WWIII : Sondage Multimedia 77% de Français pour un changement Politique et 88% pour dégager le triptyque Hollande, Valls, Fabius.

Publié le par José Pedro

On savait qu'il suffisait de chauffer les poches de sang. Voir Roux

 

Le 20 juin 1983, une circulaire du professeur Jacques Roux, directeur général de la Santé, interdisait la collecte de sang chez les sujets à risque, et notamment en prison ; malgré cela, le 13 janvier 1984, une circulaire de Myriam Ezratty, directrice générale de l'administration pénitentiaire, demandait aux directeurs régionaux et aux directeurs des centres pénitentiaires d'augmenter la fréquence des prélèvements de sang dans les établissements pénitentiaires, jusque là limités à deux fois par an6. Le 10 juin 1985, au comité de coordination de la santé en milieu carcéral, il est « décidé de ne pas arrêter ni suspendre les prélèvements sanguins réalisés en établissements pénitentiaires »7.

On découvre fin 1984 que le chauffage d'extraits du plasma (concentrés de facteur VIII ou de PPSB[réf. nécessaire]) permettait d'inactiver le virus (le plasma total, lui, ne supporte pas d'être chauffé, et encore moins le sang) ; il s'agissait alors d'éliminer le virus de l'hépatite B, qui s'est révélé résistant au traitement, et c'est par hasard que l'on a découvert l'inactivation du VIH. Toutefois, les capacités de traitement de la France sont insuffisantes, et celle-ci refuse d'importer du sang de l'étranger (en particulier des États-Unis), essentiellement pour deux raisons :

  • pour des raisons éthiques : le sang utilisé par les laboratoires américains pouvant provenir de pays pauvres, dans lesquels le don de sang est une source de revenu, alors que la doctrine française est le bénévolat ;
  • pour des raisons de qualité : le surchauffage provoque une dénaturation du facteur VIII et donc une diminution d'activité du produit, et le risque d'apparition d'anticorps anti-facteur VIII (anticoagulant circulant) chez le receveur.

Des produits non chauffés seront donc distribués jusqu'en 1985, mais uniquement aux hémophiles dont on sait qu'ils sont déjà LAV+8, afin de ne pas risquer de contaminer des personnes saines.

L'opinion publique n'est réellement alertée qu'à la mi-1985, lorsque le Premier ministre annonce le dépistage obligatoire des donneurs de sang à partir du 1er août (arrêté du 23 juillet 1985). À ce moment, 95 % des hémophiles sont déjà contaminés. Les trois fournisseurs de test (Abbott, Pasteur, et Organon-Teknika) n'étaient en mesure de fournir en quantité suffisante la France que vers la mi-juin 1985 ; à la date de parution de l'arrêté, deux tiers des établissements de transfusion faisaient déjà un dépistage systématique des dons. La France fut un des premiers pays à mettre en place les tests de dépistage systématique sur les dons, mais l'arrêté ne mentionnait pas le test des stocks de produit déjà constitués.

L'utilisation par les hémophiles de produits sanguins chauffés, débarrassés du virus du sida, paraissait indispensable dès le printemps 1985. Malgré cela, les stocks de produits non chauffés, d'une valeur de trente-quatre millions de francs, ont été laissés en circulation et remboursés jusqu'au 1er octobre 1985. Par ailleurs, à partir du 1er octobre, les produits non chauffés ont cessé d'être remboursés, mais il n'y a pas eu d'interdiction de leur utilisation, et surtout pas de rappel des produits déjà en stock ; ainsi, des produits non chauffés ont continué à être utilisés après cette date. Implicitement, les produits non chauffés étaient destinés à des hémophiles déjàséropositifs et les produits chauffés aux séronégatifs ; bien que cela n'ait pas été formellement démontré, l'évolution rapide de la maladie chez certains patients a été attribuée à une surcontamination9. Par ailleurs, aucune information n'a été délivrée aux patients ; or, l'échange de produits entre hémophiles était une pratique courante[réf. nécessaire] et on estime que cela a occasionné une trentaine à une cinquantaine de contaminations de juin à la fin 1985.

L'ampleur du drame n'est connue qu'en août 1986, avec la publication d'un rapport du Centre national de transfusion sanguine, qui affirme qu'un hémophile sur deux a été contaminé, soit près de 2 000 personnes. Les « retards à l'allumage » entre la fin de l'année 1984 et la fin de l'année 1985 pour les produits chauffés, et entre juin et la fin de l'année 1985 pour les tests de dépistage, représentent sans doute quelques centaines de personnes transfusées (hémophiles ou non) sur les 2 00010 ; ce sont ces contaminations-là qui auraient pu être évitées. Le point le plus scandaleux de l'affaire est qu'un certain nombre de points ont été négligés pour des raisons financières.

Les produits chauffés ont été à leur tour abandonnés en 1987 au profit des produits « solvants-détergents », car le procédé de chauffage ne permettait pas d'éliminer les virus des hépatites B et C.

Parallèlement, alors que la transfusion sanguine était réglementée par une loi de 1952, on change le dispositif de contrôle par la loi du 4 janvier 1993, relative à la sécurité en matière de transfusion sanguine et de médicament, qui créé notamment l'Agence du médicament, plus tard remplacée par l'AFSSAPS 11.

Selon un sondage Multimédia, les Français trouvent que les Frappes Françaises, les fameuses FF, ne visent pas Daesh qui est protégé à la fois par le Qatar, à qui on ne peut rien refuser, et par l'Arabie Saoudite qui nous commande des armes et par la coalition en général.

Selon ces Français, les FF touchent des prisonniers dans les Camps de Daesh, des civils qui sont aux corvées de cuisine, de lavage, de repassage, de nettoyage, de logistique.

Mais pas seulement, on y trouve de jeunes enfants en formation forcée aux armes et comme guetteurs par Daesh, des femmes pour le plaisir de ces hommes, des nounous pour garder les bébés futurs Djihadistes.

 

Syrie: 30 morts dans un raid de l'aviation française

  • HOME ACTUALITE FLASH ACTU
  •  
    • Par 
    • Mis à jour 
    •  
    • Publié 
    • Un raid aérien, probablement mené par l'aviation française, a fait au moins trente morts et de nombreux blessés dimanche dans un camp d'entraînement de l'Etat islamique situé dans l'est de la Syrie, rapporte aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

      Parmi les victimes figurent des membres des Lionceaux du califat, formé par des adolescents de 14 à 18 ans, a précisé Rami Abdelrahman, directeur de l'OSDH.

      François Hollande avait annoncé dimanche que six appareils avaient détruit un camp d'entraînement de l'Etat islamique près de Deïr az Zour, dans le cadre des premières frappes françaises en Syrie.


    • » LIRE AUSSI: Le revirement stratégique de Hollande en Syrie
       
    •  

Les Français, sont donc contre les FF, et veulent changer de Président, de Premier Ministre et de Ministre des Affaires pas si étrangères que cela.

De nombreux Pays de la coalition Russe nous demandent que ce n'est plus possible de maintenir Hollande au Pouvoir, un Président tueur d'opposition, de travail et fabricant à la pelle le chômage, les injustices, la précarité et ne respectant aucun de ses engagements vis à vis des Français et des autres, que Valls doit dégager pour aller rejoindre l'autre coalition de l'indépendance Catalane, et que Fabius a assez de sang sur les mains, bien qu'il ait été reconnu non coupabble mais responsable.

Les statistiques sur les réseaux sociaux sont formelles, Hollande dégage (15 millions de fois), Valls crève (12 Millions de fois), Fabius assassin (8,8 Millions de georgina du Foix).

Il n'est donc plus acceptable de garder ce Président dans l'Etat, et les Français sont d'accord pour lui offrir une porte de sortie et un parachute doré sans ses cordages. Pour Valls, il y a suffisament d'arènes à Barcelone, pour qu'il puisse s'y montrer, et pour Fabius l'institut Pasteur est d'accord pour faire sur lui des essais de chauffage de poches sanguines.

La Constitution Française, (qui depuis Sarkozy, ne peut plus poursuivre ses anciens Présidents en Justice, puisqu'ils ont l'immunité pendant le mandat et maintenant après le mandat), prévoit quand même le banissement pour s'imposer aux Français malgré le rejet collectif. Les Français qui en ont déjà vu cinq de Républiques, ont  commencé à rédiger la sixième, indiquant que le Président, sera soit tiré au sort pour défendre la volonté de la France et des Français, soit tiré au plomb, s'il n'arrive pas à faire entendre ce pourquoi il a été élu.

Nous venons d'apprendre qu'une procédure était ouverte contre François Hollande, Sarkozy et Jacques Chirac, pour crimes contre l'Humanité. Pour Jacques Chirac, on se demande pourquoi, puisqu'il était d'accord avec tout le monde, même avec les Américains pour rentrer dans l'Otan, pour Sarkozy on s'en doute un peu, pour Hollande, c'est étrange puisque aucun journal subventionné n'en a parlé. Pourtant la Presse est libre aux mains des Milliardaires , qui en plus demandent des subventions pas possibles. On aurait pu douter de la Presse si elle était gouvernementale, mais là, si les Milliardaires demandent de l'argent à l'Etat pour publier des informations, ce doit être que les informations coûtent très chères à contrôler, à recontrôler, à investiguer, et que les grands reporters coûtent également très cher. Ils sont payés environ 15 000 euros par mois sans les frais, et récemment on voit qu'ils n'y arrivent pas, du fait de la grève de France Info, la radio qui vous dit tout à condition de payer son reportage, et  ses 4500 fonctionnaires.

 

 

Syrie: la France bombarde des enfants

Le 27 septembre 2015, Hollande et Fabius se sont fait plaisir en bombardant la Syrie. Depuis le temps qu’ils en rêvaient… Pendant 5 heures, 5 avions de chasse Rafale ont pilonné un camp d’entrainement de l’état islamique en Syrie. « Il s’agit d’une frappe délibérée sur un objectif reconnu préalablement. Nos renseignements recoupés avec ceux de la coalition ont clairement établi que ce camp est occupé et actif », précise le Ministère de la Défense.

Mais voilà. L’incompétence des socialistes et de Hollande dans tous les domaines : dette, chômage, fraude fiscale… s’étend aussi aux opérations militaires.

Selon une ONG syrienne, le raid contre le camp d’entrainement aurait fait 30 morts, parmi lesquels 12 enfants, soit pratiquement la moitié. (1)

Il faut quand même se rappeler que l’opération française a été précédée de nombreux survols de la Syrie pour repérer les cibles. Alors soit le bombardement de ce camp d’entrainement où se trouvaient de nombreux enfants est volontaire et c’est très grave, soit c’est la preuve de la totale improvisation des opérations françaises en Syrie et c’est tout aussi grave. Aujourd’hui la France bombarde des enfants, demain elle bombardera des civils ?

Et non contents de massacrer des enfants, on viole en plus le droit international. Les frappes françaises sur un territoire souverain, reconnu par l’ONU, sont effectuées sans aucune base juridique internationale. Voilà que Hollande en Syrie se prend pour Bush en Irak.

Jean-Yves le Drian, ministre français de la Défense affirme avec fierté : « Nous avons frappé militairement un site extrêmement sensible pour Daech ». Tu m’étonnes. C’est sensible des enfants, surtout ceux qui sont enrôlés de force ou manipulés par des fous.

On à l’air malin… Nous qui sommes en train de sermonner la Russie car elle frapperait, non pas les terroristes de l’état islamique, mais les terroristes d’Al Quaïda armés et financés par l’Amérique, la France et l’Arabie Saoudite. (1)

Vous ne saviez pas ? En Syrie, il y a les bons terroristes et les méchants terroristes. Les bons terroristes, ce sont les terroristes qui massacrent, pillent, assassinent tous ceux qui sont pour Bachar El Assad mais qui sont financés par les Américains et leurs valets.

Les méchants terroristes, ce sont les terroristes qui massacrent, pillent, assassinent tous ceux qui sont pour Bachar El Assad, mais qui menacent les Américains et leurs valets.

Nous, la France, on frappe les méchants terroristes, enfin, leurs enfants surtout. Ils courent moins vite, c’est plus facile.

Les Russes, eux, frappent les terroristes, les « bons » et les « méchants ». Et ça, ça contrarie fortement Hollande qui est en train de devenir tout rouge de colère : « c’est Daech qu’il faut viser et pas les autres » répète-t-il à Poutine… Sinon quoi ? On ne vendra pas nos Mistral à la Russie ?

Hollande, ce nain politique qui se cache derrière un casque, à califourchon derrière son garde du corps, pour des parties de jambes en l’air avec sa maîtresse veut peser sur la scène internationale et donner des leçons de géostratégie à Poutine. La bonne blague.

A Moscou, on en rigole encore.

Pendant ce temps, en Syrie, on enterre les enfants tués par des bombes françaises.

 

C'est inévitable quand on bombarde, on se sait jamais ce qu'il y a dessous. La Responsabilité en revient à notre ami le Président François Hollande, qui se souvient de notre précédent Bombardement en Syrie. 

Le mandat français sur la Syrie fut organisé en un «Grand Liban» composé de quatre provinces: les sandjaks de Damas et d'Alep, l'État alaouite (1920), et l'État du djebel druze (1921), auxquels s'ajouta, en mars 1923, le sandjak d'Alexandrette (au nord) détaché d'Alep et peuplé en partie d'une minorité turque. La même année, le général Gouraud créa la Fédération syrienne, qui regroupait Damas, Alep et l'État alaouite, sans le Djebel druze, ni Alexandrette. En 1924, l'État alaouite en fut également séparé. De 1925 à 1927, le Djebel druze entra en état d'insurrection, dirigée par le sultan Pacha-El-Atrache. Le général Sarrail y fut chargé de rétablir l'ordre.

Soutenus par la France, les Maronites bénéficièrent en 1926 de la création de la République libanaise en lieu et place du « Grand Liban ».

Sachant la fin du mandat proche, la Turquie indiqua dès 1936 qu'elle n'accepterait pas que la minorité turque du Sandjak d'Alexandrette passe sous autorité syrienne. Pour ménager la Turquie en cas de guerre avec l'Allemagne et protéger ses intérêts dans la région, la France céda le Sandjak d'Alexandrette qui devint la province du Hatay.

Toujours rattachée à la France, la Syrie passa sous contrôle du gouvernement de Vichy en juillet 1940. En 1941, les forces françaises libres et les Britanniques chassèrent le général Dentz, haut-commissaire du Levant. Le général Catroux, au nom de la France libre, reconnut officiellement l’indépendance de la Syrie, mais les troupes franco-britanniques demeurèrent sur le sol syrien. En mai 1945, pour réprimer le mouvement indépendantiste, de Gaulle envoie des troupes et donne l'ordre à l'aviation française de bombarder Damas le 29 mai. Mais les britanniques s'opposent à ces opérations. Les Français ne se retirèrent totalement du Liban et de la Syrie qu’en 1946. Cette même année, la Syrie devint membre des Nations unies.
 

Syrie : "Les frappes russes n'ont pas visé Daech", affirme Fabius

Il y a "des indications selon lesquelles les frappes russes n'ont pas visé Daech", acronyme arabe de l'EI, a renchéri le chef de la diplomatie française Laurent Fabius.
AFP / STEPHANE DE SAKUTIN

Il y a "des indications selon lesquelles les frappes russes n'ont pas visé Daech", acronyme arabe de l'EI, a renchéri le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, ajoutant qu'il "faudrait vérifier quels étaient les objectifs" des avions russes.

La Russie et les Etats-Unis sont tombés d'accord mercredi 30 septembre sur une réunion d'urgence pour éviter tout incident militaire entre leurs aviations en Syrie, après les premiers bombardements de Moscou qui ont pris de court Washington. En pleine Assemblée générale de l'ONU monopolisée par le conflit syrien, deux jours après un sommet à New York entre Barack Obama et Vladimir Poutine, Moscou a frappé sur le territoire de son allié syrien, suscitant aussitôt les doutes des Occidentaux sur l'objectif des Russes : vaincre les jihadistes du groupe Etat islamique ou renforcer le régime du président syrien Bachar al-Assad ?

 

Eviter un incident militaire 

A la surprise générale, l'aviation russe a mené mercredi ses premières frappes, à la demande du président syrien. Le Kremlin a affirmé qu'il fallait prendre les "terroristes" de vitesse et détruire leurs positions en Syrie, avant qu'ils ne viennent "chez nous". Mis devant le fait accompli, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a retrouvé son homologue russe Sergueï Lavrov au Conseil de sécurité de l'ONU : ils ont annoncé côte à côte devant la presse s'être mis d'accord sur la nécessité d'une rencontre "entre militaires, aussi vite que possible, peut-être même demain (NDLR, ce jeudi)" afin d'"éviter tout incident" entre leurs aviations en Syrie. Cette réunion entre les deux armées doit porter sur ce que John Kerry a appelé en anglais la "deconfliction". Il s'agit d'éviter un incident militaire entre les avions russes et ceux de la coalition internationale pilotée par les Etats-Unis, qui depuis un an frappe les positions de l'EI.

Il "faudrait vérifier quels étaient les objectifs" des avions russes

Très vite, Américains et Européens ont émis des doutes sur les cibles choisies par l'armée de l'air russe. A Washington, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a jugé que les frappes ne visaient "probablement pas" les jihadistes ultra radicaux sunnites de l'EI, qui contrôlent une partie de la Syrie. L'approche russe "tournera mal" si elle se fixe pour unique objectif de défendre le régime de Bachar al-Assad, a averti le patron du Pentagone.

Il y a "des indications selon lesquelles les frappes russes n'ont pas visé Daech", acronyme arabe de l'EI, a renchéri le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, ajoutant qu'il "faudrait vérifier quels étaient les objectifs" des avions russes. Plus conciliant, John Kerry a déclaré devant le Conseil de sécurité que Washington était disposé à "bien accueillir" le recours à la force aérienne russe, à condition de viser "réellement" l'EI et Al-Qaïda. Sinon, "nous aurions de sérieuses inquiétudes", a dit le secrétaire d'Etat. Moscou a répondu que son aviation avait effectué 20 sorties et touché "huit cibles du groupe Etat islamique".

Un raid dans la région de Lattaquié

La télévision officielle syrienne a confirmé des bombardements dans les provinces de Hama (nord-ouest) et Homs (centre). L'armée syrienne a aussi mené un raid dans la région de Lattaquié (nord-ouest). Selon le chef de l'opposition syrienne en exil Khaled Khoja, qui était à New York, les frappes de Homs ont tué 36 civils "innocents" dans "des zones qui ont combattu" l'EI. "Les Russes ont choisi ces régions parce que ce sont des régions où le régime de Bachar a subi des défaites", a expliqué le politologue libanais Zyad Majed. "Daech n'a aucune présence à Lattaquié et Hama, et a une présence limitée à Homs", a-t-il ajouté.

Uniquement des opérations aériennes

L'accélération de l'engagement de Moscou s'inscrit sur fond de bras de fer entre MM. Obama et Poutine sur le sort à réserver à Bachar al-Assad, "tyran" pour le premier et rempart contre l'EI pour le second. La Russie intervient aussi loin de son territoire pour la première fois depuis 36 ans : en 1979, il s'agissait pour les troupes soviétiques d'envahir l'Afghanistan. Elle rappelle ainsi qu'elle est un soutien indéfectible au président syrien, toujours au pouvoir après plus de quatre ans d'une guerre qui a fait plus de 240 000 morts. Le président russe a justifié ses opérations en Syrie, comme étant le "seul moyen de lutter efficacement contre le terrorisme international". Il a en outre affirmé que les bombardements étaient conformes au droit international. Vladimir Poutine a aussi confirmé qu'il s'agissait uniquement d'opérations aériennes.

Une "large coalition antiterroriste" contre l'EI

Il a aussi appelé son allié, le président syrien au "compromis" avec l'opposition tolérée par Damas. La Russie est montée en puissance en Syrie durant l'été, et surtout en septembre, en déployant avions, hélicoptères, tanks et soldats dans le nord-ouest du pays et en construisant une base dans l'aéroport de Lattaquié. Elle a intensifié ses livraisons d'armes à Damas. Parallèlement, Vladimir Poutine a cherché, y compris lundi à la tribune de l'ONU, à convaincre la communauté internationale de former une "large coalition antiterroriste" contre l'EI, incluant Damas et Téhéran. Barack Obama et le président français François Hollande ont rejeté cette idée, insistant sur la nécessité d'un "nouveau dirigeant" à Damas.