WWIII: ONU dernière chance. Poutine demande une coordination pour frapper Daesh, certains ne le font pas et préfèrent des objectifs Syriens!

Publié le par José Pedro

Syrie : «Hollande essaie d'éviter à la France d'être exclue de la table des négociations»

En prenant la décision de frapper l'Etat islamique en Syrie, François Hollande reconnaît sans le dire que la stratégie du «ni Assad, ni Daech», dont il était le promoteur, constituait une erreur, estime le général Jean-Bernard Pinatel. 

Général Jean-Bernard PINATEL. - L'efficacité des frappes françaises est un élément tout à fait secondaire de la décision prise par François Hollande. Déjà en Irak, les sorties effectuées par l'aviation française représentent moins de 10% du total des missions.

La décision de François Hollande est l'aveu que la stratégie du «ni Assad, ni Daech», dont il était le promoteur, était une erreur de plus dans son évaluation de la situation syrienne. En effet, dès le début de l'affaire syrienne, François Hollande s'est trompé sur plusieurs points. Premièrement, par idéologie, il a cru à un printemps arabe en Syrie, alors qu'on assistait aux prémices d'une guerre civile confessionnelle financée par l'Arabie Saoudite, le Qatar et aidée par la Turquie. Il s'est trompé aussi sur la capacité de résistance interne du régime d'Assad aidé par l'Iran, le Hezbollah libanais et la Russie. Il s'est trompé encore, comme d'ailleurs Barack Obama, sur la capacité de résistance de Daech aux frappes aériennes américaines. Malgré plus de 3000 sorties, Daech, vaincu par les Kurdes à Kobané et par les milices chiites irakiennes et iraniennes à Tikrit a poursuivi son offensive vers le Sud: prise de Ramadi, chef-lieu du gouvernorat d'al-Anbar en mai 2015, prise de Palmyre en juin 2015.

Les États-Unis, pragmatiques comme toujours, ont compris début 2015 que sans l'aide de troupes étrangères au sol, Bagdad risquait de tomber et comme Obama se refusait à renvoyer des troupes américaines en première ligne, la seule option était d'accepter, après la chute de Ramadi, de se coordonner avec les forces iraniennes commandées par général Qassem Soleimani. Le préaccord sur le nucléaire iranien est en partie une conséquence de cette réévaluation. De même aujourd'hui où les forces d'Assad plient sous la pression de Daech, les Américains, du moins à un niveau opérationnel, vont coordonner leur action avec les forces armées russes, ne serait-ce que pour éviter des méprises qui seraient lourdes de conséquences. Les aviateurs français vont aussi devoir procéder de la sorte.

L'Assemblé générale des Nations Unies se tient en ce moment à New York. Dans ce contexte, quelles visées diplomatiques la décision de frapper maintenant Daech en Syrie sert-elle?

Malgré ses erreurs et à juste titre, François Hollande essaie d'éviter à la France d'être exclue de la table des négociations qui va rassembler toutes les parties prenantes engagées dans le combat contre Daech. La France l'avait été, de facto, lors de l'accord Irano-américain sur le nucléaire à cause des positions de Laurent Fabius, alignées sur celles, extrémistes, des israéliens.

Les premières opérations aériennes ont été menées aujourd’hui dans le nord du pays. A la veille de l’Assemblée générale de l’ONU, les contacts se multiplient avec Moscou et Téhéran en vue d’une résolution politique. Le départ de Bachar Al-Assad n’est plus présenté comme un préalable.

Le symbole est ravageur. À la veille de l’Assemblée générale des Nations Unies, la France a annoncé, hier, avoir mené ses premières frappes aériennes en Syrie contre le groupe « Etat islamique » (EI). Sans mandat de l’ONU, Paris s’est ainsi engagé dans une action militaire justifiée, selon l’Elysée, par la légitime défense dans un contexte de risques terroristes. La Défense assure qu’elle ne s’engagera pas dans une « campagne de frappes massives » mais d’actions ciblées contre les « centres de gravité » (centres de commandement de Daesh, camps d’entraînement, etc.). Alors que les djihadistes contrôlent 40% du territoire syrien, les opérations devraient dans un premier temps se concentrer sur Raqqa, place forte de l’insurrection islamiste, et sur un quartier général où les attentats contre l’Europe seraient planifiés.

Cet engagement au nord de la Syrie intervient alors même que tout semble se précipiter. Épaulée par Moscou, l’armée légale syrienne paraît de nouveau à l’offensive contre les djihadistes après plusieurs semaines de reculs militaires. La Russie aurait ainsi placé une trentaine d’avions de reconnaissance et d’attaque et appelle à une action concertée contre l’EI. Dans cette optique, le président Obama devrait rencontrer Vladimir Poutine à New York et signer la fin de la mise à l’écart de Moscou depuis la crise ukrainienne. Ces opérations dans un espace aérien restreint laissent par ailleurs présager une coordination de fait entre les forces françaises et les différentes nations y compris la Syrie. Enfin, le porte-avions chinois Liaoning-CV-16 s’est posté sur le port syrien de Tartous, renforcé par un croiseur lance-missiles. Pour la première fois depuis le début de la guerre, Pékin viendrait renforcer l’action russe grâce à mille marines, un escadron de chasseurs J-15, d’hélicoptères afin de poursuivre les djihadistes ouïghours, venus du Xinjiang, présents en Syrie.

Sur le plan diplomatique, la chancelière allemande Angela Merkel a confirmé le tournant pris depuis plusieurs semaines par les diplomates occidentaux. Après Londres, cette dernière a estimé qu’un processus de discussions devait être engagé avec le président syrien. Alors que les principales puissances faisaient du départ de Bachar Al-Assad un préalable à la transition, le président turc Recep Tayyip Erdogan a expliqué que le raïs syrien pourrait être partie prenante du processus de transition. À New York, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini et le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif « se sont dits prêts à coopérer, dans le cadre des efforts menés par l'ONU », selon un communiqué européen. Tenu à distance des négociations de Genève, Téhéran est de fait un acteur incontournable de la résolution du conflit. Après une rencontre avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry, le diplomate iranien devrait rencontrer Laurent Fabius, jusqu’alors méfiant à l’égard de l’Iran. Concernant l’avenir politique de Bachar al Assad, le ministre français a également opéré un virage à 180 degrés malgré les circonvolutions : « Cette négociation ne peut pas avoir comme préalable que Bachar al-Assad sera l'éternel futur de la Syrie. Mais il faut qu'une négociation se noue ». Si l’on est encore loin d’un plan de paix aux objectifs clairs, Laurent Fabius plaide pour « la formation d'un gouvernement incluant des éléments du régime et des membres de l'opposition qui refusent le terrorisme ».

 

 

L'Elysée a officiellement annoncé dans un communiqué les premières frappes de l'aviation française en Syrie, sans préciser les lieux et les dates des opérations.

L'Elysée a annoncé dimanche 27 septembre avoir mené de premières frappes aériennes en Syrie contre l'Etat islamique, en coordination avec la coalition internationale.

L'Elysée a annoncé dimanche 27 septembre avoir mené de premières frappes aériennes en Syrie contre l'Etat islamique, en coordination avec la coalition internationale. - / AFP

 

L'armée française a mené de premières frappes en Syrie. Elles ont été annoncées officiellement par un communiqué de l’Elysée, dimanche 27 septembre, sans précision des lieux et dates des opérations.

 

Selon nos informations, des frappes auraient eu lieu jeudi 24 septembre – ce que démentent formellement les autorités. Les cibles concernées se situaient notamment à Rakka, la ville du centre du pays qui est considérée comme le fief de l’organisation Etat islamique (EI).

Lire aussi : Sur la piste du fief de l’Etat islamique

« Nous frappons Daech en Syrie car cette organisation terroriste prépare les attentats vers la France depuis la Syrie, depuis ces sanctuaires (...). Nous agissons donc en légitime défense », a déclaré dimanche le premier ministre Manuel Valls.

Le président François Hollande avait annoncé le 7 septembre qu’après de premiers vols de reconnaissance en Syrie menés dès le lendemain, des frappes suivraient, justifiées par la légitime défense.

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/artLe communiqué de l’Elysée diffusé dimanche précise :

« Nous l’avons fait sur la base de renseignements collectés au cours des opérations aériennes engagées depuis plus de deux semaines, dans le respect de notre autonomie d’action, en coordination avec nos partenaires de la coalition. »

L’armée frappera « tous ceux qui menacent la France », avait pour sa part averti le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, dans un entretien au Monde le 18 septembre. Mais si l’armée de l’air française est intégrée au commandement américain pour frapper en IrakParis insiste pour dire que les opérations en Syrie sont menées en autonomie. « Nous sommes intégrés à la sécurisation du ciel syrien faite par les Américains, mais nous avons notre liberté d’appréciation, de nos cibles de renseignement et de nos actions », a précisé M. Le Drian au Monde.

 

Des centres d’entraînement visés

Seront ainsi visés dans les semaines qui viennent les centres de commandement, les camps d’entraînement et la logistique de l’organisation terroriste ; ce que les militaires nomment les « centres de gravité » de l’adversaire. Selon la défense, il ne s’agira pas d’une « campagne de frappes massive », mais de coups ciblés.

Lire l'entretien : La France attaquera des « centres de formation de combattants étrangers » en Syrie

Le renseignement français, consolidé par une opération informatique du cybercommandement de l’état-major qui est remonté jusqu’au groupe, a identifié plusieurs cibles de l’EI à Rakka. Ces premières frappes pourraient avoir visé un QG depuis lequel seraient commandités de nombreux attentats visant l’Europe et la France en particulier.

Le président syrien Bachar el-Assad a accordé un entretien au magazine Paris-Match. Il y revient sur la responsabilité des Etats-Unis dans la création de l’Etat Islamique.

-Parlons du groupe Etat Islamique. On entend dire parfois qu’au départ, le régime syrien a encouragé la montée des radicaux islamistes pour diviser l’opposition. Que répondez-vous ?

-D’abord en Syrie, nous avons un Etat, pas un régime. Soyons clair sur la terminologie. Si nous supposons que cela est vrai, et donc que nous avons soutenu l’Etat Islamique, cela revient à dire que nous leur avons demandé de nous attaquer, d’attaquer nos aéroports militaires, de tuer des centaines de nos militaires, d’occuper nos villes et nos villages. Où est la logique là-dedans ? Qu’avions-nous à gagner dans tout cela ? Diviser et affaiblir l’opposition, comme vous le dites ? Nous n’avions pas besoin de le faire. L’Occident lui-même reconnaît que cette opposition était fantoche. C’est ce qu’Obama lui-même a dit. L’hypothèse est donc fausse. Mais alors, où est la vérité ? En réalité, l’Etat Islamique a été créé en Irak en 2006. Ce sont bien les Etats Unis et non la Syrie qui occupaient l’Irak. Abou Baker al Baghdadi était dans les geôles américaines et non dans les prisons syriennes. Qui a donc créé l’Etat Islamique ? La Syrie ou les Etats Unis ?

-Les Syriens que nous rencontrons à Damas font plus allusion aux cellules dormantes djihadistes en occident qu’à la guerre contre l’Etat Islamique. C’est étonnant, non ?

-Le terrorisme est une idéologie et non des organisations ou des structures. Or, l’idéologie ne connaît pas de frontières. Il y a vingt ans, le terrorisme s’exportait depuis notre région, en particulier depuis les pays du Golfe comme l’Arabie Saoudite. A présent, il nous vient d’Europe, et notamment de France. Le plus gros contingent de terroristes occidentaux venus en Syrie est français. Ils commettent des attentats en France. En Belgique, ils ont attaqué le musée juif. Le terrorisme en Europe n’est plus dormant, il s’est réveillé.

-Les Américains sont aujourd’hui, contre l’Etat Islamique, des alliés tactiques. Considérez-vous toujours leur intervention comme une violation du territoire syrien?

-Vous avez utilisé le mot tactique, et c’est là un point important. Vous savez bien qu’une tactique n’a aucun sens sans une stratégie. Car elle seule n’arrivera pas à venir à bout du terrorisme. Il s’agit d’une intervention illégale, d’abord parce qu’elle n’a pas reçu l’approbation du Conseil de sécurité, ensuite parce qu’elle n’a pas tenu compte de la souveraineté d’un Etat qui est la Syrie. La réponse est « oui », c’est une intervention illégale, et donc une violation de la souveraineté nationale.

-L’AFP rapporte que votre aviation a effectué 2000 sorties aériennes en moins de 40 jours, ce qui est énorme. Quand vos avions croisent leurs avions, par exemple en allant bombarder Raqqa, existe-t-il un protocole de non agression ?

-Il n’y a pas de coordination directe. Nous attaquons le terrorisme là où il se trouve, sans prendre en considération ce que font les Etats Unis ou la coalition. Vous seriez sans doute surpris d’apprendre que le nombre quotidien de sorties de l’aviation syrienne pour frapper les terroristes est supérieur à celui de la coalition. Donc d’abord il n’y a pas de coordination. Ensuite les frappes de la coalition ne sont que cosmétiques.

Bachar el-Assad se moque également de l’impopularité légendaire de François Hollande.

-François Hollande continue de vous considérer comme un adversaire, est-ce que vous pensez qu’à un moment le contact pourra être renoué ?

-Ce n’est pas une question de relations personnelles. D’ailleurs je ne le connais même pas. Il s’agit de relations entre Etats et institutions, et dans l’intérêt des deux peuples. Nous traiterons avec tout responsable ou gouvernement français dans l’intérêt commun. Mais l’administration actuelle œuvre à l’encontre des intérêts de notre peuple et de ceux du peuple français. Je ne suis ni l’ennemi personnel ni le rival d’Hollande. Je pense que c’est plutôt Daech qui est son rival, puisque leurs cotes de popularité sont très proches.

Daesh, la nouvelle armée secrète de l’OTAN ? les liens des USA et de l’UE avec l’Etat Islamique et Al-Qaida.

Ca y est, les USA viennent de l’avouer, les armes qu’ils livrent en Syrie tombent dans les mains d’Al-Qaida et des Islamistes. Et c’est également probablement le cas des armes que livrent le gouvernement français. Y aura t’il un journaliste (courageux) pour poser la question à François  ou à Laurent Fabius ?

Et l’on ne pourra pas dire que ces derniers n’ont pas été prévenus. Au-delà des interpellations publiques répétées du PRCF, c’est par exemple le député communiste du Nord Jean-Jacques Candelier qui interpellait le 28 mai 2013 le parlement via la présidente de la Commission Défense alors que l’Union Européenne venait de prendre la décision de lever l’embargo sur les armes à destination de la  pour armer les « rebelles » :

Madame la Présidente, [Mme Patricia Adam présidente de la commission défense de l’Assemblée Nationale ndlr]

Les 27 se sont entendus hier pour lever I’embargo sur les armes à destination des rebelles syriens. L’Autriche, la Suède, les Pays-Bas ou la Belgique ont indiqué n’avoir aucune intention d’armer les rebelles. (…) En livrant des armes directement aux rebelles, non seulement la France alimenterait la  civile, mais elle répandrait des armes qui ne manqueraient pas d’atterrir entre les mains de groupes terroristes, comme ce fut le cas en  ou en Afghanistan auparavant.Par ailleurs, le droit international et humanitaire prohibe tout envoi de matériels qui « risquent de provoquer ou de prolonger des conflits armés ou d’aggraver des tensions ou des conflits existants dans le pays destinataire ».

Alors que nous apprenons par la presse qu' »aucune arme ne devrait être livrée d,ici au 1er août »,quelle est l’analyse de la situation en Syrie ? Quelle est la stratégie de la France ?

Quelle est L’opportunité et la légalité d’équipements militaires létaux ? Comment se déroule actuellement l’assistance technique au bénéfice de la coalition nationale syrienne Je vous serais reconnaissant de bien vouloir organiser une audition spécifique du Gouvernement sur l’action de la France dans cette guerre civile.

Jean Jacques Candelier, Député PCF du Nord – Somain, 28 mai 2013

Devant l’évidence, l’état major des forces armées américaine par la voix de son commandant des forces américaine au moyen orient vient de reconnaitre que les « rebelles » « syriens » formés et équipés par les Etats-Unis ont remis au moins 25% de leurs armes au front Al-Nosra branche combattante d’Al-Qaïda en Syrie. Les Etats-Unis consacre un budget d’un demi-milliards de dollars à l’armement de troupes « rebelles » en Syrie.

Bien évidemment cela ne surprendra pas ceux qui suivent de près ce qui se passent en Syrie et en Irak, ni ceux qui lisent Initiative Communiste et www.initiative-communiste.fr médias du PRCF dénonçant de longue date l’utilisation de forces soit disant « islamistes » par l’ euro-atlantique pour déstabiliser le proche-orient et le moyen-orient et y répandre un chaos favorable à la domination américaine et européenne en faisant tomber les états dont les gouvernements n’étaient pas directement sous leurs coupe. De l’Irak à la Lybie en passant par la Syrie.

Et chacun peut ainsi prendre conscience de la duplicité du double discours occidental, prétendant lutter d’un coté contre Daesh, Al-Qaïda ou le terrorisme et d’autre part le soutenant dans les faits et dans les actes. Chacun peut observer que ce sont bien les mêmes qui arme les terroristes en Syrie, et qui font ensuite voter des lois liberticides et occuper nos rues par des militaires soit disant pour prévenir les attentats que ces mêmes terroristes commettent en France ! Ce sont bien les même qui se lamentent sur la mise à sac de Palmyre par Daesh et ceux qui montent une coalition internationale soit disant pour combattre Daesh, coalition qui comprend en son sein des états qui sont des soutiens déclarés de Daesh !

www.initiative-communiste.fr n’a cessé d’appeler à défendre la , et de dénoncer qui se cachent derrière le terrorisme et les islamistes. Florilège d’articles

S’agissant de la Syrie, il faut rappeler que très officiellement, les USA ont indiqué mener un programme de formation et d’équipement de plus de 5 000 combattants chargés de combattre non pas l’Etat Islamique en Irak et au Levant (DAECH), mais d’attaquer l’Etat Syrien. Et il faut préciser, qu’alors que Hollande et Valls ne cessent de répéter que les caisses de l’état sont vide demandant à tous les français de payer plus d’impots et de diminuer leurs salaires, les mêmes trouvent des millions et des millions d’euros pour financer comme les USA l’armement de troupes, recrutant principalement parmi les islamistes, pour déstabiliser la Syrie. Les aveux du commandement américain que leurs livraisons d’armes aboutissement plus ou moins directement dans les mains des troupes d’Al-Qaïda n’est donc en rien une surprise !

Car ce n’est pas la première fois, de l’Indonésie à l’Aghanistan ou la Yougoslavie et la Lybie que les USA s’appuient sur des fondamentalistes islamistes pour servir leurs visées géopolitiques dans la lutte des classes opposant les différents peuples du monde à la domination impérialistes des classes capitalistes.

En 2013, une campagne de manipulation autour d’une attaque à l’arme chimique pour permettre à l’ d’attaquer Damas

Situation en Syrie

La Syrie est secouée depuis plus de trois ans par un conflit intérieur qui a déjà fait plus de 150.000 morts, des civils pour la plupart. Plus de 2,3 millions de Syriens ont dû fuir le pays en raison des hostilités. Les forces gouvernementales font face à des groupes armés de différentes origines qui comprennent des mercenaires étrangers.

 

Le premier ministre britannique David Cameron a accepté l'idée que le président syrien Bachar al Assad reste temporairement au pouvoir pendant qu'un gouvernement d'union nationale est formé en Syrie, rapporte aujourd'hui le Sunday Telegraph.

Citant une source gouvernementale anonyme, le journal écrit: "Il n'y a pas d'avenir stable et pacifique sur le long terme pour la Syrie, où le peuple syrien puisse rentrer chez lui, tant que le président Assad est à sa tête."

A la question de savoir si le maître de Damas pourrait rester au pouvoir pendant la période de transition, la source ajoute que David Cameron ne demande plus son départ immédiat. "Il y a toujours eu l'idée d'une transition politique", ajoute-t-elle.

Les Russes, les Syriens, les Iraniens, les Chinois ont déjà une cellule de Coordination à Baghdad. (voir l'article en Anglais en fin de page de Fox News).

 

 

Ce dimanche, Vladimir Poutine, le Président russe, a considéré, comme illégal et inefficace, le soutien qu’apportent les Etats-Unis aux opposants syriens.

«Les hommes armés, formés par les Etats-Unis, rejoignent Daech, alors qu’ils tiennent en main des armes américaines», a affirmé Poutine. 
Lors d’une interview accordée à la chaine CBS, enregistré, avant sa rencontre avec son homologue américain, Barack Obama, le Président russe, Vladimir Poutine, a déclaré que Bachar al-Assad est digne du soutien international, en raison de sa lutte contre les organisations terroristes, comme Daech.
Poutine est d’avis que Damas doit participer à la lutte contre Daech, une affirmation à laquelle s’opposent les Etats-Unis. 
Il a, également, remis en question le programme des Etats-Unis, pour la formation de 5.400 hommes armés, pour lutter contre Daech. 
«Parmi les terroristes, formés par les Etats-Unis, seulement, 60 d’entre eux sont bien formés, et 4 ou 5 de ces derniers sont capables de porter des armes. Les autres, alors qu’ils avaient en main des armes américaines, ont rejoint Daech», a-t-il ajouté. 
«Nous avons, seulement, aidé les instances gouvernementales légitimes. Ces aides comprenaient l’envoi d’armes au gouvernement syrien, la formation du personnel, et les aides humanitaires, pour le peuple de ce pays», a souligné Poutine. 

Vladimir Poutine

Vladimir Poutine s'exprime avant son intervention à l'Onu

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A la veille de son intervention dans le cadre de la 70e session de l'Assemblée générale de l'Onu, le président russe Vladimir Poutine a accordé une interview au journaliste américain Charlie Rose.

 

Dans un entretien avec M.Rose, le chef du Kremlin a avant tout souligné que les Nations Unies restaient la seule organisation internationale ayant pour vocation de maintenir la paix dans le monde et qu'elle "n'avait pas d'alternative en ce sens". Il a également tenu à rappeler que la décision sur la mise en place de l'Onu avait été prise en février 1945, lors de la Conférence de Yalta, en Crimée, donc sur le territoire de l'Union soviétique, dont la Russie est l'héritière légale.

 

Evoquant sa prochaine intervention devant l'Assemblée, M.Poutine a promis d'utiliser cette tribune pour "exposer la vision russe de l'état actuel des relations internationales, ainsi que de l'avenir de l'Onu et de la communauté internationale dans son ensemble".

 

Interrogé à propos de la présumée présence russe en Syrie, ravagée depuis 2011 par un conflit meurtrier, Vladimir Poutine a affirmé que cette présence supposée "se résumait aujourd'hui à la livraison d'armes au gouvernement syrien, à l'entraînement du personnel et à l'octroi d'aide humanitaire à la population syrienne".

"Nous nous basons sur la Charte des Nations unies, selon laquelle toute assistance, y compris militaire, peut et doit être apportée uniquement aux gouvernements légitimes avec leur accord ou sur leur demande, ou sur décision du Conseil de sécurité de l'Onu. Dans ce cas concret, nous apportons une aide militaire et technique au gouvernement syrien sur sa demande et dans le cadre de contrats internationaux absolument légaux", a expliqué M.Poutine.

Lorsque le journaliste US a évoqué les craintes formulées par certains observateurs selon lesquelles les "lance-missiles et les avions russes en Syrie pourront être utilisés contre l'armée régulière", sous-entendant de toute évidence les forces de l'opposition, le président russe a répliqué que les troupes gouvernementales syriennes étaient la seule force armée légitime opérant dans le pays.

 

"Il n'y a qu'une armée légitime en Syrie, et c'est l'armée du président syrien Assad. Selon certains de nos partenaires internationaux, elle fait face à l'opposition sur le terrain, mais en réalité, l'armée d'Assad combat les organisations terroristes (…). Nous ne soutenons que des structures d'Etat légales", a-t-il insisté.

 

"A cet égard, nous proposons aux pays de la région de coopérer et aspirons à créer une structure pour coordonner nos efforts. Je l'ai annoncé au président turc, au roi jordanien, à l'Arabie saoudite. Nous l'avons annoncé aux Etats-Unis, (le secrétaire d'Etat US) M.Kerry s'est entretenu sur ce sujet avec notre ministre des Affaires étrangères monsieur Lavrov, et nos militaires en discutent également. Nous serons heureux si nous parvenons à trouver une plateforme commune pour mener des actions conjointes contre les terroristes", a déclaré Vladimir Poutine.



 

Bouleversement géopolitique : La Chine envoie son porte-avion et 1000 fusiliers en Syrie, il est actuellement à Tartous dans le port de la base Militaire Russe en Syrie. Un pied de nez aux Américains qui taclent les Chinois en Mer de Chine Méridionale.

PLAN-CSG-08

Nouveau bouleversement majeur au plan géopolitique : la Chine a rejoint la Russie dans son offensive en Syrie. Pour la première fois, les deux grandes puissances ont allié leurs forces armées au Proche-Orient pour y neutraliser les USA.

Porte-avion et fusiliers-marins

Alors même que le président chinois est en visite à Washington, le porte-avion Liaoning-CV-16 vient d’arriver dans le port syrien de Tartous où stationne déjà la flotte russe (source). Il est accompagné d’un croiseur doté de missiles guidés. La Chine entre donc formellement dans l’alliance associant déjà l’Iran et la Russie dans la région.

Le porte-avion devrait accueillir ses chasseurs et hélicoptères en novembre, après qu’ils aient transité par l’Iran et l’Irak. A cette fin, une cellule de coordination a été établie en Irak entre l’Iran et la Russie (source). Il s’agit aussi de combattre l’Etat Islamique en Irak.

Des avions J-15 chinois seront ainsi déployés, soit sur le porte-avion, soit sur la base aérienne de Jableh où opèrent déjà les Russes. Des hélicoptères de lutte anti-sous-marine Z-18F les rejoindront ainsi que des Z-18J.

Au moins 1000 fusiliers marins devraient être déployés en Syrie pour combattre les djihadistes et plus particulièrement les islamistes Ouïghours dont Pékin veut se débarrasser sur place. La Chine veut ainsi tuer dans l’oeuf, à l’instar de la Russie avec les djihadistes tchétchènes, toute utilisation de ces derniers par Washington à des fins d’agitation séparatiste et terroriste.

Ce déploiement de force bouleverse la donne puisque les deux puissances nucléaires et leur allié iranien sont désormais solidement implantés en Syrie et s’apprêtent à en nettoyer les éléments islamistes soutenus par Washington et ses vassaux, Turquie et pétromonarchies en tête.

Conscient de cette débâcle imminente, le secrétaire d’Etat John Kerry a discuté de la situation avec son homologue iranien, Muhammad Jawad Zarif, à New-York dans le cadre de l’assemblée générale des nations-unies.

Ce déploiement chinois marque définitivement la fin de la domination américaine de l’après-guerre froide. L’Eurasie, désormais coalisée autour de l’Organisation de Coopération de Shanghaï, constitue une alliance militaire capable de prendre des initiatives stratégiques afin de sécuriser son environnement immédiat et ainsi d’expulser les USA de l’immense continent.

Les buts de la Chine

Les buts de la Chine sont multiples. Premièrement, il s’agit pour Pékin de démontrer que l’Empire du Milieu est désormais un acteur de dimension mondiale de par sa capacité à projeter ses forces armées dans un conflit, bien au-delà de son environnement immédiat. Ce n’est pas un hasard si la Chine a expédié son unique porte-avion en Syrie : ce mouvement se veut le plus dramatique possible.

Deuxièmement, Pékin envoie un message sans ambiguïté à destination des USA quant à sa volonté d’émanciper l’Eurasie de l’interventionnisme anglo-américain.

Enfin, il s’agit pour la Chine de faire comprendre à un certain nombre d’acteurs régionaux que Pékin entend défendre ses intérêts stratégiques à long terme, y compris en neutralisant par la force les plans stratégiques US. La Turquie ou l’Arabie Saoudite, mais aussi Israël vont devoir acter de leur subordination au nouvel ordre eurasiatique. Le temps où seul Washington pouvait déterminer la politique en Orient est révolu.

Pour Israël, c’est un désastre car le Hezbollah et la Syrie de Bachar Al-Assad sont désormais soutenus sur le terrain par deux puissances nucléaires. Le poids global de la Chine, associé à son alliance avec l’Iran et la Russie, réduit à peu de choses Israël qui va désormais se voir imposer sa conduite, notamment sur la question palestinienne.

L’attitude de l’Europe

En Europe, seuls les Allemands à cette heure ont compris l’importance du mouvement chinois en Syrie. C’est ce qui explique la déclaration d’Angela Merkel sur la nécessité d’impliquer Bachar Al-Assad dans la résolution du conflit (source).

La Chine est le premier partenaire commercial de l’Union Européenne et le troisième de l’Allemagne (source). Si les vassaux européens de Washington pouvaient encore s’opposer à la Russie sur le dossier syrien ou ukrainien, ils ne peuvent absolument pas se confronter à l’alliance russo-chinoise en Syrie sans en subir, directement, de graves conséquences économiques et diplomatiques.

La coalition entre la Russie, la Chine et l’Iran est tout simplement trop puissante et l’Europe est trop dépendante du marché chinois comme des exportations de la Chine. Il s’agit là d’une des premières conséquences majeures du rééquilibrage économique global induit par l’émergence chinoise en tant que deuxième puissance économique de la planète.

Dans le même temps, le nouveau rôle de Pékin au Proche-Orient va renforcer son influence en Europe, cette dernière devant désormais trouver un terrain d’entente avec les Chinois pour éviter qu’Européens et Chinois ne se nuisent mutuellement.

La France isolée

Pour la diplomatie française, c’est un échec majeur. Après quatre années de soutien acharné aux Frères Musulmans, bandes islamistes et autres mercenaires équipés et encadrés par l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie, Paris voit toutes ses hypothèses s’effondrer. Son attitude radicalement anti-russe – au point de ne pas livrer les Mistrals – et ses positions extrémistes dans le cadre des négociations avec l’Iran aboutissent à un isolement total de la France.

L’insistance récente de François Hollande à demander la “neutralisation” de Bachar Al-Assad semble être le fruit d’une approche sans lien avec la nouvelle réalité du Proche-Orient. Et démontre au surplus l’incurie d’un gouvernement français placé devant le fait accompli.

Alors que l’Allemagne semble très empressée de saisir l’action russe et chinoise comme un moyen détourné pour en finir avec l’interventionnisme américain dans la région, Paris refuse toujours d’acter de l’échec de son alliance avec les islamistes et leurs soutiens régionaux.

Aussi, nul n’est dupe sur l’annonce du bombardement par l’aviation française de cibles de l’Etat Islamique en Syrie : il s’agit de prendre le train en marche et de mitiger, dans l’opinion publique hexagonale, le désastre diplomatique précité.

Russians, Syrians and Iranians setting up military coordination cell in Baghdad

By 

Published September 25, 2015

FoxNews.com

EXCLUSIVE: Russian, Syrian and Iranian military commanders have set up a coordination cell in Baghdad in recent days to try to begin working with Iranian-backed Shia militias fighting the Islamic State, Fox News has learned. 

Western intelligence sources say the coordination cell includes low-level Russian generals. U.S. officials say it is not clear whether the Iraqi government is involved at the moment. 

Describing the arrival of Russian military personnel in Baghdad, one senior U.S. official said, "They are popping up everywhere." 

The Russians already have been building up their military presence in Syria, a subject expected to factor prominently in a planned meeting between President Obama and Russian President Vladimir Putin in New York Monday on the sidelines of the U.N. General Assembly. 

While the U.S. also is fighting the Islamic State, the Obama administration has voiced concern that Russia's involvement, at least in Syria, could have a destabilizing effect. 

Moscow, though, has fostered ties with the governments in both Syria and Iraq. In May, Iraqi Prime Minister Haider al-Abadi flew to Moscow for an official visit to discuss potential Russian arms transfers and shared intelligence capability, as well as the enhancement of security and military capabilities, according to a statement by the Iraqi prime minister's office at the time. 

Iranian Quds Force commander Qassem Soleimani also was spotted in Baghdad on Sept 22. He met with Shia militias backed by Iran; intelligence officials believe he met with Russians as well. 

Meanwhile, a U.S. official described to Fox News how, over the weekend, the Russians were able to move 24 attack jets into Syria undetected. 

The Russian military flew 12 Sukhoi Su-25 "Frogfoot" and a dozen Sukhoi Su-24 "Fencer" attack aircraft in "tight formations" under the "steady stream" of the large Russian An-124 cargo planes that have been ferrying supplies from bases in Russia through Iran before traveling on to Syria, the official said. 

The large cargo planes appeared as "a big blip" on radar, but flying beneath them were "tight formations" of the smaller Russian fighter jets that used jamming pods and switched off their IFF, which would identify the aircraft to radar. 

The large Russian cargo planes have the capability to fly directly from Russia to Syria, but the smaller attack aircraft do not. 

"The Russian jets did not have the legs to make it directly from Russia to Syria, and needed a base to refuel," said the official, who spoke to Fox News under the condition of anonymity because he was not authorized to disclose sensitive information. 

According to the Aviationist, the Russian cargo planes and fighter jets landed at an airbase in Hamadan, Iran, roughly halfway between Baghdad and Tehran on Sept 18-19. 

Fox News also has learned from U.S. military sources that the Russians have begun flying some of the Sukhoi fighter and attack jets from Bassel al-Assad airport, in Latakia, now a Russian forward operating base along the Mediterranean. 

The planes are not dropping bombs or conducting attack missions, but just flying around near the base, according to one official. The official also confirmed that Russian destroyers are in position off the Mediterranean coast. 

On Thursday, State Department spokesman John Kirby denied a U.S. intelligence failure led to U.S. officials being caught unaware of the two dozen Russian warplanes arriving in Syria. 

"I can tell you that we've been watching this very, very closely ... and we have not been ignorant of what the Russians have been doing," said Kirby. 

Asked Thursday about Russia's military involvement in Syria, Defense Secretary Ash Carter cautioned that without Russian support for a "political transition" in Damascus, it could "pour gasoline on the ISIL phenomenon rather than to lead to the defeat of ISIL." 

But just two days ago, Secretary of State John Kerry said the Russian build-up was consistent with defensive measures. 

"For the moment, it is the judgment of our military and most experts that the level and type represents basically force protection, a level of protection for their deployment to an airbase given the fact that it is in an area of conflict,'' Kerry said at the State Department Tuesday. 

This week, former CIA director Gen. David Petraeus testified on Capitol Hill, warning that inaction in Syria carries risks for the United States. 

"Russia's recent military escalation in Syria is a further reminder that when the U.S. does not take the initiative, others will fill the vacuum -- often in ways that are harmful to our interests," Petraeus said.

URL

http://www.foxnews.com/politics/2015/09/25/russians-syrians-and-iranians-setting-up-military-coordination-cell-in-baghdad/