L'ONG Human Rights Watch (HRW) accuse la coalition arabo-sunnite: d'utiliser des bombes à sous-munitions au Yémen

Publié le par José Pedro

Yémen

HRW: la coalition utilise des bombes à sous-munitions au Yémen

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L'ONG Human Rights Watch (HRW) accuse la coalition arabo-sunnite, intervenant au Yémen sous commandement saoudien, d'utiliser des armes à sous-munitions, prohibées par une convention internationale, au risque de toucher de nombreux civils, notamment des enfants.
 

La coalition arabo-sunnite conduite par l'Arabie saoudite a poursuivi dimanche ses frappes aériennes contre des positions des rebelles chiites houthis au Yémen, en larguant des bombes à sous-munitions, dénonce, dans un communiqué, l'ONG Human Rights Watch (HRW).

L'organisation déclare disposer de multiples preuves, photos et vidéos, attestant l'usage d'armes à sous-munitions, dont des bombes à capteurs CBU-105, rapportent les médias internationaux.

 

Et de rappeler que ces bombes étaient interdites par la Convention internationale sur les armes à sous-munitions (CCM), adoptée en 2008 par 116 pays, mais pas par l'Arabie Saoudite, les Etats-Unis et le Yémen.

 

Utilisant des bombes à fragmentation lors des raids aériens contre les Houthis au Yémen, la coalition met en danger la population civile exposée aux sous-munitions non éclatées, prévient l'ONG.

 

HRW explique que quand ces bombes n'explosent pas immédiatement, les dizaines de munitions qu'elles contiennent deviennent de facto des mines susceptibles de tuer ou de mutiler des civils, et ce longtemps après leur lancement. 

 

"Le droit international interdit formellement l'utilisation des bombes à sous-munitions. (…) Ordonnant l'usage de ces armes au Yémen, Riyad en répondra tôt ou tard devant la loi. Et non seulement. Selon les Yéménites, qui sont un peuple tribal, la seule réponse possible y est la +vengeance du sang par le sang+. Aussi, les Saoudiens doivent-ils se préparer à une riposte de plus en plus farouche sur le sol du Yémen", a déclaré à Sputnik Emad Abshenass, rédacteur en chef de l'Iran Press. 

Le conflit au Yémen a déjà fait près de 2.000 morts et poussé plus de 545.000 personnes à quitter leurs foyers, selon les estimations des Nations unies.

 
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"Tunnel",le nouveau moyen d'Erdogan pour transiter des terroristes"Tunnel",le nouveau moyen d'Erdogan pour transiter des terroristes

 
Pour faciliter la circulation des terroristes vers la Syrie, la Turquie utilise des tunnels au lieu des passages frontaliers.
Les terroristes qui veulent entrer via la Turquie en Syrie, doivent traverser des tunnels au lieu des passages frontaliers. Le quotidien syrien « El-Watan » a rapporté que ces terroristes, en passant des tunnels, débarquaient dans les banlieues d’Alep et d’Idlib. La Turquie prétend avoir dressé des postes de contrôle aux frontières communes avec la Syrie, en vue d’empêcher les terroristes de s'infiltrer en Syrie. Les témoins oculaires présents dans le poste frontalier de « Bab Al Hawa » dans le Nord-Est d’Idlib ont fait part de l’existence de nombreux tunnels sur les deux côtés de ce passage consacrés à l’infiltration de terroristes armés en Syrie. Selon ces témoins sur place, le gouvernement turc en est bien informé et il balise le terrain au transit d’armes aux terroristes en Syrie. Cela intervient alors que la Turquie, le Qatar et l’Arabie, poursuivant leurs politiques hostiles vis-à-vis de la Syrie, ont augmenté leur soutien logistique aux terroristes.

Doha-Riyad-Ankara : un axe sunnite au secours des rebelles de Syrie

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Des combattants de l’Armée syrienne libre, à Idlib, le 9 mai, se préparent à reconquérir Ariha.

 

Dans la guerre d’usure syrienne, les rebelles ont repris l’avantage. Après avoir penché en faveur du régime pendant plus d’un an et demi, entre le printemps 2013 et l’automne 2014, l’équilibre des forces est reparti en sens inverse. En l’espace d’un mois et demi, une nouvelle alliance militaire, Jaish Al-Fatah (Armée de la conquête), regroupant des combattants djihadistes, salafistes et proches des Frères musulmans, s’est emparée de la plus grande partie de la province d’Idlib, dans le nord de la Syrie, à la frontière avec la Turquie.

 

De l’avis de plusieurs bons connaisseurs du champ de bataille syrien, ce retour en force de la rébellion est le produit dérivé du pacte scellé entre l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, sous l’impulsion du roi saoudien Salman, arrivé au pouvoir en janvier. Après des années de défiance, ces trois puissances régionales, farouchement hostiles à Damas, ont entrepris d’unifier leurs efforts.

Ce rapprochement, qui s’est traduit par de nouvelles livraisons d’armes, quoique en quantité encore limitée, participe de la diplomatie beaucoup plus active à l’initiative de Salman pour contrer l’influence croissante de Téhéran au Proche-Orient. De même qu’il a pris la tête de la coalition arabe partie en guerre au Yémen, contre les milices houthistes pro-iraniennes, le monarque saoudien paraît pressé de renforcer la main des rebelles, pour hâter un départ de Bachar Al-Assad, principal allié de la république islamique dans la région.

Regain d’assurance des rebelles

« Il y a un effet Salman très net, dit Ahmed Tomeh,...


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