WWIII : Réfugiés : Divisions dans la coalition allemande avec Merkel, l'Europe menacée.

Publié le par José Pedro

Allemagne : la « méthode Merkel » mise à mal

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Les trois leaders de la "grande coalition" allemande : Horst Seehofer pour la CSU (à gauche), Sigmar Gabriel pour la SPD (au centre) et Angela Merkel pour la CDU (à droite).

Les trois leaders de la "grande coalition" allemande : Horst Seehofer pour la CSU (à gauche), Sigmar Gabriel pour la SPD (au centre) et Angela Merkel pour la CDU (à droite). (Crédits : Reuters)

La grande coalition est plus que jamais divisée sur la question des réfugiés. Angela Merkel semble incapable de trouver un terrain d'entente entre ses deux partenaires. Un défi nouveau pour la chancelière.

La crise des réfugiés place désormais la « grande coalition » allemande dans l'impasse. Dimanche 1er novembre, après deux heures de discussions en forme d'impasse, les leaders des trois partis de la coalition au pouvoir à Berlin - la CDU d'Angela Merkel, sa « sœur » bavaroise, la CSU et les Sociaux-démocrates de la SPD - se sont quittés sans trouver de point d'entente. Un communiqué laconique de cinq lignes a conclu la réunion en renvoyant les discussions à jeudi, date d'un sommet avec les autorités locales sur la question de l'accueil des réfugiés.

La méthode Merkel mise à mal

Alors que le flux de réfugiés ne se tarit pas aux frontières du pays et que beaucoup de communes sont débordées, les partis semblent incapables de prendre la mesure de la situation. Pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en Allemagne en 2005, Angela Merkel semble clairement peiner à maîtriser sa coalition. Jusqu'ici, la chancelière est toujours parvenue à imposer ses choix à ses troupes à force de compromis et de promesses. En 2009, elle avait fait accepter à la CSU le plan de relance voulu par la SPD en imposant à cette dernière la « règle d'or » budgétaire. En 2010, elle avait fait accepter l'abandon des cadeaux fiscaux promis en 2009 aux Libéraux en faisant miroiter le retour à l'équilibre budgétaire et la baisse de l'endettement. En 2011, elle avait imposé la sortie du nucléaire en s'appuyant sur l'opinion publique. En 2012-2013, elle avait fait accepter à sa droite les « aides » à la Grèce en renforçant au niveau européen la surveillance budgétaire. Mais cette fois, elle semble avoir perdu la martingale.

La proposition de la CSU

Le nœud de son problème est la CSU, le parti bavarois du chef du gouvernement régional Horst Seehofer. Ce parti a souvent été le « parent pauvre » des compromis d'Angela Merkel. Mais, avec la crise des réfugiés, où la Bavière est en première ligne, il a repris une importance nationale. La CSU réclame l'établissement de « zones de transit » aux frontières et l'établissement d'un nombre maximal de réfugiés à accueillir par l'Allemagne. Les « zones de transit » seraient concrètement des camps où les réfugiés seraient accueillis et où leur cas serait étudié. Si les autorités estiment qu'un réfugié n'a pas de chance d'obtenir l'asile politique, il ne pourrait alors pas pénétrer en Allemagne. Et s'il le fait tout de même, il n'aura pas droit aux avantages normaux liés au statut de réfugiés. L'idée de la CSU est donc de « filtrer » l'entrée des réfugiés sur le territoire allemand.

Le refus de la SPD

La SPD, de son côté, refuse l'établissement de ces zones. Les Sociaux-démocrates y voient des « zones de détention » et proposent plutôt l'établissement de zones « d'entrée sur le territoire » réparties un peu partout en Allemagne. La différence peut paraître mince, mais elle est considérable, car dans la proposition sociale-démocrate, il n'y a pas de goulots d'étranglement aux frontières avec le rejet sur le pays de transit précédent d'une partie du flux de réfugiés. Ce refus de la SPD, qui a été catégorique, a été la raison de l'échec de la réunion du 1er novembre. Et c'est un échec cuisant pour Angela Merkel qui pensait pouvoir arracher un compromis en faisant accepter à la CDU une partie des propositions de la CSU. Le parti de la chancelière accepte donc désormais les « zones de transit », mais pas la limitation de l'accueil. Mais la stratégie a échoué, cette fois.

Mauvaise tournure des événements

La SPD craint en effet un glissement vers la droite d'Angela Merkel. Tout le personnel politique berlinois est désormais terrorisé par la tournure que prennent les événements. La violence de l'extrême-droite ne faiblit pas, en effet. Les actes deviennent quotidiens. Vendredi, un journaliste du Tagesspiegel a été tabassé par un groupe xénophobe. Dans l'ex-RDA, le week-end a encore été marqué par des attaques contre des étrangers et des réfugiés. Politiquement, une partie de plus en plus importante des électeurs de la CDU et de la CSU semble se tourner vers l'extrême-droite de l'AfD. Le dernier sondage Emnid, paru samedi, donne 36 % des intentions de vote à la CSU/CDU et 8 % à AfD. Voici un mois, ces partis avaient encore respectivement 40 % et 6 % des intentions de vote. Angela Merkel, sur ce terrain, doit faire face à une opinion publique de plus en plus sceptique sur sa politique (sa cote de popularité a chuté de 53 % à 45 % en un mois en octobre).

Crainte d'un glissement à droite de la coalition

Angela Merkel a, malgré une longue résistance, donné de plus en plus de gages à la droite en tentant de stopper le flux des réfugiés en Grèce ou en Turquie et en acceptant l'idée très controversée des « zones de transit. » Logiquement, en se rangeant aussi à cette idée, la SPD craint de signer un chèque en blanc aux tentations de la CDU et de la CSU de courir derrière les électeurs conservateurs tentés par AfD. L'accord entre la CDU et la CSU sur les « zones de transit » est déjà une victoire pour Horst Seehofer. Un ralliement de la SPD en ferait un triomphe du ministre président bavarois. On comprend donc l'impasse où se trouve la chancelière : céder à la SPD laisserait le champ libre à la rébellion de la CSU et mettrait en danger davantage sa popularité, mais imposer son choix à la SPD est très risqué, car cette dernière pourrait dénoncer le durcissement de la politique de la chancelière et sa volte-face. A plus ou moins long terme, la « grande coalition » serait en danger car les Sociaux-démocrates disposeraient alors de ce qu'ils ont perdu depuis 2005 : un angle d'attaque contre la CDU susceptible de ramener dans leur camp une partie de la classe moyenne modérée.

Rancœurs accumulées

La marge de manœuvre est donc très étroite pour la chancelière. Elle va devoir pourtant rapidement trouver une voie, car la situation actuelle devient fort chaotique et les divisions internes de la coalition profitent à l'opposition. Sur le terrain et dans la presse, on appelle à mettre fin aux « querelles de partis » pour se préoccuper des urgences de la crise. Mais à Berlin, Angela Merkel semble de plus en plus incapable de réussir le « grand écart » entre la droite et la gauche où elle avait excellé depuis 2005. Et cet échec résume aussi les rancœurs accumulées par les uns et les autres en raison de la « méthode Merkel » : la CSU fait payer à la chancelière son sentiment d'être le « parent pauvre » des coalitions et la SPD son sentiment d'avoir été trop souvent le soutien d'une politique européenne et budgétaire qui étaient d'abord celles de la chancelière. Tout ceci remonte aujourd'hui à la surface et rend la situation plus difficile, car désormais, céder pour la CSU ou la SPD, c'est accepter une humiliation de plus. Du coup, la question se pose désormais de savoir si la « grande coalition » est encore capable de prendre des décisions.

Crise de l'UE

Dix dirigeants européens prédisent la fin de l'UE, selon Politico

© AP Photo/ Giannis Papanikos
INTERNATIONAL
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Crise migratoire (265)
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L'hebdomadaire Politico Europe a publié les dix "prévisions les plus apocalyptiques" de l'avenir de l'Union européenne.

 

La chancelière allemande, le président français et d'autres politiques européens prédisent la fin imminente de l'Union européenne, constate l'hebdomadaire Politico Europe. 

Le journal fait remarquer que, sur fond de crise des réfugiés de ces derniers mois, la "rhétorique du Jugement dernier" est devenue courante quand il s'agit de l'avenir de l'Europe. Aussi, Politico Europe a-t-il décidé de publier les dix prévisions les plus lugubres émises par des personnalités politiques en vue. 

 

Le chef du Conseil européen Donald Tusk est en tête de la liste. Il a qualifié la crise migratoire de "séisme politique pour l'Europe". Vient ensuite le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker qui a déclaré que l'Union européenne était en déclin et que son "histoire d'amour" avec l'intégration touchait à sa fin.  

La chancelière allemande Angela Merkel, beaucoup critiquée pour son attitude face à la crise des migrants, et le président français François Hollande figurent également sur cette liste de Politico. 

 

"Si l'Europe subit l'échec dans la question des réfugiés, ce ne sera plus une Europe, dont nous avons rêvé", a prévenu Mme Merkel. 

M.Hollande a mis en garde lui aussi contre la "fin de l'Europe", intervenant devant le Parlement européen le mois dernier. 

"Le débat, il n'est pas entre moins d'Europe et plus d'Europe, il est entre l'affirmation de l'Europe ou la fin de l'Europe", a-t-il souligné. 

Le président français et la chancelière allemande ont lancé un appel à l'unité et à la solidarité européenne, mises à mal par la crise des réfugiés. 

"C'est précisément maintenant qu'il nous faut plus d'Europe", ont-ils affirmé dans leur déclaration commune. 

Des propos pareils ont été tenus par le premier ministre slovène Miro Cerar, le chancelier fédéral d'Autriche Werner Faymann et le premier ministre néerlandais Mark Rutte. 

M.Cerar a notamment déclaré dimanche dernier que sans la résolution de la crise migratoire, il ne resterait que quelques semaines jusqu'à l'éclatement de l'Europe. 

Selon M.Faymann, il s'agit à présent soit d'une Europe commune, soit de sa dislocation progressive qui ne manquera pas de déboucher sur le chaos.

M.Rutte avertit de son côté que la crise migratoire peut compromettre les bases de la coopération européenne.

 

Politico cite également les prédictions sombres du leader de l'aile libérale du Parlement européen, Guy Verhofstadt, de la présidente du parti français Front national (FN) Marine Le Pen et du président du Parlement européen Martin Schulz. 

M.Verhofstadt appelle l'Europe à s'unir face à la crise pour sauvegarder ses valeurs. M.Schulz a reconnu que l'Europe se trouvait en très mauvais état, et Mme Le Pen a exhorté à en finir avec l'Union européenne, tout en sauvant l'Europe.

Dossier:
Crise migratoire (265)
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L’UE peine à trouver une solution à la crise migratoire
 
Les autorités européennes incapables de résoudre la crise migratoire
 
Crise des migrants: vers une dislocation de l'UE?



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20151101/1019242567/ue-predictions-politiques-fin-politico.html#ixzz3qLwvVYoF

Horst Seehofer, the leader of the right wing Bavarian Christian Social Union said that no society could cope with such prolonged increases in migrants influxes, saying Merkel had sent completely the wrong signal to the world.

Allemagne: crise migratoire, échec des négociations au sein de la coalition gouvernementale de Merkel

 
13:55 - "Echec des négociations au sein de la coalition au pouvoir sur la politique de la "porte ouverte" de Merkel ce qui rapproche l'Allemagne et l'Europe du chaosrapporte Sputniknews.
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De profondes divisions dans la coalition allemande menacent le socle de la puissance de Merkel

Sputniknews, le 2 Novembre 2015

Traduction, titre et inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 2 Novembre 2015

 
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La chancelière allemande Angela Merkel est confrontée à la plus dure épreuve de sa carrière politique alors que des discussions pour résoudre les profondes divisions au sein de son gouvernement de coalition menacent de diviser l'Union, avec des conséquences potentiellement graves pour l'Allemagne et l'UE elle-même
 La politique de la "porte ouverte" de Merkel a provoqué un des plus grands exodes massifs des temps modernes
La politique de la "porte ouverte" de Merkel qui a provoqué un des plus grands exodes massifs des temps modernes a conduit à une rupture sérieuse entre son parti CDU et son organisation sœur, la CSU - dirigée par Horst Seehofer, et le ministre-président de Bavière et partenaire de sa coalition , le Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) dirigé par Sigmar Gabriel.
 Merkel, Seehofer et Gabriel ont échoué à trouver un accord sur la gestion de la crise des réfugiés
Merkel, Seehofer et Gabriel ont échoué à trouver un accord sur la gestion de la crise des réfugiés dans les pourparlers de dimanche, avec le leader bavarois menaçant de "conséquences" si Mme Merkel ne prend pas des mesures sérieuses contre la crise et refuse de fixer un plafond sur le nombre de réfugiés que l'Allemagne est prête à accueillir. Gabriel, quant à lui, menace de retirer ses ministres de la coalition ce qui plongerait le gouvernement allemand dans le chaos.
la disparition de l'Union européenne
Si Merkel ne parvient pas à trouver un accord cette semaine, la femme forte de l'Europe et son powerbase seront sérieusement menacés et pourraient conduire à la disparition de l'Union européenne.Plusieurs pays d'Europe de l'Est sont contre sa politique sur les réfugiés et l'Europe est profondément divisée sur ses appels pour relocaliser les réfugiés dans chaque pays sur la base de quotas.../...
La plupart des Allemands ont d'abord soutenu Merkel sur sa décision d'accueillir jusqu'à 800.000 réfugiés en provenance de zones de guerre comme la Syrie, l'Irak et l'Afghanistan, entre autres. Maintenant, cependant, avec un maximum de 1,5 million attendu et des centres de réfugiés pleins à craquer, le soutien à sa décision est en chute libre, comme sa popularité politique.
51% des Allemands sont effrayés par le nombre de demandeurs d'asile
Un sondage récent pour DeutschlandTrend diffuseur public ARD a montré que 51 pour cent des participants - contre 13 pour cent dans le dernier mois - disent maintenant qu'ils sont effrayés par le nombre de demandeurs d'asile arrivant en Allemagne.

La majorité des demandeurs d'asile suivent la route des Balkans de l'Ouest et l'entrée en Allemagne via l'Autriche, la Bavière étant l'état qui est le plus confronté à la pression des réfugiés.
Mme Merkel a nié que ces zones de transit pouvaient être assimilées à des camps de concentration
Merkel a appelé à de nouvelles discussions le 5 Novembre pour parvenir à un accord sur un certain nombre de questions, y compris la mise en place des zones de transit que le SPD dénonce comme une mesure trop restrictive. Le parti de Mme Merkel a nié que ces zones de transit pouvaient être assimilées à des camps de concentration.

Si Merkel ne parvient pas à un accord avec ses partenaires de la coalition, non seulement l'Allemagne va plonger dans le chaos, mais l'ensemble du rêve européen peut commencer à se briser.
Bavaria State Premier Horst Seehofer arrives to give a news conference on the situation of migrants in Bavariain Munich, southern Germany, on October 9, 2015.

Deep Divisions in German Coalition Threaten Merkel's Power Base

© AFP 2015/ Christof Stache
EUROPE
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Major Migrant Crisis in Europe (652)
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German Chancellor Angela Merkel is facing the toughest test of her political career after talks to resolve deep divisions within her coalition government threaten to split the union, with potentially serious consequences for Germany and the EU itself.

 

Merkel's 'open doors' policy that precipitated one of the greatest mass exoduses in modern times has led to a serious rift between her CDU party, its sister organization, the CSU — led by Horst Seehofer, and Minister-President of Bavaria and their coalition partner, the Social Democratic Party of Germany (SPD) led by Sigmar Gabriel.

Horst Seehofer, the leader of the right wing Bavarian Christian Social Union said that no society could cope with such prolonged increases in migrants influxes, saying Merkel had sent completely the wrong signal to the world.
Horst Seehofer, the leader of the right wing Bavarian Christian Social Union said that "no society" could cope with such prolonged increases in migrants influxes, saying Merkel had "sent completely the wrong signal" to the world.

Merkel, Seehofer and Gabriel failed to find agreement over her handling of the refugee crisis in talks on Sunday, with the Bavarian leader threatening "consequences" if Merkel did not take serious action over the crisis and agree to put a cap on the number of refugees Germany is prepared to take in. Gabriel, meanwhile, is threatening to pull ministers out of the coalition which would plunge the German Government into chaos.

If Merkel fails to find agreement this week, the strong woman of Europe and her powerbase will be seriously threatened and could lead to the demise of the European Union. Several countries in Eastern Europe are against her refugee policy and Europe is deeply divided on her calls for refugees to be allocated to each country on a quota basis.

A woman waits in front of a wall newspaper in the initial reception center for asylum seekers in Halle/Saale, Germany, Friday, Oct. 16, 2015.
A woman waits in front of a wall newspaper in the initial reception center for asylum seekers in Halle/Saale, Germany, Friday, Oct. 16, 2015.

Meanwhile, there are still rumblings within the Eurozone, with many analysts — including those at the International Monetary Fund (IMF) — predicting that Greece is heading for another default and a possible Grexit next year. Merkel has solidly backed the harsh — and deeply unpopular — austerity package for Greece in an effort to keep up confidence in the euro.

Yet she is facing calls for more centralization of the Eurozone nations in an effort to pull together the single currency, in a move that is unpopular with some members who see the currency becoming a two-speed hybrid.

Unpopular Merkel

Most Germans initially backed Merkel over her decision to welcome up to 800,000 genuine refugees from warzones including Syria, Afghanistan and Iraq, among others. Now, however, with up to 1.5 million expected and refugee centers bursting at the seams, support for her decision is slipping, as is her political popularity.

Protestors hold a banner with manipulated images of German Chancellor Angela Merkel, German Economy Minister Sigmar Gabriel and German President Joachim Gauck, from left to right, during a demonstration of the PEGIDA (Patriotic Europeans against the Islamization of the West), marking the first anniversary of the anti-Islam group in Dresden, eastern Germany, Monday, Oct. 19, 2015.
Protestors hold a banner with manipulated images of German Chancellor Angela Merkel, German Economy Minister Sigmar Gabriel and German President Joachim Gauck, from left to right, during a demonstration of the PEGIDA (Patriotic Europeans against the Islamization of the West), marking the first anniversary of the anti-Islam group in Dresden, eastern Germany, Monday, Oct. 19, 2015.

A recent DeutschlandTrend poll for public broadcaster ARD showed that 51 percent of respondents — up by 13 percent in the past month — now say they are scared by the number of asylum seekers arriving in Germany.

The majority of asylum seekers are following the West Balkan route and entering Germany via Austria, making Bavaria the state that is dealing with the brunt of the problem.

 

Merkel has called for more talks on November 5 to reach agreement over a number of issues, including setting up transit zones, which the SPD says is too restrictive. Merkel's party denied they were too similar to concentrations camps.

 

If Merkel fails to reach an agreement with her coalition partners, not only will Germany be plunged into chaos, but the whole European dream may start falling apart.

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