PMA : Deux lesbiennes n’aiment pas la couleur de leur fille. Elles portent plainte contre la Banque du Sperme

Publié le par José Pedro

PMA : Deux lesbiennes n’aiment pas la couleur de leur fille. Elles portent plainte

  28 Avril 2015
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PMA : Deux lesbiennes n’aiment pas la couleur de leur fille. Elles portent plainte

C'est la dernière histoire gaie. Elle se passe aux États-Unis, notre modèle de toujours. Jennifer et Amanda, deux lesbiennes qui ont acquis à la Midwest Sperm Bank une petite giclée du donneur 380, soit « un homme blanc aux yeux bleus », se sont retrouvées mère et mère d’une jolie petite Payton café au lait et cheveux crépus.

Les PDs comme les Lesbiennes, Dieu les a condamné en sachant l'avenir, je ne suis pas Dieu et je ne les condamne pas. Mais pour ces faits il a détruit Sodome et Gomorrhe, deux villes mythiques, de la Bible. Dieu avait certainement ses raisons. Il se trouve que parmi elles, les couples hétéros s'y retrouvent mieux, car ils retrouvent des aspects d'eux-mêmes et de ce qu'ils étaient. Malheureusement pour ces femmes et surtout pour l'enfant, elles ont l'impression d'élever l'enfant d'un autre, comme un petit chien dont l'origine ne vient pas d'elles. Bien entendu les médecins qui gagnent beaucoup d'argent, les mères porteuses qui se vendent, les banques qui ramassent l'oseille et les politiciens qui racolent, l'Eglise qui baptise, et le conseil de l'éthique qui valide, Monsanto qui vend ses Bébé ogm, ne sont pas responsables de cette situation.

 

Argh ! Damned !

Certes, elles ont beau vivre à Uniontown, dans l’Ohio, elles ne souhaitent pas frayer avec n’importe qui. Bien sûr, elles aiment leur petite Payton, mais comme dit Jennifer : « Il est difficile d’élever une enfant noire dans une communauté blanche et conservatrice. »

 

Alors elles poursuivent en justice la Midwest Sperm Bank.

 

L’affaire est complexe. Au cinquième mois de grossesse, Jennifer veut acheter un petit frère pour Payton. Elle appelle la banque et passe commande : ce sera du 380, 100 % blanc, 100 % blond, et qui « ressemble à sa compagne ». Et là, horreur et putréfaction, on découvre la méprise : Jennifer a été inséminée avec du 330. Un Afro-Américain.

 

Mettez-vous à sa place : vous achetez Shalimar de Guerlain et on vous refourgue du Shalipette de Tati. Vous seriez très colère vous aussi. Bref, les deux mamans réclament à la banque du sperme 50.000 dollars de dommages et intérêts car, dans leur bourgade du Midwest « peuplée à 98 % par des Blancs », elles « craignent l’intolérance ».

 

Admettons que Jennifer et Amanda obtiennent gain de cause, imagine-t-on alors ce qu’une telle jurisprudence pourrait entraîner ? En effet, à quel titre refuser aux hétérosexuels ce qu’on accorderait aux homos ?

 

Un exemple : Marcel Cachepot et Diala Zouzou s’aiment d’un grand amour multiculturel qu’ils concrétisent par la naissance d’un petit Johnny-Madiba. Selon les lois de Mendel, de l’hérédité biologique et des caractères récessifs, madame Zouzou sort un joli bambin aux yeux clairs et la peau itou. Puis vient le jour où M. Cachepot et Mme Zouzou divorcent. Qu’est-ce qui empêche alors cette femme à la peau du plus beau noir de réclamer des dommages et intérêts en plus de la pension alimentaire, cela au motif qu’il serait « difficile d’élever une enfant blanche dans une communauté noire et conservatrice » ? Et en suivant cette pente glissante où la tyrannie du« droit à » et de l’égalité nous entraîne, pourquoi ne pas imaginer, demain, l’inscription dans les contrats de mariage d’une obligation de métissage des caractères génétiques ?

 

En Espagne, où les « dons » rémunérés (sic !) se multiplient pour cause de chômage, un donneur de sperme peut obtenir 50 euros par prestation, une femme 1.000 euros pour un don d’ovocyte, mais le boulot n’est pas le même, si je puis me permettre l’expression. Aux USA, si le monsieur est diplômé et bien musclé, il peut obtenir jusqu’à 3.000 dollars. Là-bas, le pays est divisé en zones et « un donneur ne peut engendrer “que” 25 enfants pour 800.000 habitants de sa zone ». Bien sûr, on peut encore trouver des donneurs de sperme à l’ancienne, procréation bio garantie, mais alors il faut accepter de coucher avec le donneur. Et puis il y a « le don de sperme sauvage ». Ce sont les gars qui font don de leur personne, vite fait bien fait : « Bonjour Monsieur, bonjour Madame, passez-moi la seringue, c’est par où, la salle de bains ? »

 

Dans un article du Monde paru fin 2013, un Canadien « donneur vocationnel »(c’est lui qui se nomme ainsi) se confesse : en trois ans de branlette, il a engendré 41 enfants « dont 38 issus de dons sauvages »« Je chéris ma vocation de donneur et je n’ai pas eu de relation sexuelle depuis le 11 avril 2008 », dit-il. Et quand on lui demande « Pourquoi un tel dévouement ? », il répond : « L’idée de rendre utile un sperme de bonne qualité et d’avoir de nombreux descendants portant mon code génétique me plaît et me rend fier. »

 

Question : si le petit a la bonne couleur de peau et de cheveux mais qu’il est con comme un balai, a-t-on droit, aussi, à une indemnité ?

 

 

Sources :

Canada : Un couple de femmes poursuit une banque du sperme car le donneur était schizophrène

 

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Canada : Un couple de femmes poursuit une banque du sperme car le donneur était schizophrène

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Angela Collins et Margaret Elizabeth Hanson pensaient avoir opté pour un donneur masculin très éduqué et intelligent avec un « historique médical impressionnant » quand elles le sélectionnèrent dans une banque du sperme basée aux USA pour fonder une famille.

Ce n’est que plusieurs années après la naissance de leur fils que le couple de Port Hope, Ontario, a découvert à sa grande stupeur qu’elles n’avaient pas été informées que leur donneur était en fait un schizophrène qui avait quitté l’université et qui possédait un casier judiciaire, allèguent-elles dans une plainte déposée devant un tribunal de Géorgie la semaine dernière.

Le couple cherche maintenant des dommages-intérêts pour la douleur, la souffrance et les pertes financières alors qu’elles stipulent que Xytex Corp. s’était engagé dans des pratiques frauduleuses, de fausse déclaration, et de la négligence, parmi d’autres revendications. (…)

Collins et Hanson ont déposé la plainte pour aider à la gestion des comptes dans l’industrie, afin de prévenir une situation similaire pour les autres, et d’établir un « fonds de suivi médical »pour leur enfant parce qu’il a un risque accru de développer la maladie de la schizophrénie. (…)

Xytex dit qu’elle « nie absolument toute affirmation concernant le manque de respect des normes les plus élevées pour les tests. »

« Xytex examine et enquête sur les allégations affirmées, » a dit l’entreprise dans un communiqué. « Les bénéficiaires ont accès à une liste exhaustive des maladies génétiques et infectieuses pour lesquelles les échantillons donnés sont testés. »

Aucune des allégations contenues dans la déclaration n’ont été prouvées au tribunal. (…)

Source: CTV News, le 6 Avril 2015