Les banques grecques s'effondrent, 700 Millions € retirés ce jour.

Publié le par José Pedro

Les banques grecques au bord d’un effondrement total : Les déposants retirent 700 millions € en 1 jour !

Les banques grecques peuvent désormais s’effondrer d’un jour à l’autre . (n’oubliez pas que toutes les banques sont inter connectées, et même si l’exposition des banques de l’UE a baissé depuis la dernière crise, ça reste un risque systémique)

Les caisses étant déjà vides (avec en plus des dettes à rembourser d’urgence …) , c’est la ruée des déposants grecs pour retirer leur argent (bank run, ou panique bancaire ) .

Résultat, 1 milliard retiré rien que sur jeudi et vendredi, et 3,4 milliards d’euros sur une semaine, ce qui est une somme énorme pour un si petit pays, et pas d’argent qui rentre (sauf au compte goutte, et vu les montants énormes qui « s’évaporent », ça assèche complètement la liquidité du système bancaire, car il y a bien plus d’argent qui est pompé que d’argent injecté) , provoquant un risque d’effondrement imminent : les banques grecques sont en faillite …  

Ça fait un certain temps déjà que les Grecs vident leur comptes, mais on a eu une forte accélération des retraits cette dernière semaine, et selon Zero Hedge on atteint maintenant le point critique :

Alors que le gouvernement grec croit qu’il a peut-être gagner la bataille, sinon la guerre avec l’Europe, la réalité est que chaque jour supplémentaire pour lequel Athènes ne possède pas de filet de financement, que ce soit par la BCE (ou la banque BRIC ), est une journée où le système bancaire local peut totalement s’effondrer.

Pour rappel, les banques grecques dépendent déjà de la BCE pour € 80,7 milliards en assistance de liquidité d’urgence, ce qui représentait environ 60% du total des dépôts dans le système financier grec au 30 Avril . En d’autres termes, elles sont terriblement insolvables et seule la générosité de la BCE au jour le jour empêche un « bail in » forcé  » à la Chypriote sur les dépôts d’environ 40% .

C’est également le plus gros problème pour la Grèce, qui a tenté désespérément d’empêcher une panique parmi tous ceux qui ont encore de l’argent dans le système bancaire.

Les choses se sont dangereusement accélérées vendredi dernier (comme indiqué précédemment) quand la situation pour la Grèce a soudain eu l’air très sombre avant le paiement au FMI de cette semaine, et les politiciens ont été obligés de jouer sur la théorie de l’espoir au maximum, promettant qu’un accord avec l’Europe n’a jamais été plus proche ..

Ce ne fut pas le cas, et à la place la Grèce a admis que ses coffres souverains étaient totalement vides cette semaine quand elle a « regroupé » son modeste paiement de € 345 millions pour le FMI avec les autres, pour un total de  € 1,5 milliards, un paiement qui pourrait bien ne jamais arriver.

Et le plus gros problème pour la Grèce est que après avoir testé la foi et la détermination de ses déposants (pour ne pas mentionner la Troïka, aka les créanciers) qui s’est avérée inexistante,  elle a constaté que les déposants ne croyaient plus en la bonne foi du système bancaire grec (hors crédit). Ce pourrait bien etre le test final pour le gouvernement grec. 

controle des capitaux : scénarios potientiels source

D’après des sources bancaires citées par Intelligent New , les choses aujourd’hui sont allé de mal en pis pour les banques grecques, quand les Grecs ont réagis avec des sorties massives à la décision du gouvernement de la Grèce de regrouper les quatre tranches de paiement au FMI en une seule, fin Juin. »

Selon des sources bancaires, les sorties nettes ont fortement augmentées le vendredi et la liquidité disponible du système bancaire national réduite à des niveaux très faibles et dangereux.

Les mêmes sources estiment les sorties de vendredi autour de 700 millions d’euros , et de 272 millions d’Euros le jeudi. L’assistance de liquidité disponibles en cas d’urgence (ELA) pour les banques grecques est estimé à environ 800 millions d’euros. En outre, l’encours des dépôts totaux du secteur privé (ménages et entreprises) a diminué à moins de 130 milliards d’euros , ou plus bas que les niveaux de  début de 2004.

Les sorties nettes totales dans les derniers 7 jours ouvrables sont estimés à 3,4 milliards d’euros , ce qui menace la stabilité des banques grecques.

Cela signifie que 2,5% de tous les dépôts grecs ont été retirés dans les derniers 5 jours seulement ! A titreIndicatif, c’est comme si les déposants américains avaient retirtés $ 280 milliards auprès des banques américaines (où le montant total des dépôts est de environ $ 10.7 billions)

Comme en outre signalé, la Banque de Grèce va examiner lundi si la Grèce va demander une aide d’urgence supplémentaire (ELA). Cependant, puisque l’une des principales conditions de la BCE pour continuer à fournir à la Grèce l’ELA est que ses banques soient «solvables» (une condition qui n’est possible que grâce à la BCE), on se demande à quel moment la Troïka, dont la claire intention a été dès le premier jour de provoquer une panique bancaire grecque dans un processus menant à la chute du gouvernement Tsipras, va dire : « stop »

Pour ceux que ça intéresse, selon EN , voici les mouvements (sorties et rentrées comptabilisées) sur les dépôts dans les derniers 7 jours ouvrables, résultat, 3.4 milliards de sorties nettes en une semaine :

La Bourse d'Athènes clôture à -9,24%, les banques perdent jusqu'à 29%

Boursorama le

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Les valeurs bancaires grecques chutent tr�s lourdement à cause de la dette souveraine qu'elles supp
Les valeurs bancaires grecques chutent tr�s lourdement à cause de la dette souveraine qu'elles supportent.

 

L'inquiétude gagne de plus en plus les investisseurs positionnés sur le marché grec. Après déjà deux séances de baisse en début de semaine avec -3,20% lundi et -3,69% mardi, la Bourse grecque clôturait mercredi 28 janvier à 16h05 sur une chute de 9,24%.

Le relatif calme des investisseurs aura duré peu de temps. Lundi, l'annonce de la victoire de Syriza avait provoqué peu d'inquiétudes sur les marchés. Pour beaucoup, les leviers politiques et économiques d'Alexis Tsipras semblaient encore limités. Néanmoins, le nouveau gouvernement grec formé mardi semble bien décidé à ne pas rembourser la dette du pays et à remettre en cause les précédentes politiques menées en Grèce.

Massacre des valeurs bancaires

Le mouvement de vente sur les valeurs bancaires n'a cessé de s'accentuer dans des proportions exceptionnelles mercredi 28 janvier en cours de séance. Depuis le début de la semaine, le secteur bancaire grec subit un véritable krach boursier. L'explication est simple : les banques grecques détiennent une part importante de la dette souveraine du pays, et pourraient subir de très lourdes pertes alors qu'une restructuration de la dette grecque semble désormais plus qu'envisageable.

Les quatre grandes banques de l'Athex chutaient ainsi très lourdement à la clôture de la Bourse grecque (16h05 heure française). Eurobank perdait ainsi 25,93% de sa valeur mercredi, Alpha Bank perdait 26,76%, la Banque nationale (Ethniki Trapeza) chutait de 25,75%, et surtout la Banque du Pirée (Piraeus Bank/Trapeza Piraios) chutait de 29,26% en clôture. La panique semblait généralisée.

Mardi déjà, les mêmes banques avaient subi une chute très importante, reculant toutes de plus de 11%, Alpha Bank s'effondrant même déjà de 20%. Cette dernière a dépassé ses plus bas de 2012 alors que l'Etat grec avait déjà dû faire défaut sur une partie de sa dette.

44 valeurs en baisse, 1 en hausse

Autre valeur du secteur financier, Marfin Investment Group perdait 10,40% à la clôture. Dans le secteur du tourisme, la compagnie aérienne Aegean Airlines perdait 8,22% tandis que la compagnie de ferries Anek Lines perdait 14,77%. Le conglomérat Fourlis, appartenant à l'une des plus grandes familles d'investisseurs du pays, se contractait de 5,54%. Jumbo, l'une des plus grandes chaînes de magasins grecs vendant principalement des biens importés de Chine, limitait la casse en ne perdant que 1,34%. La valeur était parvenue à se maintenir en hausse en cours de journée avant de passer dans le rouge. La compagnie Opap, organisatrice de jeux de loterie, perdait quant à elle 11,60%.

Une seule valeur de l'indice s'affichait en hausse à la clôture : Plaisio Computers, qui parvenait à s'apprécier de 1,07% malgré le très fort mouvement baissier.

Pas de contagion en Europe

La grande nouveauté depuis la semaine dernière est l'absence quasi-totale de contagion des inquiétudes grecques sur les autres places européennes. Les grands indices européens évoluaient ainsi dans le calme mercredi en milieu de séance : le CAC40 perdait environ 0,40% à 16h45, tandis que le Dax allemand gagnait même 0,4%. Il y a encore un mois, un tel krach des valeurs bancaires grecques aurait probablement entraîné les places européennes dans une chute beaucoup plus marquée.

Il semblerait ainsi que la confirmation du plan de « quantitative easing » annoncé par la BCE jeudi 22 janvier a permis de créer des « portes coupe-feu » entre les différentes places du Vieux continent. Ce constat reste plutôt étonnant alors que la France et l'Allemagne pourraient elles aussi subir prochainement des pertes sur la dette grecque qu'elles possèdent.