent fortement entre 2000et 2006.
  • Une première révolte populaire palestinienne dans les territoires occupés, l'intifada, entre 1988 et 1990 et qui débouchera sur le « Processus de paix »
  • Une seconde révolte dénommée Seconde Intifada ou Intifada Al-Aqsa entre 2001 et 2006.
  • Le conflit israélo-libanais de 2006 contre le Hezbollah et l'armée libanaise.
  • Les différents épisodes de la Guerre de Gaza menée contre le Hamas.

Courants politiques du sionisme[modifier | modifier le code]

Le sionisme rassemble des courants très divers allant de l’extrême droite à l’extrême gauche.

Tous ont en commun la volonté de créer un État juif. Mais ils se sont historiquement divisés sur trois questions fondamentales :

  • Les objectifs territoriaux : Le sionisme vise-t-il à établir un État juif :
  • Les objectifs sociaux : la société que doit créer le sionisme doit-elle être marxiste (Poaley Tzion), sociale-démocrate (Mapaï), libérale (sionistes généraux, Parti révisionniste), voire fasciste (Brit Ha’Birionim) ?
  • La place de la religion : la société que doit créer le sionisme doit-elle être athée (marxiste, cananéens), ouverte sur la religion, mais sans plus (une partie de la gauche et la majorité de la droite) ou religieuse (sionisme religieux) ?

Il y a eu d’autres divergences (l'usage de la force/violence dans la construction de l’État, par exemple), mais ces trois thématiques expliquent les structurations fondamentales des courants sionistes.

À l'époque actuelle, ces différentes thématiques se regroupent en trois grands ensembles au sein de la société israélienne :

  • le post-sionisme, qui veut donner une orientation laïque à l'État d'Israël, normaliser les relations avec les Palestiniens et dans lequel certains voient parfois même une forme d'antisionisme ;
  • le néosionisme, héritier du sionisme révisionniste et du sionisme religieux, qui revendique le caractère purement juif d'Israël, les territoires de l'Israël biblique et le transfert des Palestiniens et des Arabes israéliens vers les autres pays arabes ;
  • ceux qui se définissent comme les héritiers du « sionisme classique » et qui défendent une position située entre les deux précédentes.

Les caractéristiques à la fois du « néosionisme » et du « postsionisme » ne sont pas entièrement étrangères au « sionisme classique » mais elles diffèrent en accentuant des divergences existant déjà au sein du sionisme. Pour Chan & al., « le néosionisme accentue les dimensions messianiques et particularistiques du nationalisme sionisme tandis que le postsionisme accentue ses dimensions universalistes et de normalisation28. »

Extrême-gauche[modifier | modifier le code]

Ce sont le Poale zion gauche et le Hachomer Hatzaïr, qui donneront plus tard le Mapam (en 1948).

Ces deux partis ont été créés avant la Première Guerre mondiale. Le premier se réclame du marxisme, et le second du socialisme populiste russe, avec une forte influence anarchiste.

Ils veulent une société socialiste, sans religion, sont partisans d’un État en Palestine, mais sont relativement souples sur les frontières. Avant 1948, ils ont même envisagé un État mixte judéo-arabe.

La gauche « réformiste »[modifier | modifier le code]

Ce sont l'Achdut Ha'avoda (issu du Poale sion) et le Hapoel Hatzaïr, qui donneront naissance en 1930 au parti socialisteMapaï, renommé ensuite parti travailliste.

Ces deux partis ont été créés avant la Première Guerre mondiale. Le premier se réclame du marxisme, et le second du socialisme populiste russe. Les deux partis d'extrême gauche précédemment cités sont leurs dissidences respectives.

Révolutionnaires à leurs origines, ils évoluent après la Première Guerre mondiale vers le réformisme. Ils veulent une sociétésocial-démocrate. Ce sont des laïcs, mais reconnaissant une place du religieux dans la définition de l’identité juive. Ils sont partisans d’un État en Palestine, mais sont relativement souples sur les frontières. Cette souplesse même a entraîné des évolutions et des débats internes importants sur les questions territoriales :

  • En 1922, Berl Katznelson, l'idéologue du Achdut Ha'avoda s'est fermement opposé à la création de l'émirat hachémite de Transjordanie, qui était ainsi retiré du « Foyer National Juif ».
  • En 1937, lors des débats de la commission Peel sur un éventuel partage de la Palestine entre juifs et arabes, David Ben Gourion a accepté la proposition (non suivie d'effet) d'un État juif sur 15% seulement de la Palestine mandataire, mais a été mis en minorité au sein du Mapaï.
  • En 1947, le Mapaï a accepté le plan de partage de la Palestine mandataire entre un état juif sur 55 % du territoire (mais sans la partie juive de Jérusalem), au côté d'un État palestinien. À la suite du refus palestinien de ce partage, David Ben Gourion a refusé de fixer les frontières de l’État, ouvrant la possibilité de revendications territoriales futures.
  • Après la guerre des Six Jours de 1967, le dirigeant de l'aile gauche du Mapaï (Achdut Ha'avoda) Ygal Allon, a proposé un plan annexant 30 % de la Cisjordanie et une partie de la Bande de Gaza, plan qui ne fut pas officiellement adopté par son parti. Le parti travailliste a cependant fait adopter en 1967 une « loi sur Jérusalem » qui rattachait à la municipalité la partie arabe de la ville, ainsi que certains quartiers et villages avoisinants.
  • en 1985, Shimon Peres, Premier ministre travailliste, a proposé de donner l'essentiel de la Cisjordanie et de la bande de Gaza à une confédération jordano-palestinienne.
  • À l'été 2000, le Premier ministre travailliste Ehud Barak a proposé aux négociations de Camp David avec Yasser Arafat la création d'un État palestinien sur 88-90 % de la Cisjordanie et sur la Bande de Gaza, mais sans la partie arabe de Jérusalem.
  • Pour les élections de 2006, le parti travailliste a proposé un partage de Jérusalem, en attribuant à un futur État palestinien les quartiers arabes de Jérusalem.

Ces évolutions et positions ne sont pas exhaustives.

Le dirigeant le plus connu de la gauche réformiste est David Ben Gourion. On peut aussi citer Shimon Peres ou Yitzhak Rabin.

La droite modérée[modifier | modifier le code]

Ce sont surtout les Sionistes généraux. Le dirigeant historique, jusqu’à la création d’Israël, est Haïm Weizmann.

Ils existent comme courant de pensée depuis la création du sionisme, à la fin du xixe siècle. Theodor Herzl en était proche. Ils ne s'organisent comme parti qu'en 1922.

Les sionistes généraux seront le second groupe fondateur (en importance électorale) du Likoud, en 1973. Ils sont partisans du Libéralisme économique. Ce sont des laïcs, mais accordant une place au religieux dans la définition de l’identité juive. Ils sont partisans d’un État en Palestine, mais sont relativement souples sur les frontières (du moins avant 1967).

La droite nationaliste laïque[modifier | modifier le code]

Il s’agit surtout du Parti révisionniste, créé en 1925, qui donnera naissance en 1948 auHérout. Ce sera le principal groupe fondateur du Likoud, en 1973.

Le dirigeant historique est Vladimir Jabotinsky, auquel succédera Menahem Begin. Les révisionnistes sont partisans du libéralisme économique. Ce sont des laïcs, mais accordant une place au religieux dans la définition de l’identité juive. Ils sont partisans d’un État en Palestine dans les frontières d’Eretz Israël (« Terre d'Israël »). Pendant longtemps, ils ont revendiqué l’annexion de toute la Palestine mandataire, mais aussi de la Jordanie. Cette dernière thématique a été progressivement abandonnée. Mais, parmi les insignes du Betar, leur mouvement de jeunesse, on trouve toujours des représentations de la terre d’Israël incluant la Jordanie.

Depuis la fin des années 1990, ce courant a dû faire face à la croissance démographique arabe et au soulèvement palestinien (Intifada).

La majorité du Likoud a donc accepté de renoncer à une partie de la « Terre d’Israël », pour assurer la majorité juive dans l’État d’Israël.

Les plus modérés se sont ralliés au parti Kadima fin 2005, derrière Ariel Sharon et Ehoud Olmert, les plus nationalistes sont restés au Likoud derrière Benyamin Netanyahou. Mais même chez eux, on note l’abandon du Grand Israël : Netanyhaou a proposé début 2006 d’abandonner 40 % de la Cisjordanie et l’essentiel de la bande de Gaza.

La droite nationaliste religieuse[modifier |