WWIII : Marc Jutier candidat PS Présidentielles: pour faire la Guerre et convaincre un Pays de la faire, il faut avoir l'opinion et les médias.

Publié le par José Pedro

WWIII : Marc Jutier candidat PS Présidentielles: pour faire la Guerre et convaincre un Pays de la faire, il faut avoir l'opinion et les médias.

Par Marc Jutier Prochain Président Socialiste et seul candidat aux Primaires Citoyennes du PS en 2016.

Est-ce aux médias ou aux citoyens de choisir les élus de notre pays? Posons-nous sérieusement cette question.
Déclaration officielle
Élection présidentielle 2017 - Primaires Citoyennes 2016
Marc JUTIER - Premier candidat déclaré aux primaires socialistes de 2016 – bit.ly/1EXHIUZ
« Crise finale du capitalisme ou 3e Guerre Mondiale ? Françaises, Français, réveillez-vous ! - bit.ly/10hQCJg(72.400 vues, 17.500 J'aime)
Je suis le candidat d'un mouvement qui prend de plus en plus d’ampleur au sein du PS comme à l'extérieur. Voilà plus de deux ans, en effet, que j’ai annoncé mon intention de participer aux Primaires Citoyennes: 
Non-violence et force de la vérité – avant projet de programme du premier candidat déclaré à la primaire socialiste
www.agoravox.fr/tribune-libre/article/non-violence-et-force-de-la-verite-131614 (article paru le 1/03/2013)
1 - SUD OUEST – 7/11/14. Un Périgourdin dans la primaire: http://marcjutier.over-blog.fr/ 
2 - DORDOGNE LIBRE – 6/11/14. Marc Jutier, un militant candidat à la primaire PS: bit.ly/1sbjKve 
3 - Le Lab Europe 1 – 6/11/14. La folle campagne médiatique du premier candidat déclaré à la primaire PS: http://lelab.europe1.fr/La-folle-campagne-mediatique-du-premier-candidat-declare-a-la-primaire-PS-18276 
Plaidoyer pour un nouveau projet socialiste: Pour ordinateur: bit.ly/H1eUB6 . Pour smartphone:bit.ly/1ALn07I . Pour tablette: bit.ly/17DibUk . Merci de faire connaître cet ouvrage qui est le résultat de nombreuses années de travail, une contribution fondamentale au débat de société en général.
Version intégrale: http://fraternitecitoyenne.blog4ever.com/ (blog du cercle de réflexion à l'origine du programme + la compilation des lettres hebdomadaires)
Autres documents: http://fr.scribd.com/marc_jutier
Il serait temps que les socialistes fassent du socialisme sinon les capitalistes vont finir par tout détruire sur cette planète ! Plus concrètement, la solution crédible au problème majeur d'aujourd'hui, la crise monétaire, est le « 100 % Money », du titre de l'ouvrage écrit par I. Fischer [1], et qui est défendu par un de nos prix Nobel d'économie M. Allais. C'est la solution la plus juste pour le peuple. La faillite du système monétaire actuel dit « de réserves fractionnaires » est inéluctable et les événements futurs, d'un futur proche, ne pourront que confirmer cette faillite. Vous avez compris que le point le plus important de notre programme consiste à faire une réforme monétaire radicale. Ce qu’il faut savoir c'est que le Système Monétaire À Réserves Totales (SMART) ou réforme dite du « 100% Money » a pour principal avantage que la monnaie devienne un bien public, ce qui n'a jamais été le cas. Il s’agit de transférer le service des dettes de la sphère privée au secteur public. Notez que par la loi n°73-7 du 3 janvier 1973 [2] sur la Banque de France, abrogée par l'Article 123 du Traité de Lisbonne [3], la planche à billet, en ce qui concerne les besoins de l'État, a été privatisée. Le service de la dette de l'État était de 48,5 milliards d'euro en 2013. Et si vous cumulez les intérêts annuel que payent, l'État, les entreprises et les particuliers, vous arrivez à 129,2 milliards d'euro par an soit 45,4% des recettes fiscales nettes du budget de l'État ou 92,6% des recettes de la TVA en 2014. La dette n'est qu'une colossale escroquerie au bénéfice de l'oligarchie financière planétaire.
Étant donné mon discours, la presse officielle qui est tenu par le pouvoir financier ne parlera ni de notre programme ni de ma candidature (avant d'y être obligée par la loi). Mais il me semble que pour la richesse du débat démocratique, ce programme mérite d'être connu de nos concitoyens. Et avec cela, sur un point purement personnel, la question que vous pourriez vous poser est : pourquoi avons-nous besoin que les médias parlent de quelqu'un pour qu'il devienne crédible et légitime ? En clair, est-ce aux médias ou aux citoyens de choisir les élus de notre pays ? Posons-nous sérieusement cette question. 
Quoi qu'il en soit et quelques soient les candidats qui seront effectivement présents aux Primaires Citoyennes de 2016, je suis le seul représentant qui défend un programme déjà largement étoffé démocratiquement par la concertation. Merci de prendre le temps de vous intéresser à un programme innovant et fondamentalement positif pour la population française. Vous trouverez dans ce document un chapitre, Convictions, qui résume en quelques pages ma pensée politique et un chapitre Indignation qui résume mes motivations. 
Merci de m'accorder votre soutien, merci de parler autour de vous de ma candidature. Pour toutes questions, n'hésitez pas à me contacter - mjutier@orange.fr . Bien évidemment, plus vite vous me ferez connaître votre soutien et plus vite je pourrais bénéficier, si vous le voulez bien, de vos conseils au sein de notre équipe de pré-campagne. Je suis sur les marchés de France depuis le 4 avril, n'hésitez pas à venir me rencontrer. Suivez mon parcours ici:on.fb.me/1F1C14Z
Biographie: Président de Fraternité Citoyenne, membre du PS. Je suis né le 11 août 1962 à Paris. Je vis avec ma compagne qui m'a donné deux filles dans une maison que j'ai construite de mes mains. J'ai travaillé comme ingénieur d'affaire en informatique au Canada et en France. J'ai voyagé et vécu en Asie et en Amérique. Je suis Québécois par ma mère et ingénieur de l'école polytechnique de Montréal. Mon père était de l'Allier et chercheur à l'Inserm. 
Bibliographie: Nouvelle Civilisation 2012 (2008) ; Le Guide de l'écologie Politique - 108 propositions pour une civilisation qui s’éveille (2003) ; Carnet de route d'un jeune iconoclaste - Le 21e siècle sera... ce que nous en ferons (1999).
Notes & autres liens:
[1] d'après le titre de l'ouvrage écrit en 1935 par l'économiste américain Irving Fisher -fr.wikipedia.org/wiki/Irving_Fisher
[2] voir: fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_janvier_1973_sur_la_Banque_de_France 
[3] voir la Pétition: « Pour que l'argent serve au lieu d’asservir » - http://chn.ge/MMb6En (1.260 signataires)
Levons nous ! Il est temps ! Jusqu'à la victoire, on ne lâchera rien ! : bit.ly/1xxK6vS (page de liens + une vidéo de 4 minutes)
Soyons le changement ! : http://fraternitecitoyenne.blog4ever.com/soyons-le-changement 
Pour plus de détails, notamment sur mon parcours militant, voir cette page de mon blog: bit.ly/15qSP8y 
Articles: bit.ly/e9hUtA - 40 articles publiés sur Agoravox. 
Vidéos: youtube.com/user/MarcJutier 
. Good Money debate with Robert Skidelsky at St Paul's Cathedral : youtube.com/watch?v=Qh8Lz70aCss - "Nous avons institutionnalisé la fraude, la fraude dont on ne parle pas... l'abus de la création de monnaie par le système bancaire est au coeur du problème... Tant que nous n'aurons pas traité cette fraude au coeur de notre système, rien d'autre ne sera juste." Tarek El Diwany at "The City and the Common Good : What kind of City do we want ?" debate - St Paul's Cathedral, 7th May 2013.
. Scoop: La Banque d’Angleterre démonte les dogmes ! : agoravox.fr/actualites/economie/article/scoop-la-banque-d-angleterre-149472 
. Discours prononcé au colloque du 19-09-2009 à l'Espace Jean Dame (17 rue L. Bellan – 75002) :http://dai.ly/jFPEId (5.000 vues) – Thème : « Nouveau paradigme pour une nouvelle civilisation » avec des interventions de Serge Latouche et de Jacques Boutault (Maire du 2e arr. de Paris).
. Bernard Maris dévoile le secret de la création d'argent par les banques : youtube.com/watch?v=B6H2v4DaEyo
"Les banques, je les ferme, les banquiers, je les enferme." Vincent AURIOL 
"Le vrai réalisme c'est de fermer la bourse, saisir les banques, et de ne pas payer la dette" F. Lordon 
"Il existe de nombreuses manières d'organiser un système bancaire, celle que nous utilisons aujourd'hui est la pire de toutes" M. King, gouverneur de la Banque d'Angleterre de 2003 à 2013

A quoi ressemblera le Vivendi de Bolloré ?

Vincent Bolloré préside désormais au destin d’un groupe qui a sciemment divisé ses recettes par trois en trois ans. Son idée : créer un «  Bertelsmann à la française  ».

Que peut faire Vincent Bolloré de Vivendi ? A peu près tout. Il a la barre en main, des milliards dans la poche. Et sûrement autant d’idées dans la tête, même si, pour l’instant, c’est plutôt « motus Vivendi » en la matière. Depuis sa prise de pouvoir au sein de l’ex-Générale des Eaux, le plus breton des milliardaires s’est montré peu loquace sur le futur du holding. A peine sait-on qu’il entend transfigurer l’ancien conglomérat en un groupe opérationnel versé dans les médias.

C’est déjà en bonne voie. Tout au long de l’année 2014, le groupe a multiplié les cessions. Dans quelques mois, les télécoms (SFR, Maroc Telecom, GVT) ne seront plus qu’un souvenir pour l’entreprise, qui s’était lancée sur ce créneau à la fin des années 1980, sous l’étendard de « la SFR ». Du passé aussi, Activision-Blizzard, l’un des seigneurs du jeu vidéo (un contenu de choix, pourtant).

Aujourd’hui, Vincent Bolloré préside au destin d’un groupe qui a sciemment divisé ses recettes par trois en trois ans – tombant d’environ 30 milliards à 10. Concrètement, la coquille Vivendi ne comprend plus que deux entités de taille similaire : Canal+ et Universal Music. Le socle de granit à partir duquel il compte bâtir « son » Vivendi.

Exit la convergence des contenus et des tuyaux

Pas question, a priori, de remettre un pied dans les télécoms. Exit donc la convergence des contenus et des tuyaux, dont Vivendi fut pourtant le chantre à une époque pas si lointaine. Le nouveau concept, c’est de faire un « Bertelsmann à la française ». Pour saisir l’ambition, un petit tour outre-Rhin s’impose. Très vite, on comprend pourquoi le modèle a tout pour lui plaire. L’épopée commence en 1835, à Gütersloh, en Rhénanie du Nord-Westphalie. Là où se niche toujours le siège du groupe. A l’époque, Carl Bertelsmann, éditeur de son état, installe ses premières rotatives. Au fil des décennies, la petite imprimerie se mue en géant des médias. Incontestable dans la télévision et la radio, via sa filiale RTL Group (M6 et RTL en France) et sa société de production Freemantle Media. Incontournable dans l’édition (Penguin Random House) et la presse (Gruner + Jahr). Imposant aussi dans la relation client et l’imprimerie, forcément. L’ensemble affiche aujourd’hui un visage international et 16 milliards d’euros de revenus.

Un groupe familial qui navigue à long terme sans jamais dévier de son cap, à l’exception de la période Thomas Middelhoff – leur Jean-Marie Messier –, qui l’a vu céder aux sirènes de la bulle Internet. La brochure est idéale pour Vincent Bolloré, lui qui ne manque jamais de rappeler que son groupe familial date de 1822 – chez les Bolloré, c’était une papeterie près de Quimper –, lui qui se raconte comme un capitaine d’industrie au long cours. Histoire mise à part, le groupe allemand présente tous les critères du géant des médias dans sa nouvelle version bretonne : des métiers aux modèles différents, capables de résister aux cycles économiques.

Emprise

Bien sûr, construire Bertelsmann n’est pas l’affaire d’un jour. Ce n’est pas un problème pour Vincent Bolloré. L’homme sait prendre son temps. Chez Vivendi, il a mis plus de trois ans à prendre les commandes. Tout a commencé en 2011, avec la vente à Canal+ de ses deux chaînes de télévision gratuite (D8 et D17). L’opération a fait de lui le premier actionnaire du groupe. Ensuite ? Il raffermit son emprise en juin dernier, écartant Jean-René Fourtou, et devenant président du conseil de surveillance avec une direction « amie ». Puis en février, en nommant deux administrateurs proches, Dominique Delport et Tarak Ben Ammar. Sans oublier de glaner en parallèle des titres sur le marché, jusqu’à détenir plus de 8 % du capital. Un début, sans doute.

Pour matérialiser son rêve, Vincent Bolloré dispose de quelques fondations. Sa première pierre s’appelle Canal+, premier groupe de télévision payante d’Europe continentale. La seconde, c’est la musique et un acteur en béton, Universal Music, de très loin le premier de son secteur. Reste à trouver les briques manquantes : l’édition et la presse, là où les cibles estampillées « A vendre » sont pléthores, et abordables.

En l’espèce, l’argent ne compte pas vraiment. Totalement désendetté, Vivendi reposera d’ici à juillet et la clôture de ses cessions sur un matelas épais de plus de 10 milliards d’euros. Il faudra y retrancher les retours aux actionnaires (environ 5,7 milliards avant 2017), mais y ajouter la capacité d’endettement. Au final, Vivendi aurait presque les moyens de s’offrir un acteur de sa propre taille – pesant environ 30 milliards d’euros en Bourse.

Afrique

Le groupe ne devrait pas bouger avant l’été. S’avancer davantage sur l’avenir de Vivendi peut paraître aventureux. Constructeur, financier, forestier, magnat des médias, ou ingénieur, Vincent Bolloré possède plusieurs costumes. L’un est naturellement taillé pour l’Afrique, un continent où il détient nombre d’intérêts. Et vers lequel les médias français se tournent avec de plus en plus d’insistance. C’est une piste.

Une autre piste mène vers l’Hexagone. En décembre, Vincent Bolloré avait fait une offre pour les actifs français du groupe belge Roularta (« L’Express », « L’Expansion », « L’Etudiant »), finalement tombés dans l’escarcelle de Patrick Drahi. D’autres cibles subsistent. Pourquoi pas Deezer ou Dailymotion, les plus grands diffuseurs de contenus numériques français ?

A dire vrai, un groupe suffirait au bonheur de Vincent Bolloré : Lagardère. Un ensemble présent dans la presse (« Paris Match », « Elle » et le « JDD »), la radio (« Europe 1 ») et la télévision (Gulli). Dans la production, aussi, un argument pour qui préfère le contenu à la diffusion – et veut se replacer dans la chaîne de valeur. Surtout, Hachette Livre, propriété de Lagardère, est le seul éditeur doté d’une aura internationale. Aux « Echos », Arnaud Lagardère a affirmé ne pas être vendeur. Mais, par le passé, Vincent Bolloré a su s’infiltrer sans véritable carton d’invitation chez Bouygues, Pathé, Havas... Ou Vivendi.


 

Médias les assistés du système : les chiffres du scandale

Assurer la liberté de la , son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères – Programme du Conseil National de la Résistance – 1944

2.6. Démocratiser les , couper leurs liens avec le capital, étendre le pluralisme démocratique, l’information libre et objective, le débat citoyen ; revitaliser et actualiser les ordonnances de 1945 démocratisant la presse écrite; mobiliser et démocratiser l’outil informatique pour systématiser la consultation directe des citoyens; –  Programme candidat du PRCF

Médias les assistés du système

mediacrates les assistes du systemePersonne n’a pu échapper à une de ces couvertures  tapageuses des hebdos dénonçant cette France « impossibles à réformer », ces impôts écrasant les riches, ces fainéants de fonctionnaires, cette SECU trop couteuse, et l’assistanat des travailleurs menaçant de ruiner notre pays.

Placardée sur tous les kiosques, dans les gares, sur les panneaux, c’est une campagne de propagande permanente contre les conquêtes sociales des travailleurs.

Reprenant le discours du MEDEF, Le Point, Valeurs Actuelles, L’Express, Capital, Le Figaro, Challenges… tous en chœur s’indignent de la « dépense publique » réclamant à qui mieux mieux toujours plus d’austérité : ils exigent que les syndicats se taisent, que les fonctionnaires disparaissent, que l’on privatise les services publics, que l’on taille dans les retraites et la Sécu, car selon eux il n’y aurait plus d’argent dans les caisses de l’Etat…

De véritable chiens de garde du système, protégeant leurs maitres…

Car en matière d’assistanat, ces titres (et leurs propriétaires : n’est ce pas eux qui bénéficient d’exonérations fiscales en tout genre?) ils s’y connaissent. Car le plus tragique est que la plupart de ces « journaux » bénéficient de très larges  publiques.

Regardons de plus près les montants reçus pour une douzaine de titres de la presse nationale :

Le Figaro et Le Monde retirent la part du lion. L’Humanité et Marianne, seuls titres à faire entendre une voix un peu discordante ne perçoivent qu’un peu plus de 8%. Au passage, remarquons que même en comptant l’effacement exceptionnel d’un prêt consenti par l’Etat à l’Humanité, ce dernier ne reçoit toujours que les 2/3 de l’aide reçue par Le Monde et le Figaro chacun. Et là on ne compte pas les subventions privées que sont la publicité (principale ressource) ou les achats par les entreprises, par exemple Air France le premier acheteur de la presse française : selon le blog d’Erwann Gaucher 14% des ventes de « Libération », 12,5% de celles des « Echos », 11,7% pour « le Monde », 10,2% pour « Le Figaro »…. une paille.

Subvention presse régionale 2013

source : Montants d’aides pour les 200 titres de presse les plus aidés (2013)

En clair, ce sont les impôts des sans dents, des fonctionnaires, des immigrés etc. – nos impôts quoi – qui les financent. Et pas qu’un peu. Il y a de quoi rire jaune non? www.initiative-communiste.fr s’est penché sur les chiffres. Entre les  (près de 300 millions d’euros pour l’année 2013) et la niche fiscale accordée aux journalistes (près de 60 millions d’euros tout de même) on arrive à une coquette somme.

Entre 2009 et 2011, le secteur de la presse a touché 5 milliards d’euros de subventions publiques selon la Cour des Comptes ! Rapporté aux chiffres d’affaire annuel du secteur (9,6 M€ / an) la presse est donc subventionnée au taux record de 18%….

Paradoxal? non pas vraiment

Paradoxe apparent, simplement apparent. Car pour qui a étudié un peu l’économie – sérieusement c’est à dire en ne censurant pas les analyses marxistes – on ne retrouve là qu‘un symptôme supplémentaire de ce que l’on appelle le capitalisme monopoliste d’État : malgré leur discours, les Capitalistes ne veulent pas moins d’État ni plus de concurrence, ils veulent un état au service de leurs intérêts. Un état privatisant les profits et socialisant les pertes faisant payer la classe des travailleurs pour remplir les poches de ceux de la classe capitaliste. Ils sont pour la libéralisation des services publics, leurs privatisations, mais ils sont les premiers à refuser la concurrence comme en témoignent les condamnations régulières quoique très symboliques pour entente sur les prix…

Le financement public devrait aider une presse indépendante

Loin de nous l’idée de remettre en cause le besoin d’un financement public de la presse. Mais chacun doit prendre conscience que ce financement public est pour l’immense majorité une subvention à des monopoles capitalistes et qu’il ne défend guère la liberté de l’information et son indépendance des puissances d’argents. Comme en témoigne le fait qu’un journal reconnu comme le Monde Diplomatique ne reçoit (presque )rien alors que la presse à  ou les journaux TV reçoivent près de 22 millions d’euros.

Presse, TV, Radios, qui détient quoi :

Contrairement à une idée trop largement répandue par des années de bourrage de crânes, la grande presse dans notre pays n’est ni indépendante, ni pluralistePour parler clair, si les idées de la classe dominante sont celles de la classe dominante, c’est aussi parce que les médias dominants sont les médias de la classe dominante. Au sens propre.

Jugez plutôt : Seulement dix groupes se partagent le gâteau de la presse quotidienne régionale, la plupart appartenant à des patrons biens connus

  • SIPA Ouest France : Association (Ouest-France Le Courrier de l’Ouest Le Maine libre Presse-Océan La Presse de la Manche)
  • EBRA :  Lignac/ Hersant /crédit mutuel(Le Dauphiné libéré Le Progrès L’Est républicain Les Dernières Nouvelles d’Alsace L’Alsace-Le Pays Le Journal de Saône et Loire Le Bien public – Les Dépêches Vosges Matin Le Journal de la Haute-Marne)
  • Sud Ouest : fLemoîne et alliés (Sud Ouest Midi libre  L’Indépendant Charente libre La République des Pyrénées Centre Presse L’Éclair Dordogne libre)
  • hersant  :  Hersant, Tapie (La Provence Nice-Matin Var-Matin Paris-Normandie Corse-Matin Le Havre libre Le Havre Presse – Le Progrès de Fécamp)
  • Groupe La Voix du Nord : famille Hurbain (Belgique) (La Voix du Nord Nord éclair Nord Littoral Le Courrier picard L’Union – L’Ardennais L’Est-Éclair Libération Champagne)
  • Amaury :  Amaury(Le Parisien Aujourd’hui en France)
  • Groupe centre France : Fondation Varenne (La Montagne Le Populaire du Centre Le Berry républicain Le Journal du Centre L’Yonne républicaine L’Écho républicain La République du Centre L’Éveil de la Haute-Loire)
  • Groupe NRCQ : (La Nouvelle République du Centre-Ouest Centre Presse)
  • Groupe la dépêche : Baylet  – Lagardères (La Dépêche du Midi La Nouvelle République des Pyrénées Le Petit Bleu de Lot-et-Garonne)
  • Groupe Télégramme : Coudurier (Le Télégramme Le Républicain lorrain L’Écho du Centre La Marseillaise – L’Hérault du jour)

Et c’est la même chose pour les grands titres de la presse nationale dont voici les principaux propriétaires:

Et en ce qui concerne les médias audiovisuels, en dehors des chaînes publiques  c’est la même chose pour:

  • les télévisions : TF1 (TF1, LCI, NT1…) appartient à Bouygues, Canal+  (Canal+ Direct 8…) Vivendi (Groupe Bolloré  BlackRock , Société générale , Amundi , Caisse des dépôts , salariés 3,13 %…), M6 (M6,W9…) à Bertelsmann (groupe RTL), BFM TV à A Weil
  • les radios : Europe 1 appartient à Lagardères, RMC A Weil, RTL à Bertelsmann

Bref, on comprend mieux d’où vient le discours de ces médias qui se font les portes-voix de leur maître la classe capitaliste.

Et en ce qui concerne les chaînes publiques, force est de constater que ce ne sont pas les dernières à participer aux concert d’aboiement des chiens de garde du système.  Il suffit de prendre l’exemple de la très patronale émission C dans l’air d’Yves Calvi. Pas besoin de long discours, il suffit d’ajouter à la suite et presque au hasard un certain nombre des sujets « traités » par cette quotidienne accueillant à bras ouverts le très libéral Christophe Barbier, ou la lobbyiste du patronat Agnes Verdier Molinié (officiant auprès du très mal nommé IFRAP)

 

Cdans l'air ultra libéral

Pour leur part, les médias du  sont 100% libres et engagés : ce sont les médias des militants du  et ils donnent de la voix pour défendre les intérêts des travailleurs. Raison de plus pour les soutenir.

Censuré par les médias du Capital, nous ne pouvons compter que sur vous, lecteurs, pour mener notre travail d’information et de ré-information.

Alors pourquoi ne pas vous abonnez à Initiative Communiste? pourquoi ne pas vous inscrire à son supplément électronique gratuit @IC Hebdo? Ou rejoindre le PRCF?

Pour poursuivre sur le sujet, nous ne saurions que trop recommander de voir l’excellent documentaire Les Nouveaux Chiens de Garde de Gilles Balbastre ou encore le nouveau film de Pierre Carles Opération Correa les anes ont soif

[edit le 16/11/2014]

 

1. Droit à l’information (2010)

L’article 19 de la Déclaration des droits de l’homme de 1948 indique : « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

De plus, Victor Hugo, cité par Médiapart [1], a dit : « Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre ».

On reconnaît un régime totalitaire par le fait que les médias sont contrôlés par le pouvoir politique. Les révoltes sociales et populaires comme celle d’Oaxaca au Mexique en 2006 passent systématiquement par la prise de contrôle d’un média audio-visuel. Cela illustre à quel point la maîtrise de l’information est fondamentale pour asseoir son pouvoir, a fortiorià l’encontre ou l’insu de la population, ou pour lutter contre une éventuelle tentative de désinformation. Ne dit-on pas également que le premier perdant d’une guerre est la vérité ? Les médias sont donc essentiels à la démocratie, peut-être plus encore que les autres pouvoirs. Ils en sont également le baromètre. Et les dirigeants de grands médias sont les personnes parmi les plus puissantes qui soient.

2. Qui possède les médias ?

Les médias sont très nombreux. Bouquets de chaînes de télévision, magazines spécialisés sur tous les thèmes, stations de radio… sans oublier le labyrinthe d’Internet que nous ne développerons pas, car n’ayant pas atteint encore la puissance et la visibilité des autres supports. Le réflexe naturel serait d’imaginer derrière cette multitude de marques, de chaînes, une diversité et une pluralité souhaitables. Mais l’effet est trompeur. Derrière ce nombre pléthorique, paradoxalement il y a peu de personnes, et même de moins en moins.

Arnaud Lagardère, ami intime de l’actuel chef d’état, qualifié de « mon frère » par ce dernier, possède* les éditions Hachette, Fayard, Grasset, Hatier, Hazan, Le Masque, Marabout, Pluriel, Stock, Le Livre de Poche, Larousse, Armand Colin, Dalloz et Dunod ; les magasins Relay, et Virgin ; les titres de presse Paris-Match, Elle magazine, le Journal du Dimanche, La Provence, Nice-Matin ; les stations radio Europe1, Europe 2, RFM ; les chaînes de télévision Canal J, MCM, Mezzo, Tiji, Match TV, la chaîne météo, CanalSatellite, Planète, Planète Future, Planète Thalassa, Canal Jimmy, Season, CinéCinéma, AlloCinéInfo et EuroChannel ; entre autres.
Groupe de l’industrie aéronautique, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 8,2 milliards d’€.

Martin Bouygues (ami intime de l’actuel chef d’état, parrain d’un de ses fils) et sa famille possèdent* les chaînes de télévision TF1, LCI, Odyssée, Eurosport, Histoire, UshuaïaTV, S Star, Cinétoile, Cinéstar, Télétoon, Infosport, Série Club, TF6, TV Breizh ; les sociétés de production de films : Téléma, Film Par Film, TF1 Film Production, les sociétés de distribution de films : TFM, la société d’édition vidéo : TF1 Vidéo, les magazines Tfou Mag, Star Academy, et pour la presse écrite quotidienne gratuite : Métro.
Groupe de bâtiment et travaux publics, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 32,7 milliards d’€.

Serge Dassault, proche de l’actuel chef d’état, et sa famille possèdent* Le Figaro, L’Express, le Figaro Magazine et Valeurs Actuelles.
Sénateur, avionneur et marchand d’armes, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires groupe en 2007 : 21 milliards d’€ (selon wikipédia, à vérifier).

Avec ces 3 personnes nous avons listé notamment le 1er éditeur de France, le 2ème libraire de France, le 1er quotidien de France, la 1ère chaîne de télévision de France si ce n’est d’Europe. Dans ce pays, la plus grande partie des médias est donc détenue par cinq empires financiers : Bouygues, Dassault, Lagardère, Bertelsmann (groupe RTL, M6), Vivendi-Universal (canal+, SFR).

Ajoutons encore Bernard Arnault l’homme le plus riche de France, qui fut témoin de mariage de l’actuel chef de l’état et qui possède Les échos. Vincent Bolloré, proche de l’actuel chef de l’état au point de lui prêter son yacht pour les vacances, possède la chaîne de télévision Direct8, les journaux gratuits Direct Soir et Matin Plus, en plus du groupe publicitaire Havas contenant RSCG de Jacques Séguéla.

En voulant parler de concentration, on s’aperçoit que cette concentration est de surcroît, autour de l’actuel chef de l’état !

Rarement autant de pouvoir n’a été concentré entre les mains d’agents économiques aussi restreints. Car le biais du capitalisme est qu’après la phase de concurrence, vient le temps du monopole de celui qui a gagné la bataille de la concurrence, et qui rachète ses anciens adversaires, sinon s’allie avec eux, cherchant par la même occasion à interdire l’accès au marché à d’éventuels concurrents. C’est le paradoxe d’un modèle qui, sans garde-fous, tend vers la suprématie, donc l’abus, puisque l’équilibre pluriel de départ est rompu. Depuis les années 90, ce contrôle capitaliste des médias se double d’une dynamique de concentration.

Que reste-t-il ? Le service public. Sa part de marchés reste inférieure [2]. Du point de vue déontologique, ce secteur doit s’efforcer d’être neutre. Donc il va s’interdire les méthodes très commerciales de ses concurrents cités plus haut, ou au pire les emprunter dans une certaine mesure, ce qui ne lui fera pas rattraper son écart d’audience. De plus une nouvelle organisation l’a mis sous la coupe directe du chef de l’état en gage de la suppression de la publicité.

Sondages

Si par définition, le média est le moyen de communication et de diffusion d’informations, alors sans aucun doute le sondage est devenu un média. Pourquoi les sondages sont-ils si importants ? Parce qu’ils servent d’auxiliaires très puissants à l’homme politique. Et soyons clair, derrière les circonvolutions du discours bienfaisant et rassembleur, le fond du propos de l’homme politique est beaucoup plus net et agressif : si vous contestez la mesure, nous avons la preuve – que vous ne pouvez vérifier – que vous êtes minoritaires.

Qui possède les instituts ?

- CSA est possédé par Vincent Bolloré, cité plus haut.

 



- IFOP est dirigé par Laurence Parisot, par-ailleurs présidente du Medef, organisation dont le frère de NS** fut vice-président jusqu’à fin août 2006, et invitée à la petite fête de la victoire de mai 2007 au Fouquet’s.

- IPSOS a pour administrateur notamment Nicolas Bazire, conseiller personnel de Nicolas Sarkozy et témoin de son dernier mariage. Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos France, lui aussi invité du Fouquet’s.

- Opinionway, a été fondé par Hugues de Cazenave. Voir cet article de politique.net [3] pour la mise en évidence de proximité politique.

 

Ne manquons pas d’impartialité en étant partiels, existent aussi la SOFRES qui a pour actionnaire les fonds d’investissement américain Fidelity ; LH2 (ex-Louis Harris) qui a été vendu par TNS à deux de ses dirigeants et BVA qui a pour actionnaires les fonds d’investissement Rothschild.

Sans préjuger d’une orientation politique systématique, on peut bien imaginer que, même s’il s’agit d’une minorité de sujets, les plus sensibles seront traités d’une certaine façon … ou pas du tout. Quant aux questions qui orientent les réponses c’est tellement évident, que certaines études sont tout simplement honteuses. Et les journalistes des médias de masse n’apporteront pas la précision sur les propriétaires des instituts et leurs autres activités. Ce manque de professionnalisme confine à la désinformation.

L’information libre étant consubstantielle (i.e. inséparable) à la démocratie, il est incroyable qu’une telle force, les médias, soit autorisée légalement à une telle consanguinité avec les pouvoirs économiques et politiques. Une démocratie qui laisse cela se mettre en place ne fonctionne pas correctement dans le sens constitutionnel d’un gouvernement par tou(te)s pour tou(te)s.

3. Problème de la concentration (réunion de toute l’autorité dans les mains d’un seul)

Il ne s’agit pas de stigmatiser telle ou telle entreprise qui n’a sans doute pas prospéré sans talent. Mais plutôt de montrer en quoi la situation ne convient pas.

Aucun des établissements financiers qui possèdent les médias n’a ce métier comme activité unique. Et à l’exception de Bertelsmann, le journalisme n’est pas le but premier de ces sociétés. Il s’agit même de groupes qui ont comme particularité d’avoir pour client l’état : le bâtiment, les travaux publics et les activités d’armement. Pour le dire de façon peu diplomatique, ils doivent leur pouvoir et richesses aux commandes que leur passent les politiciens avec l’argent public. Cela pose des problèmes politiques sérieux.

Ces groupes qui contrôlent la télévision ont la capacité d’utiliser le pouvoir conféré par cet outil puissant au bénéfice de leurs autres activités. Cela ne se fait pas forcément ouvertement. Mais par exemple on ne sera pas informé sur les activités en Afrique des grands groupes français, Bolloré notamment.

De plus on constate une dépendance du pouvoir politique vis-à-vis du pouvoir médiatique. Si le groupe a besoin de l’état, il a les moyens pour lui apporter tout le soutien nécessaire. Par renvoi d’ascenseur, il pourra être servi par des commandes, qui à ces échelles sont très importantes.

Malheureusement on a l’impression de répondre à la question : pourquoi ces entreprises championnes du capitalisme ont investi dans le secteur chroniquement déficitaire de la presse à l’aube du XXIème siècle ?

De surcroît ce secteur se voit maintenant financé par l’état (et donc par les citoyens) via un plan de 600 millions d’euros distribués sur 3 ans [4] à l’initiative de NS. Ne s’agit-il pas avant tout d’un cadeau à ceux qui l’ont « fait » ? Ou le genre d’opération séduction / siphonnage qu’il maîtrise ? S’il existe bien des journaux dits d’opposition tels le Nouvel Observateur ou Libération, avec sa technique d’ouverture, NS est capable de les dompter par cette aide. Qui ne serait pas séduit et donc… influencé dans son travail ? C.f. ce très bon article de Médiapart [1]. NS a bien compris l’importance de ce IVème pouvoir et continue à y étendre son emprise déjà quasi-hégémonique. Hégémonie ou consanguinité dont il tente de faire croire à l’inexistence en toute occasion.

À titre personnel je suis frappé de constater que nombre de personnes pensent que le chef de l’état est légitime dès lors qu’il est élu. Mais si, avant l’élection, celui-ci possède les chaînes de télévisions comme en Italie ou a pour amis proches les propriétaires de celles-ci comme en France (amitié expliquée ou doublée d’une convergence d’intérêts), comment peut-on croire sérieusement que cela ne pèse pas sur l’issue du scrutin, et ce de manière illégitime, hors de l’esprit démocratique ? On peut sans conteste dire que NS a été « fait » par et pour les possesseurs de groupes de diffusion.

Comment les médias servent la politique

Le principe est de ne pas faire réfléchir les gens, de les éloigner de ce qui les concerne. On est en plein dans l’application de ce propos de Paul Valéry « La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. ».

D’où l’information mièvre, vidée de sa substance, l’écran de fumée de l’actualité mondaine, l’opinion saturée avec du bruit médiatique sur des sujets mineurs. Sans oublier le maniement de l’épouvantail de la peur avec les affaires de droit commun qui semblent sorties de la presse de caniveau. « Attention, danger ! Les pédophiles sont partout, à côté de chez vous. » Ce qui est recherché, c’est le consentement au système économique en vigueur : le libéralisme mondialisé. Les multinationales, qui ont le pouvoir réel, contrôlent les médias qui œuvrent à créer les « illusions nécessaires » préalables à ce consentement. In fine le travail des médias consiste à borner le champ de réflexion politique.

Quant à la presse gratuite, la partialité est invisible derrière des dépêches aseptisées. Et le lecteur ne va pas se plaindre d’un journal qu’il n’a pas payé – directement pour le moins. Lire par exemple cet article sur ce sujet particulier. [5]

Le plus grave ce n’est pas ce fait, logique, que nos grands médias deviennent de plus en plus acteurs de la société du spectacle. Mais c’est qu’en tant qu’outils politiques fondamentaux, ils soient en train de renoncer à leur tâche d’élaboration d’un espace public de discussion et de réflexion, pour ne plus exercer qu’une fonction de propagande.

Conclusion

Bien sûr il y a des personnes qui remettent en cause l’information reçue, qui savent à quoi s’en tenir, qui ne sont pas consommatrices passives de prêt-à-penser très orienté. Mais ces personnes-là sont en nombre réduit face à l’énorme part de la population qui se préoccupe moins de ces sujets.

La question des médias est donc une question très sérieuse, qui concerne tous ceux qui refusent que les marchés pensent à leur place. Ne nous taisons pas face à la “majorité silencieuse” et tonitruante des “télés-réalités”, sachons voir que souvent le « diverti se ment ». L’information est un bien commun. Communiquer librement, un droit. Les groupes multimédias enterrent ce droit. Aujourd’hui, en France, on peut dire que le pluralisme politique dans les médias est gravement mis en cause, que les issues d’élections sont biaisées et sans doute pire encore, la réflexion personnelle qui permet l’engagement citoyen combattue.

Au vu de cela, on comprendra que le pouvoir politique actuel soit gêné par l’Internet libre. Les campagnes de dénigrement de ce nouveau média ainsi que les lois visant à contenir son impact sont en cela très inquiétantes. Et la suppression de vidéos mettant en cause la caste au pouvoir se pratique déjà. Les vidéos sur Jean S. et l’ EPAD ont été supprimées de Youtube soi-disant pour propriété intellectuelle. La prise de participation de l’état dans le portail vidéo Dailymotion [6], en toute discrétion, va faciliter encore ce contrôle. Et c’est là que la déjà forte concentration se poursuit, en commençant par le contrôle d’un générateur de « buzz ».

Auteur : Mychkine

Pour : Sentinelles de la République

 


* Précision : au moins en tant qu’actionnaire majoritaire.
** Initiales de l’actuel chef de l’état dont le nom se voit suffisamment souvent.

[1] http://www.mediapart.fr/club/edition/etats-generaux-de-la-presse-le/article/131008/presse-notre-lettre-ouverte-aux-etats-gen
[2] http://www.mediametrie.fr/communiques.php
[3] http://www.politique.net/2008011202-opinion-way-institut-de-sondages.htm
[4] http://parlement-ue2008.fr/rap/a09-104-6-2/a09-104-6-22.html
[5] http://www.article11.info/spip/spip.php?article470
[6] http://www.numerama.com/magazine/14302-l-etat-investit-dans-dailymotion-apres-y-avoir-place-des-hommes.html

- http://www.acrimed.org/

- http://www.observatoire-medias.info/

- http://209.85.229.132/search?q=cache:j6L8g4F4DxgJ:www.cnam.fr/lipsor/dso/articles/fiche/bourdieu.doc+bourdieu+sur+la+t%C3%A9l%C3%A9vision&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&client=firefox-a

- http://www.passerellesud.org/spip.php?article291

- http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/enjeux/media-democratie/medias-contribuent-ils-au-debat-democratique.html

NOUVEL OBS:

Article jamais mis à jour car ce journal de gauche, comme tous sont tombés chez les Rothschild

Matthieu Pigasse appartient à une famille très présente dans les médias : son grand-oncle qu'il n'a jamais connu, Albert Pigasse, fut le fondateur de la collection « Le Masque » ; son père, Jean-Daniel Pigasse, fut le secrétaire de la rédaction de l'hebdomadaire régional La Manche libre ; quant à son frère, Nicolas Pigasse, il est directeur de la rédaction du magazine people Public. Parmi ses cousins germains figurent les journalistes Sylvain Augier et Christian Jeanpierre.

En 2005, Matthieu Pigasse organise la vente de Libération à Édouard de Rothschild, actionnaire de la maison concurrente de Lazard. En 2007, il tente, dans le sillage d'Alain Minc, de s'emparer, sans succès, de la présidence du conseil de surveillance du Monde.

En 2009, il achète l'hebdomadaire culturel et politique Les Inrockuptibles, dont il préside le conseil d'administration, et travaille au lancement d'une nouvelle formule, ce qui n'est pas sans susciter des remous au sein de la rédaction, qui lui reproche notamment de chercher à éloigner les fondateurs du magazine.

Il est actif dans d'autres médias et vend Newsweb à Arnaud Lagardère, conseille Murdoch sur Eurosport, aide Pink TV, puis soutient financièrement le site d'information Rue89.

En juin 2010, il prend le contrôle, avec Pierre Bergé et Xavier Niel du quotidien Le Monde, malgré l'opposition de Nicolas Sarkozy. Le même trio, via leur holding Le Monde Libre (LML), acquiert en 2014 65% du Nouvel Observateur pour 13,4 millions d’euros.

Cliquez sur le nom d'un journal, d'une radio ou d'une télévision pour savoir qui en est le propriétaire.(2008)

Les télévisions:
TF1France 2France 3Canal+France 5ArteM6Paris PremièreLCIi-TéléDirect 8RTL9.

Les radios:
Europe 1Europe 2France CultureFrance InfoFrance Inter,France MusiqueFun RadioLe Mouv'NostalgieNRJRFM,Rire et chansonsRTL

Les quotidiens nationaux:H
La CroixL'EquipeLes EchosLe FigaroL'HumanitéLibérationLe MondeLe Parisien/Aujourd’hui en FranceLa Tribune

Les quotidiens gratuits:
20 MinutesDirect SoirMétro.

Les magazines:
Ca m’intéresseCapitalChallengesCourrier internationalElleL'EtudiantL'Expansion,L'ExpressFemme actuelleGéoL'HistoireLe Journal du DimancheLireMarianneLe Monde 2Le Monde diplomatiqueLe Nouvel ObservateurParis MatchPèlerin magazine,PremièreLe PointPublicSciences et AvenirsTéléramaValeurs ActuellesVoiciVSD.

Les quotidiens régionaux:
L'AlsaceBien PublicCentre PresseCharente LibreCorse MatinCourrier de l'Ouest,Courrier PicardDauphiné LibéréDépêche du MidiDernières Nouvelles d'Alsace,Dordogne LibreEcho RépublicainL'EclairL'Eclair des PyrénéesEst Républicain,L'IndépendantJournal de la Haute MarneJournal de Saône et LoireLiberté de l'Est,Liberté de NormandieMaine LibreMidi LibreNice-MatinNord EclairNouvelle République des PyrénéesOuest FrancePresse de la ManchePresse-Océanle Progrès,La ProvenceRépublique des PyrénéesSud OuestVar-MatinVendée MatinLa Voix du Nord.


AB
Le Groupe AB est le premier éditeur et diffuseur indépendant français de chaînes thématiques. Le groupe anime 20 chaînes thématiques, dont RTL9, détenue à 65%. Il possède 40% de TMC. Par AB Sat, il diffuse AB1, AB Moteurs, Action, Animaux, Chasse et pêche, CineBox, CineComic, CineFX, CinePolar, Encyclopedia, Escales, Fit TV, Mangas, Musique Classique, RFM TV, Toute l'histoire, XXL, Zik.
Les chaînes thématiques représentent 56% de son chiffre d'affaires, les programmes télévisés 36% et le merchandising 8%. 
La société a été rachetée par Claude Berda, lequel, tout en restant majoritaire, a cédé 33.5% de ses parts au groupe TF1, le 5 décembre 2006.

AMAURY
Outre le Tour de France et le Paris-Dakar, Amaury détient: Le Parisien/Aujourd’hui en France (49%), L’Echo républicainL’EquipeFrance FootballVélo Magazine et L'Equipe TV. En mars 2006, il lance l'hebdomadaire Rugby Hebdo, dont la parution est arrêtée en décembre 2007.
Le groupe Amaury est détenu à 75% par la Société civile Amaury et à 25% par Hachette Filipacchi Medias (Lagardère).

BAYARD PRESSE
La structure du groupe est 100 % assomptionnistes (congrégation religieuse catholique des Augustins de l'Assomption, fondée en 1850). Le président du directoire est Bruno Frappat.
Il édite les titres :
La Croix (Chiffre d'affaires 2005 : 29,4 millions d'euros, provenant à 83% des abonnements).
- Les magazines Pèlerin, Notre temps, Vivre Plus, Vermeil (arrêt en 2007), Pomme d'Api, Astrapi, Babar, Popi, Youpi, Okapi, J'aime lire, Je bouquine, Les dossiers de l'actualité, Phosphore, J'aime la BD, Filotéo (ex-Grain de Soleil)...
- BSE (Bayard Service Edition) : La Revue des scouts de France, la Revue des frères des écoles chrétiennes et l'agence photo Ciric France.
- 66% de la SER (Société d'édition de revues) : revues jésuites Christus et Etudes. Cette société, dont les 34% restants sont détenus par la Compagnie de Jésus, a été créée en 2001 suite au rapprochement de Bayard et d'Assas Editions.
- Après le rachat de Milan Presse en 2004, il édite également en presse jeunesse : Picoti, Toupie, Toboggan, Petites mains, Histoires pour les petits, J'apprends à lire, Wakou, Manon, Moi je lis, Wapiti, Julie, Les clés de l'actualité Junior, Lolie, Les clés de l'actualité, Toboclic, Mobiclic. En presse régionale : Alpes Magazine, Pyrénées Magazine, Pays basque Magazine, Provence Magazine, Bretagne magazine, Histoire et Patrimoine, Ethno, ainsi que Terre sauvage.
Le groupe Bayard - Milan Presse représente 27% de la part de marché de la presse jeunesse en France, ce qui le place au premier rang, devant Hachette-Disney (25%). Le groupe enregistrait un chiffre d'affaires de 433 millions d'euros en 2005.

BERTELSMANN
Bertelsmann est le premier groupe de médias européen.
- L’Allemand est l’actionnaire majoritaire de RTL Group, soit 39 chaînes de télévisions et 33 radios, dont en France les radios RTL, RTL2, Fun radio, la chaîne de télévision RTL9 et le groupe M6 : les chaînes de télévision M6, TF6 (50%), Paris première, Téva, Série Club, Fun TV, W9, M6 Music Hits, M6 Music Rock, M6 Music Black et M6 Boutique La Chaîne.
- Bertelsmann possède aussi la majorité du capital de Grüner + Jahr, qui contrôle Prisma Presse (les magazines Capital, Management, Géo, Géo Ado, National Geographic, Ca m’intéresse, Prisma TV, Télé 2 semaines, Télé Loisirs, TV grandes chaînes, Voici, VSD, Gala, Femme actuelle, Femme actuelle jeux, Prima, Prima cuisine gourmande, Prima maison, Bien dans ma vie, Jasmin, Cuisine actuelle, Guide cuisine).

BOLLORE
- Dans la presse écrite, Bolloré a lancé en 2006 le gratuit Direct Soir, diffusé à 500.000 exemplaires dans 15 villes de France. Il est associé au Monde pour Matin plus, lancé en février 2007.
- Bolloré détient 10% de la société Gaumont et 31% de Havas. Le groupe exploite "Radio des Nouveaux Talents" et diffuse depuis le 31 mars 2005 sur la TNT la chaîne Direct 8.
- Depuis la fusion en 2006 des activités de Bolloré Investissement au sein du groupe, la Financière de l'Odet détient en direct le groupe Bolloré. Le groupe Bolloré appartient également à AGF Vie (15,9% des parts), Groupama (4,6%) et la Société Industrielle et Financière de l'Artois (2,4%).
- Les activités du groupe se répartissent entre: transport et logistique (84%); industrie (7%), médias, actifs financiers et divers (6%); distribution d'énergie (3%) 
En 2007, le groupe réalise six milliards d'euros de chiffre d'affaires et emploie 6 000 personnes en France. Il est dirigé par Vincent Bolloré.

CANAL PLUS
Le Groupe Canal Plus est une filiale à 100% de Vivendi Universal. Il regroupe les chaînes Canal+, i-Télé, et 17 chaînes thématiques, dont Canal+ Sport, Canal+ cinéma, planète, Kiosque, Sport+, NBA+, Comédie (71%), Cuisine TV (66%). 
Le groupe est actionnaire minoritaire de Pink TV.
Canal+ a fusionné ses activités françaises avec TPS.
- Le groupe Vivendi est présent dans la musique, la télévision, le cinéma, la téléphonie mobile, internet et les jeux. Le groupe possède également 20% de NBC Universal. Vivendi contrôle à 100% Universal Music Group, à 56% SFR (qui est actionnaire à 40,6% de Neuf Cegetel), ainsi que Vivendi Games et Maroc Telecom.
Le capital social de Canal+ SA est de 95 017 326 euros détenu à 49% par Canal+ Groupe, à 11,52% par le Crédit industriel d'Alsace et Lorraine, à 5% par Pathé, à 4,48% par le Credit Suisse First Boston LTD, à 5,10% par le public.
En 2005, le chiffre d'affaires du groupe Vivendi s'élevait à 19.5 milliards d'euros. Bertrand Méheut est le PDG du groupe.

LA DEPECHE
Le groupe La Dépêche appartient pour 67,3% à Occitane de Communication (holding de la famille Baylet), pour 15% à Hachette Filipacchi Médias (Groupe Lagardère) et pour 6% à Pierre Fabre (Sud Communication).
Le groupe La Dépêche a pour PDG Jean-Michel Baylet, sénateur, président du conseil général de Tarn-et-Garonne et président du Parti radical de gauche.
- Dans la presse écrite, le groupe possède La Dépêche du Midi, Midi Olympique, Le Petit Toulousain, La Nouvelle République des Pyrénées, Le Petit Bleu, Le Villefranchois.
- Dans les gratuits, il possède la SARL Publi et 20 Minutes Toulouse, en partenariat avec le groupe Schibsted.
- Le groupe détient une participation dans La Gazette de Nîmes et dans La Gazette de Montpellier (33%). Il possède 80% d'Hima Média, éditeur du mensuel gratuit Je Paris ainsi que Toulouse Mag, Toulouse Femmes et Toulouse Matchs.
- Dans l'audiovisuel, le groupe La Dépêche détient 22% de Télé Toulouse (TLT) ainsi que La Dépêche TV.

EST REPUBLICAIN
Le groupe Est Républicain possède 51% de la société EBRA (Est, Bourgogne, Rhône-Alpes), Le Crédit Mutuel contrôlant les 49% restant. EBRA est devenu le premier groupe de presse quotidienne régionale de France. 
- EBRA publie: L'Est Républicain, Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Le Journal de la Haute Marne, La Liberté de l'Est.
- Le quotidien L'Alsace, qui appartient pour 80% au Crédit mutuel, devrait rejoindre le groupe EBRA.
- Dans la presse hebdomadaire, le groupe publie: La Presse de Gray, La Presse de Vesoul et La Tribune de Montélimar.
- EBRA publie également le gratuit d'annonces Top Est.
- Dans l'audiovisuel, le groupe assure la correspondance TF1 et la sous-traitance audiovisuelle de M6 Nancy, TLM (Télé Lyon Métropole), SAPA, Carmin.
Le capital du groupe Est Républicain est détenu à 33% par la famille Lignac et à 28 % par France Antilles, aujourd'hui groupe Hersant.

ETAT FRANCAIS
Appartiennent à l’Etat :
- les chaînes du groupe France Télévisions : France 2, France 3, France 4, France 5, RFO
- les antennes de Radio France : France Inter, France Info, RFI, France Bleu, France Culture, France Musique, Le Mouv’, Fip.
- La chaîne franco-allemande Arte est détenue à 50% par Arte France (France Télévisions 45%, État français 25%, Radio France 15% et INA 15%).

FINANCIERE PINAULT
- Holding de la famille Pinault, la Financière Pinault possède 100% d'Artémis, qui possède 100% de la Sebdo SA, la Société d'exploitation de l'hebdomadaire Le Point, dont Franz-Olivier Giesbert est le président-directeur général et le directeur des publications.
- Artémis est également actionnaire majoritaire (82%, part qui devrait monter à 100%) du groupe Finintel, qui édite le quotidien économique L'Agefi et l'hebdomadaire Actifs, et qui possède Companynews (communiqués de presse). Les médias et communication représentent 2% du portefeuille d'Artémis. 56% sont dédiés au luxe et à la distribution : PPR, Fnac, Gucci, Christie's international, Château Latour…
Artémis participe à 12% dans la chaîne TV Breizh.
La Financière Pinault possède 1,1 % de la chaîne KTO.
- Sebdo SA publie Le Point, La Recherche, L'Histoire (par le biais de sa filiale Société Editions Scientifiques), Historia (par les Publications Taillandier, dont la participation de Sebdo SA s'élève à 100%), Le Magazine Littéraire (par Société Magazine Expansion, participation Sebdo SA : 30%) et Epok, magazine réalisé pour la Fnac (Le Point Développement).

L'HUMANITE

 L'Humanité est dirigé par Patrick Le Hyaric. Le capital est réparti ainsi :
- 20% sont détenus par la Société des lecteurs et lectrices de l'Humanité
- 20% par la Société Humanité Investissements Pluralisme (Hachette-TF1-Caisse d'Epargne)
- 10% par la Société des personnels de l'Humanité
- 40,71% par des actionnaires individuels (représentant le Parti communiste)
Le groupe édite : L'HumanitéL'Humanité dimancheLa Terre, Pif éditions (Pif GadgetGlop Glop !Tout à Lire). Le chiffre d'affaires en 2006 s'élevait à 29,9 millions d’euros, dont 3,39 provenant de la publicité.

LIBERATION
Les actionnaires de Libération ont voté le 5 janvier le changement de statut et la recapitalisation du journal, après trois mois de crise. Le journal s’est doté en février 2007 d’un conseil de surveillance et d'un directoire. 
Dans le nouveau capital, Edouard de Rothschild reste le premier actionnaire (38,7%), suivi de l'Italien Carlo Caracciolo, co-fondateur de La Repubblica,avec 33,3%. Pathé possède 10%, Mediascap (La Libre Belgique) 8%.Libération compte également des investisseurs à titre personnel, parmi lesquels Pierre Bergé, André Rousselet, Bernard Henri Lévy et Henri Seydoux, représentant 8% du capital. Suez détient 2%. Libération détient 26% de son imprimerie, le CIPP (Centre d'impression de la presse parisienne), appartenant au groupe Riccobono. 
En novembre 2006, un "projet de refondation" assorti d'un important plan social, d'un changement des statuts et d'une recapitalisation de 15 millions d'euros est adopté par les salariés qui ont accepté la présidence de Laurent Joffrin.
Serge July, le patron historique de Libération avait été contraint à la démission par Edouard de Rothschild en juin 2006. Plusieurs figures historiques du journal sont également parties.
Le chiffres d'affaires 2006 était estimé à 34 millions d’euros et celui prévisionnel pour 2007 à 33 millions d’euros (Le Figaro, 5 octobre 2007)

LAGARDERE
Le groupe français Lagardère est présent dans l’armement et l’aéronautique (14,95% du groupe EADS : Airbus, Eurocopter…), le livre (Hachette), la distribution (Hachette distribution service : Relay, Virgin…), l’audiovisuel et la presse. Le groupe est dirigé par Arnaud Lagardère, ancien président de Matra et Hachette.
- Parmi les activités audiovisuelles : Europe 1, Europe 2, RFM et 17 radios à l’étranger. 11 chaînes thématiques de télévisions, notamment MCM, Europe 2 TV, Canal J, Gulli, Mezzo. Lagardère Active possède aussi 34% de CanalSat.
- Dans le secteur de la presse écrite, Lagardère possède, via Hachette Filipacchi Media (HFM), rebaptisé Hachette Holding en octobre 2007, 260 titres dans 41 pays. Soit, selon le groupe, plus de 1 milliard d'exemplaires et plus de 130.000 pages de publicité vendues par an.
- Parmi les titres vendus en France : Le Journal du Dimanche, Paris Match, Elle, Première, Isa, Choc, Psychologies Magazine, Public, Version Femina, TV hebdo.
- Le groupe détient 20% de L’Alsace, 15% de La Dépêche du Midi et 5,4% du Monde.
- Lagardère détient aussi une participation de 25% dans les Éditions Philippe Amaury (Le Parisien, L’Équipe).
- Hachette Holding  détient 42% du groupe Marie Claire (Marie Claire, Marie Claire Maison, Cosmopolitan, Cuisines et Vins de France, Avantages, Marie Claire Idées, Famili, Marie France, 100 Idées Jardin), qui est contrôlé par la famille Prouvost à 58%.

LA VIE-LE MONDE
Le groupe est contrôlé par la holding "Le Monde partenaires et associés" (LMPA), elle-même détenue à 52% par des actionnaires internes (Société des rédacteurs du Monde, Société civile des personnels des PVC, Association Hubert Beuve-Méry) et à 48% par des externes (InvestMonde, Le Monde Entreprises, Société des lecteurs du Monde). Sont aussi actionnaires du Monde SA : Lagardère (17%), Prisa (15%), Stampa (3%) et Le Nouvel Observateur (1,8%).
- Dans la presse quotidienne nationale, le groupe édite Le Monde et les publications associées Dossiers & documents et Le Monde 2.
- LMPA contrôle également Courrier international, Le Monde de l'Education, La Lettre de l'Education, le Monde diplomatique, Manières de voir et Cahiers du cinéma.
- La filiale Télérama SA édite Télérama.
- La filiale Malesherbes Publications édite La Vie, Le Monde des religions, Prier, Les Clés de la foi et Ecritures.
- La filiale Sper détient Danser, Top Famille Magazine (en partenariat avec Hachette Filipacchi Médias) et Voiles et Voiliers (50% avec le groupe Ouest France).
- Par diverses filiales, le groupe contrôle les publications : Les Cahiers du cinéma, Ulysse, Le Monde des ados, Je lis déjà, Abricot, Papoum, Je lis des histoires vraies, Mille et une histoires, Mon journal arc-en-ciel, Les P'tites sorcières, Les P'tites princesses et Pirouette.
La filiale Les journaux du Midi (ex-Groupe Midi Libre) édite Midi Libre, L'Indépendant, Centre Presse (Aveyron), La Semaine de Nîmes, La Semaine du Roussillon, Le Journal de Millau, L'Aveyronnais, Le Catalan, Judiciaire, Terre de Vins, Terres Catalanes.
- La Vie-Le Monde détient 34 % dans Timbropresse (Timbres magazine), 6 % dans le Nouvel Observateur, 5 % dans la Vie du rail, 5% dans Le Temps(Suisse), 12% dans l'Echo du Centre, 9% dans Édition du Témoignage Chrétien.
Le chiffre d'affaires 2006 est estimé à 650 millions d’euros.

LVMH
Le groupe de Bernard Arnault a racheté en 2007 Les Echos, ex-propriété du groupe britannique Pearson. LVMH est un groupe français, leader mondial de l'industrie du luxe en terme de chiffres d'affaires. Il est détenu à 47,5 % (et 64 % des droits de vote, au 31 décembre 2004) par le Groupe Arnault, et donc à travers lui par Bernard Arnault.

MARIANNE
L'hebdomadaire a été lancé en 1997 suite à l'arrêt de l'Evénement du Jeudi.Il est dirigé par Jean-François Kahn. Son chiffre d'affaires en 2005-2006 s'élevait à 24 millions d'euros.
Son capital se répartit ainsi : 
- 40% sont détenus par Marianne Finance (Jean-François Kahn et Maurice Szafran)
- Les 49,4% que détenait Robert Assaraf (président de Radio Shalom) ont été rachetés par Yves de Chaisemartin (25,4%), Thierry Verret et Guy Sitbon (24%)
- Autres actionnaires : Paul Lederman, Franck Ullmann, Financière Bazire.

METRO INTERNATIONAL
Editeur du quotidien gratuit Métro, Metro France est détenu à 65,7% par Metro International et à 34,3 % par TF1 depuis septembre 2003.Le groupe suédois Modern Time Group (MTG) est l'actionnaire principal de Metro International.
En janvier 2001 a été fondée une agence de presse interne, Metro World News. Le chiffre d'affaires 2006 de Metro France s'élève à 37,4 millions d’euros.

NEWS PARTICIPATIONS
La holding personnelle d'Alain Weill, P-dg de NextRadioTV (RMC, BFM, BFM TV, Groupe Tests) est en passe de racheter le quotidien économiqueLa Tribune, ex-propriété de Bernard Arnault. 

NOUVEL OBSERVATEUR
Claude Perdriel, son PDG, détient 93% du groupe Nouvel Observateur. Le Monde en détient 6% et la société des rédacteurs 1%. Son chiffre d'affaires est évalué à environ 150 millions d'euros.
Le groupe édite Le Nouvel ObservateurChallenges (hebdomadaire économique) et Science et Avenir.

NRJ GROUP
L'actionnaire principal de NRJ Group est Jean-Paul Beaudecroux qui détient 72,6% du capital. 3,88% va aux autres membres du Directoire et du Conseil de surveillance et 23,19% à l'actionnariat public.
Le groupe possède 100% de NRJ, Radio Nostalgie et Sonopar, qui diffuse Rire et Chansons. Chérie FM lui appartient à 99,99%.
Le groupe est présent sur internet avec e-NRJ, à la télévision avec NRJ 12, dans la téléphonie mobile avec NRJ Mobile (89,99%), dans la musique avec Canal Music, NRJ production et NRJ audio.
Le groupe possède également des radios en Suède, en Allemagne, en Belgique, en Finlande et en Norvège.
Jean-Paul Baudecroux est président du Conseil de surveillance et Marc Pallain, président du Directoire.
En 2006, le groupe a réalisé 398,3 millions d'euros de chiffre d'affaires.

OUEST-FRANCE
Le quotidien régional Ouest France est détenu à 99,97% par la société civile SIPA (Société d'Investissement et de Participations), laquelle appartient à 99,9% à l'Association pour le Soutien des Principes de la Démocratie Humaniste (association loi 1901), présidée par Jacques Duquesne.
Les différents groupes de SIPA (Ouest France, Les Journaux de l'Ouest, Publihebdos, Precom et Sofiouest) éditent:
Ouest France (Diffusion: 781.000 exemplaires)
20 Minutes (détenu par 25% par Ouest-France, 25% par Spir Communication, tous deux appartenant à SIPA, et 50% au groupe norvégien Schibsted)
Le Courrier de l'Ouest, Le Maine Libre , Presse-Océan/Vendée Matin/L'Eclair, La Presse de la Manche, la Liberté de Normandie
- Les télévisions locales Angers 7 et Nantes 7,
- Les radios Hit Ouest et Europe Régies Ouest
- 37 hebdomadaires locaux d'information, dans 14 départements
- des journaux gratuits d'annonce
Voiles et Voiliers (à 50-50 avec Sper, groupe La Vie-Le Monde), Le Marin, Produits de la Mer, Cultures Marines, L'Ostréiculteur.

PEARSON
Pearson, qui pèse 6,8 milliards de livres en Bourse (10 milliards d'euros), est propriétaire du groupe Financial Times et des éditions littéraires Penguin. C'est l'ancien propriétaire du quotidien économique français Les Echos. Il est surtout le numéro un de l'édition scolaire, universitaire et de formationprofessionnelle aux Etats-Unis.

ROSSEL 
VNI (Voix du Nord Investissement), est détenu à 88% par le groupe belge Rossel. Il est dirigé par Michel Nozière (également responsable des pôles régionaux de la Socpresse avant leur cession). Le groupe Rossel est notamment le propriétaire du quotidien bruxellois Le Soir.
La Voix du Nord avait été rachetée en 2004 par la Socpresse de Serge Dassault puis reprise en 2005 par Rossel.
Le groupe édite : La Voix du Nord, Nord Eclair, Lille Plus (quotidien gratuit). Il détient 45%, avec le Crédit Lyonnais, du Courrier Picard
Sont édités aussi : le Phare Dunkerquois, l'Indicateur des Flandres, le Journal des Flandres, l'Echo de la Ly, La Semaine dans le Boulonnais, l'Indépendant du Pas-de-Calais, l'Avenir de l'Artois, Le Messager (Thonon),l'Essor Savoyard, la Savoie, le Pays Gessien, la Tribune Républicaine, La Maurienne, L'Indépendant du Haut-Jura, La Gazette du Morvan, le Courrier (Saint-Claude). 

ROULARTA
La filiale française du groupe de presse belge contrôle à 100% le groupe Express-Expansion, soit les magazines:
L'Express, L'Expansion, L'Entreprise, Votre Argent, L'Etudiant, Transfac, Lire Classica-Repertoire, Point de Vue, Atmosphères, Maison française, Maison magazine, Côté Sud, Maison côté Ouest, Maisons côté Est, Guitar Part, Guitar Collector's, Guitare Classique, Pianiste, Keyboards-Recording, Radikal, Prestige AudioVidéo, Hi-Fi Audio Vidéo, Sonovision-Broadcast, Studio Magazine, Ciné live.
- Roularta possède 100% du gratuit A Nous Paris et du réseau des éditions "A Nous…" en province.
- Le groupe Roularta appartient aux familles Nolf et Claeys, actionnaires à 64,5 %. Les activités dans la presse française représentent 36 % des revenus de Roularta. Chiffre d'affaires de Roularta en 2006 : 609 millions d’euros, dont 35% en France. En intégrant le Groupe Express-Expansion : 760 millions d’euros

SCHIBSTED 
Le quotidien gratuit 20 Minutes est édité par le groupe norvégien Schibsted, co-propriétaire à 50-50 avec Sofiouest et Spir (filiales de Ouest France) de 20 Minutes France. 
Les onze éditions européennes sont contrôlées par 20 Min Holding, détenu à 98% par Schibsted. Schibsted a acquis en juin 2006 les activités européennes de Trader Classified Media, éditeur notamment de La Centraleet de J'annonce. Son chiffre d'affaires en 2006 est de 43,3 millions d’euros.

SOCPRESSE (GROUPE DASSAULT)
La Socpresse appartient à 100% au groupe Dassault. C’est l’une des deux branche du groupe Hersant, l’autre étant Groupe Hersant Médias, ex-France Antilles.
Elle édite Le Figaro, Le Figaro Magazine, Madame Figaro. La Socpresse possède aussi 40% du Journal du Dimanche (HFM - Lagardère). Elle a acquis le site culturel evene.fr en mai 2007.
La Socpresse possède aussi 49% du Journal des Finances, le reste appartenant à Dassault Communication.
En presse quotidienne régionale, le Pôle Nord (La Voix du Nord, Nord Eclair) a été cédé au groupe belge Rossel en 2005, le Pôle Ouest (Le Courrier de l’Ouest, le Maine libre, Presse-Océan/L’Eclair) a été cédé au groupe Ouest-France en 2005.
Le Conseil d'Etat a annulé mercredi 31 janvier 2007 la décision du ministère de l'Economie d'autoriser EBRA à racheter cinq quotidiens régionaux de la Socpresse: Le Progrès, le gratuit Lyon-Plus, le Bien Public, le Dauphiné Libéré et le Journal de Saône-et-Loire. EBRA (détenue à 51% par l'Est Républicain et à 49% par le Crédit Mutuel) va préparer un nouveau dossier.
Le groupe Dassault détient une participation dans Lagardère Active.
Serge Dassault est président d’honneur de Dassault aviation (Mirage 2000, Falcon, Rafale…) et président de la Socpresse. Serge Dassault est sénateur UMP de l’Essonne et Maire de Corbeil-Essonnes.
- Le pôle de presse quotidienne régionale dans le sud de la France, qui comprend notamment La ProvenceNice MatinVar MatinCorse Matinet Marseille Plus, a été cédé en décembre 2007 pour 160 millions d'euros, par Lagardère au Groupe Hersant Média (GHM).

SUD OUEST
Le groupe Sud Ouest est détenu à 80% par la famille Lemoine, à 10% par la société des journalistes et à 10% par la société des personnels.
Via Sapeso, Charente Libre, Pyrénées Presse, Atlanpresse, le groupe Sud Ouest possède:
Sud OuestTV Hebdo Femina, Tout réussir dans la maison, La Charente Libre, La République des Pyrénées, L'Eclair des Pyrénées, la Dordogne Libre.
- les hebdomadaires Saintonge, Haute Gironde, La Dépêche du Bassin, La Semaine du Pays basque, l'Hebdo, Le Résistant 
- des magazines consacrés au surf
- Le gratuit Bordeaux 7, des journaux d'annonces gratuits sur 28 départements, 45 magazines gratuits thématiques sur 43 départements et 7 éditions en Espagne
- la chaîne de télévision locale TV7 Bordeaux
En 2006, le groupe a réalisé 325,4 millions d'euros de chiffre d'affaires.

TF1
TF1 est la première chaîne de télévision généraliste française, avec 31,6% de part d'audience en 2006. Le chiffres d'affaires de TF1 s'élève à 2,7 milliards d'euros en 2006. Le Groupe TF1 est un groupe de communication:
- Il détient à hauteur de 100% TF1, LCI, Eurosport France, TV Breizh, Odyssée, Histoire, Ushaïa TV.
- Il possède 9,9% du "nouvel ensemble" Canal+ France : CanalSat, Canal+, TPS, Multithématiques (Planète, Canal Jimmy, Ciné Cinémas, Ciné Classic...), Kiosque, Sport+...
- Il détient 50% de France 24
- Il détient 34,3% du capital des Publications Métro France et 49% de Prima TV.
- TF1 détient 33.5% de AB groupe.
TF1 regroupe entre autres 5 maisons de production, une société de contenus multimédia, e-TF1 et Teleshopping.
Nonce Paolini est Président-directeur général. 
Le Groupe TF1 est détenu à 42,9% par Bouygues, qui possède également Bouygues Télécom, troisième opérateur de téléphonie mobile en France. 
Dirigé par Martin Bouygues, le groupe Bouygues rassemble : Bouygues Construction (BTP); Axione (Constructeur et Operateur de réseaux); Colas (routes); Bouygues Immobilier.
Le chiffre d'affaires total de la société Bouygues est évalué à 26 milliards d'euros fin 2006.

Sources : Documentation du Nouvel Observateur 2008, Rapport de la commission Lancelot sur les problèmes de concentration dans le domaine des médias, site de l'ESJ et informations communiquées par les sociétés.