Que Diable :Le Pape François met en garde que le Grand Collisionneur de Hadrons pourrait ‘Ouvrir les portes de l’Enfer’

Publié le par José Pedro

Le Pape François met en garde que le Grand Collisionneur de Hadrons pourrait ‘Ouvrir les portes de l’Enfer’

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Ce matin, le Pape François a imploré la communauté scientifique d’arrêter ses opérations avec le Grand Collisionneur de Hadrons (LHC) dans une annonce officielle publiée par le Vatican tandis que les scientifiques espèrent faire des expériences afin de connecter notre monde avec un univers parallèle la semaine prochaine.

La critique du pape intervient quelques jours après que des scientifiques du CERN, à Genève, en Suisse, ont révélé qu’ils prévoyaient cette semaine de pousser ‘l’écraseur d’atomes’ du LHC jusqu’à ses derniers retranchements énergétiques les plus élevés dans le but de détecter (ou même d’invoquer) des trous noirs miniatures et éventuellement « ouvrir une brèche dans la fabrique de l’espace-temps ».

Un autre sceptique du projet n’est autre que l’honorable physicien Stephen Hawking qui a récemment averti que la fin du monde pourrait être déclenchée par l’insaisissable «particule de Dieu».

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Le Pape François a averti la communauté scientifique d’arrêter de tester « les limites de Dieu » suite à l’annonce de la réactivation du LHC.

Le pape était visiblement très désemparé alors qu’il s’adressait à une foule de dizaines de milliers de fidèles présents sur la Place Saint-Pierre à l’occasion d’un de ses plus longs discours à ce jour.

« Mes frères chrétiens, nous vivons dans une époque désespérée. », dit-il à la foule. « La science est sur le point de tester les limites de Dieu et de sa création. Dieu a imposé les limites entre le monde des vivants et le monde des morts. Ces scientifiques sont-ils sur le point d’ouvrir les portes de l’Enfer? » Demanda-t-il à ses disciples, visiblement ébranlé. « Sommes-nous au seuil des jours maléfiques dont la Bible fait allusion? Est-ce que les hordes de démons qui rôdent dans les fosses de l’enfer sont sur le point de déferler massivement dans notre monde? Il faut méditer quant à ces questions avant de permettre aux scientifiques de procéder à de telles expériences » expliqua t-il.

En Octobre dernier, plus de 400 des meilleurs physiciens ont signé une pétition avertissant que le potentiel de Higgs pourrait devenir instable avec des énergies supérieures à 100 milliards de giga-électron-volts (GeV) et ont demandé aux gouvernements de maintenir les expériences sous ce niveau.

Express.co.uk / WNDR, le 20 Mars 2015

 

L'accélérateur de particules, le LHC, reprend du service

CERNL'accélérateur de particules (LHC) du CERN, qui avait permis la découverte du Boson de Higgs en 2012, a été remis en service dimanche après deux années de renouvellement des équipements.

Le grand collisionneur de hadrons (LHC)au CERN, à Genève. (Photo d'illustration)

Le grand collisionneur de hadrons (LHC)au CERN, à Genève. (Photo d'illustration)Image: Keystone

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Cette remise en service du grand collisionneur de hadrons (LHC) a été couverte en direct sur le blog du Centre européen de recherche nucléaire. L'un des deux rayons a parcouru la totalité de l'anneau de 27 kilomètres formant l'accélérateur.

Les travaux d'équipement effectués depuis deux ans devraient permettre de nouvelles découvertes scientifiques, toutefois celles-ci ne sont pas attendues avant le milieu de l'année 2016.(ats/Newsnet)

(Créé: 05.04.2015, 15h00)

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Le LHC est arrêté depuis deux ans pour une révision et une adaptation.

Le LHC est arrêté depuis deux ans pour une révision et une adaptation.Image: Archives/Keystone

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Le problème qui retardait le redémarrage du grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN, a été résolu, selon un communiqué publié le mardi 31 mars par le laboratoire européen de physique nucléaire.

Le fragment de métal, coincé dans une connexion et créant un court-circuit, a été désagrégé par les physiciens de l'organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN).

Des tests doivent encore été menés pour vérifier le courant électrique sur tous les circuits, ajoute le CERN, qui promet que le LHC, qui est le plus grand accélérateur de particules au monde, soit prêt à fonctionner dans les prochains jours.

Une panne due à un court-circuit

Le 21 mars dernier, un court-circuit était intervenu au sein du LHC, ce qui a obligé les responsables du CERN à repousser son redémarrage. L'incident s'était produit dans l'un des circuits des aimants.

Le LHC est arrêté depuis deux ans pour une révision et une adaptation. Son redémarrage, étalé sur plusieurs phases, a été lancé, avant d'être suspendu à cause du court-circuit.

Lors de la reprise, prévue prochainement, la machine, un anneau creusé sous terre à cheval sur la frontière franco-suisse près de Genève, doit atteindre son plein potentiel. L'énergie des collisions entre protons atteindra 13 TeV (tera-électron-volts), soit près du double de l'énergie produite lors de la première phase d'exploitation.

Le complexe comprend un tunnel en forme d'anneau de 27 kilomètres, dans lequel s'entrechoquent des milliards de protons qui éclatent en toutes sortes de particules.

Les chercheurs impatients

Le redémarrage du LHC provoque une grande excitation au sein de la communauté scientifique. L'accélérateur a déjà permis, lors de sa première phase d'exploitation, de confirmer l'existence du boson de Higgs. Les chercheurs espèrent percer d'autres mystères de l'univers lors de la deuxième phase d'exploitation de cette machine unique.

Le boson de Higgs est considéré par les physiciens comme la clef de voûte de la structure fondamentale de la matière, la particule élémentaire qui donne leur masse à nombre d'autres, selon la théorie dite du «Modèle standard».

 

(afp/Newsnet)

(Créé: 01.04.2015, 10h50)

Les articles précédents sont issus d'une entrevue du Pape François informelle avec les scientifiques du CERN comme le montre cet article :

 

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PAPAUTÉ Samedi 27 septembre 2014
 

«Ce qui distingue Benoît XVI et François»

Par Rolf Heuer

Benoît XVI est plutôt théoricien, alors que «François est expérimentateur, comme moi», souligne Rolf Heuer. (Reuters)

Benoît XVI est plutôt théoricien, alors que «François est expérimentateur, comme moi», souligne Rolf Heuer. (Reuters)

Dans le cadre de son mandat à la tête du CERN, Rolf Heuer s’est entretenu avec les deux papes qui se sont succédé au Vatican. Pour «Le Temps», il compare les deux tempéraments

Durant mon mandat de directeur général du CERN, j’ai eu l’occasion de rencontrer deux papes, ce qui surprend souvent. Mais qu’y a-t-il de surprenant à cela? La science et la religion se rejoignent parfois. C’est particulièrement vrai pour la physique fondamentale, qui s’interroge sur l’évolution de l’Univers et son ultime destinée.

Les relations entre science et religion ont connu des hauts et des bas dans l’histoire. Inutile de vous rappeler, par exemple, que l’Eglise a mis beaucoup de temps à accepter les travaux de Galilée. Ce qui n’empêche pas que certains de nos scientifiques les plus estimés, comme Georges Lemaître, dont les travaux constituent le fondement de la théorie du Big Bang, ou Isaac Newton, ont réussi à concilier leur foi avec la science.

Personnellement, je ne pense pas qu’un dialogue entre science et religion consiste à déterminer qui des deux est dans le vrai. Si la science se veut universelle, elle doit pouvoir parler à chacun d’entre nous, quelles que soient ses croyances religieuses. Nous avons besoin de nous comprendre pour pouvoir discuter d’évolution et de destin.

Qu’en est-il alors de mes entretiens avec les papes Benoît XVI et François? Tous deux m’ont grandement impressionné par leur ouverture d’esprit et leur intérêt pour la science. Nos conversations m’ont convaincu qu’un dialogue est possible, que les scientifiques ne devraient pas hésiter à s’intéresser aux religions du monde, et réciproquement. J’ai rencontré le pape Benoît XVI au Vatican en 2010, et il me semble que, s’il avait été physicien, il aurait été théoricien. En effet, il existe deux branches en physique, la théorique et l’expérimentale. Les théoriciens appréhendent la physique par la pensée pure plutôt que par la pratique. Ils cherchent à établir des liens, et, lors de notre brève discussion, Benoît XVI s’est montré passionné par la recherche de points de convergence entre foi et rationalité. Je connais de nombreuses personnes qui concilient foi et rationalité, mais j’ai été frappé par l’importance que ce pape accorde à la relation entre la foi et la raison et par le rôle qu’il attribue à la philosophie dans ce contexte.

Si Benoît XVI était un théoricien, le pape François, que j’ai rencontré en juin dernier, serait plutôt un expérimentateur, comme moi. Les expérimentateurs cherchent à donner un sens aux structures qu’ils observent. Au CERN, il s’agit des traces que les particules laissent derrière elles lors de leur bref passage à travers nos détecteurs. C’est ainsi que l’on peut valider ou invalider expérimentalement des théories comme, par exemple, avec la découverte du boson de Higgs.

Tout comme les expérimentateurs, le pape François cherche à établir un lien avec la réalité et, tout comme eux, il met parfois en évidence des phénomènes qui doivent être théorisés, c’est-à-dire intégrés dans une théorie de valeur générale. Pour le pape François, il s’agit aussi de donner un sens aux structures présentes dans le langage, le sens des mots. Lorsque le pape parle de l’origine de l’Univers, a-t-il la même chose à l’esprit que le directeur général du CERN? A priori, non, bien sûr. A priori, mais nous avons eu néanmoins une discussion très intéressante à ce sujet.

Susciter le dialogue entre science, philosophie et religion était l’une de mes ambitions en tant que directeur général du CERN, et c’est dans cet esprit que je me suis entretenu avec les deux papes. Ces derniers m’ont conforté dans le souhait d’organiser une série de conférences avec des scientifiques, des philosophes et des théologiens de tous horizons et m’ont spontanément proposé l’aide de l’Académie pontificale des sciences, ainsi que des scientifiques de différentes confessions qui la composent. En outre, le CERN s’est associé avec l’institution britannique Wilton Park, une institution spécialisée dans ce type d’exercice délicat et dont la devise est «Utiliser la force du dialogue». D’après le succès de ces conférences, c’est un message auquel croient aussi les principaux autres chefs religieux de ce monde.

Je voudrais conclure par une anecdote rapportée par un de mes prédécesseurs, Herwig Schopper, directeur général au moment de la visite au CERN d’un autre pape, Jean Paul II, en 1982. Lorsque Her­wig Schopper a montré l’endroit où les particules d’antimatière étaient créées, le pape l’aurait interrompu en s’exclamant: «Non, c’est là qu’elles sont produites. La création, c’est mon domaine.» C’était, bien entendu, une remarque pertinente. Les voies du langage sont subtiles, assurément.

Wilton Park: https://www.wiltonpark.org.uk