Sauve qui peut : L’Autriche va quitter l’Union européenne, comme la Grèce et d'autres!, elle ne garantit plus les dépôts bancaires

Publié le par José Pedro

L’Autriche songe à quitter l’Union européenne et ne garantit plus les dépôts bancaires, cela va faire tache d'huile!
 
 
 
ImageLe 7 janvier 2015, le ministère de l’Intérieur autrichien a accepté le principe de l’initiative populaire (Volksbegehren) optant pour la sortie de l’UE.

Les Autrichiens, déçus de l’Europe, songe à une Autriche libre, indépendante et neutre.

L’initiative populaire est le moyen le plus puissant de la démocratie directe encore aux mains de la population autrichienne.

Dans un premier temps, le ministère et la Cour constitutionnelle refusèrent les presque dix mille signatures dûment validées demandant ce vote. Dans un second temps (à nouveau dix mille signatures, donc en tout vingt mille signatures) ils ne purent plus refuser.
 




Ainsi, pendant 8 jours, entre le 24 juin et le 1er juillet 2015, les Autrichiens pourront s’inscrire sur les listes officielles dans leur commune ou mairie pour exprimer officiellement, par leur signature, leur volonté de quitter l’UE.

Voici le texte officiel de l’initiative en faveur de la sortie de l’UE (extrait) :

Presque toutes les promesses faites avant l’adhésion à l’UE il y a 20 ans et ayant mené au «oui» à l’adhésion n’ont pas été tenues :
 
  • Au lieu de la croissance, nous avons assisté à une détérioration dans presque tous les domaines : chômage, surendettement, pouvoir d’achat pour la grande majorité de la population.
  • Le taux de criminalité a progressé (au lieu d’apporter plus de bonheur aux peuples).
  • Les petites exploitations agricoles continuent de disparaître.
  • L’environnement s’est détérioré.
  • Les décisions prises au niveau de l’UE sont très souvent dictées par les entreprises internationales de la pharmaceutique, de l’énergie nucléaire et du génie génétique, ainsi que des multinationales agroalimentaires qui ne laissent aucune chance à un approvisionnement local et régional favorable aux classes moyennes.
  • La politique de paix est particulièrement mise en danger suite à notre appartenance à l’UE.
  • Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est de plus en plus contrarié, or il est le fondement de la paix et la liberté.
  • La participation aux sanctions économiques contre la Russie est incompatible avec la neutralité perpétuelle ancrée dans la législation autrichienne.
 
 




« Nous voulons de nouveau vivre dans un pays libre et neutre sans être une «colonie» de Bruxelles et de Washington. Nous ne voulons surtout pas être entraînés dans des conflits à l’étranger qui ne nous regardent en rien et représentent un réel danger pour la paix. Stoppons de telles exigences dès le début, sinon il sera trop tard » ajoute le texte.
 
  • Seul le fait de quitter l’UE nous permettra d’échapper aux fameux accords transatlantiques de libre échange entre l’UE et les Etats-Unis (TTIP) et le Canada (CETA).
  • L’Autriche ne récupère qu’une petite part des milliards d’euros annuels servant à la «promotion» de l’UE. Du fait de ces paiements annuels dus à l’UE, nous sommes un contributeur net depuis 20 ans.
  • L’Autriche n’a même pas le «droit» de codécision pour l’utilisation de cet argent.
  • En fin de compte, le fait d’être membre de l’UE est depuis 20 ans une affaire à perte pour l’Autriche pour avoir entraîné la diminution des prestations sociales et des investissements étatiques en faveur de la population.
  • En cas de sortie de l’UE, l’Autriche n’économiserait pas seulement ses paiements annuels en tant que contributeur net mais également les paiements pour les divers «fonds de sauvetage pour l’euro».
  • Les obligations de dépôts à hauteur de milliards pour le Mécanisme européen de stabilité (MES) et les énormes garanties pour le Fonds européen de stabilité financière (FESF) seraient supprimées.
  • L’Autriche pourrait réintroduire sa propre monnaie et mener une politique monétaire servant tout d’abord son économie nationale.

L’objectif de cette initiative populaire est parfaitement démocratique, et personne n’a de raisons de s’y soustraire, et le retrait de la République autrichienne de l’Union européenne évitera davantage de dommage à la population.

Celle-ci la ressent comme un instrument centralisé, paralysant, mettant le pays sous tutelle, présentant des aspects toujours plus dictatoriaux, et nullement prometteur.

Les petits pays indépendants offrent beaucoup plus de chances pour une économie et une vie respectueuse de la nature et durable qui profitera aux générations futures.
Ce texte a été remis personnellement au ministère de l’Intérieur à Vienne le 17 décembre 2014

Source: WEGWARTE, 25e année, no 2, avril 2015, Mitteilungen der Initiative Heimat & Umwelt

Sortie de l’UE garantie par l’art. 50 du Traité de l’Union Européenne (1) :
 
  1. Tout Etat membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.
  1. L’Etat membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet Etat un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.
  1. Les traités cessent d’être applicables à l’Etat concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’Etat membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.


© Alain Leger pour Dreuz.info.

(1) diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/swf/carte.swf

Source : http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=4584
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Le gouvernement autrichien ne garantit plus les dépôts bancaires

 
 
 
 
Le gouvernement autrichien ne garantit plus les dépôts bancaires

Mark O’Byrne, contributeur de 24hgold. 

Pas de panique ! Mais à quand les banques françaises ?

« Il n’y a que très peu de chances qu’une banque majeure soit couverte correctement, et dans l’éventualité de faillites de banques concurrentes, une majorité des épargnants pourraient se retrouver sans le sou ». 
 
L’Autriche est sur le point de révoquer la garantie des dépôts offerte par le gouvernement

 – Projet de l’Autriche concernant les dépôts approuvé par l’Union européenne

– Les banques devront financer un fonds d’assurance de dépôts pendant ces dix prochaines années 

– Ce fonds sera ensuite alimenté jusqu’à atteindre la somme inadéquate d’1,5 milliard d’euros 

– Nouvelle loi sur les bail-ins approuvée par l’Union européenne il y a deux ans 

– Les déposants devront réaliser le risque encouru et prendre les mesures nécessaires 

– Les bail-ins sont devenus la norme, et le régime des plans de sauvetage approche 

– Les dépôts bancaires ne sont plus protégés par l’Etat en Autriche dans l’éventualité de paniques ou d’effondrements bancaires 

– Selon Die Presse, la décision qui abroge la responsabilité de l’Etat en matière d’assurance de dépôts a été rendue possible par la loi approuvée par l’Union européenne il y a deux ans.

A l’heure actuelle, les dépôts des Autrichiens sont garantis par le gouvernement à hauteur de 100.000 euros 

– la première moitié de cette somme étant à couvrir par la banque en difficulté, et l’autre par l’Etat. Depuis juillet, en revanche, l’Etat sera exclu de ce processus de garantie, et un fonds d’assurance des dépôts sera mis en place et financé par les banques pour faire face aux difficultés potentielles.
Ce fonds sera alimenté graduellement au cours de ces dix prochaines années pour atteindre 1,5 milliard de dollars. 
Dans l’éventualité où une faillite bancaire survenait au cours de ces dix prochaines années, le fonds aurait la possibilité d’emprunter à l’international, bien que selon Die Presse, le fournisseur de ce prêt éventuel et les termes y étant liés ne sont pas encore très clairs.
En revanche, même si ce fonds représentait un jour 1,5 milliard d’euros, il serait inadéquate face à un effondrement bancaire.
1,5 milliard d’euros, ce n’est que 0,8% des dépôts en Autriche.

 Il n’y a que très peu de chances qu’une banque majeure soit couverte correctement, et dans l’éventualité de faillites de banques concurrentes, une majorité des épargnants pourraient se retrouver sans le sou.

Die Presse cite l’exemple de Bank Corp., en Bulgarie.

 Lorsque cette banque s’est effondrée, elle disposait d’1,8 milliard d’euros de dépôts, mais le fonds d’assurance ne contenait qu’un milliard d’euros.
Pour ce qui est du côté positif, « les héritages, les transactions en biens immobiliers, les dots et les divorces seront protégés pour une durée de trois mois, pour une somme allant jusqu’à 500.000 euros » – Die Presse, Google Translate

Le fait que la structure de base de cette législation ait été mise en place en Europe il y a deux ans et que la décision de l’Autriche entre en vigueur cet été en dit long. 
Le 27 juin 2013, le ministre irlandais des Finances, Michael Noonan, a déclaré que les bail-ins étaient désormais la norme.
L’article de Die Presse suggère que les Autrichiens aient pu obtenir une dérogation ou une exemption face à la loi sur les plans de sauvetage mise en place en 2013.
 « Les bail-ins sont désormais la norme », comme l’a déclaré le ministre irlandais des Finances Michael Noonan en juin 2013. 
Noonan a alors qualifié de « révolutionnaire » la décision de ne plus considérer les dépôts bancaires comme sacrosaints.
 Il n’en est pas moins que les investisseurs et les déposants demeurent pour la plupart inconscients des risques présentés par un bail-in pour leurs dépôts personnels mais aussi pour le système financier et l’économie dans son ensemble.

A l’époque, les déposants qui disposaient de moins de 100.000 euros n’avaient aucune idée des risques encourus par leur épargne, alors même que l’Union européenne travaillait à abolir la responsabilité des Etats face à ces dépôts.

Le journal roumain Bursa soulève qu’il ne s’agit pas ici d’une expérience monétaire menée dans une nation périphérique de la zone euro.
 L’Autriche appartient au cœur de l’Europe.

Ce qui se passe aujourd’hui en Autriche se passera dans le reste de l’Union européenne. 

Il se pourrait que l’Autriche ait été chargée de prendre cette décision la première précisément parce qu’elle anticipe des faillites bancaires suite à l’effondrement de sa plus mauvaise banque, Heta.
De nombreuses banques autrichiennes sont aussi très exposées aux pays et aux marchés immobiliers de l’Europe de l’est.
 Les banques autrichiennes sont les plus exposées aux pertes potentielles issues des sanctions imposées à la Russie, selon Fitch et le FMI.
 Les créanciers français, suédois et italiens sont également vulnérables, a précisé le FMI.
L’épargne placée entre les mains du système bancaire insolvable n’est plus en sûreté.

 Où devrions-nous donc placer notre épargne ?

Comme l’explique Deutsche Wirtschafts Nachrichten, les déposants « devront observer en détails la situation de la banque auprès de laquelle ils décident de placer leur épargne.
 C’est une tâche extrêmement difficile, en raison de la complexité des rapports financiers et des interdépendances sur le système bancaire ».
Bien que l’Autriche puisse être la première à établir une telle législation, il n’est pas certain que les épargnants, notamment dans les nations périphériques, soient mis au courant du risque encouru par leurs dépôts.

Ce sont des évènements de grande importance. 

Les épargnants ne peuvent plus se reposer sur l’Etat pour protéger leurs dépôts. 

Voilà qui offre une bonne raison aux déposants d’allouer une parte de leur épargne à de l’or physique déposé hors du système bancaire et dans les régions les plus stables de notre planète
 
Mark O’Byrne
Contributeur de 24hgold