AREVA ARRÊT TOTAL : Refondation de la filière nucléaire, reprise par EDF, Les Français paieront le Capital perdu et l'électricité plus chère.

Publié le par José Pedro

 

AREVA : Refondation de la filière nucléaire

L'Etat a finalement tranché mercredi en faveur d'une reprise par EDF de la majorité de l'activité réacteurs d'Areva tout en s'engageant à renflouer le groupe, signant la fin du modèle intégré prôné depuis la création du spécialiste du nucléaire en 2001.

"EDF a vocation à devenir actionnaire majoritaire" d'Areva NP (ex-Framatome), la filiale réacteurs du groupe nucléaire, tandis que ce dernier "conservera une participation stratégique" dans cette filiale, a indiqué l'Elysée dans un communiqué diffusé en fin de journée.

La décision a été officialisée après une réunion au sommet un peu plus tôt à l'Elysée, entre le président de la République, François Hollande, le premier ministre, Manuel Valls, et les quatre ministres concernés par le dossier.

"Dès à présent, les activités de conception, gestion de projets et commercialisation des réacteurs neufs d'EDF et d'Areva seront rapprochées dans une société dédiée", explique l'Elysée.

La taille de la participation minoritaire qu'Areva détiendra dans cette nouvelle société n'a pas été précisée, ce qui n'exclut donc pas que le capital de la filiale puisse être aussi ouvert à d'autres partenaires, des informations de presse évoquant notamment la piste d'investisseurs chinois.

L'Etat s'est donc rangé du côté de la proposition faite il y a dix jours par le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy, plutôt que derrière l'option moins radicale d'un rapprochement limité à la mise en commun des équipes d'ingénieurs d'Areva et EDF travaillant sur la conception de réacteurs.

L'électricien avait proposé un peu plus de deux milliards d'euros pour la reprise d'Areva NP, selon le quotidien Les Echos, un montant ni démenti ni confirmé par les deux groupes.

Areva NP emploie environ 15.000 salariés sur les quelque 44.000 que compte Areva. Les syndicats du groupe, qui se sont toujours opposés à sa cession, ont vivement réagi, après avoir été reçus par la direction mercredi.

C'est un "pillage de tombe" organisé au profit d'EDF, a dénoncé Jean-Pierre Bachmann, coordinateur CFDT, qui s'inquiète en outre du partenaire qui pourrait accompagner EDF. "Si c'est la Chine, ça risque d'être un pillage de compétences", a-t-il dit.

"L'avenir nous dira si c'est une bonne solution", a déclaré le coordinateur FO, José Montès, pour qui il faut en tout cas "réorienter le rouleau compresseur social" des 3.000 à 4.000 suppressions d'emplois prévues par Areva dans l'Hexagone.

"C'est la fin d'une période d'incertitude insupportable pour les salariés", a affirmé Christophe Laisné (Unsa Spaen). Il a précisé à l'AFP que les syndicats seraient reçus "sous un mois" par le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, pour connaître "la fin des négociations".

Areva et EDF, détenus respectivement à 87% et 84,5% par des capitaux publics, "finaliseront les principes de ce projet dans un délai d'un mois", selon l'Elysée.

Areva a assuré dans un communiqué qu'il travaillera "dans un esprit de complète coopération" avec EDF pour mettre en oeuvre la décision de l'Etat.

 

Et le groupe "va étudier les impacts" de cette décision "sur les procédures d'information-consultation (des salariés, ndlr) qui étaient prévues courant juin".

 

- Retour à l'ex-Cogema -

 

En parallèle, l'Etat s'est engagé à à renflouer Areva, qui a essuyé l'an dernier près de 5 milliards d'euros de pertes et a grand besoin d'argent frais pour financer ses activités. Cette recapitalisation se fera "à la hauteur nécessaire", a simplement annoncé l'Elysée, sans plus de précision.

Si selon l'Elysée, cet arbitrage "préserve l'intégrité d'Areva NP", il n'en signe pas moins la fin du fleuron français du nucléaire sous sa forme actuelle, et de son modèle intégré sur toute la chaîne de valeur de l'atome.

Hormis la participation qu'il conservera dans l'activité réacteur, le futur Areva sera ramené au périmètre de l'ex-Cogema, à savoir la seule gestion du cycle du combustible, de l'extraction de l'uranium au retraitement des déchets.

L'échec du groupe à mener seul des projets de construction de réacteurs, comme l'EPR finlandais, est donc consommé.

L'Etat inscrit également cette décision dans la volonté de refonder la filière nucléaire française, dont la mésentente passée a provoqué des échecs cuisants, notamment à l'export. Il veut ainsi la doter d'une "nouvelle perspective", selon l'entourage de François Hollande.

Contacté par l'AFP, EDF n'a pas souhaité commenter la décision de l'Elysée.

Pour l'ONG anti-nucléaire Greenpeace, "l'heure ne doit pas simplement être à redistribuer les différentes composantes de cette industrie, mais bien à réorienter toute la stratégie industrielle de la filière".

Cette annonce ouvre désormais aussi la voie à d'autres investisseurs potentiellement intéressés par des actifs d'Areva, comme Engie (ex-GDF Suez), qui lorgne son activité de maintenance des réacteurs.

 

 

AREVA (Paris:AREVA):

L’État a annoncé une série d’orientations pour la refondation de la filière nucléaire française. Le groupe et ses instances de gouvernance vont travailler avec EDF dans un esprit de complète coopération sur la feuille de route ainsi définie, notamment sur les termes de l’accord de partenariat stratégique global et les conditions de la participation majoritaire d’EDF au capital d’AREVA NP.

Pour l’ensemble des activités du groupe, l’urgence des efforts de compétitivité demeure. Comme cela a toujours été la volonté du groupe, ces efforts doivent faire l’objet d’un dialogue social exemplaire et les discussions avec les partenaires sociaux vont se poursuivre. Le groupe va étudier l’impact des orientations de l’État sur les procédures d’information-consultation qui étaient prévues courant juin.

A PROPOS D’AREVA

AREVA fournit des produits et services à très forte valeur ajoutée pour le fonctionnement du parc nucléaire mondial.

Le groupe intervient sur l’ensemble du cycle du nucléaire, depuis la mine d’uranium jusqu’au recyclage des combustibles usés, en passant par la conception de réacteurs nucléaires et les services pour leur exploitation.

Son expertise, sa maîtrise des procédés technologiques de pointe et son exigence absolue en matière de sûreté sont reconnues par les électriciens du monde entier.

Le groupe est présent, au travers de partenariats, dans les énergies renouvelables.

Les 44 000 collaborateurs d’AREVA contribuent à bâtir le modèle énergétique de demain : fournir au plus grand nombre une énergie toujours plus sûre, plus propre et plus économique.

Tour AREVA – 1 Place Jean Millier – 92400 COURBEVOIE – France – Tél : +33 (0)1 34 96 00 00 – Fax : +33 (0)1 34 96 00 01

Service de Presse
T : +33 (0)1 34 96 12 15
press@areva.com
ou
Relations Investisseurs
Philippine du Repaire
philippine.durepaire@areva.com
T : +33 (0)1 34 96 11 51

Areva

 
 

Areva

Description de cette image, également commentée ci-après

Logo actuel d'Areva

 
Création  (13 ans)1
Fondateurs Anne LauvergeonPascal Colombani
Personnages clés Jean-Cyril SpinettaSébastien de MontessusLuc Oursel
 
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration
Slogan L'avenir pour énergie
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Philippe Varin, président etPhilippe Knoche, directeur-général
Actionnaires Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives(54,37 %)
État Français (28,83 %)
KIA (4,82 %)
Autres actionnaires (4,01 %)
CDC (3,32 %)
EDF (2,24 %)
Total (0,95 %)
Salariés (1,02 %)
Framépargne (0,22 %)
Autocontrôle (0,22 %)2
Activité Énergie nucléaire et renouvelable
Produits uraniumcombustible nucléaire; réacteurs EPRATMEA1,KERENA; services; etc...
Société mère Commissariat à l'énergie atomique
Filiales Areva NPAreva NCAreva TA,Areva MinesAreva Renouvelables, etc...
Effectif 45 340 ()
Site web www.areva.com
 
Capitalisation 3,799 milliards d' € (2013)2
Dette Non courante :
Increase Negative.svg 5,659 milliards d' € (+ 1,71%)
(2013)3
Courante :
Increase Negative.svg 484 millions d' € (+ 104,22%)
(2013)3
Chiffre d’affaires en augmentation 9,29 milliards d' € (2013)4
+ 3,80%
Résultat net en diminution - 423 millions d' € (2013)4
- 471,62%

Areva est une multinationale française du secteur de l'énergie, œuvrant principalement dans les métiers dunucléaire. Ses activités sont principalement liées à l'énergie nucléaire : extraction de l'uranium, fabrication decombustibles nucléaires, construction de réacteurs nucléairestraitement des combustibles nucléaires usés, exploitation nucléaire, propulsion nucléaire navaletransport des combustibles nucléaires. L'entreprise s'est aussi récemment ouverte aux énergies renouvelables : l'éolien, les bioénergies, le solaire ainsi que l'hydrogène et le stockage d'énergie.

En 2004, le groupe contrôle environ 250 filiales5. En 2013, Areva et ses nombreuses filiales emploient45 340 personnes dont environ 75 % en Europe, 13 % en Afrique et 12 % en Amérique. L'entreprise est présente au niveau industriel dans 43 pays et possède un réseau commercial dans 100 pays. Le groupe est dirigé par Philippe Knoche (directeur-général) et Philippe Varin (président du conseil d'administration) depuis le 8 janvier 2015.

En très mauvaise posture financière – perte record de 4,8 milliards d’euros en 2014 – le groupe court le risque d'être démantelé6.

 

 

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1983, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) est autorisé par décret à faire apport de l'ensemble de ses parts de capital d'entreprises industrielles à laSociété des participations du CEA, alors dénommée CEA Industrie. De 1983 à 2001, CEA Industrie pilote les activités industrielles et commerciales du CEA, et contrôle notamment la COGEMAFramatome et Technicatome.

En juin 2001 est créée l'entreprise Topco, réunissant Cogema, Framatome et CEA Industrie. En septembre 2001, la société abandonne le nom commercial "Topco" pour celui d'Areva.

 
Chapelle de La Lugareja située à la périphérie de la ville d'Arevalo

Le nom Areva n'est pas un sigle, il est inspiré par le nom d'une abbaye cistercienne à Arévalo, en Espagne, à l'image de laquelle l'industrie nucléaire française allierait la rigueur et la symétrie de l'architecture7.. Ce nom Arevalo sélectionné, abrégé d'une syllabe pour lui donner un caractère plus international, ressortit en première place sur la plupart des critères des spécialistes de naming de l'entreprise de création de noms de marques Nomen8. Selon Marcel Botton, le PDG de Nomen, une marque qui ne veut rien dire, comme Areva, a plus de potentiel qu'un nom descriptif, comme Volkswagen9.

La société AREVA est donc née quand la holding du CEA est passée du rôle de simple holding financière à celui de holding industrielle, avec directoire et conseil de surveillance. Anne Lauvergeon, PDG de la COGEMA est devenue présidente du directoire d'Areva.

La branche transmission et distribution d’électricité (Areva T&D) est achetée à Alstom le .

En 2006, le groupe Areva décide d'imposer une dénomination unique à toutes ses sociétés de premier rang :

Le 24 janvier 2007, la Commission européenne, représentée par la commissaire à la concurrence Nelly Kroes, condamne Areva ainsi que neuf autres entreprises opérant dans le secteur des appareillages de commutation pour entente illicite (de 1988 à 2004) violant les règles des traités européens. Areva est condamnée à verser une amende de 53,5 millions d'euros au budget européen (somme pour laquelle Alstom est solidairement responsable pour la période pendant laquelle il était propriétaire de la filiale condamnée. Cette filiale ayant été rachetée par le groupe Areva vers la fin de l'infraction, en janvier 2004, les sociétés mères du groupe Areva partagent solidairement la responsabilité pour la durée de l'infraction après l'acquisition)10.

Le 7 juin 2010, à la suite de difficultés financières, Areva cède la branche transmission et distribution d'électricité (Areva T&D) à Alstom et Schneider Electric. Areva se recentre ainsi sur la production d’énergie « sans CO2 » au sens large : les énergies renouvelables prennent une part croissante dans les activités du groupe, en complémentarité du nucléaire. Le « Business group » énergies renouvelables a ainsi été créé en 2010.

Jusqu'en 2012, le nom légal d'Areva est resté Société des participations du Commissariat à l'énergie atomique11. Ce n'est qu'en 2012 que la Société des participations du CEA abandonne sa raison sociale pour celle d'Areva, bien que le CEA, qui détient 69 % des parts en 2012, ait toujours un rôle majeur dans la stratégie d'Areva.

En février 2015, Areva annonce des pertes provisoires au titre de l'année 2014 de 4,9 milliards d'euros12. Le 7 mai 2015, Areva annonce vouloir baisser ses frais de personnel de 15 % en France et 18 % dans le monde d'ici 2017, ce qui entraînera le licenciement de 5 000 à 6 000 personnes dans le monde13.

Organisation[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2010, Areva était organisée autour de 4 pôles (le pôle Amont, le pôle Réacteurs et Services, le pôle Aval et le pôle T&D Transmission et Distribution)14. Le pôle de transmission et de distribution d’électricité (T&D) regroupait des activités de production, d’installation et de maintenance des équipements ainsi que les opérations de transmission et distribution d’électricité, en haute et moyenne tension. T&D a été vendu en juin 2010 aux groupes industriels Alstom et Schneider Electric15.

En 2010, Areva adopte une nouvelle organisation divisée en cinq « Business Groups » (sigle : BG - traduction en français : groupes d'affaires)16 :

Chacun de ces "Business Groups" sont eux-mêmes subdivisés en « business units » (sigle : BU - traduction en français : unité d'affaires)17.

Areva a par ailleurs créé une direction Ingénierie et Projets transverse aux activités nucléaires et renouvelables18, dirigée par Eric Chassard.

L'organisation d'Areva est une organisation matricielle, dans laquelle les cinq Business Groups et la Direction Ingénierie & Projet sont soutenus par 14 DirectionsFonctionnelles, dont la Direction des Affaires Publiques, dirigée par Jacques Gérault19.

Groupe Mines[modifier | modifier le code]

Le BG (Business Group) Mines compte 4 601 salariés20 dans le monde et représente 15 % du chiffre d’affaires d’Areva en 201221Olivier Wantz - directeur général adjoint d'Areva - en est le responsable22.

Le BG (Business Group) Mines recouvre les activités de recherche de nouveaux gisements, d’extraction et de traitement du minerai d’uranium et de réaménagement des sites après exploitation. Areva exploite des mines au Canada, au Kazakhstan, et au Niger (cf plus de détails dans la partie "Sites et implantations mondiales").

Groupe Amont[modifier | modifier le code]

Le Business Group Amont regroupe les activités situées en amont de la production électrique d’origine nucléaire : la conversion et l’enrichissement de l’uranium ainsi que la conception et la fabrication du combustible pour les réacteurs à eau légère. Il compte 8 555 salariés23 dans le monde et représente 24 % du chiffre d'affaires d'Areva. Il est dirigé par Guillaume Dureau.

Ce Business Group Amont est divisé en trois activités24 :

  • l'activité de la Chimie a pour principal métier la conversion de concentrés d'uranium naturel (yellow cake en provenance des mines) en hexafluorure d’uranium(UF6). Cette étape de conversion comprend le raffinage et la fluoration de l'uranium sur les sites français de Malvési et Pierrelatte. C'est un préalable incontournable au procédé d’enrichissement, dans la production de combustible nucléaire. Cette activité produit également (via la filiale Comurhex) différents produits fluorés utilisés dans l’industrie hors nucléaire.
  • l'Enrichissement. L’hexafluorure d’uranium (UF6) ne contient que 0,7 % d’uranium 235 : l’enrichissement de l’uranium naturel consiste à concentrer cette teneur pour la faire s’élever entre 3 et 5 %. Jusqu’à juin 2012, deux procédés différents étaient utilisés pour l’enrichissement. Areva, qui utilisait jusque là principalement ladiffusion gazeuse, utilise la technologie de centrifugation dans sa nouvelle usine Georges-Besse II sur le Site nucléaire du Tricastin. La mise en service de cette usine est réalisée par étapes : en 2011 se sont déroulés la mise en production de la première cascade de centrifugeuses de l’unité sud et la production des premières Unités de Travail de Séparation (UTS) commerciales. En mars 2013, l’unité nord de l’usine a été inaugurée25. À fin 2013, l’usine Georges Besse II, la capacité de production installée était de 5,5 MUTS, soit 74 % de la capacité nominale à atteindre en 201626.
    L’ancienne usine d’enrichissement Georges Besse d’Eurodif, qui utilisait la diffusion gazeuse, a cessé définitivement sa production en mai 201227. Un décret publié au Journal Officiel le 24 mai 2013, autorise l’usine Georges Besse sur le site du Tricastin à réaliser les opérations PRISME (Projet de Rinçage Intensif Suivi de la Mise à l’air d’EURODIF).
    Les opérations PRISME consistent à réduire la quantité de matières nucléaires résiduelles dans les installations de l’usine d’enrichissement Georges Besse, et donc de diminuer les impacts en termes de sécurité, sûreté, radioprotection, gestion des effluents et des déchets, pendant la phase ultérieure de démantèlement28.
  • la BU (Business Unit) Combustible réalise la dernière étape de la fabrication du combustible nucléaire : elle conçoit, fabrique et vend du combustible classique à l’oxyde d’uranium naturel enrichi, mais également du combustible MOX et du combustible URE (Uranium de retraitement), produit à partir du recyclage de combustibles usés. Ce combustible est destiné aux réacteurs nucléaires de type REP (Réacteurs à Eau sous Pression) ou REB (Réacteurs à Eau Bouillante). La Business Unit Combustible fabrique également les composants en zirconium nécessaires à la réalisation des assemblages – et vend certains de ces composants à des clients externes – et propose des services associés aux combustibles (ingénierie, maintenance des réacteurs)29.

Groupe Réacteurs et Services[modifier | modifier le code]

Le Business Group Réacteurs et Services conçoit et fabrique des réacteurs nucléaires, de types REP (réacteur à eau pressurisée) et REB (réacteur à eau bouillante), destinés à des centrales de production d’électricité, mais aussi des réacteurs de propulsion navale et des réacteurs de recherche. Le Business Group propose également des produits et services nécessaires à la maintenance, à la modernisation, et au contrôle de tous les types de réacteurs nucléaires. Il compte près de 16 000 salariés et a généré 36 % du chiffre d’affaires d’Areva en 201330. Philippe Samama dirige les activités Réacteurs et Services du groupe Areva depuis juin 2014.

Ce Business Group est principalement organisé autour de trois segments de marchés.

  • Nouvelles Constructions : projets de construction de nouveaux réacteurs nucléaires ;
  • Bases installées : solutions et produits pour les parcs nucléaires existants et futurs dont la conception et la fabrication de systèmes de détection et de mesure de la radioactivité ;
  • Propulsion et Réacteurs de recherche : propulsion navale, réacteurs de recherche et systèmes vitaux de contrôles commande pour les transports.[réf. nécessaire]

C’est au sein de ce Business Group que sont conçus :

  • les réacteurs nucléaires à eau légère de type REP (réacteur EPR et ATMEA1) et REB (réacteur Kerena), les principaux types de réacteurs actuellement utilisés dans le monde, ainsi que deux types de réacteurs dits de 3e génération, l'EPR et le SWR-1000.
  • les composants pour les centrales nucléaires : cuves, générateurs de vapeur, pressuriseur, mécanismes de régulation de la réaction…
  • les appareils de mesures nucléaires : systèmes de détection et de mesure de la radioactivité, de surveillance des installations nucléaires, de radioprotection, etc.[réf. nécessaire]

Développement du réacteur EPR[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réacteur pressurisé européen.

Au cours des années 1990, Areva développe un nouveau réacteur nucléaire : le réacteur EPR. La commercialisation débute au cours des années 2000.

Le réacteur EPR est un réacteur de 3e génération d’une puissance estimée de 1 600 MWe.

Le premier réacteur EPR est en cours de construction sur l’île d’Olkiluoto en Finlande. Sa mise en service, initialement prévue en 2009, a été une première fois reportée en 2012, puis fin 2013, puis en 201431, puis en 2018. Au 2 septembre 2014, ce réacteur comptabilise 9 ans de retard (date de livraison initialement prévue en 2009), et des provisions pour pertes liées à ce chantier de 3,9 milliards d'euro (vendu pour un montant de 3 milliards d'euro)32.

D’autres réacteurs EPR sont :

  • en cours de construction Flamanville en France, mise en service prévue au départ en 2012, désormais en 2016)33,
  • en cours de construction à Taishan en Chine (2 réacteurs)33;
  • en projet en Inde (2 réacteurs34, voire plus : jusqu’à 6 réacteurs pourraient être construits35);
  • au Royaume-Uni (2 réacteurs)36 .

Les réacteurs EPR sont confrontés à des difficultés de construction et à des études de conception non entièrement finalisées (comme les problèmes liés au système informatique de sûreté) : les deux premiers chantiers de ce réacteur, dirigés l'un par Areva en Finlande depuis 2005 et l'autre par EDF à Flamanville (France) depuis 2007, rencontrent des retards (5 à 6 ans à ce jour) et des surcoûts : près de 9 milliards37 au lieu des 3 milliards annoncés au départ.

Groupe Aval[modifier | modifier le code]

Le Business Group Aval a représenté en 2012 environ 19 % du chiffre d’affaires d’Areva, soit 1 732 millions d’euros21. Il est dirigé par Dominique Mockly.

En fin d'année 2012, il comptait 11 095 salariés38. Ses activités concernent le traitement et le recyclage des combustibles usés, après utilisation dans les réacteurs.

  • La Direction des opérations de Recyclage récupère les matières valorisables (uranium et plutonium) des combustibles usés afin de les recycler sous forme de combustibles MOX ou d’UO2 dans les réacteurs nucléaires.