Le Yémen appelle à introduire des forces terrestres ONU dans le pays

Publié le par José Pedro

Après un raid aérien à Sanaa

Le Yémen appelle à introduire des forces terrestres dans le pays

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(mis à jour 09:02 07.05.2015) URL courte
Opération militaire au Yémen (64)
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Le Yémen exhorte la communauté internationale à introduire des forces terrestres sur son territoire afin de "sauver le pays".
 

 

Dans une lettre remise au Conseil de sécurité de l'Onu par le représentant permanent du Yémen auprès des Nations unies Khaled Alyemany, les autorités yéménites appellent à "un déploiement rapide de troupes au sol", notamment dans les villes d'Aden et de Taïz.

 

Le document invite également les organisations internationales des droits de l'homme à "constater les violations barbares commises à l'égard de la population restée sans défense".

Le 21 avril dernier, l'Arabie saoudite a annoncé la fin de l'opération Tempête décisive (Tempête de fermeté) lancée le 26 mars. Selon Riyad, les frappes aériennes effectuées au Yémen ont permis de détruire les armes balistiques qui se trouvaient entre les mains des Houthis, liés à l'Iran, et des militaires fidèles à l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh.

 

La coalition a également annoncé le début dès le 22 avril d'une nouvelle opération au Yémen baptisée Renaissance de l'espoir destinée à rétablir le processus politique, à combattre le terrorisme et à mettre fin aux activités militaires des Houthis.

 

Selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les hostilités au Yémen ont fait plus de 1.200 morts et plus de 5.000 blessés. Au total, environ 7,5 millions de personnes sont affectées par le conflit.

Dossier:
Opération militaire au Yémen (64)
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Yémen: Kerry va discuter avec l'Arabie saoudite d'une pause humanitaire

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry à Djibouti le 6 mai 2015
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry à Djibouti le 6 mai 2015
afp.com - Andrew Harnik
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Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est arrivé à Ryad mercredi pour discuter avec l'Arabie saoudite d'une éventuelle "pause" dans les opérations militaires au Yémen, où des dizaines de civils ont été tués mercredi en tentant de fuir le conflit.

Le chef de la diplomatie américaine est arrivé de Djibouti, où il bouclait une tournée en Afrique de l'Est. Il a rencontré dans la soirée à Ryad le nouveau prince héritier, Mohammed ben Nayef, et doit s'entretenir jeudi avec le roi Salmane, et le président yéménite en exil, Abd Rabbo Mansour Hadi.

"Nous allons discuter de la nature de la pause et comment elle pourrait être mise en œuvre", a déclaré le ministre américain devant la presse à Djibouti, exprimant "l'extrême préoccupation" des Etats-Unis devant "la situation humanitaire au Yémen".

"Je suis convaincu de leur volonté de mettre en oeuvre une pause", a ajouté John Kerry à propos des Saoudiens, proches alliés des Etats-Unis et fers de lance d'une coalition arabe combattant depuis le 26 mars au Yémen les rebelles chiites Houthis soutenus par l'Iran.

Le secrétaire d'Etat a précisé avoir déjà évoqué cette semaine cette "pause humanitaire" avec son nouvel homologue, saoudien Adel al-Jubeir, qu'il rencontrera jeudi, selon une source diplomatique américaine. Il en a aussi parlé avec le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, a confié un diplomate américain.

Le ministre yéménite des Affaires étrangères, Riyadh Yassin, a indiqué à la presse à Ryad, où il est réfugié, qu'il espérait s'entretenir jeudi avec M. Kerry "surtout au sujet de l'aide humanitaire au Yémen" et de "la façon dont on peut avancer" dans ce domaine.

"Pour l'instant, la crise immédiate est humanitaire", a martelé M. Kerry, annonçant une enveloppe de 68 millions de dollars d'assistance destinée aux organisations humanitaires au Yémen.

Vingt-deux d'entre elles ont d'ailleurs averti qu'elles risquaient de cesser leur aide d’urgence si les voies terrestres, maritimes et aériennes n'étaient pas immédiatement rouvertes pour permettre un approvisionnement en fuel.

L'ONG Oxfam a exigé "une cessation immédiate et permanente du conflit".

Lundi, Ryad avait dit envisager des trêves ponctuelles dans certaines zones du Yémen pour permettre l'acheminement de l'aide.

Mais les Houthis, qui ont conquis de vastes territoires depuis leur entrée dans la capitale Sanaa en septembre 2014 et poussé le président yéménite à l'exil, n'y semblent pas disposés.

Ils sont parvenus mercredi à frapper directement l'Arabie saoudite, tuant cinq personnes dans un bombardement sur la ville frontalière de Najrane. Ryad affirme pourtant que la menace contre son territoire n'a plus cours, après six semaines de raids aériens au Yémen.

La frontière entre les deux pays est le théâtre d'échanges de tirs sporadiques depuis le début de la campagne aérienne de la coalition, fin mars. Douze soldats et gardes-frontières saoudiens sont morts dans ces échanges de tirs et il y a eu au moins une tentative d'incursion de Houthis à la frontière au cours de laquelle des "dizaines de rebelles" ont été tués, selon Ryad.

- 32 civils tués à Aden -

Confrontés à une situation humanitaire de plus en plus difficile, nombre de civils fuient, en dépit des risques. A Aden, 32 personnes ont été tuées et 67 blessées mercredi par des obus alors qu'elle tentaient de fuir les combats par la mer. Un responsable des services de santé a accusé les Houthis d'avoir tiré ces obus sur un port de pêche et une barge utilisée par les habitants d'un quartier pris sous le feu.

La plupart des réfugiés se rendent à Djibouti, juste en face des côtes du Yémen.

John Kerry a "remercié" ce petit pays ultra-stratégique de la Corne de l'Afrique, au bord du détroit de Bab al-Mandeb, notamment pour l'accueil et le transit d'un demi-millier d'Américano-Yéménites ayant fui le Yémen avec leurs familles.

Il a aussi remercié Djibouti pour sa participation militaire à la lutte contre les shebab en Somalie voisine.

"Djibouti est en première ligne dans les efforts contre le terrorisme", s'est félicité le secrétaire d'Etat, promettant que les Etats-Unis "continueraient à collaborer étroitement avec le gouvernement de Djibouti sur les stratégies de contre-terrorisme pour toute l'Afrique de l'Est et la péninsule arabique".

Ex-colonie française, Djibouti abrite plusieurs bases militaires étrangères, dont la seule base américaine en Afrique, d'où partent notamment des drones utilisés en Somalie contre les islamistes shebab.

Après l'Arabie saoudite, John Kerry sera à Paris jeudi soir, où il s'entretiendra avec ses homologues des pays du Golfe et participera aux célébrations du 70e anniversaire de la victoire des Alliés du 8 mai 1945.

L'Iran va envoyer samedi un navire d'aides humanitaires au Yémen (Croissant Rouge)

 

 
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Le Croissant rouge iranien va envoyer samedi au Yémen un navire avec un chargement de 2.500 tonnes d'aide humanitaire, a annoncé son directeur général Ali Asfar Ahmadi, cité par l'agence officielle Irna.

"Le navire avec 2.500 tonnes d'aide humanitaire est actuellement en train d'être chargé dans le port de Bandar Abbas", dans le sud de l'Iran, a annoncé M. Ahmadi, en précisant que le trajet prend "dix jours en situation normale". "Nous avons informé par fax les responsables du Croissant rouge saoudien" à propos de l'envoi de ce navire qui a été baptisé "sauvetage", a-t-il ajouté. Des membres du Croissant rouge iranien seront envoyés "pour aider la population yéménite", a-t-il ajouté.

Le 28 avril dernier, des avions de chasse de la coalition menée par l'Arabie saoudite avaient détruit la piste de décollage de l'aéroport de Sanaa, contrôlé par les rebelles chiites, après qu'un avion d'aide humanitaire iranien voulant s'y poser eut "bravé" l'interdiction de survoler le Yémen. L'Iran soutient les rebelles Houthis, visés quotidiennement par des raids aériens de la coalition arabe depuis le 26 mars, mais Téhéran dément leur apporter toute aide militaire.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a dénoncé mercredi le soutien des Etats-Unis aux "crimes" commis selon lui par l'Arabie saoudite au Yémen, assurant que les rebelles chiites n'avaient pas besoin de l'aide militaire de Téhéran. Le gouvernement saoudien "massacre la population innocente, les femmes et les enfants au Yémen sous prétexte qu'ils soutiennent telle personne et les Américains soutiennent ces crimes immenses", a déclaré le numéro un iranien, selon son site officiel.

Les relations entre l'Iran et l'Arabie saoudite sont très tendues depuis le lancement de l'opération militaire contre les rebelles. Les autorités iraniennes ont annoncé des manifestations vendredi à travers le pays contre "les crimes" du gouvernement saoudien et pour soutenir la population yéménite. Téhéran et Riyad, chef de file des monarchies arabes sunnites du Golfe, s'opposent aussi à propos des crises en Syrie, en Irak, au Liban et à Bahreïn.

INTERNATIONAL

Un Saoudien décapité, 32 civils tués au Yémen, des casques bleus tués au Congo et affrontements meurtriers au Kenya…L’actu internationale du 6 mai à 18 heures

 
18:00  mercredi 6 mai 2015 | Par Yacine Babouche @YacineBabouche | Actualité 

Yémen : 32 civils tués par des obus

Au moins 32 personnes ont été tuées et 67 blessées ce mercredi par des tirs d’obus contre des civils fuyant par la mer les combats dans le quartier de Tawahi, dans le centre d’Aden. Ce bilan concerne les morts et blessés transportés dans les hôpitaux de la ville. Les tirs ont été attribués aux rebelles chiites Houthis qui tentent de prendre le contrôle du quartier de Tawahi. (Lire)

Kenya : 75 morts dans des affrontements

Près de 75 personnes ont été tuées en quatre jours de violences intercommunautaires liées à des vols de bétail dans le nord du Kenya, a annoncé aujourd’hui la Croix-Rouge. « Durant les quatre derniers jours, près de 75 personnes sont mortes », a déclaré le chef de la Croix-Rouge kenyane, Abbas Gullet, à propos des violences survenues dans les districts de Turkana et d’East Pokot, avant de s’étendre à des zones voisines. Hier, le bilan s’élevait à 45 morts. (Lire)

 

Arabie Saoudite : un Saoudien décapité pour trafic de drogue

Un Saoudien, condamné à mort pour trafic de drogue, a été décapité aujourd’hui dans le nord-ouest du royaume. Cette décapitation porte à 79 le nombre d’exécutions en un peu plus de quatre mois en Arabie Saoudite, alors qu’il y en avait eu 87 sur l’ensemble de l’année dernière. Après 27 décapitations en 2010, le nombre d’exécutions a bondi, atteignant environ 80 chaque année dans ce pays ultra-conservateur du Golfe. L’Arabie Saoudite est l’un des pays au monde ayant le plus recours à la peine de mort. (Lire)

RDC : deux casques bleus tués dans l’est du pays

Deux soldats de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo – la Monusco – ont été tués mardi dans une embuscade tendue dans le territoire de Beni, dans l’est du pays, où de violents combats opposent l’armée à des rebelles ougandais. L’« attaque » a ciblé un « convoi de soldats tanzaniens tombé dans une embuscade tendue par les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). Les soldats tanzaniens appartiennent aux quelques 3 000 hommes de la brigade d’intervention de la Monusco chargée de lutter contre les dizaines de groupes armés locaux et étrangers actifs dans l’est de la RDC.