WWIII : La Russie aux commandes en Syrie. Toutes cibles doivent être approuvées.

Publié le par José Pedro

Vladimir Poutine est très clair avec l'engagement des Occidentaux dans la Guerre en Syrie. La légitime défense de la France à intervenir en Syrie contre le Djihadisme, tout comme le droit des USA et des ses alliés de bombarder des cibles en Syrie de Djihadistes sans l'aval du Président Bachar Al Assad et de la Russie, sera un acte de Guerre contre la Russie, et les forces aériennes ou terrestres qui s'engeraient dans cette Guerre sans mandat International, seraient combattues.

Israël craint un eventuel conflit avec l’armée russe en Syrie

Lors de son voyage à Moscou, Netanyahu devrait poser des questions à Poutine sur l’assistance militaire à Assad qui pourrait menacer les opérations de l’armée israélienne.

 

Un élément clef de la brève visite à venir du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Moscou sera d’empêcher un scénario dans lequel l’armée israélienne et les forces russes déployées en Syrie se tireraient dessus.

Netanyahu doit rencontrer le président russe Vladimir Poutine lundi 21 Septembre  lors d’un voyage qui ne durera que quelques heures avant de retourner en Israël.

Le Premier ministre espère que Poutine l’informera sur l’objectif du récent renforcement militaire russe en Syrie, à la frontière nord est d’Israël, sur son ampleur et sur sa durée, a annoncé le journal en hébreuHaaretz, citant des sources à Jérusalem.

Netanyahu discutera des dangers qu’Israël aura à gérer si le Hezbollah, basé au Liban, et d’autres groupes terroristes obtiennent des armes russes de pointe, a déclaré son bureau.

La Deuxième chaîne a annoncé que Netanyahu est particulièrement préoccupé par les efforts russes et iraniens de soutenir le régime syrien du président Bashar Assad qui combat, depuis quatre ans, une insurrection qui a déchiré le pays en de nombreuses milices, en confrontation les unes avec les autres.

Il y a des déjà des centaines de militaires iraniens sur le plateau du Golan syrien à la frontière nord d’Israël et beaucoup plus en chemin, ont déclaré des officiels israéliens.

Israël s’inquiète du type d’armes que les Russes apportent avec eux. En plus des six tanks et des dizaines de véhicules blindés de transport de troupes que Moscou a déjà déployé dans la zone de Latakia, un bastion militaire d’Assad, il semble que la Russie envoie des batteries de missiles avancés anti-aériens SA-22 qui pourraient constituer une sérieuse menace pour les activités actuelles de l’armée de l’air israélienne dans le région.

Les forces russes seraient en train de préparer le terrain pour un contingent beaucoup plus important qui pourrait aussi inclure des avions de combat.

Un certain nombre de frappes aériennes à l’intérieur de la Syrie attribuées à Israël au cours de ces dernières années avaient apparemment pour objectif d’empêcher aux armes sophistiquées de parvenir au Hezbollah, mais la présence des forces russes pourrait perturber ce type d’opérations ou même conduire à des affrontements.

Le Hezbollah, une milice libanaise puissante qu’Israël a combattu dans une guerre dévastatrice en 2006, est un allié fidèle d’Assad et de l’Iran. Le groupe a envoyé des milliers de combattants pour soutenir ses forces.

Les relations entre Israël et la Russie ont été affectées négativement par la volonté de Moscou de vendre des équipements militaires avancés à l’Iran, dont les dirigeants ont souvent exprimé le désir de voir l’Etat d’Israël être détruit.

Le mystérieux commandant des forces al-Quds des Guardiens de la Révolution iranienne, le général Qasem Soleimani, aurait fait une seconde visite à Moscou récemment pour coordonner le soutien russe et iranien pour Assad.

Israël a exprimé ses craintes que l’accord sur le nucléaire signé en juillet par les six puissances mondiales, dont la Russie, et l’Iran pourrait voir l’argent débloqué par la levée des sanctions affluer vers le Hezbollah et d’autres organisations terroristes.

Netanyahu avait voyagé la dernière fois à Moscou en 2013 pour faire pression sur Poutine afin d’annuler la vente du système de défense aérienne S-300 vers l’Iran. Ces missiles sont maintenant en route vers Téhéran, selon des informations récentes.

Les Etats-Unis ont également exprimé leurs préoccupations à la Russie concernant le présumé renforcement militaire en Syrie, y compris les actions pour mettre en place une base aérienne près de Latakia, où les Russes maintenaient autrefois une base navale.

Moscou a, pourtant, nié ces informations et a déclaré que son aide au gouvernement syrien ne sortait pas de l’ordinaire.

L’équipe de Netanyahu pour la courte visite, qui a été annoncée mercredi, devait juste inclure une poignée de conseillers et le ministre de l’Alyah Zeev Elkin, qui servira également de traducteur entre les deux dirigeants, a annoncé Haaretz.

L’équipe du Times of Israel et l’AFP ont contribué à cet article

 

Le président russe Vladimir Poutine, le 5 août 2015 à Moscou

Présence militaire Russe en Syrie: «Moscou craint l’effondrement du régime et l’arrivée au pouvoir des islamistes»

Propos recueillis par Thibaut Le Gal

 

La Russie montre le bout de son nez en Syrie. Le pays a significativement renforcé sa présence dans la province de Lattaquié, fief du président syrien. Le Kremlin est également prêt à considérer l’envoi de troupes au sol si le président Bachar al-Assad lui en faisait la demandea affirmé vendredi le porte-parole Dmitri Peskov. Pour Alain Rodier, directeur de recherche au Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), Vladimir Poutine craint l’effondrement du régime et entend peser dans les futures négociations.

Si Bachar El Assad le demande, la Russie interviendra. Le Kremlin annonce qu’il est prêt à considérer l’envoi de troupes au sol en Syrie, affirme vendredi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. « S’il y a une demande (de Damas, ndlr), celle-ci sera naturellement discutée et évaluée dans le cadre de nos contacts bilatéraux », annonce M. Peskov, cité par l’agence de presse publique russe Ria Novosti.

« Mais il est difficile de parler de cela alors que cela reste hypothétique », a-t-il ajouté, sans préciser dans quelles conditions ces soldats seraient déployés. La Russie a significativement renforcé ces derniers jours sa présence dans la province de Lattaquié, fief du président syrien Bachar al-Assad, à l’heure où celui-ci accumule les revers militaires, quatre ans et demi après le début de la guerre civile.

Tour de contrôle aérien mobile, artillerie et chars

Les États-Unis ont dénoncé cette stratégie, affirmant que la Russie construisait une « base aérienne avancée » à Lattaquié avec l’édification de préfabriqués, d’une tour de contrôle aérien mobile, l’arrivée de dizaines de soldats, d’artillerie et de chars. Mercredi, le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui s’est entretenu trois fois au téléphone avec M. Lavrov en une semaine, a répété que l’appui militaire de Moscou au régime du président Bachar al-Assad risquait encore d’intensifier le conflit en Syrie. Parallèlement, le site d’information russe Gazeta.ru a rapporté vendredi que des soldats russes protestaient contre de possibles ordres les envoyant en Syrie.

 

Moscou et Washington vont-ils coopérer sur le dossier syrien ? Les Etats-Unis se sont dits « ouverts » à des discussions avec la Russie sur la Syrie, a annoncé ce jeudi le porte-parole de la Maison Blanche.

« Nous restons ouverts à des discussions tactiques et pratiques avec les Russes afin de renforcer les objectifs de la coalition anti-Etat islamique et d’assurer la sécurité des opérations de la coalition », a déclaré Josh Earnest, sans préciser si elles seraient menées par des civils et ou des militaires et à quel niveau.

Depuis plusieurs semaines, Washington a pourtant haussé le ton face au Kremlin, s’alarmant d’un renforcement militaire russe sur le sol syrien. Le président américain Barack Obama a estimé vendredi que la stratégie de la Russie en Syrie consistant à soutenir le régime de Bachar al-Assad était «vouée à l'échec».

La coopération militaire américano-russe a été suspendue en 2014 en raison du conflit ukrainien. Cette annonce intervient alors que l'émissaire des Nations Unies pour la Syrie s'est entretenu ce jeudi à Damas avec le régime et l'opposition de l'intérieur sur une initiative de paix.

Quelle est l’ampleur de ce renforcement russe ?

Ce n’est pas un scoop, depuis 30-40 ans, les Russes équipent l’armée syrienne. Cela dit, il semble qu’il y ait un accroissement des approvisionnements accordés à l’armée du régime ces derniers jours. Les Russes sont notamment en train de déployer une infrastructure à l’aéroport international de Bassel El Assad dans la ville de Lattaquié, bastion du clan Assad.

On observe aussi des baraquements pouvant accueillir jusque 1.500 hommes, une tour de contrôle, et une station de contrôle du trafic aérien. 200 soldats de la brigade marine russe seraient également présents ainsi que des pièces d’artilleries. On peut imaginer que ces renforcements sont destinés à protéger l’infrastructure sur cet aéroport. Les navires qui manœuvrent au large des côtes syriennes s’entraîneraient également à des manœuvres de tirs mer-sol et sol-air.

Comment l’expliquer ?

Personne ne se fait plus d’illusion : l’armée de Bachar al-Assad connaît des défaites, elle s’est repliée sur des zones vitales, en particulier sa base centrale, avec Homs, Damas. Le pouvoir ne fait plus que défendre son territoire face à l’offensive de plus en plus forte de l’Etat islamique, mais surtout de l’Armée de la Conquête (coalition de mouvements militaires dont Al-Nosra) soutenue par la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Il y avait une urgence car ces derniers sont devenus très dangereux en s’emparant de la province d’Idlib, au nord-ouest, et menacent maintenant Lattaquié. L’armée russe vient participer logistiquement à cette défense de territoire très difficile.

Dans le même temps, un émissaire de l’ONU s’est rendu en Syrie pour tenter une initiative de paix…

Il va y avoir des négociations, et chacun veut être partie prenante. On ne sait pas du tout comment la guerre contre Daesh va évoluer. En développant un aéroport militaire, les Russes pourraient déployer des chasseurs bombardiers et participer à des frappes en Syrie. Moscou deviendrait alors un interlocuteur militaire. Une grande partie de poker s’annonce, et pour gagner, il faut avoir dans sa main quelques atouts.

Poutine prépare-t-il déjà l’après Assad ?

Quand je dis que les Russes soutiennent Bachar, je sous-entends le régime. Si un jour il faut sacrifier Bachar dans la négociation, pour préserver le régime, ils n’hésiteront pas à se défausser de cette carte, car Vladimir Poutine n’a pas d’amitié particulière pour la personne. D’autant que Bachar n’est que la partie immergée de l’iceberg, c’est bien le clan Assad qui est aux commandes.

Tout ce que demandent les Russes, c’est de la stabilité dans la région. Or pour l’instant, la Syrie n’existe plus en tant qu’Etat unique. Moscou craint l’effondrement du régime et l’arrivée au pouvoir des islamistes. Le conflit pourrait ensuite s’étendre au Liban ou en Jordanie. Ça, personne ne le souhaite. Ce pourrait être un point de départ pour les discussions entre eux, les Occidentaux et les Israéliens.

Syrie : Les troupes de choc russes entrent en action contre les djihadistes

L’infanterie de marine russe, communément appelée “la Mort Noire”

BREIZATAO – ETREBROADEL (18/09/2015) La Russie a accru l’intensité de son engagement en Syrie, après avoir déployé dans un premier temps une nouvelle base aérienne près du port de Tartous. Ce sont à présent les redoutables fusiliers marins russes – surnommés “la Mort Noire” – qui sont entrés en action contre les djihadistes de l’Etat Islamique.

Déploiement de l’infanterie de marine russe

Des véhicules russes R-166-0,5 à signal à haute-fréquence ont été identifiés alors qu’ils évoluaient sur l’autoroute 4 reliant Homs à Alep. Ces véhicules, appelés “quartier-général mobile” étaient accompagnés de transports de troupe BTR-82 avec à leur bord des fusiliers marins russes. Les R-166-0,5 permettent d’établir des communications avec des forces engagées sur un champ de bataille sur une distance pouvant atteindre 1 000 kilomètres.

Ces systèmes de communication sont résistants aux brouillages électromagnétiques, ce qui permet aux troupes russes opérant profondément en territoire syrien d’informer leurs commandants situés sur la base de Lattakié, de recevoir des ordres, du renseignement et même des vidéos prises par des drones ou des avions.

Un autre élément présent sur le véhicule est une antenne contenue dans un cylindre, laquelle peut être déployée jusqu’à 15 mètres de hauteur.

Les véhicules R-166-0,5 sont une des composantes du dispositif opérationnel russe, aussi n’auraient-ils pas été déployés sans que des mouvements de troupes sur longue distance ne soient en cours. L’apparition de ces véhicules sur le théâtre syrien permet d’éclairer les intentions de Moscou.

Pont aérien

Hier, l’armée syrienne a reconnu avoir utilisé de “nouveaux types d’armes” fournies par la Russie, marquant le renforcement du soutien russe au gouvernement syrien. Une source du ministère de la Défense syrien a indiqué à Reuters (lire ici) que “de nouvelles armes – et de nouveaux types d’armes – sont livrés” et qu’elles sont “extrêmement précises et efficaces”. Les forces armées syriennes ont commencé à les utiliser ces dernières semaines après avoir été entraînées ces derniers mois. “Nous pouvons dire que ce sont des armes de tous les types, que ce soit au sol ou dans les airs”.

Parmi ces livraisons, on compterait l’hélicoptère MIL-28 (nom de code Otan “Chaos”), capables de détruire la plupart des chars de type US actuellement en possession des djihadistes de l’Etat Islamique.

Le Pentagone (lire ici) estime que ces dernières 48 heures, 15 vols de transport opérés par l’avion géant Antonov-124 (nom de code Otan “Condor”) ont eu lieu sur le site de la nouvelle base aérienne de Jableh, près de Lattakié.

L’Antonov 124 est le deuxième plus gros avion du monde et peut transporter 150 tonnes de charge et peser jusqu’à 400 tonnes au décollage. Voici un documentaire sur les capacités hors normes de cet appareil :

Grâce à ce pont aérien et au débarquement de matériel constant qui se déroule dans le port de Tartous, les services de renseignement militaires américains estiment que la Russie a, à cette heure, déployé au moins 6 chars T 90 de 3ème génération (voir ici). Ce dernier est le char de combat standard de l’armée russe. On compte aussi 35 blindés transports de troupe et 15 pièces d’artillerie.

Implication de la 810ème Brigade d’infanterie de marine

Les unités actuellement déployées appartiennent à l’infanterie de marine russe, appelée communément “la Mort Noire”. Les fusiliers marins russes sont des troupes de choc pouvant être rapidement déployées dans le but de s’emparer de points stratégiques avant d’être soutenues par des renforts conventionnels.

L’effort russe actuel à Jableh, près de Lattakié, vise à permettre l’accueil d’au moins 1500 personnels (source). Le déploiement de fusiliers marins pose nécessairement la question de l’arrivée prochaine, ou non, d’autres unités de l’armée russe en charge de soutenir l’effort.

Pour l’heure ont été identifiés des fusiliers marins de la 810ème Brigade de Marine intégrée dans la Flotte de la Mer Noire, elle-même stationnée en Crimée (lire ici). Cette brigade compte environ 2000 hommes et est composée de deux bataillons d’infanterie de marine (880ème et 382ème bataillons), d’un bataillon de parachutistes de marine (881ème bataillon), d’un bataillon de reconnaissance (888ème bataillon), d’une batterie d’artillerie (1613ème batterie), d’une batterie de défense anti-aérienne (1619ème batterie).

Le journal britannique “The Guardian” a indiqué qu’un premier convoi russe était en route vers Hama, non loin de Tartous (source).

Voici un aperçu rapide du type de missions qu’assurent les “bérets noirs” russes :

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Le Premier ministre Manuel Valls a défendu l'engagement français en Syrie, mardi, lors d'un débat à l'Assemblée nationale. Le chef du gouvernement exclut tout compromis ou arrangement avec le dirigeant syrien.

Lors d’un débat à l’Assemblée nationale consacré à l’engagement militaire français en Syrie, le Premier ministre Manuel Valls a défendu le recours à des frappes aériennes contre l’organisation de l’État islamique (EI).

Plusieurs missions de reconnaissance françaises, prélude à de futures "frappes", ont "déjà été réalisées" et "cette campagne durera le temps qu'il faudra, plusieurs semaines certainement", a déclaré le chef du gouvernement devant les députés.

Manuel Valls a souligné que la France choisirait seule les objectifs à frapper en Syrie. "Il est hors de question que par ces frappes, nous contribuions à renforcer le régime de Bachar al-Assad". Pour Paris, il ne peut y avoir "aucun compromis, aucun arrangement" avec le dirigeant syrien qui "ne peut en aucun cas être la solution", comme le suggèrent des responsables de droite, tel l'ancien Premier ministre François Fillon.