Panique bancaire en vue: les grecs ont retiré plus de 3 milliards d'euros de leurs comptes depuis lundi

Publié le par José Pedro

vendredi 19 juin 2015

Panique bancaire en vue: les grecs ont retiré plus de 3 milliards d'euros de leurs comptes depuis lundi

 

La BCE a déclaré lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro qui s'est tenue jeudi à Luxembourg qu'elle n'était pas sûre que les banques grecques seraient en mesure d'ouvrir lundi. (Dixit Reuters)

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INFOGRAPHIE - Face à l'enlisement de la crise, les Grecs s'inquiètent et ont retiré 3 milliards d'euros de leurs comptes depuis le début de la semaine, un record. La Banque Centrale Européenne (BCE) va discuter de solutions en urgence pour éviter la fermeture des banques grecques.


La Grèce vit-elle déjà une panique bancaire? La Banque centrale européenne (BCE) veut éloigner à tout prix ce spectre et a décidé de se réunir en urgence ce vendredi pour éteindre l'incendie. Alors que les discussions entre le gouvernement Tsipras et ses créanciers pâtinent, les craintes d'un défaut de paiement de la Grèce sont de plus en plus fortes. L'inquiétude a gagné les ménages qui ne cessent de retirer leur liquidités des banques. Lundi ce montant atteignait 400 millions. Mais le rythme des retraits ne cesse de croître. Plus d'un milliard d'euros ont ainsi été retirés des guichets pour la seule journée de jeudi. Aussi, entre lundi et jeudi, le montant s'élève-t-il à plus de 3 milliards d'euros, soit environ 2,2% des dépôts des ménages et des entreprises détenus par les banques grecques à la fin avril.

Les Grecs sont de plus en plus nombreux à vider leurs comptes en banque: sur les dernières semaines, les sommes extraites en liquide des comptes en banques avoisineraient les 250 millions par jour. Plus de 30 milliards d'euros auraient été retirés des banques grecques entre octobre 2014 et avril 2015.

 
Une telle hémorragie des liquidités peut faire vaciller le système bancaire grec. Au point que Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, a demandé lors de la réunion de jeudi soir à Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, si les banques grecques pourraient ouvrir vendredi. «Demain oui, lundi je ne sais pas», a ainsi répondu Benoît Coeuré.
La BCE a ainsi décidé de ne pas attendre pour décider d'aider ou non les banques grecques. Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne va organiser dès ce vendredi à midi une conférence téléphonique pour discuter de l'augmentation des liquidités d'urgence pour les banques grecques, selon deux sources proches du dossier citées par Reuters.
 
Mercredi, la BCE avait déjà relevé de 1,1 milliard d'euros le plafond des liquidités d'urgence (ELA) que les banques grecques peuvent retirer auprès de leur banque centrale, ce qui a porté ce plafond à 84,1 milliards d'euros
 
Source et suite...Le Figaro
 
 
Bientôt un contrôle des capitaux en Grèce ? Et potentiellement en Europe ?
 
Comme Chypre au printemps 2013, il faut suivre avec attention ce qui se passe en Grèce, cela nous montrera à quelle sauce nous serons mangés. Suite à la faillite des banques chypriotes, il avait été décidé, dans l’urgence, de ponctionner directement les comptes de plus de 100.000 euros des déposants. Un pur vol, une remise en cause du droit de propriété, mais qu’importe ! Désormais, ce mode de règlement des crises bancaires est devenu très officiellement une directive européenne (BRRD, Bank Recovery and Resolution Directive) qui sera bientôt en vigueur dans l’ensemble des pays de la zone euro. Chacun est prévenu.
 
A Chypre, cette spoliation des comptes bancaires s‘était évidemment accompagnée de la mise en place d’un strict contrôle des capitaux, de façon à empêcher les épargnants d’y échapper. Il semble qu’un dispositif comparable se mette en place en Grèce.
 
Dans la perspective d’une sortie de la Grèce de la zone euro, un scénario qui devient de plus en plus probable, il importe d’éviter un effondrement des banques et du circuit financier, aussi bien Athènes que les créanciers auraient tout à y perdre. En effet, devant la perspective de se retrouver avec des drachmes ne valant pas forcément grand-chose, les Grecs videraient leurs comptes pour mettre leurs euros à l’abri, en billets sous leur lit ou dans des banques étrangères. Ce mouvement a d’ailleurs déjà commencé, les retraits et les fuites de capitaux s’accélèrent ces dernières semaines, il s‘agirait simplement d’y mettre fin.
 
Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung a affirmé, lundi, que les créanciers de la Grèce (FMI, BCE et Commission européenne) préparent un plan pour instaurer un contrôle des capitaux dans le pays, car celui-ci n’en dispose pas. Le parlement grec devrait voter une loi à cet effet, ce qui prendrait du temps, et laisserait aux capitaux le temps de partir, d’où la nécessité d’agir dans l’urgence pour ces créanciers afin d’éviter un effondrement complet de l’économie grecque. Il s’agit aussi, pour ces créanciers, de faire pression sur Athènes car ce contrôle des changes pourrait être imposé de l’extérieur si sa mise en œuvre trainait…
 
Eh bien prenons les paris : il apparaîtra bientôt une directive pour codifier et pouvoir mettre en place rapidement un contrôle des changes dans l’ensemble des pays de la zone euro. Une telle directive s’avère inévitable : celle sur la ponction des comptes bancaires (BRRD) entrera bientôt en vigueur, mais à quoi servira-t-elle si les épargnants peuvent virer leur épargne dans un autre pays, ou faire des retraits massifs en billets ?
 
De cette façon le contrôle des comptes bancaires serait complet : en cas de crise, en l’espace de 24 ou 48 heures, les retraits en liquide sont limités, les virements à l’étranger interdits, et finalement les comptes sont ponctionnés sans difficulté ni perte. Un scénario parfait pour les grandes banques, Bruxelles et les gouvernements, mais un cauchemar pour les épargnants
 
Source: Goldbroker
 

Tsipras, en Russie, USA/Europe ne décolèrent plus...

Le Premier ministre grec est attendu, ce jeudi, en Russie, pour assister au Forum international de l’économie, à Saint Petersburg. Alexis Tsipras s’entretiendra, également, avec le président russe. Avant de s’entretenir, demain, vendredi avec Vladimir Poutine, Alexis Tsipras grec devrait intervenir, au Forum international de l’économie. Tsipras est attendu en Russie, alors que les négociations entre la Grèce et ses créanciers, à savoir, l’Union européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne, se sont traduites par un échec, durant les derniers jours. L’un des principaux objectifs de cette visite consiste à une éventuelle coopération de la Grèce, dans le projet de la fabrication du Turkish Stream appartenant à Gazprom, ce qui met en colère l’Europe et les Etats-Unis.

La visite du Premier ministre grec, à Moscou, a provoqué la colère des Etats-Unis et de l’Union européenne.

Grèce: Turkish Stream, signature d'un mémorandum.

 
C'est fait, c'est signé: Tsipras peut maintenant lâcher du lest vis-à-vis de ses créanciers et obtenir un accord sans trahir son mandat électoral. 
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Prolongement de Turkish Stream en Grèce: Moscou et Athènes signent

Sputnik France, le 19 Juin 2015

Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 19 Juin 2015
 
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Moscou et Athènes ont signé vendredi un mémorandum sur la construction d'un gazoduc connecté à Tukish Stream.
  La réalisation du projet ne vise aucune partie
Le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak et son homologue grec Panagiotis Lafazanis ont signé vendredi un mémorandum sur la coopération en matière de construction et d'exploitation d'un gazoduc connecté à Turkish Stream. 

"En signant ce mémorandum, nous confirmons les résultats de plusieurs mois de travail visant à construire un gazoduc passant par le territoire grec. Ce gazoduc (…) aura un rôle stabilisateur dans toute la région. La réalisation du projet ne vise aucune partie, mais au contraire, est appelée à connecter toutes les régions par lesquelles passera le gazoduc", a indiqué le ministre grec lors d'un entretien avec son homologue russe.
 La coopération entre la Russie et la Grèce "prend une nouvelle dimension"
De son côté, le ministre russe de l'Energie a déclaré qu'il était heureux d'avoir la possibilité d'avancer dans la réalisation de projets énergétiques, tout en soulignant qu'avec la signature de mémorandum, la coopération entre la Russie et la Grèce "prenait une nouvelle dimension".
 Moscou a décidé de construire un gazoduc qui reliera la Russie à la Turquie. D'une capacité de 63 milliards de mètres cubes de gaz par an, ce pipeline baptisé Turkish Stream doit arriver à la frontière turco-grecque pour alimenter un hub gazier dont la construction est également prévue. Ce nouveau gazoduc sera opérationnel à partir de décembre 2016.

Menaces sur les banques grecques après l'échec de l'Eurogroupe

vendredi 19 juin 2015 07h51
 
 

par Lefteris Papadimas et Jan Strupczewski

ATHENES/LUXEMBOURG (Reuters) - Les dirigeants de la zone euro tâcheront lundi de trouver le moyen d'éviter à la Grèce de faire défaut, lors d'un sommet d'urgence décidé dans la foulée d'un nouvel échec des discussions, jeudi, entre le pays et ses créanciers internationaux.

Le blocage des pourparlers, qui prive Athènes des moyens dont elle a besoin pour honorer ses remboursements de dette, a provoqué une telle accélération des retraits des banques grecques au cours des derniers jours que la Banque centrale européenne (BCE) se demande si elles pourront ouvrir lundi.

Lors d'une réunion de l'Eurogroupe organisée ce jeudi à Luxembourg, les ministres des Finances des 19 pays de la zone euro n'ont pas réussi à débloquer la situation. Les créanciers de la Grèce veulent que le pays accepte ses conditions - notamment une diminution des retraites et une hausse de la TVA - pour avoir une nouvelle aide, ce qu'Athènes refuse obstinément.

"Malheureusement (...), des progrès insuffisants ont été accomplis. Un accord n'est pas en vue", a déclaré Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, lors d'une conférence de presse, tout en ajoutant qu'il revenait à la Grèce de faire une nouvelle proposition.

Le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, a pourtant estimé avoir soumis une "proposition radicale" à ses collègues, portant sur la création d'un conseil budgétaire indépendant de surveillance de l'exécution budgétaire, avec, à la clef, un frein automatique au déficit.

Fustigeant le refus des 18 autres ministres des Finances de prendre en compte cette proposition, Yanis Varoufakis a déclaré que la zone euro était "dangereusement proche" d'un état d'esprit "qui accepte un accident".

Le tour acrimonieux des échanges entre la Grèce et ses interlocuteurs a amené Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), à appeler à la restauration d'un dialogue "avec des adultes autour d'une table".

Pendant que les positions des uns et des autres continuent d'être figées, plusieurs milliers de manifestants se sont réunis jeudi à Athènes pour clamer leur attachement à l'Europe et à la monnaie unique.

 

RÉUNION D'URGENCE DE LA BCE

Le conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) va organiser vendredi une conférence téléphonique pour discuter de l'augmentation des liquidités d'urgence pour les banques grecques, ont dit jeudi deux sources proches du dossier.

Mercredi, la BCE avait déjà relevé de 1,1 milliard d'euros le plafond des liquidités d'urgence (ELA) que les banques grecques peuvent retirer auprès de leur banque centrale, ce qui a porté ce plafond à 84,1 milliards d'euros.

Les déposants ont retiré deux milliards d'euros sur les trois premiers jours de la semaine, soit environ 1,5% du montant total des comptes des banques du pays, qui s'élevait à 133,6 milliards d'euros fin avril, ont précisé les sources.

Athènes a en outre fait état d'une chute de 24% des recettes fiscales en mai, même si le pays a dégagé un excédent primaire, soit avant service de la dette, sur la période janvier-mai.

Selon des responsables au fait des discussions, lors de la réunion de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem a demandé à Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, si les banques grecques pourraient ouvrir demain (vendredi).

"Demain oui, lundi je ne sais pas", a répondu Benoît Coeuré.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a convoqué les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro lundi pour une réunion visant à discuter de la Grèce "au plus haut niveau politique". Celle-ci se tiendra à Bruxelles à 17h00 GMT.

Les trois jours avant ce sommet doivent être utilisés par Athènes et les institutions pour finaliser un accord qui pourra être présenté à cette réunion, a déclaré un diplomate français.

Selon Jeroen Dijsselbloem, même en cas d'accord de dernière minute la semaine prochaine, il faudra une extension du plan d'aide actuel pour permettre au pays d'honorer ses échéances de remboursement du 30 juin.

Il a également dit que l'Eurogroupe n'avait pas discuté de la proposition de la Grèce d'une restructuration de sa dette parce qu'il voulait au préalable une mise en oeuvre des réformes promises.

 

"PAS DE DÉLAI DE GRÂCE", PRÉVIENT LAGARDE

Christine Lagarde a bloqué toute échappatoire en déclarant que la Grèce serait en situation de défaut vis-à-vis du Fonds le 1er juillet si elle ne parvient pas à s'acquitter du remboursement de 1,6 milliard d'euros dû le 30 juin.

"Elle sera en défaut, elle sera en situation d'arriérés vis-à-vis du FMI le 1er juillet, mais j'espère que ce ne sera pas le cas, je l'espère vraiment", a-t-elle dit à la presse. "Il n'y a pas de délai de grâce ou un report de deux mois, comme je l'ai vu ici et là".

La chancelière allemande Angela Merkel a néanmoins assuré qu'un accord entre la Grèce et ses créanciers restait possible si Athènes faisait preuve de bonne volonté.

Mais le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, qui s'est rendu jeudi à Moscou, un déplacement à forte charge symbolique puisque la Russie est elle-même en froid avec l'Union européenne, se montre inflexible, en particulier sur l'épineux dossier des retraites, qu'il se refuse à diminuer comme le réclament les bailleurs de fonds internationaux.

Dans une tribune publiée par le journal allemand Tagesspiegel, il s'emploie à tenter de dissiper le "mythe" voulant que le contribuable allemand finance les traitements et retraites en Grèce.

"L'insistance aveugle sur les coupes (dans les retraites) dans un pays où le taux de chômage atteint 25% et où la moitié des jeunes sont sans emploi ne fera qu'empirer encore une situation sociale déjà dramatique", dit-il.

Un défaut de paiement de la Grèce pourrait obliger Athènes à instaurer un contrôle des changes et provoquer à terme une sortie de la zone euro, voire même de l'Union européenne, ce qui serait sans précédent.

 

(Avec Renee Maltezou, Lidia Kelly et Darya Korsunskaya à Saint-Pétersbourg, Paul Carrel à Berlin, Karolina Tagaris Robin Emmott et Ingrid Melander à Luxembourg, George Georgiopoulos à Athènes, Benoît Van Overstraeten et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Danielle Rouquié)

 

Islande: Prison ferme pour un des banquiers responsables de la crise

 

Islande, pays de rêve

Islande, pays de rêve

L’ancien directeur général de la deuxième banque islandaise jusqu’à l’effondrement du secteur financier du pays en 2008 a été condamné à de la prison ferme. Et bien d’autres dossiers attendent.

« Pourquoi l’Islande arrive à envoyer les patrons de banque en prison, et pas les autres pays ? Il y a une explication locale ? », se demande-t-on sur Twitter.

Ce mercredi matin, l’ancien responsable de Landsbanki, la seconde banque du pays avant le krach bancaire en 2008 (qui a entrainé l’effondrement complet du pays) a été condamné à 12 mois de prison, dont trois ferme, par un tribunal de Reykjavik.

Sigurjon Arnason, 48 ans, était accusé de manipulation du cours des actions de la banque. Pour soutenir ceux-ci, Landsbanki prêtait de l’argent à des investisseurs, à condition qu’ils achètent en retour des actions… Deux autres anciens cadres-dirigeants de la banque ont été condamnés par le même tribunal à neuf mois dont trois ferme, pour avoir participé à la combine.

La réponse à la question posée sur Twitter est à rechercher dans la volonté de faire de la crise financière un sujet politique : dès l’explosion du système, les Islandais ont pris la question à bras le corps, réfléchi à leur « contrat social », bref, politisé le sujet.

  • Ils ont organisé des référendums qui ont conduit à refuser le remboursement, par les contribuables, des épargnants étrangers lésés ;
  • Ils ont enfin décidé de nommer un procureur spécial (Olafur Thor Hauksson, alors commissaire de police d’Akranes, un petit port de 6.500 habitants) pour traquer les éventuels délits commis par les responsables : les “néo-vikings” indélicats, ces financiers peu scrupuleux qui étaient encore des stars en 2007, mais aussi les responsables politiques du désastre.

Les « banksters » ? Beaucoup vont bien, merci

Cela dit, il ne faut pas trop exagérer les résultats de cette traque judiciaire : la justice n’a pas poursuivi les « responsables de la crise », mais les responsables de délits avérés.

NDLR : Ce qui ne risque pas d’arriver en France puisque l’on se refuse même à lancer de simples commissions d’enquêtes publiques …

Un seul homme politique, bouc émissaire facile, a été jugé : Geir Haarde, l’ancien Premier ministre à l’époque du Krach. Il risquait deux ans de prison ; finalement, il a été jugé coupable d’une broutille, sans qu’aucune sanction ne soit prononcée : le tribunal lui a reproché de ne pas avoir organisé de réunions gouvernementales après la chute de la banque Lehman Brothers en septembre.

Son mentor et prédécesseur de 1991 à 2005, David Oddsson, qui était au moment de la crise gouverneur de la Banque centrale (une fonction dans laquelle il s’était lui même nommé) est passé entre les gouttes. Il est vrai qu’il dirige depuis un des plus influents quotidiens islandais, « Morgunbladid » (le journal du matin). « Un peu comme si on avait nommé Richard Nixon à la tête du ‘Washington Post’ pendant le Watergate », s’était alors moqué « le Monde diplomatique »

Quand aux « banksters », ils vont dans l’ensemble très bien. Mais quelques un d’entre eux, et pas des moindres, ont été condamnés pour des malversations précises. La justicea trouvé de quoi condamner les dirigeants des trois banques en faillite :

  • Larus Welding, ancien patron de la banque Glitnir ;
  • Hreidar Mar Sigurdsson et Sigurdur Einarsson, ex-dirigeants de la banque Kaupthing ;
  • Et maintenant Sigurjon Arnason, patron de Landsbanki ainsi que deux autres cadres.

 

En attendant, une bonne partie des brigands milliardaires reconstruisent leur petit business et se la coulent douce. Les quelque 20 à 30 financiers –un club exclusivement masculin — qui ont poussé l’Islande vers le gouffre vivent bien pour la plupart. Certains sont restés en Islande, beaucoup se sont dispersés dans le monde, dans les villes où l’argent tourne. Ils vivent dans de sompteux appartements à Londres, au Luxembourg, à Lausane, à Toronto, ou à Saint Petersbourg…

On a pu croiser, dans les mois qui ont suivi le krach, dans certains bars, leurs photos dans les urinoirs : à défaut de pouvoir les juger, les Islandais leur pissaient dessus…