WWIII: Une arche de Noé des graines OGM en Norvège!

Publié le par José Pedro

OGM stockés pour devenir indispensables après la radiation de toutes les semences sur Terre, si vous voulez vous nourrir il faudra payer! et s'il n'y a plus rien vous serez esclave!

Devant cette imminence de voir la Population de la Terre détruite à part quelques privilégiés, le Peuple de la Terre et chacun d'entre-nous se doit de protéter la vie naturelle. 

A cet effet, nous devons sélectionner tous les types de graines reproductibles par la nature et par elle seule, afin de confectionner dans chaque foyer, une réserve de graines originales, bien au sec dans des boîtes hermétiques, cachées dans le fond de chaque jardin, et recouvertes de pierres, afin de maîtriser individuellement le sauvetage de la vie, et la disponibilité pour chacun.

Faites diffuser ce message et mettez-vous au travail. Vos graines deviendront légions.

 

 

Unité d’enseignement sur la biodiversité 
 
Sauver la biodiversité : « le congélateur de l’Apocalypse » 
 
« La pensée du XVIIIème
 siècle appliquée à 
la science du XXIème
 siècle ? »
(11)
 
 
L’explosion de la population humaine globale soulève un ensemble de problèmes à résoudre : problèmes énergétiques, santé publique, disponibilité en eau, qualité de vie, et le plus important : la nutrition. « Comment nourrir 7 milliards de gens sur Terre ? » La réponse n’a pas été trouvée, alors que le bébé portant la population mondiale à 7 milliards a vu le jour il y a peu. Il faut aussi prendre en compte des problèmes susceptibles d’émerger entre les pays, aussi bien qu’en leur sein. Si une guerre (quelle qu’en soi la dimension) survient, les champs de plantes cultivées courent un risque considérable. Ils peuvent être endommagés, détruits, les plantes pouvant perdre leur capacité à se reproduire. 


Or la cohabitation de nombreuses espèces de plantes dans les champs permet le développement d’interactions entre les individus, grâce auxquelles les écosystèmes peuvent préserver leur intégrité et leur vitalité face aux fluctuations de l’environnement. Devant l’érosion 
alarmante et irréversible de la biodiversité, il est urgent de trouver un moyen de sauvegarder la diversité des espèces cultivées. Beaucoup de pays ont déjà mis en place des banques génomiques sur leur territoire, mais celles-ci sont vulnérables et ne constituent donc pas une solution satisfaisante. 


Existe-t-il un endroit qui assurerait la sécurité des semences si jamais une catastrophe majeure survenait, atteignant aussi bien les champs que la banque génomique d’un pays ? Un tel endroit, protégé des conflits, « oublié de Dieu », existe-t-il sur Terre ?  Selon les fondateurs de Svalbard, il se trouve en Norvège. 

 
 I. Une opération titanesque 
 
Récemment a été inauguré sur un territoire Norvégien, le Svalbard Global Seed Vault : une banque mondiale de semences. Il s'agit d'un projet réunissant de nombreux organismes internationaux parmi lesquels on compte notamment le gouverrnement Norvégien, la fondation Bill&Melinda Gates, la fondation Rockfeller, à l'origine de la Révolution Génétique qui lui a permis d'obtenir un monopôle dans le domaine agricole, Syngenta, groupe suisse spécialisé dans les OGM, DuPont/Pioneer Hi-Bred, plus grand détenteurs de brevets agricoles pour des cultures d'OGM, le CGIAR, groupe crée par la fondation Rockfeller afin de répandre la pureté génétique dans le domaine agricole, Monsanto, l'un des plus grands producteurs de semences OGM et enfin le Global Crop Diversity Trust (GCDT) qui est en charge du Svalbard Global Seed Vault. 

Si le gouvernement Norvégien a financé les quelques 7 millions d'euros nécessaires à la construction du bunker, le financement annuel s'élevant à 250 000 euros est assuré pour 5% par les fonds privés tels que Syngenta et DuPont, pour 70% par près de 80 pays associés au projet à travers le monde et pour le reste par les fondations Rockfeller et Bill&Melinda Gates. La gestion est assurée par la Banque Génétique Nordique et le GCDT (1,2).

 
Inauguré en février 2008 après près de 10 mois de travaux, il s'agit d'une sorte de coffre-fort censé abriter toutes les semences connues à ce jour de par le monde. Il est construit sur l'île norvégienne du Spitzberg, près de la petite ville de 1900 habitants de Longyearbyen, à un millier de kilomètres du pôle Nord. 
 
 Il s'agit d'un tunnel d'une centaine de mètres de long s'ouvrant sur trois immenses salles de 
27 mètres de long sur 9,5 mètres de larges totalisant ainsi une surface de 256 m2  et un volume de stockage de 1500m3 chacune (3). 


Les graines sont conservés à -18°C (0°F), température qui apparaît comme étant la température idéale pour stocker des graines sur de longues durées. L'énergie nécessaire au refroidissement des salles et au fonctionnement du bunker provient des mines locales de charbon. La situation géographique de cette banque de semences a été choisie pour ses caractéristiques particulièrement favorables à la conservation sur de longues durées des graines et ce malgré les aléas climatiques ou humains auxquels elle pourrait avoir à faire face. En effet, elle est construite à 130 mètres du niveau de la mer ce qui est une hauteur supérieure à la hauteur à laquelle pourrait monter les eaux dans le pire scénaario de changement climatique. Enterrées à plus de 120 mètres dans le permafrost de la montagne, les salles de stockage seraient de plus maintenues à une température comprise entre -4°C et -3°C en cas de pannes du système de refroidissement ce qui est suffisant pour maintenir la congélation des graines(3)La région du Svalbard est de plus connue pour être un région présentant un très faible risque sismique ce qui limite les risques de destruction par tremblement de terre même si, ironie du sort, quelques jours avant l'inauguration, la région a été frappée par un tremblement de terre de magnitude 6,2 (le plus violent jamais enregistré en Norvège) auquel le bunker a survécu sans dommages, ce qui constitue donc une preuve grandeur nature de sa solidité(4)

En plus de ces protections naturelles s'ajoutent de nombreuses protections ajoutées par l'homme au bunker afin de faciliter sa surveillance à distance. En effet, il n'y aura pas de personnel présent à temps plein dans le coffre-fort. Celui-ci présente donc des portes blindées double épaisseur à anti-explosions, ainsi que deux sas permettant d'éviter les contaminations et les murs du bâtiment sont en béton armé d'un mètre d'épaisseur. L'ensemble est enfin surveillé en permanence par des détecteurs de mouvements et de chaleur ainsi que des caméras qui, combinées à l'inaccessibilité du lieu et aux 3000 ours polaires peuplant la région assurent la sécurité du site contre ...... voir le pdf ci-dessus.

 

 

 

      

              

L'archipel norvégien du Svalbard est situé à environ 1 000 kilomètres du pôle Nord, à l'intérieur du cercle arctique. Aucun arbre n'y pousse, mais on y dénombre quelque 2 300 habitants. Ces îles ont été choisies du fait de leur climat hostile et de leur inaccessibilité. En hiver, il y règne unetempérature moyenne de - 14° Celsius.

        

Grâce au permafrostet à la roche qui entourent les tunnels, les échantillons resteront congelés, même en cas de panne du système de réfrigération ou d'augmentation de la température extérieure due au réchauffement planétaire.

*Le permafrost désigne un sol gelé en permanence (température en permanence inférieur ou égal à 0°C pendant une période d’au moins 2 ans)

Que contient le bunker ?

Il est possible de stocker, dans ce gigantesque congélateur du monde végétal, 4,5 millions d'échantillons végétaux en provenance du monde entier.

Pour son inauguration, ce bunker de graines à reçu 100 millions de graines originaires de 100 pays avec les variétés uniques des principales bases alimentaires d’Afrique et d’Asie comme le maïs, le riz, le blé, le haricot à œil noir et le sorgho ainsi que des variétés européennes et sud-américainesd’aubergine, de laitue, d’orge et de pomme de terre.

La chambre forte contient en fait 268 000 échantillons distincts de semences. Chaque échantillon peut contenir des centaines de graines et même plus. Au total en 2008, les semences sécurisées dans le bunker remplissent 676 boîtes et pèsent environ 10 tonnes.

Ces premiers dépôts constituent la collection la plus complète et la plus riche de semences de cultures vivrières (céréales, légumineuses à graine et tubercules) jamais réunie et conservée dans le monde.

Comment a été construit ce bunker ?

Le bunker a été construit après des dizaines d'années de planification des travaux de construction. Il a été construit en béton et en acier. Sa construction a coûté 6 millions d’Euros.

Le bunker a été creusé dans le flanc d’une montagne de grès, à 120 mètres de profondeur. Il est protégé par de hautes murailles de béton renforcé, des portes d'acier blindées… et toute une garde d'ours polaires !

    

Le bunker est fermé par des doubles portes anti-explosions, il est équipé de systèmes d’alarme, de sas-anticontamination et aux parois renforcées par du béton armé d’un mètre d’épaisseur. Un couloir de 100 mètres aboutit sur 3 salles de 27 m de long sur 9,5 m de large avec une surface de 256,1 m² totalisant près de 1 500 m³ de volume de stockage.

        

Les graines seront conditionnées dans des paquets spéciaux à 4 plis et scellés à chaud afin d’éviter les moisissures.

Les installations seront gérées par la Banque génétique nordique, mais il n’y aura pas de personnel permanent sur le site (système de surveillance par caméras).

Le bunker est considéré comme un lieu idéal par son absence d’activité tectonique et son permafrost, qui aidera à la conservation. Sa situation, 130 mètres au dessus du niveau de la mer, garantit que la chambre forte restera au sec, même en cas de fonte des glaces et d’élévation du niveau des océans.

Du charbon exploité localement fournira l’énergie pour les unités de réfrigération qui maintiendront les graines entre −20 et −30° Celsius (normes internationales de conservation). Même en cas de panne des équipements, il faudrait plusieurs semaines avant que la température ne remonte à −3°Celsius, température naturelle de la roche de la montagne environnante.

Avant la construction, une étude de faisabilité a démontré que la chambre forte pourrait préserver les graines de la plupart des cultures alimentairespendant des centaines d’années. Certaines graines, dont celles de cultures importantes, pourraient même survivre plus longtemps, sans doute des milliers d’années.

Pourquoi construire ce bunker au fin fond du pôle nord ?

L’inaccessibilité du lieu évitera que les graines attirent la convoitise en cas de famine mondiale.

Mais le choix géographique a aussi été étudié en prévision d’une panne du système de congélation : grâce au permafrost et à la roche qui entourent les tunnels, les échantillons resteront congelés, même en cas de panne du système de réfrigération ou d'augmentation de la température extérieure due au réchauffement planétaire

Le bunker serait paré pour résister à toutes les éventualités, même les plus destructrices :

  • Missiles nucléaires

  • Bombe atomique

  • Fonte simultanée des eaux du Groenland et de l’Antarctique

  • Tremblement de terre

  • Crash d’avion

  • Maladies et virus

  • Etc.

… d’où le surnom de "Bunker de l’Apocalypse" !

Ce bunker a été conçu pour lutter contre la disparition des espèces mais aussi faire redémarrer la production agricole (au niveau régional puis mondial) si une catastrophe d’origine naturelle ou humaine devait survenir. Dans le pire des scénarios de réchauffement climatique mondial, les pièces de la chambre forte resteraient naturellement glacées pendant plus de 200 ans.

Mais pourquoi un tel bunker ?

Il existe déjà sur la planète environ 1 400 banques de données de ce type, mais aucune n’a la capacité de stockage ni l’emplacement géographique de choix du Svalbard Global Seed Vault.

Lors de la guerre en Irak et en Afghanistan notamment, des banques de graines ont été ainsi définitivement perdues.

Lors de l’inauguration, le 28 février 2008, Jens Stoltenberg, le Premier ministre norvégien, a fait la déclaration suivante :

"Alors que le changement climatique et d’autres phénomènes menacent la diversité de la vie qui alimente notre planète, la Norvège est fière de jouer un rôle central dans la création d’une structure capable de protéger ce qui n’est pas de simples semences mais surtout les éléments fondamentaux de la civilisation humaine."

Toujours lors de l'inauguration, Cary Fowler, le Directeur exécutif du Fonds fiduciaire mondial pour la diversité des cultures, a déclaré :

"La diversité des cultures se révélera être prochainement notre ressource la plus puissante et la plus indispensable pour affronter les changements climatiques, les contraintes de la fourniture en eau et en énergie et pour satisfaire les besoins alimentaires d’une population mondiale croissante."

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, dans son discours d’inauguration, a déclaré :

"Espérer et œuvrer pour le meilleur, mais aussi se préparer pour le pire."

Ce pessimisme affiché n’est pas nouveau, la menace nucléaire plane depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Par contre, l’idée selon laquelle le réchauffement climatique peut être aussi destructeur pour la biodiversité qu’une bombe radioactive est toute nouvelle…

Ironie du sort !

Bizarrement, alors que la région est connue pour être à l’abri des tremblements de terre, le 21 février 2008, quelques jours à peine avant l’inauguration du bunker, une secousse d'une magnitude de 6,2 a été enregistrée près de l'archipel (le plus grand tremblement de terre de l'histoire de la Norvège). Le bunker a résisté.

En septembre 2008, le bunker a été endommagé par la fonte et l’effondrement du permafrost dans lequel il a été est creusé… Une portion de 6 mètres du couloir menant aux chambres fortes a dû être remplacée..

Le bunker de 120 mètres de long creusé à flanc de montagne a subi des dommages suite à l’effondrement du sol qui l’entoure. Lors du lancement des travaux de construction, le sol était déjà gelé en surface, ce qui a empêché le tassement de la terre autour du bunker et la formation d’un permafrost stable. Résultat : Une portion de 6 mètres de couloir a dû être remplacée et de la terre réinjectée autour pour éviter que le scénario ne se répète…

Les graines, stockées dans les chambres fortes au fond du tunnel, n’ont apparemment pas subi de dommages, maintenues entre -18 et -20 °C par un système de réfrigération.

 

 
"Svalbard Global Seed Vault", le coffre-fort de l'apocalypse 

 
"Les graines du Svalbard" 

 
"Arctique : une arche dans le grand nord"

 

D’ou vient l’initiative ? Qui ? Pourquoi un projet d'une telle ampleur ?

Qui ?

Quelle est la liste des gens qui participent financièrement à la création de cette "Banque de semences en cas d’Apocalypse" ?

  • Le Gouvernement Norvégien
     

  • La Fondation Bill & Melinda Gates
    Bill Gates, pionnier dans le domaine de la micro informatique avec le succès de Microsoft. En 2000, il crée la Fondation Bill & Melinda Gates qui a pour objectif d'apporter à la population mondiale des innovations en matière de santé et d’acquisition de connaissances (budget 102,8 milliards de $US). En janvier 2007, le Los Angeles Times souligne certaines initiatives contradictoires avec son action philanthropique, dont des campagnes de vaccinations financées dans le delta du Niger notamment par la Fondation Gates qui investirait parallèlement dans des entreprises comme Eni, Royal Dutch Shell, Exxon Mobil, Chevron et Total, des compagnies éminemment responsables de la pollution dans cette région.

     

  • DuPont/Pioneer Hi-Bred : Le géant de l’agriculture industrielle, le plus grand détenteur au monde de brevets agricoles pour des semences OGM et les produits agrochimiques qui les accompagnent.
     

  • Syngenta : Multinationale basée en Suisse et qui est spécialisée dans les OGM et les semences agro-industrielles.
     

  • La Fondation Rockefeller
    Fondation privée qui est à l’origine de la "révolution génétique", ayant investi plus de 100 millions de dollars ces 30 dernières années dans la recherche génétique). 20 ans plus tard, on constate que la "Révolution Verte" (qui était définie comme "LA" solution pour résoudre les problèmes de famine dans le monde) était en fait une brillante opération marketing afin de développer une activité mondiale d’agro-business qui permettrait ensuite à la Rockefeller de détenir une position de monopole dans le domaine agricole… exactement comme le grand-père Rockefeller l’avait fait dans l’industrie pétrolière américaine 50 ans auparavant !

     

  • CGIAR : Réseau mondial crée par la Fondation Rockefeller pour promouvoir son idéal de pureté génétique à travers la modification des pratiques agricoles à travers le monde.
     

  • Monsanto : Spécialisée dans les biotechnologies végétales, originellement entreprise de produits chimiques (PCB, agent orange massivement utilisé par l'armée américaine lors de la guerre du Viêt Nam, Roundup, etc.), devenu l’un des principaux producteurs de semences génétiquement modifiées (90% des OGM plantés dans le monde).
     

  • Le Global Crop Diversity Trust (GCDT) est est chargé de gérer le Svalbard Global Seed Vault (le "Bunker de l’Apocalypse")
    Le GCDT a été fondé en 2006 par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAOUN) et par Bioversity International (anciennement International Plant Genetic Research Institute), une émanation du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale.

La Fondation Gates est la plus impliquée dans ce projet, elle a investit environ 30 millions de $US. Le budget 2009 est de 12,6 millions de $US dont plus de 7 millions qui proviennent de la Fondation Gates…

Pourquoi ?

Il est possible de stocker, dans ce gigantesque congélateur du monde végétal, 4,5 millions d'échantillons végétaux en provenance du monde entier... Or cela représente deux fois plus de variétés que celles connues à ce jour...

Pourquoi ? 
Et pourquoi conserver  des graines aussi longtemps alors que l'on sait qu'elles perdent leur capacité germinatoire au bout de quelques années ?
Quel est la vraie raison de la construction de ce bunker ?

Certaines associations écologistes comme Réseau Semences Paysannes sont sceptiques quant aux raisons de la création de ce bunker. En effet, les financeurs du projet font tous partie de lobbies de l’industrie des semences dont la politique actuelle n’est pas orientée vers plus de biodiversité, mais cherchent au contraire à diminuer l’accès aux ressources génétiques vivantes actuelles et contribuent à leur anéantissement. 

Ils imposent des lois qui remettent en cause les droits des paysans de conserver, utiliser, échanger et vendre les semences reproduites à la ferme. Après avoir pris gratuitement dans les champs les semences sélectionnées par les paysans, l’industrie semencière a marqué sa "propriété intellectuelle" protégée par des Certificats d’Obtentions Végétales ou des brevets.

Au nom du "libre marché", les lois interdisent peu à peu aux paysans d’échanger leurs propres semences. Elles les obligent ainsi à acheter celles de l’industrie, seules à pouvoir être inscrites dans les catalogues officiels requis pour toute vente. Dans de nombreux pays, les paysans n’ont même plus le droit de ressemer leur récolte !

Elles confortent l’abandon des politiques publiques destinées à financer les collections nationales de semences au nom de la liberté du commerce des services. Les collections qui ne sont pas simplement jetées à la poubelle sont concentrées dans d’immenses banques internationales où les semences ne sont inventoriées que par des numéros illisibles pour les paysans qui voudraient retrouver celles qui ont été prises dans leurs champs. Elles sont aussi réduites à des listes de gènes numérisées dans des ordinateurs destinés à préparer les manipulations génétiques assistées par marqueurs moléculaires.

Elles mobilisent des milliards de dollars pour financer les biotechnologies destinées à marquer les semences avec des gènes brevetés, et à les rendre stériles pour que les paysans ne puissent plus ressemer leur récolte. Le rêve fou affiché est de fabriquer la totalité des plantes de demain avec des gènes synthétiques : les nouveaux pirates espèrent ainsi n’avoir même plus besoin de la clef du coffre du Bunker de l’Apocalypse, mais seulement de celle de l’ordinateur où seront stockés la totalité des séquences génétiques des graines qui y sont enfermées...

Elles généralisent la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) par des stratégies commerciales agressives mettant en danger la diversité des semences fermières. Ces OGM brevetés sont aujourd’hui dispersés autour des dernières collections, dans les banques de semences et dans tous les centres d’origine et de diversification des plantes cultivées qu’ils contaminent les uns après les autres.

Guy Kastler, délégué général du Réseau Semences Paysannes
dénonce une nouvelle tentative d’appropriation du vivant par les multinationales :
"Une semence conservée dans une collection n’évolue plus alors que celle qui est cultivée s’adapte sans cesse à son environnement. Pourquoi conserver une graine pendant 10 ou 15 ans, alors qu’on sait qu’elle ne pourra pas être replantée et qu’elle perdra de toute façon sa capacité germinatoire ? L’objectif derrière est sans doute davantage de "numériser les collections", de les séquencer génétiquement dans le but de créer plus tard des plantes synthétiques. Ce qui faciliterait leur brevetage."

Quelques questions à se poser…

Qui a les clés du bunker ?

Qui aura accès aux semences ?

Pourquoi faire et comment ?

Pourquoi les gouvernements de chaque pays ne reconnaissent pas et ne protègent pas activement par des lois nationales et dans ses politiques agricoles les droits des paysans de conserver, utiliser, échanger et vendre les semences reproduites à la ferme… plutôt que les confier à des multinationales ?

Est-ce que les intérêts et l’avenir de l’humanité ne devrait pas revenir aux gouvernement de chaque pays ?

Est-ce que ce n’est pas au gouvernement de chaque pays de protéger et d’avoir accès à ces réserves de graines plutôt que d’en confier les intérêts à des groupes intéressés par les brevets et les profits ?

Allons plus loin…

Aujourd’hui, nous mangeons tous du blé, des plantes dites "mutées". Contrairement aux plantes transgéniques, il n'y a aucune obligation d'information du consommateur. Les plantes mutées sont maintenant considérées comme des OGM par une directive européenne, mais sont pourtant exclues de son champ d'application !!!

Près de 3 000 variétés de 170 espèces différentes obtenues à partir de mutations sont recensées par l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique). Elles sont commercialisées sans aucun étiquetage et sans aucune évaluation environnementale ou sanitaire...

Mais depuis quand l'Agence internationale de l'énergie atomique s'occupe-t-elle d'agriculture !?

L'Agence internationale de l'énergie atomique travaille depuis une dizaine d'années, en partenariat avec la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture), sur l'augmentation de la production alimentaire des États membres. Ils justifient le recours à la mutation des plantes par le besoin de trouver des plantes dès maintenant pour nourrir le monde…

En fait les légumes sont bombardés, irradiés, pour éviter la pourriture, les bactéries, les moisissures, prolonger la durée de conservation, etc., bref pour éviter les pertes, notamment lors du transport jusqu'aux points de vente  Une technologie peut onéreuse, méconnue du public, et qui fait économiser beaucoup d'argent à l'industrie.

Notons que le gouvernement du Canada a approuvé l'irradiation des pommes de terre en 1960, pour inhiber leur germination. Depuis, Santé Canada a examiné, puis approuvé l’irradiation d’autres produits. Parmi ces produits figurent les oignons, le blé, la farine, la farine à blé entier, les épices entières et moulues, et les mélanges d’assaisonnement déshydratés. Selon la réglementation, tous les aliments irradiés doivent porter sur leur étiquette le symbole international de l'irradiation ainsi que la mention "irradié" ou « traité par irradiation".

Voyez un peu le logo RADURA qui a été choisi par le Canada pour signaler les produits irradiés... on croirait presque un symbole "bio" ! Alors qu'en fait l'irradiation peut détruire les vitamines et autres nutriments, diminuant ainsi les qualités nutritives du produit... sans même que le consommateur en soit conscient ! L'irradiation peut également avoir un impact sur le goût, l'odeur et la texture des aliments traités.

Voici ce qu'on peut lire sur le site de l'Agence d'inspection canadienne des aliments : "Le titre 26 du Règlement sur les aliments et drogues reconnaît l'irradiation des aliments comme étant un procédé alimentaire. Du point de vue de la sécurité, c'est à Santé Canada qu'il incombe d'établir les règlements qui précisent quels aliments peuvent être irradiés et les doses de rayonnement ionisant permises."

Conclusion

Les semences conservées dans le Bunker de l’Apocalypse, si elle ne sont pas ressemées, perdront rapidement toute leur capacité de germination. Mais même mortes, elles pourront livrer leurs séquences génétiques… et les industriels d’essayer de recréer un monde artificiel à partir de ces seules séquences. Un monde qui sera totalement fiché par la marque des droits de propriété industrielle sur les gènes.

Le Bunker de l’Apocalypse finira-il par devenir une banques de semences "numériques" privatisées ?

… Et à quoi servira ce bunker quand son contenu sera informatisé ?

 

LE FIGARO.fr! Une arche de Noé des graines OGM en Norvège!

Plus de 860 000 échantillons d'espèces végétales, représentant la biodiversité alimentaire mondiale, sont conservés dans la réserve de Svalbard (ci-dessus), sur l'île norvégienne de Spitzberg.

Le projet de centraliser sur l'île de Svalbard la conservation de toutes les semences mondiales prend forme sans faire l'unanimité.

Du blé, du riz, du mil, de l'aubergine, du sorgho… Tout ce que l'on peut imaginer ou presque comme semences de cultures vivrières, se trouve aujourd'hui dans des banques de gènes, méthodiquement rangé. Dans les temps anciens, seules les fermes protégeaient précieusement les graines de la récolte, destinées éventuellement à être échangées avec celles des voisins et surtout, replantées l'année suivante. «La nécessité de conserver les ressources génétiques a pris toute son importance dans les années 1960 concomitamment à la révolution verte », raconte Jean-Louis Pham, responsable du projet Arcad (1) de conservation des semences méditerranéennes à Montpellier. Depuis, des organismes nationaux ou internationaux ont vu le jour, collectant ces graines dans le monde entier.

Aujourd'hui, au sommet de la pyramide, se trouve la réserve mondiale du Svalbard, sur l'île norvégienne de Spitzberg. Une chambre forte créée en 2008 par la Norvège, long tunnel de plus de 120 mètres qui s'enfonce dans la montagne, où les trésors de la biodiversité alimentaire mondiale sont conservés grâce au froid qui ne quitte jamais ces terres, à un petit millier de kilomètres du pôle Nord. Plus de 860.000 échantillons sont désormais entreposés dans la réserve mondiale de Svalbard, et tout récemment, un convoi a été débarqué avec des graines provenant aussi bien des montagnes Rocheuses américaines que du Bénin. Une nouvelle livraison avec notamment 27 espèces de tournesol, 14 de tomates sauvages ainsi que des carottes sauvages ou encore des citrouilles provenant de tribus indiennes. «La conservation des semences diffère de celle des denrées consommables par la nécessité primordiale de conserver intacte la faculté germinative des grains », rappelle la FAO. En 2001 un traité international sur les ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture a été adopté sous l'égide de l'ONU, signé à ce jour par plus de 130 pays. Dans la foulée est né le GCDT (Global Crop Diversity Trust) pour financer la conservation de cette ressource. À sa tête la Norvégienne Marie Haga, qui se bat pour lever les 850 millions de dollars nécessaires à ce projet, à raison de 34 millions par an, tout en veillant sur son bébé: la réserve du Svalbard.

Pour Marie Haga, la pertinence du combat ne se discute pas. «L'agriculture aujourd'hui utilise très peu de variétés assure-t-elle, les États-Unis ont ainsi perdu 90 % de leurs ressources tout comme la Chine, qui a abandonné aujourd'hui 90 % de ce qu'elle cultivait dans les années 1950», cite celle qui fut plusieurs fois ministre dans son pays. S'il existe de par le monde plus de 1700 banques génétiques, la qualité de conservation - faute de moyens la plupart du temps - est inégale. Avec le GDCT, «nous nous occupons de 11 grands centres internationaux qui abritent l'essentiel des semences les plus importantes», poursuit Marie Haga. Mais pour cette femme énergique la partie n'est pas encore gagnée: «L'ensemble des banques à travers le monde conserve quelque 7 millions d'échantillons et on considère qu'environ 2,3 millions sont uniques, dont 800.000 environ se trouvent répartis dans les onze centres.» Autant de graines qu'elle espère un jour voir entreposées au Svalbard. «Nous avons la place pour environ 4 millions d'échantillons» raconte-t-elle.

Marie Haga aime raconter l'histoire du centre qui dispose de l'un des plus importants patrimoines alimentaires: les semences de blé. «Est-il en danger?» s'interroge-t-elle, sachant que cette banque se trouve au cœur de la ville d'Alep en Syrie, en pleine guerre civile. Aujourd'hui, 70 % des graines de blé ont du coup été transférées dans le coffre-fort du Grand Nord. Elle aime aussi rappeler comment la conservation minutieuse des quelque 200.000 variétés de riz «permettra un jour peut-être de trouver celui qui dispose du meilleur gène pour résister au changement climatique. C'est aux Philippines que l'on a découvert le riz capable de faire face à une hausse de la salinité de l'eau».

«Toutes les graines qui se trouvent au Svalbard appartiennent aux pays qui les y ont déposées et nous leur signalons quand ils doivent les récupérer pour les faire germer» et ainsi assurer la continuité, précise-t-elle. «La banque du Svalbard permet de faire face à de nombreux enjeux allant du changement climatique à la lutte contre les nouvelles maladies ou parasites ou encore la pression sur les terres agricoles…».

Cette banque toutefois n'est pas à l'abri de critiques. «Ce centre est un plus, c'est un étendard pour les ressources génétiques, mais, dans un monde où les financements sont de plus en plus difficiles à trouver, ce qui va là ne va pas ailleurs», souligne Jean-Louis Pham. Il évoque notamment les petites banques situées dans des pays en développement qui ont peu de moyens alors qu'elles sont essentielles pour la conservation des semences locales. «Ces pays ont besoin d'avoir leur propre ressource, poursuit le scientifique. Le Svalbard, c'est la conservation en banque de gènes poussée à son paroxysme.» Sans compter que les plantes cultivées résultent d'une évolution permanente multimillénaire et ce que l'on enferme dans une banque de gènes ne s'adapte plus à son environnement. «Il n'y a pas d'exclusive», répond Marie Haga, «je suis également favorable à la conservation dans les champs. Les biologistes n'ont pas toutes les réponses, mais nous non plus.»

(1) Arcad (Agropolis Resource Center for Crop Conservation, Adaptation and Diversity) projet dédié à l'évaluation et à une meilleure utilisation de la biodiversité des plantes cultivées dans les régions tropicales et méditerranéennes.

Mise en ligne le 1 août 2011 Sur l'île du Spitzberg, dans l'archipel du Svalbard, à 1 000 kilomètres du pôle Nord, un coffre-fort abrite plus de 600 000 échantillons de graines et de semences. À terme, 4,5 millions d'échantillons seront entreposés.

Réserve mondiale de semences du Svalbard

 
 

 

 
L'entrée vers la réserve

La Réserve mondiale de semences du Svalbard (en norvégien Svalbard globale frøhvelv, en anglais Svalbard Global Seed Vault et littéralement Chambre forte mondiale de graines du Svalbard), est une chambre forte souterraine sur l'îlenorvégienne du Spitzberg destinée à conserver dans un lieu sécurisé des graines de toutes les cultures vivrières de la planète et ainsi de préserver la diversité génétique.

Ce site a été choisi parce que le climat et la géologie du Spitzberg se prêtent parfaitement à un tel projet de conservation et que les pays scandinaves sont fortement impliqués dans ce dernier. Creusée près de la petite ville de Longyearbyen (1 900 habitants)1 dans l'archipel arctique du Svalbard à environ 1 120 km du pôle Nord, cette chambre forte est gérée par un accord tripartite entre le gouvernement norvégien, l'organisation internationale Global Crop Diversity Trust et la banque génétique nordique (une coopération des États scandinaves sous l'autorité du Conseil des ministres nordiques).

La première pierre a été posée le 19 juin 2006 en présence des premiers ministres de Norvège, de Suède, de Finlande, duDanemark et d'Islande. L'inauguration officielle a eu lieu le 26 février 20082.

 

 

Histoire[modifier | modifier le code]

La banque génétique nordique a stocké un germoplasme de plantes de Scandinavie au Svalbard depuis 1984 dans une mine de charbon abandonnée. La banque génétique nordique a ainsi entreposé plus de 10 000 échantillons de plus de 2 000 cultivars de 300 espèces différentes sur plusieurs années. En plus, une double sauvegarde avec un échange croisé d'échantillons de graines d'Afrique du Sud et avec celles de la collection scandinave a eu lieu pendant quelques années. Les deux collections, scandinave et africaine, seront transférées au Svalbard Global Seed Vault.

Financement[modifier | modifier le code]

Le gouvernement norvégien a financé la totalité des presque 8 millions de dollars du coût de la construction. Le Global Crop Diversity Trust a joué un rôle clé dans le projet de création de cette chambre forte et dans la coordination des acheminements d'échantillons des graines du monde entier vers cette chambre forte avec la coopération de la banque génétique nordique. Le Trust fournira l'essentiel du financement du fonctionnement tandis que le gouvernement norvégien financera l'entretien de la structure.

Parts dans le financement du Global Crop Diversity Trust3
Donateurs Parts
États 72,0 %
Fondations 23 %
Sociétés 5 %
Autres < 1 %

La fondation Gates a fourni 20 093 482 dollars pour aider les pays en voie de développement et les centres internationaux de recherche agricole pour le conditionnement et l'acheminement vers le Spitzberg des graines. Un conseil international a été créé pour superviser et conseiller le projet avec des représentants de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale et d'autres institutions.

Construction[modifier | modifier le code]

La « Banque de graines » a été creusée dans le flanc d'une montagne de grès, à 120 mètres de profondeur4. Un couloir de 100 mètres aboutit sur trois salles de 27 m de long sur 9,5 m de large avec une surface de 256,1  totalisant près de 1 500  de volume de stockage. Cette chambre forte disposera de plusieurs systèmes de sécurité. Les graines seront conditionnées dans des paquets spéciaux à quatre plis et scellés à chaud afin d'éviter les moisissures. Les installations seront gérées par la Banque génétique nordique, mais il n'y aura pas de personnel permanent sur le site. Le Spitzberg est considéré comme un lieu idéal par son absence d'activitétectonique et son permafrost, qui aidera à la conservation. Sa situation, 130 mètres au-dessus du niveau de la mer, garantit que la chambre forte restera au sec même en cas de fonte des glaces et d'élévation du niveau des océans. Du charbon exploité localement fournira l'énergie pour les unités de réfrigération qui maintiendront les graines entre −20 et −30 degrés Celsius suivant les normes internationales de conservations. Même en cas de panne des équipements, il faudrait plusieurs semaines avant que la température ne remonte à −3 °C, température naturelle de la roche de la montagne environnante1. Avant la construction, une étude de faisabilité a démontré que la chambre forte pourrait préserver les graines de la plupart des cultures alimentaires pendant des centaines d'années. Certaines graines, dont celles de cultures importantes, pourraient même survivre plus longtemps, sans doute des milliers d'années.

Le Svalbard Global Seed Vault est ouvert officiellement depuis le 26 février 2008. Il est financé par diverses fondations dont la Fondation Rockefeller, la Fondation Bill-et-Melinda-Gates (Bill & Melinda Gates Foundation) et la Fondation Syngenta mais aussi le gouvernement de Norvège, l'Australie, le Brésil, le Canada, la Colombie, l'Égypte, l'Éthiopie, l'Allemagne, l'Inde, l'Irlande, l'Italie, la Nouvelle-Zélande, l'Espagne, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis, ainsi que divers organismes privés. On estime que environ 1,5 million de variétés différentes de graines de culture agricole existent encore de par le monde. La diversité et le nombre de graines stockées au Spitzberg dépendront du nombre de pays qui participeront au projet. Mais les infrastructures ont une capacité de conserver 4,5 millions de graines. Les premières graines sont parties du port de Lagos (Nigeria). 7 000 variétés de semences de niébémaïssoja et pois de terre, soit 330 kilos répartis dans 21 caisses, qui sont les premières stockées dans la chambre forte au jour de l'inauguration, le 26 février 20085.

Mission[modifier | modifier le code]

La mission du Svalbard Global Seed Vault est de fournir une protection contre les pertes accidentelles de variétés dans les banques génétiques traditionnelles. Alors que les médias ont mis l'accent sur son utilité en cas d'accident ou de catastrophe régionale ou mondiale, elle sera certainement plus probablement mise à contribution en cas de perte sur une banque génétique locale, due à une mauvaise gestion, un accident, une défaillance des équipements, une perte de financement ou une catastrophe naturelle. De tels évènement se produisent assez régulièrement. Dans les années récentes, certaines banques génétiques ont aussi été détruites par des guerres ou des troubles civils [réf. souhaitée]. Il existe environ 1 400 collections de variétés de culture à travers le monde, mais beaucoup sont situées dans des zones instables politiquement ou dans un environnement menacé. Le rôle de préservation d'espèces du lieu lui vaut parfois le surnom d'« Arche de Noé6 ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ↑ a et b (en) Daniel Charles« A 'Forever' Seed Bank Takes Root in the Arctic »,Sciencevol. 312,‎ p. 1730-1731 (DOI 10.1126/science.312.5781.1730b)
  2.  Svalbard Global Seed Vault - regjeringen.no [archive]
  3.  http://www.croptrust.org/content/donors [archive]
  4.  Modern Marvels: Deep FreezeThe History Channel.
  5.  "Embarquement pour l'éternité", Le Point", 7 février 2008.
  6.  Un congélateur du monde végétal en Arctique [archive]Lefigaro.fr, 26 février 2008, parle de l'« Arche de Noé verte »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]