Les Primaires que Sarkozy ne voulaient à aucun prix!

Publié le par José Pedro

Nicolas Sarkozy au siège de l'UMP, le 29 mars. | Jean-Luc Luyssen pour Le Monde

Il n’en voulait pas, en disait le plus grand mal et a tout fait pour l’éviter. Il s’y est pourtant résigné sous la pression de ses concurrents. Nicolas Sarkozy a accepté l’organisation d’une primaire ouverte pour désigner le candidat de la droite à la présidentielle de 2017. Celui qui jugeait devoir bénéficier d’un traitement de faveur en tant qu’ancien chef de l’Etat s’est finalement plié aux exigences de ses rivaux – Alain Juppé et François Fillon en tête – qui demandaient depuis plusieurs...

Bayrou entre en guerre ouverte contre Sarkozy pour combien de Temps? Les contacts avec Sarkozy, font qu'il reviendra à la neutralité.

François Bayrou cherche à maintenir son espace politique. Alors que Nicolas Sarkozy est engagé dans une stratégie offensive de rapprochement avec le centre, le président du MoDem entre en guerre ouverte contre le président de l’UMP et se met clairement sur sa route, comme en 2007 et 2012. « Le responsable de la victoire de la gauche en 2012, il porte un nom, il s’appelle Nicolas Sarkozy », déclare-t-il dans l’hebdomadaire Le Point.

Le centriste laisse entendre qu’il pourra concourir à la présidentielle de 2017 face à l’ancien chef de l’Etat, si Alain Juppé perd la primaire à droite, prévue les 20 et 27 novembre 2016. « Si Juppé ne l’emporte pas, je serai dans la situation que j’ai construite depuis longtemps : je serai libre, affirme-t-il. Si sur la table, le jour du vote en 2017, on trouvait seulement les bulletins de vote Hollande, Sarkozy et Le Pen, des millions de Français n’auraient pas le bulletin qui représente leur opinion. » Et d’ajouter : « Nicolas Sarkozy a l’habitude que tout le monde plie devant lui et se range, voire se couche. Ce n’est pas ma nature. »

RÉACTIVER L’ALTERNATIVE

Outre son soutien à Alain Juppé, le principal rival à droite de Nicolas Sarkozy, François Bayrou appelle explicitement à une réactivation de L’Alternative, l’alliance qu’il avait forgée à l’automne 2013, avec Jean-Louis Borloo, entre l’UDI et le MoDem, pour contrer la « tentation naturelle du centre de courir vers son puissant voisin et allié » qu’est l’UMP.

L’alliance globale conclue entre l’UMP et l’UDI pour les élections départementales fin mars, a permis à la droite de gagner l’élection à l’échelle nationale avec 26,02 % des suffrages. Des membres du MoDem ont également passé des accords locaux avec l’UDI-UMP pour ce scrutin.

« L’Alternative, lors des européennes [de mai 2014], avait obtenu un score et un nombre d’élus importants [10 % des voix, 7 sièges]. Cela se refera, je n’ai aucun doute sur ce point, déclare-t-il ainsi à l’hebdomadaire. Il n’y a qu’une seule majorité possible pour redresser ce pays, c’est ce que j’appelle l’arc central : une majorité capable de réformes et de rassemblement, qui va du centre-gauche au centre-droit. »

Ces annonces de M. Bayrou interviennent aussi alors que Nicolas Sarkozy cherche à faire de l’UMP sa machine de guerre pour gagner la primaire à droite en 2016, avec un plan de bataille précis, comme le renouvellement des cadres locaux pour disposer de fidèles partout sur le territoire ou une vaste campagne de recrutement de militants. Les mots d'ordres circulent et déjà un sondage annonce 59% des votants pour Sarkozy en tenant compte d'un électorat étendu. Si Bayrou veut avoir des députés MoDem, il n'a pas tellement le choix, même en faisant semblant pour faire monter les enchères.

Ainsi, quoi qu’il advienne d’Alain Juppé face à ce rouleau compresseur, M. Bayrou pourrait vouloir être jusqu’au bout l’épine dans le pied de l’ancien chef de l’Etat, avec qui il entretient une inimitié depuis qu’il a appelé à voter pour François Hollande au second tour de la présidentielle en 2012, mais en réalité, la crise s'est déjà apaisée.

Juppé n'aura donc qu'un seul choix, celui de se présenter seul face aux Français, sans parti Politique attitré, à la DE GAULLE.

Il y aura pléthore de candidature à Droite, et également à Gauche, mais il faudra être dans les deux premiers. Une seule chose est possible, faire chuter Nicolas par les affaires, et les Juges doivent se décider à lever le doute. Il semblerait que du nouveau apparaisse dans l'affaire Ziad Takieddine, sur le financement de la campagne de 2007.