WWIII : Dieu donne un tout petit répit aux Hommes, avant une guerre que les Hommes voudront mener.

Publié le par José Pedro

Yahia Gouasmi, imam modéré descendant du prophète Mahomet

La France en voie de disparition ?

La France en voie de disparition ?

La France en voie de disparition ?

Depuis une dizaine d’années, les Français payent chèrement le prix de la politique économique de l’UMPS. La gauche et la droite, acquises aux intérêts des banques, multinationales et agro-industriels, resserre l’étau d’année en année, faisant fi des révoltes du peuple prétendument « souverain ». Ces partis ont des frontières idéologiques totalement brouillées tant leur ferveur à mener un libéralisme politique prédomine.

Les droits des travailleurs, paysans et agriculteurs sont bafoués au nom de la construction d’une Europe économique. Les délocalisations et fermetures d’usines, conduisant des milliers de gens au chômage, sont des phénomènes marquant le quotidien des français. On se rappelle de l’impuissance du gouvernement d’Hollande dans l’affaire de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, dont la fermeture entraîna la suppression de plus de 8.000 emplois.

Ce qui se joue en France se joue dans le monde entier : les luttes de la classe ouvrière face à un système capitaliste qui offre toujours plus de misère, de privations à l’ensemble de l’humanité. Cette déstabilisation planifiée, structurée et maîtrisée est précisément le but recherché et le résultat constitue bel et bien une réussite et non un échec de la politique actuelle. Elle est une manne pour les bénéficiaires économiques.

Mais qu’est-ce que cela nous coûte dans le fond ?

Notre intégration dans l’Union Européenne et dans le commandement intégré de l’OTAN sont en réalité les marqueurs de notre perte de souveraineté nationale. Nous n’avons plus aucun moyen d’appliquer une politique souveraine, car notre appartenance à l’UE implique l’application des traités en vigueur. Par exemple, l’article 63 du traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne implique une libéralisation des échanges, de tous les marchés de biens, de services et de capitaux. Tout est dérégulé au service et en faveur des multinationales et détenteurs de capitaux.

L’Etat Français n’est pas souverain et le « Pouvoir » n’est pas entre les mains du peuple. Pour preuve, après le « non » des français au projet de Traité constitutionnel européen en 2005, il y a eu l’application forcée du Traité de Lisbonne en 2009 et très prochainement le Traité Transatlantique, qui rendent nos lois et notre constitution inapplicables. La « Constitution européenne » supplante notre constitution et les institutions européennes dominent nos institutions nationales. Quant à nos dirigeants, ils ne sont que des marionnettes gesticulant dans les médias pour nous faire avaler la pilule, aussi amère soit-elle.

Le pouvoir de la France est entre les mains des banques. Il est entre les mains de la Commission Européenne, de la Banque Centrale Européenne et de Washington. Les banques n’ont rien à craindre des constitutions qu’elles contrôlent.

Mais pour comprendre les desseins occultes et pernicieux de cet Europe fédérale que nous subissons, il faut revenir à l’origine du projet de construction européenne. Il fut créé par les Etats-Unis autour des années 1950, d’une part, pour faire contre feu à l’Union soviétique, d’autre part, pour que les nations sur le continent européen soient à long terme contraintes de prendre des décisions qui vont à l’encontre de leurs propres intérêts.

Selon des documents déclassifiés en 2000, du Département Secret Défense, du Département américain, le principal levier de Washington sur l’ordre du jour européen était le Comité Américain pour une Europe Unie (ACUE) créé en 1948. L’ACUE aurait financé le Mouvement européen et l’argent de l’ACUE provenait des fondations Ford et Rockfeller. C’est signé.

Les pères fondateurs de la construction européenne étaient, entres autres Robert Schuman et Walter Hallstein. Robert Schuman était un agent américain de l’OSS (l’ancêtre de la CIA) et Walter Hallstein, 1er président de la Commission européenne de 1958 à 1967 avait été, durant son parcours tumultueux, juriste allemand et officier nazi. En juin 1938, Hitler aurait demandé à W. Hallstein de préparer le projet de construction européenne. En 1951, W. Hallstein comptait parmi l’entourage de Konrad Adenauer. Il utilisa, durant leur collaboration, les plans qu’il avait préparés pour Hitler et Mussolini pour construire le projet de la Nouvelle Europe[i].

Le Général de Gaulle, contrairement à nos dirigeants actuels, avait eu un sursaut salutaire pour la France à l’époque en s’opposant à cette Europe fédérale[ii] ainsi qu’à Walter Hallstein. Ce dernier était, selon lui, « recyclé par les autorités américaines, pour détruire les nations d’Europe et les placer sous l’autorité d’un empire dictatorial »[iii].

Nous nous acheminons vers une situation qui est de plus en plus inquiétante. Selon Etienne Chouard, enseignant en Economie et conférencier, « seule l’instauration du référendum d’initiative populaire, permettrait au peuple d’exercer véritablement son « Pouvoir », le pouvoir d’être à l’initiative d’une nouvelle loi ou de son abrogation » et finalement de son présent et de son devenir. Nous espérons que le peuple de France ne se résignera pas et qu’il reprendra son destin en main pour résister à ceux qui font obstacle à sa liberté souveraine.

[i] https://www.youtube.com/watch?v=zBfrKgi5Cac

[ii] https://www.youtube.com/watch?v=Qw3U4Tbp7fQ&spfreload=10

[iii] https://www.youtube.com/watch?v=zBfrKgi5Cac

 

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

 

 
 

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    1. Yahia GOUASMI

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      fourest caroline (Sipa (c) Jean-Philippe BALTEL)

      Plainte tragi-comique contre Charlie

       

       

      C'est à croire qu'il est tombé du ciel pour détendre un peu l'atmosphère. On comptait sur le festival de Cannes, l'Eurovision et Roland Garros. Il y a mieux. Une plainte qui peut faire marrer toute l'équipe de Charlie Hebdo réunie, tellement elle est délirante et montre les liens qui unissent les islamistes et l'extrême droite.

      Le plaignant, Yahia Gouasmi, se présente comme un descendant du prophète Mahomet, et il porte plainte pour "injure" contre la couverture de Luz. Celle dessinée après l'attentat. Celle montrant un personnage pouvant être Mahomet pleurant, parce que deux monstres ont décimé ses amis à coups de kalachnikov pour "venger Mahomet". Des crimes qui n'ont visiblement pas beaucoup choqué le plaignant. Ah pardon si, il a immédiatement publié un communiqué... pour dénoncer une "manipulation" et, je cite, "un attentat sioniste".

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      Quand on vous dit, que cet homme est un grand comique. Mais privé du moindre sens de l'humour. Et surtout tout à fait opposé à ce que l'on puisse dessiner un Mahomet pacifiste et ouvert d'esprit comme l'a fait Luz. Il porte donc plainte pour "injure".

      La tac-tac-que-tique du tonton

      Des associations religieuses avaient déjà essayé de détourner l'esprit des lois antiracistes pour tenter de faire condamner Charlie. Le comité de soutien de Yahia Gouasmi a choisi une autre tactique. Selon le droit français, il n'est pas permis d'injurier ou de diffamer l'ancêtre d'une personne. C'est donc à ce titre, en tant que descendant du prophète Mahomet, que Yahia Gouasmi porte plainte.

      Son site a même publié un communiqué plein d'espoir : "Pourquoi Charlie ne dessinera plus le prophète". Il feint de croire que Luz s'est lassé de dessiner Mahomet à cause de cette plainte grotesque. Comme ça, au moins, on aura vraiment écrit n'importe quoi sur cette confidence d'artiste, qui n'a rien d'une capitulation...

      La réalité, c'est qu'avec une plainte pareille, Yahia Gouasmi et ses amis prennent un vrai risque : réveiller l'inspiration de très nombreux dessinateurs. Ne serait-ce que pour moquer l'amour tarifé qu'on peut porter à un prophète ou à son arrière-tonton. Car Yahia Gouasmi réclame tout de même 10 millions d'euros à Charlie.

      Que les dessinateurs se rassurent. Ils vont quand même tous un peu pouvoir respirer et prendre des vacances en se moquant plutôt des joueurs de tennis. Si une première audience technique a lieu jeudi prochain à 13h30, le vrai procès, lui, n'aura certainement pas lieu avant 2016.

      Bientôt des tests ADN pour Mahomet !

      Monsieur Gouasmi ne pouvant parler au nom de tous les descendants de Mahomet, on attend avec impatience une grande réunion de famille à la barre pour savoir si tous sont sur la même ligne que lui.

      L'un des points les plus débattus du procès sera sans doute de savoir si la Cour accepte de reconnaître la moindre parenté entre Monsieur Gouasmi et Mahomet. Il faudra qu'il le prouve, un peu plus sérieusement qu'avec un arbre généalogique : quarante noms envoyés à l'avocat de Charlie.

      On imagine la perplexité des juges. S'il fallait vraiment considérer sérieusement cette demande, il faudrait aller jusqu'à effectuer un prélèvement ADN, réouvrir la tombe de Mahomet et comparer... avec l'ADN de Monsieur Gouasmi.

      Le procès en blasphème aboutirait à une profanation sacrilège. Elle séduirait peut-être quelques salafistes d'Arabie Saoudite, persuadés qu'il faut détruire le mausolée du prophète de l'Islam pour éviter tout culte idolâtre, mais certainement moins les autres sunnites... Surtout quand ils sauront que la profanation est due... à la plainte d'un chiite.

      Car c'est là que l'affaire s'avère moins triviale qu'il n'y paraît. Monsieur Yahia Gouasmi est non seulement chiite, mais proche de l'Iran. Il dirige un centre de propagande tout entier dédié à servir la propagande du régime iranien : le Centre Zahra.

      Coup de com' pour l'Iran, Dieudonné... et l'extrême droite

      Le Centre Zahra n'en est pas à son premier coup de com' en France. On lui doit d'avoir financé la campagne du parti antisioniste de Dieudonné et d'Alain Soral, aux élections européennes de 2009.

      Mais si, souvenez-vous, ce trésorier un peu spécial, l'homme qui rendait les sionistes responsables des divorces en France lors des conférences de presse du Parti antisioniste... c'était Yahia Gouasmi.

      Grâce aux disputes publiques entre les anciens acolytes de cette liste, on sait désormais ce que l'on soupçonnait déjà : l'essentiel de l'argent de la campagne, plusieurs millions, venait d'Iran... par l'intermédiaire du Centre Zahra.

      Un Centre qui invite à ses petites sauteries des personnalités comme Jean-Marie Le Pen, ravi de dire son soutien au micro d'une jeune fille voilée. Entre Dieudonné qui se dit "Charlie Coulibaly" et Jean-Marie Le Pen qui se dit plutôt "Charlie Martel", c'était Yahia Gouasmi qui tient deux beaux témoins de moralité pour son procès.

      Sans surprise au vu des liens qui unissent depuis longtemps l'Iran et l'extrême droite, l'avocat est un candidat du Rassemblement Bleu Marine : Eli Hatem.

      Ancien avocat de Bob Denard, mariniste et royaliste, il s'est présenté aux dernières élections municipales dans le 4 ème arrondissement de Paris en expliquant vouloir "retourner à l'identité de la France millénaire": "Avec un Roi au sommet de l'état et une société purement française, identitairement française et fidèle à sa tradition." En attendant, un Mollah ferait-il l'affaire ?

      Comme pour l'affaire Rushdie

      Ce procès médiéval est avant tout destiné à attirer les musulmans européens dans les filets de l'Iran. Exactement comme au moment de l'affaire Rushdie.

      Alors que l'Arabie Saoudite s'apprêtait à marquer des points contre les Soviétiques en Afghanistan, le régime iranien a décidé de déclencher une polémique mondiale contre l'auteur des Versets Sataniques dans l'unique but d'apparaître comme un meilleur défenseur de l'Islam.

      En un mot, c'est toujours la même histoire. Des tyrans utilisent le prétexte de la religion pour jouer aux coqs. Et les esprits libres qui refusent d'être des moutons leur servent de boucs émissaires.

      Caroline Fourest vient de publier Eloge du Blasphème aux éditions Grasset

      Pour revoir les Naufragés de Sion

      Chronique à retrouver tous les lundi sur France culture à 7H18.

       
       

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      Le prophète

       

      Environ 600 années après le départ du prophète Issa (Jésus) http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/alayhi10.jpg, comme Allah http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/azawaj10.jpg n'avait envoyé aucun autre Messager sur terre, les gens étaient plongés dans l'obscurité. Ils avaient oublié Dieu. Ils avaient oublié les bonnes paroles prêchées par les Prophètes.
      Ils fabriquaient des idoles et les adoraient. Ils adoraient aussi les arbres, la mer, le soleil, la lune etc... Ils consommaient des boissons alcoolisées et s'adonnaient aux jeux de hasard. Ils enterraient leurs filles vivantes et brûlaient vives les veuves. Bref, le monde était dans le plus grand égarement et dans la plus grande perdition.
      On avait cessé d'adorer le Dieu Unique. Il était alors nécessaire qu'un Messager vienne de la part d'Allah http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/azawaj10.jpg pour guider à nouveau l'humanité vers le chemin de la Vérité.

       

      Sa naissance
             C'est alors à la Mecque, que le prophète http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa paix), très probablement le lundi 12 du mois de "Rabi'oul Awwal" de l'année de l'éléphant.
      Lors de la naissance de Mohammad http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif, plusieurs événements eurent lieu à travers le monde ; ainsi le palais de l'empereur perse trembla et un feu qui était allumé depuis des siècles dans un de leurs temples s'éteignit.

       

      Sa garde
             Son père Abdoullah mourut deux mois avant la naissance de Mohammad. Agé alors de 6 ans, après la mort de sa mère Amina, il fut pris en charge par son grand-père Abdoul Mouttalib. Mais deux ans, deux mois et dix jours après la mort de sa mère, Abdoul Mouttalib tomba gravement malade. Il appela alors à son chevet tous ses fils et décida qu'après sa mort, Mohammad serait confié à l'un d'eux : Abou Talib.
      Abdoul Mouttalib mourut quelques temps plus tard alors que Mohammad n'avait que 8 ans. Abou Tâlib était l'oncle de Mohammad. Il avait une famille nombreuse mais malgré cela il n'hésita pas à recueillir Mohammad http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif.
      Pour pouvoir élever sa famille, il allait jusqu'en Syrie (le Châm) pour faire du commerce.

      Un signe
             Lorsque Mohammad fut âgé de 12 ans, son oncle Abou Tâlib décida de faire un voyage vers la Syrie. Le jeune Mohammad voulut l'accompagner mais Abou Tâlib refusa à cause des difficultés du voyage. Puis comme il insistait beaucoup, il accepta de l'emmener avec lui. Ce fut son premier voyage vers la Syrie.
      http://www.sajidine.com/image/masjid-haram.jpgCe fut à l'occasion de ce voyage qu'il rencontra un moine nommé "Bahira" qui reconnut en lui les signes distinctifs du Prophète qui avait été prédit dans l'évangile et qui était attendu. Il conseilla à Abou Tâlib de ramener Mohammad http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif rapidement vers Makkah et de bien veiller sur lui.
       Mohammad http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif avait cultivé pendant son enfance et sa jeunesse un certain caractère et une force morale tout à fait différents des autres. Il avait de bonnes manières. Il était honnête et loyal. Aussi, les gens de Makkah l'appelait "Al-Amine" (le digne de confiance).

      Khadija
            Il y avait à la Mecque une femme veuve très riche qui s'appelait Khadija (qu'Allah l'agrée). Elle faisait du commerce à Makkah mais aussi en dehors de l'Arabie, par l'intermédiaire d'autres personnes.  Quand elle apprit que Mohammad http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif était l'homme le plus honnête de la Mecque, elle lui proposa de conduire une de ses caravanes commerciales vers la Syrie, en échange d'un salaire.
      http://www.sajidine.com/image/desert203.jpg
      Mohammad accepta sa proposition et accomplit ainsi son second voyage vers ce pays. Maysara ( une servante de Khadija, qui les accompagnaient) constata aussi lors de ce voyage d'autres signes étranges concernant Mohammad. Elle en fit alors part à Khadija (qu'Allah l'agrée) à son retour.
             Khadija (que Dieu l'agrée) était une femme riche et éduquée. Elle envoya alors une messagère nommée Nafiça chez l'oncle de Mohammad pour lui faire part de son désir d'épouser Muhammad. La demande ayant été acceptée, Mohammad, http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif était alors âgé de 25 ans lorsqu'il épousa Khadija qui pour sa part avait 40 ans.
      Elle a vécu plus d'un quart de siècle (plus de 25 ans) avec son époux. Mohammad http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif n'épousa pas d'autres femmes tant que Khadija était encore en vie. Elle fut sa meilleure épouse et compagne. De cette union, naquirent quatre filles et deux fils. Les deux fils s'appelaient Quassim et Tahir. Tous deux moururent en bas âge. Les filles s'appelaient Zeïnab, Oum Koulçoum, Roquayya et Fâtima.

      La Révélation
      http://www.sajidine.com/images/grottehira.jpg     Avant la première révélation, il avait l'habitude de se rendre dans une grotte au mont "Hirâ" pour méditer.
      Ce fut là ; pendant une nuit du mois de Ramadan, à l'âge de 40 ans, que soudainement, Mohammad perçut une présence, dans le silence de la nuit.
      Une voix se fit entendre :
      "Lis !" Mohammad était bouleversé. "Je ne sais pas lire" lorsque la voix répéta l'ordre c'est comme si la terre s'était mise à trembler :    " Lis !"  
      -  " Que dois je lire ? "
      Puis soudain, il se sentit comme libéré.
      http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/iqra10.jpg" Lis ! au nom de ton Seigneur qui a créé ! Il a créé l'Homme d'un caillot de sang. Lis car ton Seigneur est le Très Généreux. Qui a instruit l'Homme au moyen du Calame, de la plume. Il lui a enseigné ce qu'il ne savait pas. "   [ Sourate 96 L'adhérence - Verset 1 à 5 ]

             Ce furent les 5 premiers versets du Glorieux Coran, la voix était celle de Gabriel http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/alayhi10.jpg, l'esprit de Foi et de Vérité, qui fut envoyé par Dieu au dernier des prophètes. Mohammad était envoyé à l'Humanité tout entière, pour guider les Hommes mais aussi les Djinns vers le chemin de Dieu.

       

      Son Message
      L'aimé d'Allah, comme il fut surnommé, reprocha aux Mecquois leurs idoles (statues qu'ils prenaient pour Dieu), les appela à adorer le Créateur Unique et leur récita les versets du Coran pour les guider dans la bonne voie.
      Comme réponse il fit face à la torture et l'oppression. Lorsque les Mecquois prirent conscience de leurincapacité à lui faire face, il lui offrirent royauté, argent et pouvoir mais Mohammad (paix et bénédictions) refusa et dit :
      http://www.sajidine.com/images/soleilor.jpghttp://www.sajidine.com/images/lunedemi.jpg" Même si vous me posez le Soleil sur ma main droite  et la Lune sur ma main gauche, je ne renoncerais pas à mon Message "
      Ce message de quelques mots mais qui pesait plus lourd que les cieux et la terre était :
       Ô vous les gens ! Dites il n'y a nulle divinité digne d'adoration sauf Allah et vous réussirez !

       

      Les Persécussions
             Lentement, un par un, le nombre des musulmans augmentait, guidés par le prophète bien-aimé. Mais les musulmans furent l'objet de persécutions dès les premiers temps de l'Islam. On riait et on se moquait d'eux, et comme si cela ne suffisait pas, les non croyants avaient même recours à des attaques et à des tortures physiques.
      Quelques centaines de musulmans réussirent à quitter la Mecque, abandonnant leur maison, cherchant refuge en Abyssinie voisine, terre chrétienne, et ceux qui restèrent, subirent des persécutions de plus en plus violentes. Une nouvelle tactique fut mise en place par les chefs de la Mecque. Ils contraignirent le prophète http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gifet ses compagnons à vivre dans un endroit isolé de la ville, et aucune provision ne leur parvenait.

       

      L'Aimé d'Allah
             Grâce à Dieu, les persécuteurs cessèrent cette pratique inhumaine. Le blocus fut finalement levé et la situation se modifia quelque peu. Les gens purent à nouveau observer et écouter le prophète http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif.


              C'était un bel homme, de taille moyenne, les cheveux et la barbe noire, ses paroles étaient toujours pleines de sagesse et de conseils. La gentillesse et la miséricorde de Mohammed http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif étaient inégalables. Il accorda une place d'honneur à la femme, une place dans la société qui était inimaginable, un honneur en islam, que l'on ne trouvait nulle part ailleurs.

      Le Voyage Nocturne
      http://www.sajidine.com/images/mekka-quds.jpg Ce fut lors de la dixième année de la révélation que le prophète Mohammad perdit son oncle Abou Talib, suivit de la mort de son épouse Khadija, de plus il fut mal traité par le peuple de Ta'if  lorsqu'il vint leur délivrer le message.
      Ce fut une année de tristesse pour le prophète http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif. Mais c'est cette année là que Dieu envoya l'ange Gabriel, pour l'élévation suprême du corps et de l'esprit, le voyage nocturne : Al Isra wal Mi'raj.
      Un voile séparait le prophète de son Seigneur et c'est là que Dieu offrit le plus grand honneur à Mohammad http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif :  les cinq prières quotidiennes, le deuxième pilier de l'Islam. A la suite de ce voyage miraculeux les incrédules redoublèrent de moqueries et de persécutions envers le prophètehttp://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif.

       

      L'Hégire
            C'est alors qu'une délégation de la ville de Yathrib, située à environ 400 Km de la Mecque proposa l'hospitalité à Mohammad et à sa communauté.
      http://www.sajidine.com/image/hijra_1.jpg
      Mohammad http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif accepta après treize années d'appel à l'Islam, à la Mecque. Il immigra, lui et les "convertis" à l'Islam, vers Médine, lieu où la religion a pu s'épanouir et où Mohammad http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif devint le chef de ce nouvel Etat.
      C'est ce que l'on a appelé l'Hégire, et qui marque le commencement du calendrier islamique.
        
      L'autorisation
             Beaucoup de gens à Médine, ont constaté les bienfaits de l'Islam, et se sont "convertis". Cependant, les Mecquois étaient toujours déterminés à éliminer la communauté musulmane, et ce fut au cours de la deuxième année de l'hégire, pendant le mois de Ramadan, après de nombreuses persécutions que Dieu le Très Haut donna la permission de se défendre.
      أُذِنَ لِلَّذِينَ يُقَاتَلُونَ بِأَنَّهُمْ ظُلِمُوا وَإِنَّ اللَّهَ عَلَى نَصْرِهِمْ لَقَدِيرٌ
         
      "Toute autorisation de se défendre est donnée à ceux qui ont été attaqués. Parce qu'ils ont été injustement opprimés. Dieu est Puissant pour les Secourir."  [ Sourate Le Pèlerinage 22 - Verset 39 ]

       

      Les Batailles
      http://www.sajidine.com/images/sabre.jpg
             La première guerre fut appelée la bataille de Badr ; les Musulmans, (trois fois moins nombreux que les Mecquois qui étaient au nombre de mille), sont sortis vainqueurs miraculeusement, avec l'aide de Dieu http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif.
      Bataille après bataille, les musulmans prouvèrent qu'ils pouvaient résister à toutes les attaques grâce Dieu et Médine ne fut plus jamais attaquée. Ce fut au cours de la sixième année de l'Hégire qu'une trêve fut décrétée entre Mohammad http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif et les mecquois, c'est ce qu'on appela "le pacte d'Al-Hudaybiyya".

       

      La Victoire
      C'est en 629 ; huitième année de l'Hégire, deux ans après la trêve dont les termes étaient constamment violés par les mecquois, que le prophète Mohammad http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif décida de se rendre à la Mecque avec une armée de dix milles hommes pour s'emparer de la ville.http://www.sajidine.com/image/kaaba_1.jpg
      Ce fut un miracle, pas une goutte de sang ne fut versée et le prophète passa la porte de la ville, sur son chameau, la tête baissée, en toute humilité, tandis que tous ses ennemis le regardaient.
      Il pardonna aux plus grands ennemis de l'islam, face à cette miséricorde, les gens de la Mecque embrassèrent l'Islam sans contrainte.
      Le prophète http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif entra dans l'enceinte de la Ka'aba, où se trouvaient les trois cent soixante idoles et statues devant lesquelles les Arabes se prosternaient. Une par une, sur l'ordre du prophète, les idoles furent détruites. Le prophète http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif s'installa à Médine qui devint la capitale du nouveau monde musulman.

       

      Son Heure
             Dieu le Très Haut, rappela son prophète http://i52.servimg.com/u/f52/11/52/33/05/saws210.gif à l'âge de 63 ans, il mourut dans sa maison à Médine, ne laissant derrière lui que quelques biens, le monde à ses pieds mais sans un dinar à son nom. Alors que personne ne voulu le croire, Abou Bakr, le véridique dit ceci :
      " A quiconque adorait Mohamed, j'annonce la mort de Mohamed.  
      Mais à celui qui adore Allah, Le Seigneur est vivant et ne meurt jamais "
       
      L'esprit de son message demeure aussi clair et vivant que lorsqu'il fut révélé :
      http://www.sajidine.com/image/shahadatayne.jpg

      Ô Seigneur, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad Ô Seigneur, accorde Tes bénédictions a Muhammad et a la famille de Muhammad . Tu es certes Digne de louange et de glorification. 
       Le prophète Mohamed, quel impact a travers l'histoire?

      Gros Plan
      Sur
      Le Prophète de l'Islam
      Qui est véritablement le prophète Mohamed ?
      Personnage mythique ou réel ?

       

      Le prophète Mohamed à la lumière des philosophes écrivains, essayistes, historiens et autres grands personnages  d’hier et d’aujourd’hui…

      ACFMS,
      2012
      Dieu dit dans le Coran au sujet du Prophète Mohamed (Que la Paix et le Salut soient sur Lui),

      « Nous ne t’avons envoyé 
      Que comme
      Miséricorde 
      Pour tout  l’univers »
            Coran : 21/107.

                Qu’on le prénomme Mohamed, Mahomet, ou encore Mouhammad, l’Islam et les musulmans considèrent le prophète Mohamed (Que la Paix et le Salut soient sur Lui) comme le plus noble des prophètes, c’est l’envoyé, le messager, l’élu d’Allah qui a eu pour mission divine de transmettre le message de Dieu. Pour les musulmans, il est le modèle à suivre, sa vie, ses faits et gestes sont et doivent être une leçon de vie qui guide les croyants au quotidien.
      Si pour certains détracteurs de la troisième religion monothéiste de l’histoire, l’Islam, le messager de Dieu ne sont qu’une pure invention, qu’un simple mythe, voire une affabulation, il s’agit pour un grand nombre d’esprits scientifiques, un personnage bien réel dont l’histoire et toute  autre  rigueur scientifique ne peut faire abstraction. Que l’on soit croyant ou non, musulman ou non, force est de constater que ce personnage a bel et bien existé et que son action, sa vie a, jusque aujourd’hui même un impact considérable, impact dont il est vrai, que la raison ne peut pas toujours expliquer.
      Ainsi, on peut contester toute sorte de chose dans les religions car elles ne donnent, certes, pas à toutes  questions des réponses purement scientifiques, et c’est en cela d’ailleurs qu’elles sont souvent attaquées ; comment croire à une divinité qui n’existe pas scientifiquement ? Comment croire qu’un prophète ait eu une révélation d’ « En-Haut » grâce un ange qui lui-même n’a pas lieu d’être…. ?
      Ceux qui se sont aventurés dans l’étude de ce personnage ont parfois simplement été attiré par l’orientalisme d’une civilisation donnée, ou bien ils ont eu à étudier une architecture, une contrée, un continent, une civilisation, une époque, des hommes.
      Ceux qui se sont penchés un temps sur la civilisation arabo-musulmane de l’époque ne peuvent que faire une pause dans leur voyage d’exploration et contempler un instant, s’arrêter et lire, lire toutes sortes de dires à l’égard de Mahomet, prendre connaissance de ce qui a été rapporté par les historiens, les archivistes, les spécialistes de la question et là seulement, il semble difficile pour de tels scientifiques de ne pas reconnaître d’abord l’existence de l’homme et dans un second temps, la grandeur de cet homme, la grandeur d’Un Seul Homme, Mohamed, Que la Paix et le Salut soient sur Lui.
      Parmi ces grands hommes qui sont revenus sur les traces du Prophète de l’Islam ; 
      Johann W. Goethe (1749-1832) éminent poète,  romancier et dramaturge allemand. Inspiré par la poésie persane de Hafez de Chiraz (qu’il découvrit vers 1810). Goethe consacrera une série de poèmes sur le prophète Mohamed. 
      « Jusqu'à ce jour, il n'est pas un homme qui puisse se comparer à Mohammad (…) » 
      « Si quelqu'un s'irrite de ce qu'il ait plu à Dieu
      D'accorder à Mohammad protection et honneur,
      Qu'après la maîtresse poutre de sa demeure
      Il attache une corde solide
      Et s'y pende ! Cela tient et cela porte ;
      Il sentira que son courroux s'apaise. »
      Goethe
      Poème tiré du recueil lyrique Divan Occidental-Oriental.
      « (…) Et c’est une œuvre immense que Muhammad a accomplie. Par le seul concept de Dieu l’unique, Il a soumis l’univers entier. Personne n’est capable de faire un  pas plus loin que celui de Muhammad. Nous les Européens, malgré tous nos concepts modernes, nous n’avons pas pu atteindre ce que Muhammad a atteint. Il n’y a aucun doute que personne ne pourra jamais le dépasser. »
      Goethe

      « Le grand Prophète de l’islam est monté jusqu’au trône du Grand Créateur et L’a rencontré. Moi, je crois fermement à son ascension avec tout mon cœur. »
      Dostoïevski

      Parmi ceux qui avaient une grande aversion pour la religion musulmane et notamment pour le représentant de cette religion, Voltaire, incontournable écrivain philosophe du XVIIIième, du siècle des Lumières, a, il est vrai un moment fustigé des attaques à l’encontre du prophète. Voltaire forge ses idées sur le monde musulman et plus particulièrement les Ottomans, lorsqu’il a travaillé, en vrai historien sur son Charles XII, il va y découvrir alors « la tolérance des Turcs ». 
      En effet, à l’époque, les nombreux voyageurs qui sillonnaient le monde musulman et plus particulièrement les territoires ottomans étaient frappés de la simplicité de l’islam, et surtout de l’esprit de tolérance qui régnait dans l’Empire turc.

      Voltaire constate alors dans ce travail que les Turcs non seulement reçoivent les infidèles dans leur société, mais ils leur permettent même d’avoir des activités politiques, comme le faisait Charles XII (1697-1718), roi de Suède, réfugié à Istanbul, dans la cour ottomane entre 1709 et 1712 : « C’est une chose bien surprenante de voir un chrétien (…) cabaler presque ouvertement à la Porte »
      Par la suite, Voltaire ne manquera pas de dénoncer la mauvaise fois de ceux qui ont écrit pour la cause de leur foi; et de s’indigner « de la lâcheté imbécile avec laquelle les Grecs vaincus et nos historiens imitateurs » déguisaient l’histoire et se déchaînaient contre Mahomet et disaient « tant de sottises sur son compte ».

      Ainsi, depuis 1742, date à laquelle Voltaire a présenté sa pièce de théâtre « Mahomet » à la Comédie française, le chemin parcouru est long. Ce jour-là, il attaquait le fondateur de l’islam pour montrer comment les religions ont été établies; en 1770, il le défend.
      Il ne peut s’empêcher de comparer la cohabitation tolérée des diverses religions dans le monde musulman, et plus particulièrement dans l’Empire ottoman, avec le traitement réservé aux protestants. Il justifie même les points les plus controversés de la doctrine islamique comme la polygamie, en comparaison de la situation catastrophique des femmes avant l’islam; mais surtout le divorce et finit par s’écrier: « Ô nations! Comparez et jugez ». 
      La dernière phase de Voltaire sur l’islam se situe entre 1768 et 1772. Il revient sur certaines de ses positions intransigeantes concernant le christianisme, sans renoncer à ses convictions dans l’enseignement de l’islam: 
      « Sa religion est sage, sévère, chaste et humaine: sage puisqu’elle ne tombe pas dans la démence de donner à Dieu des associés, et qu’elle n’a point de mystère; sévère puisqu’elle défend les jeux de hasard, le vin et les liqueurs fortes, et qu’elle ordonne la prière cinq fois par jour; chaste, puisqu’elle réduit à quatre femmes ce nombre prodigieux d’épouses qui partageaient le lit de tous les princes de l’Orient; humaine, puisqu’elle nous ordonne l’aumône, bien plus rigoureusement que le voyage de La Mecque. Ajoutez à tous ces caractères de vérité la tolérance. » 
      Voltaire
      À la suite de Voltaire, Napoléon reconnaît à Mahomet un certain mérite d’avoir fait évoluer la cause de la femme en réduisant le nombre des femmes qu’on pouvait épouser. « Avant lui, dit-il, il était indéterminé; le riche en épousait un grand nombre; il restreignit donc la polygamie. » 
      « (…) il n’y a point d’autre dieu que Dieu et Mahomet est son prophète ; voilà le fondement de la religion musulmane ; c’était le point le plus essentiel : consacrer la grande vérité annoncée par Moïse et confirmée par Jésus. (…) Je suis, moi, unitaire et je glorifie le Prophète. (…) J’espère que le moment ne tardera pas où je pourrais réunir tous les hommes sages et instruits du pays et établir un régime uniforme, fondé sur les principes d’Al Coran qui sont les seuls vrais et qui peuvent seuls faire le bonheur des hommes. »
      Napoléon Bonaparte

      John Hopkins Denison parlant de Mohamed écrit :

      « Au Ve et au VIe siècle, le monde civilisé était au bord de l’effondrement car les différentes cultures qui étaient à l’origine de la civilisation s’étaient elle-même écroulées(…). Cette grande civilisation qui avait demandé quatre mille ans d’effort pour s’établir était à la veille de la décomposition (…) le monde entier, semblait sur le point de s’abattre. Et c’est au milieu de cette corruption que naquit l’homme qui devait unifier le monde. »
                                                
        Denison dans « Emotion as the Basis of civilization »

      «  Il serait difficile de trouver un peuple plus désuni jusqu’au jour où soudain le miracle arriva. Il se présente un homme (Mohamed) qui, par sa personnalité, par son affirmation d’être guidé par Dieu parvient à réaliser l’impossible : l’unité de toutes les fractions en guerre. »
                                                                  Ins. And Outs Mespoit Pensée de Mahomet. p. 44.
      « De mémoire d’homme, aucun nom n’aura été invoqué autant de fois. Nul n’aura régné sur autant d’âmes. Personne n’aura fait se prosterner autant de foules. Du Détroit de Gibraltar à la mer de Java, de la Sibérie au Mozambique, le lien entre le ciel et la terre porte le sceau de Mahomet, le Prophète. Un milliard de musulmans aujourd’hui, peut-être deux milliards en l’an 2050…Treize siècles et demi après sa disparition, le fondateur de l’islam est à son apogée. »

      Christian MAKARIAN, dans Le Point, n°1150, octobre 1994.

      Marcel BOISARD reviendra également sur ce personnage incontournable de la religion musulmane dans l’un de ses ouvrages: 
      « La vie du Prophète Mohamed devient, dès son installation à Médine, partie intégrante de l’histoire musulmane. Ses faits et gestes nous ont été rapportés dans leurs plus menus détails. 
      Homme d’Etat, Mohammed n’a jamais oublié sa mission divine de prophète et d’apôtre. Il n’a eu de cesse de montrer sa piété. Organisateur dynamique, il sut s’affirmer combatif pour la défense de la communauté musulmane embryonnaire et, aussi, pour la diffusion du message dont il était investi. Combatif mais magnanime, il s’avéra implacable à l’encontre des ennemis de la foi(…) Le terme constant des traditions évoque la générosité et l’humilité du Prophète, ainsi que sa droiture, sa pureté, sa délicatesse et son indulgence. 
      Grand capitaine plein de mansuétude ; à la tête des troupes musulmanes, l’histoire nous le montre également homme d’Etat franc, volontaire et « démocratique ». Diplomate fin et intègre, il a su faire reconnaitre la communauté islamique par traité alors que la fortune des armes commençait de lui sourire. Sur le plan psychologique, enfin si l’on rappelle la fragilité de l’autorité d’un chef arabe et les vertus que les membres d’une communauté exigeaient de lui, on peut conclure que Mohammed qui a su s’imposer si largement, devait réellement être un homme supérieur, un véritable Prophète de Dieu. »

      Marcel BOISARD, L’Humanisme de l’Islam, Albin Michel, 1979, p 46.
      John AUSTIN 

      « En moins d’une année, Muhammad devient le chef spirituel et temporel de Médine, tenant dans sa main l’arme qui allait ébranler le monde. »

         John AUSTIN, Muhammad the Prophet of Allah, in T.P’s John AUSTIN and cassel’s weekly for 24 th September 1927.

      « De toutes les personnalités religieuses du monde, c’est Mouhamed qui a connu la plus parfaite réussite. » 
                   Encyclopédie Britannica, 3ème édition Pensée de Mohamet, p. 45.

      « Et cependant, ce fondateur d’empire et de religion, ce législateur, le dernier en date des nabis sémites, n’est arrivé à une si haute destinée que par les moyens les plus directs. Il ne consentit jamais à être autre chose que l’Envoyé, le Légat, autre chose qu’un Prophète simplement humain, sans aucune prétention à quelque don surhumain. Sans doute avait-il compris qu’on ne construirait jamais rien de durable sur l’imposture.

      Son existence (Mohamed) fut assez extraordinaire par elle-même »

                                   Der. J.C. Murdrus dans sa traduction du Coran, 1928, p. 24-25.

      Edward Gibbon et Simon Ocklay disaient :
       « Ce n’est pas la propagation, mais la permanence de sa religion qui mérite notre émerveillement; la même impression, pure et parfaite, qu’il laissa à la Mecque et à Médine, se retrouve, après douze siècles, chez les Indiens, les Africains et les Turcs, prosélytes du Coran [...] Les musulmans ont su résister, uniformément, à la tentation de réduire l’objet de leur foi et de leur dévotion au niveau des sens et de l’imagination de l’homme. “Je crois en Un seul Dieu et en Mohammad, son prophète” ; ceci renferme la profession de Foi de l’Islam, de façon simple et invariable. L’image intellectuelle de la Divinité n'a jamais été dégradée par une idole, quelle qu’elle soit ; les hommages rendus au prophète n’ont jamais franchi la mesure de la vertu humaine ; ses préceptes vivants ont restreint l'amour que ses disciples lui portent dans les limites de la raison et de la religion. » 
      Edward Gibbon & Simon Ocklay, History of The Saracen Empire, London, 1870, p. 54.

      Parmi les grandes figures de la littérature française, nous pouvons citer le célèbre poète et dramaturge Alphonse de Lamartine qui, lui, n’a pas hésité à consacrer au Prophète et à l'Islam, dans son Histoire de la Turquie, un volume tout entier, voici un extrait de ses propos: 
      « L'Islam est un christianisme purifié, il met en valeur, au style direct, la réplique du roi chrétien d'Ethiopie accueillant des réfugiés musulmans, qui reflète parfaitement sa pensée : entre ce que tu viens de dire du Christ et ce qu'en dit notre religion, il n'y a pas l'épaisseur de ce brin d'herbe de différence ! Allez, et vivez en paix. »
      A chaque fois qu'il le peut, Lamartine cite des chrétiens dans le sillage du Prophète. Utilisant la célèbre parabole du semeur il affirme : 
      « Le Coran fut évidemment dans son esprit la végétation de cette semence de l'Evangile jetée en passant par le vent du désert dans son âme. Le lecteur est peu à peu conduit à partager l'admiration de l'auteur pour le Prophète, et le terrain devient propice pour le rapprochement entre les deux civilisations, puisque cette animosité du vaste public occidental à l'égard de l'Islam était principalement due au discrédit jeté sur la personne même du Prophète. Il y a " malentendu ". N'est-ce pas là la formule généralement usitée pour entamer une procédure de réconciliation ? »
      Dans cet esprit, il dira : 
      « Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l'immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l'homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l'histoire moderne à Mahomet ? 
      (…) Jamais homme n’entreprit avec de si faibles moyens, une œuvre si démesurée aux forces humaines, puisqu’il n’a eu dans la conception et dans l’exécution d’un si grand dessein d’autres instruments que lui-même, et d’autres auxiliaires qu’une poignée d’hommes dans un coin du désert.

      Enfin jamais homme n’accomplit en moins de temps une si immense et si durable révolution dans le monde, puisque, moins de deux siècles après sa prédiction, l’islam prêché et armé (1) régnait sur les trois Arabies, la Perse, le Khorassane, la Transociane, l’Inde occidentale, la Syrie, l’Egypte, l’Ethiopie, tout le continent connu de l’Afrique septentrionale, plusieurs des îles de la Méditerranée, l’Espagne, et une partie de la Gaule.  

      Les plus fameux n’ont remué que des armes, des lois, des empires ; ils n’ont fondé (quand ils ont fondé quelque chose) que des puissances matérielles écroulées souvent avant eux, le prophète a, lui, remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d’hommes sur un tiers du monde habité, mais il a remué de plus des autels, des « dieux », des religions, des idées, des croyances, des âmes : il a fondé sur un livre dont chaque lettre est devenue loi, une nationalité spirituelle qui englobe des peuples de toutes langues et de toute contrée et il a imprimé, pour caractère indélébile de cette nationalité musulmane le refus des faux dieux et la passion du Dieu unique et immatériel.

      L’adhésion grandissante à son dogme fut un miracle, ou plutôt ce ne fut pas le miracle d’un homme, ce fut celui de la raison. L’idée de l’unité de Dieu (…)

      Si la force des projections est en mécanique la mesure exacte de la force d’impulsion, l’action est de même en histoire et on en vient ainsi à la mesure de la force d’inspiration. Une pensée qui porte si haut, si loin et si longtemps est une pensée bien forte, pour être si forte, il faut qu’elle ait été bien sincère et bien convaincue. (…)

      Mais sa vie, son recueillement, ses blasphèmes héroïques contre les superstitions de son pays, son audace face à affronter les fureurs des idolâtres, sa constance à les supporter  quinze ans à la Mecque, (…). Sa prédication incessante, ses guerres inégales, sa confiance dans les succès, sa foi surhumaine même dans les revers, sa prière sans fin, sa conversation mystique avec Dieu, sa mort et son triomphe après le tombeau, attestant plus qu’une imposture, mais une conviction. Ce fut cette conviction qui lui donna la puissance de restaurer un dogme.

      Ce dogme était double. L’unité de Dieu et l’immatérialité de Dieu ; l’un disant ce que Dieu est, l’autre disant ce qu’il n’est pas; l’un renversant avec la parole une idée.

      Philosophe, Orateur, Apôtre, Législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes, d’un culte sans image, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet !
      A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? »
                                                         A. De Lamartine, La vie de Mahomet - Tome 1, "Histoire de la Turquie", Paris, 1854.
      Thomas Carlyle, écrivain, essayiste et historien célèbre (1795-1881), disait : 
      « On remarqua que Muhammad, depuis sa tendre enfance, était considéré comme étant un jeune doué de raison. D’ailleurs, les personnes avec lesquelles il vivait l’avaient surnommé « Al-Amine », c'est-à-dire, l’honnête, le sincère et le loyal. Ses paroles, ses actes et sa pensée étaient véridiques. Ceux qui le côtoyaient avaient également remarqué que toute parole qui exhalait de lui renfermait une édifiante sagesse. J’ai appris de lui qu’il était extrêmement pondéré, et gardait le silence lorsque les paroles n’étaient plus nécessaires, mais lorsqu’il parlait, ses paroles n’étaient que vérité et raison. […] Tout le long de sa vie, nous avons vu en lui un homme aux principes bien établis et connu pour une implacable détermination. Il se souciait du malheur des autres, était généreux et bienfaisant, clément, faisant preuve de piété et de mérite et était vertueux. Extrêmement sérieux et sincère, il était néanmoins d’un naturel doux, accueillant et accessible. Il était réjouissant, agréable, sociable, et sa compagnie était appréciée. On pouvait parfois le voir plaisanter et s’amuser. Selon les témoignages, son sourire éclatant, qui illuminait son visage, provenait d’un cœur sincère. Il était très intelligent et possédait un cœur magnanime. Il était naturellement grandiose, sans qu’une école lui inculquât la science ni qu’un enseignant se chargeât de son éducation, car il n’en avait aucunement besoin. (…)Une grande âme silencieuse ; il était de ceux qui ne peuvent être autrement que sincères et convaincus (…) Alors que d’autres se complaisent dans des formules et des ouï-dire, content de leur sort, cet homme ne pouvait se soustraire aux formules. Il était seul avec sa propre conscience et la réalité des choses… Une telle sincérité ainsi qu’on veut bien la nommer, possède en réalité quelque chose de divin. Le discours d’un tel homme est semblable à la voix qui émane du cœur même de la nature. Les hommes écoutent et doivent écouter ce discours mieux que tout autre…Le reste n’est que futilité en comparaison (…) 
      Il n’était pas vaniteux comme les rois et les vizirs et ne se cachait pas derrière un étalage de rideaux. Il raccommodait lui-même sa tunique, il réparait lui-même sa chaussure. Lorsqu’il devait aller en guerre, il consultait ses compagnons et décidait avec eux.
      Il s’est comporté ainsi pour que son peuple comprenne dans toutes ses dimensions quel genre de personne il était. Désormais, vous pouvez dire ce que vous voulez à son sujet. Jamais au monde, un empereur ou une personne influente n’a jamais obéi comme cet homme vêtu d’une tunique raccommodée. Son épreuve terrestre de vingt-trois années comporte tous les éléments nécessaires pour un véritable héros.» 
      Thomas Carlyle, Heroes, Hero Worship, and the Heroic in History, Londres, 1841, p 50-51.

      « Ce témoignage véridique, est pour les musulmans semblable à l’image d’une étoile reflétée sur la surface des eaux. La lueur tremblotante est descendue à portée de la main, mais elle reste insaisissable, et combien pâle en comparaison de l’astre qui l’émet et qui brille, au plus haut des cieux d’un éclat resplendissant. »
      E. Dinet

      Annie Besant (1847-1933), intellectuelle anglaise, disait peu avant sa mort : 
      « Il est impossible pour quelqu’un qui étudie la vie et le caractère du grand Prophète d’Arabie, pour quelqu’un qui sait comment il enseignait et de quelle façon il vivait, d’avoir d’autre sentiment que le respect pour ce prophète prodigieux, l’un des grands messagers de l’Être suprême. Même si ses discours contiennent bien des choses qui sont familières à beaucoup d’entre vous, chaque fois que moi-même je les relis, je sens monter en moi une nouvelle vague d’admiration, un nouveau sentiment de révérence pour ce prodigieux grand maître arabe. » 
      Annie Besant, The Life And Teachings of Mohammad, Madras, 1932, p. 4.

      Maurice Bucaille, scientifique français, disait : 
      « Comment un homme, illettré au départ, aurait-il pu, en devenant par ailleurs, du point de vue de la valeur littéraire, le premier auteur de toute la littérature arabe, énoncer des vérités d’ordre scientifique, que nul être humain ne pouvait élaborer en ce temps-là, et cela, sans faire la moindre déclaration erronée sous ce rapport ? » 
      Maurice Bucaille, La Bible, le Coran et la science, 1978, p. 126. 
      Il disait également : 
      « Une analyse purement objective du Coran, à la lumière des connaissances modernes, nous amène à reconnaître l’harmonie existant entre les deux, ainsi qu’on l’a fait ressortir à maintes reprises. On a du mal à s’imaginer qu’un homme du temps de Mohammad (que la Paix et la Bénédiction soient avec lui) ait pu être l’auteur de telles affirmations, compte tenu du niveau intellectuel de l’époque. De telles considérations répondent en partie de la place exceptionnelle qu’occupe la révélation coranique et contraignent le scientifique impartial à admettre son incapacité à fournir une explication fondée uniquement sur la logique matérialiste. » 
      Maurice Bucaille, Le Coran et la science moderne, 1981, p. 18. 
      Claude CAHEN, historien et orientaliste français du XXe siècle. Professeur à la Sorbonne, il était spécialisé dans l'histoire de l'islam, en particulier le Moyen Âge islamique.
      Dans son ouvrage L’Islam, Des origines au début de l’empire ottoman, Fayard/Pluriel, 2010, Cahen écrit :
      « Pour l’historien qui ne peut plus faire siennes les accusations issues des polémiques interconfessionnelles anciennes, ni se contenter d’explications puériles de la vocation religieuse par l’épilepsie, Mahomet apparaît comme l’une des personnalités supérieures qui a, à la fois avec une ardeur et une sincérité incontestables, chercher à élever le niveau de vie moral et de pensée des hommes au milieu desquels il vivait, et su adapter son message au caractère et aux traditions de ces hommes avec un sens de la compréhension et de l’organisation qui devait en assurer la survie. La coexistence que l’on sent chez lui de la hauteur dans l’inspiration et de la lutte contre les difficultés humaines et les siennes propres ne peut que forcer l’émotion et le respect. Certes, quelques aspects de son existence peuvent au premier abord gêner un esprit moderne. La polémique a beaucoup insisté sur la sensualité du Prophète et les neufs épouses qu’il eut après la mort de Khadîja. Mais outre que la mentalité arabe ne voyait aucun mal à user de la nature humaine telle que Dieu l’avait faite, il est certain que la plupart de ces unions avait un caractère politique et accompagnaient le ralliement de tel notable ou de tel clan. (..) Le sens fondamental qu’a eu Mahomet est celui de la Communauté, avec tout ce qu’elle exige de solidarité mutuelle. (..) Mahomet a pris la société telle qu’il l’a trouvée sans action révolutionnaire, mais, qu’il s’agisse de la famille et de la condition de la femme ou de l’esclavage ou de la vie économique, il a cherché à en atténuer les abus et à y faire régner plus de garantie et de justice. » p.23 – 25.
      Les épisodes de la vie du prophète n’omettent certes pas de rappeler son courage, sa bravoure, sa constance dans ses actes, mais il fut aussi un homme très attaché à ceux qui l’entouraient qui le soutenaient telle son épouse Khadija comme le relate un des ces passages extrait de l’ouvrage de Lamartine.
      « Mahomet alla prier sur le tombeau de sa première épouse, la vertueuse Khadija. Il y resta longtemps abîmé dans un recueillement qu’on n’osa ni interroger ni interrompre. Nul ne peut mesurer le débordement intérieur de pensées, de souvenirs, de tristesses, de joies de Mahomet, longtemps martyr enfin triomphant, qui voit son œuvre accomplie et qui vient pour ainsi dire la déposer sur le cercueil de celle qui fut, dans le temps de l’incrédulité générale, la première croyante, la première néophyte et la première confidente de son grand dessein. La mort de Khadija enlevait à Mahomet la plus douce jouissance de sa conquête, celle de faire triompher avec lui l’épouse qui avait partagé volontairement ses persécutions et ses mépris. Mai il la couronna comme Inès, après sa sépulture par les versets du Coran à la louange de cette femme de foi. »
      Alphonse de Lamartine, La vie de Mahomet, Cérès, 2007, p.169-170.

      Mahatma K. Gandhi disait : 
      « Je voulais mieux connaître la vie de celui qui aujourd’hui détient indiscutablement les cœurs de millions d’êtres humains. Je suis désormais plus que jamais convaincu que ce ne fut pas l’épée qui créa une place pour l’Islam dans le cœur de ceux qui cherchaient une direction à leur vie. Ce fut cette grande humilité, cet altruisme du prophète, l’égard scrupuleux envers ses engagements, sa dévotion intense à ses amis et adeptes, son intrépidité, son courage, sa confiance absolue en Dieu et en sa propre mission. Ces faits, et non l’épée, lui amenèrent tant de succès et lui permirent de surmonter les problèmes. » 
      Extrait du journal « Young India », cité dans « The light », Lahore, 16/09/1924. 
      Georges Bernard Shaw, irlandais, protestant, dramaturge, Prix Nobel de littérature en 1925 écrit :
      « J’ai toujours eu une grande estime pour la religion prêchée par Mohammed parce qu’elle est remplie d’une vitalité merveilleuse. Elle est la seule religion qui parait contenir le pouvoir d’assimiler la phase changeante de l’existence, pouvoir qui peut se rendre si attachant à toute période…

      Je crois que si un homme comme Mohammed gouvernait le monde, il réussirait à résoudre ses problèmes d’une façon qui lui apporterait la paix et le bonheur si désirés. J’ai prophétisé sur la foi de Mohammed qu’elle sera acceptable à l’Europe de demain, comme elle commence à devenir acceptable à l’Europe d’aujourd’hui. »
      L’Islam authentique, 1935.

      Michael H.Hart, juif américain, astrophysicien (né en 1932 à New-York), dans son best-seller : Classement des 100 personnes les plus influentes de l’histoire de l’humanité, déclare :

      « Mohammad, plus que Jésus… plus que Moïse…, est le seul homme qui ait réussi par excellence les deux plans : religieux et séculier…C’est cette union du temporel et du spirituel qui, à mon avis, fait de Mohammad la personnalité la plus influente de l’histoire de l’humanité. »
      Jean During né en 1947ethnomusicologue français spécialisé dans les musiques d'Asie Centrale (Azerbaïdjan, Iran, Ouzbekistan, Tadjikistan, etc.). Après des études de musique et de philosophie, il séjourne longtemps en Iran où il est initié à la musique traditionnelle. Il a publié nombre d'ouvrages et d'enregistrements. Dans un de ses ouvrages consacré à l’Islam, il écrit :
      « Avec Mohammed, le chapitre de la prophétie est définitivement clos. Pour les chrétiens, Jésus est l’ultime prophète, ce qui peut être vrai dans le sens de la hiérarchie, mais pas dans le sens historique. C’est pourquoi ils ont tant de réticence à admettre qu’après Jésus l’humanité eut encore besoin d’un prophète, de surcroit de la même sphère culturelle. Pour les musulmans, Mohammad fut annoncé par le Christ qui l’identifie au Paraclet. Et Jésus, le fils de Marie disait : « O enfants d’Israël je suis l’Apôtre de Dieu envoyé vers vous, confirmant la loi qui était avant moi, et vous annonçant la bonne nouvelle qu’un apôtre viendra après moi, et du nom de « Ahmed ! » ».                                                 Coran LXI : 6

      Jean During, Islam le combat mystique, Robert Laffont, 1975.

      Regis Blachère, (1900 -1973orientaliste français. Directeur d'études à l'Institut des hautes études marocaines de Rabat, professeur d'arabe à l'École nationale des langues orientales, professeur de littérature arabe du Moyen Âge à la Sorbonne, directeur du Centre de lexicographie arabe, associé au CNRS.
      On lui doit une traduction « critique » du Coran (1947) et un essai de reclassement des sourates dans l'ordre chronologique de leur révélation.
      A la conclusion du livre consacré, au prophète Mahomet, Blachère déclare :

      « Ni l’indifférence, ni les blessures d’amour propre, ni même les torts fait à ses intérêts matériels ni les machinations ou les menaces, ni surtout les offres de compromis plusieurs fois présentées par les polythéistes ne purent le détourner de sa Mission. Aux heures les plus graves - le Coran en témoigne- il su conserver son sang-froid, ranimer les courages, (…)
      En vrai meneur d’hommes, il su choisir ses conseillers, utiliser, Ali pour son dévouement, Abou-Bakr pour sa pondération, Omar pour son énergie, Ousman pour sa souplesse. 
      Sans illusion sur les hommes il n’omit jamais de leur rappeler leur devoir et leur mission. Mieux que personne aussi il connut les vertus et les défauts de la nation où il était né. 
      Cet inspiré, qui, pas un jour n’a pensé réussir sans le secours d’Allah, savait cependant prévoir l’avenir mesurer les forces, et les faiblesses de l’adversaire. Quoi qu’on en ait dit, l’homme fut bon et généreux. A la prise de La Mecque, sa clémence fut plus qu’un acte politique…

      Si, à son heure dernière, Mahomet s’est interrogé sur l’accomplissement de sa mission, il a pu s’endormir dans la sérénité du devoir accompli…»
                             Cité par Vincent Monteil dans son ouvrage « l’Islam » p. 49
      « Mahomet ne s’est pas donné pour un Dieu, mais pour un homme plein de l’esprit de Dieu, et n’a prêché qu’unité de Dieu et charité envers les hommes »
      Gérard de Nerval, Voyage en Orient, 1835.

      C’est donc souvent la volonté de connaissance du monde et des hommes qui ont fait l’histoire de ce monde, qui tout simplement à amener certains chercheurs ayant le souci de comprendre par eux-mêmes ce qui fait qu’un homme, à un moment donné de l’histoire, a bouleversé sans doute à jamais le cours du monde, qu’ils ont croisé le chemin de celui qui est considéré par les musulmans comme étant le roi des promus. Cet homme est, et fait bel et bien partie d’un personnage incontournable de l’histoire même des civilisations. L’homme a bien vécu et les conséquences de ses actions, du message qu’il a voulu transmettre, que l’on soit d’accord ou non d’ailleurs, a bien eu un impact, et cet impact, nul ne peut le contester, encore aujourd’hui. 
      Le prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui) pour quiconque lit, apprend à connaitre son histoire, sa vie, ne peut rester indifférent face à un tel personnage. Que l’on soit croyant ou non, musulman ou non. 
      Hier comme aujourd’hui, nous vivons encore les conséquences de son message, l’écho de son message raisonne encore et encore à travers les temps, à travers les peuples. Tout se passe comme si les frontières, à la fois spatiales et temporelles, n’existaient plus.

      O Seigneur Miséricordieux, dirige Ta clémence envers notre Prophète Mohamed, sur sa sainte Famille et ses compagnons, sur ses frères Prophètes et Envoyés et sur tous ceux qui suivent leurs pas et œuvrent pour le bien être de l’humanité entière.
                                       Amen