L'UMP devient Les Républicains avec un oui massif des militants

Publié le par José Pedro

L'UMP devient Les Républicains avec un oui massif des militants. Avec un tel score plébicitant Nicolas Sarkozy, le Chef de l'oposition est assuré de remporter les Primaires chez les Républicains. En effet on ne voit pas comment les militants pourraient renoncer à leur Chef pour les Présidentielles, d'autant plus qu'il est à la fois Chef de parti et Candidat.

vendredi 29 mai 2015 21h55
 
 

(Reuters) - Les adhérents de l'UMP se sont prononcés à une écrasante majorité, 83,28% des voix, en faveur du changement d'appellation du parti d'opposition de droite, désormais baptisé Les Républicains.

A la veille du congrès qui doit porter Les Républicains sur les fonts baptismaux, Nicolas Sarkozy a lancé en parallèle un appel à "tous les Républicains de France" qui "souffrent de voir la République reculer tous les jours et qui veulent opposer à ce recul un refus déterminé".

Les 213.030 adhérents à jour de cotisation au 31 décembre 2014 étaient appelés à voter jeudi et vendredi, par voie électronique, sur cette nouvelle appellation voulue par l'ancien chef de l'Etat pour un nouveau départ de sa formation en vue de l'élection présidentielle de 2017.

Selon la Haute autorité de l'UMP, chargée de superviser le scrutin, la participation s'est élevée à 45,74%, en deçà des attentes de la direction du parti. Au total, 97.440 adhérents ont voté.

Ils ont approuvé à 83,28% la nouvelle dénomination du parti, 16,72% s'étant prononcés contre.

Ils approuvent par ailleurs les nouveaux statuts du parti à 96,34% (3,66% contre) et la composition du nouveau bureau politique à 94,77% (5,23% contre).

Ce résultat a valeur de plébiscite pour Nicolas Sarkozy qui avait été porté à la tête de l'ex-UMP avec 64,5% des voix le 29 novembre dernier.

Dans son appel, publié sur le tout nouveau site www.republicains.fr, et dont la mise en page rappelle un ordre de mobilisation militaire, le président des "Républicains" lance un appel au rassemblement par-delà le clivage gauche-droite.

"Nous appelons à s'unir à nous tous les Républicains qui ont dans leur coeur l'amour d'un pays dont l'idéal a transformé le monde", écrit l'ancien chef de l'Etat.

"'Républicains', ce n'est pas seulement le nouveau nom d'un parti. C'est le cri de ralliement de toutes celles et de tous ceux qui souffrent de voir la République reculer tous les jours et qui veulent opposer à ce recul un refus déterminé", poursuit-il.

"'Républicains', c'est le nom de celles et de ceux qui refusent d'abandonner à d'autres la maîtrise de leur propre destin, et qui veulent vivre debout, de leur intelligence, de leur travail, de leur mérite sans être redevable à personne", ajoute-t-il en fustigeant "l'enfermement communautariste", "la guerre des origines et des mémoires", "la barbarie et la sauvagerie".

 

(Sophie Louet, édité par Tangi Salaün)

 
 
 
 
 
 

L'UMP devient "Les Républicains"

Le Point - Publié le  - Modifié le 

Le nom a été approuvé par plus de 83 % des adhérents, dont toutefois moins de la moitié se sont exprimés, lors du vote organisé jeudi et vendredi.

Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy.
Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy. © Stéphane de Sakutin / AFP
 
 
 
 
 
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Exit l'UMP. Le nouveau parti dirigé par Nicolas Sarkozy s'appelle désormais, selon le voeu de l'ex-chef de l'État, "Les Républicains", un nom approuvé par plus de 83 % des adhérents, dont toutefois moins de la moitié se sont exprimés, lors du vote par internet organisé jeudi et vendredi. Au siège du parti, rue de Vaugirard à Paris, on se félicitait de ce résultat, à la veille du congrès refondateur, qui enterrera samedi à Paris l'Union pour un mouvement populaire, crée en 2002, pour fêter la naissance des Républicains. Deux heures après la clôture du scrutin, Nicolas Sarkozy lançait sur le nouveau site du parti, republicains.fr, et sur twitter, un "appel à tous les Républicains de France", se terminant par ces mots : "Unissons nous !".

 

 

 

 

"'Républicains', ce n'est pas seulement le nouveau nom d'un parti. C'est le cri de ralliement de toutes celles et de tous ceux qui souffrent de voir la République reculer tous les jours et qui veulent opposer à ce recul un refus déterminé", écrit Nicolas Sarkozy. L'appel, présenté dans un cadre tricolore, est surmonté du sigle du nouveau parti, un R stylisé, lui aussi tricolore. "'Républicains', c'est le nom de ceux qui préféreront toujours la liberté à toutes les formes de dépendance et choisiront toujours l'ouverture à l'universel contre l'enfermement communautariste, le sentiment d'une destinée commune à la guerre des origines et des mémoires", ajoute l'ancien chef de l'État.

"'Républicains', c'est ainsi que se nomment celles et ceux qui se battent pour l'émancipation de la personne humaine et pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes", "'Républicains', c'est ainsi que se nomment celles et ceux pour qui le combat contre le fanatisme et l'intégrisme, contre l'obscurantisme et la déraison, contre la barbarie et la sauvagerie qui menacent toute forme de civilisation dans le monde, est au-delà de la droite et de la gauche", poursuit-il.

"Préparer l'alternance"

213 030 adhérents à jour de cotisation au 31 décembre 2014 avaient été invités à répondre à trois questions, pendant deux jours lors d'un vote électronique. Les résultats ont été publiés par la Haute autorité de l'Union, chargée de superviser toute l'opération. 97 440 ont voté, soit 45,74 % des adhérents. A la première question "Approuvez-vous 'Les Républicains'" comme dénomination de notre mouvement ?", 83,28 % ont répondu oui. A la deuxième "Approuvez-vous les projets de Statuts et de Règlement intérieur ?", ils ont répondu oui à 96,34 %. Enfin, 94,77 % ont approuvé la composition du nouveau Bureau politique, fort de 120 membres, qui composent désormais le "gouvernement" des Républicains.

Alors que Nicolas Sarkozy, désormais président des "Républicains", avait expliqué dans une lettre aux adhérents du parti que les changements allaient notamment permettre de "tourner la page des divisions" et de "préparer l'alternance", ce nouveau nom avait été attaqué en justice par des organisations et élus de gauche au motif qu'il est "impossible de privatiser l'idéal républicain". Mardi, elles avaient été déboutées par la justice qui s'était refusé de se prononcer en urgence sur cette question. Le lendemain, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) avait annoncé qu'il faisait appel de cette décision.