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Les e-mails d'Hillary Clinton jettent la lumière sur le dossier libyen, Sarkozy et Juppé impactés!

Publié le par José Pedro

Hillary Clinton

Les e-mails d'Hillary Clinton jettent la lumière sur le dossier libyen

© REUTERS/ Mike Segar
INTERNATIONAL
(mis à jour 17:18 22.05.2015) URL courte
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Les pays occidentaux ont bien mené un double-jeu pendant le renversement du leader libyen Mouammar Kadhafi en 2011.
 

La correspondance de Hillary Clinton, alors Secrétaire d'État des USA, avec son collègue Sidney Blumenthal a révélé les plans peu glorieux de la Grande Bretagne et de la France concernant la division de la Libye. Dans une interview à Anissa Naouai, présentatrice de l'émission In the Now, Catherine Shakdam, spécialiste du Moyen Orient, estime que les partenaires de la coalition qui ont envahi la Libye poursuivaient leurs propres intérêts.

 

Suite à une fuite d'information, la presse a eu accès à la correspondance de Hillary Clinton, Secrétaire d'État des USA en 2011, avec l'un de ses proches collaborateurs. Les messages jettent la lumière sur la façon dont la Grande Bretagne et la France ont essayé de s'emparer de la "plus grosse part du gâteau libyen".

 

"Par le biais de ses services de renseignement, la Grande Bretagne dirige tant les actions des rebelles libyens que celles du régime de Kadhafi", peut-on ainsi lire dans l'un des messages électroniques.

Les diplomates maintenaient des contacts avec le gouvernement Kadhafi pour protéger les positions britanniques dans l'hypothèse où les troubles en Libye n'aboutiraient pas à un changement de pouvoir. En même temps, ils menaient des négociations avec le fils de Kadhafi, Saïf al-Islam, au cas où son père lui transmettrait les rênes du pays.

 

Un autre message signale que le Royaume-Uni a uni ses efforts avec la France afin de créer dans l'est de la Libye une zone semi-autonome. L'objectif était de diviser le pays après l'effondrement du régime Kadhafi — une proposition des conseillers de Nicolas Sarkozy après que le nouveau gouvernement libyen n'a pas accordé aux entreprises françaises de contrats avantageux.

 

L'auteur de ce message est Sidney Blumenthal, ancien assistant du président Bill Clinton, qui serait payé par la Fondation Clinton. Blumenthal conseillait notamment des entreprises américaines qui cherchaient à obtenir des contrats libyens. En 2009, Hillary Clinton avait essayé de lui trouver une place au Département d'État, mais les assistants d'Obama ne le lui avaient pas permis.
Le New York Times rappelle que Blumenthal et ses sources n'étaient pas toujours exacts dans leurs estimations, et certaines étaient même considérées de manière assez sceptique par Mme Clinton. Cependant, il est évident que la France et la Grande Bretagne avaient — et ont gardé — des intérêts géopolitiques en Libye. La Justice Française y cherche les implications possibles de Nicolas Sarkozy et d'Alain Juppé.

"L'affaire n'est pas étonnante en soi. En 2011, par exemple, le Royaume-Uni et la France ont immédiatement rejoint l'opération militaire en Libye. Pourquoi souhaitaient-ils tellement cette intervention? Il me semble que la réponse est évidente", affirme Catherine Shakdam, spécialiste du Moyen Orient, dans son interview à RT.

 

Les messages de Clinton suggèrent que les États-Unis étaient bien conscients des objectifs de leurs partenaires de la coalition.

 

"Je crois qu'au moment où les USA formaient la coalition, ils comprenaient certainement les objectifs de leurs alliés — qui ne coïncidaient pas nécessairement avec les leurs. Donc, en l'occurrence, les États-Unis devaient accorder une certaine liberté d'action à la France et à la Grande Bretagne", souligne Shakdam.

L'experte relève par ailleurs que l'Europe, surtout aujourd'hui, veut atteindre un certain niveau d'indépendance énergétique envers la Russie. En même temps, elle a besoin de ressources en pétrole et en gaz. La Libye se présentait comme une solution idéale pour l'UE, la France et le Royaume-Uni. Catherine Shakdam est sûre qu'ils essaient d'utiliser les canaux politiques pour promouvoir les intérêts de leurs entreprises.

"Ça a toujours été comme ça. Il me semble qu'aujourd'hui, les mêmes arrangements en coulisses ont lieu au Yémen, affirme l'experte. Il faut garder à l'esprit qu'à présent, le vainqueur n'est pas certain. Il est tout à fait possible que le conflit conduise à une impasse et se termine par un match nul. Certes, les politiciens américains, européens et britanniques essaient de maintenir le contact avec les deux parties. En d'autres termes, ils restent en contact avec les Saoudiens, les Houthis et, bien sûr, avec l'ancien président Ali Abdallah Saleh qui, autant qu'on sache, exerce toujours une influence importante sur la situation dans le pays", souligne Shakdam.

"Bien sûr, on ne peut pas nier la réalité, et elle est telle que le pouvoir appartient aux Houthis et à l'ancien président Ali Abdallah Saleh — pas pleinement, peut-être, mais ils ont beaucoup d'atouts. Voilà pourquoi les politiciens et les entrepreneurs continuent à négocier avec eux: ils n'ont pas de choix. Et quand il s'agit d'argent et des objectifs militaires, ils se comportent de manière très pragmatique. Donc ils continueront à négocier avec Ali Abdallah Saleh, tout comme avec Abd Rabo Mansour Hadi car ils ne savent pas encore lequel d'entre eux gagnera", conclut l'experte.

 
Lire aussi:
Le courriel va-t-il « faire couler » Mme Clinton ?
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Peut-on être chef de la diplomatie américaine et ne pas avoir de boîte mail professionnelle ? Oui, si l’on en croit une révélation du New York Times.Pendant ses quatre années passées au département d’Etat, lors du premier mandat de Barack Obama, Hillary Clinton n’a jamais disposé d’une adresse électronique du gouvernement fédéral. L’ancienne secrétaire d’Etat (l’équivalent du ministre des Affaires étrangères), largement pressentie pour briguer l’investiture démocrate à l’élection présidentielle de 2016, utilisait sa boîte personnelle, moins protégée des risques de piratage. Une adresse mail personnelle ne peut être utilisée qu’en cas d’urgence lorsque l’on travaille pour les services de l’Etat fédéral, rappelle le New York Times. Le quotidien américain précise que cette pratique a été découverte à l’occasion d’une enquête sur sa correspondance liée à l’attaque du consulat américain de Benghazi en septembre 2012.

 

«Ses assistants n’ont pris aucune mesure, à l’époque, pour faire protéger ses courriels personnels sur les serveurs du département d’Etat comme l’impose la loi fédérale sur l’archivage des données», explique le quotidien. En octobre, le département d’Etat américain a en effet demandé à tous les précédents secrétaires d’Etat de communiquer les mails échangés durant leur mandat pour qu’ils soient archivés. Pour se conformer à la loi fédérale et prouver sa bonne foi, l’ex-première dame lui aurait alors remis 55 000 pages de correspondance privée.

Pourquoi Hillary Clinton utilisait-elle sa boîte mail personnelle pour ses échanges professionnels ? Il est probable que l’ex-secrétaire d’Etat, comme plusieurs responsables politiques avant elle, utilisait ce stratagème pour «contourner les règles de transparence ou peut-être même gêner d’éventuelles investigations», avance le site américain Vox. En 2007, des responsables de l’administration Bush avaient délibérément utilisé leurs boîtes mail personnelles pour ne pas avoir à livrer des échanges compromettants. «Il est tout simplement impossible que Clinton n’ait pas été au courant du scandale national provoqué par les responsables de l’administration Bush quand elle a décidé d’utiliser son adresse mail personnelle en tant secrétaire d’Etat», affirme Vox.

A un an et demi de l’élection présidentielle de 2016, la sécurité des correspondances des responsables politiques est devenue un enjeu de campagne outre-Atlantique. Jeb Bush, frère de George W. Bush etcandidat républicain potentiel à l’élection présidentielle, a profité de la révélation du New York Times pour réclamer sur Twitter la publication des emails non classifiés d’Hillary Clinton.

 

Jeb Bush a récemment ouvert un site internet où il a publié, par souci de transparence, plusieurs milliers d’emails échangés pendant ses deux mandats en tant que gouverneur de Floride, quitte à dévoiler des données personnelles concernant ses électeurs.

Des emails de Clinton lèvent un coin de voile sur l'attaque de Benghazi en 2012

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L'intérieur incendié du consulat américain de Benghazi, en Libye, deux jours après l'attaque qui avait coûté la vie à l'ambassadeur Christopher Stevens et à trois autres agents américains
L'intérieur incendié du consulat américain de Benghazi, en Libye, deux jours après l'attaque qui avait coûté la vie à l'ambassadeur Christopher Stevens et à trois autres agents américains © AFP/Archives - Gianluigi Guercia

Des emails de l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et candidate à la Maison Blanche lèvent un coin de voile sur l'attaque de Benghazi en Libye en 2012 qui avait coûté la vie à l'ambassadeur des Etats-Unis, révèle jeudi le New York Times.

Les courriers électroniques de Mme Clinton, du temps où elle pilotait le département d'Etat (janvier 2009-février 2013), alimentent depuis des semaines une polémique à Washington parce qu'ils ont été rédigés à partir d'une messagerie et d'un serveur privés et non d'un compte gouvernemental comme c'est la règle.

Le département d'Etat doit commencer dans les prochains jours à rendre publics les emails officiels de son ex patronne, soit quelque 30.000 messages (55.000 pages). Un juge a ordonné cette semaine au ministère de lancer la publication des emails au fur et à mesure et non en une seule fois, comme l'avait prévu le département d'Etat, qui avait toutefois réclamé un délai jusqu'en janvier 2016. Mme Clinton a demandé à son ancienne administration d'agir le plus vite possible.

Sur cette masse d'emails, 850 pages concernent la situation en Libye entre 2011 et 2012 et notamment l'attaque armée du 11 septembre 2012 contre le consulat des Etats-Unis à Benghazi (est) qui avait coûté la vie à l'ambassadeur Christopher Stevens et à trois autres agents américains.

Le New York Times s'est procuré plus d'un tiers de ces emails sur la Libye et Benghazi. L'attentat avait provoqué pendant des mois une polémique entre le gouvernement démocrate et le Congrès républicain, avec son lot d'auditions, d'enquêtes et de rapports.

La controverse avait commencé à propos de la responsabilité de l'attaque, l'administration l'ayant dans un premier temps attribuée à une manifestation "spontanée" de musulmans en colère à Benghazi, avant de reconnaître qu'il s'agissait d'un attentat "terroriste" islamiste.

Les emails obtenus par le New York Times se concentrent sur des mémos transmis à Mme Clinton par un ami et homme d'affaires, Sidney Blumenthal, devenu conseiller informel sur la Libye.

Au lendemain de l'attaque du 11 septembre 2012, M. Blumenthal avait envoyé un mémo affirmant qu'elle avait été perpétrée par des "manifestants" furieux d'une vidéo produite aux Etats-Unis qu'ils jugeaient insultante à l'égard de l'islam, selon le New York Times. Le lendemain, M. Blumenthal avait changé de version, accusant dans un autre mémo le groupe libyen islamiste Ansar Asharia, lié à Al-Qaïda, selon le journal américain.

Les républicains du Congrès ont annoncé qu'ils convoqueraient Mme Clinton pour qu'elle s'explique sur sur sa messagerie privée et sur l'affaire de Benghazi.

21/05/2015 20:34:09 - Washington (AFP) - © 2015 AFP