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WWIII : la Grèce en éclatement, le Peuple Grec floué!

Publié le par José Pedro

Alexis Tsipras

Le premier ministre grec Tsipras annonce sa démission

© Photo. Christian Hartmann
INTERNATIONAL
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Situation économique en Grèce (104)
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Le premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé jeudi sa démission avant d'appeler à des élections anticipées.

 

"J'ai remis ma démission et celle du gouvernement au président grec", a indiqué M.Tsipras dans une allocution diffusée par les chaînes de télévision nationales.

Selon la Constitution, la présidente de la Cour suprême Vasiliki Thanou-Christophilou assurera l'intérim jusqu'aux législatives anticipées qui devraient avoir lieu le 20 septembre prochain. Elle sera la première femme à diriger le gouvernement grec.

Elu en janvier dernier, M.Tsipras est devenu impopulaire suite à la signature par son gouvernement du troisième accord avec les créanciers internationaux de la Grèce. Le leader de l'aile gauche du parti au pouvoir grec Syriza, Panagiotis Lafazanis a notamment accusé le gouvernement de violer la Constitution et ses promesses électorales.

La Grèce a reçu jeudi une première tranche du prêt européen de 13 milliards d'euros qui lui a permis de rembourser 3,4 milliards à la Banque centrale européenne (BCE), ainsi qu'un prêt-relais de l'UE et du FMI de 7,3 milliards d'euros accordé à la Grèce à la mi-juillet.

Dossier:
Situation économique en Grèce (104)
Lire aussi:
Tsipras: "je ne crois pas au plan de sauvetage, mais je dois le mettre en œuvre"
 
Grèce: Berlin donne son feu vert au plan d’aide
 
La Grèce vend ses aéroports à l'Allemagne
 
Les besoins de la Grèce plus importants que prévu



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150820/1017681252.html#ixzz3jRS6fq7S

Extraits de l'intervention de Gregor Gysi, chef de Die Linke (La gauche) devant le Bundestag le 18 août 2015, où il fustige le pillage de la Grèce par le gouvernement allemand, à commencer par la vente des 14 aéroports régionaux bradés à une société publique allemande pour un prix démesurément bas.

L'ancien ministre de l'Energie Panagiotis Lafazanis

Grèce: Les frondeurs de Syriza créent un parti indépendant

© REUTERS/ Alkis Konstantinidis
INTERNATIONAL
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La faction la plus à gauche du parti Syriza du Premier ministre Alexis Tsipras a décidé de faire sécession pour fonder un nouveau parti indépendant avec 25 parlementaires, indique un vice-président du parlement grec.

 

Ce nouveau parti s'appellera "Unité populaire" et sera dirigé par l'ancien ministre de l'Energie Panagiotis Lafazanis qui a pris la tête de la fronde contre le troisième plan de renflouement financier de la Grèce négocié par Alexis Tsipras.

Avec 25 députés, cette nouvelle formation sera la troisième en importance de la Vouli, assemblée de 300 membres, devant le parti centriste To Potami et le parti d'extrême droite Aube dorée qui comptent 17 élus chacun, selon Reuters.

 

 
Lire aussi:
Le premier ministre grec Tsipras annonce sa démission
 
Grèce: le parti au pouvoir hostile à l'accord signé par Tsipras



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150821/1017687271.html#ixzz3jRSFLfzf

Grèce: démission de Tsipras, vers un gouvernement de transition par défaut

 
C210815

08:33 - 
"L’opposition actuelle ne représente pas une alternative. L’aile gauche du Syriza anti-euro ne représente qu’entre 3 et 4 % de l’électorat et Les Grecs indépendants risquent de ne pas avoir de députés. Le Pasok et To Potami sont trop libéraux... Et alors, quelle coalition serait possible ? A défaut, comme le veut la Constitution, ce sera la présidente de la Cour suprême, Vassiliki Thanou-Christophilou, qui dirigera alors le gouvernement"analyse Le Monde.
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Grèce : le nouveau coup de poker d’Alexis Tsipras

Le Monde, le 21 Août 2015

Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 21 Août 2015
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D’un pas décidé, le regard sombre, Alexis Tsipras s’est dirigé vers 20 h 30, jeudi 20 août, devant les caméras : « Le mandat que j’ai reçu le 25 janvier a atteint ses limites. »
 Le premier ministre grec a officiellement annoncé sa démission
Le premier ministre grec a officiellement annoncé sa démission et la tenue de nouvelles élections anticipées, tentant un nouveau coup de poker, un peu plus d’un mois après le référendum sur le plan d’aide à la Grèce qui a fait trembler l’Europe et failli aboutir à la sortie de la Grèce de la zone euro.
Le premier ministre a demandé au peuple de décider
Alexis Tsipras a demandé aux électeurs de le « juger aussi bien sur ses succès que sur ses erreurs ». Le premier ministre, tout en rappelant qu’il avait tout fait pour obtenir le meilleur accord possible avec les créanciers du pays, a demandé au peuple « de décider si l’accord est valable pour sortir un jour des plans de rigueur » et « de savoir qui peut mener les réformes nécessaires ».
la Grèce a accepté de nouvelles mesures de rigueur… rejetées par les Grecs quelques semaines plus tôt.
Malgré la victoire du « Non » au référendum, la Grèce a accepté un prêt de 86 milliards d’euros sur trois ans assorti de nouvelles mesures de rigueur… rejetées par les Grecs quelques semaines plus tôt.
 une quarantaine de députés du Syriza ont refusé de voter en faveur du troisième plan d’aide
Depuis la défection d’une quarantaine de députés du Syriza qui ont refusé, le 14 août, de voter en faveur du troisième plan d’aide de 86 milliards d’euros au pays, la démission du premier ministre et la tenue de nouvelles élections faisaient la « une » de tous les médias grecs.
pas d’autre choix que de convoquer de nouvelles élections 
La majorité parlementaire désormais réduite à 119 députés sur les 300 que compte l’Assemblée « ne laissaitpas d’autre choix à Alexis Tsipras que de convoquer de nouvelles élections », explique l’analyste politique, Georges Séfertzis.
  Il lui fallait évincer les dissidents
« La fracture au sein du parti devenait de plus en plus évidente et Alexis Tsipras a besoin d’un gouvernement stable s’il veut passer toutes les mesures nécessaires et rester au pouvoir le temps d’une législature normale (quatre ans). Il lui fallait clarifier les choses et évincer les dissidents ».
l’opposition n’est pas en position de force 
Alexis Tsipras n’a pas précisé de date pour ces prochaines élections législatives, troisième vote de l’année pour les Grecs, mais les médias spéculaient jeudi sur le 20 septembre, à moins que l’opposition – qui n’est pas en position de force – n’essaie de gagner du temps.
Quelques minutes après l’allocution télévisée d’Alexis Tsipras, Evangelos Meïmarakis, le nouveau chef de Nouvelle Démocratie (ND, droite), principal parti d’opposition, a fait savoir qu’il explorerait « toutes les possibilités pour que les élections soient la dernière des options ».
Au Pasok (parti socialiste), la présidente Fofi Gennimata a dénoncé « l’irresponsabilité d’Alexis Tsipras qui encore une fois fuit ses responsabilités », et qualifié les élections de « catastrophiques pour le pays ». La Constitution grecque prévoit que le président de la République, Prokopis Pavlopoulos, doit demander au deuxième partie, en l’occurrence Nouvelle Démocratie, s’il est en mesure de former un gouvernement. « Sans l’appui des députés du Syriza et des Grecs indépendants (ANEL), l’opposition n’y arrivera pas », commente Michalis Spourdalakis, professeur de sciences politiques à l’université d’Athènes.
 En cas d’échec de l’opposition, ce sera Thanou-Christophilou qui dirigera le gouvernement
En cas d’échec de l’opposition à former un gouvernement, le président de la République doit nommer un premier ministre provisoire jusqu’aux élections. Comme le veut la Constitution, ce sera la présidente de la Cour suprême, Vassiliki Thanou-Christophilou, qui dirigera alors le gouvernement.
 La préoccupation d’Alexis Tsipras est l’aile gauche de son parti en voie de dissidence
La préoccupation d’Alexis Tsipras n’est pas son opposition, mais l’aile gauche de son parti, en voie de dissidence, qui critique ouvertement le premier ministre. «Le gouvernement agit sous le régime de la panique et de la peur. (…) Il veut appeler les citoyens à voter avant qu’ils ne soient informés de la totalité des mesures comprises dans le troisième mémorandum et avant qu’ils ne ressentent leurs effets au quotidien », explique dans un communiqué la Plateforme de gauche.
  la Plateforme de gauche favorable à un retour à la drachme
Vendredi, une réunion du comité central du Syriza est prévue et pourrait signer le divorce officiel du Syriza soutenant la ligne du premier ministre et de la Plateforme de gauche, favorable à un retour à la drachme et la fin des plans d’aide.
  Lafazanis avait déjà évoqué la possible création d’une formation
« S’il y a des élections, les forces du non’ au référendum, au sein du Syriza et au-delà, seront représentées », a expliqué Dimitris Stratoulis, ancien ministre délégué à la sécurité sociale, laissant entendre que les dissidents du Syriza formeraient un nouveau parti. Le chef de file de l’aile gauche, Panagiotis Lafazanis avait déjà évoqué la possible création d’une formation lors du vote de l’accord par les députés, le 14 août.
  ce nouveau parti pourrait être soutenu par Zoé Konstantopoulou, la présidente du Parlement
Selon la télévision publique ERT, ce nouveau parti pourrait être soutenu par Zoé Konstantopoulou, la présidente du Parlement qui s’est plusieurs fois prononcée contre l’accord signé par le premier ministre, mais le très médiatique ex-ministre des finances, Yanis Varoufakis, ne devrait pas être de la partie. Il ne devrait pas non plus être sur les listes du Syriza.
  plus il attend, plus sa côte de popularité risque de baisser
Si l’organisation de ces élections était attendue, la rapidité de l’annonce a néanmoins surpris, alors que le Syriza devait organiser un congrès en septembre ou octobre. «Alexis Tsipras a bien conscience que plus il attend, plus sa côte de popularité risque de baisser », explique Georges Séfertzis.
l’opposition actuelle ne représente pas une alternative
D’après le dernier sondage publié fin juillet par l’institut Metro Analysis, Syriza recueillerait près de 33,6 % des voix aux prochaines élections contre 17,8 % pour la Nouvelle Démocratie et 6,1 % pour To Potami (centristes). Michalis Spourdalakis pense même que Syriza pourrait obtenir les 37 % nécessaires pour obtenir la majorité absolue et se passer d’une coalition : « Les Grecs, pour le moment, croient qu’Alexis Tsipras a tout tenté dans les négociations, qu’il a été l’objet de chantage de la part des Européens. En outre, ils ne veulent pas de l’ancienne classe politique corrompue, l’opposition actuelle ne représente pas une alternative. »
 L’aile gauche du Syriza anti-euro ne représente qu’entre 3 et 4 % de l’électorat
La formation d’un nouveau front anti-austérité mené par la Plateforme de gauche constitue-t-elle une menace pour Alexis Tsipras ? « Pas vraiment. L’aile gauche du Syriza anti-euro ne représente qu’entre 3 et 4 % de l’électoratdu Syriza », estime Michalis Spourdalakis.
  Et alors, quelle coalition serait possible ?
Si Syriza n’obtient pas la majorité absolue, « tout devient plus compliqué, poursuit-il. Les Grecs indépendants risquent de ne pas dépasser 3 % et de ne pas avoir de députés. Et alors, quelle coalition serait possible ? Le Pasok et To Potami sont trop libéraux pour Syriza… »
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Les liens entre Goldman Sachs et l'Otan

Traduction : Marie-Ange Patrizio 
 
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© Inconnu
Après avoir été de 2009 à 2014 secrétaire général de l'Otan (sous commandement USA), Anders Fogh Rasmussen a été embauché comme consultant international par Goldman Sachs, la plus puissante banque d'affaires étasunienne. 

Le curriculum de Rasmussen est prestigieux. En tant que Premier ministre danois (2001-2009), il s'est employé à « l'élargissement de l'Ue et de l'Otan en contribuant à la paix et à la prospérité en Europe ». En tant que secrétaire général, il a représenté l'Otan dans son « pic opératif avec six opérations dans trois continents », parmi lesquelles les guerres en Afghanistan et Libye et, « en riposte à l'agression russe contre l'Ukraine, il a renforcé la défense collective à un niveau sans précédents depuis la fin de la guerre froide ». 

Il a en outre soutenu le « Partenariat transatlantique de commerce et d'investissements (Ttip) » (ou Tafta, ndt) entre Etats-Unis et Ue, base économique d' « une communauté transatlantique intégrée ». 

Compétences précieuses pour Goldman Sachs, dont la stratégie est simultanément financière, politique et militaire. Ses dirigeants et consultants, après des années de travail dans la grande banque, ont été placés dans des postes clé dans le gouvernement étasunien et dans d'autres : parmi ceux-là Mario Draghi (gouverneur de la Banque d'Italie, puis président de la BCE) et Mario Monti (nommé chef du gouvernement par le président Napolitano en 2011). 

On ne s'étonne donc pas que Goldman Sachs mette la main à la pâte dans les guerres conduites par l'Otan. Par exemple, dans celle contre la Libye : elle s'est d'abord appropriée (en causant des pertes de 98%) de fonds d'État pour 1,3 milliard de dollars, que Tripoli lui avait confiés en 2008 ; elle a ainsi participé en 2011 à la grande rapine des fonds souverains libyens (estimés à environ 150 milliards de dollars) que les USA et l'Ue ont « congelés » au moment de la guerre. Et, pour gérer à travers le contrôle de la « Central Bank of Libye » les nouveaux fonds retirés de l'export pétrolier, Goldman Sachs s'apprête à débarquer en Libye avec l'opération projetée par USA/Otan sous bannière Ue et « conduite italienne ». 
 
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© Inconnu
Sur la base d'une lucide « théorie du chaos », on exploite la situation chaotique provoquée par les guerres contre la Libye et la Syrie, en instrumentant et en canalisant vers l'Italie et la Grèce (pays parmi les plus faibles de l'Ue) le tragique exode des migrants conséquent à ces guerres. Cet exode sert d'arme de guerre psychologique et de pression économique pour démontrer la nécessité d'une « opération humanitaire de paix », visant en réalité l'occupation militaire des zones stratégiquement et économiquement les plus importantes de la Libye. Tout comme l'Otan, Goldman Sachs est fonctionnelle à la stratégie de Washington qui veut une Europe assujettie aux États-Unis. 

Après avoir contribué avec l'escroquerie des prêts subprimes à provoquer la crise financière, qui depuis les États-Unis a investi l'Europe, Goldman Sachs a spéculé sur la crise européenne, en conseillant « aux investisseurs de tirer avantage de la crise financière en Europe » (cf. rapport réservé rendu public par le Wall Street Journal en 2011). Et, selon des enquêtes documentées effectuées en 2010-2012 par Der Spiegel, New York Times, BBC, Bloomberg News, Goldman Sachs a camouflé, par des opérations financières complexes (« prêts cachés » à des conditions assassines et vente de « titres toxiques » étasuniens), le vrai montant de la dette grecque. Dans cette affaire, Goldman Sachs a manœuvré plus habilement que l'Allemagne, la BCE et le FMI, dont le joug mis au cou de la Grèce est évident. 

En recrutant Rasmussen, avec le réseau international de rapports politiques et militaires qu'il a tissé dans ses cinq années à l'Otan, Goldman Sachs renforce sa capacité d'influence et de pénétration.

SiV-Athens, Flickr/cc

Lors d’une conférence organisée le 13 août 2015 à Lasalle par le Collectif cévenol de solidarité avec le peuple grec, Éric Toussaint (qui a conduit l’audit citoyen de la dette grecque, à la demande du Parlement grec) a présenté son témoignage sur ce qui a amené le gouvernement Tsipras à capituler. 130 personnes étaient présentes.

Nous vous présentons 2 versions de la vidéo, la complète de 1h44 et une version réduite avec les meilleurs moments en 37 minutes.

Voici donc la version intégrale :

Et la vidéo de 37 minutes réalisée par Jean-Claude Carcenac qui reprend des extraits de la conférence :

Dans la foulée de cette conférence, le cinéaste Philippe Menut, auteur de la Tourmente grecque, prépare avec Éric Toussaint une vidéo consacrée à l’explication de la capitulation. La conférence présentée à Lassalle constitue en quelque sorte une préparation de cette nouvelle vidéo.

À noter qu’au cours de cette conférence 800 euros ont été récoltés en soutien au dispensaire de santé d’Hellinikon à Athènes.

 

95 réponses à [Recommandé] Eric Toussaint témoigne sur la capitulation du gouvernement Tsipras

Commentaires recommandés

Krystyna HawrotLe 20 août 2015 à 11h09
 
 

Faut pas exagérer – la plus haute nomenklatura possédait au plus en URSS et dans les autres pays des blocs de a l’Est 1 maison, 1 datcha et une belle bagnole… Voilà toute la corruption de cette classe sociale, à comparer aux millardaires d’aujourd’hui…

Le général Jaruzelski partant à la retraite possédait… un appartement de 3 pièces à Varsovie!
Idem pour Gomulka ou Gierek dont la famille n’a jamais fait de dynastie.

En fait ces hommes, (sauf Jaruzelski) originaires de la très pauvre paysannerie devait tout au régime, la nomenklatura c’était l’ascension sociale de l’époque. Ils devaient tout au régime, c’est à dire à la structure du parti et devaient donc lui obéir. Dans la seconde partie de l’existence des système du “socialisme réel”‘, ils ont donc voulu se “privatiser” (en Polonais nous disons uwlaszczyc, c’est assez intraduisible, cela veut dire prendre possession en privée de ce que tu n’as qu’en gestion et le terme vient du 19 siècle) – c’est ainsi qu’ils ont poussé à l’occidentalisation pour pouvoir prendre le contrôle capitaliste et privé des entreprises et structures d’Etat donc ils n’avaient que la gestion.

Ce difficile de dire que c’est “pire” – ces hommes de la nomenklatura, plus économique d’ailleurs que politique, ont trahi leurs peuples, c’est sur. Ils se sont “invidualisé” de la société dont ils étaient le produit – mais on parle de la génération des fils, nés dans le communisme et pas des pères qui l’avaient construit. C’est toute l’histoire de la disparition de notion du bien commun dans les années 80 en Europe qu’il faudrait analyser.

L’histoire n’a d’ailleurs pas dit son dernier mot: le jour ou le peuples vont se réveiller, la vengeance risque d’être terrible.

  1. MichelLe 20 août 2015 à 04h50
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    Les dettes publiques sont illégitimes ! Elles doivent être considérées par les Peuples souverains comme étant ” nulles et non avenues ” ! Amen Michel !

    • P. PeterovichLe 20 août 2015 à 12h43
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      Oui, sauf que pour pouvoir dire m… au créancier, le peuple souverain doit d’abord pouvoir s’en passer. Dans le cas de la Grèce, c’est mal barré, à la fois pour des motifs symboliques (volonté de continuer à utiliser la monnaie des pays du nord) et pratiques (incapacité à assurer un excédent primaire, incapacité à sécuriser des réserves de change pour financer les importations).

      • tchooLe 20 août 2015 à 14h46
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        qu’appelles-tu un excédent primaire?
        parce qu’il me semble que la Grèce assure bien un excédent primaire, même beaucoup plus important que n’importe quel pays au monde.

        • bourdeauxLe 20 août 2015 à 19h48
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          en effet le ministère des finances a affiché un excédent de 1.5 mds pour le 1er semestre, MAIS : hors sécu et collectivités locales… ils avaient fait un petit excédent de 0.5% du PIB en 2014, si je me souviens bien.
          nous sommes bien d’accord sur la définition : l’EP est avant charges de la dette, et bien sûr avant remboursement des prêts échus. A ce niveau, nous on est dans le trou de 30 mds environ, ce qui nous autorise à faire la leçon aux grecs…

          link to fr.reuters.com

      • CharlesLe 20 août 2015 à 18h36
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        Non!
        Comme l’explique Eric Toussaint, ce qui a manqué, c’est un plan B, qui réclame, face aux créanciers, un parti qui se batte pour une alternative à la dictature capitaliste.

        Les propositions de Eric Toussaint et de la gauche révolutionnaire grecque n’ont pas manqué, à chaque moment, face aux concession de Tsipras, devenu malheureux gérant des créanciers.

        Tous moments et propositions que j’ai trouvé dans cette mine d’articles: link to anti-k.org

      • LindseyLe 21 août 2015 à 12h22
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        Pour infos la Grece est déjà en excédent primaire. Ce sont les pays membres qui n’ont pas tenues leurs promesses de réduction de la dette si excédent… Ce que la France est incapable de faire tout comme les autres !

    • Patrick LuderLe 20 août 2015 à 16h57
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      Il faut quand même différencier une dette d’investissement (pour créer quelque chose qui devrait rapporter qqch), dette tout à fait saine et compréhensible … de la dette de fonctionnement (s’endetter pour pouvoir continuer à fonctionner), dette impossible à rembourser, un genre de dette qui s’apparente à de la mise en esclavage.

      Donc OUI à la dette d’investissement, mais NON à la dette de fonctionnement !!!

      • bourdeauxLe 20 août 2015 à 20h00
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        Bonjour Patrick luder,
        si vous permettez : foutaise fallacieuse que cette distinction. Lors d’un “entretien” il y a environ 2 ou 3 ans, olivier avait bien démontré qu’au final, le métier d’un état étant d’investir tout le temps, l’investissement finit par être du fonctionnement. En effet, construire un hôpital : investissement ? …mais quand on en construit un chaque année, ça devient du fonctionnement, pour lequel il doit avoir les liquidités nécessaires, sans quoi il passe son temps à accumuler des promesses de paiement qu’il ne pourra pas tenir. Payer des profs, fonctionnement ? …Mais comme c’est sur eux que l’on compte pour nous faire les petits génies de demain, paf ! investissement !
        Pas facile de distinguer entre les deux…

  2. BEYER MichelLe 20 août 2015 à 06h39
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    Dommage, ce sont les 2 mêmes vidéos.
    Reste que, les explications apportées par Eric Toussaint démontrent que jamais Tsipras n’a voulu une suspension de la dette. Il a toujours cru à la bonne volonté des créanciers. C’est une erreur majeure.
    Ceci étant dit, je dois faire mon “mea culpa”. J’ai été de ceux qui pensaient que Tsipras et Varoufakis menaient leur affaire de manière intelligente, compte-tenu du rapport de forces en faveur du maintien dans la zone Euro.
    Je suis surpris de l’opposition manifestée dès le départ contre la commission d’audit par certain comme Varoufakis, mais aussi des forces politiques comme le KKE.

    • social21emeLe 20 août 2015 à 08h00
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      Pour le KKE c’est tout à fait normal, il est dans une opposition frontal au capitalisme, donc pas d’utilité a un audite, il est pour une suppression pur et simple de la dette !

    • lucLe 20 août 2015 à 08h13
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      je ne savais pas pour l’opposition de varoufakis… qu’est-ce qui le dérangeait?

      récemment varoufakis disait “”le plan de Wolfgang Schäuble est de mettre la troïka (l’austérité) partout : à Madrid, mais surtout à… Paris! Paris, c’est le gros lot. C’est la destination finale de la troïka” link to boursorama.com

      • BeceLe 20 août 2015 à 10h08
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        Que le travail de cette commission n’ait pas, ou peu, été utilisé faisait naître des interrogations que beaucoup d’entre nous essayaient de réprimer. La suite de l’histoire doit nous inciter à un éveil critique. Par exemple aujourd’hui, que penser de l’évolution de Varoufakis, un “repenti”? (voir le Monde Diplomatique de ce mois)

        • BEYER MichelLe 20 août 2015 à 15h36
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          Que penser de l’évolution de Varoufakis?
          Une nouvelle fois, Jacques Sapir apporte un éclairage sur le possible futur de ce personnage charismatique:
          link to russeurope.hypotheses.org

      • lucLe 20 août 2015 à 12h31
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        la réponse à ma question est dans la vidéo version longue, à 31 minutes :

        eric toussaint explique que varoufakis étant en 2011 opposé à toute suspension du paiement de la dette, qui aurait renvoyé la grece à l’age de pierre selon lui, il fut donc opposé à l’audit de l’organisation d’éric toussaint étant donné qu’elle allait probablement déclarer illégitime la dette grecque et donc proposer l’arrêt du paiement, comme auparavant ce fut le cas avec la dette de l’équateur (paiement suspendu puis restructuration)

    • Homère d'AlloreLe 20 août 2015 à 11h27
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      BEYER Michel, je rejoins totalement votre analyse et votre sentiment sur ces événements. Je fais partie de “ceux qui y ont cru” et suis encore sous le choc de cette capitulation.

      Je pense, malgré cette vidéo, qu’on ne sait pas tout et que les tenants et aboutissants de cette affaire seront l’objet de recherches historiques lorsque des documents seront déclassifiés et que les acteurs principaux du drame seront morts ou vieillards cacochymes.

    • EricLe 21 août 2015 à 10h43
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      C’est vrai que Tsipras a fait des erreurs majeures.
      Il semblerait qu’il se soit comporté de façon très puéril, comme un enfant qui montre qu’il est obéissant, un gentil garçon quoi !, afin que ses parents se penchent avec bienveillance sur son cas et soient généreux envers lui.
      Mais maman Union Européenne est une sale brute sans empathie pour les plus faibles de sa progéniture.
      En retour des offrandes de Tsipras (dont la continuation du paiement de la dette depuis qu’il est au pouvoir, alors qu’il aurait pu tout aussi bien la suspendre le temps de faire un audit pour voir si elle était légitime ou pas), il s’est pris un gros coup de barre à mine dans la chetron.
      Bien fait pour lui.
      Le peuple grec n’a pas besoin d’un rêveur un peu niaiseux au pouvoir.
      Ceci dit, il y a des informations très intéressantes dans cette vidéo.
      On apprend notamment que deux des conseillers économiques les plus proches de Tsipras sont des économistes proches du… monde bancaire !
      Selon Eric Toussaint, c’est pour cette raison que Tsipras aurait abandonné l’idée de laisser les banques se mettre en faillite et de les nationaliser (l’état protégeant et garantissant les dépôts des grecs).
      Je trouve très étrange qu’un gars de la gauche dite “radicale” soit flanqué de deux conseillers économiques issus du monde bancaire.
      Des infiltrés dans Syriza ?
      Ou bien Tsipras se moque-t-il du monde ?
      Cela me laisse perplexe.
      Autre chose: je découvre un nouvel argument dans cette vidéo qui milite en faveur de la pertinence même du concept de dette illégitime.
      ll évident que ce concept est fondamental pour que les peuples puissent commencer à se délivrer du joug de la finance.
      Eric Toussaint rappelle qu’il a fait l’audit de la dette grecque ( un audit officiel commandité par Athènes ), audit qui révèle que le FMI a prêté à la Grèce dans des conditions qui le plaçait en contravention avec son propre règlement.
      Je suppose que le règlement devait tout simplement dire un truc du genre: on ne prête pas à quelqu’un dont on sait pertinemment qu’il ne pourra jamais rembourser…
      Il faut tout de même rappeler que la crise financière dite des “subprimes”, qui a démarré aux Etats-Unis, était due à des prêts bigrement hasardeux fourgués à une population plus ou moins insolvable (ou du moins qui le deviendrait dès que la bulle de l’immobilier éclaterait).
      Lorsqu’une banque fait n’importe quoi au niveau des crédits qu’elle propose, sa responsabilité est engagée.
      De même, lorsqu’un créancier prête à un état, sa responsabilité est aussi engagée.
      Surtout que, comme l’explique très bien Eric Toussaint dans cette vidéo, les prêts n’étaient pas destinés à être investis dans des infrastructures, ou dans de la formation et développement, mais à sauver les banques grecques, qui elles-mêmes avaient pratiqué le même genre de forcing des crédits que les banques américaines.
      La bulle était donc une bulle des crédits bancaires grecs, et les prêts à la Grèce ont permis de transformer ce problème sous responsabilité du secteur privé bancaire grec, à un problème publique de gestion des dépenses de l’état grec.
      Un formidable tour de passe passe en somme !
      Et bien sûr, cela sauvait les banques françaises et allemandes qui avaient beaucoup prêté à la Grèce.
      Ainsi, dans les années 2010, la Grèce n’a quasiment pas vu la couleur de l’argent des prêts de l’Europe: ce sont les banques privées grecques qui en ont profité, enfin, pas tellement non plus, puisque cet argent a été reversé principalement aux banques européennes !
      Eric Toussaint, dans une autre vidéo, prétend même que personne ne sait si la majeure partie de l’argent des européens est jamais arrivé en Grèce. Il serait possible, selon lui, que cet argent soit allé directement dans les banques françaises et allemandes !
      Voilà, si vous rajoutez à tout cela que l’UE a requis que les prêts à la Grèce dans les années 2010 soient réalisés sous condition que les gouvernements grecs appliquent une politique très austéritaire, qui a mis vraiment mal en point leur économie ( -25% au niveau du PIB, c’est une performance remarquable ! ), le concept de dette illégitime et même odieuse prend tout son sens.

  3. Patrick LuderLe 20 août 2015 à 07h03
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    Les nations modernes ne maîtrisent plus rien, elles ont cédé au privé, au nom de la modernité, l’ensemble des technologies de fonctionnement de nos sociétés dites “modernes”. Si une nation voudrait rependre sa souveraineté au détriment “des marchés” par exemple par une reprise en main complète de sa monnaie, elle devra aussi reprendre en main toutes les technologies desdits “marchés”: énergies, transports, communications, ressources mondiales etc. => ce qui reviendrait effectivement à revenir à l’âge de pierre. Si vous voulez tout ce que les marchés offrent, vous n’avez pas d’autre choix que de vous conformer à ce que les marchés demandent …

    • social21emeLe 20 août 2015 à 08h05
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      Ce que tu nous dits comme moderne et ce que ne cesse de nous répéter les politiques, est une fait un rhabillage de ce qui se faisait depuis la naissance du capitalisme (vers 1700, essor de la bourgeoisie a travers le monde) et jusqu’au 11 novembre 1946 en France et l’entré de 4 ministres communistes au gouvernement. Depuis le 4 mai 1947 et leur départ, la bourgeoisie française (pour nous) ne cesse de rogner tous les acquis à coup de dégradation des organes publique mise en place durant cette courte, très courte période. (Rappel, non les communistes de cette époque n’ont pas fait défiler les chars rouges sur les champs !)

      • Homère d'AlloreLe 20 août 2015 à 11h36
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        N’exagérons rien. Ce n’est pas depuis 1947 que la bourgeoisie cherche à rogner les conquêtes sociales.
        Mais depuis le milieu des années 1970. Plus exactement depuis le 11 septembre 1973, si il faut trouver une date précise.

        Jusqu’à cette période, de nombreuses conquêtes sociales étaient encore possibles. Les accords de Grenelle de 1968 en furent la preuve.

        La “Hochschlacht” clauswitzienne fut la défaite de la grève des mineurs britanniques de 1984-1985.

        Et la chute du bloc soviétique, je vous l’accorde, a précipité les choses en enlevant le contrepoids à L’Empire.

        J’apprécie les analyses du PRCF. Mais dater “le début de la fin” du renvoi des ministres communistes par Ramadier me paraît réducteur.

    • AlfredLe 20 août 2015 à 08h58
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      Effectivement il ne suffit pas de sortir de l’euro et de nationaliser la banque de France et au moins quelques banques (ou plutôt en créer de nouvelles), il faut aussi reconstruire un appareil productif et une indépendance au moins alimentaire. C’est souvent oublie.
      Par ailleurs les secteurs sans véritable concurrence possible (réseau électrique, autoroutes, etc) ne peuvent être que nationalises. Le libre marche ça marche bien pour les petits poids (et encore si les consommateurs ont accès a toutes les informations), pas pour le fret ferroviaire par exemple (l’allocation de la ressource entre compagnies privées ne peut se faire que sur la base de la corruption et renforcer invariablement celle en position dominante). Le libre marche fonctionne mieux pour les secteurs ou le ticket d’entrée est faible (sinon mise en place inéluctable de cartels).

    • gracquesLe 20 août 2015 à 09h05
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      C’est exactement le raisonnement des libéraux ( ou neo) , “l’état ne sait pas faire , place au marché” et prenez les “légers inconvénients” au passage , une variante du”nous vivons dans le meilleurs des mondes possibles ” de Leibniz moqué par voltaire …… pas d’amélioration possible , pas de critique, pas de changement…… sauf ordonné par “le marché”.

      Position idéologique dogmatique (toute position idéologique n’est pas forcement dogmatique) qui ne souffre aucune contradiction car le rapport de force est en sa faveur ( cf Grèce).

      Jusqu’a ce que les “legers inconvenients”…..peut être

    • Patrick-Louis VincentLe 20 août 2015 à 10h36
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      Ce ne sont pas les nations (c’est à dire les peuples) qui ont failli, mais les états, avec, à leur tête, les gouvernements, démocratiquement élus. Les états ont perdu toute crédibilité et les gouvernements toute légitimité, à cause des politiques qui trahissent, élections après élections, leurs promesses électorales.

      Nous vivons la fin des états-nations, reposant sur le leurre de la représentation élective. Cela se fait dans le désordre, bientôt dans le chaos, la violence et l’anarchie.

      Le pouvoir est aujourd’hui dans les mains de la finance apatride, imposant sa volonté par la dette non remboursable, continue, avec comme corolaire des intérêts de plus en plus élevés, que les populations doivent payer par des impôts et des taxes de plus en plus lourds.

      Le point de rupture, qui est proche, sera quand une grande partie de la population devra choisir entre se nourrir ou nourrir la finance. La finance n’ayant pas de visage, ni de nom, comme le rappelait François Hollande lorsqu’il était en campagne, ce sont les politiques et tous les symboles de l’état, dorénavant considéré comme voyou, qui payeront le prix fort.

      Mais il n’y aura pas de retour en arrière (genre Conseil National de la Résistance). Le bébé partira avec l’eau du bain. Les dettes publiques seront effacées, toutes les dettes, celles de l’état, des collectivités locales et de la Sécurité Sociale. L