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La Mafia du FOOT à l'Oeuvre dans le MONDE! pour elle rien n'est trop beau et l'argent du contribuable coule à flots

Publié le par José Pedro

PROGRAMME EN 4 POINTS POUR UNE COUPE DU MONDE SOCIALEMENT JUSTE

1. RENFORCEMENT DES EXIGENCES LORS DE L’ATTRIBUTION DES COUPES

2. DÉFINITION DE CRITÈRES SOCIAUX POUR L’ATTRIBUTION DES COUPES

3. ADAPTATION DES CONTRATS AVEC LES PAYS-HÔTES

4. MISE EN PLACE DE MÉCANISMES DE CONTRÔLES ET DE SANCTION

 

Le futur président de la FIFA doit s’engager pour que l’organisation des Coupes du monde respecte des critères sociaux minimaux. Nous demandons: des salaires qui permettent de vivre et des conditions de travail qui ne soient pas mortelles. Pour faciliter le travail de la FIFA, Solidar Suisse a préparé une proposition concrète de Charte de responsabilité sociale. Merci de signer notre pétition!

PROGRAMME EN 4 POINTS POUR UNE COUPE DU MONDE SOCIALEMENT JUSTE

Les signataires demandent à la Fifa de reconnaître sa responsabilité sociale lors des Coupes du monde de football et de définir à cette fin des conditions-cadres dans une Clause de durabilité.

Les signataires demandent en particulier à la Fifa d’inclure les points suivants.

1. RENFORCEMENT DES EXIGENCES LORS DE L’ATTRIBUTION DES COUPES

  • Lors de leur candidature, les pays doivent présenter dans leur dossier les conséquences sociales de l’organisation de la Coupe et les moyens qui seront mis en œuvre afin de respecter la Clause de durabilité, et en particulier les droits humains. Ces mesures concernent en particulier les personnes touchées par la construction d’infrastructures, les travailleurs informels - tels que les vendeurs et vendeuses de rue - les ouvriers de chantiers, les travailleurs et travailleuses migrant-e-s, ainsi que tout autre groupes de personnes particulièrement vulnérables.
  • Des représentant-e-s de la société civile des Etats candidats sont entendus afin d’examiner ces engagements.

2. DÉFINITION DE CRITÈRES SOCIAUX POUR L’ATTRIBUTION DES COUPES

  • Le respect des droits du travail, définis par les conventions fondamentales de l’Organisation internationale du Travail (OIT), et des droits humains, définis notamment par les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme, sont explicitement pris en compte dans le catalogue des critères d’attribution. Les critères de durabilité sociale sont explicitement définis comme importants dans le choix d’attribution.

3. ADAPTATION DES CONTRATS AVEC LES PAYS-HÔTES

  • Les contrats avec les pays et villes hôtes intègrent une dimension sociale. La Fifa édicte des lignes directrices pour des conditions de travail décentes sur les chantiers de construction des stades, pour la prise en compte des droits humains dans l’ensemble des projets en lien avec la Coupe et dans ses rapports avec les travailleurs et travailleuses informel-le-s. Pour cela, elle s’appuie sur les conventions fondamentales du travail de l’OIT et les traités relatifs aux droits humains de l’ONU.
  • Les partenaires s’engagent à respecter les droits humains et les droits du travail et à mettre en place des mesures, contractuelles et vérifiables, afin de garantir leur respect.
  • La Fifa et ses partenaires protègent les possibilités de revenu des travailleurs et travailleuses informel-le-s à proximité des stades et dans les Fan Zones.

4. MISE EN PLACE DE MÉCANISMES DE CONTRÔLES ET DE SANCTION

  • Un groupe de travail institutionnalisé, se réunissant régulièrement et comprenant des représentant-e-s de la société civile et de la Fifa garantit le contrôle de la mise en œuvre de la Clause de durabilité
  • Des visites tripartites (Fifa, maîtres d’ouvrage, représentants des travailleurs) garantissent le respect des droits du travail sur les chantiers.
  • Les manquements sont sanctionnés. En cas de graves violations des droits humains, le pays hôte peut se voir retirer l’attribution de la Coupe.
 
 
 

La FIFA et Blatter, une « mafia » dénoncée par un ancien cadre

La FIFA et Blatter, une « mafia » dénoncée par un ancien cadre

Photo Icon Sport

A deux jours des élections au poste de président de la FIFA, c’est un ouragan qui s’abat sur l’instance mondiale du football dont plusieurs membres ont été interpellés par la police suisse. Sepp Blatter, qui sauf surprise se succèdera à la tête de la FIFA, est au coeur de toutes les accusations. Et dans Le monde, un de ses anciens conseillers, Guido Tognoni charge la barque. Ce dernier précise cependant que l’actuel boss de la FIFA n’a pas inventé tout seul la corruption, mais que c’est une vieille habitude de la maison. Selon Tognoni, l’attribution du Mondial fait l’objet depuis très longtemps d’un système de corruption.

Le Mondial en Allemagne et celui au Japon et en Corée déjà achetés ?

« Depuis quarante ans et l’intronisation de Havelange, la FIFA a la culture de la corruption. Blatter ne l’a pas initiée, mais il a toujours toléré la corruption. C’est un moyen de rester au pouvoir. Havelange, lui, était corrompu. Blatter a soigné les Warner, Teixeira, Blazer, Hayatou. Il n’est pas intervenu pour ces cas de corruption. Quand on vend des droits télé pour 1 dollar, c’est de la corruption. La corruption, ce n’est pas seulement accepter de l’argent dans des enveloppes. La corruption a beaucoup de facettes. Quand Blatter parle de tolérance zéro contre la corruption, combien de présidents de fédérations nationales auraient le droit de vote si on respectait ce principe ? Vous pensez que la Fédération italienne va se plaindre de la corruption ? Quatre-vingt-dix pour cent des fédérations se foutent du jugement du public à l’égard de la FIFA. En Afrique, Asie, Europe de l’Est, ils n’ont aucune raison de se plaindre de la corruption. Ils se taisent, explique l’ancien cadre de la FIFA, qui estime qu’avant la Russie et le Qatar, les dés étaient également pipés lorsqu’il s’agissait d’attribuer le Mondial. Pour le Qatar, Ben Hammam a simplement appliqué les règles de la FIFA de manière extrême. Il a fait ce que tout le monde faisait. Comment le Japon et la Corée du Sud ont eu le Mondial, en 2002 ? Et l’Allemagne, en 2006 ? Vous pensez qu’il n’y avait que des saints ? L’attribution conjointe des deux prochaines Coupes du monde a été une erreur stupide.»

Du côté de la FIFA on se défend de toutes ces accusations, affirmant même être à la base de l’actuelle enquête diligentée en Suisse et aux Etats-Unis. L’avenir pourrait rapidement dire si cette ligne de défense est tenable ou pas. 

Sepp Blatter lors d’une visite dans un club de football de la ville palestinienne de Ramallah, en Cisjordanie, le 20 mai 2015.

  PHOTO ABBAS MOMANI/AFP

Plusieurs hauts dirigeants de la FIFA ont été arrêtés ce matin à Zurich, soupçonnés de corruption par les autorités américaines. Si Sepp Blatter n’est pas directement responsable de cela, il a trop longtemps fermé les yeux sur les problèmes au sein de l’organisation qu’il dirige, estime le chroniqueur du Temps.

Le 65e congrès de la Fédération internationale de football (FIFA), qui doit s’ouvrir jeudi au Hallenstadion de Zurich, devait être une grande fête diffusée en live streaming avec, pour point d’orgue, la réélection du président Sepp Blatter vendredi. La belle réunion de “la grande famille du football” a tourné au vinaigre tôt mercredi matin, lorsque la police cantonale zurichoise, en réponse à une requête de la justice américaine, est venue arrêter six dirigeants de la FIFA soupçonnés de corruption.

Ce scandale ternit d’une manière définitive la fin de règne de Sepp Blatter. Le Valaisan, qui rêvait – et rêve toujours à l’heure qu’il est – d’un cinquième mandat consécutif à la tête “du plus grand état de la planète”, doit désormais gérer la plus grave crise politique de sa carrière.

Les yeux fermés

C’est de sa faute. S’il n’est pas impliqué directement dans cette affaire, qui concerne majoritairement des membres issus de la zone Concacaf (confédération d’Amérique du nord, centrale et des Caraïbes), Sepp Blatter est coupable d’avoir trop longtemps fermé les yeux. Pire, son système de gouvernance repose précisément sur l’encouragement implicite à “se payer sur la bête” et la volonté de ne pas aller mettre son nez dans les petites affaires des autres.

La plupart des hauts dirigeants du monde sportif actuel sont entrés dans la carrière à l’époque où le sport était déconsidéré, et où les fédérations vivaient chichement. Ils étaient là lorsque l’argent est soudainement apparu, à partir des années 80, dans le sillage de la multiplication des chaînes de télévision et de l’explosion des droits de retransmission des images sportives. Ils étaient là et ils n’allaient certainement pas laisser la place, devenue si confortable. Il aurait fallu, au sommet de l’institution, une volonté de moderniser les structures, le courage d’installer des barrières face à la tentation.

Pas l’homme de la modernité

Pas plus que son prédécesseur, le Brésilien Joao Havelange, Sepp Blatter ne fut l’homme de la modernité. Au tournant du siècle, lorsque le CIO fût pareillement frappé par le scandale et dût entreprendre le grand ménage, le Suisse refusa de prendre le problème à bras-le-corps, une fois encore autant par ruse politique que par paresse intellectuelle. Il en paye le prix aujourd’hui.

Il le paye parce que la justice américaine s’en est mêlée, à sa manière. Forte. En Suisse, justice et politiques ont toujours accordé à la FIFA le bénéfice du doute, la solution la plus commode. En août 2011, le Conseil fédéral, interpellé par Hans-Jürg Fehr, refusait de lever son statut d’organisation d’utilité publique et l’exemption fiscale qui va avec.

Que le Ministère public de la Confédération ouvre aujourd’hui une procédure pénale contre inconnu pour “soupçon de gestion déloyale et de blanchiment d’argent entourant les attributions des Coupes du monde de football 2018 et 2022” arrive bien tard. Le coup de filet a eu lieu à Zurich, Suisse, la FIFA est basée à Zurich, Suisse, son président est Suisse. Une fois encore, le nom de notre pays est associé pour le monde entier à un scandale financier. Celui-ci était évitable.

Laurent favre

Poutine : le scandale à la FIFA est une tentative américaine de saper la réélection de Sepp Blatter

Le président russe Vladimir Poutine
Le président russe Vladimir Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a estimé que Washington essaie «de projeter sa juridiction sur d'autres pays» alors que les Etats-Unis «n’ont rien à voir» avec une éventuelle affaire de corruption au sein de la FIFA.

L’avis du président russe est sans équivoque : même si certains responsables de la FIFA s’étaient rendus coupables de quelque chose, les Etats-Unis n’ont rien à voir avec ce fait. Washington, selon lui, se permet de «projeter sa juridiction sur d'autres pays».

 

 

Le motif principal du scandale, si l’on en croit Poutine, est lié aux élections du président de la FIFA qui doivent se tenir ce vendredi. D’après Vladimir Poutine, le président actuel Joseph Blatter «a toutes les chances d’être réélu», les actions des Etats-Unis seraient donc «une tentative évidente d’empêcher la réélection de Sepp Blatter au poste du président de la FIFA».

A propos du mondial qui se tiendra en Russie en 2018, Vladimir Poutine a indiqué que la Russie «était au courant de la pression qui a été exercée sur Joseph Blatter pour interdire la tenue de la Coupe du Monde 2018 en Russie».

Le chef de l’Etat russe, à cet égard, a mis l’accent sur le fait que le point de vue du président de la FIFA «n’est pas motivé par des relations spéciales entre la Russie et la FIFA» mais par une position de principe selon laquelle «le sport et la politique doivent être séparés».