WWIII : La France comme l'Europe sur le chemin des Etats Totalitaires.

Publié le par José Pedro

Lindsay Graham propose à la France de recourir à l\'article 5 du traité de l\'OTAN

Un haut sénateur républicain américain et candidat aux élections présidentielles 2016 a souligné que la France devrait avoir recours à l’article 5 du traité de l’OTAN, face aux attaques terroristes de Daech.

Dans la foulée des réactions aux attentats de Paris, Lindsey Graham, haut sénateur républicain des Etats-Unis, a recommandé à la France d’invoquer l’intervention de l’OTAN, pour faire face au groupe terroriste Daech. Dans un entretien avec CNN, Lindsey Graham a averti que si les Etats-Unis ne jouaient pas un rôle pionnier, dans la guerre terrestre contre Daech, un autre 11 septembre serait déclenché aux Etats-Unis.

L'Article 5 porte sur la solidarité entre ses membres en cas d’agression . Ce qui signifie que l'Europe et les Etats-Unis sont solidaires des attaques Françaises et vont risposter dans le domaine du terrorisme.

L'article 5 de la charte de l'Otan précise : « Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles [...] assistera la partie ou les parties ainsi attaquées [...] y compris [par] l'emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique nord ».

De plus François Hollande a décrèté l'état d'Urgence en France :

L’état d’urgence autorise le gouvernement à prendre des mesures très restrictives des libertés publiques, sans nécessité de les justifier et sans aucun contre-pouvoir :
– Couvre-feu interdisant la circulation des personnes ou des véhicules,
– Assignation à résidence,
– Fermeture à discrétion des salles de spectacle, débits de boissons et lieux de réunion,
– Interdiction sans justification de toute réunion publique,
– Perquisition à domicile de jour et de nuit, hors de tout contrôle judiciaire,
– Prise de contrôle de la presse et de la radio.
Ces mesures sont parfaitement incompatibles avec la tenue d’élections nationales, prévues dans trois semaines.

 

 

En France, l'état d'urgence est une situation spéciale, une forme d'état d'exception qui restreint les libertés. Il « confère aux autorités civiles, dans l'aire géographique à laquelle il s'applique, des pouvoirs de police exceptionnels portant sur la réglementation de la circulation et du séjour des personnes, sur la fermeture des lieux ouverts au public et sur la réquisition des armes »1.

Ce régime exceptionnel organisé par la loi no 55-385 du  coexiste avec d'autres modalités degestion de crise : l'état de siège inscrit à l'article 36 de la Constitution, les pouvoirs exceptionnels inscrits à l'article 16 et enfin la théorie des circonstances exceptionnelles.

Historiquement votée pour faire face aux événements liés à la guerre d'Algérie, la loi est toujours en vigueur et actuellement appliquée sur tout le territoire depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

Conséquences :

  • Les préfets peuvent interdire sous forme de couvre-feu la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux précis et à des heures fixées par arrêté.
  • Les préfets peuvent instituer « des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé », interdire de séjour « toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l'action des pouvoirs publics ».
  • Le ministre de l'Intérieur peut assigner à résidence toute personne « dont l'activité s'avère dangereuse pour la sécurité et l'ordre publics ».
  • Le ministre de l'Intérieur ou les préfets peuvent « ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boissons et lieux de réunion » et « les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre » ainsi qu’« ordonner la remise des armes de première, quatrième et cinquième catégories ».
  • Par disposition expresse, le ministre de l'Intérieur et les préfets peuvent ordonner des perquisitions à domicile « de jour et de nuit », prendre « toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et de la radio ». Les perquisitions peuvent être faites sans le contrôle d'un juge.
  • La juridiction militaire, via un décret d'accompagnement, peut « se saisir de crimes, ainsi que des délits qui leur sont connexes ».

 

Valls : « La France a désormais un cadre sécurisé contre le terrorisme ». L’État gendarme a cédé la place à l’État policier qui nous espionne, nous sanctionne et nous ponctionne.

Manuel Valls en juin 2014 (Crédits : Parti Socialiste, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

On n’a pas arrêté de diminuer les moyens de ce qui nous protège, au profit de ce qui nous espionne, nous sanctionne, nous traque, nous taxe et nous ponctionne, et le résultat est celui qu’on observe : on est très bien ponctionné, fort bien sanctionné, mais plus du tout protégé. L’État gendarme a laissé place à l’État policier, et les forces de l’ordre, quand elles ne sont plus utilisées pour régler des radars, le sont pour fermer une rue quand un député promène un ministre.

 

En réalité, depuis Charlie, depuis les incidents du Thalys, et finalement, depuis plusieurs mois, plusieurs années même, rien n’a réellement changé : on savait tous, confusément, qu’il y aurait un ou plusieurs autres attentats, mais tout le monde (journaliste & politicien) semble avoir été surpris (sidéré, même). Il surnage une impression persistante d’impréparation chronique, de gestion à la va-vite ou à l’impro.

 

Cette impréparation se traduira d’ailleurs dans les prochaines heures, par ce que les gouvernants pondront comme remarquables mesures pour éviter un nouveau carnage : on peut presque parier que, tout comme pour les attentats de janvier, certains envisagent sérieusement de remettre une couche de laïcité ou de niaiseries vivrensemblistes un peu partout à commencer par les écoles, parce que cela a furieusement bien marché. Dès les prochains jours, sentant la menace planer sur le pays, la police continuera à protéger quelques VIP, et à persécuter les automobilistes.

 

Soyez certains que la réponse des autorités sera de renforcer le contrôle… des citoyens. Ce qui n’a pas marché n’ayant été dénoncé par personne ou presque, vous en aurez double dose. Et moyennant quelques appels lacrymaux à l’unité, avec une solide exhortation à dénoncer toutes les abominables récupérations politiques, ça passera comme sur du velours.

 

Pourtant, les services de renseignement français sont loin d’être inaptes. On sait renseigner et se renseigner. Seulement voilà, il y a des mesures qui protègent les individus et des mesures qui protègent les politiciens. Or, le gouvernement en choisissant les moyens visibles et idiots, les agitations inutiles et les discours grandiloquents, a clairement opté pour les mesures qui les protègent eux, mais pas les individus.

 

Les mesures qui protègent les individus, comme construire des prisons (la France en manque cruellement), ramener l’ordre et la loi dans les cités de non droit, infiltrer les réseaux, faire du renseignement de personnes (profilage, recoupements), et… laisser les citoyens s’armer, ces mesures ont deux problèmes : elles prennent du temps et des moyens humains, et même en les mettant en place demain, ne porteraient leurs fruits que dans plusieurs années. En outre, le politiquement correct qui englue toute la vie politique française empêche complètement d’y penser. Chacune de ces mesures vient heurter, violemment, le petit chaton qui ronronne dans le cœur de l’individu de gauche, le cerveau consciencieusement lavé par des années de collectivisme et une transformation achevée en petit mouton aimable et manipulable à merci.

 

En vertu de quoi, si quelque chose doit changer, ce ne sera pas dans le bon sens : le peuple a, malgré tout, choisi ses dirigeants et il s’en est choisi de bien piètres, arrivés là à force de magouilles, connivences, combines, entourloupes, mensonges, compromissions et abandons.

 

De ce point de vue, tout se déroule donc comme prévu.

 

 

liberté et sécurité

 

 

 

 

 

À quoi sert la réunion du Congrès du Parlement ? Va t'on vers un Gouvernement d'Union Nationale qui serait tenu par "Les Républicains" ? Les élections de 2017 compromisent ?

Après les attentats à Paris, le président de la République François Hollande fera une déclaration devant le Congrès du Parlement qu’il a convoqué lundi 16 novembre.

Réunion du Congrès à Versailles, le 19 février 2007.

Son discours sera finalement suivi d’interventions des groupes politiques, après une demande des Républicains.

 

Depuis juillet 2008, le Congrès du Parlement peut être réuni pour entendre une déclaration du président de la République. C’est en vertu de cette possibilité, inscrite cette année-là àl’article 18 de la Constitution, que François Hollande prendra la parole lundi 16 novembre devant les députés et sénateurs réunis à Versailles.

Son discours sera finalement suivi d’interventions des groupes politiques, après une demande des Républicains.

Les chefs de file des députés et sénateurs LR, respectivement Christian Jacob et Bruno Retailleau, ont fait la demande d’un débat au président de l’Assemblée Claude Bartolone (PS) après la réunion des principaux responsables des Républicains autour de Nicolas Sarkozy dimanche midi.

> Lire aussi : Les questions que soulèvent les attentats à Paris

LE CONGRÈS, C’EST LA RÉUNION DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET DU SÉNAT

Le Congrès du Parlement réunit les deux chambres du Parlement, l’Assemblée nationale et le Sénat. Il siège dans la salle des séances de l’Aile du Midi au château de Versailles. Une salle depuis peu ouverte au public. Les députés et sénateurs sont placés dans l’hémicycle en fonction de l’ordre alphabétique de leur nom.

« La présence parlementaire dans ce lieu est ancienne puisque l’Assemblée nationale vit le jour à Versailles après que les délégués du tiers état aux états généraux, se voyant refuser l’accès à la salle des Menus Plaisirs, eurent gagné la salle du Jeu de Paume où ils prêtèrent serment, le 20 juin 1789. Après la défaite de 1870, la représentation nationale siégea à Versailles, entre mars 1871 et août 1879, et ce n’est qu’une fois la République consolidée qu’elle regagna définitivement Paris », rappelle le site Internet de l’Assemblée nationale.

Le Congrès est régi par un règlement propre, inspiré du règlement de l’Assemblée nationale. En revanche, son bureau est celui de l’Assemblée nationale. Cela signifie en particulier que c’est le président de cette chambre, en l’occurrence Claude Bartolone (PS), qui le préside.

La convocation du Congrès est une décision du président de la République prise par décret. Elle peut intervenir dans trois cas : pour réviser la Constitution ; pour autoriser l’adhésion d’un État à l’Union européenne ; pour entendre une déclaration du président de la République.

UNE DÉCLARATION POUR UNE « UNITÉ NATIONALE INDISPENSABLE »

En vertu de l’article 18 de la Constitution, le président de la République peut donc « prendre la parole devant le Parlement réuni à cet effet en Congrès » et « sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l’objet d’aucun vote ».

Lors de la première application de la nouvelle disposition, le 22 juin 2009, après les élections européennes, le président de la République, Nicolas Sarkozy, avait présenté ses propositions en matière de politique européenne ainsi que son projet économique et social. Sa déclaration avait été suivie d’un débat hors de sa présence.

Ce n’est pas l’option choisie dans le cas de l’intervention de François Hollande après les attentats de Paris. « L’unité indispensable » étant l’objectif recherché par le chef de l’État lors de cette réunion solennelle. Son discours servira à « indiquer les différentes décisions qui devront être prises pour assurer la sécurité des Français » et « démontrer aux terroristes djihadistes que chaque larme, chaque goutte de sang viendra renforcer notre résistance », a affirmé Claude Bartolone sur La Chaîne Parlementaire.

COMMUNIQUÉ DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE

C O M M U N I Q U É

 

Claude Bartolone, Président de l’Assemblée nationale

 

Bruno Le Roux, Président du groupe socialiste, républicain et citoyen

 

Christian Jacob, Président du groupe Les Républicains

 

Philippe Vigier, Président du groupe Union des démocrates et indépendants

 

Roger-Gérard Schwartzenberg, Président du groupe radical, républicain, démocrate et progressiste

 

Cécile Duflot, Barbara Pompili, co- Présidentes du groupe Ecologiste

 

André Chassaigne, Président du groupe Gauche démocrate et républicaine

 

Ce soir, une nouvelle fois, la France est endeuillée par la haine et la violence terroristes.

L'Assemblée nationale exprime son effroi et sa solidarité à l'égard des familles des très nombreuses victimes et blessés que nous déplorons.

Nous exprimons la reconnaissance de la Représentation nationale à l'égard du service public de la police, de la gendarmerie, des pompiers et du Samu, pour leur courage et leur dévouement.

Nous en appelons solennellement à l'union nationale pour permettre à notre pays de se rassembler et faire face à cette terrible épreuve.

Sommes-nous psychologiquement conditionnés à accepter la Loi Martiale en France?

Avez-vous remarqué que nous commençons à subir un bombardement d’images de soldats dans les rues ? Avez-vous remarqué que le terme “Loi Martiale” est abondamment employé au cinéma, dans les informations et même dans les publicités diffusées à la télévision ? Ces dernières années, il semble que la solution à la quasi-totalité des grandes crises fasse nécessairement appel aux troupes. En fait, nous en sommes arrivés au point où, quand il se passe quelque chose de vraiment grave, de nombreux américains réclament à grands cris que l’armée intervienne. Et sous nos yeux, ce même schéma se reproduit sans cesse.

Rappelez-vous seulement ce qui s’est passé à Ferguson – les manifestants étaient déchaînés, quand les émeutes ont commencé, la police a reçu l’ordre de se retirer et de ne pas intervenir, au bout du compte on fit venir les troupes de la Garde Nationale comme la “solution” à une situation de crise devenue dangereusement hors contrôle. On assiste exactement au même schéma à Baltimore, et comme nous le verrons plus loin, dans tout le pays la Garde Nationale a été entraînée précisément pour ce type de scénario. Il y a vingt ou trente ans, beaucoup d’américains auraient considéré la notion de “loi martiale aux USA” comme complètement impensable, mais de nos jours la menace de troubles à l’ordre public amène un grand nombre d’américains à adhérer à l’idée de soldats patrouillant dans les rues.

La colère contre la police que nous avons constatée à Baltimore est bien réelle, mais il semble également y avoir de nombreux signes que les évènements de ces derniers jours ont été orchestrés et manipulés. C’est un sujet que j’ai traité dans un de mes précédents articles nommé : “12 questions sans réponse que l’on ne veut pas nous voir poser à propos des émeutes de Baltimore“. Mais depuis nous avons appris que les élèves du lycée semblent avoir été “rassemblés” par la police dans le quartier de Mondawmin à la sortie des cours le lundi

Cette après-midi là, à la sortie des cours, la police, arborant la panoplie anti-émeute au grand complet, était dans le secteur. Selon les témoins oculaires du quartier de Mondawmin, la police arrêtait les bus et forçait les passagers, y compris beaucoup de lycéens qui essayaient de rentrer chez eux, à descendre. Les flics ont fermé l’accès à la station de métro à proximité. Ils ont aussi bloqué les routes proches du centre commercial de Mondawmin et du lycée Frederick Douglas qui est situé juste en face, et ont essentiellement parqué les jeunes dans cette zone. Ce qui signifie clairement qu’ils n’ont pas permis que la foule sortie des écoles se disperse.

Bien que la majorité des jeunes n’aient pas semblé avoir grand intérêt à participer à cette “purge” [NdT : en référence à un film de 2013, "la purge" dont l'accroche est : " Dix ans dans le futur. Pour enrayer la pauvreté et la criminalité, le gouvernement américain crée une tradition annuelle rendant tous les crimes légaux durant douze heures." - Il y aurait eu selon les autorités un appel à "la purge" qui aurait tourné sur les réseaux sociaux] dont les médias ont fait grand bruit, c’est comme si les autorités avaient décidé d’avoir leur “purge” d’une façon ou d’une autre. La suite a été postée sur Facebook par un professeur de Baltimore nommé Meghann Harris…

La police a forcé les bus à s’arrêter et a obligé tous les passagers à en descendre. Des masses d’élèves [du lycée Frederick Douglass] ont alors essayé d’attraper d’autres bus mais sans succès car tous les services avaient été interrompus. À ce moment il n’y avait encore aucun gamin dans les parages, à l’exception d’une vingtaine qui semblaient attendre la police pour faire quelque chose. De leur côté, les flics étaient en tenue anti-émeute et avançaient vers chaque petit groupe de lycéens… On avait l’impression qu’il y avait des centaines de policiers.

Un autre enseignant semble confirmer le compte-rendu ci-dessus…

Un professeur du lycée Douglass, qui a demandé à rester anonyme, raconte une histoire similaire : “À la fin de la journée scolaire, beaucoup d’élèves sont partis tôt avec leurs parents ou de leur propre chef”. Ceux qui ne sont pas partis rapidement, dit-elle, ont été coincés. Beaucoup des élèves encore à l’école à ce moment, dit-elle, voulaient quitter la zone et éviter une violence ressemblant à celle de la “purge”. Certains ont sollicité les professeurs pour rentrer chez eux. Mais à ce moment, il était devenu difficile de quitter le quartier.

“Je suis rentrée chez moi avec un autre professeur,” rapporte ce professeur, “et nous avons dû nous frayer un chemin contournant les forces de police en tenue anti-émeute qui bloquaient la route… La plupart de mes élèves pensaient que ce qui allait arriver était stupide, ou étaient terrifiés à cette idée. Très peu paraissaient vouloir participer à la ‘purge’”.

C’est un tableau bien différent de celui que nous donne les médias.

Mais une fois que les émeutes et la violence ont commencé, la police était devenue invisible. En fait, il a été rapporté que le maire de Baltimore a ordonné à la police de “se retirer” et a autorisé les choses à dégénérer jusqu’à être hors contrôle.

La maire de Baltimore Stephanie Rawlinkgs-Blake a donné l’ordre de se retirer alors que des émeutes et des pillages éclataient à travers la ville, prétend un nouveau rapport.

D’après une source haut placée dans la police, la maire sur le pied de guerre a bel et bien dit à ses agents de ne rien faire alors que la ville s’enflammait, ce qui conduit à se poser des questions sur la possibilité qu’il y aurait eu de stopper les émeutes.

Enfin, après plusieurs heures de folie, l’ordre fut donné et la Garde Nationale fut appelée pour mater l’émeute.

Et l’on vient juste d’apprendre que les troupes de la Garde Nationale, dans le pays entier, ont récemment participé à quelque chose appelé “formation aux situations d’émeute“…

La plupart des hommes de la Garde sont entraînés pour faire face à une situation comme celle du Maryland.

On appelle cela “formation aux situations d’émeutes” et une section de la police locale du Tennessee l’a récemment reçue.

Des troupes se sont également entraînées dans le Maryland et le Colorado.

“Cela nous a vraiment aidé à saisir le type d’individu qu’on l’on va devoir affronter, les émeutiers, les gens incontrôlés,” a déclaré un représentant de la Garde Nationale.

La formation comprend l’entraînement à l’usage des masques à gaz ainsi que des boucliers et des matraques.

N’est-ce pas opportun ?

Il y a tellement de cas ou “l’entraînement” semble correspondre comme par magie à des évènements ayant vraiment lieu. C’est une des raisons pour lesquelles tant de personnes sont inquiètes à propos de l’opération “Casque de Jade” [NdT : nom d'un exercice militaire qui doit avoir lieu entre le 15 juillet et le 15 septembre 2015, s'étendant sur neuf états, dont le thème est la "guerre non conventionnelle"] et de tous les autres exercices militaires très complexes qui sont menés dans tout le pays en 2015. En fait, il y a tellement d’inquiétude autour de “Casque de Jade” que le gouverneur du Texas a donné l’ordre à la garde du Texas de surveiller le déroulement de “Casque de Jade”.

Le gouverneur Greg Abbot a donné l’ordre à la garde du Texas [NdT : l'un des états où doit se dérouler "Casque de Jade"] d’encadrer l’exercice militaire fédéral au Texas après que certains citoyens eurent animés Internet en déclarant que les manœuvres étaient en fait le préambule à la loi martiale.

L’opération, suscitant des soupçons grandissants, est un nouveau type d’exercice qui implique des unités d’élite de 4 branches de l’armée, comme que les SEALs et les Bérets Verts, pour un entraînement dans plusieurs états du 15 Juillet au 15 Septembre.

Intitulé “Casque de Jade” 15, l’exercice est l’une des plus grandes opérations d’entraînement menées par les militaires en réponse à ce qu’ils appellent le changement de la nature de la guerre. Environ 1200 membres des opérations spéciales seront impliqués et évolueront secrètement parmi le public. Ils utiliseront des équipements militaires pour se déplacer à travers 7 états du sud-ouest depuis le Texas jusqu’à la Californie.

Ci-dessous une carte issue des documents de “Casque de Jade” et qui désigne l’Utah et le Texas comme des “territoires ennemis”. Oui, je sais, c’est supposé être un “exercice”, mais quand bien même c’est pour le moins hautement inapproprié, pour ne pas dire plus…

Enfin, je veux partager avec vous une publicité de l’AARP [NdT : American Association of Retired Persons, association américaine des retraités] qui semble comporter, en arrière plan, un message subliminal sur la loi martiale.Pourquoi diantre une publicité télévisée destinée à des citoyens âgés parlerait de la loi martiale ?

Je n’en sais rien.

Si vous écoutez très attentivement la vidéo postée ci-dessous, vous entendrez le message suivant en fond…

Les émeutes dans tout le pays ont poussé les gouvernements locaux à déclarer la loi martiale.

Le président demande que les citoyens se mettent en sécurité et restent calmes.

Les autorités agissent pour contenir la crise.

Voici la vidéo. Regardez-la par vous-même et voyez ce que vous en pensez…

// VIDEO

Que sommes nous donc supposés faire de tout cela ?

Source : Zero Hedge, le 01/05/2015

L'horreur à Paris , l'état d'urgence en France, la troisième guerre mondiale ?

Ce qui est le plus frappant dans l'horreur qui s'est déroulée à Paris ce vendredi soir, c'est de voir à quel point nous sommes vulnérables. On avait pourtant été avertis à de nombreuses reprises sur le risque de nouveaux attentats terroristes en France. Il y a un mois à peine, le juge Trevidic avait prévenu : "le pire est devant nous", déclarait-il à Paris Match. Deux mois et demi après la tentative, heureusement stoppée, du Thalys fin août, qui aurait pu faire un carnage déjà, un peu plus de 10 mois après l'attentat du 7 janvier contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes (17 morts), c'est une terreur aveugle, brutale, sans pitié, qui s'est abattue sur la Ville Lumière, faisant 128 morts et près de 200 blessés dont beaucoup en "urgence absolue", abattus par balle ou victimes de bombes kamikazes. Du jamais vu en France.

Un dessin, du papa du "chat du rabin", Joan Sfar, dit tout : "Les gens qui sont morts ce soir étaient dehors pour vivre, boire, chanter. Ils ne savaient pas qu'on leur avait déclaré la guerre". La guerre, c'est bien le mot, "un acte de guerre commis par une armée terroriste, Daesh", a confirmé François Hollande après le conseil de défense à l'Elysée. Et, de fait, l'Etat islamique a revendiqué samedi matin, la responsabilité de l'attentat.

Les barbares qui ont perpétré ces lâches attaques contre des civils, victimes d'une guerre en apparence lointaine et pourtant si proches, ont bien planifié leur coup : avec six attaques presque simultanées et visiblement coordonnées, dans plusieurs quartiers de la capitale, aux terrasses des restaurants, au Bataclan et au stade de France en plein match France-Allemagne, en présence du président de la République, les terroristes ont fait une véritable démonstration de force. Un attentat multiple, de masse, un vendredi soir, et un vendredi 13 qui plus est (si tant est que cela ait quelque signification). Le tout avec une organisation effrayante, avec des petits groupes d'hommes implacables et déterminés, entrainés à tuer et prêt à mourir pour leur folie. A trois semaines de la COP21 qui doit faire venir les chefs d'Etat du monde entier à Paris, et des dizaines de milliers de participants pour une marche pour le climat, le coup est terrible.

Ce qui est terrible, alors que les autorités ont dit avoir empêché déjà de nombreux attentats depuis le début de la guerre contre l'Etat islamique, c'est que cette fois, elles n'ont pas pu anticiper et donc agir contre celui d'hier soir, qui dénote pourtant une organisation quasi-militaire prévue de longue date. A l'évidence, la police, la gendarmerie et l'armée déployés sur les points sensibles du territoire ne peuvent pas protéger tous les Français à toutes les terrasses de restaurant et dans toutes les salles de concert. Ni surveiller tous les présumés terroristes, quel que soit le renforcement des dispositifs de contrôle.

La terreur à Paris, en quasi état de siège, la proclamation par le président de la République de l'état d'urgence sur tout le territoire, pour la première fois depuis les émeutes dans les banlieues en 2005, et la fermeture de toutes nos frontières nous font en tout cas brutalement entrer dans un autre monde, presque irréel, à l'image de ces feuilletons qui nous tant fascinés, comme "Homeland" ou la série "24". Mais cette fois, la réalité dépasse la fiction.

Bien sûr, la France n'est pas le premier pays à devoir vivre sous une menace terroriste permanente. La Russie, la Turquie, plusieurs pays autour de la Méditerranée dont Israël, mais aussi l'Egypte, l'Irak, connaissent ce malheur. Sans parler de la Syrie et du Liban, où un attentat effroyable vient d'avoir lieu à Beyrouth. Pour autant, c'est bien un autre futur et une autre époque qui s'ouvre pour la France, engagée dans la guerre contre Daesh en Syrie et ses clones en Afrique.

Mondialiser le conflit syrien

En frappant à Paris, avec la volonté de tuer le maximum de gens, les terroristes veulent clairement mondialiser le conflit syrien, et provoquer ainsi tous les pays de la coalition occidentale. Comme l'attentat qui a abattu un avion russe il y a quelques jours dans le Sinaï, la volonté de ceux qui nous ont déclaré la guerre est clairement de démontrer qu'ils sont capables de frapper n'importe où sur notre sol et de faire un carnage dans les populations civiles.

Dans ce nouveau monde, oui, nous sommes vulnérables, terriblement vulnérables, car notre mode de vie ne s'est pas accommodé d'un risque de cette nature, la guerre en pleine ville, qui menace jusqu'à nos enfants (les écoles ont été fermées ce samedi à Paris). Cela aurait pu être le cas après l'attaque contre Charlie, et pourtant, la vie a repris son cours. La terrible réalité d'un monde devenu dingue nous a brutalement rattrapé, et la vie va donc considérablement changer pour tous les Français dans les jours, les semaines et sans doute les mois qui viennent.

Force et fragilités des démocraties

Impossible de faire comme si, comme si les scènes qui se sont passées hier soir ne devaient rien changer de nos comportements. Même si bien sûr nous ne devons pas céder au terrorisme et rester unis, ce vendredi 13 novembre 2015 change tout, pour la France, mais aussi pour toute l'Europe où entre la crise des réfugiés et la menace terroriste, les frontières se ferment les unes après les autres. Et enfin pour le monde, car, comme l'a dit dès le début de soirée hier le président américain Barack Obama, c'est « une attaque contre toute l'humanité » qui a eu lieu à Paris.

On le pressent, au vu des événements qui se multiplient, tout autour de la Méditerranée et au Proche-Orient : avec l'intervention de la Russie de Poutine en Syrie, avec la déstabilisation de la Turquie, où François Hollande a annulé sa participation au Sommet du G20 de ce week-end à Antalya, avec la montée de l'intégrisme partout, on en vient à se demander si ce monde complètement fou n'est pas en train de s'approcher du précipice, au bord d'une troisième guerre mondiale. On jugera le propos excessif, et pourtant, comment ne pas se poser cette question, nous qui avons, jusqu'ici, vécu relativement en paix.

Les démocraties, dans ce monde-là, sont fragiles, très fragiles. D'ores et déjà, l'union sacrée se reconstitue autour du chef de l'Etat, tous les partis politiques suspendent leur campagne électorale pour les Régionales de début décembre. Mais les conséquences politiques de ces attentats sont imprévisibles. Les Français vont-ils faire pression sur François Hollande pour que la France se retire de la coalition en Syrie et de la « guerre contre le terrorisme » ? C'est ce que voudraient à l'évidence les terroristes. La population va-t-elle au contraire soutenir une guerre qui devient chaque jour plus inévitable, avec une intervention si besoin terrestre contre Daesh ? Comment cependant « gagner » une guerre sans champ de bataille, dont l'ennemi est partout et nulle part, insaisissable et masqué, jusque dans nos villes ?

Le 7 janvier, on avait, peut-être de façon excessive, assimilé l'attaque contre Charlie à un 11 septembre français. Avec ce vendredi 13 novembre, dix mois après seulement, et avec un bilan 10 fois plus lourd, que dire alors ? Sommes-nous préparés pour cette guerre-là ? Là est l'enjeu, en mémoire des innocentes victimes qui sont tombées hier sous les rafales de balles des tueurs. Après "l'horreur", le mot employé hier par François Hollande, après les larmes et le deuil, après espérons-le le sursaut national, il faudra que vienne le temps de l'analyse, de la réflexion, et de l'action, pour apporter des réponses à toutes ces questions. En attendant, on pleure. François Hollande vient de décréter trois jours de deuil national.