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WWIII : SYRIE :Engagement au sol des Russes et attaques des Turques, des USA ,des Israéliens au sol pour renverser ASSAD.

Publié le par José Pedro

Vers un nouvel ordre au Moyen-Orient ? La Russie serait prête à intervenir en Syrie

Marins soviétiques de la base de Tartous en Syrie : Moscou ne laissera jamais la Méditerranée devenir un lac américain

Porte-avion russe à Tartous en Syrie

D’un précédent article mercredi, intitulé Poutine, un homme à abattre? il ressortait que d’une part des opérations semblent préparer la déstabilisation de la Russie pour contrer « la politique indépendante inaugurée par Vladimir Poutine », et d’autre part que la Russie a les moyens de l’indépendance de sa politique, notamment du fait de sa supériorité technologique en matière d’armement, en effet: La Russie « a paralysé les forces US et françaises prêtes à intervenir contre la Syrie, en 2013, simplement par la neutralisation des systèmes missiles, radars et autres technologies de pointe sans lesquelles la force de frappe alliée se retrouve sourde et aveugle, incapable de diriger un missile sur une cible donnée, ou même de se protéger d’une attaque. »

La mise en garde de Poutine  contre toute attaque de la Syrie par les USA début août, suivie des subtiles tractations par Sergeï Lavrov, le ministre de la diplomatie russe, pour une coalition anti-terroriste alternative à celle de la Coalition menée par l’Empire du chaos, sont autant d’éléments concordants qui semblaient indiquer la volonté d’une implication de la Russie dans le conflit de Syrie.  la Russie « n’entend pas abandonner la Syrie où sa marine dispose de la base de Tartous, » écrivions-nous mercredi, « même si les forces de Bachar el Assad semblent de plus en plus acculées vers Damas. Selon plusieurs sources, d’ailleurs, notamment une en provenance d’Israël, la Russie serait actuellement prête à s’impliquer directement auprès de Damas où elle aurait envoyé des avions et des hommes, contre l’Etat islamique. » 

La coalition alternative proposée par Moscou devait être menée en coopération avec Damas, contrairement à la coalition occidentale qui prétend d’une part, lutter contre l’Etat islamique, mais  tout en soutenant entrainant et armant, d’autre part, les islamistes opposés à Bachar-el-Assad.

En réalité lorsque les Yankees ont lancé leurs deux premiers et derniers missiles pour attaquer la Syrie en 2013, lesquels sont allés se perdre en mer, paralysés par les systèmes russes, les Américains ont compris qu’ils ne pouvaient pas mener une attaque frontale contre la Syrie, parce que les Russes les en empêcheraient; ils ont donc immédiatement trouvé la parade classique chez eux, ils ont mis sur pied l’Etat Islamique avec leurs complices du Moyen-Orient intéressés à la disparition de la Syrie.  En Afghanistan ils avaient mis sur pied contre les Russes, Al Qaida. Al-Qaïda qui s’était constituée à partir de l’organisation Maktab al-Khadamāt, durant la première guerre d’Afghanistan  contre l’ex-URSS. Autant d’organisations islamistes qui avancent sous faux drapeau et contre lesquels les oligarques américains prétendent se battre. De sorte que lorsque Moscou  s’implique pour trouver une solution pour anéantir l’Etat islamique, les Yankees sont un peu coincés: ils prétendent vouloir combattre l’EI, ils leur est donc difficile de dénier aux Russes de s’y employer.  Le porte-parole de la diplomatie américaine Mark Toner, répondant mercredi aux rumeurs sur une implication russe en Syrie a fait cette réponse sibylline: « Actuellement, environ 37 pays participent à la coalition qui lutte contre Daesh. Nous serions sensibles aux efforts de la Russie si elle était plus activement impliquée dans ces opérations ».  Nous ignorons si des efforts de la Russie en dehors « de la coalition » seraient appréciés de la même façon par Washington. Or, une intervention de la Russie, ne saurait se faire dans la cadre de la présente coalition menée par les USA.

Les rapports de plus en plus nombreux de l’implication russe en Syrie sont donc pris au sérieux par Washington, bien que Moscou persiste à les démentir. 

russie

Avion russe de combat

Des avions et des milliers de soldats russes envoyés à Damas ?

Nonobstant hésitations et dénégations, la Russie s’embarque bel et bien dans une ambitieuse expansion de sa présence syrienne, qui peut bouleverser les règles du jeu dans le pays en lambeaux. La base navale russe de Tartous, petite, obsolète, servant aux réparations, va être agrandie, tandis que Jablleh, près de Latakia (jadis Laodicée) va devenir la base aérienne russe et une base navale à plein régime en Méditerranée orientale, au-delà des minces détroits du Bosphore. Les multitudes djihadistes qui assiègent Damas vont pouvoir être contraints à l’obéissance et à la soumission, et le gouvernement du président Assad connaîtra la délivrance, hors de danger. La guerre contre Daesch (ISIS) fournira la couverture pour cette opération. Voici le premier rapport sur ces événements décisifs, sur la base de sources confidentielles russes à Moscou, des sources habituellement fiables. (Source)

Ce rapport en provenance de Moscou confirme certaines sources turques qui, le mois dernier, annonçaient que des avions russes rejoignaient la Syrie. L’organe de presse israélienYnetnews est le plus prolixe sur le sujet; il rapportait le 31 août:

Selon des diplomates occidentaux, une force expéditionnaire russe est déjà arrivée en Syrie et s’est installée sur une base aérienne contrôlée par Assad, aux environs de Damas. La base servira de base d’opérations avancée russe. Dans les prochaines semaines des milliers de militaires russes vont atterrir en Syrie, y compris des conseillers, instructeurs, personnel de logistique, personnel technique, spécialistes de la protection aérienne, ainsi que des pilotes. Des rapports antérieurs signalent que les Russes étaient en pourparlers pour vendre aux Syriens des avions de combat MiG-29, des jets Yak-130 (qui peuvent servir comme avion d’attaque). La composition actuelle de la force expéditionnaire est encore inconnue. (…) Les Russes ne sont pas animés d’intentions offensives envers Israël ou d’autres Etats souverains de la région, leur principal objectif déclaré est de combattre ISIS et de préserver le pouvoir d’Assad.Toutefois, leur présence représente un défi à la liberté d’action de l’aviation israélienne dans le ciel au-dessus du Moyen-Orient.

Des sources diplomatiques occidentales ont récemment rapporté qu’une série de négociations ont eu lieu entre les Russes et les Iraniens, se concentrant principalement contre ISIS et la menace qu’il représente pour le régime d’Assad. Le tristement célèbre commandant de la Force Qods iranienne, le Major général Qasem Soleimani s’est récemment rendu à Moscou dans le cadre de ces pourparlers. En conséquence, les Russes et les Iraniens sont parvenus à un accord stratégique: Faire tout les efforts nécessaires pour préserver le siège d’Assad, de sorte que la Syrie puisse agir comme une barrière, et prévenir la propagation d’Isis et de milices islamistes au sein des anciennes républiques islamiques soviétiques.

Le bruit s’était répandu que le responsable des Gardiens de la révolution, l’un des généraux les plus importants d’Iran, Ghassem Souleimani, s’était rendu à Moscou en toute discrétion. Ceci alors que le général est pourtant sous le coup d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies de 2007 qui lui interdit de voyager à l’étranger en raison de ses liens présumés avec les programmes nucléaires ou de missiles balistiques de l’Iran. le secrétaire d’Etat américain John Kerry s’en était ému auprès de Moscou qui avait démenti l’information.

Guerre contre Assad: dernier message de Poutine à l’Occident ?

Le président Assad avait récemment déclaré lors d’une interview à la chaîne de télévisionalManar du Hezbollah le 25 août: « Nous avons une totale confiance dans les Russes, ainsi qu’ ils l’ont prouvé tout au long de cette crise longue de quatre ans; ils sont sincères ettransparents dans leur relation avec nous« .

Le Président Poutine a démontré qu’il n’agit jamais sans rassembler tous les atouts nécessaires au succès de ses entreprises qu’elles soient économiques ou financières, telle que la mise en place d’un système monétaire et bancaire indépendant du dollar, ou qu’elles soient militaires, ainsi qu’il l’a démontré en Tchétchénie, en Géorgie ou en Crimée. 

Vladimir Poutine s’est toujours montré soucieux, également, du droit international afin de couper l’herbe sous les pieds de ses adversaires, même si, comme dans le cas de la Crimée, le respect du droit international ne s’est pas montré un argument suffisant pour désarmer l’hostilité des pays de l’OTAN et tandis que l’aviation Turque, américaine et israélienne violent sans vergogne la souveraineté du territoire syrien. Mais elle jouit d’un traité d’assistance mutuelle avec la Syrie. Alors que l’ONU est sous influence US, la Russie ne peut espérer aucune faveur. La Russie en revanche peut s’attendre à des tentatives décuplées de déstabilisation sournoises, tant dans l’ensemble de la fédération de Russie qu’auprès de ses alliés, c’est pourquoi  « des exercices militaires, entre parachutistes, baptisés « Fraternité slave », sont lancés auxquels participent la Russie, la Serbie et la Biélorussie  afin de prévenir toute opération du genre des « révolutions colorées », telle que celle qui a déstabilisé l’Ukraine à partir de la place Maïdan en 2013-14, avec ses effets tragiques qui se poursuivent actuellement. Grâce à ces exercices anti-terroristes, un plan détaillé des actions à appliquer sera dressé pour prévenir des opérations de déstabilisations dirigées de l’étranger. »

« Les églises chrétiennes du Proche Orient applaudissent la Russie et demandent son assistance face au carnage djihadiste. L’ancienne église orthodoxe d’Antioche et celle de Jérusalem sont de tout cœur avec la Russie. L’archevêque Théodose Atallah Hanna, patriarche palestinien du plus haut rang et politiquement actif, a formulé son espoir que les Russes apportent la paix en Syrie et que les réfugiés puissent rentrer chez eux.

Pour les Européens, c’est l’occasion d’en finir avec leur soutien aveugle à la politique US, et de ramener des millions de réfugiés chez eux, loin des gares et campements européens. « 

Une intervention russe en Syrie dont la rumeur enfle ainsi que nous l’avons vu en dépit des démentis russes, si elle a lieu et si elle était couronnée de succès, aurait l’immense avantage de contribuer à la paix au Moyen-Orient, à l’équilibre des forces à l’échelle mondiale, et au ralentissement des flots immigratoires clandestins en direction de l’Union européenne. Cependant comme cette immigration est en grande partie artificielle,  fomentée par les oligarchies cosmopolites des USA et de l’UE pour le plus grand profit des gros capitalistes qui font partie de la même classe d’oligarques, il serait surprenant qu’elle disparaisse complètement. L’immigration sauvage étant destinée à alimenter artificiellement le chômage pour tirer les salaires toujours plus bas.

La Syrie étant un point de passage de l’immigration sauvage vers l’Union, son retour à la stabilité formerait une entrave à sa poursuite, mais pour qu’elle cesse vraiment, il faudrait que la Russie étende son champ d’action à l’Irak et à la Libye… 

Russie-Serbie-Biélorussie: exercices conjoints des troupes aéroportées

Des véhicules parachutables BMD-2 atterrissent sur le polygone Raïevski pour participer aux exercices Fraternité slave: Russie, Biélorussie et Serbie septembre 2015, aux environs de Novorossisk (mer Noire).

Syrie, les dés sont jetés

Russie Syrie Ukraine
 
Marins soviétiques de la base de Tartous en Syrie : Moscou ne laissera jamais la Méditerranée devenir un lac américain

Nonobstant hésitations et dénégations, la Russie s’embarque bel et bien dans une ambitieuse expansion de sa présence syrienne, qui peut bouleverser les règles du jeu dans le pays en lambeaux. La base navale russe de Tartous, petite, obsolète, servant aux réparations, va être agrandie, tandis que Jablleh, près de Latakia (jadis Laodicée) va devenir la base aérienne russe et une base navale à plein régime en Méditerranée orientale, au-delà des minces détroits du Bosphore. Les multitudes djihadistes qui assiègent Damas vont pouvoir être contraintes à l’obéissance et à la soumission, et le gouvernement du président Assad connaîtra la délivrance, hors de danger. La guerre contre Daesch (ISIS) fournira la couverture pour cette opération. Voici le premier rapport sur ces événements décisifs, sur la base de sources confidentielles russes à Moscou, des sources habituellement fiables.

Le journaliste d’investigation, dissident et bien informé Thierry Meyssan[1] *a signalé l’arrivée de nombreux conseillers  russes. Les  Russes ont commencé à partager leurs images par satellite en temps réel avec leurs alliés syriens, ajoutait-il. Un site d’information israélien a ajouté : « la Russie a commencé son intervention militaire en Syrie », et a prédit que « dans les semaines qui viennent des milliers militaires russes se préparent à atterrir en Syrie »[2]. Les Russes ont promptement démenti.

Le président Bachar Al Assad y a fait allusion[3] il y a quelques jours en exprimant sa pleine confiance dans le soutien russe à Damas. Six premiers jets de combat MIG-31 ont atterri à Damas il y a deux semaines, selon le journal officiel RG[4], et Michael Weiss dans le Daily Beast d’extrême-droite [5]a offert une description saisissante de la pénétration russe en Syrie. Le journal Al-Quds al-Arabi mentionne Jableh comme le lieu de la deuxième base.

Nous pouvons maintenant confirmer que, pour autant que nous puissions le savoir, malgré les dénégations (souvenons-nous de la Crimée), la Russie a fait son choix et pris la décision très importante d’entrer en guerre en Syrie. Cette décision peut encore sauver la Syrie de l’effondrement total et par ricochet éviter à l’Europe d’être noyée sous les vagues de réfugiés. L’armée de l’air russe va combattre Daesch ouvertement, mais va probablement aussi bombarder (comme  David Weiss en fait le pari) les alliés des USA de l’opposition al-Nosra (autrefois appelée al-Quaeda) et d’autres extrémistes islamiques pour la simple et bonne raison qu’il n’y a pas moyen de les distinguer de Daesch.

Le ministre russe des Affaires étrangères Serguéï Lavrov a proposé d’organiser une nouvelle coalition contre Daesch incluant l’armée d’Assad, les Saoudiens et certaines forces d’opposition. L’émissaire US en Russie ont dit qu’il n’y avait aucune chance que les Saoudiens ou d’autres Etats du Golfe acceptent d’unir leurs forces avec Assad. La Russie continue à projeter de bâtir cette coalition, mais, vu le rejet américain, apparemment le président Poutine a décidé de passer à l’action.

La Russie est très ennuyée par les victoires de Daesch, parce que cette force combat et chasse les chrétiens de Syrie, alors que la Russie se considère comme le protecteur traditionnel de ceux-ci. La Russie redoute aussi que Daesch mette en place des opérations dans les régions musulmanes de Russie, dans le Caucase et sur la Volga. Et la coalition anti-Daesch dirigée par les US n’a pas fait le travail.

US et Turquie combattent ostensiblement Daesch, mais obéissent à leurs propres intérêts, bien différents de ceux des Syriens, des Européens et des Russes. La Turquie combat les Kurdes qui sont des opposants résolus à Daesch. Les US utilisent la guerre contre Daesch comme écran de fumée pour combattre le gouvernement légitime de Bachar al Assad, qui a été récemment ré-élu par une large majorité de Syriens. Daesch ne souffre pas beaucoup des raids US, face à l’armée syrienne. Et surtout, les US ont envoyé des centaines de terroristes entraînés en Syrie après leur avoir fourni une mise à niveau militaire en Jordanie et ailleurs. Récemment, David Petraeus a appele à armer al Nostra afin qu’ils combattent Daesch. Cette idée simplette a bien fait rire [6] mais n’est nullement hors jeu.

Les US et ses alliés ont ravagé la Syrie. Les US sont loin et peuvent  se délecter du spectacle. L’Europe est perdante, déjà éliminée du fait de l’inondation de réfugiés. La Turquie est perdante, directement, puisqu’elle y gagne les réfugiés, mais aussi le terrorisme et le déclin rapide de la popularité pour le président Erdogan, la chute du niveau de vie, et tout cela à cause de ses choix politiques erronés en Syrie.

La Russie vient donc de se charger de la tâche difficile de sauver la situation. Si Erdogan, Obama, Kerry et les Saoudiens avaient pensé que Poutine lâcherait Assad, maintenant ils connaissent un dur réveil. La position russe est assez nuancée. La Russie n’ira pas se battre pour Assad, comme elle ne s’est pas battue pour le président ukrainien Yanoukovitch. La Russie pense que c’est aux Syriens de décider qui doit être leur président. Assad ou quelqu’un d’autre, c’est une affaire interne. D’un autre côté, Obama et ses alliés se battent effectivement contre Assad. Il avait « perdu sa légitimité », disent-ils. Ils ont un problème avec Assad, ils l’admettent. La Russie n’a pas de problème avec Assad. Dans la mesure où il est populaire chez lui, qu’il gouverne donc, disent les Russes. Si certains membres de l’opposition veulent le rejoindre, tant mieux.

La Russie n’essaie pas de combattre l’opposition armée en soi, tant que cette opposition est prête à entrer en négociation de paix et ne demande pas l’impossible (la tête d’Assad). Dans la vie réelle, personne ne peut distinguer entre groupes légitimes et illégitimes, et Daesch. Tous vont sans doute souffrir quand les Russes vont commencer à faire leur travail sérieusement. Ils devraient négocier avec le gouvernement et parvenir à un accord. L’alternative (la destruction de la Syrie, des millions de réfugiés, le déracinement du christianisme au Proche Orient, les attaques djihadistes sur la Russie) est trop horrible à regarder en face.

La guerre en Syrie est dangereuse pour la Russie : c’est pourquoi Poutine a freiné avant de s’engager, depuis 2011. L’adversaire est bien armé, et a quelque soutien sur le terain, sans compter la richesse des Etats du Golfe et des combattants fanatiques qui ont bien envie de déclencher une vague d’attaques terroristes en Russie. La position US est ambigüe : Obama et son équipe ne réagissent pas, sur l’engagement croissant de la Russie. Thierry Meyssan pense qu’Obama et Poutine sont parvenus à un accord sur la nécessité d’en finir avec Daesch. A son avis, certains officiers et généraux américains (Petraeus, Allen) aimeraient saper cette entente, ainsi que les républicains et les néoconservateurs.

Certains officiers russes s’inquiètent. Peut-être qu’Obama reste muet afin de laisser Poutine s’embarquer dans la guerre de Syrie. Souvenons-nous que les US avaient incité Saddam Hussein à envahir le Koweit. Les avions russes et américains au-dessus de la Syrie pourraient avoir à s’affronter. D’autres disent : la Russie n’aurait-elle pas dû s’engager en Ukraine, plutôt qu’en Syrie ? Mais la décision que Poutine semble bien avoir prise fait sens.

Une guerre loin de chez soi comporte des défis logistiques, comme les US en ont fait l’expérience au Viet Nam et en Afghanistan, mais il y a beaucoup moins de danger que la guerre déborde en Russie proprement dite. Sur un théâtre de guerre distant, l’armée de terre, la flotte et l’armée de l’air russes pourront montrer leur détermination.

S’ils gagnent, la Syrie retrouvera la paix, les réfugiés rentreront chez eux, et la Russie restera implantée à jamais en Méditerranée orientale. La victoire russe calmera les va-t-en-guerre de Washington, de Kiev, de Bruxelles. Cependant, s’ils perdent l’Otan pensera que la Russie est mûre pour la moisson et tentera de porter la guerre dans son flanc.

Nous pouvons comparer la situation avec les campagnes militaires des années 1930. Les Russes, sous les ordres du brillant maréchal Joukov, avait écrasé les Japonais à Khalkyn Gol en 1939, et les Japonais ont signé un pacte de neutralité avec les Russes, puis se sont abstenus d’attaquer la Russie pendant la guerre entre Allemands et Soviétiques. Mais l’Armée rouge s’est mal débrouillée face au maréchal Mannerheim en Finlande en 1940, et cela a encouragé Hitler entrer en guerre.

Cette fois-ci, la Russie va agir dans le cadre de la loi internationale, à la différence de Saddam Hussein dans son aventure koweitienne, Turquie et US bombardent et mitraillent la Syrie à volonté, sans le moindre égard pour le gouvernement légitime. Il y a un traité d’assistance mutuelle entre la Russie et la Syrie. Le gouvernement syrien a offert aux Russes ses ports, aéroports et commodités pour la défense.

Les églises chrétiennes du Proche Orient applaudissent la Russie et demandent son assistance face au carnage djihadiste. L’ancienne église orthodoxe d’Antioche et celle de Jérusalem sont de tout cœur avec la Russie. L’archevêque Théodose Atallah Hanna, patriarche palestinien du plus haut rang et politiquement actif, a formulé son espoir que les Russes apportent la paix en Syrie et que les réfugiés puissent rentrer chez eux.

Pour les Européens, c’est l’occasion d’en finir avec leur soutien aveugle à la politique US, et de ramener des millions de réfugiés chez eux, loin des gares et campements européens.

Si cela marche, l’initiative de Poutine en Syrie sera l’une de ses plus grandes réussites. Il ne dévoile rien de son jeu, et ce rapport est le premier qui provienne de son entourage.

Israël Adam Shamir | 3 septembre 2015

[1] http://www.voltairenet.org/article188499.html

[2] http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4696268,00.html

[3] http://www.theguardian.com/world/2015/aug/26/assad-confident-of-russian-support-for-syria-regime

[4] http://www.rg.ru/2015/08/17/postavki-site.html

[5] http://www.thedailybeast.com/articles/2015/09/01/russia-puts-boots-on-the-ground-in-syria.html

[6] http://www.theguardian.com/commentisfree/2015/sep/02/david-petraeus-bright-idea-give-terrorists-weapons-to-beat-isis

Israel Shamir est à Moscou, et peut être joint sur  adam@israelshamir.net

Traduction : Maria Poumier. Publication originale : Unz Review

* L’information disant que les Russes vont intervenir militairement reste à confirmer.

Source: http://plumenclume.org/blog/36-syrie-les-des-sont-jetes-par-israel-adam-shamir

Poutine: "trop tôt" pour parler de l'engagement militaire russe contre l'EI

Assad prêt à des législatives anticipées; une politique "erronée" de l'Occident au Proche-Orient (Poutine)


Vladimir Poutine a affirmé vendredi qu'il était encore "trop tôt" pour parler d'un engagement militaire de la Russie en Syrie pour combattre l'organisation État islamique (EI), au moment où Washington indiquait enquêter sur des rumeurs de troupes russes combattant en Syrie.

Interrogé sur un éventuel engagement militaire de la Russie contre l'EI, M. Poutine a répondu: "Nous envisageons diverses options, mais ce dont vous parlez n'est pas au programme."

"Il est prématuré de dire que nous sommes prêts à y aller là, tout de suite", a déclaré le président russe en rappelant toutefois que la Russie vendait depuis longtemps des armes au régime du président Bachar al-Assad.

"Nous fournissons déjà à la Syrie une aide assez sérieuse en équipement militaire, en formation de leurs troupes que nous armons", a-t-il ajouté, cité par l'agence Ria Novosti.

Le chef de l'Etat russe n'a pas donné de détails sur le niveau ou les conditions de cette formation militaire ou sur la présence pour cela d'instructeurs russes.

 

AFP
AFP
"Bachar al-Assad"

Assad "prêt à des législatives anticipées"

 

Vladimir Poutine a par ailleurs assuré que le président syrien Bachar al-Assad n'était pas opposé à l'organisation de législatives anticipées dans le cadre d'un règlement politique du conflit en cours depuis plus de quatre ans.

"Des changements politiques sont nécessaires. Et nous menons un travail avec nos partenaires en Syrie même", a déclaré le chef de l’État russe en marge du Forum économique oriental à Vladivostok, dans l'Extrême-Orient russe.

"Tout le monde s'entend sur le fait qu'en parallèle des efforts à faire ensemble pour lutter contre le terrorisme, il faut promouvoir le processus politique en Syrie même", a estimé le président russe.

"Le président syrien (Bachar al-Assad) lui-même est d'accord avec cela, il est même d'accord avec l'organisation d'élections législatives anticipées, avec l'idée de parler à l'opposition qu'on appelle tolérée et avec l'idée de les amener dans ce processus", a ajouté M. Poutine.

Le président syrien n'a jamais évoqué publiquement l'organisation de législatives anticipées. Les dernières législatives se sont tenues le 7 mai 2012 après un report d’un an en raison du déclenchement de la contestation en 2011. Elles avaient été qualifiées de "farce" par l'opposition qui les ont boycottées et ont été raillées par la communauté internationale. Les députés ont été élus pour quatre ans, et donc en théorie les prochaines législatives sont prévues en 2016.

Les déclarations du président russe interviennent alors que la Russie a multiplié ces dernières semaines les contacts avec quasiment toutes les mouvances de l'opposition syrienne, des adversaires d'Assad en exil aux représentants de la société civile ou responsables politiques syriens tolérés par Damas.

Le but de Moscou est d'unifier les positions des opposants pour les conduire à parler d'une même voix au gouvernement syrien.

Les russes seraient-ils déjà présents en Syrie?

Les déclarations du président Poutine font suite à un communiqué des États-Unis, qui ont indiqué jeudi vérifier des rumeurs prétendant que Moscou mène des opérations militaires en Syrie, avertissant que de telles actions, si elles étaient confirmées, seraient "déstabilisantes et contre-productives".

Ces rumeurs, qui circulent depuis plusieurs jours dans des journaux du Proche-Orient, sont notamment alimentées par la diffusion sur les réseaux sociaux sur des comptes liés aux combattants syriens de photographies montrant, selon eux, un avion de combat russe et des drones, près de la région d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie.

Vladimir Poutine, qui s'exprimait en marge d'un forum économique à Vladivostok, dans l'Extrême-Orient russe, a également estimé que les frappes aériennes américaines contre les positions de l'EI étaient inefficaces.

"Jusque-là, l'efficacité de ces frappes aériennes est faible", a-t-il déclaré.

Moscou, qui soutient fermement le régime de Damas, prône par ailleurs une coalition élargie comprenant notamment la Turquie, l'Irak, l'Arabie saoudite mais aussi l'armée régulière syrienne pour lutter contre le groupe État islamique (EI) en Syrie.

Les Occidentaux et en premier lieu Washington insistent sur le départ du président syrien Bachar al-Assad et rejettent l’initiative russe d'une telle coalition.

 

SAKIS MITROLIDIS (AFP)
SAKIS MITROLIDIS (AFP)
"Distribution de bouteilles à des migrants le 4 septembre 2015 à Idomi dans le nord de la Grèce"

Une politique "erronée" de l'Occident au Proche-Orient

 

Dans le même temps, le président russe Vladimir Poutine a également estimé vendredi que la crise des migrants en Europe était le résultat d'une politique "erronée" de l'Occident au Proche-Orient, alors que l'UE fait face à un afflux inédit de réfugiés et de migrants.

"Cette crise était tout à fait attendue", a déclaré M. Poutine lors du Forum économique oriental à Vladivostok, dans l'Extrême-Orient russe, cité dans un communiqué du Kremlin.

"Nous avons déjà dit il y a quelques années à nos soi-disant partenaires occidentaux que s'ils poursuivaient leur politique erronée dans les régions du monde musulman, notamment au Proche-Orient et en Afrique du Nord, cela aboutirait à des problèmes de très grande ampleur", a-t-il souligné.

Cette politique qui se poursuit toujours, selon M. Poutine, consiste à "imposer ses standards, sans tenir compte des particularités historiques, religieuses, nationales et culturelles de ces régions".

"C'est avant tout la politique de nos partenaires américains" que l'"Europe suit aveuglément", a-t-il affirmé, en ajoutant que pour cette même raison l'Union européenne se trouvait désormais face à une "charge si lourde à porter" dans le domaine migratoire.

Le ministère russe des Affaires étrangères avait mis en garde en 2013 contre une intervention militaire étrangère en Syrie susceptible d'avoir des "conséquences catastrophiques".

Plus de 350.000 personnes ont risqué leur vie depuis le début de l'année en traversant la Méditerranée pour gagner l'Europe, confrontée actuellement à la plus grave crise migratoire depuis 1945, et 2.643 personnes sont mortes en mer lors de ce périple, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

(avec l'AFP)

 

Info

Syrie: les militaires russes combattent à Lattaquié

les militaires russes combattent aux côtés des soldats syriens, selon Times

A en croire le journal britannique Times les militaires russes se seraient directement engagés dans les combats en Syrie . Le journal se référe à une chaine de tv syrienne et en diffuse des images pour etayer ses allégations. Ces images seraient tirées d' une vidéo de trois minutes mettant en scène un véhicule blindé, l' un des plus avancés que possède  l' armée russe  avec à son bord  des militaires parlant  russe. Selon Times, " ces militaires aideraient Bachar Assad à combattre les éléments armés sur les hauteurs de Lattaquié" Times va jusqu'à suggérer que "les  voix russes donnaient des ordres"   . Le journal britannique insinuent evidemment l'implication directe de la Russie dans la protection de la bande côtière du nord de la Syrie où se situe le port de Tartous"

La Russie, 1ère puissance mondiale à envoyer ses forces terrestres contre ISIS

Malgré les  démentis formels de Moscou, les troupes aéroportées russes se préparent à débarquer en Syrie pour combattre les forces de l’Etat islamique. L’attaque surprise des forces ISIS sur le quartier Al-Qadam au sud de Damas le 31 août où ils ont pris des positions clefs, a fait d’ISIS le groupe anti-Assad le plus proche qui n’ait jamais été de la capitale syrienne. C’est pourquoi cet évènement a accéléré l’intervention militaire russe.

La Russie court-circuite l’ US Central Command

Les sources militaires de Debkafile rapportent que les discussions de la Commission militaire russo-syrienne ont accéléré au cours des derniers jours car Moscou veut coordonner son intervention. Nos sources de renseignement indiquent que les plans stratégiques russes sont avancés alors que la centrale de commande de l’avant-poste américain en Jordanie (CCFJ) est en pleine paralysie suite aux attaques des rebelles syriens dans le sud, y compris sur les positions du Golan tenu par Israël.

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La plupart des opérations de la CCFJ ont été interrompues en raison d’un débat qui a éclaté entre les rebelles syriens et l’US Central Command, la CENTCOM. L’armée américaine est opposée à tous rebelles qui coopèrent avec des groupes d’Al-Qaeda, comme le Front Al-Nusra, alors que les rebelles affirment que cela ne peut pas être évitée si l’on veut vaincre les forces de Bachar al-Assad et du Hezbollah.
La paralysie de la CCFJ a ainsi stimulé les Russes a établir leur «commandement central» sans aucune difficulté.


Les quatre étapes militaires russes en Syrie:

1. Le 18 août dernier, six Mikoyan-Gourevitch MiG-31 Foxhound qui sont des avions d’interception russe dernière version ont atterri sur la base aérienne de Mezze tenue par les Forces aériennes syriennes, c’est la section militaire de l’aéroport international de Damas. Après que les avions d’attaque aient débarqué, ils ont été immédiatement suivis par les avions-cargos géants Antonov AN-124 Condor  qui les ont ravitaillés avec 1 000 missiles antichars 9M133 Kornet.

Intérêt statégique: Ces jets de combat avancés sont destinés à servir de support aérien pour les unités terrestres russes qui arrivent sur le sol syrien.

3

2. Moscou a conclu un accord avec Washington pour qu’elle enlève ses batteries de missiles MIM-104 Patriot postées en Turquie par l’OTAN. Cette suppression a été réalisée progressivement durant tout le mois d’août.

Intérêt statégique: empêcher la possibilité que des missiles Patriot  frappent les chasseurs russes effectuant des opérations dans l’espace aérien syrien.

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3. Au cours de la dernière semaine d’août, un grand nombre de troupes russes, pour la plupart des équipes logistiques sont arrivées en Syrie. Ces troupes ont été vues à Damas et dans le district de la province de Lattaquié, leur travail est de préparer le terrain pour l’arrivée des unités de combat.

Intérêt statégiqueLes forces russes sont en train de construire une base militaire.

4. Nos sources de renseignement indiquent aussi que Moscou a commencé à fournir à Damas toutes leurs compétences en matière d’imagerie satellite.

Intérêt statégiquevisualiser la situation sur le terrain sur les différents fronts syriens, uneétapespréparatoire pour l’introduction des forces terrestres.


Moscou n’est certainement pas prêt à mettre en danger le fief du président Bachar al-Assad  à Damas car il le considère comme une ligne rouge qui ne peut être franchie. Si la Russie intervient militairement de cette façon, la Russie sera le premier pays extérieur au Moyen-Orient qui enverra des forces terrestres dans la guerre civile syrienne.

Les Etats-Unis et la Turquie ignorent l’avertissement de la Russie et entrent en Syrie

Les Etats-Unis et la Turquie ignorent l’avertissement de la Russie et entrent en Syrie

La Turquie et les Etats-Unis ont conjointement décidé d’entrer en Syrie, défiant la Russie de répondre à cette décision. Les Etats-Unis et la Turquie ont cessé toute référence à la protection de réfugiés, qui est toujours une fantaisie difficile à faire admettre quand on se réfère à la très longue histoire turque de persécution des minorités.

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Mark Toner, a commencé hier à émettre les règles d’établissement d’une “zone tampon” que les USA et la Turquie ont décidé de créer pour la Turquie. Il est affirmé que cette “zone” sera occupée par “l’Armée Syrienne Libre” (ASL) et ne peut être utilisée que par des forces ayant juré de renverser le gouvernement légal de Damas.

L’Armée Syrienne Libre (ASL)SYRIA-POLITICS-UNREST

Il y a un problème avec cela. Il n’y a pas d’unités de l’ASL dans le nord de la Syrie. En Février 2015, cette force fut démantelée et ses chefs se sont enfuis en Turquie. L’ASL depuis 2014 a été réorganisée par les forces du renseignement turc comme une organisation ne répondant plus qu’à Erdogan et l’Arabie Saoudite, ses entraineurs qataris assistés de contractants américains (NdT: “contractants” est un euphémisme pour dire mercenaires, probablement Blackwater/Xe/Academi ou DynCorps de la firme Halliburton…). La majorité de ceux impliqués avec l’ASL a accepté une amnistie du gouvernement syrien ou ont rejoint les forces d’Al Nosra et de l’EIIL/EI.

Toutes forces envoyées par les Etats-Unis et la Turquie en Syrie ne peuvent y être que pour un but unique: assister l’EIIL/EI pour renverser le gouvernement de Damas, qui a monté de plusieurs crans dans la vigueur de son combat contre les forces terroristes.

Acte désespéré

Il est largement admis que cette nouvelle action agressive est motivée par un certain désespoir fondé sur l’amélioration des relations entre la Russie et l’Arabie Saoudite et la création récente de chemins d’apaisement dans les relations plus que fraîches entre l’Arabie et l’Iran. L’Arabie Saoudite, dit-on, a abandonné son soutien matériel à l’EIIL en Irak et en Syrie, laissant cette organisation se débrouiller seule, aidée seulement par Israël, la Turquie et les Etats-Unis.

Soyons honnêtes ici. Ceci est le territoire syrien et l’armée syrienne a tous les droits de bombarder des terroristes sur son territoire et d’y opérer tout à fait librement. Toute tentative par les Etats-Unis et la Turquie de limiter les opérations de l’armée syrienne sur son territoire pour le bénéfice de ce qui est reconnu comme étant des organisations terroristes, qui ont pillé la Syrie pour Erdogan et ses riches amis, pas seulement du pétrole et de ses antiquités, ils ont physiquement démantelé et transporté par camions en Turquie une usine d’assemblage automobile et des douzaines d’autres usines, est une ingérence criminelle.

Crimes de guerre contre la Syrie

Dans des discussions avec le ministre de la justice syrien la semaine dernière, Najm Hamad al-Ahmad, on nous a averti qu’un groupe de travail est en train de se constituer afin de faire citer la Turquie pour sa participation à des crimes de guerre sur le sol syrien, incluant le trafic d’êtres humains et le piratage. Il y a un bon nombre de rapports fiables en provenance des chrétiens syriens kidnappés ces quatre dernières années par les terroristes de l’EIIL, que les réfugiés syriens ne sont pas protégés en tant que réfugiés en Syrie par les ONG, mais plutôt détenus dans des camps de concentration où ceux qui refusent de se convertir et de rejoindre les combattants de l’EIIL sont exécutés, le tout avec la totale complicité de l’armée turque et des unités du renseignement.

Ignorer la menace des ONG

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Le problème des réfugiés, apparemment important pour l’occident au vu des récentes histoires montrant comment les réfugiés syriens s’établissant en Jordanie font la une, mérite d’être discuté.

Les rapports de Turquie ont été consistants sur une chose: les ONG supposées travailler avec les réfugiés fournissent un soutien logistique à la fois au front Al Nosra et à l’EIIL/EI. Des convois de camions d’ONG ont acheminé du gaz sarin en Syrie, ceci a été confirmé par des sources en Turquie ainsi que par le ministère de la défense syrien et ont transporté des précurseurs chimiques pour les usines de bombes de l’armée turque dans ce qui peut maintenant ouvertement être appelé la Zone d’Occupation Turque en Syrie. (ZOTS)

Dans le même temps, l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une officine de la CIA (NdT: et du MI6 britannique à son origine en 2011) donne une couverture médiatique en blâmant Damas pour les atrocités commises par les Turcs.

Comme la Turquie héberge à la fois le front Al Nosra et l’EIIL/EI, elle leur donne à la fois un soutien logistique et un havre de paix, un transit libre et gratuit sur son sol et maintenant même un soutien aérien avec des attaques contre les combattants du YPG et du PKK kurdes, qui sont parmi les meilleurs forces s’opposant à l’EIIL dans cette guerre critique ; ne pas citer la Turquie comme combattant dans cette guerre est plus que négligent.

Avec une volée de rumeurs non confirmées en provenance de Moscou la semaine dernière concernant la rencontre pour le moins houleuse entre le président Poutine et l’ambassadeur turc, citant la colère de Poutine envers l’action militaire ouverte de la Turquie contre la Syrie, il n’y a maintenant plus beaucoup de doutes sur le fait que l’occident désire bien plus confronter la Russie en Syrie plutôt qu’en Ukraine.

Le trafic humain des réfugiés

Les ONG, auparavant supervisées par l’ONU, certaines sous un régime de consultation spéciale, sont maintenant devenues la peste du Moyen-Orient. Quelques-unes, pour ne pas dire la plupart, sont des vitrines de la CIA et du Mossad. Toutes sont semble t-il chargées de sauver les réfugiés, de “cataloguer les antiquités” (NdT: qui est un énorme marché clandestin mondial depuis l’invasion de l’Irak en 2003 et dont bien peu de personnes ne parle, un gigantesque marché noir pour nantis…) ou de sélectionner les biens de valeurs syriens ou irakiens comme par exemple les machines-outils, l’informatique et la robotique dont la Turquie a besoin pour son “sweat shop” bourgeonnant d’empire industriel.

C’est là où la Syrie prévoit ses attaques légales, demandant une mise en accusation internationale contre ces organisations, en attaquant leur “travail sur les réfugiés”. Certains réfugiés se sauvent d’eux-mêmes, venant grossir les rangs dans les camps de Jordanie et du Liban ou venant s’ajouter à une déjà surpopulation des villes importantes comme Damas. Beaucoup s’enfuient en Turquie où ils sont scrutinisés, contrôlés, souvent bloqués pendant des semaines ou des mois. Certains par contre sont renvoyés par camions en Syrie sans aucun problème.

Ce sont les prisonniers de l’EIIL, pris de camps en Turquie, sélectionnés par des ONG travaillant avec l’EIIL/EI, transportant des armes et trafiquant les prisonniers comme “réfugiés”, en réalité trafiquant au profit des bordels et de l’industrie de l’esclavagisme sexuel de Grande-Bretagne et d’Allemagne.

Des scènes ont été rapportées rappelant le film “la Liste Schlinder” de Spielberg en 1993, film montrant le traitement des juifs par les nazis en Allemagne.

Conclusion

La guerre aérienne de la Turquie au profit de l’EIIL/EI est un facteur connu dans le monde. Les rapports initiaux indiquant des attaques sur les positions de l’EIIL par des F-16 turcs furent très rapidement démentis et avérés faux. Des attaques turques sur des villages irakiens ont été confirmées. Des attaques turques sur les forces kurdes du YPG soutenues par les Etats-Unis en Syrie ont aussi été confirmées.

Personne ne conteste ces faits horribles bien que le gouvernement kurde à Erbil parle peu, trop peu alors que son propre peuple est massacré par les Turcs.

Les Etats-Unis ont fini par assumer qu’avec des mouvements continuels contre le Donbass, ils peuvent brutaliser l’allié des Russes, la Syrie, sans répercussions. Voilà ce qui est véritablement derrière l’action américaine.

Gordon Duff & New Eastern Outlook (Moscou)

http://www.veteranstoday.com/2015/08/21/us-turkey-ignore-russian-warning-move-into-syria-new-eastern-outlook/

https://resistance71.wordpress.com/2015/08/22/guerre-imperialiste-en-syrie-damas-contre-les-ong-traffiquant-avec-leiil-pour-la-turquie-et-le-pays-du-goulag-levant/

NEO: US, Turkey Ignore Russian Warning, Move into Syria

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By Gordon Duff and New Eastern Outlook, Moscow

 

First published August 17, 2015

Turkey and the United States have jointly decided to move into Syria, daring Russia to respond.  The US and Turkey have dropped all references to protecting refugees, always a very hard to sell fantasy based on Turkey’s long history of persecuting minorities.

State Department spokesman, Mark Toner, yesterday started laying out the rules for the “buffer zone” the US and Turkey have decided they are carving out for Turkey.  It is claimed that this “zone” will be occupied by the Free Syrian Army and can only be used by forces sworn to overthrow the legal government in Damascus.

The Free Syrian Army

There is a problem with this.  There are no units of the Free Syrian Army in the North of Syria.  In February 2015, that force disbanded with its leadership fleeing to Turkey.  The Free Syrian Army, since 2014, has been reorganized by the Turkish intelligence forces as an organization answerable to Erdogan and the Saudi, Qatari trainers assisted by American contractors. The majority of those initially involved with the FSA have accepted amnesty from the Damascus government or have joined al Nusra or ISIS forces.

Any forces sent by the United States and Turkey into Syria can only be there for one purpose, assisting ISIS in overwhelming the Damascus government that has taken on new vigor in its fight against terrorist forces.

Last Act of Desperation

It is believed that this new aggressive move is one of desperation based on improved relations between Russia and Saudi Arabia and recent inroads in the chilly relationship between Saudi Arabia and Iran. Saudi Arabia, it is said, has given up its material support for ISIS in Iraq and Syria, leaving that organization to fend for itself, aided only by Israel, Turkey and the United States.

Let’s be honest here.  This is Syrian territory and the Syrian military has every right to bomb terrorists there and to operate freely there.  Any attempt by the United States and Turkey to restrict the operations of the Syrian military inside their own country on behalf of what everyone knows are terror organizations that have been looting Syria on behalf of Erdogan and his wealthy friends, not just oil and antiquities, they actually trucked out an entire automobile assembly plant and dozens of other factories, all into Turkey.

War Crimes Against Syria

In discussions with Syria’s Minister of Justice last week, Najm Hamad al-Ahmad, we were told a working group is being established to cite Turkish involvement in war crimes inside Syria including human trafficking and piracy.  There are reliable reports that from Syrian Christians kidnapped over the past 4 years by ISIS terrorists that Syrian citizens are not being protected as refugees inside Syria by Non-Governmental Organizations but rather being held in concentration camps where those who fail to convert and join ISIS fighters are being executed, all with full complicity of Turkish military and intelligence units.

Ignoring the NGO Threat

The refugee issue, supposedly an important one to the West with recent stories of how Syrian refugees are making a home in Jordan making the news, needs to be discussed.

Reports out of Turkey have been consistent on one thing, Non-Governmental Organizations supposedly working with refugees are providing logistical support for both ISIS and al Nusra. Truck convoys from NGO’s have brought Sarin gas into Syria, confirmed by sources inside Turkey along with the Syrian Ministry of Defense, and transported precursor chemicals for Turkish Army run bomb factories inside what can now be openly spoken of as Turkish Occupied Syria.

All the while, the CIA run Syrian Observatory on Human Rights provides cover by blaming Damascus for Turkish atrocities.

As Turkey hosts both Al Nusra and ISIS, provides both logistic support and safe haven, free and open transit as well and now air support as well with attacks on US backed YPG fighters along with PKK, some of the most successful forces opposing ISIS in this critical war, failing to cite Turkey as a combatant is more than remiss.

With a flurry of unconfirmed stories out of Moscow last week of a confrontation between President Putin and the Turkish ambassador, reportedly citing Putin’s anger at overt Turkish military moves against Syria, there can be little doubt that the West has decided that Syria, rather than Ukraine, is where they wish to confront Russia.

Trafficking in Refugees

Non-Governmental Organizations, once overseen by the United Nations, some under Special Consultative Relationship, have now become the bane of the Middle East. Some, perhaps most are CIA and Mossad fronts. All are seemingly tasked with saving refugees, “cataloging antiquities” or selecting valuable Syria or Iraqi assets such as machine tools, CNC and robotics needed for Turkey’s burgeoning “sweat shop” industrial empire.

Where Syria plans legal challenges, demanding international criminal prosecution against these organizations is in their “refugee work.” Some refugees “flee” on their own, filling camps in Jordan and Lebanon or adding to the already overflowing population of cities like Damascus. Many go to Turkey, all are screened, investigated, often blocked for weeks or months. Some, however, are trucked into Syria with no trouble at all.

These are ISIS captives, taken to camps inside Turkey, picked up by NGO’s working with ISIS, transporting weapons in and taking out human captives as “refugees,” in reality human trafficking for the brothels of Britain and Germany.

Scenes reported are reminiscent of Schindler’s List, the 1993 Spielberg film depicting treatment of the Jews by Nazi, Germany.

Conclusion

Turkey’s air war on behalf of ISIS is a known factor around the world. Initial reports of attacks on ISIS by Turkish F16’s were quickly debunked. Turkish attacks on Iraqi villages have been investigated and confirmed. Turkish attacks on US backed Kurdish YPG forces inside Syria are confirmed as well.

No one disputes these hideous acts though the Kurdish government in Erbil says little, too little when its people are slaughtered by the Turks.

The US has assumed that, with continual moves against Donbas, they can brutalize Russia’s ally, Syria without repercussions. This is what is really behind the US move.

Gordon Duff is a Marine combat veteran of the Vietnam War that has worked on veterans and POW issues for decades and consulted with governments challenged by security issues. He’s a senior editor and chairman of the board of Veterans Today, especially for the online magazine “New Eastern Outlook”.

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