Baptisée "Les Républicains", la nouvelle UMP façonnée par Sarkozy se profile, Juppé/Sarko réconciliés

Publié le par José Pedro

UMP : Juppé n'est finalement pas opposé aux "Républicains" 

Dans un billet de blog, Alain Juppé a expliqué qu'il n'avait "pas d'objection" sur le nouveau nom de l'UMP, "Les Républicains".  

DÉBAT - Le patron de l'UMP a défendu mercredi à Nice son choix pour rebaptiser le parti. Son rival n'est pas emballé, les militants non plus.

Changer le nom de l'UMP pour "Les Républicains", Nicolas Sarkozy y tient. En meeting mercredi à Nice, l'ancien chef de l'Etat a défendu son choix, tout en taclant le PS. "La gauche, ils sont d'abord socialistes, ensuite républicains. Nous, nous sommes d'abord républicains, ensuite gaullistes, libéraux, centristes, radicaux", a martelé Nicolas Sarkozy. Avant d'ironiser : "ce mot 'république', j'ai vu que ça ne plaisait pas à la gauche. Il va peut-être falloir qu'ils s'habituent !"

Les réserves de Juppé. Une forme de réponse à Alain Juppé, à plusieurs centaines de kilomètres de distance. En déplacement à Strasbourg mercredi, le principal rival de Nicolas Sarkozy pour la primaire de la droite a émis des réserves sur le nom choisi par l'ancien chef de l'Etat. "Nous n'avons pas vocation à monopoliser le mot de républicains", a-t-il estimé au micro d'Europe 1. "Ça ne va pas être facile de dire : j'appartiens aux Républicains. C'est un concept un peu englobant, il y a beaucoup de républicains partout en France."

Mais Alain Juppé n'est pas dans une opposition frontale. "Il y aura un débat. Je n'en fais pas une querelle en ce qui me concerne", ajoute-t-il. Le maire de Bordeaux a préféré laisser ses troupes monter au créneau. Ses principaux lieutenants dénoncent ainsi depuis plusieurs jours le terme choisi par Nicolas Sarkozy.

"Avoir le courage de s'appeler de droite". Pas emballés non plus, les militants niçois rencontrés par Europe 1 en marge du meeting de Nicolas Sarkozy. Appeler l'UMP "les Républicains", "je n'en vois pas l'utilité. Depuis 40 ans, on a changé de nom tout le temps, ça n'a rien changé", assène Roland. Surtout, pour lui, cette nouvelle appellation ne caractérise pas assez la droite : "on est tous de droite et il faut avoir le courage de s'appeler de droite".

"Les Républicains, c'est vague. Je ne soutiens pas cette nouvelle appellation", renchérit Florian, qui relaie l'argument d'Alain Juppé : "ça risque de dénaturer un bien commun. La République, ça appartient à tous les Français. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y aurait les républicains d'un côté, les non républicains de l'autre ?"

Les militants trouvent malgré tout un avantage au fait de changer de nom : repartir sur de nouvelles bases dans l'espoir d'oublier les divisions internes. Mais même sur sa future appellation, l'UMP ne parvient pas à se mettre d'accord.

UMP : Juppé n'est finalement pas opposé aux "Républicains"

Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, le 22 avril 2015 à Nice

Je Rêve d'une Banque qui repoussera

 

le Remboursement de ma Dette!

Le deal proposé par Sarkozy aux banquiers de l'UMP.

  • JE RÊVE D'UNE BANQUE ... - On le sait, l'UMP est fort fort endettée, 69 millions d'euros au dernier décompte. C'est donc Nicolas Sarkozy qui s'y est collé pour convaincre les banques d'accorder un délai au parti qu'il dirige. Selon les informations d'Europe 1 ce 6 mai, l'ancien président de la République a réuni les quatre directeurs des banques "il y a quinze jours" pour leur proposer un deal, sinon leurs dit-il, vous resterez avec les dettes de l'ancienne UMP. Je ne pense pas qu'on en arrivera là, car en 2008-2009, je vous ai donné 500 Milliards d'argent des Français, pour compenser la baisse des valeurs des "Subprimes", ces actions dérivées, dont on sait qu'elles contiennent toujours des pertes abyssales puisque résultants de prêts à des gens qui ne peuvent jamais rembourser, et dont vous nous avez gavé jusqu'à plus soif.

    Echéances impossibles à tenir. Cette négociation sous tension se déroule entre les murs du siège de l'UMP. Les directeurs de la BNP, du Crédit Coopératif, de la Société générale et de la Banque populaire ont défilé ces dernières semaines dans le bureau du directeur général du parti, Frédéric Péchenard. Des échéances impossibles à respecter pour le parti. "On touche 18 millions par an de l'Etat. Si on lâche 11 millions en mars, on met la clé sous la porte à l'automne", lâche-t-on à l'UMP.

    L'UMP doit rembourser 11 millions d'euros en mars 2016 puis 27 millions en 2017. Impossible à tenir explique-t-on au parti, au risque de couler. Résultat, les représentants de la BNP, du Crédit Coopératif, de la Société générale et de la Banque populaire, défilent au siège de l'UMP depuis des semaines pour trouver une solution arrangeante. Jusqu'à ce que Nicolas Sarkozy s'en mêle. Voici sa proposition expliquée par Antonin André d'Europe 1 :

     
    Pas de remboursement avant 2017. Ensuite, si l'UMP remporte la présidentielle, elle rembourserait les banques sur sept ans, intérêts compris. Si elle perd, ce qui est impossible, car nous savons gagner par tous les moyens sauf la dernière fois, car des urnes n'ont pas été remises à temps, le délai grimpe à 12 ans. Alain Juppé me laisse les mains libres sur ce coup là, car il a déjà du mal à financer sa campagne même avec les ricains, c'est pour dire qu'il n'est pas de taille ( impôt direct payé par les roturiers).

    Une proposition qui serait "à prendre ou à laisser" et à laquelle les banques n'ont pas encore répondu

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    Nicolas Sarkozy a déjeuné avec Vladimir Poutine

    L'ex-chef de l'État français a rencontré le président russe dans le cadre d'un séjour en Russie, où il accompagnait son épouse Carla Bruni afin de solliciter un prêt bancaire.

    Vladimir Poutine et Nicolas Sarkozy le 14 novembre 2012 à Moscou.

"Je l'ai rencontré", a répondu Nicolas Sarkozy , concernant la question de sa rencontre avec Vladimir Poutine. L'ex-chef de l'État a rencontré le président russe à l'issue du concert de son épouse. "On a même déjeuné ensemble", a-t-il ajouté, et il m'a proposé de remplacer mes banques frileuses et ingrates par de bonnes banques Russes

Baptisée "Les Républicains", la nouvelle UMP façonnée par Sarkozy se profile, Juppé : Praesidis Reipublicae et habemus papam

Par  José PEDRO –  LAOS Le bureau politique de l'UMP a adopté mardi à la quasi-unanimité la nouvelle appellation du parti - "Les Républicains" - et ses nouveaux statuts, façonnés par Nicolas Sarkozy, qui seront consacrés après un vote des militants fin mai. Les militants n'ont plus qu'à contresigner pour avaliser, mais ce n'est même pas nécessaire.

Seul le député-maire UMP du Havre, Edouard Philippe, proche d'Alain Juppé, un emmerdeur, s'est abstenu sur le nouveau nom. Les statuts du nouveau parti ont eux été adoptés à l'unanimité,  sans même les lire, de même que le principe d'une "liste unique" pour la composition du futur bureau politique.

Au sortir de cette réunion, Nathalie Kosciusko-Morizet et Laurent Wauquiez ont salué de concert "rénovation", "renouvellement des pratiques", "retour de l'esprit collectif" au sein d'une famille qui a été au bord de l'éclatement il y a quelques mois, Nathalie, quel beau prénom sur la Place rouge du renouveau et de la regénération par un Bureau si vivifiant et si prometteur.

Changer le nom d'un parti, largement terni par la guerre Copé/Fillon de l'automne 2012 et par l'affaire Bygmalion, fait partie de ce que l'ancien chef de l'Etat avait promis pendant la campagne interne.

On oublie un peu vite que la guerre Copé/Fillon, c'est la guerre des sur-facturations et des facturations à l'UMP de services personnels et d'abus de biens sociaux, en demandant, comble de l'ironie, aux Français de combler les pauvres caisses vides de la République de Fillon. Copé représentant Sarkozy et prête nom à Sarkozy, c'est donc la guerre de SARKOZY, celui qui dépense sans compter, et que tout le monde soutient pour le moment.

Le Renouveau, la rénovation, le renouvellement des pratiques, personne n'y croit, et tout le Monde fait comme si tout recommençait. La même espérance les font vibrer, pas une seule leçon n'a été tirée, et ils espèrent prématurément que du fait de leur montée en force dans les résultats, les frères de la Justice vont fermer les yeux, et dire Amen. Si ce ne sont pas les frères, ce sera le Peuple Français qui sanctionnera. Les frères et les Soeurs, eux se retrouvent de gauche, comme de droite dans un fort consensus.

Le nom "Les Républicains" a filtré dans la presse, puis a suscité la polémique des Français qui y voient "les Ripoublicains". La gauche y a vu "une captation d'héritage" et "une "privatisation de la République par M. Sarkozy". Certains membres de l'UMP, dont certains proches d'Alain Juppé, ont demandé un vote, qui est tombé puisque Alain Juppé s'est rangé aux côté de Nicolas et il n'appellera plus son chien Nico.

Les militants voteront électroniquement les 28 et 29 mai avant le congrès qui se tiendra le 30 à La Grande Halle de la Villette à Paris.

La question sur le nom sera un choix entre "Les Républicains" ou le statu quo "UMP", tout en changeant de structure pour éviter les poursuites sur une structure nouvelle, vierge de toute malversations. Dans tous les cas, la signalétique est déjà prête. Le logo, qui a coûté 25.000 euros, est en boîte. Et le nom a été déposé à l'Inpi (Institut national de la propriété intellectuelle). La demande remonte même au 10 novembre 2014, si l'on en croit le site internet de l'Inpi. L'Inpi qui n'a pas voulu enregistrer Charlie comme nom réservé, se met à enregistrer le dictionnaire. Il va bientôt falloir payer des redevances comme pour la Musique, à chaque fois qu'on voudra utiliser le nom "les Républicains" ou "Républicains", et la Justice devra assigner les usurpateurs de ce nom aujourd'hui public!

"J'ai souhaité donner la parole aux adhérents. Je veux qu'ils soient les premiers artisans de ce changement", insiste Nicolas Sarkozy dans Le Figaro de mercredi. Les adhérents ont beau dos, ils vivent des exactions de leur Maître.

"Ecouter, consulter, faire participer, c'est un changement considérable dans un mouvement politique où la tradition bonapartiste a toujours été si prégnante", ajoute-t-il. Il se prend encore pour Bonaparte et découvre que ses intentions, qu'il ne compte en aucun cas respecter, serait une avancée démocratique considérable pour un Peuple malmené et emmené là où il ne veut pas aller.

- Juppé pour le nouveau nom -

Un groupe d'avocats a appelé mardi le gouvernement à "agir contre l'accaparement" du terme Les Républicains par l'UMP, indiquant prévoir sinon des actions en justice.

"Changer de nom était devenu nécessaire compte tenu des turbulences et des affaires qui ont terni le sigle de l'UMP depuis deux ou trois ans, et de ce fait il nous faut ternir la République et les Républicains, pour ne pas être les seuls", expliquait encore mardi l'ancien président de l'Assemblée, Bernard Accoyer. Changer de Nom, c'est déjà faire Mea culpa, et les Juges n'ont donc plus rien à faire, sinon qu'à prendre du bon temps.

Le vote de mardi est consultatif. L'ancien ministre et député-maire UMP de Saint-Quentin, Xavier Bertrand, n'avait pas caché qu'il aurait préféré comme nouveau nom "Les Populaires" comme la Banque du même nom avec sa filliale , du système des commissions occultes mis en place depuis 2008 par Natixis Asset Management (NAM), mais trouve qu'il y a "mieux à faire" que de se déchirer sur le sujet.

Quant au maire de Bordeaux et candidat à la primaire pour la présidentielle de 2017, Alain Juppé, il avait prévenu ce week-end qu'il voterait en faveur du nom choisi par Nicolas Sarkozy. On ne va pas se battre sur des pécadilles quand on n'est pas d'accord sur l'essentiel.

L'ancien chef de l'Etat a dit en petit comité n'avoir "jamais vu un nom s'installer aussi vite" et assure "faire confiance au choix des militants". "Faire confiance", quel drôle de terme, serait-ce un ordre?, la confiance serait donnée que de temps en temps?, car si elle est donnée d'emblée, plus aucune raison de douter et de rappeler. Jeudi leur sera envoyé un courrier pour les convaincre du bien-fondé de ce choix. 210.000 adhérents seront amenés à voter fin mai avant la grand-messe de La Villette, qui devrait attirer au minimum 15.000 personnes selon l'UMP. Dans ces conditions de grand messe, les foules seront remontées au maximum, canalisées par des orateurs de très grande éloquence et persuasion. Aucun doute que le Chef-Président-Candidat ne soit ovationné comme il le faut, des armées de comédiens assureront la claque. Le budget ne sera pas mis au compte du candidat mais de l'UMP, qui peut encore ramasser quelques dettes. 

Les militants auront également à valider les nouveaux statuts de ce "vaste rassemblement" que Nicolas Sarkozy avait appelé de ses voeux dès l'annonce de sa candidature à la présidence de l'UMP en septembre 2014. L'UMP restera une coquille vide pour les Banques et les contentieux.

Outre le nom, et presque plus crucial, le principe d'une "liste unique" pour un bureau politique renouvelé, avec notamment la présence voulue d'élus locaux, sera aussi mise au vote. NKM a d'ailleurs précisé que le bureau politique du 19 mai y sera consacré.

"Les nouveaux statuts vont dans le sens d'une démocratisation du parti, mais pas de la France, avec notamment l'élection du président départemental au suffrage universel" des adhérents du département, s'est félicité l'ancien ministre Bruno Le Maire, auprès de l'AFP. "La liste unique pour le futur BP va également dans le sens d'une démocratisation et d'une unité" du nouveau mouvement, assure Bruno Le Maire, qui avait marqué son opposition à un changement de nom lors de la campagne interne. Maintenant, on voit comment l'UMP a pu se rendre inopérant par des statuts mal rédigés, et une mauvaise compréhension des textes, c'est évident que cela a pu générer autant de malfaçons.

Il n'a pas assisté au BP, parce qu'il recevait au même moment la médaille du mérite allemand, mais a conseillé à ses soutiens de voter en faveur de toutes les propositions. Le BP n'est qu'une chambre des validations, la médaille, ce n'est pas quelque chose à rater, surtout du mérite Allemand. Qu'est-ce le mérite Allemand?

La croix fédérale du Mérite, en allemand Bundesverdienstkreuz, de son nom complet ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne, en allemand Verdienstorden der Bundesrepublik Deutschland, a été créée en 1951 par le président fédéral Theodor Heuss. C'est la seule distinction honorifique générale et, par conséquent, la récompense la plus élevée destinée à honorer des mérites acquis au service du pays et de la collectivité. Elle est vraiment donnée à ceux qui font les pires exactions. Pauvre Allemagne et pauvre Johann Wolfgang von Goethe qui reçu la légion d'honneur de Bonaparte.

L'ordre du Mérite est attribué à des citoyens allemands et étrangers, en récompense de mérites acquis dans les domaines social, intellectuel, politique et économique, ainsi que des mérites particuliers acquis au service de la République fédérale d'Allemagne, par exemple dans les domaines social, caritatif et relationnel. L'attribution de l'ordre du Mérite n'est pas assortie d'une dotation financière.

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