Ils détruisent sciemment votre retraite, vos assurances vie, votre épargne et votre protection sociale (B. Bertez)

Publié le par José Pedro

Projets

 

« Tous les systèmes de prévoyance, toutes les prévoyances en général, sont affectés par la politique suicidaire qui est menée par les gouvernements et les Banques Centrales. Cette politique se définit abstraitement, théoriquement, comme une politique qui vise à détruire la pénalité que l’on inflige au futur par le biais des taux d’intérêt, ou, présentée à l’inverse, c’est une politique qui oblige à donner la préférence au présent au détriment de l’avenir.

Expliquons-nous. Quand vous avez de l’argent, vous avez le choix entre le dépenser tout de suite et attendre. Si vous attendez et mettez cet argent dans le pool national de l’épargne, cet argent peut servir à financer des investissements qui vont accroître la prospérité future, donc à accroitre les richesses disponibles. Comme vous avez sacrifié votre plaisir, votre consommation immédiate, vous être dédommagé par une partie de ce surcroît de richesses futures. Vous touchez une rémunération qui peut s’appeler un intérêt ou un dividende, selon que vous avez prêté votre argent ou que vous avez acheté des actions. Plus votre rémunération future est forte et plus vous allez être tenté de différer votre consommation immédiate, l’attrait de l’épargne augmente quand sa rémunération augmente. A l’inverse, si on vous met les taux d’intérêt à zéro, vous n’avez aucun intérêt à différer votre consommation, vous êtes découragé à épargner. Les taux zéro augmentent la préférence pour le présent en détruisant l’attrait d’une rémunération future.

Les taux zéro détruisent le fond d’épargne d’un pays. On démontre qu’ils détruisent aussi l’investissement productif  et favorisent une utilisation gaspilleuse des capitaux. Nous y reviendrons un jour.

Votre retraite, vos assurances-vie, votre prévoyance en général, constituent une épargne, que l’on vous prélève et qui, à ce titre, réduit votre consommation immédiate. En contrepartie de ce prélèvement, votre institution de prévoyance place les fonds correspondants et en attend une rémunération qui correspond au dédommagement que vous avez subi en différant votre consommation. Si les taux d’intérêt sont à zéro, les dédommagements sont nuls. Vous épargnez en fait à perte, car il ne faut pas oublier que les caisses, quelles qu’elles soient, ont de gros frais, de très gros frais de fonctionnement. Donc, la masse qui leur est confiée est amputée à la fois :

  • de la dérive des prix, et il y a toujours dérive des prix, même si les indices disent le contraire.

     

  • à la fois des frais de gestion de vos caisses et en plus.

  • car, c’est souvent le cas, des erreurs de gestion de ces caisses.

La masse que vous leur confiez se réduit comme peau de chagrin ! Les retraites et mensualités que l’on vous verse quand vous y avez droit sont calculées en tenant compte d’une rentabilité des placements de la Caisse. On fait les calculs mathématiques comme si la masse rapportait quelque chose, souvent on impute des taux, on espère des taux de 3 à 5%. Mais si, en réalité, il n’y a pas de rendement réel, alors la caisse distribue de l’argent fictif. Elle s’appauvrit et mange son fond de réserve.  Et alors on vous dit : c’est la pyramide des âges, vous vivez trop vieux. C’est ce qui se passe dans la plupart des pays. Alors on fait cotiser plus, on baisse les retraites en vous faisant croire que c’est de votre faute.

En fait, par les taux zéro, les Banques Centrales et l’Etat confisquent une partie de votre prévoyance. Au profit de qui ? Pas de l’économie réelle, pas de l’emploi, car il n’y a pas d’investissements, non, au profit des usuriers, c’est à dire des créanciers qui ont prêté des capitaux aux gouvernements et des gros emprunteurs, les Très Grandes Banques, les très Grosses Entreprises qui se financent avec votre argent gratuit sans vous dédommager. Et dont les dirigeants se versent des salaires par millions ou dizaines de millions.