WWIII : L'arroseur arrosé, Les Djihadistes se retournent contre la France qui les abandonne en Syrie face à la Russie. Menace Nucléaire.

Publié le par José Pedro

Nos amis Djihadiste financés par Hollande et Fabius, se retournent contre nous. Allah Ouacbaronsnous! les Djihadistes de Syrie crient au scandale, la France les laisse tomber, devant les raids Russes. Ils rentrent en France pour demander des comptes, des dédommagements, des locaux sur les Champs Elysées en Hôtel 5 étoiles et des places privilégiées dans les Ministères et dans l'Administration. Nous ne sommes plus très loin des périodes de l'OAS, et de l'appel du général de Gaulle à se mobiliser contre ce quarteron de généraux. Du 22 au 25 avril 1961, un quarteron de généraux en retraite, pour reprendre la formule célèbre du Général De Gaulle, entreprend une tentative de coup d’état. Depuis longtemps le Plan des Djihadistes et de reprendre l'Espagne et la France, comme cela fut fait dans le passé. Ils ont d'ailleurs menacé récemment de faire sauter une bombe Nucléaire sur la France qu'ils auraient de par le Pakistan.

Selon une information datant de début juillet, un attentat aurait lieu dans les 90 prochains jours aux Etats-Unis, selon un ancien agent des services de renseignement israéliens. 
Juval Aviv - actuellement directeur de l’entreprise de renseignement Interfor basée à New York, mais aussi « consultant spécial » pour le congrès américain - a indiqué à Fox News que cette information est basée sur des renseignements obtenus en Europe et au Moyen-orient. 
Il a déclaré qu’« un attentat est imminent aux Etats-Unis, cela peut se produire demain ou dans les prochains mois. Au plus tard dans 90 jours ».

 

Selon Aviv, « l’attentat se produira, tout comme Londres, dans un moyen de transport de masse. Ils toucheront six, sept ou huit villes simultanément pour montrer leur sophistication afin de toucher le moral du public ». 

Toujours selon Aviv, « les Américains ne sont pas préparés aux attentats comme en Israël a essayer d’identifier des gens ou des colis suspects ». Et il rajoute « que les signaux d’alerte soient vert, jaune ou rose n’ont aucune signification pour les Américains qui n’ont aucune éducation et doivent y être préparés ». 

Enfin, selon Aviv, « le fait de constamment transporter avec soi une bouteille d’eau et une serviette permet, en cas d’attentat de ne pas mourir par inhalation des fumées toxiques dégagées après l’explosion en se l’appliquant sur le visage ». De même, met il en garde « si vous avez un doute quand vous prenez un bus, le métro ou l’avion, n’y mettez pas les pieds. Cela peut être inutile dans 9 cas sur 10, mais cela peut vous sauver la vie. Faites confiance à votre sixième sens ». 

Cette information est corroborée par un ancien consultant du FBI qui prétend qu’Al Qaïda s’est non seulement procuré des engins nucléaires, mais qu’il les a introduit aux Etats-Unis et les utilisera dans un très proche avenir. 

Paul L. Williams prétend qu’Al Qaïda aurait planifié des attentats nucléaires spectaculaires dans plusieurs villes américaines. Parmi celles-ci : Boston, Los Angeles, Chicago, Dallas, Philadelphia, Miami, Washington et Rappahannock County, Va, une petite ville de Virginie qui abrite le centre de commandement qu’utiliserait la maison blanche en cas de guerre. 
Selon lui, « les attentats se produiront entre maintenant et la fin de l’année 2005 ». Il a rajouté « L’Islam prêche la patience. Ils attaqueront quand ils l’auront décidé » ! 

Selon une source non identifiée proche du Tom Ridge - secrétaire d’Etat à la Sécurité intérieure - les affirmations de Williams sont proches de celles des services de renseignement américains qui confirme que les terroristes ont déjà introduit des engins nucléaires aux Etats-Unis. 

Il semblerait par ailleurs que suite à la chute du mur de Berlin du 9 novembre 1989 [que quelques trotskistes français nostalgiques souhaiteraient voir reconstruire…] et la déconfiture de l’empire soviétique en 1991, la mafia Tchétchène aurait vendu une dizaine de mallettes contenant des bombes nucléaires tactiques miniaturisées - initialement destinées à exploser au cœur des villes américaines en cas de conflit nucléaire américano-soviétique capable de causer autant, pour chacun d’entre elles, autant de dégâts que la bombe d’Hiroshima - aux représentants de Ben Laden contre 30 millions de dollars en espèces et 2 tonnes d’héroïne. 
Aujourd’hui, une quarantaine de ces mallettes (qui pèsent moins de 20 kgs) manquent dans les stocks de l’ex Union soviétique. 
L’explosion d’une seule de ces mallettes entraîneraient une boule de feu d’un diamètre de 150 mètres dégageant une chaleur de 10 millions de degrés comparés aux 5.000 degrés causés lors des attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center. De ceux qui survivraient à une telle explosion, 50% mourraient à un rythme d’environ 250.000 par jour ! 

Il semblerait enfin que ce soit l’argent de la drogue en Afghanistan et non pas la fortune de Ben Laden qui finance le mouvement Al-Qaïda. 

NEVEU Pascal 
source nouveau monde

Selon une information datant de début juillet, un attentat aurait lieu dans les 90 prochains jours aux Etats-Unis, selon un ancien agent des services de renseignement israéliens. 
Juval Aviv - actuellement directeur de l’entreprise de renseignement Interfor basée à New York, mais aussi « consultant spécial » pour le congrès américain - a indiqué à Fox News que cette information est basée sur des renseignements obtenus en Europe et au Moyen-orient. 
Il a déclaré qu’« un attentat est imminent aux Etats-Unis, cela peut se produire demain ou dans les prochains mois. Au plus tard dans 90 jours ».

 
 
Samedi 30 Juillet 2005
 


Selon Aviv, « l’attentat se produira, tout comme Londres, dans un moyen de transport de masse. Ils toucheront six, sept ou huit villes simultanément pour montrer leur sophistication afin de toucher le moral du public ». 

Toujours selon Aviv, « les Américains ne sont pas préparés aux attentats comme en Israël a essayer d’identifier des gens ou des colis suspects ». Et il rajoute « que les signaux d’alerte soient vert, jaune ou rose n’ont aucune signification pour les Américains qui n’ont aucune éducation et doivent y être préparés ». 

Enfin, selon Aviv, « le fait de constamment transporter avec soi une bouteille d’eau et une serviette permet, en cas d’attentat de ne pas mourir par inhalation des fumées toxiques dégagées après l’explosion en se l’appliquant sur le visage ». De même, met il en garde « si vous avez un doute quand vous prenez un bus, le métro ou l’avion, n’y mettez pas les pieds. Cela peut être inutile dans 9 cas sur 10, mais cela peut vous sauver la vie. Faites confiance à votre sixième sens ». 

Cette information est corroborée par un ancien consultant du FBI qui prétend qu’Al Qaïda s’est non seulement procuré des engins nucléaires, mais qu’il les a introduit aux Etats-Unis et les utilisera dans un très proche avenir. 

Paul L. Williams prétend qu’Al Qaïda aurait planifié des attentats nucléaires spectaculaires dans plusieurs villes américaines. Parmi celles-ci : Boston, Los Angeles, Chicago, Dallas, Philadelphia, Miami, Washington et Rappahannock County, Va, une petite ville de Virginie qui abrite le centre de commandement qu’utiliserait la maison blanche en cas de guerre. 
Selon lui, « les attentats se produiront entre maintenant et la fin de l’année 2005 ». Il a rajouté « L’Islam prêche la patience. Ils attaqueront quand ils l’auront décidé » ! 

Selon une source non identifiée proche du Tom Ridge - secrétaire d’Etat à la Sécurité intérieure - les affirmations de Williams sont proches de celles des services de renseignement américains qui confirme que les terroristes ont déjà introduit des engins nucléaires aux Etats-Unis. 

Il semblerait par ailleurs que suite à la chute du mur de Berlin du 9 novembre 1989 [que quelques trotskistes français nostalgiques souhaiteraient voir reconstruire…] et la déconfiture de l’empire soviétique en 1991, la mafia Tchétchène aurait vendu une dizaine de mallettes contenant des bombes nucléaires tactiques miniaturisées - initialement destinées à exploser au cœur des villes américaines en cas de conflit nucléaire américano-soviétique capable de causer autant, pour chacun d’entre elles, autant de dégâts que la bombe d’Hiroshima - aux représentants de Ben Laden contre 30 millions de dollars en espèces et 2 tonnes d’héroïne. 
Aujourd’hui, une quarantaine de ces mallettes (qui pèsent moins de 20 kgs) manquent dans les stocks de l’ex Union soviétique. 
L’explosion d’une seule de ces mallettes entraîneraient une boule de feu d’un diamètre de 150 mètres dégageant une chaleur de 10 millions de degrés comparés aux 5.000 degrés causés lors des attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center. De ceux qui survivraient à une telle explosion, 50% mourraient à un rythme d’environ 250.000 par jour ! 

Il semblerait enfin que ce soit l’argent de la drogue en Afghanistan et non pas la fortune de Ben Laden qui finance le mouvement Al-Qaïda. 

NEVEU Pascal 
source nouveau monde 
New York Skyline

L’Etat islamique menace les Etats-Unis et la France et la Franceede guerre Nucléaire

© Flickr/ Anthony Quintano
ANALYSE
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Valérie Smakhtina
L'Etat islamique (EI) (556)
15843314

A peine un mois a écoulé après la déclaration d’Alexandre Tourtchinov sur la disposition ukrainienne à fabriquer une bombe sale, condamnée par la Russie comme « digne d’un groupe terroriste », les djihadistes de l’Etat islamique, eux, ont prétendu pouvoir se doter d’une capacité nucléaire au Pakistan.

 

Cette annonce intervient un jour après l'échec de la réunion des pays signataires du TNP (Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires) à se mettre d'accord pour créer une zone dénucléarisée au Proche-Orient. La double coïncidence de calendrier incite à la prudence.

 

Samuel Laurent, consultant international, spécialiste du djihad, auteur du livre « Etat islamique: organigramme, financements, filières », appelle à ne pas prendre cette menace au sérieux: « L'Etat islamique a parfaitement les moyens d'instiller la peur en Occident sans mettre en place un programme nucléaire en bonne et due forme. C'est une victoire avant même de l'acquérir. Au marché noir, le gramme d'uranium enrichi se négocie à 10.000 — 15.000 dollars. Pour faire une bombe, il faut avoir des dizaines de kilogrammes. L'Etat islamique gagne des dizaines de millions de dollars par mois, ne serait-ce qu'avec les revenus du pétrole. Donc, les calculs sont arithmétiques. Après, il faut se poser la question: est-ce que les djihadistes vont avoir tous les relais au Pakistan, très corrompu et, en même temps, très surveillé par les Américains? C'est peu probable. Est-ce qu'ils vont avoir les moyens, ensuite, de fabriquer une bombe? Même s'ils ont récupéré du matériel hautement technologique, du matériel militaire américain en Irak, ils n'ont pas le savoir-faire pour mettre en place un missile. Par contre, ce qu'on peut craindre — ce sont des attentats à une bombe sale, c'est-à-dire une bombe composée d'uranium peu enrichi et utilisée avec un explosif « normal » qui va diffuser de la radioactivité dans le périmètre ambiant. » 
Le Pakistan, lui, n'est pas du tout disposé à laisser l'Etat islamique prendre ses armes nucléaires. Pays non-signataire du TNP, il avait démenti un accord nucléaire avec l'Arabie Saoudite au risque, semble-t-il, de voir se déclencher un conflit fatal avec l'Inde.

 

 

En ce qui concerne l'Etat islamique, sa déclaration alarmante intervient un jour après la fin de la réunion du TNP du 27 avril au 22 mai à New-York, lorsque les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada ont rejeté l'initiative arabe de créer une zone exempte de l'arme nucléaire au Proche-Orient. D'où cette absence d'accord international sur la dénucléarisation du Golfe? Y a-t-il des pays intéressés à voir l'arme nucléaire proliférer au Proche-Orient?

 

« A l'heure actuelle, il y a une émergence d'un conflit entre l'Arabie Saoudite et l'Iran, explique Samuel Laurent. Il y a une arche chiite qui est en train de se créer au Yémen, en Syrie, en Irak, etc. De plus, l'émergence de l'Iran en tant que puissance régionale inquiète l'Arabie Saoudite qui était, jusqu'à présent, le seul véritable poids-lourd, le seul interlocuteur des puissances occidentales. Il va-t-y avoir une véritable compétition, une course aux armements de laquelle l'arme nucléaire ne peut pas être exempte. On sait que l'Iran s'est déjà avancé sur le terrain, donc, d'autres pays de la région peuvent y être intéressés et peuvent utiliser comme levier leurs capacités de pression économique sur des pays occidentaux, économiquement vulnérables par rapport à leurs partenaires financiers de la région du Golfe. Je pense, notamment, à la France qui est très proche et dépendante du Qatar.

 

Les Occidentaux, surtout les Etats-Unis et la France, ont commis de graves erreurs, notamment, en armant la rébellion syrienne qui était faible, corrompue, idéologiquement beaucoup plus proche des salafistes qu'on ne le croyait. La quasi-totalité des armes s'est retrouvée aux mains de l'Etat islamique: les Kurdes se sont emparés des missiles français Milan à Kobané, des missiles Tow ont été retrouvés dans d'autres brigades salafistes de Syrie et, récemment, Al-Qaïda a repris tous les missiles et tous les armements livrés à la brigade Al-Hazm qui est soutenue par la CIA. Depuis deux ans, on essaye d'isoler l'Etat islamique, de faire croire qu'il y a une différence entre les djihadistes d'al-Bagdadi et le reste de l'opposition syrienne. La véritable erreur est là. »
Si l'Etat islamique se dotait d'une bombe nucléaire, qui pourrait-elle menacer? avons-nous demandé à Samuel Laurent. « L'Iran et la Syrie seraient immédiatement visés. Mais, à mon avis, on est plutôt dans la spéculation parce que l'arme nucléaire n'est pas à l'ordre du jour. Se focaliser sur les menaces aussi éloignées nous évite de poser les vraies questions. On a fait des erreurs terribles depuis le début de cette guerre, on a systématiquement armé et soutenu le mauvais camp. Aujourd'hui, l'idée d'une bombe nucléaire qui pourrait surgir dans un an ou deux nous permet d'éluder les questions les plus immédiates, à savoir ce qu'il faut faire pour bloquer l'Etat islamique, avec qui il faut travailler, de quelle manière il faut complètement revoir notre politique, à savoir, travailler avec Damas, engager l'Iran, et quitter cette espèce d'irréalisme permanent. »

 

Parmi les cibles potentielles, au-delà de la région du Golfe, figurent l'Europe, la Russie et les Etats-Unis. La première a déjà beaucoup souffert sur tous les plans de la guerre asymétrique mise en place sur le continent: des attenants contre Charlie Hebdo à Paris, en passant par les réseaux de radicalisation aux prisons et mosquées, jusqu'aux problèmes sociaux liés à l'immigration clandestine, notamment, en Méditerranée.

Une guerre contre la Russie dans la région du Caucase du Nord est peu probable. En septembre 2014, le président de la République de Tchétchénie Ramzan Kadyrov n'a pas mâché ses mots en ripostant à la menace « puérile » des extrémistes: « Je déclare solennellement que quiconque se mettant en tête de menacer la Russie et prononcer le nom de Vladimir Poutine sera anéanti dès qu'il le dit. Nous n'attendrons même pas qu'il soit installé aux commandes d'un avion ». En même temps, l'Etat islamique avait l'intention de proposer à la Russie l'accès aux gisements pétroliers dans la province irakienne Al-Anbar à condition que Moscou révèle les secrets du programme nucléaire irakien et arrête de soutenir Damas. Il semble que la fureur militaire contre la Russie s'est étouffée et se focalise ailleurs.

Les Etats-Unis seraient les premiers dans la liste des cibles à abattre. Dans le système de valeurs djihadiste, les Etats-Unis se présentent comme ennemi principal et absolu. Il y a un mois, l'Etat islamique a menacé Washington de répéter le terrible scénario du 11 septembre, de « brûler l'Amérique ». Résultat: Washington tomberait victime de sa propre création, comme ce fut le cas, il y a 14, ans avec Al-Qaïda, engendré et soutenu par les Américains dans la lutte contre l'URSS.

Vous n'êtes pas sans vous rappeler que, selon un rapport récemment déclassifié, la DIA (Agence américaine du renseignement de la défense) avait prévu l'émergence de l'Etat islamique déjà en 2012, ce qui n'a pas empêché les Etats-Unis de livrer des armes et de l'argent à l'opposition syrienne, étroitement liée aux djihadistes. De plus, en septembre 2014, la secrétaire d'Etat à l'Intérieur du Royaume-Uni Theresa May craignait que l'Etat islamique profite des possibilités de s'emparer de l'arme chimique, biologique et nucléaire du Pakistan.

Dans le pire des cas, on peut craindre la première guerre nucléaire « locale » depuis Hiroshima et Nagasaki. Car, la victime de l'attentat nucléaire de l'Etat islamique, qui que ce soit, riposterait, sans doute, par une frappe de représailles. Par conséquent, le moratoire sur l'utilisation de l'arme nucléaire dans des conflits armés serait levé.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/analyse/20150527/1016295960.html#ixzz3nKlG1diw

Paris Match

"La France est l'ennemi numéro un de l'Etat islamique" par le Juge Anti-terroriste Marc Trévidic.

Pendant dix ans, il a animé le Pôle judiciaire antiterroriste. Forcé de quitter ses fonctions en pleine tempête pour devenir vice-Président du tribunal de grande instance de Lille, Marc Trévidic nous parle sans tabous.

Paris Match. Pouvez-vous estimer aujourd'hui le niveau de risque que courent les Français ?
Marc Trévidic. La menace est à un niveau maximal, jamais atteint jusqu'alors. D'abord, nous sommes devenus pour l'Etat islamique [EI] l'ennemi numéro un. La France est la cible principale d'une armée de terroristes aux moyens illimités. Ensuite, il est clair que nous sommes particulièrement vulnérables du fait de notre position géographique, de la facilité d'entrer sur notre territoire pour tous les djihadistes d'origine européenne, ­Français ou non, et du fait de la volonté clairement et sans cesse exprimée par les hommes de l'EI de nous frapper. Et puis, il faut le dire : devant l'ampleur de la menace et la diversité des formes qu'elle peut prendre, notre dispositif de lutte antiterroriste est devenu perméable, faillible, et n'a plus l'efficacité qu'il avait auparavant. Enfin, j'ai acquis la conviction que les hommes de Daech [acronyme de l'Etat islamique] ont l'ambition et les moyens de nous atteindre beaucoup plus durement en organisant des actions d'ampleur, incomparables à celles menées jusqu'ici. Je le dis en tant que technicien : les jours les plus sombres sont devant nous. La vraie guerre que l'EI entend porter sur notre sol n'a pas encore commencé.

Pourquoi un constat si alarmant ?
Nous avons en face de nous un groupe ­terroriste plus puissant que jamais. Bien plus puissant qu'Al-Qaïda à sa grande époque. L'EI, fort d'environ 30 000 “soldats” sur le terrain, a recruté plus de membres que l'organisation fondée par Ben Laden en quinze ans ! Et ce n'est pas fini. La France est, de fait, confrontée à une double menace. Celle du déferlement de ce que j'appelle les “scuds” humains du djihad individuel, ces hommes qui passent à l'action sans grande formation ni préparation, agissant seuls, avec plus ou moins de réussite, comme on a pu le voir ces derniers temps. Et celle, sans commune mesure, que je redoute : des actions d'envergure que prépare sans aucun doute l'EI, comme celles menées par Al-Qaïda, qui se sont soldées parfois par des carnages effroyables.

Disposez-vous d'éléments indiquant qu'on se dirige vers ce type d'actions d'envergure ?
Ceux que l'on arrête et qui acceptent de parler nous disent que l'EI a l'intention de nous frapper systématiquement et durement. Comprenez-moi bien, il ressort de nos enquêtes que nous sommes indubitablement l'ennemi absolu. Les hommes de Daech ont les moyens, l'argent et la faculté d'acquérir facilement autant d'armes qu'ils veulent et d'organiser des attaques de masse. Le terrorisme est une surenchère ; il faut toujours aller plus loin, frapper plus fort. Et puis, il reste “le prix ­Goncourt du terrorisme” à atteindre, et je fais là référence aux attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center. Je n'imagine pas un instant qu'un homme tel qu'Abou Bakr ­al-Baghdadi et son armée vont se satisfaire longtemps d'opérations extérieures de peu d'envergure. Ils sont en train de penser à quelque chose de bien plus large, visant en tout premier lieu l'Hexagone.

"L'EI a recruté plus de membres qu'Al Qaïda en quinze ans"

Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi la France ?
Parce qu'on revient à cette idée qu'on est la cible idéale ! Traditionnellement, l'adversaire numéro un du terrorisme djihadiste a longtemps été les Etats-Unis, mais les paramètres ont changé. Les Américains sont plus difficiles à atteindre. La France, elle, est facile à toucher. Il y a la proximité géographique, il y a des relais partout en Europe, il y a la facilité opérationnelle de renvoyer de Syrie en France des volontaires aguerris, des Européens, membres de ­l'organisation, qui peuvent revenir légalement dans l'espace Schengen­ et s'y fondre avant de passer à l'action.

Il y a aussi des raisons politiques, idéologiques ?
Evidemment ! La France est devenue l'allié numéro un des Etats-Unis dans la guerre contre Daech et les filières djihadistes. Nous combattons par les armes aux côtés des Etats-Unis. Nous avons mené des raids aériens contre l'EI en Irak. Maintenant, nous intervenons en Syrie. De plus, la France a un lourd “passif” aux yeux des islamistes. Pour eux, c'est toujours une nation coloniale, revendiquant parfois ses racines chrétiennes, soutenant ouvertement Israël, vendant des armes aux pays dits “mécréants et corrompus” du Golfe ou du Moyen-Orient. Et une nation qui opprimerait délibérément son importante communauté musulmane. Ce dernier argument est un axe de propagande essentiel pour l'EI. Nos forces armées sont aussi intervenues au Mali pour arrêter les islamistes, même si ce ne sont pas les mêmes réseaux. Ajoutons enfin que, en France, nous sommes depuis des années en première ligne pour combattre le “djihad global”. Longtemps notre dispositif antiterroriste nous a permis de porter des coups sévères aux terroristes et aux ­djihadistes de toute obédience.

Ce n'est plus le cas aujourd'hui ?
Non, la donne a changé. L'évidence est là : nous ne sommes plus en mesure de prévenir les attentats comme par le passé. On ne peut plus les empêcher. Il y a là quelque chose d'inéluctable. Bien sûr, on arrête des gens, on démantèle des cellules, on a de la chance aussi, comme on a pu le voir avec certaines affaires récentes, mais la chance ou le fait que les terroristes se plantent dans leur mode opérationnel, ou encore que des citoyens fassent preuve de grande bravoure, ça ne peut pas durer éternellement. Quant aux moyens affectés à la lutte antiterroriste, ils sont clairement devenus très insuffisants, et je pèse mes mots. On frise l'indigence à l'heure où la menace n'a jamais été aussi forte. Ces deux dernières années, j'ai constaté par moi-même qu'il n'y avait parfois plus d'enquêteurs pour mener les investigations dont nous avions besoin ! On fait donc le strict minimum, sans pouvoir pousser les enquêtes, sans “SAV”, au risque de passer à côté de graves menaces. Les politiques prennent des postures martiales, mais ils n'ont pas de vision à long terme. Nous, les juges, les policiers de la DGSI, les hommes de terrain, nous sommes complètement débordés. Nous risquons d'“aller dans le mur”.

Marc Trévidic répond aux questions de Frédéric Helbert

"Les Kouachi n'étaient pas partis pour une opération suicide !"

Et le dispositif Sentinelle, qui mobilise des milliers d'hommes pour protéger des lieux symboliques, des sites sensibles, il n'est pas efficace ?
Ce dispositif protège certains endroits, rassure la population. Mais, en fait, il déplace la menace. Cela n'évitera jamais que des hommes déterminés passent à l'action ici ou ailleurs. Si cela leur paraît trop compliqué de s'en prendre à un objectif sous surveillance, ils en trouveront un autre. Un cinéma, un centre commercial, un rassemblement populaire… Sentinelle, Vigipirate, on ne peut pas se permettre de s'en priver, la population ne le comprendrait pas, mais fondamentalement cela ne résout rien. Cela ne freinera pas les hommes de l'EI le jour où ils décideront de passer à la vitesse supérieure et de commettre des attentats d'ampleur. D'autant que nous sommes incapables d'enrayer leur montée en puissance constante. Nul doute que le groupe soit actuellement en train de bâtir les structures, les réseaux, de former les hommes pour concevoir des plans d'attentats de masse. Ils préparent le terrain pour pouvoir frapper fort.

Que penser, alors, de la nouvelle stratégie française ? Des ­premières frappes aériennes ont visé Daech sur le sol syrien. La France invoque un “droit de légitime défense” et dit vouloir cibler les terroristes à la base…
Procéder à des frappes “extra-judiciaires” revient à se calquer sur le modèle américain. Cela fait des années que les Etats-Unis éliminent des chefs, des stratèges, des recruteurs au Yémen, en Afghanistan, en Somalie, mais sans affaiblir les groupes visés. Cela n'a jamais marché ! Je ne crois pas au bien-fondé de la stratégie française. Peut-on penser déstabiliser Daech et nuire à ses objectifs en éliminant des leaders, des “opérationnels” qui auraient été repérés ? Y a-t-il des chefs d'une telle importance qu'ils ne puissent être remplacés dans l'heure par d'autres hommes ? Rien n'est moins sûr. De toute façon, ils nous ont “dans le collimateur” et, de ce point de vue-là, ça ne changera rien ! Cela peut même avoir l'effet inverse que celui recherché en créant des “vocations”. Si, d'aventure, il y avait quelques ciblages réellement pointus, le bras de la justice n'étant pas très long, j'aurais tendance à me dire qu'une petite roquette fera l'affaire ; mais, clairement, il n'est rien dans cette stratégie qui permette de renverser le cours d'une guerre contre une armée de terroristes et de la gagner.

Marc Trévidic répond aux questions de Frédéric Helbert

Est-on à l'abri d'une campagne d'attentats sur notre sol ?
Non. Si l'on prend l'exemple des frères Kouachi, les auteurs de la fusillade de “Charlie Hebdo”, ils étaient, au vu de ce que l'on sait, “en route” pour une campagne d'attentats. On y a échappé parce que, dans un accident de voiture, l'un des frères a perdu sa carte d'identité. C'est cela qui a permis de les identifier et de lancer la chasse à l'homme qui s'est soldée par la mort des deux terroristes, tués par le GIGN. Les Kouachi n'étaient pas partis pour une opération suicide ! S'ils avaient pu, ils auraient continué à frapper. Comme Nemmouche, le tueur du Musée juif de Bruxelles, comme Merah… L'an dernier, j'ai fait neutraliser un réseau de djihadistes très dangereux qui voulait créer un commando de dix “Merah” autonomes, opérant simultanément sur l'ensemble du territoire. L'idée que nous soyons un jour confrontés à une ou plusieurs campagnes d'attentats majeurs ne peut être écartée. Ceux qui nous attaquent veulent nous faire le plus de mal possible. Et le faire dans la durée. Ils s'y préparent. Les Français vont devoir ­s'habituer non à la menace des attentats, mais à la réalité des attentats, qui vont à mes yeux immanquablement survenir. Il ne faut pas se voiler la face. Nous sommes désormais dans l'œil du cyclone. Le pire est devant nous.