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WWIII: La Stratégie 2015 du Pentagone pour gouverner le monde.

Publié le par José Pedro

Image illustrative de l'article Pentagone (États-Unis)

 

Extrait du rapport du Pentagone Stratégie 2015

 

Le Pentagone est le Centre du Monde et non la Gare de Perpignan, le programme pour les 50 années qui viennent est GUERRES, GUERRES, GUERRES. La Chine , la Russie et les Brics mais en particulier l'Eurasie ou route de la soie, cherche à prospérer par les échanges, la hausse progressive du niveau de vie, et la stabilité Politique, Sociale et Economique, pour aller vers une distribution équitable des richesses. Oncle Sam, revendique au contraire sa Supranationalité, au nom de la force obscure, et les richesses du Monde qui lui appartiennent. Le Pentagone fait fi des Présidents et des deux familles Politiques qui gouvernent la Démocratie Américaine et est dirigé par des extra-terrestres avides des ressources terrestres. Leur Plan est à court terme, et nos Politiciens corrompus le sont aussi. La 5ème est morte avec De Gaulle, Hollande veut doubler les Assemblées Européennes pour un Gouvernement Européen, déjà aux ordres du Pentagone par les Multinationales et l'OTAN. Sarkozy veut des actes, après la Libye, la Syrie, puis la Jordanie, puis la Samarie. Il faut en effet placer de beaux parleurs à des postes honorifiques et conjurer la vindicte Populaire. La vindicte populaire organisée, appelée Justice, est une survivance d’un passé de servitude, développé d’une part par les intérêts des classes privilégiées et d’autre part par les idées du droit romain et celles de vengeance divine qui font tout aussi bien l’essence du christianisme que ses idées de pardon et sa négation de la vengeance humaine.

 

«La stratégie désigne spécifiquement l’Iran, la Russie et la Corée du Nord comme des menaces agressives pour la paix mondiale... Aucun de ces pays n’est soupçonné de rechercher un conflit armé direct avec les États-Unis ou nos alliés... Néanmoins, chacun pose des problèmes sérieux en termes de sécurité, que la communauté internationale travaille à résoudre collectivement par des politiques communes, des messages partagés et une action coordonnée.» (Pentagon Releases National Military Strategy, Defense News)


Par Mike Whitney – Le 3 juillet 2015 – Source : CounterPunch

Mercredi [8 juin 2015], le Pentagone a publié sa Stratégie militaire nationale 2015[2015 National Military Strategy, NMS], un document de 24 pages pour gouverner le monde par la force armée. Tandis que le langage du rapport est plus subtil et moins incendiaire que des documents semblables publiés dans le passé, la détermination à poursuivre la défense des intérêts américains au moyen d’une extrême violence reste la clé de voûte de la nouvelle stratégie. Les lecteurs ne trouveront pas même un soupçon de remord dans la NMS pour les immenses destructions et les vies perdues causées par les États-Unis dans des pays qui ne représentaient pas la moindre menace pour leur sécurité nationale. Au lieu de quoi, le rapport reflète la volonté de fer de ses auteurs et des membres de l’élite de poursuivre le carnage et les bains de sang jusqu’à ce que tous les rivaux potentiels soient tués ou éliminés, et jusqu’au moment où Washington se sentira confiant dans le fait que son contrôle sur les leviers du pouvoir mondial ne peut être contesté.

Comme on pouvait s’y attendre, la NMS dissimule ses intentions hostiles sous le langage trompeur de la sécurité nationale. Les États-Unis lancent-ils des guerres d’agression contre des États irréprochables qui détiennent de grandes quantités de ressources naturelles? Non. Les États-Unis traitent simplement les problèmes de sécurité pour protéger la patrie et faire progresser leurs intérêts nationaux. Qui pourrait trouver à redire, après tout, au fait que les États-Unis n’ont fait qu’essayer d’apporter la paix et la démocratie à l’Afghanistan, l’Irak, la Libye et maintenant la Syrie?

Dans le rapport du think tank US Chairman’s Forward, le chef d’état-major des armées, le général Martin Dempsey, tente de préparer le peuple américain à un avenir de guerre sans fin :

«Les conflits futurs viendront plus rapidement, dureront plus longtemps et se dérouleront sur des champs de bataille beaucoup plus difficiles techniquement. […]Nous devons être en mesure de nous adapter rapidement à de nouvelles menaces tout en maintenant un avantage comparatif par rapport aux menaces traditionnelles […]l’application de l’instrument militaire de la puissance contre les menaces non étatiques. Nous sommes plus susceptibles d’affronter des campagnes prolongées que des conflits qui sont résolus rapidement […] ce contrôle de l’escalade devient plus difficile et plus important.» (Document: 2015 U.S. National Military Strategy, USNI News)

La guerre, la guerre et encore plus de guerre. C’est ainsi que le Pentagone voit l’avenir. Contrairement à la Russie et à la Chine qui ont un plan d’intégration dans une zone de libre échange entre l’Union européenne et l’Asie (Route de la soie), qui augmentera les emplois, améliorera des infrastructures vitales et élèvera le niveau de vie, les États-Unis ne voient que la mort et la destruction à venir. Washington n’a pas de stratégie pour l’avenir, pas de vision d’un monde meilleur. Il n’y a que la guerre ; guerre asymétrique, guerre technologique, guerre préventive. La classe politique tout entière et ses bailleurs de fonds soutiennent unanimement le gouvernement mondial par la force armée. Tel est le sens inévitable de ce document. Les États-Unis tentent de maintenir leur emprise précaire sur la puissance mondiale en maximisant l’usage de leur plus grand atout : leur armée.

Et qui est dans le viseur de l’armée? Voyez cet extrait d’un article paru dansDefense News:

«La stratégie désigne spécifiquement l’Iran, la Russie et la Corée du Nord comme des menaces agressives pour la paix mondiale. Elle mentionne aussi la Chine, mais ouvre notamment le paragraphe la concernant en disant que l’administration Obama veutsoutenir la progression de la Chine et l’encourager à devenir un partenaire pour une sécurité internationale plus grande, continuant à tisser la ligne hésitante entre une Chine alliée économique et une Chine rivale régionale.

» Aucun de ces pays n’est soupçonné de rechercher un conflit armé direct avec les États-Unis ou nos alliés, lit-on dans la stratégie. Néanmoins, chacun pose des problèmes sérieux en termes de sécurité, que la communauté internationale travaille à résoudre collectivement par des politiques communes, des messages partagés et une action coordonnée.» (Pentagon Releases National Military Strategy, Defense News)

Avez-vous saisi ce dernier passage ? «Aucun de ces pays n’est soupçonné de rechercher un conflit armé direct avec les États-Unis ou nos alliés, lit-on dans la stratégie. Néanmoins, chacun pose des problèmes sérieux en termes de sécurité…»

En d’autres termes, aucun de ces pays ne veut combattre les États-Unis, mais les États-Unis veulent les combattre. Et les États-Unis estiment que c’est justifié de lancer une guerre contre ces pays, parce que, eh bien, soit ils contrôlent de vastes ressources, ont une énorme capacité industrielle, occupent une région du monde qui intéresse les États-Unis géopolitiquement, ou parce qu’ils veulent simplement maintenir leur propre indépendance souveraine, ce qui, bien sûr, est un crime. Selon Dempsey, chacune de ces excuses éculées suffit à justifier un conflit, principalement parce qu’ils «posent des problèmes sérieux» aux États-Unis, ce qui veut dire qu’ils sapent leur rôle dominant en tant qu’unique superpuissance mondiale.

La NMS accorde une attention particulière à la Russie, l’ennemi dernier cri de Washington, qui a eu l’audace de défendre ses intérêts de sécurité suite à un coup d’état soutenu par le Département d’État en Ukraine voisine. Pour cela, Moscou doit être puni. Voici ce qui dit le rapport :

«Certains États, cependant, tentent de réviser des aspects clés de l’ordre international et agissent d’une manière qui menace nos intérêts en termes de sécurité nationale. Tandis que la Russie a collaboré dans des zones de sécurité choisies, comme la lutte contre la drogue et contre le terrorisme, elle a également démontré à plusieurs occasions qu’elle ne respecte pas la souveraineté de ses voisins et qu’elle est disposée à recourir à la force pour atteindre ses buts. Les actions militaires de la Russie portent atteinte à la sécurité régionale directement et par procuration. Ces actions violent de nombreux traités que la Russie a signés dans lesquels elle s’est engagée à agir en accord avec les normes internationales. » (NMS 2015)

La Russie est malfaisante parce qu’elle a refusé de tolérer que les États-Unis renversent le gouvernement ukrainien, installent un pantin des États-Unis à Kiev, précipitent une guerre civile entre les différentes factions, placent des néo-nazis à de hauts postes dans les services de sécurité, plongent l’économie dans l’insolvabilité et la ruine et ouvrent un siège de la CIA dans la capitale pour diriger le concours de tirs. Voilà pourquoi la Russie est mauvaise et doit être punie.

Mais cela signifie-t-il que Washington envisage sérieusement une guerre avec la Russie?

Voici un extrait du document qui aidera à clarifier la question :

«Ces dix dernières années, nos campagnes militaires ont consisté prioritairement en opérations contre les réseaux d’extrémistes violents. Mais aujourd’hui, et dans un avenir prévisible, nous devons porter une plus grande attention aux défis posés par les acteurs étatiques. Ils ont une capacité croissante de contester la liberté de mouvement régionale et menacent notre patrie. Particulièrement préoccupants sont la prolifération des missiles balistiques, les technologies d’attaque de précision, les systèmes sans pilote, les capacités spatiales et cybernétiques et les technologies d’armes de destruction massive (MAD), destinés à contrer les avantages militaires états-uniens et à limiter l’accès aux biens communs mondiaux.» (NMS 2015)

Il me semble que les gros bonnets de Washington ont déjà fait leur choix. La Russie est l’ennemi, par conséquent la Russie doit être vaincue. Sinon, comment pourrait-on «contrer un État révisionniste» qui «menace notre patrie» ?

Pourquoi pas avec des Daisy Cutters [bombes anti-personnelles à fragmentation particulièrement meurtrières, NdT], bien sûr. Comme tout le monde.

La NMS fournit une longue liste de justifications pour lancer des guerres contre des ennemis (imaginaires) des États-Unis. Le fait est que le Pentagone voit des fantômes dans tous les coins. Le sujet est les nouvelles technologies, leschangements démographiques ou les différences culturelles ; tous sont vus comme une menace potentielle pour les intérêts états-uniens, particulièrement tout ce qui se rapports à la compétition pour les ressources. Dans cette vision tordue de la réalité, on peut voir comment l’invasion de l’Irak a été justifiée sur la base du fait que le contrôle de Saddam sur les importantes réserves de pétrole de l’Irak défiait directement l’hégémonie des États-Unis. Naturellement, Saddam a dû être éliminé et plus d’un million de personnes tuées pour remettre les choses en place et faire revenir le monde à l’équilibre. C’est la vision qui prévaut dans la Stratégie militaire nationale, qui veut que quoi que fassent les États-Unis, c’est bien, parce que ce sont les États-Unis.

Les lecteurs ne doivent pas s’attendre à trouver quelque chose de nouveau dans laNMS. Ce n’est rien de plus que du vieux vin dans de nouvelles bouteilles. Le Pentagone a simplement mis à jour la doctrine Bush en adoucissant la rhétorique. Il n’est pas nécessaire de terroriser les gens en parlant d’unilatéralisme, de préemption, de mépris du droit international ou d’agression non provoquée. Même comme ça, chacun sait que les États-Unis feront tout ce qu’ils voudront pour maintenir leur empire intact. La Stratégie militaire nationale 2015 ne fait que confirmer ce triste fait.

Mike Withney vit dans l’État de Washington. Il est contributeur à Hopeless: Barack Obama et la politique de Illusion (AK Press). Hopeless est également disponible dans une édition Kindle. Il peut être atteint à fergiewhitney@msn.com.

Traduit par Diane

Pentagon Releases National Military Strategy

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WASHINGTON — The Pentagon has released a new National Military Strategy, the first update to that document since 2011 — one that warns the threat of major war with another nation is "growing."

The strategy is being updated to reflect the new global security situation, one in which the US is facing near-peer adversaries like Russia and China while simultaneously having to handle diffuse militant groups like the Islamic State.

"Since the last National Military Strategy was published in 2011, global disorder has significantly increased while some of our comparative military advantage has begun to erode," Chairman of the Joint Chiefs of Staff Gen. Martin Dempsey wrote in his introduction to the strategy document.

"We now face multiple, simultaneous security challenges from traditional state actors and transregional networks of sub-state groups — all taking advantage of rapid technological change," Dempsey continued. "We are more likely to face prolonged campaigns than conflicts that are resolved quickly."

The contents of the document should be no surprise to those who follow the Pentagon. It is a straightforward military document, devoid of politics. The words "budget" and "sequestration" are nowhere to be found.

Instead, the document focuses on the importance of partnerships to maintain the delicate security balance around the globe, something Pentagon officials have been pushing over the last several months.

Speaking after the release of the document, Dempsey said the strategy acknowledges that American success "will increasingly depend on how well our military instrument supports the other instruments of national power, and how it enables our network of allies and partners.

The strategy specifically calls out Iran, Russia and North Korea as aggressive threats to global peace. It also mentions China, but notably starts that paragraph by saying the Obama administration wants to "support China's rise and encourage it to become a partner for greater international security," continuing to thread the line between China the economic ally and China the regional competitor.

"None of these nations are believed to be seeking direct military conflict with the United States or our allies," the strategy reads. "Nonetheless, they each pose serious security concerns which the international community is working to collectively address by way of common policies, shared messages, and coordinated action."

Later, the strategy authors note that "today, the probability of U.S. involvement in interstate war with a major power is assessed to be low but growing."

However, "hybrid conflicts" — not just the Islamic State, but forces such as the Russian-backed rebels in Ukraine — are likely to expand.

The strategy also hits on the concerns, highlighted by Secretary of Defense Ash Carter and Deputy Secretary Bob Work over the last six months, that the US is no longer guaranteed technological superiority, or that in conflicts with groups like the Islamic State, that technological superiority may not be a guarantee of victory.

The full strategy document can be read here.