L'Arabie saoudite possède la bombe atomique du Pakistan, c'est bientôt au tour de la TURQUIE de la posséder!

Publié le par José Pedro

Riyad

L'Arabie saoudite possède poppla bombe atomique du Pakistan, bientôt la Turquie



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(mis à jour 21:07 19.05.2015) URL courte
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Au cours des 30 dernières années, Riyad a financé le programme nucléaire pakistanais et il se fait rembourser sous forme de bombe atomique.
 

L'Arabie saoudite a pris la "décision stratégique" d'acquérir des armes nucléaires au Pakistan, a annoncé l'hebdomadaire britannique Sunday Times, citant un haut responsable américain.  

Selon le journal, cette décision de Riyad résulte de ses craintes concernant le dossier nucléaire iranien

Au cours des 30 dernières années, l'Arabie saoudite a financé le programme nucléaire du Pakistan. Selon le responsable américain interrogé par le Sunday Times, le temps est enfin venu de rembourser cette dette. Islamabad le fait "sous forme de produit fini".  

 

Les médias ont auparavant indiqué que le programme nucléaire pakistanais était un projet conjoint de Riyad et d'Islamabad. En 2013, la BBC a fait savoir que le royaume saoudien pouvait recevoir la bombe atomique pakistanaise à tout moment.  

 

Si l'Arabie saoudite acquiert la bombe pour contrer les velléités nucléaires de l'Iran, cela met en péril le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.  

A quel point ce scénario est possible? L'agence Sputnik a posé cette question à l'analyste arabe Hasan Shoqeir.

"Je ne pense pas que l'Arabie saoudite cherche réellement à devenir une puissance nucléaire. Je pense plutôt qu'il s'agit d'un «message» adressé aux pays intéressés", estime M. Shoqeir.

"Les décisions de l'Arabie saoudite sont contrôlées par les Etats-Unis, et celle d'acquérir des armes nucléaires ne fait pas exception à la règle. Il ne fait aucun doute que Washington ne permettra jamais à Riyad d'avoir la bombe atomique",  a indiqué l'expert, sauf si Riyad prens des initiatives en matière de Leader Arabe de la Région, et d'indépendance stratégique par rapport aux USA. On a déjà vu Riyad partir en Guerre contre le Yémen, sans que les USA ne comprenne trop bien les motivations, et on a vu les USA suivre son Allié dans cette opération.

Selon lui, ce message est adressé en premier lieu au peuple saoudien et aux autres  peuples arabes. "Riyad veut montrer qu'il est prêt à faire preuve de fermeté", affirme l'analyste.  

"Deuxièmement, il est adressé au Pakistan en raison de son attitude envers la crise au Yémen, et même, indirectement, à la Russie afin d'amener cette dernière à modifier sa position sur la crise syrienne. Enfin, troisièmement, c'est un message important pour l'Iran, message signifiant que toute tentative d'obtenir la bombe atomique pousserait l'Arabie saoudite à en faire autant", a conclu Hasan Shoqeir.

L’Arabie  Saoudite réclame que le Pakistan lui retourne une faveur en lui procurant des armes nucléaires pakistanaises prêtes à l’emploi, écrit le Sunday Times qui tient cette information de sources auprès du ministère américain de la Défense. Il semble que le royaume saoudien soit sur le point d’engager une course nucléaire avec son ennemi juré l'Iran.

Selon la même source, rien ne prouve que ce transfert d'armes nucléaires ait déjà eu lieu, mais selon un officiel de la défense à Washington, « Les Saoudiens ne parlent pas à la légère et ils feront ce qu’ils ont dit ». « Un accord de long terme a été conclu avec les Pakistanais, et la Maison des Saoud a maintenant pris la décision stratégique d’aller de l’avant ».

Les Saoudiens se méfient de la façon dont l’Occident et l'Iran se sont rapprochés concernant le programme nucléaire de la République islamique. Les Saoudiens sunnites et l'Iran chiite sont des ennemis jurés de longue date.

L’Arabie Saoudite n'a pas d'armes nucléaires, mais elle aurait financé 60% du programme nucléaire pakistanais en échange de la possibilité de se procurer des ogives nucléaires à court terme pour elle-même, avait affirmé le journal The Guardian en 2010. Les deux pays entretiennent d'excellentes relations. Ces dernières années, l’Arabie Saoudite a livré des milliards de dollars de pétrole bon marché au Pakistan. En retour, les Pakistanais ont officieusement accepté de vendre du matériel nucléaire au royaume, et notamment ses missiles mobiles balistiques Shaheen, qu’il est possible d’armer avec des têtes nucléaires.

En 2012, un responsable saoudien avait déjà fait allusion à un possible programme nucléaire de son pays: «La politique deviendrait totalement inacceptable si l’Iran était doté de la capacité nucléaire, et non notre royaume ». En outre, le mois dernier, le Prince Turki bin Faisal, qui a dirigé les services secrets saoudiens et qui a été ambassadeur au Royaume Uni et aux Etats-Unis, a déclaré sans ambages : « Quoi que les Iraniens aient, nous l’auront aussi ».

L’Amérique et l'Europe sont particulièrement préoccupées par l'escalade d'une course au nucléaire, qui pourrait encourager d’autres Etats sunnites comme les Saoudiens - la Turquie, ou l'Egypte, par exemple – à se procurer des armes nucléaires.

Le Pakistan disposerait d’un stock de 80 à 120 têtes nucléaires destinées à faire contrepoids contre l’arsenal indien.

L’Arabie Saoudite disposera de la bombe atomique pakistanaise

La rédaction
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L’Arabie saoudite a conclu un accord avec le Pakistan lui permettant de disposer quand bon lui semble de ses armes nucléaires, selon un rapport de la BBC d’avant hier.

Le correspondant de la chaîne britannique pour les questions de défense Mark Urban cite des sources (tant identifiées qu’anonymes) pour démontrer que les saoudiens pourraient être en mesure de déployer des armes nucléaires bien avant l’Iran.

S’il est vrai que l’intérêt des Saoudiens pour le programme nucléaire pakistanais est de notoriété publique depuis des années, Urban affirme que cette année, pour la première fois, le royaume wahhabite a acheté et payé le droit d’utiliser les bombes, qui pour l’instant resteront stationnées au Pakistan :

Plus tôt cette année, un responsable de haut rang de l’OTAN m’a dit qu’il a vu des documents qui indiquent que des armes nucléaires fabriquées au Pakistan pour le compte de l’Arabie saoudite sont en attente de livraison. Le mois dernier, lors d’une conférence en Suède, Amos Yadlin, un ancien dirigeant des services de renseignement israélien, a déclaré que si l’Iran venait à acquérir la bombe, ’’les saoudiens n’attendront pas un mois’’. Ils ont déjà payé pour la bombe, ils vont se rendre au Pakistan et emporter ce qu’ils doivent emporter.

Des sources digne de confiance ont toutefois corrigé Yadlin, précisant que l’Iran n’est pas l’enjeu principal car on sait que l’intérêt saoudien pour la bombe date de bien avant la naissance du programme nucléaire iranien. Mohammed Khilewi, un diplomate saoudien en poste à New York à la mission de son pays à l’ONU, avait fait défection en 1994 avec des dizaines de milliers de documents qu’il avait décrits comme illustrant l’intérêt saoudien pour l’arme nucléaire depuis 1975. Selon les déclarations de Khilewi, le royaume wahhabite a investi 5 milliards de dollars dans le programme nucléaire irakien en 1985 – au point fort de la guerre entre l’Iran et l’Irak – avec l’idée qu’il finirait par obtenir quelques missiles si le programme venait à aboutir.

En 2008, un ancien responsable de la CIA, Bruce Reidel, rapportait dans une chronique publiée par la Brookings Institution que les Saoudiens avaient soutenu très activement les Pakistanais en 1998, leur fournissant 50 000 barils de pétrole à titre gracieux après qu’ils ont effectué leurs essais nucléaires en réponse aux essais indiens.

Le général Feroz Hassan Khan, dans son livre Eating the Grass sur l’histoire du programme nucléaire pakistanais (cité par Urban), rapporte que peu après l’essai nucléaire pakistanais de 1998, le ministre de la Défense saoudien le prince Sultan bin Abdulaziz al Saud avait séjourné au Pakistan et fait la tournée des installations nucléaires du pays en compagnie de l’auteur de la bombe pakistanaise A.G. Khan. Khan n’a pas seulement conçu la bombe pakistanaise, mais a aussi dirigé le processus de son adaptation au missile chinois CSS-2, dont les Saoudiens ont acheté 36 exemplaires à la fin des années 1980. Freoz Khan a écrit que la visite par le prince Sultan des laboratoires nucléaires pakistanais ne prouve pas l’existence d’un accord entre les deux pays, mais reconnaît que « l’Arabie saoudite a fourni un soutien financier généreux permettant au Pakistan de poursuivre son programme nucléaire ».

Depuis 2007, les Saoudiens ont commencé à faire part avec une insistance croissante de leurs inquiétudes à l’égard de l’Iran et à menacer de se munir eux-mêmes de la bombe si les Iraniens réussissaient à la construire. L’année dernière, selon Urban, des responsables saoudiens à Riyad ont haussé le ton, pour la première fois en public, en déclarant à un journaliste du Times qu’il « serait complètement inacceptable de voir l’Iran avec une capacité nucléaire et pas le royaume ».

Du côté pakistanais, un haut responsable a confirmé à Urban l’ampleur de l’entente entre les deux pays, et demandé : « Pourquoi pensions-nous que les Saoudiens nous donnaient tout cet argent ? Pas par charité. » Un ancien haut responsable du renseignement, lui aussi pakistanais, lui a confié qu’il croyait « que les Pakistanais ont certainement entretenu un certain nombre d’ogives sur la base et si les Saoudiens devaient à un moment donné les reclamer, elles leurs seraient immédiatement transférées ».

 

 
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La Turquie va-t-elle se doter de l’arme nucléaire? 

Après l’Iran, d’autres puissances régionales pourraient chercher à se doter de l’arme nucléaire. Parmi les prétendants l’Egypte, l’Arabie Saoudite, et la Turquie.

A qui aura une influence majeure dans la région, c’est là tout l’objet des conflits actuels et des alliances souvent contre nature.

Pour ce qui est de la Turquie voilà deux points de vue intéressants, mais qui ne tranche pas de manière définitive le débat.

Pourquoi la Turquie ne se doterait-elle pas de l’arme nucléaire ?

Si la Turquie cherchait à acquérir ses propres armes nucléaires, elle mettrait ces garanties de sécurité en péril et se mettrait l’Otan à dos. De toute façon, la Turquie n’a pas le savoir-faire et les infrastructures permettant de produire rapidement l’arme nucléaire et il lui faudrait plusieurs années, probablement plus d’une décennie, pour en être capable.

Selon les idées reçues, si l’Iran développe l’arme nucléaire, l’Arabie saoudite, la Turquie et possiblement l’Égypte tenteront de le faire également. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est allé plus loin en s’adressant au Congrès américain début mars, en disant que le simple fait de permettre à l’Iran de poursuivre son programme d’enrichissement d’uranium « lancerait une course aux armements nucléaire dans la région la plus dangereuse de la planète ». Chacun de ces dominos nucléaires potentiels doit être analysé avec soin et séparément. Et en ce qui concerne la Turquie, les idées reçues semblent être essentiellement fausses.

La Turquie a bien un programme nucléaire naissant. Après des décennies de faux départs, le gouvernement turc a signé un contrat avec la Russie portant sur la construction et l’exploitation de la première centrale nucléaire du pays. Cette centrale, située sur les bords de la Méditerranée, est en cours de construction. Les tentatives faites par le gouvernement turc pour obtenir des offres de la part d’autres compagnies internationales ont été compliquées par le fait que les conditions accordées par la Russie sont nettement plus généreuses que celles de ses concurrents. La Turquie a néanmoins négocié un contrat avec un consortium franco-japonais pour la construction d’une seconde centrale nucléaire, sise sur les rives de la mer Noire.  

La Turquie a de très bonnes raisons économiques pour développer ses capacités de production d’énergie nucléaire. Les importations des sources d’énergie primaire représentent près de la moitié du déficit courant chronique de la Turquie, parce qu’elle importe plus de 90 pour cent de son pétrole et gaz naturel. De plus, contrairement aux autres pays européens, la demande d’électricité continue à croître de 5-6 pour cent par an. L’énergie nucléaire est perçue par les décideurs politiques turcs comme un instrument quasiment incontournable pour améliorer la sécurité énergétique et réduire la facture des importations. Ces intérêts économiques, associés aux considérations de sécurité nationale, constituent pour la Turquie une incitation à ne pas se doter de l’arme nucléaire.  

En tant que signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, il est interdit à la Turquie de développer des applications militaires de cette technologie. Si elle était perçue comme allant à l’encontre de cet engagement, d’autres États, y compris ceux qui pourraient contribuer à son programme d’énergie nucléaire, se retourneraient contre la Turquie et affaibliraient sa capacité à répondre à la croissance de la demande, à un prix abordable. Cette évolution saperait à son tour la croissance économique qui a permis au gouvernement de rallier le soutien de l’opinion publique ces vingt dernières années. La Turquie est de plus membre de l’Otan et bénéficie ainsi des garanties de sécurité offertes par l’Alliance atlantique, dont le parapluie nucléaire. En fait, les Etats-Unis ont des armes nucléaires basées en Turquie depuis des décennies. Plus récemment, l’Otan et les Etats-Unis ont déployé un système de défense antimissile balistique. Si la Turquie cherchait à acquérir ses propres armes nucléaires, elle mettrait ces garanties de sécurité en péril et se mettrait l’Otan à dos. De toute façon, la Turquie n’a pas le savoir-faire et les infrastructures permettant de produire rapidement l’arme nucléaire et il lui faudrait plusieurs années, probablement plus d’une décennie, pour en être capable. Durant cette période, la Turquie serait confrontée à de sérieuses pressions politiques, économiques et de sécurité, non seulement de la part des Etats-Unis et des autres pays membres de l’Otan, mais également de la Russie, de l’Iran et d’autres.  

Dans l’intervalle, les menaces immédiates pour la sécurité de la Turquie seraient aggravées. Les armes nucléaires ne contribueraient guère à réduire les dangers posés par la désintégration violente de la Syrie, la progression de l’État islamique ou le problème non résolu du séparatisme kurde. Les relations de la Turquie avec l’Iran, qui sont à ce jour restées gérables, entreraient sans doute dans une période de crise. Toutes ces considérations soulignent les risques sérieux encourus par la Turquie pour sa sécurité si elle cherchait à se doter de l’arme nucléaire. Ces risques pourraient à leur tour provoquer des dissensions internes à un moment où le parti au pouvoir, le Parti pour le justice et le développement (AKP), peine à conserver le soutien de l’opinion publique.

Dans ce contexte, la manière dont la communauté internationale envisage et commente l’avenir nucléaire de la Turquie revêt de l’importance. Affirmer que la Turquie cherchera naturellement – peut-être inévitablement – à acquérir un arsenal nucléaire revient à négliger les raisons importantes pour lesquelles elle ne militarisera pas son programme nucléaire civil. Les propos désinvoltes sur les risques de prolifération nucléaire ne doivent pas induire les Turcs en erreur à propos de leurs propres intérêts. Il serait opportun que le reste du monde souligne plutôt les efforts de la Turquie en vue du développement d’un programme d’énergie nucléaire pacifique et de la résolution du défi présenté par l’Iran, dans le cadre de l’Otan.

 

 

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SINAN ÜLGEN

La Turquie se lance dans le nucléaire

 

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La maquette centrale nucléaire d’Akkuyu, projet 19 milliards d’euros entrée en service 2020.

La centrale d’Akkuyu sera dotée de quatre réacteurs d’une puissance de 1.200 mégawatts chacun. Conduit par la Russie, le projet est estimé à 19 milliards d’euros. Entrée en service prévue en 2020.

 Atomkraft, da ! La Turquie engage la construction de sa première centrale nucléaire. Un projet d’envergure de 19 milliards d’euros mené par la Russie qui devrait entrer en service en 2020. Mercredi, le ministre turc de l’Energie Taner Yildiz et le chef de l’agence russe de l’énergie atomique (Rosatom) Sergueï Kirienko ont participé sur le site d’Akkuyu, dans la province de Mersin, à la cérémonie de pose de la première pierre du premier des quatre réacteurs VVER-1200 (pour water-water energy reactor) d’une puissance de 1.200 mégawatts chacun.

« Il n’y a pas de développement dans un pays sans l’énergie nucléaire », a déclaré le ministre turc. Avant d’ajouter : « Si cette centrale avait été bâtie il y a dix ans, nous aurions pu économiser 14 milliards de dollars (13 milliards d’euros) en achat de gaz naturel. » C’est en effet au nom de la « diversification de son approvisionnement électrique » et pour réduire « sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie ou de l’Iran » (sic), que la Turquie a engagé un ambitieux programme nucléaire, qui prévoit la construction de trois centrales d’ici à 2030.

 Outre celle d’Akkuyu, le parlement turc a voté début avril la construction d’une deuxième centrale nucléaire sur les rives de la Mer noire . Ce marché, d’un montant estimé à 15 milliards d’euros, a été attribué en 2013 à un consortium réunissant le turc EUAS, les japonais Mitsubishi et Itochu, et le français GDF Suez. Située à Sinop, sur la côte nord du pays, cette centrale d’une puissance totale de 4.400 mégawatts comprendra quatre réacteurs Atmea-1, dont c’est le premier succès commercial, un modèle conçu en collaboration par Mitsubishi Heavy Industries et Areva.

 Fournir 8% des besoins électriques en 2020

En octobre 2014, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a envisagé publiquement la mise en chantier d’une troisième centrale d’ici à 2030. Une centrale que la Turquie compte financer par ses propres moyens et qui devrait voir le jour vers 2018-2019. Ces trois centrales devraient fournir 8% de ses besoins électriques en 2020 et 20% à l’horizon 2030.

 Le projet et le ministre critiqués

Le projet d’Akkuyu essuie de vives critiques de la part des écologistes qui dénoncent les risques pour l’environnement et sa localisation sur une zone à forte activité sismique. Taner Yildiz a assuré ce jour que la centrale d’Akkuyu serait capable de résister à un séisme de magnitude 9 et que les nombreuses stations balnéaires de la région ne seraient pas affectées par sa présence.

 Au début de l’année, l’ordre des ingénieurs et architectes turcs avait menacé de poursuivre le ministre en justice pour avoir approuvé seul et de façon anticipée le projet d’Akkuyu, ceci sans avoir consulté un quelconque expert nucléaire avant de prendre sa décision.

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Traité de non prolifération des armes Nucléaires de 1968 (TNP) caduc!

Propagation des armes Nucléaires, le traité de non prolifération (TNP) de 1968 est considéré comme caduc.                                                                                                        16 juillet 1945
Début de l’âge nucléaire, avec le 1er essai dans le désert du Nouveau Mexique d'une bombe au plutonium, Trinity, fruit de recherches menées par des scientifiques américains durant la guerre, au sein du "Projet Manhattan", qui visait à développer une arme utilisant la fission d'un atome pour exploser.
6 août 1945.
A 8h15, heure locale, le bombardier américain B 29 Enola Gay largue une bombe à l'uranium de quatre tonnes et demie, baptisée Little boy, sur la ville d'Hiroshima au Japon provoquant la mort d’environ 80 000 personnes, et 70 000 blessés, dont beaucoup moururent. Sur les 90 000 bâtiments de la ville, 62 000 sont entièrement détruits.
9 août 1945.
A 11h02, heure locale, une seconde bombe nucléaire au plutonium, baptisée Fat Man, est lancée sur une deuxième ville du Japon, Nagasaki. Elle provoque la mort de 70 000 personnes et autant de blessés. Ces deux villes japonaises sont les cibles des premières utilisations de la bombe A, mieux connue sous le nom de bombe atomique.
1er décembre 1959
Traité sur l'Antarctique. Sont interdites toutes mesures de caractère militaire, telles que, notamment, l'établissement de bases et les essais d'armes de toutes sortes. Entrée en vigueur le 23 juin 1961. En 1991 le Traité sur l'Antarctique est complété par le protocole de Madrid relatif à la protection de l'environnement, et reconduit pour 50 ans (jusqu'en 2041).
5 août 1963
Traité interdisant les essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère, dans l'espace extra-atmosphérique et sous l'eau. Entrée en vigueur le 10 octobre 1963.
27 janvier 1967
Traité sur les principes régissant les activités des Etats en matière d'exploration et d'utilisation de l'espace extra-atmosphérique, y compris la Lune et les autres corps célestes . Entrée en vigueur le 10 octobre 1967.
14 février 1967
Traité de Tlatelolco visant l'interdiction des armes nucléaires en Amérique latine et dans les Caraïbes. Entrée en vigueur le 22 avril 1968.
1er juillet 1968
Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Entrée en vigueur le 5 mars 1970. Il interdit aux cinq détenteurs officiels de l'arme nucléaire - Etats-Unis, URSS, Royaume-Uni, Chine, France - de livrer du matériel ou des renseignements aux autres Etats, lesquels s'engagent à ne pas produire de bombes. Lors des conférences de révision du TNP, menées tous les cinq ans à partir de 1975, l'absence d'interdiction des tests constitua la principale source de discorde.
11 février 1971
Traité interdisant de placer des armes nucléaires et d'autres armes de destruction massive sur le fond des mers et des océans ainsi que dans leur sous-sol. Entrée en vigueur le 18 mai 1972.
26 mai 1972
Accords SALT I (Strategic Arms Limitation Treaty), signés à Moscou entre les Etats-Unis et l'URSS sur la limitation de leurs armements stratégiques.
26 mai 1972
Traité entre les Etats- Unis et l'URSS sur la limitation des systèmes de missiles antimissiles balistiques (ABM) - . Entrée en vigueur le 3 octobre 1972. Signature d'un protocole additionnel le 3 juillet 1974.
22 juin 1973
Accord entre les Etats-Unis et l'Union des Républiques socialistes soviétiques relatif à la prévention de la guerre nucléaire.
3 juillet 1974
Traité entre les Etats-Unis et l'URSS relatif à la limitation des essais souterrains d'armes nucléaires - . Entrée en vigueur le 11 décembre 1990. Ratifié par l'URSS en 1990.
28 mai 1976
Traité entre les Etats-Unis et l'URSS sur les explosions nucléaires souterraines à des fins pacifiques. Entrée en vigueur le 11 décembre 1990.
18 mai 1977
Convention sur l'interdiction d'utiliser des techniques de modification de l'environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles, signée à Genève, entrée en vigueur le 5 octobre 1978.
18 juin 1979
Accords SALT II, signés à Vienne entre les Etats-Unis et l'URSS, limitant la croissance quantitative et qualitative des armes nucléaires stratégiques américaines et soviétiques. Les Etats-Unis décident le 28 novembre 1986 de ne pas ratifier le traité.
18 décembre 1979
Accord régissant les activités des Etats sur la Lune et les autres corps célestes. Entrée en vigueur le 11 juillet 1984.
6 août 1985
Traité de Rarotonga, sur la zone exempte d'armes nucléaires dans le Pacifique Sud. Entrée en vigueur le 11 décembre 1986.
16 avril 1987
Création du MTCR (Missile Technology Control Regime), Régime de contrôle de la technologie relative aux missiles. Il compte aujourd'hui 33 membres.
8 décembre 1987
Traité sur les Forces nucléaires intermédiaires (FNI), entre l'URSS et les Etats-Unis, visant à l'élimination de leurs missiles à portée intermédiaire et à plus courte portée (5 000 à 5 500 kilomètres). Entrée en vigueur le 1er juin 1988.
18 juillet 1991
Accord entre l'Argentine et le Brésil, signé à Guadalajara sur l'utilisation exclusivement pacifique de l'énergie nucléaire. Entrée en vigueur le 12 décembre 1991.
31 juillet 1991
Traité START I (Strategic Arms Reduction Treaty). Signé à Moscou par George Bush et Mikhail Gorbatchev. Le traité prévoit la réduction d'un tiers des arsenaux d'armes nucléaires stratégiques, soviétiques et américaines. Ratifié par l'URSS en 1994.
Septembre et octobre 1991
Double décision américaine et soviétique prévoyant la destruction de toutes les armes nucléaires « de théâtre » ou tactiques en Europe, excepté, pour les Etats-Unis, leur composante aérienne.
23 mai 1992
Protocole sur la limitation des armements stratégiques, signé à Lisbonne entre la République de Biélorussie, la République du Kazakhstan, la Fédération de Russie, l'Ukraine et les Etats- Unis.
3 janvier 1993
Traité START II, signé à Moscou par George Bush et Boris Eltsine. Il prévoit l'élimination des missiles sol-sol dotés de têtes nucléaires (MIRV), la réduction du nombre d'armes nucléaires stratégiques américaines à 3 500 et le nombre d'armes stratégiques russes à 3 000. Il est ratifié par le Sénat américain le 26 janvier 1996. La Douma russe le ratifie le 14 avril 2000.
21 octobre 1994
Accord-cadre entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, prévoyant la constitution d'un consortium multinational devant construire deux réacteurs nucléaires à eau légère à usage civil avant 2003, en Corée du Nord, en échange d'un gel des programmes d'armes atomiques par Pyongyang.
11 avril 1995
Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte la résolution 984, qui garantit une assistance aux Etats non nucléaires ayant signé le TNP (Traité sur la non-prolifération nucléaire), s’ils sont l’objet d’une menace ou d’une attaque nucléaire.
11 mai 1995
Cent soixante-dix pays décident de la prorogation, pour une durée indéfinie du TNP (Traité sur la non-prolifération nucléaire) qui avait été ratifié en 1970 pour une durée de vingt-cinq ans.
13 octobre 1995
Le prix Nobel de la paix est attribué conjointement au Mouvement Pugwash et au professeur Joseph Rotblat, co-signataire du manifeste Russell-Einstein, à l'origine de la fondation du Mouvement. Il récompense leurs efforts en vue de l'élimination des armes nucléaires.
15 décembre 1995
Traité de Bangkok, créant des zones exemptes d'armes nucléaires en Asie du Sud-Est.
11 avril 1996
Traité de Pelindaba, créant des zones exemptes d'armes nucléaires en Afrique.
24 septembre 1996
Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) - ou CTBT (Comprehensive Test Ban Treaty). Signé à ce jour par 155 Etats, dont les cinq pays dotés de l'arme nucléaire. 44 Etats désignés parce que considérés comme des puissances nucléaires par l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), doivent ratifier le Traité pour qu'il entre en vigueur. Parmi ceux-ci, ni l'Inde ni le Pakistan ni la Corée du Nord, ne l'ont encore signé. La France et le Royaume-Uni ont été le 6 avril 1998 les premiers Etats dotés de l'arme nucléaire à le ratifier. Les Etats-Unis, la Russie et la Chine ne l'ont pas ratifié.
2 juin 1998
Accord franco-germano-russe sur le démantèlement des armes nucléaires russes (AIDA- MOX2)
21 avril 2000
Ratification par la Russie du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE).
24 avril-19 mai 2000
New-York. Conférence des Etats parties au TNP (Traité sur la non-prolifération nucléaire). Elle rassemble les 187 pays signataires du Traité. A l'issue de la conférence, les cinq grandes puissances nucléaires reconnues (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) signent "un engagement sans équivoque d'accomplir l'élimination totale de leurs arsenaux nucléaires".
13 décembre 2001
Le président George W. Bush annonce le retrait des Etats-Unis du traité américano-soviétique de défense antimissile ABM signé en 1972 pour permettre le déploiement d'un bouclier antimissile après 2004-2005. Ce retrait sera effectif en juin 2002, selon une clause du Traité prévoyant un préavis de dénonciation de six mois.
8-19 avril 2002
1ère session du Comité préparatoire de la Conférence de 2005 des Parties au TNP (Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires) à New York. Les participants réaffirment que le TNP est le fondement essentiel de la poursuite du désarmement nucléaire, devenu plus urgent encore après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. L'accent est mis sur le multilatéralisme en tant que principe fondamental dans le domaine du désarmement et de la non-prolifération, ainsi que sur la transparence concernant les capacités nucléaires qui demeure le principal critère permettant d'évaluer le fonctionnement du Traité.
24 mai 2002
Signature du Traité de désarmement stratégique (SORT) à Moscou par le président américain George W. Bush et le président russe Vladimir Poutine. Ce traité engage les deux Etats à réduire de deux-tiers leur arsenal d'armes nucléaires stratégiques qui passera de 6 000 têtes nucléaires environ à 1 700/2 200 chacun d'ici 2012.
24 septembre 2002
Le gouvernement britannique rend public un dossier de preuves sur la mise au point par l'Irak d'armes de destruction massive, intitulé "Iraq's weapons of mass destruction, the assessment of the British Government". Ce rapport affirme que l'Irak continue à mettre au point des armes chimiques et bactériologiques et est prêt à les utiliser, qu'il tente d'acquérir des armes nucléaires et a accru la portée de ses missiles balistiques.
Octobre 2002
Lors de la visite en Corée du Nord du secrétaire-adjoint américain chargé de l'Extrême-Orient et du Pacifique, James Kelly, des responsables nord-coréens reconnaissent continuer à développer un programme d'armement nucléaire, en violation de l'accord du 21 octobre 1994 signé entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, qui en prévoyait le gel. L'accord de 1994 est considéré comme caduque par les deux parties.
8 novembre 2002
Le Conseil de sécurité de l'ONU adopte à l'unanimité la résolution 1441 durcissant le régime des inspections en armement de l'Irak sur son sol et lui donnant une dernière chance d'éviter une guerre. Le 18 novembre, les inspecteurs de l'ONU, dirigés par Hans Blix, président de la CCVINU (Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations unies), arrivent à Bagdad pour le début de leur mission.
25 novembre 2002
Dans le cadre du MTCR, 93 pays adoptent à La Haye, le Code de conduite international contre la prolifération des missiles balistiques (ICOC). C'est le premier instrument global de non-prolifération concernant spécifiquement des vecteurs susceptibles d'emporter des armes de destruction massive. Il a pour but d'assurer une plus grande transparence dans le développement et les essais de missiles balistiques. Il est signé notamment par les Etats-Unis, la Russie et la Libye ainsi que par les quinze pays de l'Union européenne. Les pays signataires du code s'engagent à faire une déclaration annuelle décrivant leurs programmes, et à notifier à l'avance chaque essai. L'Inde, le Pakistan, l'Iran, la Corée du Nord, Israël et la Syrie n'ont pas signé le code.
7 décembre 2002
Comme prévu dans la résolution 1441 du 8 novembre 2002, l'Irak remet à l'ONU une déclaration sur ses armements, jugée très incomplète aussi bien par les inspecteurs de l'ONU en Irak que par les membres du Conseil de sécurité.
12 décembre 2002
La Corée du Nord annonce la réactivation de son programme nucléaire. Le 21 décembre, elle démantèle les dispositifs de surveillance nucléaire de l'AIEA (Agence internationale pour l'énergie atomique), et expulse le 31 les derniers inspecteurs de l'Agence qui contrôlaient le complexe nucléaire de Yongbyon au nord de la capitale Pyongyang.
10 janvier 2003
La Corée du Nord annonce son retrait du TNP (Traité sur la non-prolifération nucléaire).
27 janvier 2003
Les chefs des inspecteurs de l'ONU en Irak, Hans Blix, président de la CCVINU (Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations unies) et Mohamed El Baradei, directeur de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), présentent leurs rapports devant le Conseil de sécurité. Ils dressent un bilan mitigé de deux mois d'inspections en Irak, jugeant que Bagdad n'a "pas véritablement accepté de coopérer".
14 février 2003
Hans Blix et Mohamed El Baradei présentent de nouveaux rapports sur l'Irak devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Notant une progression de la coopération de l'Irak, ils demandent le renforcement des moyens d'inspection et plus de temps pour poursuivre leur tâche.
6 mars 2003
Le Sénat américain ratifie à l'unanimité le Traité de désarmement stratégique signé le 24 mai 2002 par les Etats-Unis et la Russie.
7 mars 2003
3èmes rapports d'étape des inspecteurs du désarmement de l'Irak à l'ONU, Hans Blix et Mohamed El Baradei, qui affirment que l'Irak s'est montré "actif", dans sa coopération avec les inspecteurs au cours du mois dernier. Hans Blix cite en exemple le coup d'envoi par Bagdad, le 1er mars, des opérations de destruction de ses missiles Al Samoud 2, dont la portée dépasse les 150 km autorisés par les accords de désarmement intervenus après la guerre du Golfe en 1991, et dont les inspecteurs avaient exigé la destruction. Hans Blix prévient, toutefois, que même si cette attitude de l'Irak se maintient, il faudra des mois encore pour régler les principales questions de désarmement en suspens
20 mars 2003
Début de l'intervention militaire américano-britannique en Irak, des doutes subsistant sur la poursuite par ce pays d'activités nucléaires.
28 avril-9 mai 2003
2ème session du Comité préparatoire de la Conférence de 2005 des Parties au TNP (Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires) à Genève. Les représentants de 106 Etats parties au TNP sont présents. Les débats portent notamment sur les zones exemptes d'armes nucléaires et sur l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques.
28 mai 2003
Le Conseil de la Fédération russe, chambre haute du Parlement, ratifie le Traité de désarmement stratégique, par un vote de 140 voix pour, cinq contre et deux abstentions.
30 mai 2003
Hans Blix présente au Conseil de sécurité un bilan général des inspections en Irak effectuées entre le 27 novembre 2002 et le 20 mars 2003, date de la suspension des activités de la CCVINU (Commission de consultation, de vérification et d'inspection des Nations unies) en raison de l’intervention armée en Irak. Pendant toute la période au cours de laquelle elle a mené ses activités d’inspection, la Commission n’a trouvé aucun élément indiquant la poursuite ou la reprise des programmes d’armes de destruction massive, mais le rapport souligne également qu'il revenait à la partie irakienne de dévoiler des produits non répertoriés, s’ils existent, ou de donner des preuves de leur non-existence, faute de quoi, la communauté internationale n'est pas en mesure en conclure que l'Irak a mis fin aux programmes prohibés.
1er juin 2003
Les présidents russe et américain, Vladimir Poutine et George W. Bush ratifient officiellement le Traité de désarmement stratégique lors d'un sommet à Saint-Pétersbourg en Russie.
3 juin 2003
Lors du sommet du G8 à Evian est lancée l'Initiative de sécurité contre la prolifération (ISP) d'armes de destruction massive, sur proposition du président américain George W. Bush. Cette initiative à laquelle participent seize des principaux alliés des Etats-Unis, prévoit notamment de renforcer la coopération et les échanges d'informations en vue d'intercepter les livraisons suspectes pendant leur transport par voie maritime, aérienne ou terrestre.
6 juin 2003
Un rapport de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) sur les activités nucléaires de l'Iran, présenté devant le conseil des gouverneurs de l'Agence, affirme que l'Iran "a omis de rendre compte de certaines de ses activités nucléaires et n'a pas informé sur certains matériaux nucléaires dont elle dispose". Le 19 juin, le conseil lui demande de signer et de mettre en oeuvre, rapidement et sans condition, le protocole additionnel au TNP (Traité de non-prolifération nucléaire), dit 93+2, devant permettre des inspections inopinées de ses sites.
16 juin 2003
Les ministres des affaires étrangères des quinze Etats membres de l'Union européenne adoptent pour la première fois des "principes de base" en matière de lutte contre la prolifération des armes de destruction massive qui envisagent l'utilisation de la force, mais en dernier recours et qui affirment le rôle central de l'ONU dans ce domaine. Parmi ces mesures, figurent l'adhésion aux régimes de contrôle des exportations et l'appel aux organisations internationales, telles que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
27-29 août 2003
1ère réunion d'ouverture de pourparlers multilatéraux à Pékin, réunissant les délégations de six pays, Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Chine, Japon et Russie sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.
3-5 septembre 2003
3ème conférence pour la mise en oeuvre du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) [PDF, 44 Ko], à Vienne en Autriche. Il est ratifié par 104 pays, mais par seulement 3 - France, Grande-Bretagne, Russie - des cinq puissances nucléaires dont la ratification est nécessaire pour que le Traité entre en vigueur. La déclaration finale appelle les Etats-Unis et la Chine à le ratifier sans tarder, et invite tous les Etats à maintenir un moratoire sur les explosions expérimentales d'armes nucléaires ou sur toutes explosions nucléaires.
8-12 septembre 2003
Le conseil des gouverneurs de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) réuni à Téhéran, lance un ultimatum à l'Iran pour qu'il prouve d'ici au 31 octobre qu'il ne développe pas la bombe nucléaire sous couvert d'un programme civil d'énergie nucléaire.
21 octobre 2003
Au cours d'une visite des ministres des affaires étrangères français, allemand et britannique destinée à obtenir des garanties de l'Iran prouvant la nature purement civile de ses activités nucléaires, Téhéran s'engage par écrit à accepter un contrôle renforcé de ses activités en signant le protocole additionnel au TNP (Traité de non-prolifération nucléaire), à suspendre tout enrichissement et retraitement d'uranium et à montrer une coopération et une transparence totales vis à vis de l'Agence internationale de l'énergie atomique. Le 23 octobre, l'Iran remet à l'Agence un rapport sur son programme nucléaire et annonce le 10 novembre la suspension effective de ses opérations d'enrichissement d'uranium.
18 décembre 2003
L'Iran signe le Protocole additionnel au TNP (Traité de non-prolifération nucléaire).
19 décembre 2003
La Libye annonce qu'elle renonce à développer des armes de destruction massive (ADM). Les autorités annoncent leur décision de se débarasser de tous les équipements qui pourraient éventuellement conduire à la production d'ADM et assurent qu'elles respecteront les conventions sur l'élimination de ces armes.
6 janvier 2004
La Libye ratifie le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE).
10 mars 2004
La Libye signe le protocole additionnel au TNP (Traité de non prolifération nucléaire).
26 avril-7 mai 2004
3ème session du Comité préparatoire de la Conférence de 2005 des Parties au TNP (Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires) à New York. Les représentants de 123 Etats participent aux travaux de cette dernière session du Comité qui adopte son rapport final et rappelle que la Conférence se tiendra à New York du 2 au 27 mai 2005.
29 avril 2004
Le Conseil de sécurité adopte à l'unanimité une résolution contre la prolifération d'ADM (armes de destruction massive). La résolution 1540 oblige les Etats membres de l'ONU à "adopter et appliquer" des législations "interdisant à tout acteur non étatique de fabriquer, de se procurer, de mettre au point, de posséder, de transporter ou d'utiliser des armes nucléaires, chimiques ou biologiques". Elle demande aux Etats de mettre en place les mesures appropriées à cet effet et crée un Comité chargé de vérifier la mise en œuvre de ces dispositions.
18 septembre 2004
Le Conseil des gouverneurs de l'AIEA adopte à Vienne une résolution présentée par trois pays européens - Allemagne, France et Grande-Bretagne -, soutenue par les Américains, et adoptée par consensus, demandant à l'Iran de suspendre immédiatement ses activités d'enrichissement d'uranium et fixant la date butoir du 25 novembre pour clarifier "impérativement" les "questions en suspens" avec l'Agence concernant son programme nucléaire. Téhéran avait accepté fin 2003 de suspendre ses préparatifs à l'enrichissement d'uranium en gage de bonne foi, mais était revenu sur son engagement en juillet 2004.
15 novembre 2004
L'Iran s'engage à suspendre tout enrichissement d'uranium en accord avec l'Union européenne et en coopération avec l'AIEA. Suite à un accord avec la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, désignés sous le sigle "E3" et l'Union européenne, signé le 14, l'Iran s'engage à une coopération entière et transparente avec l'AIEA, ainsi qu'à poursuivre la mise en oeuvre du Protocole additionnel au TNP en attendant sa ratification". Par ailleurs, et "afin de renforcer la confiance", l'Iran décide "à titre volontaire", de poursuivre et d'étendre la suspension à toutes les activités d'enrichissement et de retraitement de l'uranium, notamment la fabrication et l'importation de gaz centrifuges, ainsi que toute activité de séparation du plutonium et de conversion de l'uranium. L'AIEA est chargée de la vérification de cette suspension et d'en assurer le suivi.
Février 2005
Désavouant les promesses faites aux Européens, les autorités iraniennes annoncent reprendre prochainement l'enrichissement d'uranium et refusent de renoncer à la construction d'un réacteur à eau lourde, qui peut être facilement détourné à des fins militaires, alors que les Européens proposaient de le remplacer par un réacteur à eau légère. Des négociations continuent cependant.
13 avril 2005
L’Assemblée générale adopte la Convention des Nations unies sur la répression des actes de terrorisme nucléaire [PDF, 890 Ko]. Elaboré par une commission spéciale mise en place par l'Assemblée générale de l'ONU en 1994, le texte affirme notamment que "commet une infraction au sens de la Convention toute personne qui, illicitement et intentionnellement, détient des matières radioactives ou détient un engin (.), ou utilise ou endommage une installation nucléaire de façon à libérer ou risquer de libérer des matières radioactives", ceci dans "l'intention d'entraîner la mort d'une personne ou de lui causer des dommages corporels graves ou de causer des dégâts substantiels à des biens ou à l'environnement".
2-27 mai 2005
Conférence des Parties chargée d'examiner le TNP (Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires) en 2005 à New York. Le nombre d'États parties au Traité s'élève à 188, dont les cinq grandes puissances nucléaires et membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU : les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine et la France (P5). L'universalité du Traité, le désarmement et la non-prolifération, le régime de garanties de l'AIEA, la vérification et le respect des obligations sont les questions clefs de cette réunion.
8 août 2005
L'Iran annonce la reprise de ses activités de conversion d'uranium dans l'usine d'Ispahan, prenant le risque d'une confrontation diplomatique avec la communauté internationale et la saisine du Conseil de sécurité de l'ONU. Le 11, le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique adopte par consensus une résolution enjoignant l'Iran de cesser la production de combustible nucléaire et de remettre en place les scellés apposés par l'Agence qui ont été enlevés à l'usine d'Ispahan.
19 septembre 2005
A l'issue d'une quatrième série de négociations commencées en août 2003 entre la Corée du Nord, la Corée du Sud, les Etats-Unis, la Chine, le Japon et Russie, une déclaration conjointe est signée dans laquelle la Corée du Nord s'engage à abandonner son armement nucléaire en échange de la possibilité d'utiliser l'énergie nucléaire à des fins civiles. Elle s'engage également à rejoindre le Traité de non prolifération nucléaire (TNP) qu'elle avait quitté en janvier 2003 avant de déclarer posséder la bombe atomique. Mais le 20, Pyong Yang pose de nouveau comme condition préalable au démantèlement de son programme d'armement nucléaire la livraison des réacteurs à eau légère censés satisfaire ses besoins en électricité. De nouveaux pourparlers sont prévus en novembre 2005.
21-23 septembre 2005
Conférence en vue de faciliter l'entrée en vigueur du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICEN) [PDF, 92 Ko] à New York. Dans la déclaration finale les représentants de 117 pays réaffirment leur détermination à œuvrer pour l'entrée en vigueur du Traité, considérant que la cessation de tous les essais nucléaires constitue "une mesure efficace de désarmement nucléaire et de non-prolifération dans tous ses aspects". L'appui au régime de vérification à l'entrée en vigueur du TICEN y est également réaffirmé, "ce régime ayant pour mandat de donner l'assurance que les États respectent les engagements qu'ils ont pris en vertu du Traité". 33 pays seulement l'ont ratifié sur les 44 nécessaires à son entrée en vigueur. Les Etats-Unis, la Chine, l'Egypte, l'Indonésie, l'Iran et Israël sont parmi les 11 pays qui ne l'ont toujours pas ratifié.
24 septembre 2005
L'AIEA adopte à Vienne une résolution condamnant les activités nucléaires de l'Iran et permettant un renvoi devant le Conseil de sécurité de l'ONU. La résolution présentée par l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne (UE3) est adoptée par 22 des 35 pays du conseil des gouverneurs contre 1 (le Venezuela) et 12 abstentions (dont la Russie et la Chine). Elle condamne l'Iran, notamment pour avoir repris la conversion d'uranium en août et affirme que "la politique de dissimulation de l'Iran a conduit à de nombreux manquements et violations de ses obligations" concernant les garanties, ce qui constitue un "non-respect" du Traité de non-prolifération (TNP). Elle ne demande pas expressément la saisine du Conseil de sécurité de l'ONU mais elle établit les conditions d'un transfert ultérieur.
7 octobre 2005
Le prix Nobel de la paix est attribué à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et à son directeur, Mohamed Elbaradei, pour leur travail contre la prolifération des armes nucléaires.
4 février 2006
Suite à l'annonce en janvier 2006 de la reprise par l’Iran de ses activités d'enrichissement d'uranium, le Conseil des gouverneurs de l'AIEA réuni en session extraordinaire, adopte une résolution présentée par les Européens demandant à son directeur de transférer le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l'ONU. Le texte demande également à Téhéran de rétablir sa coopération avec l'Agence pour "clarifier les possibles activités qui pourraient avoir une dimension nucléaire militaire". 27 des 35 membres du Conseil des gouverneurs votent pour, dont le P5 (les 5 membres permanents du Conseil de sécurité : Chine, Etats-Unis, Russie, France et Royaume-Uni), 3 votent contre - Cuba, Syrie et Venezuela - et 5 s'abstiennent - Algérie, Biélorussie, Indonésie, Libye et Afrique du Sud.
29 mars 2006
L'ONU lance un ultimatum à l'Iran sur son programme nucléaire. Le Conseil de sécurité adopte une déclaration, élaborée par les cinq membres permanents (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie), donnant 30 jours à Téhéran pour abandonner ses activités sensibles d'enrichissement de l'uranium et l'enjoignant à se plier aux résolutions de l'AIEA visant à lui permettre de vérifier le caractère strictement civil de son programme nucléaire. Le Conseil prie le directeur de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, de soumettre dans les 30 jours un rapport sur la manière dont l'Iran se sera conformé à ces dispositions. Le texte ne menace pas de sanctions éventuelles.
19 avril 2006
Lors d'une réunion avec la troïka européenne (Allemagne, France et Grande-Bretagne), Téhéran annonce une intensification de son programme nucléaire avec la mise en route de nouvelles centrifugeuses pour enrichir de l'uranium. Le 28 avril, à la date de l'ultimatum fixé par l'ONU, le directeur de l'AIEA , Mohamed ElBaradei, remet au Conseil de sécurité son rapport sur le programme nucléaire iranien [PDF, 190 Ko], reprochant à Téhéran d'avoir inauguré la production d'uranium enrichi le 9 avril, malgré les avertissements de la communauté internationale, et refusé dans le même temps de reprendre une "coopération pleine et entière" avec les inspecteurs de l'AIEA.
16 juillet 2006
Lancement de l’"Initiative globale pour la lutte contre le terrorisme nucléaire" au sommet du G8 à St Petersbourg par les Etats-Unis et la Russie. Douze pays sont adhérents, le Maroc en devient le treizième le 31 octobre 2006 lors de la première réunion de l’Initiative.
26 juillet 2006
Projet de loi sur un accord de coopération nucléaire entre les Etats-Unis et l'Inde. Le texte est approuvé à une large majorité à la Chambre des représentants américaine. Selon ce texte, l'Inde - qui n'a jamais adhéré au Traité de non prolifération nucléaire (TNP) - s'engage à dissocier ses programmes nucléaires civils et militaires et laisse l'AIEA contrôler ses installations civiles. De même, Washington peut mettre un terme à la coopération si l'Inde effectue un essai d'armes atomiques.
6 septembre 2006
Nouveau rapport de l’AIEA sur le programme nucléaire iranien [PDF, 62 Ko] . Le directeur de l'Agence internationale de l’énergie atomique souligne que l'Iran n'a pas suspendu ses opérations liées à l'enrichissement d'uranium à la date butoir du 31 août, fixée par la résolution 1696  adoptée le 31 juillet au Conseil de sécurité de l’ONU. Il affirme qu'en outre l'Iran a repris ses activités liées à l'enrichissement d'uranium à l'approche de cette date et qu'en conclusion, l’Agence se déclare "incapable de progresser davantage dans ses efforts visant à vérifier l'exactitude et l'exhaustivité des déclarations de l'Iran en vue de confirmer la nature pacifique de son programme nucléaire".
8 septembre 2006
Signature d'un traité de dénucléarisation en Asie centrale à Semipalatinsk (Kazakhstan). Par ce traité signé après neuf ans de négociations, les cinq ex-républiques soviétiques d'Asie centrale s'engagent à interdire dans toute la région la production, l'acquisition et le déploiement d'armes nucléaires ou de leurs composants. Pour que le traité puisse entrer en vigueur, un protocole doit encore être signé par les cinq puissances nucléaires et membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie).
9 octobre 2006
La Corée du Nord annonce avoir procédé à un essai nucléaire souterrain. L'explosion s'est produite à Hwadaeri au nord-est du pays, sa faible puissance mesurée par les capteurs sismiques de moins de 5 Kilotonnes intriguant quant à la nature exacte du test nucléaire. Le 14 octobre, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte à l'unanimité la résolution 1718  qui stipule la mise en oeuvre de sanctions financières et un embargo en matière d'armements envers la Corée du Nord.
30-31 octobre 2006
Réunion internationale sur la lutte contre le terrorisme nucléaire à Rabat (Maroc). Elle rassemble les 12 pays adhérents de l’"Initiative globale pour la lutte contre le terrorisme nucléaire" - lancée en juillet 2006 au sommet du G8 à St Petersbourg par les Etats-Unis et la Russie -, le Maroc qui devient le 13ème adhérent et l’AIEA en tant qu’observateur. Une déclaration de principes est adoptée stipulant que les signataires sont tenus de renforcer la sécurité dans les installations privées liées au nucléaire et de partager les informations dont ils disposent afin de prévenir au maximum les trafics de matériaux nucléaires et radioactifs
23 décembre 2006
Le Conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1737  imposant des sanctions à l'Iran sur son programme nucléaire. La résolution demande à l'Iran de suspendre ses activités nucléaires posant un risque de prolifération, y compris celles "liées à l'enrichissement et au retraitement et "les travaux sur tous projets liés à l'eau lourde, y compris la construction d'un réacteur modéré à l'eau lourde". Le Conseil de sécurité enjoint aux Etats Membres "de prendre les mesures nécessaires pour prévenir la fourniture, la vente ou le transfert à l'Iran" notamment "de tous articles, matières, équipements, biens et technologies susceptibles de contribuer à la mise au point de vecteurs d'armes nucléaires". Le texte contient en annexe une liste de personnes et d'entités pour lequel le Conseil demande le gel des fonds, des avoirs financiers et des ressources économiques.
13 février 2007
Aux termes de l'accord intervenu à l'issue des négociations à six, Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Japon, Russie, la Corée du Nord s'engage à "désactiver" son programme nucléaire en échange d'une aide énergétique et alimentaire et de garanties de sécurité par les Etats-Unis.
24 mars 2007
Nouvelle résolution de l'ONU renforçant les sanctions contre l'Iran. Face au refus persistant de l'Iran de suspendre l'enrichissement d'uranium, le Conseil de sécurité adopte la résolution 1747 qui alourdit les sanctions déjà imposées au pays par la résolution 1737. Ces sanctions comprennent un embargo sur les exploitations d'armes iraniennes et "de matériel connexe" et des restrictions financières et commerciales. En outre, des restrictions sur les voyages s'appliquent à une liste élargie de personnalités et d'entités impliquées dans les programmes nucléaire ou balistique de l'Iran. Le texte indique que le Conseil de sécurité suspendra les sanctions si l'Iran cesse d'enrichir de l'uranium.
24 avril 2007
Suite à la demande officielle américaine, dans le cadre de son programme de défense antimissile (NMD, National Missile Defense), d'installer dix intercepteurs de missiles en Pologne et un système de radars en République tchèque, et après l'acceptation de la République tchèque le 24 janvier 2007, la Pologne donne finalement son accord en échange de garanties de sécurité.
30 avril-11 mai 2007
Réunion préparatoire de la Conférence 2010 des Etats parties au TNP (Traité de non prolifération nucléaire) à Vienne (Autriche). Cette 1ère session du Comité préparatoire de la Conférence d'examen du TNP, qui a lieu tous les cinq ans, marque le lancement des travaux des pays signataires du Traité qui vont tenter de rendre son efficacité à un texte qui peine à répondre aux nouveaux défis posés par la prolifération des armes nucléaires dans le monde.
3 octobre 2007
Accord sur le processus de démantèlement des installations nucléaires de la Corée du Nord : selon cet accord, validé par les gouvernements des six pays qui participent depuis 2003 aux pourparlers sur le programme nucléaire nord coréen, la Corée du Nord accepte de démanteler ses trois principales installations nucléaires à Yongbyon avant le 31 décembre 2007, sous la supervision d'un groupe d'experts. Elle s'engage dans le même temps, à donner la liste complète de ses programmes nucléaires. En échange, une aide énergétique équivalente à un million de tonnes de fioul lourd, lui sera fournie.
3 mars 2008
Le Conseil de sécurité de l’ONU adopte par 14 voix sur 15 et une abstention la résolution 1803 coparrainée par la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne, durcissant les sanctions contre l’Iran. Alors que les deux premières séries de sanctions, adoptées respectivement dans les résolutions 1737 de décembre 2006 et 1747 de mars 2007, visaient les programmes nucléaire et balistique de l'Iran et gelaient les avoirs à l'étranger de certains Iraniens et de certaines entreprises qui leur étaient liées, cette nouvelle série alourdit les restrictions pesant sur les échanges commerciaux avec l'Iran de produits à usage civil et militaire.
14 juin 2008
Face à l’intransigeance de l’Iran sur la demande de suspension de son programme d’enrichissement d’uranium, le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, se rend à Téhéran porteur d’une offre au nom des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et de l'Allemagne. Dans leur proposition, les grandes puissances "reconnaissent le droit de l'Iran à développer la recherche, la production et l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques". Ils proposent de "normaliser les relations économiques et commerciales" avec Téhéran mais ils rappellent que l'Iran doit se plier aux quatre résolutions du Conseil de sécurité exigeant la suspension de l'enrichissement d'uranium et une plus grande coopération avec l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique). Sans réponse de l'Iran, l'Union européenne avalise Le 23 juin, de nouvelles sanctions contre l'Iran visant notamment la banque commerciale Melli, accusée de fournir des services au programme nucléaire iranien.
26 juin 2008
La Corée du Nord remet à la Chine un inventaire de ses activités nucléaires : selon un accord conclu en octobre 2007 avec les cinq pays avec lesquels elle négocie sa dénucléarisation (Corée du Sud, Chine, Etats-Unis, Japon, Russie), la Corée du Nord transmet une déclaration détaillant les matériaux et équipements nucléaires du pays. Toutefois elle ne fournit pas de précisions sur le nombre d'armes nucléaires qu'elle détient, ni sur ses activités d'enrichissement de l'uranium et de prolifération dans le passé. La remise de ce document constitue une avancée tangible suffisante pour Washington qui annonce la levée des sanctions bilatérales imposées depuis 1950 à la Corée du Nord et décide de retirer le pays de la liste des Etats soutenant le terrorisme sur laquelle il figure depuis 1988. Le 27, La Corée du Nord procède à la démolition d'une tour de refroidissement de son réacteur nucléaire de Yongbyon.
8 juillet 2008
Signature à Prague de l'accord de défense antimissile entre les Etats-Unis et la République tchèque : la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, et son homologue tchèque, Karel Schwarz, signent cet accord portant sur le déploiement d'une partie du bouclier antimissile américain sur le sol tchèque. Le texte prévoit en effet d'installer un radar sur le sol tchèque en liaison avec le déploiement, en cours de négociations, de dix missiles intercepteurs en Pologne. Pour être valide, l'accord doit encore être ratifié par les deux chambres du parlement tchèque.
19 juillet 2008
Le sous-secrétaire d’Etat américain pour les affaires politiques, William J. Burns, participe à Genève aux pourparlers en cours sur la question nucléaire iranienne entre Javier Solana et le négociateur iranien, Saïd Jalili, une première, Washington ayant toujours refusé tout contact diplomatique de haut niveau avec l’Iran.
21 mars 2009
Entrée en vigueur du Traité sur une zone exempte d'armes nucléaires en Asie centrale. Ouvert à la signature le 8 septembre 2006, le Traité entre en vigueur à la suite de sa ratification par les cinq Etats parties : Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Turkménistan et Ouzbékistan.
5 avril 2009
La Corée du Nord procède au tir controversé d’une fusée longue portée depuis la base de Musundan-ri sur la côte nord-est. Le Conseil de sécurité de l’ONU est saisi et, malgré les réticences de la Russie et de la Chine, une déclaration, non contraignante, est adoptée le 13 avril, condamnant le tir de fusée balistique effectué par la Corée du Nord et appelant au renforcement du régime de sanctions mis en place à son encontre en 2006, par la résolution 1718. Le lendemain, la Corée du Nord annonce qu’elle se retire des négociations à Six sur sa dénucléarisation, expulse les inspecteurs de l'AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) et annonce la reprise de son programme nucléaire.
5 avril 2009
Le président américain, Barack Obama, s'engage lors d'un sommet entre l'Union européenne et les Etats-Unis à Prague à relancer la lutte contre la prolifération nucléaire pour aboutir à "monde sans armes nucléaires".
25 mai 2009
La Corée du Nord procède à un deuxième essai nucléaire, puis au lancement de six missiles de courte portée, sol-air et sol-mer. Le 12 juin, le Conseil de sécurité adopte à l’unanimité la résolution 1874 instaurant un système renforcé d'inspection des cargaisons aériennes, maritimes et terrestres à destination ou en provenance de Corée du Nord et un élargissement de l'embargo sur les armes. La résolution 1874 demande également aux États et aux institutions financières internationales de bloquer les fonds susceptibles de financer les programmes de la Corée du Nord en matière d'armement nucléaire et de missiles balistiques.
4 juillet 2009
Une série de sept missiles balistiques est de nouveau lancée depuis une base militaire sur la côte orientale nord-coréenne. Le comité des sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU ajoute à la liste des entités nord-coréennes sanctionnées par la résolution 1874 du 12 juin 2009, cinq personnes et cinq entreprises et organismes dont les avoirs financiers sont gelés.
17 septembre 2009
Les Etats-Unis abandonnent le projet d’installation d’un bouclier antimissile en Pologne et en République Tchèque. Le Président Barak Obama renonce à déployer un radar en République tchèque et une batterie d’intercepteurs de missiles de longue portée en Pologne, censés contrer des tirs balistiques iraniens.
21 septembre 2009
L’Iran annonce la construction d’un 2ème centre d’enrichissement d’uranium. Dans une lettre adressée le 21 septembre au directeur de l'AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique), Mohamed ElBaradeï, l’Iran dévoile l'existence d’un centre clandestin, proche de la ville sainte de Qom. Ce complexe, en construction depuis 2005 et non encore opérationnel, serait conçu pour abriter jusqu'à 3 000 centrifugeuses, permettant l'enrichissement de l'uranium à des fins civiles ou militaires. Le 27 novembre, le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) adopte une résolution demandant la "suspension" de la construction de ce nouveau site nucléaire.
24 septembre 2009
Adoption à l’ONU d’une résolution appelant à l'instauration d'un monde dénucléarisé. Réuni en un sommet exceptionnel sur la non-prolifération et le désarmement nucléaires, à New York, sous la présidence de Barack Obama, le Conseil de sécurité adopte à l’unanimité la résolution 1887 qui appelle tous les Etats à respecter leurs obligations aux termes du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et ceux qui ne l'ont pas signé à le faire au plus tôt afin de le rendre universel.
6 avril 2010
Le Président Barack Obama expose la nouvelle doctrine nucléaire américaine
Dans un document intitulé "Nuclear posture Review", les Etats-Unis s’engagent à ne pas utiliser et à ne pas employer d’armes atomiques contre un Etat qui n’en possède pas et qui respecte les dispositions du Traité de non-prolifération (TNP) de 1968, même en cas d’attaque chimique ou biologique.
8 avril 2010
Signature, à Prague, du nouveau Traité de désarmement nucléaire (START), entre les présidents américain, Barack Obama, et russe, Dimitri Medvedev. Il remplace START 1, signé entre George Bush et Mikhaïl Gorbatchev en 1991, et qui a expiré le 5 décembre 2009. Il prévoit notamment : la limitation à 1 500 du nombre d’ogives dans chacun des deux pays, soit environ 30% de moins que le nombre actuellement autorisé, la limitation à 800 du nombre de missiles intercontinentaux embarqués à bord de sous-marins et de bombardiers, ainsi que la vérification sur place des installations nucléaires et l’échange de données entre les deux pays.
12-13 avril 2010
Sommet, à Washington, sur la sécurité nucléaire. Une cinquantaine de chefs d’Etat et de gouvernement participent à ce sommet qui se tient sous l’égide du président américain, Barack Obama, et dont le thème officiel est la prévention du terrorisme nucléaire. Dans leur communiqué final, les participants s’engagent à sécuriser d’ici 2014, les "matières nucléaires vulnérables" afin "d'empêcher des terroristes, des criminels ou d'autres acteurs non autorisés" de mettre la main sur des matériaux fissiles pouvant servir à fabriquer une bombe A.
3-28 mai 2010
Conférence des Etats parties chargées d'examiner le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Les États examinent l’application des dispositions du Traité depuis 2005 et appellent à la tenue d’une conférence en 2012 sur "l'établissement d'un Moyen-Orient libre d'armes nucléaires et de toutes autres armes de destruction massive".
17 mai 2010
Le Brésil et la Turquie signent avec l’Iran un accord sur un projet d'échange de son uranium. Selon cet accord qui doit être avalisé par l’AIEA, l'Iran devra envoyer en Turquie, dans un délai d'un mois, 1 200 kg de son uranium faiblement enrichi (à 3,5%), qui sera échangé dans le délai maximum d'un an contre 120 kilos de combustible hautement enrichi (20%), nécessaire au réacteur de recherche nucléaire de Téhéran.
9 juin 2010
Résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU approuvant de nouvelles sanctions contre l’Iran. Le texte reprend et élargit le champ des sanctions déjà adoptées par le Conseil, en décembre 2006, mars 2007 et mars 2008. Elle prévoit notamment que l'Iran ne pourra investir à l'étranger dans certaines activités sensibles comme les mines d'uranium et que ses navires pourront être inspectés en haute mer, les inspections n'étant jusqu'ici autorisées qu'à quai.
5 février 2011
Entrée en vigueur du nouveau traité de désarmement nucléaire START. Valable dix ans et reconductible pour cinq ans, le traité prévoit que chacun des deux pays peut déployer au maximum 1 550 têtes nucléaires, soit une réduction de 30% par rapport à 2002. Le nombre de lanceurs de missiles déployés ne devra pas dépasser 700 dans chaque camp. Le texte rétablit également le processus de vérifications mutuelles des arsenaux nucléaires des deux puissances, interrompu fin 2009.
8 novembre 2011
L'AIEA publie un rapport émettant de "sérieuses inquiétudes" concernant la nature du programme nucléaire iranien, s'appuyant sur des informations "crédibles" indiquant que Téhéran travaille à la mise au point de l'arme atomique. Elle rappelle que l’Iran continue ses programmes sensibles à Natanz, Qom et Arak, avec en particulier l’installation de centrifugeuses à Qom et l’annonce du triplement des capacités d’enrichissement à 20%, sans aucun débouché civil crédible.
29 février 2012
La Corée du Nord accepte la mise en place d'un moratoire sur ses activités nucléaires comme les lancements de missiles à longue portée, les essais nucléaires et les activités d'enrichissement d'uranium menées à son usine de Yongbyon, en échange d'une aide alimentaire des Etats-Unis.