Alain Juppé prévient : si les Français ne l'élisent pas, "ils se démerderont avec les retraites !"

Publié le par José Pedro

Alain Juppé prévient : si les Français ne l'élisent pas, "ils se démerderont avec les retraites !"

Soit les Français m'éliront et je le ferai. Soit ils ne m'éliront pas et ils se démerderont avec les retraites !

Car ...

 

Je détiens la clé des retraites et je suis le seul à pouvoir les rendre pérennes. Je vais tout reprendre à zéro, car mes prédécesseurs, énarques de talent, de l'inspection des finances publiques avaient juré au grand jamais, que les retraites étaient assurées pour tous, et qu'aucun problème dans le beau ciel azuré de la France n'irait assombrir ce tableau.

Je vais donc reprendre les dossiers et redonner aux Français Retraités et souvent maltraités, une retraite proportionnelle à ce qu'ont verser leurs employeurs et les salariés, et une retraite de 1000 euros par mois aux autres qui n'ont pas de caisses de retraites, par solidarité et par respect de leur dignité.

Dans le passé nous avions des Caisses de Retraites Privées qui étaient largement bénéficiaires, et par solidarité, nous les avons ponctionnées pour les retraités du Public, dont c'est l'Etat qui fait office de Caisse de Retraite.

Alors que la pension moyenne annuelle d'un retraité de la SNCF ou de la fonction publique d'Etat est actuellement de 24 000 euros, celle des cadres du privé est d'environ 21 000 euros (retraites de base et complémentaires confondues), et de 11 000 euros pour les non-cadres (base et complémentaire). On tombe à 4000 euros pour certaines Caisses Artisanales, Commerçants, Employés, etc. Le calcul de la Retraite des Fonctionnaires se fait sur la base des six derniers et meilleurs mois de la carrière tandis que dans le Privé, cela se fait sur les 25 meilleures années, non comprises les périodes de chômage, de maladie, d'accident du travail, de maternité etc. On veut faire partir les salariés du Privé à 67 ans, mais les taux d'activité à cet âge sont de 5% à partir de 62 ans. La probabilité de bénéficier de sa retraite est de l'ordre de 80% et la moyenne d'année d'un retraité est de 15 ans.

Je vais donc revoir les calculs et les solidarités nécessaires, en fonction des investissements que chacun a fait pour sa retraite et des maxima et minima à prévoir. Dans l'ensemble tout le monde aura à y gagner, car ceux qui touchent de grosses retraites ont des prélèvements fiscaux. Donc il n'y aura plus de prélèvement fiscal sur les retraites, un retraité pourra utiliser pleinement sa retraite. Elle pourra être financée par des compagnies d'assurances. Les retraites tiendront compte du coût de la vie et de l'inflation.

 

Tous mes concurrents sont aphones sur la question des retraites, et bien moi, je m'engage à les rendre plus justes, et plus sûres.

 

 

 

Sonnerie aux morts devant croix de lorraine. Il commence à pleuvoir dru..

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Retour de l'enfant Prodigue à Colombey sur la tombe du Général de Gaulle, un retour aux sources qui fait plaisir à voir.

 

Juppé dépose une gerbe sur tombe du général

 

Séance de recueillement devant la tombe du général, Juppé dubitatif, puis-je lui ressembler?

 

Les comptes publics fluctuent moins brusquement, mais la tendance d’ensemble est à la dégradation – 9 années excédentaires de 1958 à 1966, 14 années déficitaires de 2002 à 2015 !

Alors, peut-on mettre tout le monde dans le même sac ?

En y regardant de plus près, certains gouvernements se distinguent.

Un élargissement brutal des courbes traduit une dégradation accélérée des comptes publics, comme sous les gouvernements Bérégovoy, Balladur, Fillon, Ayrault, Valls .

Un resserrement soudain des deux courbes démontre un redressement des finances publiques, malgré une situation économique difficile : c’est le cas des gouvernements Barre et Juppé, et surtout du gouvernement d’union nationale autour de De Gaulle en 1958, champion toutes catégories : les comptes publics s’étaient redressés de 2,5 points de PIB en un an (équivalant à 50 milliards d’aujourd’hui !), alors même que la croissance était réduite d’autant. Le gouvernement Jospin, qui a certes bénéficié du « boom » de la nouvelle économie, a également amélioré les comptes, assurant au service public français les trois dernières années d’excédent primaire qu’il ait connus.

Séance photo autour de Juppé à mairie de Colombey, Hervé Gaymard, Apparu, Chatel et F. Keller sont là mon Général!

 

Discours de juppé à la mairie:"et je fête aujourd'hui un autre anniversaire: mon élection à la mairie de bordeaux il y a 20 ans, un 18 juin"

Le Medef revoit sa copie sur la retraite complémentaire

vendredi 19 juin 2015 20h55
 
 

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - Trois semaines après une séance de négociation improductive sur l'avenir des retraites complémentaires des salariés du privé, le patronat a revu sa copie et fait des concessions mais sans doute pas assez pour que la prochaine réunion, lundi, soit conclusive.

Le projet d'accord transmis vendredi aux syndicats exclut notamment toujours, du moins à court terme, de recourir, comme le demandent ces derniers, à une augmentation des cotisations pour redresser les comptes des caisses Arrco et Agirc.

Mais plusieurs propositions vivement contestées par les organisations syndicales disparaissent, comme la baisse à 55% au lieu de 60% du taux de pension de réversion versée aux conjoints de retraités décédés. Son versement est d'autre part conditionné au fait que le conjoint survivant ait atteint 55 ans, au lieu de 60 dans la version précédente.

La réduction du nombre de points de retraite attribués aux chômeurs disparaît aussi de cette nouvelle mouture.

Le patronat maintient l'idée d'inciter les cotisants bénéficiant d'une pension à taux plein du régime de base avant 67 ans à retarder leur départ à la retraite, par le biais d'un système d'abattement progressifs et temporaires.

Mais ces abattements sur l'allocation Agirc-Arrco ne seraient appliqués que pendant trois années au maximum après le départ à la retraite et leur taux ne seraient que de 30% la première année, 20% la deuxième et 10% la troisième, au lieu de 40%, 30% et 18%.

En revanche, ils s'appliqueraient aussi aux salariés ayant commencé à travailler jeunes et bénéficiant d'une retraite de base à taux plein avant 60 ans.

Le patronat maintient par ailleurs, parmi d'autres propositions, l'idée d'une sous-indexation des pensions de 1,5 point par rapport à l'inflation, en 2016, 2017 et 2018.

Il continue également de proposer la fusion en un régime unique de l'Agirc, caisse réservée aux cadres, et de l'Arrco, à laquelle sont affiliés la quasi-totalité des salariés du privé, à partir du 1er janvier 2019 "au plus tard".

Mais le nouveau projet prend soin de souligner qu'elle sera précédée par un examen d'impact sur la situation des cadres. Une précision visant à rassurer le syndicat de l'encadrement CFE CGC, qui redoute qu'elle scelle la fin du statut des cadres.

 

TRAJECTOIRE MOINS BRUTALE

Au total, le patronat estime que les mesures proposées permettront 6,9 milliards d'économies d'ici 2020 pour un besoin de financement évalué entre 8,4 et 11,2 milliards d'euros selon les scénarios macro-économiques. Ces gains seraient de 10,8 milliards d'euros en 2030 et de 14,4 milliards en 2040.

Dans ce scénario, l'Agirc et l'Arrco seraient encore déficitaires d'au moins 1,5 milliard d'euros en 2020 et de 1,9 milliard en 2030. Ces régimes ne reviendraient à l'équilibre (+300 millions d'euros) qu'en 2040.

Une trajectoire moins brutale que dans la précédente version, qui prévoyait 8,3 milliards d'euros d'économies à l'horizon 2020, 12,1 milliards en 2030 et 17 milliards en 2040.

Alors que le préambule de la version de mai insistait sur la nécessité d'un retour à l'équilibre technique de l'Agirc-Arrco "dès 2020", celui de la nouvelle mouture évoque un "redressement significatif à horizon 2020" sans fixer d'horizon temporel pour le retour à l'équilibre technique.

Enfin, la nouvelle version insiste sur la mise en place d'un mécanisme de pilotage des régimes de retraite complémentaire.

Il prévoit notamment que les partenaires sociaux fixent dans les six mois suivant la signature d'un accord des objectifs à 15 ans en matière de montant des réserves de l'Agirc-Arrco.

Ces caisses, gérées par les partenaires sociaux, versent à 12 millions de retraités plus de 70 milliards d'euros par an et leur assurent un complément de revenu représentant 25% à 50% de leur pension, voire les deux tiers pour des cadres supérieurs.

Mais si rien n'est fait, les réserves de l'Agirc seront épuisées en 2018 et celles de l'Arrco vers 2023-2025 en raison de déficits répétés, estiment les experts.

Du côté syndical comme du côté patronal, on estime que les positions sont encore trop éloignées pour espérer un accord à la session de lundi, prévue initialement pour être la dernière.

Il en faudra sans doute au moins une autre cet été, voire à la rentrée, ajoute-t-on de mêmes sources.

 

(Edité par Grégory Blachier)