Pourquoi la Russie renforce-t-elle sa présence, en Méditerranée?

Publié le par José Pedro

Pourquoi la Russie renforce-t-elle sa présence, en Méditerranée?Pourquoi la Russie renforce-t-elle sa présence, en Méditerranée?

 
L'accord donné, par Damas, au renforcement militaire de la Russie, en Méditerranée,  s'inscrit dans le cadre de la volonté de préserver les rapports de force, dans la région, face au régime sioniste, et de s'assurer de l'attachement de Moscou au droit  international", a affirmé un expert en droit international.
 

"Les relations de la Russie avec ses alliés sont basées sur le droit international et le respect mutuel entre les peuples, tandis que la principale différence entre les gouvernements russe et américain réside dans cet attachement au droit international", a affirmé au journaliste de Farsnews, Neim Aqbiq, expert en droit international, pour ce qui est de la décision de Moscou de rénover son centre de maintenance naval de Tartous et de le transformer en base militaire.

 

"Lors du renforcement de leur présence militaire, en Méditerranée, les autorités de Moscou prendront en considération le droit international. La Russie est l'un des pays les plus attachés aux lois internationales; c'est pourquoi Bachar al-Assad, le Président syrien, a donné son accord au renforcement militaire de la Russie, en Méditerranée,  dans le sens de la préservation des rapports de force, dans la région, et cela, conformément au droit international", a précisé,  Neim Aqbiq, avant d'ajouter :

 

«La demande de Bachar al-Assad à la Russie de renforcer sa présence militaire témoigne de sa profonde compréhension et conviction de préserver la souveraineté de la Syrie. Tenant compte de l'agression de l'Arabie contre le Yémen, on s'inquiète de l'aggravation de la situation, dans la région, ce qui évoque l'éventualité d'une confrontation directe avec l'ennemi principal qu'est Israël. Par conséquent, rétablir les rapports de force, avant toute confrontation avec l'ennemi sioniste et ses protecteurs, notamment, les Etats-Unis, est essentiel».

 

Jeudi, Bachar al-Assad  a annoncé que Damas est prêt à autoriser la Russie à transformer son centre de maintenance naval de Tartous en une base militaire, en Méditerranée orientale.

 

Le ministre saoudien des A.E a fustigé la position de la Russie, en Syrie, et le refus de Moscou de lâcher "Assad". Saoud al-Fayçal, qui s'exprimait, au cours de la cérémonie de clôture du 26ème Sommet arabe, a accusé Poutine "d'armer Assad" et empêcher, de la sorte, la victoire des Takfiris!! Il répondait au message de Poutine, au Sommet, lequel message demande aux Arabes de régler leurs problèmes, via le dialogue. "Poutine parle des problèmes du Moyen-Orient, comme s'il n'était pas, lui même, impliqué, dans ces problèmes. Le cas syrien est exemplaire !! Le régime russe arme le régime syrien, et parle de la solution politique, en Syrie, alors qu'il continue à armer Damas". Poutine avait appelé à une solution des crises, en Syrie, en Libye et au Yémen, et ce, en prélude à la lutte efficace contre le terrorisme.

 

 

L'envoyé spécial du président russe, pour le Moyen-Orient, Mikhaïl Bogdanov, a déclaré que les parties en conflit, au Yémen, ont demandé l’aide de la Russie, pour résoudre la crise sévissant dans ce pays.

 

Selon la chaîne Al-Alam, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, a affirmé que Moscou soutenait l’arrêt des actions militaires, au Yémen. «La Russie a établi des contacts avec toutes les parties yéménites, dont le Président démissionnaire, Abd Rabbo Mansour Hadi, l’ancien Président Ali Abdallah Saleh, et le mouvement Ansarallah», a dit l’envoyé spécial du président russe, pour le Moyen-Orient, avant d’ajouter : «Toutes ces parties nous demandent de les aider à résoudre leur conflit, c’est pourquoi nous consultons d’autres pays arabes, nos partenaires occidentaux et l’Iran, sur ce sujet». "La position de la Russie, a-t-il rappelé, se résume à la prévention de l’aggravation de la crise, au Yémen, et à la mise en application d’un cessez-le-feu par toutes les parties concernées". Mikhaïl Bogdanov a averti que le conflit, au Yémen, pourrait aboutir, à la dislocation de ce pays, tout comme la Libye et la Syrie.

 

«La Russie s’oppose à toute ingérence, dans les affaires intérieures des pays souverains, et tout en insistant sur l’impératif de l’arrêt des bombardements, des attaques bilatérales et l’usage de la force, elle demande à tous de s’assoir à la table des négociations, en vue d’accéder à un cessez-le-feu».

 

 

Un haut membre du mouvement Ansarallah s’est dit stupéfait des positions ambivalentes des pays arabes, vis-à-vis du président syrien et du président démissionnaire du Yémen.

 

Dans un entretien avec la chaîne Al-Alam, Muhammad Al-Bakhiti, membre du bureau politique du mouvement Ansarallah, au Yémen, a souligné que les positions adoptées par les régimes arabes, en soutien au Président démissionnaire, Abd Rabbo Mansour Hadi, et contre le Président syrien, Bachar al-Assad, s’avéraient surprenantes. «Dans une position contradictoire, les régimes arabes s’efforcent d’imposer Mansour Hadi aux Yéménites, comme leur Président, et ce, alors que ce dernier ne dispose pas de soutien populaire et de légitimité, dans ce pays.

 

Cependant, ces mêmes pays tentent de renverser Bachar al-Assad, qui est populaire et qui bénéficie d’une grande autorité, en Syrie», a affirmé Muhammad al-Bakhiti. Ce haut responsable du mouvement Ansarallah a réitéré que la différence entre Abd Rabbo Mansour Hadi et Bachar al-Assad résidait dans le fait que le président démissionnaire yéménite obéissait aux ordres des Etats-Unis et que Bachar al-Assad était un homme résistant et opposant aux politiques des Etats-Unis, dans la région.

 

En ce qui concerne l’offensive de l’Arabie saoudite contre le Yémen, soutenue par certains pays, il a déclaré : «Si les pays agresseurs ne révisent pas leur politique, Ansarallah entrera, avec force, sur la scène, et ces pays-là seront tenus comme responsables de la situation prévalant au Yémen».

 

 

La Ligue arabe annonce la formation d'une force régionale

 
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil el Arabi. Les Etats membres de la Ligue arabe réunis à Charm el Cheikh, en Egypte, pour le sommet annuel de l'organisation ont annoncé dimanche la création d'une force unifiée susceptible d'intervenir dans les conflits qui menacent la région, comme en Syrie, en Libye ou au Yémen, où l'Arabie saoudite et l'Iran s'affrontent indirectement. /Photo prise le 29 mars 2015/REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

CHARM EL CHEIKH, Egypte -  Les Etats membres de la Ligue arabe réunis à Charm el Cheikh, en Egypte, pour le sommet annuel de l'organisation ont annoncé dimanche la création d'une force unifiée susceptible d'intervenir dans les conflits qui menacent la région, comme en Syrie, en Libye ou au Yémen, où l'Arabie saoudite et l'Iran s'affrontent indirectement.

La mise au point du mécanisme et de la logistique d'une force unifiée arabe, idée qui émane du président égyptien Abdel Fattah al Sissi, pourrait prendre des mois. Les expériences de ce genre n'ont pas donné de résultats concrets par le passé dans le monde arabe, connu pour ses dissensions.

Dans leur communiqué final, les Etats membres de la Ligue promettent de "prendre les mesures nécessaires à la création d'une force arabe" à même d'intervenir dans des conflits tels que celui du Yémen, où une coalition de dix pays formée à l'initiative de l'Arabie saoudite mène des raids aériens depuis jeudi matin contre les rebelles Houthis.

Les miliciens chiites soutenus par l'Iran, qui ont pris Sanaa en septembre, menacent désormais Aden, la grande ville portuaire du Sud.

Le président égyptien Sissi a quant à lui réclamé à plusieurs reprises une action concertée des pays arabes et occidentaux en Libye, face à la menace posée par les groupes islamistes armés actifs dans ce pays et ailleurs.

Il a ordonné à la mi-février des frappes aériennes en Libye après la décapitation par des djihadistes de l'Etat islamique (EI) de 21 chrétiens coptes égyptiens.