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Républicains nous le sommes tous, pourquoi un parti confisquerait ce nom? dans ce cas tous les Français doivent être invités à voter!

Publié le par José Pedro

Blog Notes d'Alain Juppé

Bureau politique de l’UMP

Publié le 03/05/2015 par Alain Juppé

les statuts : http://www.u-m-p.org/sites/default/files/media/documents/les-statuts2.pdf

Important bureau politique mardi prochain au siège de l’UMP. J’en ai parlé longuement au téléphone avec Nicolas Sarkozy il y a quelques jours. Trois points méritaient clarification:

1) Le changement de nom du parti. J’en comprends le besoin. Le nouveau nom qui devrait être proposé : « Les Républicains » ne soulève pas d’objection de ma part . Certains l’ont critiqué . C’est pourquoi il me paraît de bonne méthode de soumettre le choix à un vote spécifique des militants , comme cela avait été le cas en 2002 lors de la fondation de l’UMP . N. Sarkozy en est d’accord . C’est bien . (il n'y a pas beaucoup de suspense sur le résultat!, ce résultat sera-t-il fiable dans l'avenir?, les militants vont faire plaisir à leur chef pour les postes qu'ils ambitionnent?, ne vas-il pas mettre à mal la classe Politique et la République?, la société civile ne fait que regarder et son regard ne dit rien de bon!)

2) La réforme des statuts . Il est difficile en la matière de révolutionner le droit des associations ! Une innovation toutefois : le président de chaque fédération départementale du mouvement devrait être élu par l’ensemble des militants du département et non plus par le seul comité départemental. C’est une avancée démocratique. En revanche, dans la version des statuts qui circulait jusqu’à présent, le secrétaire départemental , qui est en fait celui qui fait fonctionner la machine, devait être nommé par le président du parti seul, sans autre condition . Dans les statuts actuels, la nomination doit être confirmée par le comité départemental. Supprimer purement et simplement cette formalité aurait été un recul démocratique et une centralisation sans contre-poids . N. Sarkozy devrait proposer une ratification par le bureau politique. Cela me convient.

3) La constitution du bureau politique . Deux hypothèses : plusieurs listes en compétition soumises au congrès des militants ou un liste de large rassemblement . N. Sarkozy souhaite se poser en rassembleur. C’est son intérêt . C’est aussi celui du parti, notamment pour mieux préparer les prochaines élections régionales. C’est également , on le sait , ma démarche. Le temps de la compétition viendra avec les primaires qui ne seront d’ailleurs pas, si elles réussissent , une compétition à l’intérieur du parti, mais une consultation largement ouverte à tout l’électorat de la droite et du centre . Pour l’heure, je souscris donc au projet d’une liste  d’union , représentative des sensibilités du mouvement, soumise au prochain congrès.

Si ces différentes propositions sont soumises au bureau politique de mardi prochain, je les approuverai donc volontiers.(Nicolas Sarkosy devait démissionner du poste de président du Parti, à partir du moment ou il entrait en campagne présidentielle, c'est fait sur tous les réseaux sociaux, le bureau Politique devrait prendre le relais)

 

François Hollande : «L'UMP change de nom, donc il a déjà disparu», glisse le président de la République.

Le nom le Rassemblement a été envisagé mais n'a pas été retenu. « Trop passe-partout », selon l'un des stratèges. Va donc pour les Républicains ! Sauf immense surprise, c'est le nom qui sera soumis au bureau politique début mai, juste avant le congrès refondateur du 30 mai. Cette appellation, ainsi que trois logos, ont été déposés à l'Institut national de la propriété industrielle (INPI) dès octobre, par l'agence de publicité Aubert Storch. « Il fallait le protéger », explique un de ceux qui étaient dans la confidence.

« Le mot République permet de parler une langue commune », décrypte un proche de l'ex-président. Le secret n'a fuité que début mars. Sarkozy avait pourtant multiplié les indices, comme lors de son meeting à Paris du 7 novembre, durant la campagne pour l'UMP. Il avait alors prononcé presque cent fois le mot « République » et évoqué une « grande force républicaine ».

Certes, l'idée n'emballe pas les foules à l'UMP. Certains imaginant le FN railler « les Ripoublicains ». Mais elle ne provoque pas de bronca. « Ce n'est pas formidable, ça fait un peu penser à George W. Bush, mais ça a le mérite de couper l'herbe sous le pied de François Hollande. Il ne pourra pas faire campagne en 2017 sur le thème Sauvons la République, puisque nous l'aurons préemptée », se félicite un sarkozyste.

Quant à ceux qui jugent le nom trop excluant, les fidèles de Sarkozy rétorquent que le mot République n'appartient à personne. « Le PS n'a pas le monopole du social, le FN n'a pas le monopole de la nation », argumente l'un. Un autre met en garde : « Si la droite républicaine et le centre ne s'occupent pas de la République, j'en connais une qui sera très à l'aise : Marine Le Pen ! »

Les Français et la société civile risquent de ne pas apprécier d'être apparentés à l'UMP et risquent de prendre en grippe d'être eux-mêmes des Républicains, ils auront l'impression qu'au fur et à mesure des prises de position du parti des Républicains, que la définition de la République prend une voie dynamique de redéfinition permanente et d'usages nouveaux, c'est bon pour l'UMP (encore que, car c'est Alain Juppé qui fait les concessions après que le Figaro ait mentionné les divergences), qu'en dira le Conseil Constitutionnel!, ce n'est pas bon pour les autres partis qui devront s'exprimer en permanence sur leurs liens avec la République, et sur les exemples donnés par les Républicains de la République. Depuis la théorie des genres, on aura les genres de la République.  La République risque de devenir Bananière pour longtemps dans l'esprit des Français. Elle ne tient plus qu'au vote des militants UMP (enfin Ex), tous formés à la méthode Sarkozy, avec des emplois à la clé pour ceux qui seront à l'unisson. Les Français n'ayant plus de choix démarqués, on risque de rentrer dans une période à l'Américaine, où les chercheurs ont bien montré (voir l'article dans la Laosophie) que L'Amérique et l'Europe ont quitté la voie de la Démocratie, et l'abstention et les heurts Politiques seront le mode de gouvernance. On veut faire de la France une banlieue 9.3. On comprend bien également que les acteurs Politiques ne sont que des exécutants d'une Politique décrètée ailleurs. Les Chefs d'entreprises sont déjà partis en masse, les Jeunes diplômé également, les retraités ont suivi, il restera que des CRS et des hors la Loi, avec Daesh en toile de fond.

Sarkozy Nicolas  2017 page soutien FB & Twitter

Sarkozy fera voter les adhérents de l’UMP sur le nom « Les Républicains »

Rififi à l’UMP : Le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré dénonce l’intervention de Sarkozy sur TF1 qui « atteint les fondements du vivre ensemble [et] de la République »

 
 

Jean-Louis Debré ; VOEUX AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL, AU PALAIS DE L'ELYSEE

Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro


Dans notre communiqué de presse d’hier (4 juillet) sur le crime d’Albi, nous avons écrit textuellement :

« Comment faire respecter l’autorité de l’État si un ancien Président de la République, mis en examen par la justice et menacé par pas moins de sept affaires, s’invite aux heures de plus grande écoute sur la première chaîne de télévision pour attaquer personnellement les juges en charge de son dossier et piétiner ainsi sans vergogne les règles les plus élémentaires du secret de l’instruction ? »

Or, ce 5 juillet au matin, c’est rien moins que le président du Conseil Constitutionnel Jean-Louis Debré, membre historique du RPR puis de l’UMP, qui intervient sur Europe 1 (repris dans le Figaro) pour dire exactement la même chose :

« Heurté par l’entretien de Nicolas Sarkozy sur TF1 et Europe 1 après sa mise en examen, le président du Conseil constitutionnel lui répond vivement en défendant la probité des juges et l’impartialité des Sages. […] Jean-Louis Debré estime au sujet de la sortie de l’ancien président de la République que « quand des responsables politiques commencent, à droite ou à gauche, à s’en prendre aux juges, c’est un des fondements du vivre ensemble, de la République qui est atteint ». »
Source : http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2014/07/04/25002-20140704ARTFIG00172-la-charge-de-jean-louis-debre-contre-nicolas-sarkozy.php

Jean-Louis Debré, qui a lui-même été juge d’instruction dans les années 80 et qui préside la plus haute institution française (théoriquement) chargée de faire respecter la Constitution, met ainsi les pieds dans le plat, comme nous l’avons fait nous-mêmes auparavant. Il montre au passage que la guerre est ouverte au sein de l’UMP…

Je suggère aux quelques internautes qui sont venus sur la présente page s’indigner que, selon eux, nous aurions « attaqué » Nicolas Sarkozy indûment, de faire maintenant part de leur indignation au président du Conseil Constitutionnel…

François Asselineau