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Les Ripoublicains ont encore frappé: Révélations sur Claude Guéant. Derrière les tableaux, la piste de l’argent libyen

Publié le par José Pedro

Les Ripoublicains ont encore frappé: Révélations sur Claude Guéant (ancien Préfet, secrétaire général de la présidence de la République française ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration) . Derrière les tableaux, la piste de l’argent libyen et un appartement magnifique rue WEBER dans le XVIème à usage personnel.

 

Il est grand temps de revenir au RPR, à l'époque ou les scandales étaient seulement de simples abus de pouvoir! Là on est dans la grande délinquance. Les Républicains n'ont plus l'once d'une réputation d'honnêteté, de probité, de souci de la France.

 

Les Ripoublicains n'arrêtent pas de faire parler d'eux en tant que délinquants notoires. Pourtant aucune voix ne s'élève dans leurs rangs pour dire une fois pour toutes "cela suffit" et que les personnes mises en examen et condamnées soit exclues du mouvement. La Droite Française est de ce fait non représentée pour sa partie intègre, honnête, et Probe. Comment assainir ce mouvement dont les seules préoccupations se limites aux intérêts personnels? Peut-on encore voter pour un Mouvement qui ne représente pas ses convictions personnelles, et dont les premières règles doivent être la moralité et la préservation de la République Exemplaire. Comment ne pas analyser le Silence Assourdissant des Responsables du Mouvement comme un blanc-seing à la corruption et aux exactions répétées. La confiance est compromise, et le fait de faire confiance dans ces conditions sans avoir les moyens de réagir en cas duperie, laisse le système corrompu à la dérive.

  • 3 personnes aiment ça.
  • Grégoire Didierlaurent de toute façon maintenant il est clair que les partis sont tous à la botte du fric et des corporations, y'a plus rien à en tirer, y'a plus que le citoyen face au système pour essayer de sauver quelque chose, parce que là si on continue on va tous crever. Tous. D'ailleurs ça a déjà commencé...
  • José Pedro Non seulement je critique la mienne, mais il est de mon devoir de ne pas donner mon approbation à des actes que je réprouve. Voir pour les puristes et ceux qui ont encore une morale celle de Platon dans la République, pour les autres je ne ne m'apitoie pas sur leur sort de délinquants, ni sur leur vie. Grégoire est plus radical, Françoise est certainement compromise, entre les deux il y a la reconnaissance du travail et du comportement des uns et la désapprobation des autres.

Alors que l’ancien ministre de l’intérieur assure avoir obtenu, en 2008, 500 000 euros de la vente de deux tableaux d’un maître néerlandais, les investigations révèlent que le banquier soupçonné d’avoir effectué le virement en sa faveur, Wahib Nacer, était l’un des gestionnaires des comptes de Bachir Saleh, le patron du puissant fonds d’investissement libyen en Afrique.

Pour Claude Guéant, c’est l’épreuve de vérité. Ce moment douloureux où devant les juges, la construction d’un alibi s’effrite, puis s’effondre. Le 27 février 2013, la justice découvrait lors d’une perquisition que l’ancien ministre de l’intérieur avait reçu en 2008 un virement de 500 000 euros lui permettant de s’acheter l’appartement de ses rêves, rue Weber, dans le XVIe arrondissement de Paris. L’alibi de Claude Guéant consistait à certifier qu’il avait vendu deux tableaux du maître flamand Andries van Eertvelt (1590 -1653) quelques semaines plus tôt : Vaisseau de haut bord par mer agitéeet Navires par mer agitée – des peintures à l’huile sur bois de 19,8 x 36,4 cm.

Justification difficile : le prix obtenu par le secrétaire général de l’Élysée était dix fois supérieur à la cote de l’artiste, et l’acheteur, représenté par un avocat malaisien, était resté inconnu. Claude Guéant ne parvenait même pas à préciser dans quelles circonstances il avait lui-même acheté ces toiles, au début des années 1990, avec sa femme, au Louvre des antiquaires…

Après deux ans d’investigations, l’ancien préfet et ancien ministre, âgé de 70 ans, a finalement été mis en examen le 7 mars pour « faux et usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée », pour avoir entre autres « organisé la vente fictive de deux tableaux du peintre van Eertvelt prétendument détenus depuis plus de douze ans ». L’enquête a permis d’établir que les 500 000 euros reçus par Claude Guéant – virés depuis la Malaisie via le cabinet d’avocat de Me Siva Rajendram – provenaient en réalité d’un compte ouvert à Djeddah au nom d’un richissime Saoudien, Khalid Bugshan, qui n’avait jamais rencontré Claude Guéant, ni acheté ses tableaux !

L’enquête révèle aujourd’hui que le banquier soupçonné d’avoir effectué le virement, Wahib Nacer, financier de la famille Bugshan, et dirigeant du Crédit agricole suisse, était aussi l’un des gestionnaires des comptes de Bachir Saleh, le patron du puissant fonds d’investissement libyen en Afrique, le Libya Africa Investment Portforlio (LAP). Le 31 mars, le domicile et les bureaux de Wahib Nacer ont été perquisitionnés en Suisse, de même que ceux de l’intermédiaire Alexandre Djouhri, ce proche de Dominique de Villepin devenu, après 2007, l’un des conseillers officieux de Guéant.

En mai 2012, Alexandre Djouhri a organisé le départ en catastrophe de Bachir Saleh (alors visé par un mandat d’arrêt d’Interpol) de Paris vers Niamey, au Niger, peu après la publication par Mediapart de la note officielle libyenne faisant état de son rôle présumé dans le projet de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par la Libye, en 2007. Alors qu’une enquête se poursuit sur l’authenticité de cette note, l’homme d’affaires Ziad Takieddine a précisé aux juges que Bachir Saleh était venu à plusieurs reprises en France pour mettre en place la mécanique financière du soutien libyen et obtenir auprès de Claude Guéant les « indications bancaires » nécessaires aux virements…

Lire la suite sur Mediapart

Claude Guéant renvoyé en correctionnelle dans l'enquête sur les primes en liquide au ministère de l'intérieur

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par 

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image: http://s2.lemde.fr/image/2015/05/27/534x0/4641271_6_b855_claude-gueant-lors-de-sa-convocation-devant_5329d23e466c8f9b4ec5bfd889e102a4.jpg

Claude Guéant, lors de sa convocation devant les juges pour une vente présumée fictive d'un de ses tableaux, à Paris le 7 mars.

Au terme d’une longue enquête préliminaire, déclenchée en juin 2013, le parquet national financier (PNF) a informé les avocats, mardi 26 mai, qu’il renvoyait devant le tribunal correctionnel, dans l’affaire des primes de cabinet, l’ancien secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant et l’ex-préfet de police de Paris Michel Gaudin – aujourd’hui directeur du cabinet de Nicolas Sarkozy. Trois autres préfets, ex-membres de l’ancien cabinet de M. Sarkozy, sont également cités directement devant le tribunal : Daniel Canepa, Michel Camux et Gérard Moisselin.

M. Gaudin est renvoyé pour « détournement de fonds publics », M. Guéant pour « recel » et « complicité » de ce délit et les trois préfets pour « recel ». Il s’agit de ces importantes sommes d’argent liquide, normalement destinées aux frais d’enquête de la police, que M. Guéant, avec la bénédiction de M. Gaudin, alors directeur général de la police nationale (DGPN), aurait détournées à son profit lors du premier passage de M. Sarkozy au ministère de l’intérieur (2002-2004). M. Guéant, qui dirigeait alors le cabinet de M. Sarkozy, a reconnu avoir utilisé ces fonds en espèces, des années plus tard, pour ses dépenses personnelles.

Selon les éléments de l’enquête judiciaire auxquels Le Monde a eu accès, c’est une perquisition, effectuée le 27 février 2013 dans le cadre de l’instruction sur un supposé financement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy, qui a permis aux policiers de découvrir chez M. Guéant une série de factures suspectes.

Lire aussi : Claude Guéant évoque une « instrumentalisation » de sa mise en examen

Elles témoignent d’importants règlements en espèces, correspondant aux achats d’équipements pour son appartement : 9 757 euros chez Darty, 10 000 euros aux cuisinistes Chartier, 1 860 euros aux meubles Rambault, 13 600 euros à la société Esprit Maison… Total des dépenses : 47 434 euros rien qu’entre 2006 et 2009. Selon une synthèse des enquêteurs, M. Guéant aurait disposé de 119 000 euros en espèces sur la même période.

Interrogé par les policiers, le 6 mai 2013, M. Guéant a dû justifier la provenance de cet argent liquide. Nommé directeur du cabinet de M. Sarkozy place Beauvau, en mai 2002, il avait trouvé la dotation officielle, c’est-à-dire les primes permettant d’améliorer son salaire, un peu trop « étriquée »… Et déniché une solution : « La décision a donc été prise de conforter cette dotation par un complément venant des frais d’enquête et de surveillance. » Des fonds pourtant destinés aux policiers de terrain, afin de leur permettre, par exemple, de rémunérer leurs informateurs.

« Quel con j’ai été »

« Les sommes m’étaient remises par le directeur général de la police nationale de l’époque, Michel Gaudin. Il me remettait la totalité de 12 000 euros (par mois) et c’est moi qui assurais la répartition », a encore expliqué M. Guéant, avouant qu’il gardait 5 000 euros pour lui-même et concédait le reliquat à ses collaborateurs, MM. Camux, Canepa et Moisselin. Le système a perduré jusqu’en mars 2004. Comme l’a noté un rapport de l’Inspection générale de l’administration rendu en juin 2013, le budget officiel des indemnités accordées a ainsi augmenté de 300 % entre 2002 et 2005, passant de 434 000 euros à 1,3 million d’euros, pour se stabiliser autour de 1,5 million annuel.

Saisi de l’enquête, le PNF a pu avoir accès aux interceptions téléphoniques ordonnées après que la ligne de M. Guéant a été placée sur écoute dans le cadre de l’instruction sur le financement libyen. « Quel con j’ai été de garder des factures ! Franchement », lance M. Guéant lors d’un échange téléphonique avec M. Gaudin le 13 juin 2013, en référence aux documents découverts par les enquêteurs lors de la perquisition à son domicile. « C’est pour ça que là, on pourrait peut-être se voir… Discrétos », lui répond l’ancien DGPN.

La discussion vient ensuite sur la défense commune à tenir, les deux hommes souhaitant, pour reprendre l’expression utilisée dans une autre conversation par M. Gaudin, ne « pas se prendre les pieds dans le tapis ». Ce 13 juin 2013, si M. Guéant a déjà été entendu par les policiers, M. Gaudin, lui, doit être auditionné quelques jours plus tard par les magistrats de la Cour des comptes, ce qui l’inquiète : « C’est plus embêtant presque d’être convoqué par la Cour des comptes que par la justice judiciaire », lâche-t-il. « Mais enfin, sauf que là, moi je t’avais demandé un truc, tu l’as fait, donc tu es complètement à l’abri », tente de le rassurer M. Guéant.

« Cette affaire n’est pas simple »

En tout cas, les deux hommes sont décidés à se concerter. « Il faut clairement dire que c’était essentiellement pour des flics et puis que toi, t’en as gardé un petit peu ! Tu ne peux plus maintenant dire autre chose ! », lance M. Gaudin. « Oui, oui », approuve M. Guéant, qui ajoute toutefois : « J’ai déjà déposé devant la PJ [police judiciaire]. Je suis obligé de m’en tenir à ce que j’ai dit… »

Sollicités, ni M. Guéant ni M. Gaudin n’ont souhaité s’exprimer. « Ce n’est pas un vol à l’étalage, cette affaire n’est pas simple et mérite au moins quelques investigations de la part d’un juge », a estimé de son côté Me Jean-Yves Dupeux, conseil de M. Guéant. Mais le parquet financier a fait un autre choix : estimant les faits caractérisés, le PNF a décidé de citer directement en correctionnelle MM. Guéant et Gaudin plutôt que de confier l’affaire à un juge d’instruction. Le parquet a cependant permis à la défense l’accès au dossier, ce qui n’est généralement pas le cas lors d’une enquête préliminaire. Le procès est programmé à partir du 28 septembre.

Lire aussi : Placé sur écoutes, Claude Guéant promet de ne « pas balancer »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/05/27/affaire-des-primes-de-cabinet-claude-gueant-et-michel-gaudin-renvoyes-en-correctionnelle_4641272_1653578.html#Sod7P14PwdciwKcS.99

Et de trois. Vendredi, Claude Guéant a de nouveau été placé en garde à vue. Elle s'est poursuivie ce samedi. Cette fois encore à propos de ces deux foutues peintures flamandes d’un Néerlandais du XVIIe siècle, Andries van Eertvelt, dont l’ancien deus ex machina de Nicolas Sarkozy à l'Elysée peine à justifier la revente - pour 500 000 euros, alors que la cote du peintre plafonne à 170 000 pour un seul tableau chez Sotheby’s - à un obscur avocat malaisien.

Donation. Signe du soupçon de la justice pénale, cette troisième garde à vue de Guéant a été diligentée par le juge d’instruction Serge Tournaire, en charge de l’enquête sur un possible financement de la campagne présidentielle de Sarkozy au printemps 2007, aux bons soins du colonel Kadhafi. Ce magistrat tourne en rond sur une supposée donation de 50 millions de dollars du dictateur libyen - attestée par plusieurs témoins mais jamais validée par des traces bancaires ou financières. Mais il ne lui est pas interdit de continuer à creuser le sillon.

Claude Guéant a lui-même fourni des verges pour se faire battre. Justifiant dans un premier temps quelques curiosités sur ses comptes bancaires personnels par des «primes de cabinet» du ministère de l’Intérieur, du temps où il y officiait sous l’égide de Nicolas Sarkozy. Mais outre le fait que les fonds secrets du gouvernement - autrefois attribués à la bonne franquette - ont été abolis depuis belle lurette, les «frais d’enquête et de surveillance» de l’Intérieur sont théoriquement réservés aux espions ou enquêteurs, pas aux ronds de cuir de leur ministre de tutelle.

Ce volet-là avait valu à Claude Guéant une première garde à vue fin 2013, pour avoir justifié des achats électroménagers au nom de ces fumeuses «primes de cabinet». Sur ce point, le parquet doit prochainement le renvoyer en correctionnelle ou lui accorder un non-lieu.

Chien de garde. Son autre garde à vue, en mai 2014 dans le dossier Tapie, n’a pas eu de conséquence à ce jour. Surveillant comme le lait sur le feu l’arbitrage opposant l’homme d’affaires et l’Etat français à propos de l’affaire Adidas, Guéant n’aurait joué qu’au chien de garde. Dans l’affaire libyenne, un mail précédant un rendez-vous entre Kadhafi et Sarkozy résume parfaitement son rôle : «La visite préparatoire doit revêtir un caractère secret. Il serait préférable que CG se déplace seul et sans fanfare.»

R.L.

Comment le fisc a enterré le dossier Guéant

 |  PAR KARL LASKE ET FABRICE ARFI

Selon des documents obtenus par Mediapart, la Direction générale des finances publiques a été informée dès 2011 d’une possible fraude fiscale de Claude Guéant lors de l’achat de son appartement parisien. Alors que l’administration soulignait« les manquements » dans ses déclarations, Bercy a jugé, en 2012, les réponses de l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy satisfaisantes.

Partage 

Une chose est sûre : l’ancien ministre de l’intérieur Claude Guéant a été protégé, même si l’on ne sait pas encore précisément par qui, d’un scandale fiscal retentissant.

Lire aussi Derrière l’alibi des tableaux de Guéant, la piste de l’argent libyen Par Karl Laske et Fabrice Arfi Mis en examen, Claude Guéant est au cœur de l'affaire des financements libyens Par Fabrice Arfi et Karl Laske Les très chers tableaux de Guéant Par Dan Israel Notre dossier: l'argent libyen de Sarkozy Par La rédaction de Mediapart

Aujourd’hui poursuivi pour « faux et usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée », et pour avoir aussi « organisé la ...

 

Affaire Tapie : le parquet demande la mise en examen de Guéant

 |  PAR LAURENT MAUDUIT

Dans un réquisitoire supplétif daté du 22 juin, le parquet de Paris demande aux juges en charge de l'affaire Tapie de convoquer Claude Guéant et de le mettre en examen du chef de « complicité de détournements de fonds publics ». Mediapart décrypte les raisons pour lesquelles les magistrats avaient hésité jusqu'à présent à le faire.

Partage 

Le parquet de Paris a demandé aux juges d'instruction de mettre en examen Claude Guéant dans l'enquête sur l'arbitrage dont avait bénéficié Bernard Tapie en 2008 pour solder le litige sur la revente d'Adidas. C'est ce qu'a révélé vendredi l'AFP, citant des sources judiciaires.

Claude Guéant avait été placé en garde à vue le 26 mai 2014 à la brigade financière, mais en était ressorti deux jours plus tard sans être déféré devant les juges. Dans un réquisitoire supplétif daté du 22 juin, le parquet de Paris demande aux magistrats de convoquer Claude Guéant pour un interrogatoire et de le mettre en examen du chef de « complicité (par instructions) de détournements de fonds publics commis par un ...