Syrie : la bataille du Sud, la coalition avec Israël réunie contre les armées Syriennes!

Publié le par José Pedro

Syrie : la bataille du Sud, la coalition avec Israël réunie contre les armées Syriennes!Syrie : la bataille du Sud, pour bientôt

 
Une nouvelle bataille se prépare, dans le Sud de la Syrie, avec pour objectif de déloger l’armée syrienne de la ville de Deraa et d’isoler la ville de Quneitra.
 
Selon le journal libanais, "Al-Akhbar", cette bataille se prépare, en coordination entre la branche d’Al-Qaïda, en Syrie, le Front Al-Nosra et les factions de Mok, (en allusion à la cellule d’opérations jordanienne, qui supervise les milices en action, dans le Sud syrien).
 
Dans une première phase, elle consistera à lancer une attaque contre le siège de la brigade-52 de l’armée syrienne, situé dans la ville d’Al-Harak, à l’Est de l’autoroute reliant Deraa à Damas.  Par la suite, viendra le tour des quartiers d'Al-Mahatta, Al-Manchiyyeh et Al-Mourabbaa d’être visés par l’assaut, avant de faire tomber toute la ville.
 
Dans la deuxième phase, les miliciens voudraient aussi infiltrer les positions de l’armée syrienne qui supervisent l’autoroute As-Salam, reliant Quneitra à la capitale, en prenant pour cible la brigade-68 des forces gouvernementales, stationnée à Khan al-Cheikh, puis, la localité de Saasaa.
 
Des sources sécuritaires syriennes ont révélé, pour "Al-Akhbar", que cet assaut se prépare, en coordination entre les deux cellules d’opération jordanienne et turque, lesquelles supervisent les attaques des milices, aussi bien, au Sud de la Syrie, qu’au Nord. Durant ces deux dernières semaines, un  millier de miliciens ont été acheminés, en provenance des camps d’entraînement jordaniens et saoudiens vers le Sud syrien.
 
Le dernier lot de 500 hommes est arrivé, depuis trois jours, au camp des miliciens, à l’Est de Deraa. La facture financière et militaire de la bataille a, elle aussi, été expédiée aux miliciens, signe que la bataille ne devrait pas tarder. La décision de l’assaut aurait été reportée, sous la pression des habitants, qui ont insisté, pour que leurs fils terminent leurs examens scolaires et universitaires de fin d’année.
 
Les groupuscules, commandés par les services de renseignements jordaniens, sous l’appellation des tribus, se préparent, aussi, à participer à l’attaque. Des sources militaires font part de préparatifs, dans les villages avoisinants, des positions de l’armée syrienne, à l’aéroport Thaala, et de la brigade-52, où des travaux de creusement de tranchées et des barrages ne connaissent pas de répit.
 
Un grand nombre de civils ont été évacués des villages de cette région. La brigade-52 est l’un des plus puissantes du Sud, de par les équipements militaires dont elle dispose et la superficie qu’elle occupe : une région, qui relie les deux provinces de Deraa et Souweida, et qui constitue, avec la collaboration de l’aéroport de Thaala, la première ligne de défense de la ville de Souweyda. Sa défaite menace d’autres régions stratégiques, la ville Izraa, et la localité  Kharbet-Ghazaleh, et, surtout, l’autoroute reliant Deraa à Damas.
 
Il est, également, question de préparatifs, du côté israélien, pour intervenir, à Quneitra. Leurs agents du Front al-Nosra et des autres milices, dans les villages Jabbatha al-Khachab, Taranjah, Afamie et Al-Huriyya, ne cessent de faire pression sur les deux villages loyalistes, Al-Baas et Khan-Arnabeh, et de perpétrer des attentats terroristes contre le village loyaliste druze, Hadar (photo). Prenant pour prétexte ces attaques, les médias israéliens évoquent de plus en plus qu’Israël compte intervenir, dans ce village, pour soi-disant protéger sa population druze du danger des éléments d’Al-Qaïda. 
 
De son côté, l'armée syrienne, aussi, se prépare à cette bataille. D'ores et déjà, elle garde à l'oeil toutes les manoeuvres des milices, dans la région. 
Al-Manar

Les enjeux de la bataille pour le Sud syrien

ÉCLAIRAGE

Décryptage de la bataille qui se joue dans l'espace triangulaire entre Damas, Kuneitra et Deraa.



 

 

Entamée après la mort en janvier de Jihad Imad Moughniyeh et du commandant iranien Mohammad Ali Allahdadi, l'offensive de l'armée syrienne dans le sud du pays se déroule dans une zone extrêmement sensible. Alors que les combats ont principalement lieu dans l'espace triangulaire qui relie les villes de Damas, Kuneitra et Deraa, la proximité des frontières libanaise et jordanienne, mais aussi de la partie du Golan occupé par Israël, conditionne, en partie, la stratégie des différents acteurs.


Soutenue par des soldats iraniens et par des combattants du Hezbollah, l'armée syrienne a lancé son offensive dans le sud pour « défaire les rebelles qui, à partir de cette zone, ravitaillaient la Ghouta orientale », une banlieue de Damas, explique Fabrice Balanche, spécialiste de la géographie politique de la Syrie et du Liban, à L'Orient-Le Jour. « Le sud de Damas était le point faible du régime. C'était le seul endroit où l'armée continuait à reculer », analyse quant à lui Thomas Pierret, maître de conférences à l'Université d'Édimbourg et spécialiste de l'islam sunnite et de la Syrie. Une information confirmée par M. Balanche qui précise que les rebelles ont avancé à Deraa pendant l'hiver et ont chassé l'armée de Kuneitra.

 

(Repère : Qui contrôle la banlieue de Damas ?)


Concernant le soutien iranien, les deux spécialistes s'accordent à dire qu'il a pour objectif principal d'éviter l'effondrement du régime syrien et de contenir les rebelles. « Ce qui est intéressant, c'est que c'est la première fois que des médias pro-Assad ont parlé du fait qu'il y avait des volontaires iraniens sur le terrain. La proximité avec Israël donne aux Iraniens une source de légitimité pour cette intervention. L'ayatollah Khamenei a d'ailleurs émis une fatwa une semaine avant le début de l'offensive pour autoriser les départs vers la Syrie », souligne M. Pierret. « Aujourd'hui, le Hezbollah et les Iraniens affichent clairement leur drapeau dans la région », note pour sa part M. Balanche. Selon les deux experts, ce sont, sans aucun doute, les généraux iraniens qui commandent actuellement sur le terrain. L'armée syrienne est ainsi reléguée au second plan. « Il y a même eu une rumeur d'un soldat syrien exécuté par des Iraniens pour insoumission », ajoute M. Pierret.

 

Liens entre al-Nosra et l'ASL
Dans la banlieue sud de la capitale syrienne, les rebelles combattent « sous le drapeau de l'Armée syrienne libre (ASL) », selon M. Pierret. « Le front sud est particulier parce que les factions non islamistes y sont plus importantes qu'ailleurs et plus compétentes qu'ailleurs. C'est notamment lié à la nature du combat dans des régions militairement très difficiles, non seulement parce qu'elles sont proches de Damas, mais aussi parce que ce sont des régions plates.
Une autre explication vient du fait que cette zone se situe à la frontière avec Israël et la Jordanie. Or, la Jordanie est beaucoup plus sourcilleuse que la Turquie dans le contrôle de la frontière, ne serait-ce que pour des questions linguistiques et des aspects idéologiques. Le royaume hachémite cherche réellement à empêcher les islamistes de s'implanter dans la région. Et les bases d'entraînement des rebelles, financés par l'Arabie Saoudite et les États-Unis, se trouvent également en Jordanie. », analyse M. Pierret. M. Balanche est toutefois plus mesuré concernant l'allégeance des rebelles qui combattent dans la région. Ce dernier souligne qu'il existe des liens, surtout dans le Sud, entre le Front al-Nosra et l'ASL. Les armes qui sont données à l'ASL peuvent ainsi facilement se retrouver entre les mains d'al-Nosra. Concernant la présence de l'ASL dans la région, M. Balanche est également plus sceptique. « Quand on rencontre des réfugiés syriens, ils nous expliquent que c'est l'ASL qui combat dans leur région. Mais pour eux, tous les combattants qui ne sont pas affiliés à Daech (acronyme arabe de l'État islamique – EI) sont automatiquement affiliés à l'ASL, y compris des groupes comme Jaïsh al-islam ou al-Nosra. Cela crée évidemment la confusion. Aujourd'hui, l'ASL, à savoir les déserteurs de l'armée régulière ayant décidé de combattre le régime, ça n'existe plus. Soit ils sont morts, soit ils ont changé de groupe, soit ils sont réfugiés au Liban, en Jordanie ou en Turquie. Il reste à peine quelques centaines de combattants formés et financés par les Américains positionnés à des postes frontières clés. », explique M. Balanche.


Pour l'heure, la triade armée syrienne/pasdaran/Hezbollah n'a pas réalisé d'avancée spectaculaire, à part la prise de quelques villages, assure M. Pierret. Mais d'après lui, les objectifs réels de l'offensive sont différents des objectifs annoncés. « L'objectif est certainement d'éloigner le danger de Damas plutôt que de reprendre tout le Sud. Je ne suis pas sûr que l'Iran ait envie de reprendre tout le Sud et je ne vois pas trop ce qu'il en ferait. Les combattants sous commandement iranien chercheront à récupérer la zone à la frontière libanaise et à arriver jusqu'à la ligne d'armistice avec Israël », ajoute-t-il. Pour sa part, M. Blanche estime que les combattants loyalistes ont les moyens de réaliser les objectifs annoncés et de reprendre tout le Sud.

 

(Repère : Quelles sont les principales villes aux mains de l'EI en Irak et en Syrie ?)

 

Al-Nosra ou le Hezbollah ?
Reste un acteur qui n'a toujours pas été évoqué et dont l'importance stratégique est capitale : Israël. Alors que l'Iran, via ses canaux médiatiques, accuse l'État hébreu de soutenir les jihadistes du Front al-Nosra, les deux experts s'accordent à dire qu'il y a des liens entre les deux acteurs, peut-être un pacte de non-agression, sans pour autant parler d'alliance. « Des combattants sont soignés en Israël, mais ce n'est pas une preuve de soutien. L'État hébreu a eu des contacts avec des unités rebelles, mais sa démarche doit être comprise dans une logique d'établir une zone de sécurité, note M. Pierret. Al-Nosra ne fonctionne pas de façon pyramidale comme l'EI. C'est plutôt un ensemble de petits groupuscules, donc Israël a pu avoir des liens avec un groupuscule sans pour autant en avoir avec toute l'organisation. L'objectif de l'État hébreu est d'affaiblir le régime syrien, le Hezbollah et les jihadistes, de les laisser se battre entre eux. »


En attendant, le dilemme de l'État hébreu est le suivant : lui est-il préférable d'avoir al-Nosra ou le Hezbollah à sa frontière ? « Le Hezbollah est plus rationnel et beaucoup plus puissant militairement qu'al-Nosra. Pour cette raison, je ne serais pas loin de penser que les Israéliens préféreraient avoir al-Nosra à leurs frontières », analyse M. Pierret.
« J'en ai discuté avec un chercheur israélien, et pour eux, ça reste un point d'interrogation. Il ne m'a pas clairement dit qu'Israël préférerait avoir le Hezbollah plutôt qu'al-Nosra à sa frontière, mais j'ai compris qu'il était plus facile de combattre l'ennemi qu'on connaît que celui qu'on ne connaît pas. Le Hezbollah est une structure organisée, au contraire d'al-Nosra. Il est plus facile de négocier avec Hassan Nasrallah qu'avec tous les chefs d'al-Nosra », explique quant à lui M. Balanche.

 

 

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Al-Nosra, à l'heure de la rupture avec el-Qaëda ?
 

Des informateurs proches de la branche d'el-Qaëda en Syrie, le Front al-Nosra, indiquent depuis mercredi que le groupe jihadiste va prochainement rompre ses liens avec l'autorité centrale d'el-Qaëda, dans la logique de devenir plus fréquentable et de recevoir, en contrepartie, un financement plus important de la part des pays du Golfe, particulièrement le Qatar. Interrogé sur la crédibilité de l'information, Fabrice Balanche, spécialiste de la géographie politique de la Syrie et du Liban, demeure très prudent. Il rappelle tout d'abord que le label « el-Qaëda » ne rapporte plus grand-chose au moment où « Daech a le vent en poupe ». « Malgré cela, pour rompre leur lien, il leur faudrait de réelles garanties en retour de la part des pays du Golfe. Or actuellement, il y a une rupture de confiance entre le Front al-Nosra et les pays du Golfe. Les jihadistes se disent : pourquoi commenceraient-ils à nous soutenir maintenant, alors qu'ils nous ont instrumentalisés auparavant ? » Dans tous les cas, l'expert souligne que, même en cas de rupture, les jihadistes sur le terrain ne changeraient certainement pas d'idéologie. La décision, si elle est prise, sera essentiellement d'ordre symbolique et n'entraînera pas nécessairement de grands changements sur le terrain.

Syrie : la bataille du sud pour bientôt...Préparatifs israéliens aussi
L’équipe du site

Une nouvelle bataille se prépare dans le sud de la Syrie. Avec pour objectif de déloger l’armée syrienne de la ville de Deraa et d’isoler la ville de Quneitra.

Selon le journal libanais al-Akhbar, cette bataille se prepare en coordination entre la branche d’Al-Qaïda en Syrie le front al-Nosra et les factions de Mok, (en allusion à la cellule d’opérations jordanienne qui supervise les milices en action dans le sud syrien).

Dans une première phase, elle consistera à lancer une attaque contre le siège de la brigade-52 de l’armée syrienne situé dans la ville d’al-Harak à l’est de l’autoroute reliant Deraa à Damas.  Par la suite, viendra le tour des quartiers al-Mahatta, al-Manchiyyeh, et al-Mourabbaa d’être visés par l’assaut avant de faire tomber toute la ville.

Dans la deuxième phase, les miliciens voudraient aussi infiltrer les positions de l’armée syrienne qui supervisent l’autoroute as-Salam, reliant Quneitra à la capitale en prenant pour cible la brigade-68 des forces gouvernementales stationnée à Khan al-Cheikh, puis la localité de Saasaa.

Des sources sécuritaires syriennes ont révélé pour al-Akhbar que cet assaut se prépare en coordination entre les deux cellules d’opération jordanienne et turque, lesquelles supervisent les attaques des milices aussi bien au sud de la Syrie qu’au nord.
  
Durant ces deux dernières semaines un  millier de miliciens ont été acheminés en provenance des camps d’entrainement jordaniens et saoudiens vers le sud syrien. Le dernier lot de 500 hommes est arrivé depuis trois jours au camp des miliciens à l’est de Deraa.

La facture financière et militaire de la bataille a elle aussi été expédiée aux miliciens, signe que la bataille ne devrait pas tarder. La décision de l’assaut aurait été reportée sous la pression des habitants qui ont insisté pour que leurs fils terminent leurs examens scolaires et universitaires de fin d’année. Les groupuscules commandés par les services de renseignements jordaniens sous l’appellation des tribus se préparent aussi à participer à l’attaque.
  

Des sources militaires font part de préparatifs dans les villages avoisinants des positions de l’armée syrienne à l’aéroport Thaala et de la brigade-52, où des travaux de creusement de tranchés et des barrages  ne connaissent pas de répit. Un grand nombre de civils ont été évacués des villages de cette région.

La brigade-52 est l’un des plus puissantes du sud, de par les équipements militaires dont elle dispose et la superficie qu’elle occupe : une région qui relie les deux provinces de Deraa et Souweida et qui constitue avec la collaboration de l’aéroport de Thaala la première ligne de défense de la ville de Souweyda. 
Sa défaite menace d’autres régions stratégiques, la ville Izraa, et la localité  Kharbet-Ghazaleh et surtout l’autoroute reliant Deraa à Damas.

Il est également question de préparatifs du côté israélien pour intervenir à Quneitra. Leurs agents du front al-Nosra et des autres milices dans les villages Jabbatha al-Khachab, Taranjah, Afamie et alHuriyya ne cessent de faire pression sur les deux villages loyalistes al-Baas et Khan-Arnabeh et de perpétrer des attentats terroristes contre le village loyaliste druze Hadar (photo). Prenant pour prétexte ces attaques, les medias israéliens évoquent de plus en plus qu’Israël compte intervenir dans ce village pour soi-disant protéger sa population druze du danger des éléments d’Al-Qaïda.

 

De son côté l'armée syrienne aussi se prépare à cette bataille. D'ores et déjà, elle garde à l'oeil toutes les manoeuvres des milices dans la région.

Tout semble indiquer qu’a pris fin la période où Poutine expliquait au monde et tout particulièrement à l’Occident les principes et orientations qui fondent les politiques de la Russie face aux défis présents. Finies les palabres, il passe maintenant à la seconde vitesse. Des décisions importantes se prennent, toutes orientées à contrer l’arrogance d’un Occident qui se croit tout permis et à mettre en valeur des actions qui ne laissent place à aucune ambigüité. En un mot, Poutine passe à l’offensive.

Déjà, son ministre des Relations extérieures, M. Lavrov, avait fait savoir à quelques reprises qu’une guerre froide entre deux grandes puissances se disputant le contrôle du monde était du passé. Ce temps est périmé, la Russie ne dispute, d’aucune manière, le contrôle du monde et ne se prêtera pas à une diplomatie visant à conforter la puissance des États-Unis comme l’une des deux puissances pouvant dominer le monde. Dans une déclaration récente du ministre Lavrov, il est clairement dit que les États-Unis ne font même pas partie des priorités de la Russie. Ces priorités portent, d’abord et avant tout, sur l’émergence d’un monde multipolaire qui s’affirme de plus en plus et dont les pôles de décisions sont multicentriques. Dans une entrevue, réalisée le 29 mai , il a dit, entre autres :

« Les relations avec les États-Unis ne sont pas une priorité pour Moscou alors qu’un nouvel ordre mondial est formé … Pour nous, la chose la plus importante est de veiller à ce que tous soient d’accord avec le fait que, aujourd’hui, les problèmes du monde ne peuvent pas être résolus unilatéralement ou bilatéralement » 

À une autre occasion, il précise :

« Nous ne renonçons pas à l’interaction (avec Washington). Toutefois, nous acceptons la coopération non pas parce qu’ils veulent coopérer avec nous dans tel ou tel domaine, mais parce que ces contacts sont dans notre intérêt »,

Les choses sont claires et le fait que ça plaise ou pas à Washington ne fait plus partie de l’équation.

Le président Poutine, lors de sa dernière grande conférence de presse, n’a pas hésité à hausser le ton et à donner la réplique en 15 points aux accusations occidentales contre la Russie. Il met en relief l’aspect psychopathique des dirigeants étasuniens.

De toute évidence, la Russie passe à la seconde vitesse.

En février dernier, Poutine menace Obama de livrer des images satellites des attaques du 11 septembre qui prouveraient la complicité du gouvernement des États-Unis dans ces attentats qui ont permis de transformer en terroristes tous ceux et celles qui ne seraient pas d’accord avec les politiques de Washington..

« Selon des experts américains, la Russie se prépare donc à diffuser les preuves du rôle joué par les États-Unis et des services secrets le jour des terribles attentats. »

Tout récemment, Poutine est revenu à la charge, cette fois, en invoquantl’interventionnisme des États-Unis, tout particulièrement au M.O. et en Afrique. Il met en évidence que les informations dont dispose la Russie ne s’alimentent pas des communiqués de presse de la Maison-Blanche ni du Pentagone, mais à des sources privilégiées qui lèvent le voile sur les véritables intentions de Washington et les moyens qu’il utilise pour atteindre ses objectifs.

« Tout ce qui est arrivé sur la scène internationale au cours des deux dernières années doit être réajustéIl est évident que nos nations sont menacées et cela est dû au fait que le droit international a été violé en combinaison avec la violation de la souveraineté des différents états et de leurs sphères d’influence  ».

Et, d’ajouter pour que Washington ne se méprenne pas sur ses propos : « Nous savons ce qui se passe au Moyen-Orient et en Afrique du Nord » laissant entendre par là le rôle joué par les États-Unis dans la formation, l’armement et l’utilisation des terroristes pour atteindre certains objectifs.

Un article à lire au complet.

S’ajoutent à ces déclarations explosives, des décisions qui en sont tout autant

Déjà Poutine avait avisé l’Occident qu’il y aurait une réponse adaptée à chacune des sanctions visant la sécurité et les intérêts de la Russie. Ce moment semble arrivé.

Il faut d’abord mentionner, cette liste de 89 personnes, soigneusement sélectionnées, portée à la connaissance des consulats et ambassades russes en Europe. Il s’agit de personnalités auxquelles l’entrée en Russie leur est désormais interdite. Une liste qui répond de toute évidence à celle élaborée par l’Europe et les États-Unis contre certaines personnalités russes. Tout semble indiquer que les pays européens, allés des États-Unis, ne la trouvent pas drôles. Pour en savoir plus, lisezceci.

À remarquer qu’aucun Américain ne figure sur cette liste. Y aurait-il un motif particulier à cela ? Si on prend en considération le fait que l’Europe est la première victime à devoir absorber les contrecoups les plus sévères de cette politique des sanctions, on peut penser que les gouvernements et les peuples du Continent européen vont s’éveiller et se demander si le prix que l’Amérique leur demande de payer n’est pas un peu trop élevé. De quoi alimenter des fissures dans cette alliance dont l’Europe paie le gros prix. À ce sujet, un article tout récent, publié en Allemagne, se demande si l’Europe n’est pas le dindon de la farce de l’Amérique. L’article se termine par cette observation :

« Lorsque l’économie américaine en a besoin, Washington se permet de négliger les sanctions antirusses, conclut l’hebdomadaire. Dans le même temps, les compagnies allemandes souffrent des conséquences de la politique imposée par les Américains, dont les pertes économiques et la réorientation de l’économie russe vers l’Orient. »

On ne se cachera pas que l’affaiblissement de l’alliance de l’Europe avec les États-Unis serait un gain important pour la Russie. Pourquoi, alors, ne pas en profiter pour en accentuer les divergences ?

Il faut également signaler la loi, signée par Poutine, concernant les ONG. Une manière pour la Russie de reprendre en main sa souveraineté, souvent menacée par certains de ces organismes de couverture dont les objectifs sont plus souvent que moins de nature politique

Le 30 mai dernier, des avions russes de la Mer Noire ont forcé un contre-torpilleur américain à rejoindre les eaux neutres. On ne peut plus se permettre de jouer au chat et à la souris avec la Russie. Ses forces armées de terre, de mer et d’air sont en position de répondre à toute infraction en provenance de quelque endroit que ce soit.

Dans l’Arctique, région fort importante pour la Russie, les infrastructures militaires seront complétées d’ici la fin de la présente année.

« Les travaux se déroulent selon le calendrier et sont actuellement achevés à 70%. Nous sommes persuadés de pouvoir aménager l’ensemble des infrastructures pour nos troupes dans la région arctique d’ici la fin de 2015 », a déclaré le général aux journalistes.  »

De toute dernière heure, Moscou informe que plus de 18 000 militaires seront en Arctique pour en assurer la défense.

Je ne puis terminer cet article sans parler de ces exercices militaires conjoints, Russie et Chine, en mer méditerranéenne. Ce fut une démonstration de force et d’indépendance. Les liens entre la Chine et la Russie sont là pour résister aux forces de l’OTAN et des États-Unis. Ils ne sont d’ailleurs pas seuls à faire front commun. L’Inde et l’ensemble des pays qui forme la coalition BRICS en font partie. L’alliance pour un monde multipolaire et multicentrique gagne du terrain et se renforce si on la compare à l’Alliance atlantiste, unissant les pays d’Europe et les États-Unis auxquels il faut ajouter le Canada. Dans ce dernier cas, le cordage se fait de moins en moins résistant.

S’il n’y a pas de guerre, la machine de guerre est en marche. Pour un officiel de l’OTANune guerre éclatera cet été. Chacun peut y aller avec ses prédictions, mais l’élément déclencheur peut être de bien des natures, allant d’une faille technique, d’une erreur humaine à un plan froidement élaboré par ceux qui ont tout à gagner.