Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

WWIII : Daesh et Al Quaïda rentrent en France par la voie légale des réfugiés.

Publié le par José Pedro

Réfugiés

Migrants: France et Hongrie affichent leurs différends

© REUTERS/ Bernadett Szabo
LU DANS LA PRESSE
URL courte
Nezavissimaïa gazeta
Crise migratoire (102)
101245150

Alors que les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne se réuniront le 14 septembre pour évoquer le problème de l'afflux de migrants sur le continent, la France et la Hongrie sont déjà en désaccord concernant le traitement des réfugiés.

 

 

Pendant que les ministres des Affaires étrangères des deux pays s'échangeaient des déclarations inamicales, des clandestins d'Afrique du Nord et du Proche-Orient continuaient de franchir en masse les frontières de l'UE.

 

Le problème des migrants sème la discorde chez les représentants politiques européens. La France est indignée par le fil barbelé dressé à la frontière hongroise et serbe pour repousser les migrants. Budapest, de son côté, ne comprend pas la réaction de Paris et répond par des critiques. Selon Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, "certains pays d'Europe de l'est sont excessivement cruels". "La Hongrie fait partie de l'Europe, l'Europe a des valeurs et on ne respecte pas ces valeurs en posant des grillages. La Hongrie ne respecte pas les valeurs communes de l'Europe", a-t-il condamné.

 

La Hongrie est stupéfaite. Le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a qualifié ces accusations de "choquantes et infondées". "Au lieu de tenir ce genre de propos, il serait préférable de se concentrer sur la recherche de solutions communes pour l'Europe", pense le chef de la diplomatie hongroise. Selon ce dernier, "on a l'impression que certains, en Europe, ne comprennent toujours pas que le flux de migrants transitant par les Balkans exerce une forte pression sur la Hongrie".

 

"Un bon Européen et un Européen qui respecte la loi. Les accords de Schengen disposent clairement que tous les membres de l'UE doivent protéger leurs frontières intérieures et les frontières extérieures de l'Union européenne. C'est précisément ce que fait la Hongrie, qui remplit donc ses engagements vis-à-vis de l'Europe", conclut Peter Szijjarto. Désormais l'ambassadeur de France à Budapest devra s'expliquer pour les propos tenus par son ministre de tutelle.

 

Sergueï Fedorov, expert de l'Institut de l'Europe affilié à l'Académie des sciences de Russie, rappelle que la France est également responsable du flux migratoire qui submerge l'Europe. "Ce sont les Français et les Britanniques qui ont bombardé la Libye, causant déstabilisation et anarchie. Ce sont eux aussi qui ont provoqué l'escalade en Syrie en tentant par tous les moyens de renverser Bachar al-Assad, de facto en finançant et en armant l'opposition syrienne dont une partie s'est transformée ensuite en État islamique. Tout cela est revenu comme un boomerang contre la France. Il faut aujourd'hui payer pour cette ligne politique si irresponsable", note l'expert.

 

 

Pendant que les ministres cherchaient à déterminer qui représentait vraiment les valeurs européennes, des migrants trouvaient des brèches dans les grillages de fil barbelé à la frontière serbo-hongroise pour s'introduire en "terre promise". En août, environ 50.000 clandestins auraient franchi cette frontière. Au total, 150.000 migrants ont réussi à s'introduire en Hongrie. Selon l'Organisation internationale pour les migrations, plus de 340.000 réfugiés sont arrivés en Europe depuis le début de l'année.

 

Le Luxembourg, qui préside actuellement l'UE, a annoncé que les ministres de l'Intérieur se réuniraient le 14 septembre pour tenter de trouver une solution commune.

Dossier:
Crise migratoire (102)



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/presse/20150901/1017898282.html#ixzz3kZx0xrn7

Quand les Peuples ne sont plus assez dociles, on les mélanges!                      

Complot secret visant à faire entrer 50 millions d’immigrés africains en Europe

migrants

Plus de 50 millions de « travailleurs » africains vont être invités à venir en Europe dans le cadre d’un accord secret en matière d’immigration, révèle le Daily Express.

Une agence pour l’emploi controversée, payée avec l’argent des contribuables, a ouvert ses portes cette semaine au Mali. Et il ne s’agit là que de la première étape d’un plan visant à favoriser la libre circulation des personnes en Afrique et au sein de l’UE.

Les économistes de Bruxelles déclarent que la Grande-Bretagne et d’autres États de l’UE devront accueillir 56 millions de travailleurs immigrés d’ici à 2050 pour compenser le déclin démographique dû à une baisse de la natalité et à une hausse de taux de mortalité dans l’ensemble de l’Europe.

Le rapport, publié par Eurostat, prévient que l’Europe pourrait avoir besoin d’un grand nombre d’immigrés pour compenser ce nombre insuffisant dans deux ans, si elle veut financer les retraites et le système de santé de sa population vieillissante.

« Les pays à faible taux de fécondité pourraient avoir besoin d’un nombre important d’immigrés dans les décennies à venir, s’ils veulent maintenir la population en âge de travailler à son niveau actuel. Disposer d’une population suffisante en âge de travailler est vital en termes d’économie et de recettes fiscales » poursuit le rapport.

Ce rapport, dont l’auteur [n’est autre que] la députée européenne Françoise Castex, souligne que les immigrés doivent bénéficier de droits juridiques et d’un accès aux aides, notamment aux prestations sociales.

« Il est urgent que les États membres aient une approche apaisée de l’immigration et disent « oui », nous avons besoin de l’immigration…il ne s’agit pas d’une évolution nouvelle, nous devons l’accepter » a déclaré Mme Castex.

Parmi les propositions contenues dans le rapport figure la création d’un système de « carte bleue », sur le modèle de la carte verte américaine, qui prévoit d’accorder aux immigrés des permis de travail et des droits sociaux.

Les titulaires de cette « carte bleue » seraient autorisés à circuler librement au sein de l’UE, et à s’installer dans n’importe lequel des 27 États membres.
La nuit dernière, Sir Andrew Green, de MigrationWatchUK, a estimé que l’Angleterre, ainsi que la Hollande, était déjà le pays le plus peuplé d’Europe.

« En l’état actuel des choses, nous devons construire l’équivalent de sept villes de la taille de Birmingham dans les 25 ans pour accueillir ces immigrés, selon les prévisions des autorités. Une fois de plus, la politique « du même pour tous » de l’UE se traduit par des aberrations. Il serait ridicule d’appliquer ces propositions à la Grande-Bretagne. Les autorités doivent s’assurer que ces permis de travail ne seront pas valides au Royaume-Uni. Au regard des perspectives de récession, la dernière chose dont nous ayons besoin, c’est bien d’une immigration encore plus importante » a-t-il ajouté.

Nigel Farage, chef du parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, a qualifié cette approche de « scandaleuse ». « Plus vite la Grande-Bretagne mènera une politique de contrôle de l’immigration, mieux ce sera » a-t-il estimé.

Ces propositions, qui s’inscrivent dans le cadre du partenariat Afrique-Europe signé en décembre dernier, mettent également en garde contre les effets négatifs d’une immigration massive et préconisent « une meilleure intégration des immigrés africains. »

Le rapport prône également une approche compatissante envers les huit millions d’immigrés illégaux qui vivent d’ores et déjà en Europe.

« Les immigrés illégaux ne doivent pas être traités comme des criminels. Nombre d’entre eux risquent leur vie dans leur quête de liberté ou de moyens de subsistance en Europe. Tant que le niveau de vie au sein de l’UE sera supérieur à celui des pays du sud et de l’est, cette tentation de venir vivre en Europe subsistera, surtout s’il y a des emplois à prendre » souligne le rapport.

Celui-ci estime par ailleurs nécessaire que l’Union européenne aide les autorités africaines à mettre en place des points d’information sur l’immigration « afin de mieux gérer la mobilité de l’emploi entre l’Afrique et l’UE ».

Cela s’est traduit, lundi dernier, par l’ouverture à Bamako, capitale du Mali, d’une agence pour l’emploi. D’autres agences sont appelées à voir le jour dans d’autres pays africains et ultérieurement en Afrique-du-Nord. (…)

Le président français, Nicolas Sarkozy, souhaite mettre en œuvre un plan européen en matière d’immigration avant la fin de la présidence française du Conseil de l’UE à la fin de l’année.

Le ministre français de l’immigration, Brice Hortefeux, a représenté les 27 États membres de l’UE lors de la tournée qu’il a effectuée en Afrique de l’ouest en vue de définir une stratégie en la matière.

La nuit dernière, le ministère de l’Intérieur a déclaré que le Royaume-Uni n’était pas concerné par ce plan européen. (…)

Cette initiative viserait à favoriser les voies de l’immigration légale au sein de l’espace Schengen, dont le Royaume-Uni a choisi de ne pas faire partie.

Sources: Express / Red Ice Creations / Nations Presse,

Secret plot to let 50million African workers into EU

MORE than 50 million African workers are to be invited to Europe in a far-reaching secretive migration deal, the Daily Express can reveal today. 

LABOUR MARKET Millions of Africans could get the green light to head to Europe in search of jobsLABOUR MARKET: Millions of Africans could get the green light to head to Europe in search of jobs

A controversial taxpayer-funded “job centre” opened in Mali this week is just the first step towards promoting “free movement of people in Africa and the EU”.

Brussels economists claim Britain and other EU states will “need” 56 million immigrant workers between them by 2050 to make up for the “demographic decline” due to falling birth rates and rising death rates across Europe. 

The report, by the EU statistical agencyEurostat, warns that vast numbers of migrants could be needed to meet the shortfall in two years if Europe is to have a hope of funding the pension and health needs of its growing elderly population.

It states: “Countries with low fertility rates could require a significant number of immigrants over the coming dec­ades if they want to maintain the existing number of people of working age. 

“Having sufficient people of working age is vital for the economy and for tax revenue.” 

The report, by French MEP Francoise Castex, calls for immigrants to be given legal rights and access to social welfare provision such as benefits. 

Ms Castex said: “It is urgent that member states have a calm approach to immigration. To say ‘yes’, we need immigration … it is not a new development, we must accept it.” 

The proposals include the creation of a “blue card” system, based on the American green card, that provides full working and welfare rights. 

Blue card holders would be entitled to move freely across the EU, setting up home in any of the 27 member states. 

Last night Sir Andrew Green, of Mig­rationWatchUK said: “Eng­land, with Holland, is al­ready the most crowded country in Europe.

“As it is, we have to build the equivalent of seven cities the size of Birmingham over 25 years for the immigrants the Government already expects.  

“Yet again the ‘one-size-fits-all’ policy of the EU produces absurd results. These would be ridiculous proposals if they were applied to the Britain. 

“The Government must ensure that these work permits are not valid for the UK.

“Higher levels of immigration are the last thing we need with a recession approaching.” 

And Shadow Home Sec­retary Dominic Grieve said: “When ministers are talking tough about efforts to control immigration, they need to provide a clear explanation that national policy is not being undermined through the backdoor in Brussels.” 

The UK Indepen­dence Party leader Nigel Farage attacked the move as “an outrage”. He said: “The sooner Britain gets back control of immigration policy, the better.”

The proposals –  part of the Africa-EU Partnership signed in Portugal last December – also warns of the negative effects of mass immigration and calls for “better integration of African migrants”. 

It calls too for a compassionate approach to the eight million illegal immigrants already living in the EU. 

It states: “Irregular migrants must not be treated like criminals. Many risk their lives seeking freedom or the means

of subsistence in Europe. As long as the EU has a higher standard of living than those countries to its south and east, the temptation to come will exist – especially if there are jobs to be had.”

The declaration calls on the EU to assist African governments to set up migration information centres “to better manage labour mobility bet­ween Africa and the EU”.

The first was the job centre opened in Bamako, capital of Mali, on Monday. Other centres are expected to open soon in other west African states and later in north Africa.

Yesterday the Daily Express revealed that, in an apparent contradiction of immigration policy, thousands of migrants – like Kanoute Tieny from Mali – are being given up to £5,500 in grants by the EU to return home to Africa.

French president Nicolas Sarkozy wants to implement an EU-wide immigration plan by the end of the year when he stands down as head of the Council of the European Union.

This body implements policy proposed by the European Commission and discussed by the European Parliament. 

French immigration minis­ter Brice Hortefeux has represented all the 27 EU states, including Britain, in a succession of whirlwind tours through west Africa to help create a strategy.

Last night the Home Office said the UK had nothing to do with this EU plan.

A Border Agency spokesperson said the initiative is aimed at promoting legal migration routes in the Schengen area of the EU which the UK opted out of. The area includes most but not all member states.

“We therefore retain full control of our own borders and our asylum system.”

 

migrantsGetty

Italy, France and Germany have called for an urgent review into EU migrant rules

The Italian foreign ministry confirmed today the trio have signed a document which says the current migrant crisis in Europe has "clearly shown the limits and defects" of the rules on asylum and they need to be re-assessed.

Signed by foreign ministers of the three countries, the document calls for a "strong response to the crisis" which has seen tens of thousands of migrants coming to the EU over the past few months as they escape war-torn countries such as Syria, Iraq and Afghanistan.

The three European heavyweight nations want the document to be discussed at a meeting of EU foreign minister in Luxembourg this Friday and Saturday.

 

Their agreement came as politicians across Europe came out with damning remarks about the UK's reaction to the migrant crisis - but David Cameron is insisting the root of the problem in the Middle East needs to be tackled to quell the influx.

Stephan Mayer, a spokesman for Angela Merkel's Christian Democrats, said Britain's stance could damage Mr Cameron's hopes of successfully renegotiating its EU membership and could damage relations between the two close countries.

david cameronGetty

David Cameron has been criticised over his handling of migrants

Mr Mayer said: "I have always had sympathy and understanding for the British role in the EU and the demands for renegotiation.

“But we are now in such a huge humanitarian catastrophe, I do not have any sympathy or understanding for one-country-orientated positions.

"If the British Government is continuing to hold this position that Great Britain is out of the club in this big task in sharing the burden, certainly this could do some harm to the bilateral British-German relationship, and certainly also to David Cameron's ambitions to be successful in the renegotiation."

Werner Faymann, the Austrian chancellor, also said the UK needed to accept a greater share of the asylum seekers flooding into the EU if it wants support from fellow members on EU reform.

He said: “The next financial framework negotiations are coming up.

“When I think of the British, who have their own catalogue of demands, why should we do anything for them? Because, you have to say, solidarity is not a one-way street.”

Mr Cameron reacted today to the Austrian and German viewpoints, as well as British Labourleadership candidate Yvette Cooper's call for the UK to take in 10,000 more refugees, which has been backed by her rival Andy Burnham.

The Prime Minister said: "We have taken a number of genuine asylum seekers from Syrian refugee camps and we keep that under review, but we think the most important thing is to try to bring peace and stability to that part of the world.

"I don't think there is an answer that can be achieved simply by taking more and more refugees."

woman with crying babyGetty

Migrants arriving in Greece on Tuesday

He said Britain was focusing on stabilising and improving the countries where migrants and refugees come from. 

He highlighted action the Government is taking to improve security at the French port of Calais where the now famous Jungle Camp is home to thousands of migrants attempting to get through the Channel Tunnel to Britain.

He said: "We are taking action right across the board, helping countries from which these people are coming, stabilising them and trying to make sure there are worthwhile jobs and stronger economies there.

"We are obviously taking action at Calais and the Channel, there's more that we need to do and we are working together with our European partners as well. These are big challenges but we will meet them."

Des choses que l’on sait beaucoup moins à propos de l’énorme vague migratoire en Europe

Publié par wikistrike.com sur 1 Septembre 2015, 14:22pm

Catégories : #Social - Société

Des choses que l’on sait beaucoup moins à propos de l’énorme vague migratoire en Europe

L’exode de Libyens, Syriens et Irakiens de ces derniers jours, rappelle l’époque des grandes migrations au début du Xe siècle en Europe, à travers les frontières maritimes de l’Espagne, la Grèce et l’Italie, puis la traversée des frontières de la Macédoine, la Serbie et la Hongrie, à destination de l’Allemagne, l’Autriche et la Suède. Personne ne peut arrêter cette immense vague de centaines de milliers d’immigrés qui submerge l’Europe, probablement parce qu’il s’agit d’une opération bien organisée par quelqu’un qui aurait un objectif de politique étrangère, en générant une crise humanitaire, avec à la clé la perte de vies de personnes innocentes.

 

Il a été estimé que pour chaque personne qui vient en Europe en tant que réfugié, le prix minimum à payer est de 3.000 euros et atteint 7 000-14 000 euros. Dans un cas comme celui-ci, il est nécessaire d’établir des liens solides avec d’innombrables réseaux illégaux de traite d’êtres humains. Qui paye, parce que les immigrants sont pauvres, et l’entreprise est bien organisée, nécessitant un financement de dizaines de millions d’euros ? Le quotidien autrichien « Info Direkt », citant un rapport des services de renseignements militaires, a identifié des organisations non gouvernementales des États-Unis qui financeraient le trafic de migrants vers l’Europe. Plus précisément, il s’agirait d’ONG créées par le Département d’Etat américain et celles du milliardaire juif américain George Soros, père d’une autre organisation bien connue, Human Rights Watch.

 

Le Général Constantin Degeratu, ancien chef d’état-major de l’armée roumaine et conseiller du président sur la sécurité nationale, affirme que la Russie est à l’origine de la vague migratoire, parce que la Russie aurait fourni des armes au régime de Bachar al-Assad, empêchant l’ensemble du territoire Syrien de se transformer en un califat ISIS. La Russie tenterait de culpabiliser l’Union Européenne qui a été prise au dépourvu par la vague d’immigrants, étant occupée à organiser de vastes manœuvres militaires en réponse à une menace hypothétique de la Russie. « Ce qui se passe actuellement est une composante de cette agression non-démocratique en Orient par la Russie contre l’Union Européenne » conclut le général Degeratu dans la presse Roumaine.

http://Adevarul.ro/international/Europa/Adevarul-Live-generalul-Degeratu-despre-Criza-imigrantilor-Rusia-CEA-genereaza-Criza-acestei-migratii-excesive-1_55e05dbdf5eaafab2c014a6e/index.html

Le détail le plus intéressant qui ne peut être expliqué est : pourquoi les migrants contournent-ils les riches califats du Golfe : Arabie Saoudite, Koweït, Emirats Arabes Unis, Qatar, Oman ? Ces endroits enregistrent le plus haut niveau de vie dans le monde et les immigrés peuvent s’intégrer beaucoup plus facilement, parce qu’ils parlent la même langue et partagent la même religion.

 

Pour essayer de répondre à ces questions, sans passer par la propagande lancée par les clichés américains, il faudrait tout d’abord identifier la source de ce qui a causé la catastrophe dans certains des États qui fournissent ces immigrants. Saddam Hussein a été un obstacle pour la politique étrangère américaine dans la région du Golfe et ils l’ont éliminé par une invasion militaire. Cela n’avait aucune importance que l’Irak fût une république laïque dotée d’un système éducatif gratuit de type européen, avec un réseau avancé d’assistance médicale gratuite. En agissant comme ils l’ont fait, avec une cruauté portée à son paroxysme, les Etats-Unis ont voulu donner un exemple au monde entier.

 

Après avoir détruit tout ce qu’ils pouvaient détruire en Irak, ils ont mis en place une administration corrompue, composée de leurs serviteurs. Ils ont spécialement sélectionné des personnes incapables de faire face au nouveau phénomène de djihadistes ISIS provenant de Syrie et créé avec l’aide de l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie…. Le rôle d’ISIS est d’effacer tout sur la surface de la terre (vestiges historiques, traditions, objectifs économiques, progrès et civilisation).

 

Les Etats-Unis ont soutenu le « printemps arabe » en 2011, dont les objectifs coïncidaient avec les intérêts américains dans la région, c’est-à-dire la destitution de Kadhafi en Libye et de Bachar al-Assad en Syrie. La narrative était la « démocratisation » de ces pays, alors que les califats féodaux subordonnés aux Etats-Unis (Arabie Saoudite, Koweït, Émirats Arabes Unis, Qatar, Oman) ne satisfaisaient pas 10 % des règles démocratiques de la Syrie et la Libye.

L’imposition d’une zone d’exclusion aérienne en Libye signifiait la destruction des forces armées et la prise de pouvoir dans ce pays par les hordes islamiques, spécifiquement recrutés par des services secrets occidentaux pour transformer la Libye en un pays en ruines. À cette opération ont participé les Etats-Unis et ses satellites : France, Angleterre, Belgique, Pays-Bas, Canada, Danemark, Italie, Norvège, Espagne, Turquie (tous les membres de l’OTAN), Jordanie, Qatar, Émirats Arabes Unis et Suède. Quatre ans après la « démocratisation » de la Libye, le pays reste un théâtre de lutte pour le partage du pouvoir entre les gangs formés par les États-Unis pour renverser Kadhafi.

 

Ce que les Libyens ont gagné dans la « démocratisation » imposée par les américains, se voit avec les vagues de migration vers l’Europe. Mais le plus important est ce que les Libyens et les Syriens ont perdu à cause de l’imposition des intérêts américains dans leur pays.

580ec6e22c8909e49df20c679c74d1c3_XL

La Libye sous Kadhafi n’avait aucune dette. Le prix du litre d’essence en Libye était 0,14 dollars, alors qu’en France il était de 1,77 dollars. Le prix du pain en Libye était 0,15 USD. L’enseignement public était gratuit et un citoyen libyen admis dans une université étrangère recevait une bourse d’état de 2 500 DOLLARS et une voiture neuve. Le système médical était libre, une infirmière étant payée au moins 1 000 $ par mois.

4762528072_d5bf21e916_b

Dans tout le pays, il y avait un vaste réseau de magasins pour familles nombreuses, où les prix étaient symboliques. Pour chaque enfant qui naissait, la famille recevait une aide matérielle de 7 000 dollars. Les jeunes mariés percevaient 64 000 dollars de l’État libyen pour acheter un logement, chaque famille ayant son propre domicile. Les intermédiaires dans la vente immobilière avait été interdits par la Loi. En Libye, il n’y avait pas d’impôts sur les biens immobiliers (maisons, appartements) et l’électricité fournie aux ménages était gratuite.

1080528423_36fa5a4b86_o

L’allocation de chômage était autour de 750 dollars. Chaque entrepreneur qui créait une entreprise recevait une subvention de l’état de 20.000 dollars, en un seul versement. Les citoyens libyens recevaient des prêts de l’Etat, sans intérêt. En 40 années de « dictature » Kadhafi, la population de la Libye avait augmenté de 3 fois, la mortalité infantile avait chuté de 9 fois et l’espérance de vie était passée de 51,5 ans à 74,5 ans. Toujours durant cette « dictature » Kadhafi, les noirs des pays du Sud de la Libye, avaient obtenu des droits égaux aux autres citoyens libyens.

 

Valentin Vasilescu

NUCLÉAIRE IRANIEN

C’est l’accord ou la guerre, dit Obama

6 août 2015 | Philippe Orfali Avec Agence France-Presse | États-Unis
Barack Obama a prononcé son long discours à l’Université américaine de Washington.
Photo: Alex Wong Agence France-PresseBarack Obama a prononcé son long discours à l’Université américaine de Washington.

Face à la menace de rejet de l’accord sur le nucléaire iranien des républicains, Barack Obama durcit le ton. Pour la première fois, le président des États-Unis a brandi mercredi le spectre d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient, en cas d’échec de l’accord.

 

Il jubilait il y a quelques semaines à peine au moment d’annoncer cette entente, qui limite les ambitions nucléaires de Téhéran en échange de la levée progressive et réversible des sanctions qui étouffent son économie. Mais mercredi, les traits tirés, le président a insisté sur l’urgence d’agir afin de l’officialiser, alors que les républicains du Congrès songent sérieusement à s’y opposer.

 

« Un rejet de l’accord par le Congrès laisserait toute administration américaine absolument déterminée à empêcher l’Iran de se doter d’une arme nucléaire face à une seule option : une autre guerre au Moyen-Orient. Je ne dis pas cela pour être provocateur. C’est un fait », a martelé M. Obama.

 

Si le Congrès en vient à « tuer cet accord »« la crédibilité des États-Unis comme leader diplomatique, la crédibilité des États-Unis comme ancre du système international » sera « perdue », a également affirmé le président, dans un long discours défendant l’accord conclu entre Téhéran et les grandes puissances le 14 juillet.

 

Le ton « alarmiste » de M. Obama a été dénoncé peu après par le président du Parti républicain, Reince Priebus. Selon lui, le président démocrate « devrait avoir honte »d’utiliser un tel ton alors que les parlementaires en sont à étudier le bien-fondé de l’entente.

 

Guerre de mots

 

Chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques, l’expert de la politique américaine Rafaël Jacob donne en partie raison au leader républicain. Si le projet du président subit l’échec au Congrès, M. Obama pourra toujours invalider le vote en imposant son veto présidentiel, rappelle-t-il.

 

Oui, le Congrès pourrait lui-même casser ce veto si suffisamment de démocrates contre l’accord décident de se ranger derrière les républicains, deux tiers des votes étant nécessaires, mais cela semble peu probable selon lui, vu l’importance historique de ce traité ayant mis fin à 12 ans de crise diplomatique.

 

« Ce discours est une tentative de répliques à plusieurs des critiques de l’accord, qui disent que l’accord va mener tôt ou tard à la guerre parce que l’accord permettrait à l’Iran d’obtenir la bombe. Obama affirme l’inverse. Or, la réalité, c’est qu’on ne le sait pas et qu’il s’agit d’abord et avant tout de spéculations », affirme Rafaël Jacob.

 

M. Obama l’a lui-même concédé, la levée des sanctions laisse à Téhéran le champ libre sur la gestion de son économie. Une partie des fonds débloqués par la levée des sanctions pourra ainsi être consacrée à des « activités terroristes », a-t-il reconnu, faisant écho aux arguments de ses détracteurs. Mais pour le président américain, l’essentiel de l’argent devra être consacré par les autorités iraniennes à améliorer la situation de la population, qui a souffert de plusieurs années d’asphyxie économique en raison des sanctions.

 

Même « un régime aussi répressif que l’Iran ne peut ignorer les espoirs » suscités parmi la population, a-t-il estimé.

 

Lors de son long discours prononcé à l’Université américaine de Washington, Barack Obama a défendu le caractère historique et pacifique de l’accord, estimant que ce débat était pour les élus « le plus conséquent » depuis le vote sur la guerre en Irak, en matière de politique étrangère.

 

Le débat sur l’accord de Vienne a considérablement refroidi les relations entre les États-Unis et Israël, qui estime sa sécurité menacée. Barack Obama n’a pas ménagé son allié durant le discours, désignant Israël comme étant le seul pays à s’être publiquement exprimé contre l’accord.

 

« Toutes les nations du monde qui se sont publiquement exprimées, à l’exception du gouvernement israélien, ont apporté leur soutien » au texte, a affirmé Barack Obama dont le discours était retransmis et traduit en hébreu à la radio publique israélienne.

 

Réitérant les engagements de son chef de la diplomatie, John Kerry, qui a âprement négocié le texte, Barack Obama a promis d’être ferme à l’égard des Iraniens, malgré cet accord. Si l’Iran triche sur le nucléaire, « nous pourrons les attraper et nous le ferons », a-t-il déclaré.

Dans une série d’articles l’écrivain Michel Collon s’apprête à examiner les implications d’un étonnant discours d’Obama, prononcé le 5 août et curieusement passé sous silence par les médias alors qu’il met en garde contre de possibles catastrophes.

L’irrésistible déclin des USA

« La diplomatie ou la guerre. Bientôt. » Obama alerte : certains aux USA veulent attaquer l’Iran. D’où risque de conflit mondial impliquant Russie, Chine et Europe. Ceci déstabiliserait le système financier occidental. Que fera le prochain président ?

« Un rejet par le Congrès de l’Accord avec l’Iran ne laisserait à l’administration US (…) qu’une seule option : une nouvelle guerre au Moyen-Orient. » « L’Iran est un pays quatre fois plus grand que l’Irak, et trois fois plus peuplé. » « Le choix auquel nous faisons face est finalement entre la diplomatie et une certaine forme de guerre. Peut-être pas demain, ni dans trois mois, mais bientôt. » « Le système financier US serait forcé de rompre avec la Chine, principal acheteur de notre Dette. »

Au Congrès, le 8 septembre, les républicains bloqueront l’accord avec l’Iran. Mais Obama peine même à rallier certains démocrates. L’élite des Etats-Unis apparaît très divisée sur la stratégie à adopter. Est-ce nouveau ?

Pas du tout. Cette division est apparue vers 2000. Au départ, un constat commun aux démocrates et aux néoconservateurs : les Etats-Unis sont en déclin. Dans son livre sur la stratégie impériale des Etats-Unis The Grand Chessboard, probablement le plus influent des cinquante dernières années, Zbigniew Brzezinski, ancien responsable de la politique internationale sous Carter, se montrait pessimiste : « A long terme, la politique globale sera de moins en moins propice à la concentration d'un pouvoir hégémonique dans les mains d'un seul Etat. L'Amérique n'est donc pas seulement la première superpuissance globale, ce sera très probablement la dernière. » (p. 267) 

La raison ? « Le pouvoir économique risque aussi de se disperser. Dans les prochaines années, aucun pays ne sera susceptible d'atteindre 30 % environ du PIB mondial, chiffre que les Etats-Unis ont maintenu pendant la plus grande partie du 20ème siècle, sans parler de la barre des 50 % qu'ils ont atteinte en 1945. Selon certaines estimations, l'Amérique (…) retomberait à 10-15 % d'ici l'an 2020. » (p. 267-8) Pour rester la seule superpuissance, Brzezinski proposait donc un « impérialisme intelligent » : diviser les puissances rivales et les empêcher de former un front commun.

Très opposés aux stratégies de Brzezinski, les néocons guidant George W. Bush proposaient par contre une stratégie de guerre généralisée (qui utilisera le 11 septembre comme justification). Cependant, leur plate-forme du Project for a New American Century (PNAC), élaborée entre 1997 et 2000, n’était guère plus optimiste : « Actuellement, les Etats-Unis ne rencontrent aucun rival mondial. La grande stratégie de l'Amérique doit viser à préserver et étendre cette position avantageuse aussi longtemps que possible (...) Préserver cette situation stratégique désirable dans laquelle les Etats-Unis se trouvent maintenant exige des capacités militaires prédominantes au niveau mondial. ».

Analysant ces deux options à la veille de la présidence Obama, nous écrivions en 2008 : « De toute façon, cet Empire ne deviendra pas pacifique. Tôt ou tard, il relancera des guerres à la Bush. Parce qu'en fait, l'élite US pratique un cycle d'alternance entre les deux options... » Huit ans plus tard, allons-nous assister à une nouvelle alternance ? Pour comprendre la situation, nous allons examiner les différentes pièces du puzzle : Chine, Iran, Russie, Europe…

D’« anciens » militaires français parmi les jihadistes de Daesh

D’« anciens » militaires français parmi les jihadistes de Daesh

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a confirmé les informations de Radio France International selon qui une dizaine d’« anciens » militaires français combat actuellement aux côtés des jihadistes. Il a en outre précisé qu’il s’agissait là de cas extrêmement rares.

Dans ce cas comme dans les précédents, tous les « anciens » militaires français impliqués aux côtés des jihadistes étant soit des légionnaires, soit des membres de la DGSE, le ministre aurait pu diligenter une enquête administrative sur le recrutement de jihadistes au sein de ces deux unités. Il n’en a rien fait.

Pour notre part, nous confirmons que ces « anciens » militaires n’obéissent plus au ministère de la Défense, mais sont en mission de l’Élysée, à la demande expresse du général Benoît Puga, chef d’état-major du président de la République (photo).

Déjà, en février 2012, 19 militaires français avaient été arrêtés en Syrie alors qu’ils encadraient les jihadistes de l’« Armée syrienne libre » [1]. Ils avaient été relâchés en deux fois dans le cadre d’un accord politique conclu avec le président Sarkozy lors de la libération de Baba Amr où la France avait installé un Émirat islamique. Venu accueillir lui-même à la frontière syro-libanaise les premiers prisonniers relâchés, l’amiral Édouard Guillaud, chef d’état-major des armées françaises, avait prétendu qu’il s’agissait d’« anciens » légionnaires. Cependant, le matériel de communication Otan dont ils disposaient lors de leur arrestation ainsi que les honneurs qui leur furent rendus par l’amiral attestent qu’il n’en était rien.

En janvier 2014, la France et la Turquie avaient armé al-Qaïda pour attaquer l’Émirat islamique en Irak et au Levant (ÉIIL), ainsi que l’atteste un document présenté par l’ambassadeur de Syrie à l’Onu et dont l’ambassadeur de France Gérard Araud n’a pas contesté l’authenticité [2]. Il s’agissait alors d’empêcher le plan états-unien de création d’un Kurdistan indépendant en Irak et au Nord de la Syrie. Mais à la suite d’un accord avec les États-Unis, en mai 2014, la France cessait les hostilités contre l’ÉIIL et envoyait un encadrement militaire. En juin 2014, l’ÉIIL devint l’Émirat islamique (Daesh), proclama le califat et nettoya ethniquement une partie de l’Irak. Durant les bombardements de la Coalition anti-Daesh, Paris et Washington veillaient à repousser les islamistes sur la ligne qui leur avait été attribuée (plan Wright), sans leur infliger de perte substantielle. Quoi qu’il en soit, en novembre 2014, les États-Unis profitaient de cette opération pour éliminer David Drugeon, que la presse états-unienne présentait avec insistance comme un officier de la DGSE incorporé au sein d’al-Qaïda [3].

Les derniers anciens militaires français tués lors de combats contre l’armée de la République arabe syrienne l’ont été en avril 2014, alors qu’ils attaquaient le village chrétien de Sadniyé à la tête d’éléments d’al-Qaïda. Une dizaine de corps avaient été retrouvés portant chacun notamment un drapeau français tatoué à l’épaule.

[1] « La débâcle de Syrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 avril 2012.

[2] Lire l’intervention de Bachar Ja’afari in « Résolution 2165 et débats (aide humanitaire en Syrie) », Réseau Voltaire, 14 juillet 2014.

[3] David Drugeon était probablement l’officier traitant des Frères Kouachi responsables du massacre de Charlie Hebdo. Cf. « Selon McClatchy, Mohammed Mehra et les frères Kouachi seraient liés aux services secrets français », Réseau Voltaire, 9 janvier 2015.

http://www.voltairenet.org/article186490.html

Depuis plusieurs mois, j’écris sur les signes de coopération – généralement à un premier niveau local – entre les groupes appartenant à Al Qaïda et d’autres qui ont prêté allégeance à l’Etat Islamique (Daesh). Cela peut paraître contre-intuitif que ces deux entités, qui  se sont mutuellement accusées d’avoir assassiné leurs leaders respectifs, s’engagent dans un reniement mutuel et tout-à-fait connu du public, et alors qu’ils se combattent l’un l’autre ouvertement, dans certains secteurs, puissent travailler ensemble. Mais on relève des preuves croissantes de ces convergences localisées entre les deux organisations, particulièrement au Liban, en Syrie et en Tunisie. Savoir si cela peut se transformer en quelque chose de plus complet (alliance globale ou fusion) reste peu évident à discerner. 

La coopération entre l’Etat Islamique (Daesh) et le Front al Nusra (la branche syrienne d’al Qaïda) a, d’abord, été mentionné au cours des combats au Liban, l’été dernier, et au début de l’automne 2014. Les observateurs ont commenté la nature inhabituelle de cette collaboration, étant donnée l’hostilité notoire entre les deux groupes, mais ils restaient dans l’incertitude, quant à savoir s’il s’agissait d’une alliance temporaire ou d’un réel changement de cap, de la part de ces organisations. 

En début novembre 2014, des sources multiples ont fait état d’une rencontre à haut-niveau entre le Front Al Nusra et Daesh. Il y a eu aussi de nombreux rapports attestant que les deux groupes ont travaillé ensemble pour attaquer les forces modérées de la résistance syrienne ( bien que d’autres rapports démentaient ces assertions). A la suite de heurts entre les deux groupes au Liban, un nouvel accord aurait été signé entre les commandants d’un groupe local de Daesh et du Front al Nusra, de façon à diviser le territoire disputé en deux zones d’influence. 

La coopération la plus significative, à ce jour, a concerné les combats autour de Damas. Dans le Qalamoun, au nord de la capitale, on a relevé de nombreux rapports de relations occasionnelles entre les deux groupes, au cours de ces 7 derniers mois. Le dernier reportage suggère que les deux entités ont, à nouveau, décidé d’une trève et de collaborer lorsqu’ils combattent « l’agresseur ennemi », c’est-à-dire le Hezbollah ou le régime syrien. Ce qui est intéressant, c’est que cela se produise, malgré les efforts de certains délégués, envoyés par l’Etat Islamique (Daesh), afin de consolider le pouvoir du groupe dans la région, au détriment des concurrents et rivaux. 

Le chef du groupe local d’Al Qaïda a refusé de rejoindre Daesh et il a été désavoué comme appartenant à « une secte d’infidèles et d’apostats », par l’un des représentants de Daesh. Cela aurait dû empêcher tout compromis ou toute coopération entre les groupes et, pourtant, cela a continué. 

IS-fighters-in-Yarmouk-Camp.jpg

 

 Les combattants de Daesh dans le camp de Yarmouk à Damas : c’est encore une autre zone apparente de coopération, et même plus proche de Damas. Après des rapports initiaux disant que le camp de réfugiés palestiniens avait été attaqué et pris par Daesh, les reportages suivants ont prétendu qu’il avait été pris grâce à  un assaut conjoint du Front al Nusra et de Daesh. Lorsqu’un chef du Front al Nusra impliqué dans l’offensive a été accusé d’avoir rejoint Daesh, il a démenti cette rumeur et renouvelé son allégeance au chef du groupe, Abu Muhammad al-Jawlani (en le nommant, de façon significative, “Emir d’al-Qa’ida sur la Terre de Sham [Syrie]”). Comme il l’a expliqué, le Front al Nusra conçoit que son devoir lui interdit d’être impliqué dans aucun combat interne et, l’oblige, plutôt, à travailler pour « aider » les civils opprimés. 

 

Cet aperçu sur la coopération entre Al Qaïda et Daesh s’avère, peut-être, bien plus révélateur en Tunisie. Il y a quelques semaines, j’ai réalisé une analyse plus approfondie de l’attentat contre le Musée du Bardo et de ce qu’il nous dit de la relation entre les deux groupes, mais il suffit de dire, ici, qu’il existe des preuves grandissantes que l’attaque semble bien avoir été, tout comme l’assaut contre Charlie-Hebdo, une opération conjointe des deux groupes de Daesh et d’Al Qaïda. Aussi terrible que cette attaque a pu être, cependant, cela peut n’être qu’un échantillon de quelque chose de bien plus sinistre : une zone complète du Grand Moyen-Orient, où Al Qaïda et Daesh sont en train de converger, plutôt qu’ils ne rivalisent. 

Ifriqiyah-Media.jpg

Ifriqiyya Media

Ifriqiyya Media, qui a  juré fidélité à Daesh en novembre, continue, pourtant, de publier du matériel d’Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI),  en distribuant un communiqué, récemment, où il explique ce qu’est la relation entre les divers groupes djihadistes tunisiens. Selon ses termes, les Brigades ‘Uqba bin Nafi’ font partie d’AQMI ; Jund al-Khilafah et l’Avant-Garde du Jund al-Khilafah ont prêté allégeance à Daesh ; et Tawhid wa-l-Jihad est complètement indépendant. En dépit de ces différences d’affiliation, ces groupes ne connaissent aucune controverse ni d’autres problèmes, entre eux et « coopèrent pour mener certaines actions« . Il est aussi significatif que « L’Avant-Garde de Jund al-Khilafah » soit décrit par Ifriqiyya Media comme le groupe spécifiquement mis sur pied par Daesh, afin de créer une « province » de l’Etat Islamique en Tunisie. 

Analytiquement, il est clair que cette coopération entre Daesh et Al Qaïda possède trois caractéristiques : d’abord, c’est un phénomène local qui ne signale pas nécessairement un changement dans la relation entre les organisations globales. Ce serait une bonne nouvelle, bien qu’il soit important de stipuler que l’état actuel de la coopération n’empêche pas un élargissement de la collaboration jusqu’à ce qu’elle intègre une portion substantielle – voire la globalité – des réseaux d’Al Qaïda et de Daesh. Si cela devait arriver, il est difficile de comprendre comment ce stade final pourrait être différant, en substance, de la réalisation d’une trève et d’un accord de coopération entre les cercles dirigeants des deux groupes. 

Il est aussi évident que même l’actuelle coopération locale ne reflète pas la volonté qui se manifeste à la tête de Daesh. Abu Bakr al-Baghdadi a annoncé, en Novembre 2014, « l’annulation » de tous les groupes djihadistes locaux, sur les terres où les hommes lui avaient juré fidélité, la création de provinces sur ces territoires, afin de remplacer les anciens groupes et la nomination de nouveaux commandants (walis) pour les diriger.

Il a, aussi, exhorté tous les djihadistes à rejoindre les groupes qui lui avaient juré fidélité. La discussion ci-dessus démontre que, durant le même laps de temps, des représentants ont été chargés – au moins en Syrie et en Tunisie et peut-être ailleurs – de rendre cet ordre effectif. Pourtant, des groupes locaux de Daesh ont choisi de poursuivre leur coopération avec les groupes locaux d’Al Qaïda.

D’un autre côté, Zawahiri et le cercle dirigeant des branches d’Al Qaïda (c’est-à-dire AQPA et AQMI) n’ont, apparemment, pas émis de telles exigences et n’ont pas hésité à travailler étroitement avec des groupes qui avaient juré fidélité à Daesh. 

Finalement, cette coopération s’est scellée sur des zones où les deux groupes peuvent s’entendre, par exemple, contre des ennemis communs (comme le régime syrien). Malheureusement, le point sur lequel il peuvent s’entendre, c’est, par définition, des situations où il s’agit d’attaquer des ennemis extérieurs (comme la France, des touristes étrangers et les Etats-Unis, et sans aucun doute Israël).

C’est ce qui m’amène au troisième point. Dans un texte précédent, j’ai spéculé sur le fait qu’il est possible que l’intervention américaine en Irak et en Syrie puisse avoir pour résultat de provoquer le fait qu’Al Qaïda et Daesh externalise leur rivalité. Ce qui correspondrait, plutôt que se combattre l’un l’autre, qu’ils puissent être en mesure de se mettre d’accord pour combattre les Etats-Unis et leurs alliés et, par conséquent, de coopérer dans le seul but de nous tuer, plutôt que de s’entretuer. Les exemples mis en lumière dans cet article suggèrent que c’est bien, en fait, ce qui pourrait survenir. 

parade

siteintelgroup.com

Par : Mary Habeck vendredi 17 Avril 2015 en : Jihad 

Adaptation : Marc Brzustowski.

Syrie: les réfugiés syriens sont essentiellement des opposants (anti-Assad) et des activistes (terroristes?) (HCR).

 
G020915

11:00 -
 "Depuis octobre 2013, le HCR reconnaît la quasi-totalité des Syriens qui quittent le pays d’emblée comme des réfugiés, qu’ils aient obtenu le statut ou non : les opposants, les activistes, les civils, les journalistes, les Kurdes, tous les groupes religieux sans exception. Les seules personnes à ne pas être considérées comme des réfugiés sont celles qui ont participé à des violences – attaques, viols, prises d’otage" rapporte Le Monde.
~~~~~~~~~~~~~~
Réfugiés syriens : la Turquie, le Liban et la Jordanie en première ligne

Par Pierre Breteau pour Le Monde, le 2 Septembre 2015

Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 2 Septembre 2015

 
_________***_________

Ce sont plus de 4 millions de réfugiés syriens que le HCR (Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) a pris en charge depuis avril 2011 au Proche-Orient.
En août 2015, c’est la Turquie qui en accueillait le plus grand nombre, avec près de 2 millions de personnes – pour 74,9 millions d’habitants –, suivie par le Liban où se sont réfugiés 1,1 million de Syriens – pour seulement quatre fois plus d’habitants dans le pays. 

Si les Syriens ont commencé à affluer vers les pays limitrophes dès 2011c’est en 2013 que leur nombre explose, passant de 133 000 à plus de 800 000 au Liban. Leur nombre a également doublé en Turquie et en Jordanie (à noter que ce pays a déjà connu un fort afflux de réfugiés : entre 450 000 et 500 000 Irakiens de 2006 à 2011).

Notre carte, construite à partir des données du HCR, présente l’intégralité des personnes « réfugiées » au sens du HCR. En effet, si en Europe, les autorités utilisentvolontiers le mot « migrants » pour définir les Syriens qui cherchent à se rendre sur le continent, le HCR ne fait quasiment aucune distinction.
le HCR reconnaît la quasi-totalité des Syriens qui quittent le pays d’emblée comme des réfugiés
Depuis octobre 2013, le HCR reconnaît la quasi-totalité des Syriens qui quittent le pays d’emblée comme des réfugiés, qu’ils aient obtenu le statut ou non : les opposants, les activistes, les civils, les journalistes, les Kurdes, tous les groupes religieux sans exception. Les seules personnes à ne pas être considérées comme des réfugiés sont celles qui ont participé à des violences – attaques, viols, prises d’otage.