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La Russie prête à détruire les USA en réplique aux USA, il faudra 1h pour rayer les USA du Monde.

Publié le par José Pedro

Guerre nucléaire : les Etats-Unis pourraient disparaître totalement, la Russie non


Par Konstantin Sivkov – Le 29 avril 2015 – Source thesaker.is

Un avertissement du Saker original: C’est avec beaucoup d’hésitations que je publie cet article. Mais je pense que son contenu doit être porté à la connaissance des Occidentaux. Je dois vous dire tout de suite mon dégoût à l’idée que la Russie pourrait tout simplement détruire la totalité des États-Unis, que ce soit par des frappes nucléaires classiques, par une frappe sur le super-volcan de Yellowstone ou par le déclenchement d’un tsunami.

 

Pendant mes années d’étude aux États-Unis (à Washington DC), j’ai réalisé un grand nombre de simulations d’échanges nucléaires lors d’un cours de planification des forces stratégiques. En mon for intérieur, j’ai toujours pensé que si j’étais le Secrétaire général du PCUS [Parti Communiste d’Union soviétique, NdT](c’était l’époque de la Guerre Froide), je n’exercerais pas de représailles semblables à la suite d’une frappe américaine. La Russie disparaîtrait, mais elle laisserait ce cadeau à l’humanité toute entière : la vie. La Russie choisirait de se sacrifier et accepterait d’être détruite, comme les Saints Boris et Gleb [les fils de Vladimir, le premier tsar baptisé de la Rus’ de Kiev], au début de l’Histoire russe, comme les Nouveaux Martyrs de la Russie [persécutés sous l’Union soviétique], récemment. Sans esprit de représailles, comme le Christ à Gethsemani. Mais j’ai préféré me taire, sachant bien que cette idée n’était guère compatible avec le cours de planification des forces stratégiques…

J’en ai parlé avec Eugenia, qui a traduit cet article. Elle m’a répondu : «Je pense pareil. Mais j’imagine que les armes nucléaires ne seront bientôt plus dissuasives… » Elle a tout à fait raison. Les armes nucléaires n’effraient plus suffisamment. N’est-ce pas terrible? Il semble bien que les Anglo-sionistes ont besoin d’être encore plus effrayés, avec des perspectives encore plus horribles. C’est vrai, je préfère montrer des visions cauchemardesques plutôt que de laisser notre civilisation s’embourber dans une guerre nucléaire.

C’est là où cet article est utile : il pourrait montrer à ceux qui aux États-Unis pensent sérieusement qu’ils peuvent battre la Russie que la Russie peut tout simplement effacer les États-Unis de la carte du monde, littéralement. N’oubliez pas que les plans résumés ici sont déjà anciens; il n’y a rien de nouveau dans ces lignes. Ils ont été étudiés par le GQG soviétique durant la Guerre Froide et, autant que je sache, refusés parce que trop épouvantables.

Que fera la Russie, en cas de guerre? Je ne sais pas. Comme vous l’avez sans doute deviné, je suis profondément pacifiste. C’est l’étude de la guerre qui m’a convaincu. Je ne veux pas que la Russie riposte de cette manière. Mais comme j’ai voulu vous faire réfléchir, en publiant cet article, laissez-moi vous le dire : je ne suis pas du tout certain que les gars du Kremlin, du GQG et des Forces stratégiques partagent mon pacifisme. En fait, ils n’ont pas seulement été choisis parce que c’étaient des durs, ils ont en plus régulièrement appuyé sur le bouton rouge (on ne dit jamais aux hommes de permanence si l’alerte nucléaire en cours est un exercice, ou si elle est réelle, donc ils ont réellement tourné la clé un grand nombre de fois!)

Alors, maintenant, plongez-vous dans votre cauchemar!

Le Saker original

 

La Russie pourrait avoir une méga-arme asymétrique à l’horizon 2015. Cela exclurait toute possibilité d’une guerre totale contre ce pays, même si l’adversaire jouissait de la supériorité absolue dans tous les systèmes d’armes conventionnels.

Une nouvelle Guerre Froide a été lancée contre la Russie. Pour être précis, cela ne s’est jamais arrêté. L’Occident tente de consolider ses acquis des précédentes étapes du conflit et veut maintenant conclure.

Une solution asymétrique

Comme au milieu du XXe siècle, l’Occident construit un rideau de fer et conduit une politique d’alliances militaires, augmentant la taille des forces de l’Otan et les rapprochant encore des frontières de la Russie. Mais, cette fois, pour les Russes la situation est bien plus mauvaise qu’il y a cinquante ans. La base industrielle a été considérablement réduite; la dépendance envers les hautes technologies occidentales, nuisible pour la sécurité nationale, s’est développée; nous avons perdu la force morale – autrefois, l’idéologie communiste; nous n’avons plus une forte communauté d’alliés en Europe, comme du temps du Pacte de Varsovie; les oligarques pro-occidentaux, alliés à la haute administration, dominent l’industrie et la finance. La Russie ne peut tout simplement pas se mesurer avec l’Otan et ses alliés en termes de technologie militaire.

Il faut donc absolument trouver une approche originale pour nous assurer une sécurité militaire, spécialement dans la zone d’encerclement stratégique. La tâche prioritaire est de maintenir le niveau des forces nucléaires. Il y a cependant des inconvénients à cela. En dépit de leur taille modeste (comparée à celle de nos autres forces militaires), les armes nucléaires exigent d’importantes ressources. En raison de la dégradation de l’économie, due aux sanctions et à la baisse des cours du pétrole, le pays pourrait tout simplement manquer des ressources nécessaires pour maintenir ses forces nucléaires au niveau souhaité. Les Forces stratégiques (les missiles intercontinentaux, les sous-marins lanceurs d’engins, les bombardiers à long rayon d’action), qui comptent plus de 100 000 hommes, pourraient être partiellement neutralisées par des actions de guerre informationnelle : propagande et guerre psychologique. Dans un futur proche, le système américain d’attaque globale préemptive pourrait être capable de neutraliser tout ou partie des forces nucléaires russes, en combinant des frappes de décapitation (visant les centres de commandement) et des frappesincapacitantes (visant les vecteurs des armes nucléaires). Il est essentiel pour notre pays de trouver des moyens asymétriques pour contenir ces menaces. C’est ce qu’a voulu dire M. Poutine quand il a dit que nous ne nous engagerions pas dans une course aux armements, mais que nous adopterions des mesures asymétriques. Clairement, cela suppose de nouvelles armes, basées sur des idées radicalement différentes de celles qui existent aujourd’hui.

Les conditions techniques pour la méga-arme

A partir de cette analyse de la situation concernant les forces nucléaires stratégiques, ces nouvelles armes doivent remplir certaines conditions. Tout d’abord, elles doivent garantir la défaite de l’ennemi. Le système doit pouvoir frapper l’adversaire avec une certitude de 100%, et la puissance de l’attaque doit être suffisante pour le mettre hors de combat. De plus, le système doit posséder les capacités d’attaque qui le mettront à l’abri de sa neutralisation, par quelque moyen que ce soit, non seulement ceux qui existent aujourd’hui mais aussi les armes de contre-mesures les plus sophistiquées qui pourront être développées demain.

La caractéristique la plus importante est la capacité d’emploi assurée, quand le pouvoir politique du pays le décidera et quand les conditions objectives d’emploi seront réunies. Ceci est particulièrement important, quand on sait que les positions des partisans pro-occidentaux en Russie sont toujours très fortes, particulièrement aux plus hauts niveaux du gouvernement, y compris au sein du haut commandement militaire. En cas de pression informationnelle et psychologique intense, on ne peut affirmer qu’ils obéiront à l’ordre de lancer les armes stratégiques. Bien plus, le nombre d’hommes servant dans les Forces stratégiques est trop élevé pour qu’on puisse être absolument certain qu’ils soient à leur poste, surtout si la société se divise.

Ces considérations nous poussent à réduire au minimum le nombre d’hommes servant ce système d’arme asymétrique et défensive. Ce nombre doit être suffisamment petit pour qu’on puisse être sûr, d’une manière absolue ou presque, de la loyauté de ces hommes envers le pouvoir politique et de leur degré de préparation à exécuter l’ordre d’employer ce système, quel que soient l’état de la société et leur état d’esprit personnel. Cela signifie que le personnel servant ce système d’arme asymétrique ne peut dépasser quelques milliers d’hommes.

Si nous comparons la puissance que la science et la technologie actuelles peuvent délivrer avec les dégâts que nous souhaitons provoquer, nous en arrivons à la conclusion que nous ne pouvons obtenir ce résultat sans l’aide de forces de destruction d’appoint. Ce qui vient en premier à l’esprit sont les catastrophes géologiques. Dépassant plusieurs fois en puissance les ogives nucléaires les plus fortes, les catastrophes géologiques peuvent être délibérément déclenchées par des forces relativement faibles. C’est pourquoi nous basons notre arme de riposte asymétrique sur l’idée de provoquer les processus géologiques les plus destructeurs.

Une dernière condition est le caractère asymétrique de la menace. Un tel système devrait ravager la partie qui l’emploie incomparablement moins que l’ennemi. Et c’est possible, quand on regarde la géographie de la Russie et celle des États-Unis.

Demain, un monde sans l’Amérique

Constat important, la Russie est située sur le continent eurasien, et la majorité de sa population est concentrée loin des côtes. En outre, le niveau moyen du territoire au-dessus de la mer met les Russes à l’abri des flots, même dans le d’une énorme catastrophe et d’un méga-tsunami.

La situation des États-Unis est différente. Plus de 80% de la population vit près des océans, dans des zones faiblement élevées. Le gros de l’industrie est également installé dans ces régions. Même un tsunami relativement faible – une vague de plusieurs douzaines de mètres de haut – pourrait entraîner des conséquences catastrophiques pour les États-Unis. L’ouragan Katrina sur la Nouvelle-Orléans est là pour le rappeler.

La nouvelle-Orléans, inondée à la suite de l’ouragan Katrina. Photo: wikimedia.org

Une autre caractéristique de la Russie est que la majeure partie de son territoire sibérien repose sur une couche épaisse (plusieurs kilomètres) de basalte. On pense que cette plateforme basaltique s’est formée lors de l’éruption d’un super-volcan, survenue il y a 250 millions d’années. C’est pourquoi les frappes, même les plus puissantes, ne pourront pas entraîner de catastrophes géologiques majeures.

Qu’en est-il des États-Unis? Ce qui d’emblée attire notre attention est le Parc national du Yellowstone, situé dans la caldera d’un super-volcan. Ce dernier, selon les géologues, approche de sa période d’activation, qui arrive tous les 600 000 ans. Sa dernière éruption a eu lieu à peu près à cette distance temporelle. La puissance de ce volcan ne représente qu’une fraction seulement de celle de son homologue sibérien. Ce qui explique que son éruption n’a pas entraîné l’extinction de la vie sur Terre, mais a dû avoir des conséquences catastrophiques pour le continent américain. Les géologues craignent que le volcan du Yellowstone puisse entrer en éruption à tout moment; il y a d’ailleurs des signes clairs d’une montée de son activité. Aussi, même une petite impulsion, l’explosion d’une ogive mégatonique, pourrait être suffisante pour démarrer l’éruption. Cela pourrait être cataclysmique pour les États-Unis – ils pourraient carrément cesser d’exister. Leur territoire pourrait être entièrement recouvert d’une épaisse couche de cendres (plusieurs mètres et même des douzaines de mètres).

San-Andreas est une autre zone vulnérable des États-Unis. C’est une faille de 1 300 kilomètres de long, située entre les plaques pacifique et nord-américaine. Elle court le long de la côte californienne, tantôt dans les terres, tantôt sous l’eau. Les failles San-Gabriel et San-Jacinto, elles, lui sont parallèles. Cette région très instable connaît des séismes pouvant aller jusqu’à une magnitude de 8,5 sur l’échelle de Richter. Une très forte explosion nucléaire pourrait entraîner une catastrophe, provoquant de formidables tsunamis qui emporteraient l’infrastructure de toute la Côte Ouest.

Pour finir, n’oublions pas les failles transformantes de l’Atlantique et du Pacifique. Parallèles aux côtes Est et Ouest, elles pourraient être la source d’énormes tsunamis qui causeraient des ravages jusque loin à l’intérieur des terres.

Le détonateur d’une catastrophe

Les États-Unis sont donc un pays vulnérable, géologiquement parlant. Ce qui reste à faire est de déterminer comment provoquer de tels processus géologiques sur une telle échelle. Revenons dans le passé. En 1961, la plus grosse bombe thermonucléaire a été testée à 5 000 mètres au-dessus de l’extrémité nord de la Nouvelle-Zemble, dans l’Arctique. D’après les estimations connues, elle faisait 58 mégatonnes. Et pourtant, les experts occidentaux en sont venus à la conclusion que toute l’énergie n’avait pas été dépensée, parce que l’ogive ne semblait pas avoir d’enveloppe en uranium-238, enveloppe capable d’augmenter la puissance d’une explosion de 50% à 100%. C’est-à-dire que cette bombe aurait pu dépasser les 100 mégatonnes. Cette ogive tenait dans une bombe de 16 tonnes et avait été larguée d’un bombardier Tu-95 Ours. Selon les scientifiques du Centre de Sarov et l’expert russe le plus connu dans le domaine, le professeur Igor Ostretsov, une ogive actuelle de même puissance peut tenir dans une bombe de 5 à 7 tonnes. Autrement dit, elle peut être facilement embarquée, en termes de taille et de poids, sur un missile intercontinental (le Satan peut emporter 8 tonnes environ). Des satellites peuvent également l’emporter.

Les accords actuels sur la parité des arsenaux nucléaires n’imposent aucune limite sur la puissance des ogives elles-mêmes. Ils en contrôlent seulement le nombre. Or, notre méga-arme n’en exigera pas trop.

Le jour d’après

L’option la plus efficace pour déclencher à coup sûr une catastrophe géologique serait une frappe sur le super-volcan du Yellowstone. Même une seule explosion d’une ogive de 5 à 7 tonnes, en surface, provoquerait une très violente éruption. Résultat, les États-Unis cesseraient d’exister, mais les conséquences seraient également catastrophiques pour le reste du monde. La Russie serait l’un des pays qui souffriraient le moins – à cause de la distance, de la taille de son territoire et de sa situation géographique. De même, les dommages causés aux pays situés aux antipodes des États-Unis seraient limités. Néanmoins, il faut le rappeler : cette explosion serait un désastre pour l’humanité tout entière. C’est d’ailleurs la raison d’être d’une telle arme. La possibilité très réelle de son emploi devrait mettre un point final à toute idée d’agresser la Russie.

Une version alternative de cette super-frappe serait d’amorcer des tsunamis géants, une idée qui nous vient d’Andréi Sakharov. Il s’agirait de faire exploser une série de charges nucléaires sur des points bien définis le long des failles transformantes atlantique et pacifique (environ 3 à 4 pour chacune) à une profondeur de 1,5 à 2 kilomètres. D’après les calculs de Sakharov et d’autres scientifiques, cela produirait une vague qui s’élèverait à 400-500 mètres, ou plus, près des côtes américaines. En s’écrasant sur le rivage, cette vague balaierait tout jusqu’à une distance de 500 kilomètres à l’intérieur des terres. Si les explosions avaient lieu plus profondément, là où l’écorce terrestre, à la jointure des plaques, est la plus mince, alors l’écorce elle-même pourrait fondre, et le magma arrivant au contact de l’eau amplifierait et multiplierait l’intensité de l’explosion. La hauteur du tsunami pourrait alors dépasser 1 500 mètres, et la zone totalement détruite pourrait atteindre plus de 1 500 kilomètres à partir du rivage.

Ce serait une arme très propre : pas d’hiver nucléaire, pas de gigantesque nuages de poussières, par contre la vapeur d’eau retomberait très vite sur la terre déjà ravagée, sous forme de terrifiantes douches radioactives. Une telle frappe déstabiliserait la tectonique de la région, provoquant vraisemblablement l’éruption du super-volcan du Yellowstone. La vague opposée, elle, balaierait l’Europe. En d’autres termes, ce seraient tous les pays de l’Otan qui disparaîtraient. Ce cataclysme serait d’une horreur sans nom. Mais il s’agit de la menace asymétrique du dernier ressort. Une partie de la Russie serait aussi détruite, mais il ne resterait rien de toute la civilisation occidentale. Même l’explosion d’une seule forte charge près des failles de San-Andreas, San-Gabriel, ou San-Jacinto, déclencherait des cataclysmes géologiques.

Apocalypses – faciles à obtenir et avec peu de moyens

Les scénarios discutés ici démontrent que le nombre de super-charges nucléaires nécessaires pour cette arme asymétrique est plutôt limité – environ dix. Ce qui permet de rendre son emploi crédible, si les conditions exposées plus haut sont remplies.

Amener ces charges à leur destination pourrait se faire de nombreuses manières. En premier lieu : plusieurs missiles balistiques monobloc qui, lancés en même temps que de nombreuses fusées-leurres, submergeraient toute défense anti-missile, même celles développées dans un futur lointain. Un petit nombre de systèmes de lancement spéciaux, protégés dans des puits, pourrait être dissimulé, aussi bien par des forces militaires que par un secret rigoureux. On pourrait développer un tel missile pour les sous-marins lanceurs d’engins de la classeTyphon (projet 941). Leurs tubes de lancement sont conçus pour le P39 de 96 tonnes, qui pourrait facilement accueillir les fusées intercontinentales avec la charge utile exigée. Un seul de ces sous-marins serait suffisant pour cette mission.

Les super-charges pourraient être intégrées dans les futurs missiles hypersoniques pour former l’équivalent terrestre des sous-marins lanceurs d’engins. Elles pourraient aussi être secrètement positionnées à l’avance, aux points fixés et à la profondeur requise, à partir de navires de la Flotte camouflés en navires civils. Au moment voulu, un système de transmission très complexe et très sûr pourrait activer ces charges. Si la tension internationale redescend, ces charges pourraient être récupérées par des navires spécialisés.

Il faut entre 5 ou 6 et 10 à 12 ans, selon les experts, pour concevoir et produire des charges de la taille requise. Il faut autant de temps pour développer et produire un nombre suffisant de moyens de transports. Cela veut dire que la Russie peut posséder cette arme asymétrique dans les dix prochaines années. L’arrivée d’une telle arme rendra caduque toute menace d’une guerre majeure contre notre pays, même si l’ennemi jouit d’une supériorité écrasante en termes d’armes conventionnelles.

Konstantin Sivkov Président de l’Académie de géopolitique, Dr ès Sc.

Article original en russe 

Texte traduit du russe à l’anglais par Eugenia

Washington prépare l’Europe pour la guerre contre la Russie !!

Les Etats-Unis accumulent des armes et des équipements militaires, en Europe selon le commandant des forces armées américaines en Europe.Dans une conférence de presse, aux Etats-Unis, le général Frederick Ben Hodges a annoncé que le Pentagone est en train d’envoyer des armes et des équipements militaires, (chars, canons, équipements logistiques,… ), en Europe, notamment, dans les pays, comme la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie, la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie.
 

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Le général Hodges, qui a visité, récemment, les unités de commandos de l’armée américaine, en Europe, au cours d’une manœuvre, en Lettonie, a déclaré, au cours d’une conférence de presse, aux Etats-Unis, que son pays est en train d’accumuler des armes et des équipements militaires, dans plusieurs pays de l’Europe de l’Est, mais aussi, en Allemagne.
 

Que signifie cette nouvelle décision du Pentagone ?

Les experts et les analystes américains disent qu’autrefois, l’envoi d’armes et d’équipements militaires, en Europe, faisait partie de la stratégie des Etats-Unis, pendant la guerre froide, qui opposait le bloc occidental au bloc communiste, avant l’effondrement de l’ex-Union soviétique. Ces experts américains disent qu’à cette époque-là, cette décision était la meilleure mesure que Washington pourrait prendre, face aux menaces soviétiques. A cette époque-là, les stratèges américains croyaient que la présence d’un nombre élevés de soldats américains, sur le continent européen, empêcherai le déclenchement de guerres, en Europe. En outre, même si une guerre éclatait, les Etats-Unis n’auraient plus besoin d’envoyer des armes et des soldats vers l’Europe. Par contre, l’armée américaine pourrait entrer tout de suite en action.  

La guerre froide a pris fin, en 1989. Maintenant, les experts confirment que le volume des armes et équipements militaires occidentaux accumulés dans les pays de l’Europe de l’Est est beaucoup moins élevé qu’à l’époque de la guerre froide. Cependant, l’existence de ces armes et équipements militaires, sur place, permet aux forces armées américaines de se mettre, plus rapidement, en posture défensive. Les experts militaires américains soulignent que cette mesure n’a pas été prise, dans des buts offensifs, mais augmentera la puissance défensive des Etats-Unis et de leurs alliés européens, face aux menaces de la Russie concernant une intervention militaire éventuelle contre les pays de l’Europe.   

 

Autres utilités ?

Les experts militaires américains disent que l’accumulation d’armes et d’équipements militaires américains, dans les pays de l’Europe de l’Est, a, aussi, un autre résultat : "Cela les rassure, en ce qui concerne le soutien militaire des Etats-Unis, face aux menaces grandissantes de la Russie", disent-ils.

Robert Scales

Fox News: "tuer le plus de Russes possible" pour sauver l'Ukraine

© Fox Business Channel
INTERNATIONAL
(mis à jour 10:25 12.03.2015) URL courte
1747816216
Afin d'inverser la situation en Ukraine, il est nécessaire de tuer le plus grand nombre de Russes possible, affirme un général américain dans une interview à la chaîne de télévision Fox News.
 

 

Les Etats-Unis doivent aider Kiev à tuer le plus de soldats russes possible, estime le général Bob Scales, analyste de la chaîne de télévision américaine Fox News

 

Selon lui, c'est le seul moyen de renverser la situation qui prévaut actuellement en Ukraine.

 

"Le seul moyen permettant aux Etats-Unis d'exercer leur influence et de renverser la situation dans la région est de commencer à tuer les Russes. Tuer autant de Russes qu'il faut pour empêcher les médias de Poutine de dissimuler le fait que ceux-là regagnent leur patrie dans des sacs mortuaires", a déclaré le général dans une émission.  

 

"Cependant, vu le niveau du soutien que nous apportons à l'Ukraine et la possibilité des Ukrainiens mêmes de contrattaquer les 12.000 soldats russes retranchés sur leur territoire, il est malheureusement peu probable que cela puisse arriver", a conclu Bob Scales.

Pour sa part, le professeur émérite de l'Université Columbia Robert Legvold a appelé à "ne pas surestimer l'importance" des propos de M.Scales.

"Il a critiqué le soutien selon lui insuffisant apporté par l'administration Obama à l'Ukraine sur fond d'hostilités dans le Donbass. Son idée, selon laquelle l'engagement direct des forces US ou de l'Otan contre la Russie constitue le seul moyen de répondre au rôle joué par Moscou dans ce conflit, est totalement irréaliste, et il en est lui-même conscient", a déclaré le professeur.

Vidéo sur le sujet commence à 3:17 Min

 
Lire aussi:
Moscou préoccupé par l'arrivée d'instructeurs militaires US en Ukraine
 
Ukraine: l'Europe paie le prix de la mégalomanie américaine
Tags:
Fox NewsRobert ScalesUkraineEtats-UnisRussie
 



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150311/1015124284.html#ixzz3ZqZ43bgv

Défense anti-aérienne: pourquoi le S-400 russe est meilleur que le Patriot américain

Défense anti-aérienne: pourquoi le S-400 russe est meilleur que le Patriot américain

 

MOSCOU, 7 mai - RIA Novosti / La Voix de la Russie La défense antiaérienne tactique de l'armée américaine et de ses alliés est basée sur le système sol-air Patriot. Côté russe, les missiles S-400 protègent le ciel dans la région de Moscou, en Extrême-Orient, dans la région baltique et au sud de la Russie. La comparaison de ces deux systèmes n'est pas à l'avantage de l'Amérique, écrit mardi 6 mai le quotidien Rossiïskaïa gazeta.

Ces systèmes ont deux missions primaires : la première est de protéger les sites stratégiques - radars de défense antiaérienne, batteries de missiles, états-majors et régions industrielles - des attaques aériennes ; la seconde d'intercepter et d'éliminer les ogives de missiles. Le Patriot et le S-400 sont conçus pour continuer de fonctionner même en cas de contre-mesures de guerre électronique actives – en effet leurs radars sont capable de changer activement la fréquence de travail pour échapper au brouillage.

Les systèmes américain et russe sont dotés d'un radar à commande de phase, ce qui permet à leur antenne immobile de produire le nombre nécessaire d'ondes radios mobiles. En outre, le complexe inclut un poste de contrôle et des moyens de lancement des missiles sol-air.

Les systèmes sont mobiles et peuvent fonctionner de manière autonome ou en recevant des informations de l'extérieur depuis les centres de contrôle de la défense antiaérienne et antimissile, les satellites et les avions de surveillance radar lointaine. Tout complexe S-400 peut tirer sur ordre mais aussi contrôler lui-même un réseau de défense sol-air de plusieurs types – S-400, S-300, Pantsir-S1, Tor-M1 –, prendre le contrôle de dizaines de systèmes de lancement représentant des centaines de missiles.

Sur le Patriot le radar de détection, avec un angle de balayage de 90°, est installé dans la direction d'une éventuelle attaque balistique. Le radar multifonctionnel détecte et identifie les cibles et calcule leurs coordonnées. Au fur et à mesure que les cibles dangereuses approchent de la ligne d'interception, le système se tourne en direction de l'objectif et tire le missile.

Après son lancement, le missile intercepteur MIM-104, 90 kg, est guidé par radar. Selon les caractéristiques techniques officielles, le Patriot est capable d'intercepter des cibles volant jusqu'à 2 500 km/h à 100 km de distance (25 km pour les cibles balistiques) et jusqu'à 25 km d'altitude (11 km pour les cibles balistiques). Le temps de réaction du système est de 15 secondes. Patriot peut traiter à la fois huit cibles et lancer des missiles à une fréquence de 3 secondes.

En dépit de ces conditions parfaites d'interception, le Patriot est peu efficace : en Irak, sur 91 missiles irakiens lancés, 45 ont été détruits par 158 missiles sol-air américains. Dans la majorité des cas le corps du missile irakien était touché, mais pas son ogive. Au final, 28 soldats ont été tués à la base américaine de Dharan.

L'exploitation en conditions réelles a également révélé d'autres lacunes du système américain, notamment la sensibilité des groupes électrogènes à l'encrassement avec du sable, et ses radars se sont avérés sensibles aux perturbations électriques. Des lancements non autorisés ont également eu lieu. Au final, le principal défaut de Patriot reste sa faible portée et l'altitude d'interception de la cible – à moins de 20 et 7 km respectivement du site protégé.

Le « parapluie » déployé par le S-400 au-dessus de sa zone de responsabilité est bien plus grand : 400 km de rayon et d'altitude. D'aspect, le système sol-air fait penser à son prédécesseur, le S-300, pour empêcher l'ennemi de comprendre à quel système il fait face. En revanche, les performances du S-400 dépassent largement tout autre complexe de défense antiaérienne dans le monde - ce n'est pas par hasard qu'il a été baptisé Triumph. La particularité unique du Triumph est que l'on peut y connecter des modules supplémentaires pour améliorer l'efficacité de travail générale aussi bien que contre des cibles d'un type en particulier. Ses hautes performances annoncées par le producteur ont été confirmées au cours des essais et des exercices. Sur le polygone de Kapoustine Iar, le S-400 a neutralisé une cible se déplaçant à 2 800 m/s. Il a également intercepté une autre cible balistique à très grande altitude.

« Il s'agissait d'une cible de classe Kaban de petite taille. L'identifier revient à trouver un crayon dans une motte de foin. Mais nous avons réussi à l'abattre à 16 km d'altitude », a déclaré le général Iouri Soloviev.

RIA Novosti

Éventualité d’une attaque nucléaire américaine massive contre la Russie

Éventualité d’une attaque nucléaire américaine massive contre la Russie
Divers textes circulent actuellement en évoquant cette perspective. Il est clair que pour des gens sensés cette attaque serait terrifiante, provoquant des retombées susceptibles de toucher la Terre entière et durer pendant des décennies, sans mentionner ce que les spécialistes nomment un hiver nucléaire pouvant s’installer pour une plus longue durée encore. Au plan biologique, elle provoquerait une nouvelle extinction massive des espèces existantes.
 

20150412210227_330px_K_535_Yuri_Dolgorukiy_at_sea_trialsProject 955 classe Boreï : fin 2014, trois sous-marins sont en service alors que la Marine de guerre russe prévoit la mise en chantier de deux bâtiments supplémentaires. Cette classe devrait comprendre un total de 8 navires d’ici 2020 et remplacera les éléments des générations précédentes qui seront retirés en 2018. Ils doivent emporter 16 R-30 Boulava. Bien évidemment, si la tension avec l’Amérique s’aggravait, nul ne serait à l’abri d’une décision « folle » prise en bas de l’échelle hiérarchique, par exemple provenant du commandant d’un de ces sous-marins, d’envoyer un missile nucléaire « préventif » sur une ville américaine.

Pourtant des militaires américains semblent l’envisager de plus en plus sérieusement, suivis en cela par des mouvements néo-conservateurs pour qui le plus grand risque que courre actuellement l’Amérique tient en la présence d’une Russie certes disposant de forces nucléaires conséquentes mais qui pourtant ne manifeste aucune intention de s’en servir contre l’Amérique. On lira par exemple à cet égard la mise en garde d’un certain Matthew Gault, du site Nedium.com-The War Is Boring, publiée sur son site le 7 avril 2015 et commenté par Dedefensa

https://medium.com/war-is-boring/god-no-the-u-s-air-force-doesn-t-need-another-curtis-lemay-37de19c11652

Matthew Gault s’inquiète de la nomination à la tête du Global Strike Command (GSC) de l’US Air Force, du général Robin Rand, à qui son chef direct le général Welsh, chef d’état-major de l’USAF, a recommandé de se comporter à l’exemple du général Curtiss LeMay. Celui-ci, du temps de la guerre froide, avait été à deux doigts de provoquer un embrasement nucléaire général.

De leur côté les Russes, exaspérés par les provocations américaines en corrélation avec la crise ukrainienne, semblent de plus en plus persuadés que les Etats-Unis veulent effectivement détruire militairement la Russie, constatant qu’ils ne peuvent rien contre elle avec les moyens conventionnels. Dans ce cas les Etats-Unis seraient de plus en plus tentés, non seulement chez les militaires mais dans les cercles néo-conservateurs les plus radicaux, de recourir à une First Strike (première frappe ou frappe préventive) nucléaire.

Concernant le pronostic de plus en plus pessimiste que font à cet égard les stratèges russes, on lira une interview, abondamment commentée ces jours-ci, émanant de Leonid Petrovitch Rechetnikov, ancien Lieutenant-Général retiré de la direction du SVR (service de renseignement extérieur russe), directeur du RISS (Institut Russe des Études Stratégiques, Russian Institute of Stragic Studies) dont Rechetnikov ne cache pas qu’il s’agit d’une “couverture“ et que l’Institut est directement lié au SVR auquel il fournit des analyses. Rechetnikov est aussi considéré comme un conseiller direct de Poutine. Le site FortRus donne de ses propos, le 8 avril, une traduction anglaise

http://fortruss.blogspot.be/2015/04/russian-foreign-intelligence-chief.html

Le sakerfrancophone fait de même en français

(http://lesakerfrancophone.net/interview-dun-ancien-analyste-russe-des-services-du-renseignement-exterieur/)

Rechetnikov se dit persuadé, de par les renseignements et indices dont il dispose, que les Etats-Unis se sont donné 5 ans pour détruire la Russie. S’ils ne le faisaient pas d’ici là, ce serait le système américain qui s’autodétruirait du fait des ses contradictions internes et de ses aventures extérieures. Ils le savent. Bien évidemment, il serait possible de suspecter que le SVR se livre ainsi à une opération de désinformation anti américaine. Quand on lit l’interview, on ne peut cependant qu’être frappé par la pertinence des analyses.

Cinq ans pour détruire la Russie

Ceci étant, peut on penser que, si les dirigeants américains, civils et militaires les plus hallucinés passaient à l’acte dans les mois qui viennent, ils auraient quelque chance de réussir à détruire la Russie, sans se détruire eux-mêmes. Nous ne retiendrons pas pour notre part l’argument selon lequel la Russie, qui est en train de se doter d’anti-missiles de dernière génération S 500, pourrait grâce à eux neutraliser avant qu’ils n’atteignent le territoire russe, des missiles balistiques intercontinentaux à tête nucléaire américain. Aussi perfectionnés que deviennent à échéance d’1 an ou 2 ans les S 500, ils seraient impuissants à neutraliser une volée de missiles nucléaires américains, provenant d’un sous-marin nucléaire lance-engins (SNLE) américain patrouillant non détecté dans l’immense étendue des mers. A plus forte raison si plusieurs de ceux ci attaquaient en même temps.

La seule réaction que pourraient avoir les Russes serait de recourir dans les minutes suivant la frappe américaine, à une frappe en retour massive provenant de leurs propres SNLE et dotés des instructions préalables en ce sens. Ces sous-marins patrouillent eux-aussi en permanence, certains non loin des côtes américaines.

Dans ce cas la première frappe américaine détruirait à coup sûr une partie de la Russie, mais la frappe en retour russe détruirait pratiquement l’ensemble des Etats-Unis, bien plus exposés. Il s’agirait évidemment d’une situation dite de MAD, du temps de la guerre froide (Destruction Mutuelle Assurée), mais la Russie, au territoire plus étendu, aurait de meilleures chances de s’en sortir, après la fin des retombées atomiques et de l’hiver nucléaire. Ce serait de toutes façons la mort de nos civilisations respectives, mais ce qui resterait des Russes repartiraient d’un meilleur pied que les Américains, car ils sont plus rustiques. Resterait aussi la Chine, qui échapperait sans doute à une première frappe américaine.

Sans pour autant nous rassurer complètement, nous pouvons penser, si nous ne nous trompons pas dans cette analyse, que les stratèges américains seraient fous à lier s’ils ne raisonnaient pas de la même façon de leur côté. Mais restons prudents. Dans le monde chaotique, au sens scientifique, qui est le nôtre, tout peut arriver.

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