Juppé, Fillon, Le Maire et Bertrand se sont réunis pour lancer un ultimatum à Nicolas Sarkozy

Publié le par José Pedro

photo alain juppé, françois fillon, bruno le maire et nicolas sarkozy, probables candidats à la primaire des républicains, en 2016. © afp

Juppé, Fillon, Le Maire et Bertrand se sont réunis pour lancer un ultimatum à Nicolas Sarkozy! Ils n'ont pas vu arriver le Coup d'Etat!

 

Le président des Républicains aura la haute main sur l’appareil du parti pour faire adopter par les militants, en juin 2016, un programme présidentiel qu’il aura largement inspiré. Son Programme, pour sa Candidature "Unique". C'est lui qui a permis la restauration du Parti, et s'est imposé sur l'émergence de tous les égos. Les affaires le concernant risquent d'être plus discrêtes, maintenant qu'il il a une mutinerie à bord. En effet la Justice ne veut pas non plus être à l'origine d'un sabotage d'un parti qui fait face à ses engagements et qui veut se redresser malgré son handicap de 74 Millions d'Euros de dettes. Nicolas joue la dessus et sur la continuité de ses dépenses fastuaires, pour bien montrer qu'il est le seul à maîtriser le Budget. 

 

On voit au Congrès, Ferdinand de Hompesch (Alain Juppé) donner la main dans laquelle il y a ce billet à Napoléon 1er (Nicolas Sarkozy) dont voici le contenu:

 

Cette lettre est celle de l'abdication de Ferdinand de Hompesch, le 10 juin 1798 il a dut donner Malte à l'Empereur Napoléon 1er. Après sa lettre d'abdication, les 249 chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem se sont exilés en Russie : Sire, je mets aux pieds du trône de votre Majesté Impériale l'humble hommage de mon très profond respect. Le couronnement de Votre Majesté rappelle au Peuple Français, tant les Victoires et les Succès que les siècles à venir à peine oseront-ils les croire, ainsi que le bonheur dont il est redevable à votre Majesté. Honoré Sire, de votre haute protection et comblé de ses bienfaits, les voeux que je forme pour l'Auguste Personne de votre Majesté Impériale sont dictés par la plus vive et la plus respectueuse reconnaissance."Casse toi pauv' con".

Dernier grand maître de l'ordre de Malte avant le vingtième siècle, Ferdinand de Hompesch (1774 Dusseldorf - 1803 Montpellier) avait été ministre de la cour de Vienne auprès des chevaliers pendant 25 ans avant d'accèder à la dignité de grand maître en 1797.

Il dut livrer Malte à Napoléon Bonaparte et abdiqua en faveur du tsar Paul 1er.

Ce n'est pas le genre de chose qui plaît à Nicolas, un Ultimatum relayé dans la Presse. Et que compte faire ce quarteron de "Les Républicains" si rien ne se passe. D'après les statuts, conçus par Nicolas et votés à la majorité écrasante, ces opportunistes ne peuvent pas faire grand chose. Le Bureau Politique peut tout décider et Nicolas s'y est assuré la Majorité des voix. Le nouveau parti est verrouillé de l'intérieur comme de l'extérieur. Une façon pour Nicolas de rappeler qui est le Chef et à qui ils doivent le pain qu'ils mangent.

 

S'ils avaient quelque chose à dire, il fallait le faire avant, tous ont voté, et le patron c'est Nicolas, le Chronos du temps  chez "Les Républicains". Pour ces candidats à la Présidentielle, ils militent déjà dans leur Micro-Parti (FORCE Républicaine pour Fillon, Comité de Soutien pour Xavier Bertrand, Le Cap AJ pour la France et Jeunes avec Alain Juppé, Comité de soutien et Jeunes avec Bruno Le Maire).

 

Non seulement Nicolas Sarkozy, ne va rien faire pour préciser ou accélérer les choses, mais il va montrer à tout le Monde que ce quarteron de généraux sous ses ordres, est le symbole de la discorde et de la désunion. 

 

Pour 2016, Nicolas Sarkozy tiendra sa parole, d'ouverture au Républicains, mais en verrouillant le scrutin avec des formalités à fournir, et en ayant une ligne dure envers les dirigeants du Centre, du genre "le Bègue, je vais le crever" ou "ce con, je vais l'étriper" etc.

Seuils de parrainages, corps électoral, comptes de campagnes... La charte des modalités du scrutin à la loupe.

Nicolas Sarkozy, Christian Estrosi, Nathalie Kosciusko-Morizet et Alain Juppé, le 22 novembre 2014. (JEAN-PIERRE MULLER/AFP)Nicolas Sarkozy, Christian Estrosi, Nathalie Kosciusko-Morizet et Alain Juppé, le 22 novembre 2014. (JEAN-PIERRE MULLER/AFP)
 


La fin approche pour les négociations sur les modalités d'organisation de la primaire de l’UMP qui désignera le candidat qui conduira le parti à la présidentielle de 2017. Thierry Solère, proche de Bruno Lemaire, a remis ses propositions et le texte doit être approuvé par les dirigeants de l'UMP lors d'un bureau politique sous la présidence deNicolas Sarkozy, prévu le 14 avril.

RTL, qui a pu consulter le document, révèle ce jeudi 2 avril que le premier tour de la primaire se tiendra le 20 novembre 2016. Le deuxième, dans le cas où aucun candidat n'obtient 50% des suffrages exprimés, se déroulera une semaine plus tard, le 27 novembre. "Le Monde" ajoute que "pour éviter toute candidature dissidente au premier tour de la présidentielle, la charte précise que chaque candidat à la primaire doit s'engager 'à soutenir publiquement le candidat à la présidence de la République désigné à l'issue de la primaire et à prendre part à sa campagne'."

La primaire est ouverte à d'autres partis, sympathisants de droite et du centre, sous réserve d'acceptation du bureau politique de l'UMP. RTL explique que, pour se présenter, les candidats issus de l'UMP devront recueillir 250 parrainages d'élus, dont 25 parlementaires, 250 élus répartis sur au moins 30 départements et 2.500 militants. "Certains aimeraient abaisser ces seuils pour élargir le nombre de participants", croit savoir la radio. Car, comme le décrypte "Le Monde", "si MM. Sarkozy, Juppé, Fillon et Le Maire semblent en mesure de les atteindre sans difficultés, ce n'est pas le cas de Nathalie Kosciusko-Morizet et de Xavier Bertrand".

Pour les candidats extérieurs à l'UMP, la charte prévoit que le seuil de parrainages serait fixé par leurs partis d'origine.

2 euros par électeur pour chaque scrutin

Comme "l'Obs" l’annonçait la semaine dernière, l'UMP a écarté tout recours au vote électronique et opté pour un vote papier, avec urnes et isoloirs, sans possibilité d’établir de procuration. 8.000 bureaux de vote sont prévus, dont 4.000 seront répartis équitablement sur tout le territoire, "à raison de sept par circonscriptions", note RTL. Les 4.000 autres seront implantés "proportionnellement aux résultats obtenus par les candidats de la droite et du centre au premier tour de la présidentielle de 2012". "L'opération mobilisera au moins 40.000 bénévoles", indique la radio.

Chaque électeur devra débourser 2 euros par scrutin, soit le double du tarif de base fixé par les socialistes qui avaient encaissé un bénéfice de 1,2 million d'euros. Les votants devront seulement adhérer à la charte de laprimaire et signer le texte :

Je partage les valeurs républicaines de la droite et du centre et je m’engage pour l’alternance afin de réussir le redressement de la France”.

Un compte de campagne pour chaque candidat

"Le Monde" explique aussi que chaque candidat devra établir un compte de campagne et le déposer au plus tard le 20 décembre 2016 auprès de la Haute autorité, qui le rendra public. Un plafond sera fixé par l’UMP, sans que l’on en connaisse le montant pour l’instant. Le parti pourra décider d’allouer une somme d’argent aux prétendants, mais le montant n’est pas précisé non plus.

Présidée par Anne Levade, la Haute autorité du parti devra s'assurer de la transparence du vote. Les déclarations de candidature doivent lui être adressées au plus tard le 9 septembre 2016. La Haute autorité établira ensuite la liste électorale et celle des candidats, qu'elle rendra publique au plus tard le 21 septembre 2016. La campagne débutera à partir de ce jour-là et prendra fin le 18 novembre 2016 à minuit
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Juppé, Fillon, Le Maire et Bertrand se sont réunis pour lancer un ultimatum à Nicolas Sarkozy

Les quatre candidats à la primaire s’apprêtent à adresser une lettre au président des Républicains afin qu'il constitue rapidement le comité d'organisation de la future élection. Ils craignent que Nicolas Sarkozy ne laisse traîner les choses.

 

 

Plusieurs questions restent effectivement en suspens et notamment celle autour de la participation des centristes. Faut-il ouvrir la primaire à des candidats du MoDem ou de l’UDI ? Faut-il attendre que ce dernier mouvement débatte de sa position en la matière, alors que la question ne devrait être tranchée qu’au premier semestre 2016 ?

Le sujet du corps électoral divise également : si Nicolas Sarkozy s’est prononcé en faveur d’une primaire ouverte aux centristes de l’UDI, il n’a pas caché ses réticences vis-à-vis du MoDem de François Bayrou. Et comme l’UDI a fait savoir qu’il ne faudrait pas compter sur elle si le MoDem ne participait pas…

Les troupes d’Alain Juppé soupçonnent donc Nicolas Sarkozy de chercher à "tuer la primaire" en excluant du corps électoral des électeurs a priori favorables à la ligne modérée du maire de Bordeaux. Les quatre prétendants à la primaire craignent également que le patron des Républicains ne se serve de son assise sur le parti pour jouer la montre sur le lancement de la campagne.

Peu après la diffusion de la lettre, l’un des bras-droit d’Alain Juppé a revendiqué sur Twitter une nécessaire "vigilance" des concurrents de Nicolas Sarkozy concernant la primaire.

Défi

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INFO ATLANTICO

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A ceux qui doutaient de la volonté d'Alain Juppé de se présenter à la primaire de l'UMP, le maire de Bordeaux ne cesse, depuis quelques jours, d'adresser des signaux. Nicolas Sarkozy en étant le premier destinataire. Mardi soir, il était à Saint Denis pour lancer « Le mouvement des jeunes avec Juppé ». Une soirée qui s'est transformée en quasi meeting électoral. Dans la foulée, il annonçait qu’il présenterait une dizaine de programmes aux français sur un certain nombre de sujets. Mais surtout,  l'ancien premier ministre a pris contact avec les autres candidats potentiels pour leur demander de rédiger avec lui une lettre intimant au président des Républicains de ne plus attendre pour lancer le processus d'organisation des primaires.

Un texte signé par Alain Juppé, Xavier Bertrand, Bruno Le Maire et François Fillon, dont la signature se faisait encore attendre hier soir, mercredi 3, ne devrait pas tarder à être envoyé au Président des Républicains. Les quatre futurs candidats à la primaire lui demandent de présenter très rapidement la liste des 15 personnes qui devront constituer ce comité destiné à organiser la logistique de la futur consultation interne de la droite et du centre. Un seul nom, pour l'instant, fait l'unanimité, celui de Thierry Solère. Ce proche de Bruno Le Maire, rédacteur de la charte des primaires est, en effet, reconnu comme légitime par tous.

Les autres ? « Nous laissons Nicolas Sarkozy nous faire des propositions, c’est lui le président du mouvement aujourd'hui », explique-t-on dans l'une des équipes des candidats. « Ce que l'on craint surtout c'est que Sarko, qui est désormais tout puissant et qui ne veut toujours pas des primaires, fasse volontairement traîner les choses. Or il faut aller vite, relève-t-on dans l'une des équipes ».

Nicolas Sarkozy, lui, ne serait pas chaud pour passer à la vitesse supérieure et aurait déjà commencé expliquer qu'il ne peut constituer ce comité car les centristes ne sont pas encore prêts à l'intégrer. « Si c'est ça l'argument, ça va très mal se passer, répond-on chez l'un des candidats. Tout d'abord, les centristes n'ont pas à être dans ce comité qui n'est destiné qu'à régler des questions logistiques. Et surtout, ils ne se prononceront pas, quant à leur participation à la primaire, avant les régionales de décembre, on le sait ». Or décembre 2015, pour organiser une consultation un an plus tard c'est très tard. Trop tard. La bataille s'annonce donc rude et le bureau politique du 9 juin prochain, durant lequel le sujet devrait être abordé, promet d'être houleux.


 http://www.atlantico.fr/decryptage/juppe-fillon-maire-et-bertrand-se-sont-reunis-pour-lancer-ultimatum-nicolas-sarkozy-christelle-bertrand-2175515.html#CMXmamxOY1rZdsg3.99