WWIII : la Guerre par l'immigration massive pour libérer les champs de bataille à venir, et par la désinformation effective.

Publié le par José Pedro

L'immigration massive, arme de destruction massive! des états, des réfugiés, des droits, des libertés, de la fraternité, des égalités. 

Armes de guerre asymétrique : immigration de masse et l’Union européenne obéit.

Un jeune réfugié syrien crie sa douleur alors que lui et des centaines d’autres attendent à la frontière gréco-macédonienne, le 27 février 2016.

«Face à un déluge des réfugiés, l'UE s’est tout simplement pliée aux ordres de certains pouvoirs. Mais de quels pouvoirs s’agit-il et qui ordonne ?» - analyse de Catherine Shakdam pour RT.

Un pion négligeable dans un gigantesque jeu d'échecs, l'UE est actuellement à la merci d'une menace très puissante : une déstabilisation causée par l’immigration de masse.

Avec les guerres qui font rage à travers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (MENA), le monde s’est habitué, s’est désensibilisé à la litanie des tragédies humaines : la mort, la mutilation, l'exode humain généré par des armées de terroristes... Dans le sang et les flammes, on a vu des pays tomber aux mains de milices barbares, le fruit de ce qu’on nous dit être l’incapacité des régimes à réformer leurs institutions.

L’immigration de masse a depuis longtemps été exploitée par des entités perfides

À la lumière de cette tragédie actuellement en cours, j’aimerais évoquer un produit dérivé de la guerre : la migration de masse que les semblables de Daesh et ses compagnons d’armes ont travaillé très dur à mettre en évidence, afin que leurs mécènes et leurs financiers puissent brandir une nouvelle arme de déstabilisation de masse, contraignant les gouvernement à accepter leur offres.

Voir aussi : Grèce : l’aggravation de la crise migratoire pousse les réfugiés à des gestes désespérés (PHOTOS)

Comprenez bien que je fais référence à la migration per se... Je ne parle pas de la validité, des droits ou de la situation critique de la légitimité des réfugiés de guerre. Mon intérêt ici est de se focaliser uniquement sur le phénomène créé par la guerre, sur cette grande tragédie humaine, militarisée par certains pouvoirs pour servir des ambitions impérialistes sans scrupules.

L’immigration de masse, il faut le dire, a depuis longtemps été exploitée par des entités perfides comme part d’un nouveau genre militaire : la guerre asymétrique.

Un essai important de Kelly Greenhill, publié dans Strategic Insights, a défini une telle technique comme des «migrations générées par la force», en notant que «ces mouvement de population transfrontaliers sont créés de manière délibérée ou sont manipulés afin d’induire des concessions politiques, militaires et/ou économiques d’un Etat ou des Etats qui sont ciblés».

Développant sa théorie, elle continue en disant : «La migration générée par la force est souvent ancrée dans des migrations de masse conçues de manière stratégique pour des raisons de dépossession, d’exportation ou militaires. Il est probable que, au moins en partie à cause de sa nature et du fait qu’elle soit souvent camouflée, sa prévalence [de cette migration générée par la force] ait été généralement méconnue et que sa signification ait été sous-estimée. En effet, c’est un phénomène qui est resté dissimulé à de nombreux observateurs».

Cet aperçu du concept présenté par Kelly Greenhill jette en effet un éclairage bien différent sur la crise des réfugiées que connaît l’Europe.

Bien sûr, la nature secrète d’une telle manipulation n’enlève rien à la réalité intrinsèque que les réfugiés de guerre connaissent lorsqu’ils cherchent un refuge ou un asile loin des canons et des carnages. Des profiteurs de guerre et des manipulateurs se cachent dans l’ombre de chaque véritable tragédie humaine.

Qui ordonne ? Voici une théorie : les Etats-Unis d'Amérique, l'Etat néo-conservateur par excellence, ultra-libéral qui a revêtu les habits de la démocratie

Vous vous dites que c’est absurde ? Que c’est impossible ? Penchons-nous sur la Turquie et la mise en garde que son président a lancée à l’Allemagne contre une invasion de réfugiés au cas où Berlin manquerait de «jouer» le rôle d’un allié obéissant au Moyen-Orient. Est-ce que quelqu’un a remarqué la rapidité avec laquelle la position de la chancelière allemande a changé, passant du point de vue qu’il n’y aurait pas d’intervention directe en Syrie à celuzi de rejeter la prudence militaire et d’agir n’importe comment aussi longtemps qu’il le faudrait ?

Lire aussi : Sondage : les Français croient en majorité que la Turquie ferme les yeux face au commerce avec Daesh

Murat Yetkin, chroniqueur pour Hurriyet, a mis le doigt sur ce retournement politique en décembre 2015, lorsqu’il a noté que le moment pour une volte-face de la chancelière Merkel sur la question de la Syrie avait été idéalement choisi. Il écrit : «L'augmentation de la coopération militaire au sein des pays de l'OTAN contre Daesh et l'accumulation des forces de l'OTAN près de la frontière de la Turquie avec la Syrie ont eu lieu en parallèle avec le récent accord entre Ankara et Bruxelles sur les réfugiés syriens et la réactivation de l’offre d’adhésion de l’UE à la Turquie».

Simple coïncidence ? Je ne le pense pas. Je crois que le mot adéquat est plutôt «contrainte».

Face à un déluge de réfugiés, l'UE s’est tout simplement pliée aux ordres de certains pouvoirs. Mais de quels pouvoirs s’agit-il et qui ordonne ?

Voici une théorie : les Etats-Unis d'Amérique, l'Etat néo-conservateur par excellence, ultra-libéral qui a revêtu les habits de la démocratie.

Pendant que Washington continue de faire pression pour la fragmentation du Moyen Orient pour mieux s’affirmer en superpuissance supranationale (ou, c’est ce qu’elle croit), est-ce qu’il serait tiré par les cheveux d’imaginer que les Etats-Unis contraindraient leurs «alliés et partenaires» à une soumission politique et militaire ? Avons-nous oublié la façon systématique et rigoureuse avec laquelle les Etats-Unis ont espionné les fonctionnaires de l’UE au nom du contrôle ?

Andrew Korybko a récemment fait une observation inspirée en évoquant la partie d’échecs de Recep Tayyip Erdogan dans Sputnik, il y a quelques semaines. «Les minutes récemment publiées de la réunion de novembre entre Erdogan et l’UE prouvent que l’homme fort de la Turquie manipule le flux migratoire vers l’Europe à des fins stratégiques», a souligné Andrew Korybko.

«Nous pouvons ouvrir les portes vers la Grèce et la Bulgarie à tout moment et nous pouvons mettre les réfugiés dans des bus», a notamment déclaré le président Erdogan aux fonctionnaires de l’UE à l’occasion de leur rencontre de novembre.

Qui joue qui à présent ?

C’est bien tordu : alors que les Etats-Unis peuvent pour l’instant jouer les chefs d’orchestres, il faut se rappeler que l’argent peut toutefois perturber cet équilibre et dans ce cas, l’Arabie saoudite pourrait bientôt s’imposer comme l’acteur principal [dans la région]…... et ensuite ?

Donc, pendant que les Occidentaux sont occupés à présenter en diables tous les étrangers, peut-être que la menace réelle ne se trouve pas dans les réfugiés per se, mais dans des jeux secrets de déstabilisation que de soi-disant nations amies montent contre leurs gouvernements.

Quelqu’un a parlé d’une révolution de couleur ?

DU MEME AUTEUR : Sécurité ou paranoïa nationale ? Comment les hommes politiques plongent l’Europe dans le despotisme

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à Laosophie.

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Jacques Myard

La France, apprenti sorcier de la propagande américaine en Syrie

© AFP 2016 Patrick Kovarik
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Jacques Myard, député du parti Les Républicains, dénonce une politique pitoyable d'apprentis sorciers à la solde de Washington, concernant la Syrie et les frappes russes, samedi dans un communiqué, cité par Le Figaro.

"On assiste aujourd'hui à une guerre médiatique incroyable à propos des frappes russes en Syrie qui laisse pantois! Les Russes n'ont jamais changé de politique en Syrie et ont toujours dit que le régime de Bachar al Assad était le meilleur rempart contre l'intégrisme islamique sans pour autant se dire +mariés+ pour toujours avec lui",affirme M. Myard.

"L'objectif de Moscou est bien de consolider Damas, et les frappes aériennes russes s'inscrivent dans cette politique", ajoute le président du Cercle Nation et République.

Le député s'interroge sur la tactique américaine suivie assidument par la France:

"Washington veut faire tomber le régime de Damas coûte que coûte et, comme Paris, prétend que les insurgés sont des membres de L'Armée syrienne de libération, des insurgés modérés contre le régime".

Il explique que "la vérité est bien loin de cette présentation. L'ASL n'existe plus en dehors des salons des hôtels européens ou américains", alors que "des unités de L'ASL armées par les Américains sont passées avec armes et bagages au front islamique et à al Nosra, filiale d'al Qaida". Washington "joue aujourd'hui la carte d'al Nosra (…) L'alignement de la France sur cette politique d'apprentis sorciers est non seulement un désastre pour nos intérêts, elle est tout simplement pitoyable", déplore M. Myard.

 

D'ailleurs, les autorités russes aimeraient bien savoir ce que signifie l'expression "opposition modérée". Sans obtenir de réponse de la part de l'Occident, les Russes se cassent toujours la tête à se demander en quoi une opposition modérée pourrait se distinguer d'une opposition non-modérée.

 

Mercredi 30 octobre, l'armée de l'air russe a entamé une opération militaire contre l'EI en Syrie à la demande du président syrien Bachar el-Assad et sur décision de son homologue russe Vladimir Poutine.

Depuis le début de l'opération, l'aviation russe a réalisé plus de 60 vols en Syrie, détruisant près de 50 objets d'infrastructure des terroristes, selon l'Etat-major des forces armées russes.

 
 
Lire aussi:
Beaucoup de désinformation sur les frappes russes en Syrie
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Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20151004/1018584546/myard-desinformation-americains-france-opposition-syrie.html#ixzz41YPPMQb3

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à Laosophie.

par Ignacio Ramonet Le Monde diplomatique

Mensonges d’Etat

C’est histoire du voleur qui crie : « Au voleur ! » Comment pensez-vous que M. George W. Bush intitula le célèbre rapport d’accusation contre M. Saddam Hussein qu’il présenta le 12 septembre 2002 devant le Conseil de sécurité de l’ONU ? « Une décennie de mensonges et de défis » (voir document). Et qu’y affirmait-il en égrenant des « preuves » ? Un chapelet de mensonges ! L’Irak, disait-il en substance, entretient des liens étroits avec le réseau terroriste Al-Qaida et menace la sécurité des Etats-Unis parce qu’il possède des « armes de destruction massive » (ADM) - une expression terrifiante forgée par ses conseillers en communication.

C'est l’histoire du voleur qui crie : « Au voleur ! » Comment pensez-vous que M. George W. Bush intitula le célèbre rapport d’accusation contre M. Saddam Hussein qu’il présenta le 12 septembre 2002 devant le Conseil de sécurité de l’ONU ? « Une décennie de mensonges et de défis » (voir document). Et qu’y affirmait-il en égrenant des « preuves » ? Un chapelet de mensonges ! L’Irak, disait-il en substance, entretient des liens étroits avec le réseau terroriste Al-Qaida et menace la sécurité des Etats-Unis parce qu’il possède des « armes de destruction massive » (ADM) - une expression terrifiante forgée par ses conseillers en communication.

Trois mois après la victoire des forces américaines (et de leurs supplétifs britanniques) en Mésopotamie, nous savons que ces affirmations, dont nous avions mis en doute le bien-fondé (1), étaient fausses. Il est de plus en plus évident que l’administration américaine a manipulé les renseignements sur les ADM. L’équipe de 1 400 inspecteurs de l’Iraq Survey Group que dirige le général Dayton n’a toujours pas trouvé l’ombre du début d’une preuve. Et nous commençons à découvrir que, au moment même où M. Bush lançait de telles accusations, il avait déjà reçu des rapports de ses services d’intelligence démontrant que tout cela était faux (2). Selon Mme Jane Harman, représentante démocrate de Californie, nous serions en présence de « la plus grande manœuvre d’intoxication de tous les temps (3) ». Pour la première fois de son histoire, l’Amérique s’interroge sur les vraies raisons d’une guerre, alors que le conflit est terminé...

Dans cette gigantesque manipulation, une officine secrète au sein du Pentagone, le Bureau des plans spéciaux (Office of Special Plans, OSP) a joué un rôle venimeux. Révélé par M. Seymour M. Hersh, dans un article publié par le New Yorker (4), le 6 mai 2003, l’OSP a été créé après le 11 septembre 2001 par M. Paul Wolfowitz, le numéro deux du département de la défense. Dirigé par un « faucon » convaincu, M. Abram Shulsky, ce Bureau a pour mission de trier les données recueillies par les différentes agences de renseignement (CIA, DIA, NSA), afin d’établir des synthèses et les remettre au gouvernement. Se fondant sur des témoignages d’exilés proches du Congrès national irakien (organisation financée par le Pentagone) et de son président, le très contestable Ahmed Chalabi, l’OSP a énormément gonflé la menace des armes de destruction massive ainsi que les liens entre M. Saddam Hussein et Al-Qaida.

Scandalisé par ces manipulations, et s’exprimant sous le nom de Veteran Intelligence Professionals for Sanity, un groupe anonyme d’anciens experts de la CIA et du département d’Etat a affirmé le 29 mai, dans un mémorandum adressé au président Bush, que dans le passé des renseignements avaient « déjà été faussés pour des raisons politiques, mais jamais de façon aussi systématique pour tromper nos représentants élus afin d’autoriser une guerre (5) ».

M. Colin Powell a été lui-même manipulé. Et joue désormais son avenir politique. Il aurait résisté aux pressions de la Maison Blanche et du Pentagone pour diffuser les informations les plus contestables. Avant son fameux discours du 5 février 2003 devant le Conseil de sécurité, M. Powell a tenu à lire le brouillon préparé par M. Lewis Libby, directeur du cabinet du vice-président Richard Cheney. Il contenait des informations tellement douteuses que M. Powell aurait piqué une colère, jeté les feuilles en l’air et déclaré : « Je ne vais pas lire cela. C’est de la m... (6). » Finalement, le secrétaire d’Etat exigera que M. George Tenet, le directeur de la CIA, soit assis bien en vue derrière lui, le 5 février, et partage la responsabilité de ce qui fut dit.

Dans un entretien au magazine Vanity Fair, publié le 30 mai, M. Wolfowitz a reconnu le mensonge d’Etat. Il a avoué que la décision de mettre en avant la menace des ADM pour justifier une guerre préventive contre l’Irak avait été adoptée « pour des raisons bureaucratiques ». « Nous nous sommes entendus sur un point, a-t-il précisé, les armes de destruction massive, parce que c’était le seul argument sur lequel tout le monde pouvait tomber d’accord (7). » 

Le président des Etats-Unis a donc menti. Cherchant désespérément un casus belli pour contourner l’ONU et rallier à son projet de conquête de l’Irak quelques complices (Royaume-Uni, Espagne), M. Bush n’a pas hésité à fabriquer l’un des plus grands mensonges d’Etat.

Il n’a pas été le seul. Devant la Chambre des communes à Londres, le 24 septembre 2002, son allié Anthony Blair, premier ministre britannique, affirmait : « L’Irak possède des armes chimiques et biologiques. (...) Ses missiles peuvent être déployés en 45 minutes. »De son côté, dans son intervention devant le Conseil de sécurité, M. Powell déclarait : « Saddam Hussein a entrepris des recherches sur des douzaines d’agents biologiques provoquant des maladies telles que la gangrène gazeuse, la peste, le typhus, le choléra, la variole et la fièvre hémorragique. » « Nous croyons que Saddam Hussein a, en fait, reconstitué des armes nucléaires », soutenait enfin le vice-président Cheney en mars 2003 à la veille de la guerre (8).

Au cours d’innombrables déclarations, le président Bush a martelé les mêmes accusations. Dans un discours radiodiffusé à la nation, le 8 février 2003, il allait jusqu’à apporter les faux détails suivants :« L’Irak a envoyé des experts en explosifs et en fabrication de faux papiers travailler avec Al-Qaida. Il a aussi dispensé à Al-Qaida un entraînement aux armes biologiques et chimiques. Un agent d’Al-Qaida a été envoyé en Irak à plusieurs reprises à la fin des années 1990 pour aider Bagdad à acquérir des poisons et des gaz. »

Reprises et amplifiées par les grands médias bellicistes transformés en organes de propagande, toutes ces dénonciations ont été répétées ad nauseam par les réseaux de télévision Fox News, CNN et MSNC, la chaîne de radio Clear Channel (1 225 stations aux Etats-Unis) et même des journaux prestigieux comme leWashington Post ou le Wall Street Journal. A travers le monde, ces accusations mensongères ont constitué l’argument principal de tous les va-t-en-guerre. En France, par exemple, elles furent reprises sans vergogne par des personnalités comme Pierre Lelouche, Bernard Kouchner, Yves Roucaute, Pascal Bruckner, Guy Millière, André Glucksmann, Alain Finkielkraut, Pierre Rigoulot, etc. (9).

Les accusations furent également répétées par tous les alliés de M. Bush. A commencer par le plus zélé d’entre eux, M. José Maria Aznar, président du gouvernement espagnol, qui, aux Cortés de Madrid, le 5 février 2003, certifiait : « Nous savons tous que Saddam Hussein possède des armes de destruction massive. (...) Nous savons tous également qu’il détient des armes chimiques (10). »Quelques jours auparavant, le 30 janvier, exécutant une commande formulée par M. Bush, M. Aznar avait rédigé une déclaration de soutien aux Etats-Unis, la « Lettre des Huit », signée entre autres par MM. Blair, Silvio Berlusconi et Vaclav Havel. Ils y affirmaient que « le régime irakien et ses armes de destruction massive représentent une menace pour la sécurité mondiale ».

Ainsi, pendant plus de six mois, pour justifier une guerre préventive dont ni les Nations unies ni l’opinion mondiale ne voulaient, une véritable machine de propagande et d’intoxication pilotée par la secte doctrinaire qui entoure M. Bush a répandu des mensonges d’Etat avec une outrecuidance propre aux régimes les plus détestés du XXe siècle.

Ils s’inscrivent dans une longue tradition de mensonges d’Etat qui jalonne l’histoire des Etats-Unis. L’un des plus cyniques concerne la destruction du cuirassé américain Maine dans la baie de La Havane en 1898, qui servit de prétexte à l’entrée en guerre des Etats-Unis contre l’Espagne et à l’annexion de Cuba, Porto Rico, les Philippines et l’île de Guam.

Le soir du 15 février 1898, vers 21 h 40, le Maine fut en effet victime d’une violente explosion. Le navire sombra dans la rade de La Havane et 260 hommes périrent. Immédiatement, la presse populaire accusa les Espagnols d’avoir placé une mine sous la coque du navire et dénonça leur barbarie, leurs « camps de la mort » et même leur pratique de l’anthropophagie...

Deux patrons de presse allaient rivaliser dans la recherche du sensationnel : Joseph Pulitzer, du World, et surtout William Randolph Hearst, du New York Journal. Cette campagne reçut le soutien intéressé des hommes d’affaires américains qui avaient beaucoup investi à Cuba et rêvaient d’en évincer l’Espagne. Mais le public ne manifestait guère d’intérêt. Les journalistes non plus d’ailleurs. En janvier 1898, le dessinateur du New York Journal, Frederick Remington, écrivit de La Havane à son patron : « Il n’y a pas de guerre ici, je demande à être rappelé. » Hearst lui câbla en réponse : « Restez. Fournissez les dessins, je vous fournis la guerre. » Survint alors l’explosion du Maine. Hearst monta une violente campagne comme on le voit dans Citizen Kane, le film d’Orson Welles (1941).

Pendant plusieurs semaines, jour après jour, il consacra plusieurs pages de ses journaux à l’affaire du Maine et réclama vengeance en répétant inlassablement : « Remember the Maine ! In Hell with Spain » (Souvenez-vous du Maine ! En enfer l’Espagne !). Tous les autres journaux suivirent. La diffusion du New York Journal passa d’abord de 30 000 exemplaires à 400 000, puis franchit régulièrement le million d’exemplaires ! L’opinion publique était chauffée à blanc. L’atmosphère devint hallucinante. Pressé de partout, le président William McKinley déclara la guerre à Madrid le 25 avril 1898. Treize ans plus tard, en 1911, une commission d’enquête sur la destruction du Maine devait conclure à une explosion accidentelle dans la salle des machines (11)...

Manipulation des esprits

En 1960, en pleine guerre froide, la Central Intelligence Agency (CIA) diffusa auprès de quelques journalistes des « documents confidentiels » démontrant que les Soviétiques étaient en passe de remporter la course aux armements. Immédiatement, les grands médias commencèrent à faire pression sur les candidats à la présidence et à réclamer à cor et à cri une substantielle augmentation des crédits de la défense. Harcelé, John F. Kennedy promit de consacrer des milliards de dollars à la relance du programme de construction de missiles balistiques de croisière (the missile gap). Ce que souhaitaient non seulement la CIA, mais tout le complexe militaro-industriel. Une fois élu et le programme voté, Kennedy devait découvrir que la supériorité militaire des Etats-Unis sur l’Union soviétique était écrasante...

En 1964, deux destroyers déclarent avoir été attaqués dans le golfe du Tonkin par des torpilles nord-vietnamiennes. Aussitôt, la télévision, la presse en font une affaire nationale. Crient à l’humiliation. Réclament des représailles. Le président Lyndon B. Johnson prend prétexte de ces attaques pour lancer des bombardements de représailles contre le Nord-Vietnam. Il réclame du Congrès une résolution qui va lui permettre, dans les faits, d’engager l’armée américaine. La guerre du Vietnam commençait ainsi, qui ne devait s’achever - par une défaite - qu’en 1975. On apprendra plus tard, de la bouche même des équipages des deux destroyers, que l’attaque dans le golfe du Tonkin était une pure invention...

Même scénario avec le président Ronald Reagan. En 1985, il décrète soudain l’« urgence nationale » en raison de la « menace nicaraguayenne » que représenteraient les sandinistes au pouvoir à Managua, pourtant élus démocratiquement en novembre 1984 et qui respectaient à la fois les libertés politiques et la liberté d’expression. « Le Nicaragua, affirme cependant M. Reagan, est à deux jours de voiture de Harlingen, Texas. Nous sommes en danger ! » Le secrétaire d’Etat George Schultz affirme devant le Congrès : « Le Nicaragua est un cancer qui s’insinue dans notre territoire, il applique les doctrines de Mein Kampf et menace de prendre le contrôle de tout l’hémisphère (12) ... » Ces mensonges vont justifier l’aide massive à la guérilla antisandiniste, la Contra, et déboucheront sur le scandale de l’Irangate.

On ne s’étendra pas sur les mensonges de la guerre du Golfe en 1991, largement analysés (13) et demeurés dans les mémoires comme des paradigmes du bourrage de crâne moderne. Des informations constamment répétées - comme « L’Irak, quatrième armée du monde », « le pillage des couveuses de la maternité de Koweït », « la ligne défensive inexpugnable », « les frappes chirurgicales », « l’efficacité des Patriot », etc. - se révélèrent totalement fausses.

Depuis la victoire controversée de M. Bush à l’élection présidentielle de novembre 2000, la manipulation de l’opinion publique est devenue une préoccupation centrale de la nouvelle administration. Après les odieux attentats du 11 septembre 2001, cela s’est transformé en véritable obsession. M. Michael K. Deaver, ami de M. Rumsfeld et spécialiste de la psy-war, la « guerre psychologique », résume ainsi le nouvel objectif : « La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »

Dès le début de la guerre contre l’Afghanistan, en coordination avec le gouvernement britannique, des centres d’information sur la coalition furent donc créés à Islamabad, Londres et Washington. Authentiques officines de propagande, elles ont été imaginées par Karen Hugues, conseillère médias de M. Bush, et surtout par Alistair Campbell, le très puissant gourou de M. Blair pour tout ce qui concerne l’image politique. Un porte-parole de la Maison Blanche expliquait ainsi leur fonction : « Les chaînes en continu diffusent des informations 24 heures sur 24 ; eh bien, ces centres leur fourniront des informations 24 heures par jour, tous les jours (14) ... »

Le 20 février 2002, le New York Times dévoilait le plus pharamineux projet de manipulation des esprits. Pour conduire la« guerre de l’information », le Pentagone, obéissant à des consignes de M. Rumsfeld et du sous-secrétaire d’Etat à la défense, M. Douglas Feith, avait créé secrètement et placé sous la direction d’un général de l’armée de l’air, Simon Worden, un ténébreux Office de l’influence stratégique (OIS), avec pour mission de diffuser de fausses informations servant la cause des Etats-Unis. L’OIS était autorisé à pratiquer la désinformation, en particulier à l’égard des médias étrangers. Le quotidien new-yorkais précisait que l’OIS avait passé un contrat de 100 000 dollars par mois avec un cabinet de communication, Rendon Group, déjà employé en 1990 dans la préparation de la guerre du Golfe et qui avait mis au point la fausse déclaration de l’« infirmière » koweïtienne affirmant avoir vu les soldats irakiens piller la maternité de l’hôpital de Koweït et « arracher les nourrissons des couveuses et les tuer sans pitié en les jetant par terre (15)  ».Ce témoignage avait été décisif pour convaincre les membres du Congrès de voter en faveur de la guerre...

Officiellement dissous après les révélations de la presse, l’OIS est certainement demeuré actif. Comment expliquer sinon quelques-unes des plus grossières manipulations de la récente guerre d’Irak ? En particulier l’énorme mensonge concernant la spectaculaire libération de la soldate Jessica Lynch.

On se souvient que, début avril 2003, les grands médias américains diffusèrent avec un luxe impressionnant de détails son histoire. Jessica Lynch faisait partie des dix soldats américains capturés par les forces irakiennes. Tombée dans une embuscade le 23 mars, elle avait résisté jusqu’à la fin, tirant sur ses attaquants jusqu’à épuiser ses munitions. Elle fut finalement blessée par balle, poignardée, ficelée et conduite dans un hôpital en territoire ennemi, à Nassiriya. Là, elle fut battue et maltraitée par un officier irakien. Une semaine plus tard, des unités d’élite américaines parvenaient à la libérer au cours d’une opération surprise. Malgré la résistance des gardes irakiens, les commandos parvinrent à pénétrer dans l’hôpital, à s’emparer de Jessica et à la ramener en hélicoptère au Koweït.

Le soir même, le président Bush annonça à la nation, depuis la Maison Blanche, la libération de Jessica Lynch. Huit jours plus tard, le Pentagone remettait aux médias une bande vidéo tournée pendant l’exploit avec des scènes dignes des meilleurs films de guerre.

Mais le conflit d’Irak s’acheva le 9 avril, et un certain nombre de journalistes - en particulier ceux du Los Angeles Times, du Toronto Star, d’El País et de la chaîne BBC World - se rendirent à Nassiriya pour vérifier la version du Pentagone sur la libération de Jessica. Ils allaient tomber de haut. Selon leur enquête auprès des médecins irakiens qui avaient soigné la jeune fille - et confirmée par les docteurs américains l’ayant auscultée après sa délivrance -, les blessures de Jessica (une jambe et un bras fracturés, une cheville déboîtée) n’étaient pas dues à des tirs d’armes à feu, mais simplement provoquées par l’accident du camion dans lequel elle voyageait... Elle n’avait pas non plus été maltraitée. Au contraire, les médecins avaient tout fait pour bien la soigner : « Elle avait perdu beaucoup de sang, a raconté le docteur Saad Abdul Razak, et nous avons dû lui faire une transfusion. Heureusement des membres de ma famille ont le même groupe sanguin qu’elle : O positif. Et nous avons pu obtenir du sang en quantité suffisante. Son pouls battait à 140 quand elle est arrivée ici. Je pense que nous lui avons sauvé la vie (16) . »

En assumant des risques insensés, ces médecins tentèrent de prendre contact avec l’armée américaine pour lui restituer Jessica. Deux jours avant l’intervention des commandos spéciaux, ils avaient même conduit en ambulance leur patiente à proximité des lignes américaines. Mais les Américains ouvrirent le feu sur eux et faillirent tuer leur propre héroïne...

L’arrivée avant le lever du jour, le 2 avril, des commandos spéciaux équipés d’une impressionnante panoplie d’armes sophistiquées surprit le personnel de l’hôpital. Depuis deux jours, les médecins avaient informé les forces américaines que l’armée irakienne s’était retirée et que Jessica les attendait...

Le docteur Anmar Ouday a raconté la scène à John Kampfner de la BBC : « C’était comme dans un film de Hollywood. Il n’y avait aucun soldat irakien, mais les forces spéciales américaines faisaient usage de leurs armes. Ils tiraient à blanc et on entendait des explosions. Ils criaient : "Go ! Go ! Go !" L’attaque contre l’hôpital, c’était une sorte de show, ou un film d’action avec Sylvester Stallone (17) . »

Les scènes furent enregistrées avec une caméra à vision nocturne par un ancien assistant de Ridley Scott dans le film La Chute du faucon noir (2001). Selon Robert Scheer, du Los Angeles Times, ces images furent ensuite envoyées, pour montage, au commandement central de l’armée américaine, au Qatar, et une fois supervisées par le Pentagone, diffusées dans le monde entier (18).

L’histoire de la libération de Jessica Lynch restera dans les annales de la propagande de guerre. Aux Etats-Unis, elle sera peut-être considérée comme le moment le plus héroïque de ce conflit. Même s’il est prouvé qu’il s’agit d’une invention aussi fausse que les « armes de destruction massive » détenues par M. Saddam Hussein ou que les liens entre l’ancien régime irakien et Al-Qaida.

Ivres de pouvoir, M. Bush et son entourage ont trompé les citoyens américains et l’opinion publique mondiale. Leurs mensonges constituent, selon le professeur Paul Krugman, « le pire scandale de l’histoire politique des Etats-Unis, pire que le Watergate, pire que l’Irangate (19) ».

Ignacio Ramonet

Directeur du Monde diplomatique de 1990 à 2008.

Désinformation

 
 

La désinformation est un ensemble de techniques de communication visant à donner une fausse image de la réalité, dans le but de protéger des intérêts privés et d'influencer l'opinion publique. Elle est parfois employée dans le cadre des r

En France, Vladimir Volkoff est le premier à avoir révélé au grand public, et sûrement à l'instigation du SDECE, les principaux mécanismes de la désinformation. C'est dans Le montageGrand prix du roman de l'Académie française en 1982, qu'il essaie de cerner les principales méthodes pour amener l'opinion publique à agir dans une certaine direction. En 1997, Volkoff dans Petite histoire de la désinformation entreprend d'en donner une définition précise et aussi par conséquent de définir ce qu'elle ne peut être : « La désinformation est une manipulation de l'opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés. » Il la distingue de la manipulation des dirigeants considérant qu'elle relève plus de l'intoxication psychologique, et de la manipulation avec des moyens directs qu'il appelle plutôt propagande. Selon ces définitions, la publicité ne peut être de la désinformation puisqu'elle n'a pas de visées politiques directes et qu'elle se pratique au grand jour.

La manipulation de l'opinion publique a fait l'objet de livres dès le début du xxe siècle. Le journaliste américain Walter Lippmann en parle dans son livre Public Opinion(1922), ainsi qu'Edward Bernays dans Propaganda (1928). Alors que Lippmann emploie le terme fabrication du consentement, Bernays emploie le terme depropagande.

Une désinformation est un simple transfert d'information qui comporte en lui-même une transformation de l'information initiale. Il ne s'agit pas ici de discuter pour savoir si tout transfert d'information est une transformation de cette information, mais de comprendre qu'il existe une certaine forme de transfert qui nie l'information initiale (en la dénaturant) ou les informations (en les regroupant de manière intempestive et non raisonnée). Par exemple, faire passer les agresseurs pour des victimes et les victimes pour des agresseurs, ou bien mélanger les informations pour les rendre incompréhensibles.

Kevin Bronstein donne une définition "faible" parce que générale du concept : la désinformation consiste en une inversion du trajet de la communication défini par Adrian Mc Donough dans Information Economics. Ce trajet va de l'information factuelle ou observation, aux inférences tirées à partir des informations et enfin au jugement porté sur les inférences. La voie inverse consiste à partir d'un jugement a priori pour forger des inférences incorrectes à partir de faits manipulés. La théorie de la dissonance cognitive de Leon Festinger montre que la désinformation est un processus plus ou moins conscient de réduction de la contradiction entre les jugements et les faits. Lorsque Bertrand Russell indique que Thomas d'Aquin, en fixant dès le départ de sa démarche les textes de foi comme des sources non contestables, "ne se comporte pas en philosophe", ce propos revient à accuser l'écrivain médiéval de désinformation.

François-Bernard Huyghe en donne une définition plus restrictive dans L'Ennemi à l'ère numérique. Pour lui, « la désinformation consiste à propager délibérément des informations fausses en les faisant apparaître comme venant de source neutre ou amie pour influencer une opinion et affaiblir un adversaire. »

Cas d'espèces[modifier | modifier le code]

Une désinformation n'implique pas nécessairement un complot ni même une visée consciente. Mais il est possible que des désinformations conscientes soient exercées, par exemple comme technique de propagande. Ce type de désinformation « planifiée » est exercée principalement par l'influence des autorités étatiques, des groupes financiers ou industriels et des lobbys, avec ou sans la complicité des responsables médiatiques, en fonction du degré de démocratie.

On peut aussi considérer que la plus grande partie de la désinformation quotidienne dans les médias est latente et banalisée. Elle s'exerce sous forme d'autocensureou de sujets promotionnels (motifs politiques et commerciaux), et la course à l'audimat dans les chaînes de télévision, média de loin le plus influent, privilégie fréquemment des sujets moins informatifs mais plus populaires. La désinformation médiatique n'est parfois pas intentionnelle, en particulier quand un journaliste n'a pas vérifié ses sources, écrit un article aguicheur sans se baser sur des faits, ou parlé sur un sujet technique pour lequel il n'est pas compétent.

Internet et les nouvelles technologies de communication multiplient de manière exponentielle l'échange d'informations plus ou moins importantes. Si certains considèrent que ces nouveaux moyens permettent de construire des médias alternatifs qui seraient capables de contrer la désinformation institutionnelle, on doit tout de même faire un tri, ce qui peut prendre du temps, puisque pour chaque sujet différentes interprétations sont proposées. Ainsi, Internet véhicule un large éventail de rumeurs, canulars et donne de nouvelles possibilités à différents types de propagande, y compris par des petits groupes politiques.

Exemples de désinformations[modifier | modifier le code]

Propagande[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Propagande.

En temps de crise et surtout de guerre, les belligérants (étatiques ou non-étatiques) usent souvent de propagande pour servir leurs intérêts. La création de fausses informations est relativement courante, l'un des exemples récents étant l'affaire des couveuses au Koweït où un faux témoignage devant une commission du Congrès des États-Unis organisé par une compagnie de relations publiques a contribué à ce que l'opinion publique internationale soutienne l'action des puissances occidentales1).

Les « faux »[modifier | modifier le code]

L'utilisation de faux documents, destinés à semer des doutes ou à accréditer une thèse, est l'une des méthodes de désinformation la plus répandue. Au Moyen Âge, la fausse donation de Constantin a permis au Pape Sylvestre Ier de se prévaloir de territoires et de privilèges sur la base d'un document apocryphe. Pendant l'affaire Dreyfus, le colonel Henry falsifie des documents et en crée de toute pièce, comme le fameux « faux Henry », pour accabler indûment Alfred Dreyfus.

Au début du xxe siècle, la propagande russe rédige puis publie les Protocoles des Sages de Sion pour prouver que les Juifs avaient mis au point un programme pour anéantir la chrétienté et dominer le monde. Ce texte est utilisé pour la propagande antisémite du Troisième Reich et l'est encore par des intégristes musulmans. Dans la mesure où on a remplacé par le mot « juifs » l'expression « milieux financiers » de l'ouvrage de Maurice Joly Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu(les Protocoles n'en conservent que les tirades de Machiavel), il s'agit même d'une double désinformation.

La grande époque de la désinformation moderne commence après-guerre avec les agents d'influence et les campagnes médiatiques de la guerre froide, comme l'affaire Victor Kravtchenko et celles des époux Rosenberg, certains officiers traitants allant même jusqu'à fournir les brouillons d'articles aux journalistes ou écrivains, compagnons de route des partis communistes.

La première guerre du Golfe fut précédée de désinformation : témoignage d'une fausse infirmière de Koweït-City (en fait, appartenant à la famille de l'ambassadeur de Koweït à Washington) que les soldats irakiens auraient jetés des bébés hors des couveuses. La seconde mentionnait des preuves de l'existence en Irak d'armes de destruction massive qu'on n'y trouva jamais.

Plus récemment, c'est un fichier bancaire falsifié qui est au centre de l'affaire Clearstream 2, destinée à mettre en cause des personnalités politiques françaises.

Ces faux documents, présentés par leurs instigateurs comme authentiques, ont pour but de désinformer leur cible en s'appuyant sur des éléments fictifs ou sur des contrevérités.

La question de l'indépendance des médias[modifier | modifier le code]

Le fait qu'un média soit indépendant ou non d'un groupe (ou d'une mouvance) ne garantit pas pour autant la véracité de ses informations. De plus, le fait que les médias s'inspirent les uns des autres rend la notion d'indépendance réelle difficile à évaluer.

On note toutefois que les médias traditionnels, généralement en perte d'audience depuis l'essor de l'Internet, appartiennent le plus souvent (et de plus en plus) à des groupes industriels, des holdings ou à l'État, ou sont proches d'un mouvement politique et sont donc soumis à des pressions de la part de leurs propriétaires ou à du lobbyisme. Les intérêts financiers ou politiques de ces acteurs peuvent contraindre ces médias à biaiser, parfois déformer des informations. Cela a été étudié dans lemodèle de propagande par Noam Chomsky et Edward Hermann. Dans les cas extrêmes, un média peut diffuser volontairement ou non de fausses informations, dont sont à l'origine la plupart du temps des services étatiques (par exemple, nuage de Tchernobyl ne passant pas les frontières françaises) ou la course au scoop (par exemple, les charniers de Timişoara, l'affaire Alègre en 2008). Ces pratiques sont en totale contradiction avec la déontologie journalistique.

La Pravda (La Vérité) du temps de l'Union des républiques socialistes soviétiques est souvent cité comme l'un des exemples de désinformation et de propagande le plus évident. Cependant un journal appartenant à un parti ou à une mouvance politique avancera sans fard et diffusera plus sûrement de la propagande que de la désinformation. Une information ayant pour source la Pravda suscitera des doutes quant à sa véracité, on la jugera de facto avec sévérité on lui accordera moins de crédit qu'une source reconnue comme plus neutre (neutre ne signifiant pas indépendante). Pour le désinformateur habile la mention d'une source politisée pourra suffire à décrédibiliser l'information elle-même.

Il a souvent été reproché à la chaîne de télévision TF1 d'être soumise aux pressions de son propriétaire, le groupe BTP Bouygues dont les intérêts passent par une bonne entente avec les hommes d'État, notamment pour obtenir des contrats de travaux publics. Les remarques de Serge Dassault, patron du Groupe Dassault et propriétaire du quotidien Le Figaro depuis 2004, selon laquelle son groupe devait « posséder un journal ou un hebdomadaire pour y exprimer son opinion »2 et que son journal devait produire « un certain nombre d'idées saines »3 a provoqué un tollé en 2005.

Le plus grand magnat international des médias, l'Australien Rupert Murdoch, entretient d'excellentes relations avec Tony Blair et George W. Bush, et le ton vis-à-vis de ces dirigeants dans les journaux et les chaînes de télévision qu'il possède (dont The TimesThe Sun et Fox News), leur est plus favorable que par rapport aux autres médias. Par ailleurs, l'armée américaine a reconnu en 2005 que ses services de communication écrivaient des articles pour les journaux irakiens.

Les nouveaux médias alternatifs tels les sites d'informations « citoyens » (IndymédiaAgoraVox et le Réseau Voltaire étant parmi des plus connus), les sites d'associations ou les blogs diffusent de leur côté des informations ou des affirmations traitant de tous les sujets, de l'ufologie à la géopolitique en passant par lamédecine (SIDA ou vaccination entre autres) qui, repris en boucle par d'autres sites, rendent leur authentification difficile à vérifier.

Le cinéma est aussi utilisé comme outil de désinformation. Staline, grand amateur de cinéma, a déclaré en 1924 : « le cinéma est le plus efficace outil pour l’agitation des masses. Notre seul problème, c’est de savoir tenir cet outil bien en main »4 et l'État soviétique a influencé les scénarios de films comme Octobre ou Alexandre Nevski pour montrer sa vision de l'Histoire. Pendant la montée du nazisme et la seconde guerre mondiale, de nombreux films antisémites ont été produits en Allemagne Nazie5.

Trois films furent également tournés après la Libération de 1945 pour faciliter la réconciliation nationale : La Bataille du railLa Traversée de Paris et Le Père tranquille. Il s'agissait d'oeuvres de fiction et non de documentaires, mais elles donnaient un petit coup de pouce à l'histoire dans le sens souhaité.

A contrario, le documentaire Le Chagrin et la pitié montre des foules acclamant dans la même ville Pétain pour la première, puis quelque temps plus tard de Gaullepour la seconde. Rien dans le commentaire ne souligne que ces foules n'étaient pas forcément composées des mêmes personnes, ce qui contribue à présenter "la" foule comme versatile.

La télévision n'est pas en reste : l'émission Arrêt sur images de Daniel Schneidermann se spécialisait sur l'analyse de petites désinformations prises dans les émissions : bande-son d'une vidéo modifiée pour la rendre plus dramatique (cris ou vent), images d'une session parlementaire intercalées dans une autre, la bande son procurant une illusion d'être dans la même, images "en direct" de lieux à deux jours d'intervalle, où les nuages situés derrière le présentateur étaient les mêmes et à la même place, présentation d'un événement comme étant un autre, etc. Dans son film documentaire Enfin pris ?Pierre Carles utilise l'exemple de l'émission Arrêt sur image et le parcours de Daniel Schneidermann afin de montrer la difficulté de critiquer la télévision à la télévision, et met au jour l'autocensure et la connivence qu'implique progressivement le fait d'y travailler.

L'association française de critique des médias Acrimed fait de la question de l'indépendance des médias l'une de ses priorités6.

Les sondages[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sondage (statistique).

Les limites de la méthodologie des sondages pourraient être utilisées à des fins de désinformation : les biais d'échantillonnage, les « effets de halo », et effets de cadrage (formulation des questions), et l'impossibilité théorique de calculer une précision lorsque l'on ne dispose pas d'une base de recensement, rendent en effet leurs résultats imprécis.

Les canulars informatiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Canular informatique.

Ce sont de fausses nouvelles propagées sur Internet. Aussi appelées « hoax » en anglais, elles ont parfois un but mercantile (faux hommes d'affaires « nigérians », enfant à sauver d'une maladie si rare qu'aucun médecin n'en a jamais entendu parler, scoop bidon, hameçonnage…), ou un but purement humoristique. Le phénomène est tellement important qu'il a permis le développement de sites de référence sur les rumeurs (HoaxBuster.com...), dédiés à la classification des récits qui circulent sur internet et à la vérification de ces informations. Beaucoup de sites de référence ont aujourd'hui des audiences impressionnantes7.

Les rumeurs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rumeur.

Les rumeurs, dont l'origine et l'authenticité sont sujettes à caution, sont souvent utilisées pour tromper l'opinion et l'amener à justifier des actions ou des décisions politiques. Un des exemples les plus célèbres concerne le régime nazi, qui utilisera des fausses rumeurs pour lancer la « Nuit des Longs Couteaux », inventant d'abord une tentative de coup d'État pour justifier l'opération contre les SA, puis une affaire de haute trahison.

Plus récemment, à la suite d'une vraisemblable erreur de traduction de l'agence d'information officielle iranienne, certains médias occidentaux et responsables politiques ont continué à propager une rumeur selon laquelle le président iranien Mahmoud Ahmadinejad aurait déclaré lors d'un discours le 25 octobre 2005 à Téhéran qu'il fallait « rayer Israël de la carte »8,9.

Dans les milieux économiques, les rumeurs peuvent servir à faire monter ou baisser artificiellement le cours des actions. Ainsi une rumeur en fin de compte infondée selon laquelle le médicament Lantus (en), antidiabétique dont le brevet était détenu par Sanofi serait cancérigène a abaissé le cours de l'action Sanofi pendant plusieurs mois10.

Affaires célèbres[modifier | modifier le code]

Critique de l'usage de cette notion[modifier | modifier le code]

Guillaume Weill-Raynal, dans un ouvrage polémique, Une haine imaginaire : contre-enquête sur le nouvel antisémitisme, dénonce un usage extensif de cette notion. Selon lui, « l'usage du mot n'est plus aujourd'hui qu'un passe-partout vulgaire, un réflexe aussi automatique que le mouvement de la main qui écarte lorsque l'on ne veut pas entendre. [...] Par un ironique retour des choses, le terme qui désignait une méthode de fabrication du réel semble désormais n'être plus utilisé que pour le fuir »11. Évoquant l'usage du terme dans les débats en France autour du conflit israélo-palestinien, Guillaume Weill-Raynal parle d'un « fantasme, au sens littéral du terme : une production de l'esprit par laquelle l'individu tente d'échapper à la réalité » qui « conduit, en définitive, à poser sur le réel une présomption irréfragable de fausseté. A considérer l'apparence du vrai comme le signe même du mensonge »12. L'auteur poursuit cette critique dans un second ouvrage : Les nouveaux désinformateurs13.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1.  (en) Phillip Knightley, « The disinformation campaign », The Guardian, 4 octobre 2001, [lire en ligne [archive]].
  2.  Médias français, une affaire de familles [archive], article de novembre 2003, sur monde-diplomatique.fr, consulté le 12 novembre 2013.
  3.  La presse selon Dassault (4) : les « idées saines » [archive], article du 10 décembre 2004, sur Acrimed, consulté le 12 novembre 2013.
  4.  (fr) Le cinéma russe [archive], Ciné-Club
  5.  Nazi Propaganda: 1933-1945 [archive], Calvin College, Michigan
  6.  « Indépendance » ? Pressions, censure et collusions [archive], sur Acrimed, consulté le 12 novembre 2013.
  7.  Article : La "rumeur sur Internet". Petite histoire des sites de référence,Pascal Froissart, 2003
  8.  http://www.geostrategie.com/cogit_content/analyses/LaRumeurduSicleRayerIsrald.shtml [archive]
  9.  http://www.lepoint.fr/monde/iran-ahmadinejad-n-a-jamais-appele-a-rayer-israel-de-la-carte-26-04-2012-1455392_24.php [archive]
  10.  http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/06/11/97002-20120611FILWWW00824-lantus-pas-d-influence-sur-le-cancer.php [archive]
  11.  Weill-Raynal 2005p. 106-107
  12.  Weill-Raynal 2005p. 107
  13.  Weill-Raynal 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[

Le Nigeria décide de radier plus de 20 000 fonctionnaires...inexistants

Source: AFP

A la suite d'un audit, le gouvernement nigérian a découvert qu'il payait le salaire de 20 000 fonctionnaires fictifs. Cette vérification permettra au pays d'économiser 10,5 millions d'euros, a indiqué dimanche le ministère des Finances.

Depuis l'arrivée au pourvoir de Muhammadu Buhari en mai 2015, le Nigeria tente tant bien que mal de lutter contre la corruption qui gangrène son économie rentière chancelante depuis la baisse drastique des prix du baril de pétrole. L'utilisation de données biométriques, ainsi qu'un numéro de vérification de la banque (BVN) pour identifier les titulaires des comptes bancaires sur lesquels les salaires ont été versés, ont permis de déceler cette anomalie sans précédent. Dans certains cas, les individus percevaient des salaires provenant de sources multiples. 

 

«Le gouvernement fédéral a supprimé 23 846 travailleurs non existants de sa masse salariale», a déclaré Festus Akanbi, conseiller spécial du ministre des Finances Kemi Adeosun, qui a pris ses fonctions en novembre dernier. «Par conséquent, la masse salariale pour février 2016 a diminué de 2 293 milliards de nairas [10,5 millions d'euros] par rapport à décembre 2015, lorsque le processus de vérification BVN a commencé», a déclaré M. Akanbi, ajoutant en outre que ceux retirés avaient été payés par les ministères, départements et agences.

Le ministère des Finances a en outre fait savoir que des «contrôles périodiques et [...] des techniques d'audit assistées par ordinateur» ainsi qu'une surveillance plus stricte des nouvelles personnes recrutées dans la fonction publique seraient mis en place dans le but d'éviter de nouvelles dérives du système. 

«Trop de pauvreté et de corruption» : Anonymous pirate le gouvernement du Nigeria

Les journalistes ont jusqu'à 14 semaines de congés par an...

Tous les Pays sont concernés. Le Nigéria a commencé car il n'a trouvé que 20 000 fonctionnaires à radier.

 

Nous en avons 2 Millions qui ne sont dans aucunes administrations, sans parler de ceux qui ne font que de la présence passive, des apparitions effectives, des missions souterraines, des postes fictifs, des rapports confidentiels, des services spéciaux, des missions fictives, de la protection de fonctionnaires fictifs, des études d'objectifs irréalisables, du conseil aux sociétés de conseil des conseillés de l'Elysée qui conseillent de ne pas conseiller. De la même façon que le Mossad à des Sayanim au nombre de 5000 en France (voir Jacob Cohen Ter​ et Ciel), dans radio France et tous ses satellites (Radio France France Inter France Info France Bleu France Culture  France Musique FIP et autres radios et chaîne qui tournent en rond avec la redevance radio-télé (99% DES EMPLOYÉS DE FRANCE INTER SONT JUIFS selon Hervé Ryssen qui en a fait la liste), avec des salaires moyens de 5000 euros par mois pour des tâches de Sayanim agents doubles).

Les incroyables avantages des salariés de Radio France : Vacances abondantes, primes en tous genres, avantages en nature, placards inutiles... A en croire la Cour des comptes, les conditions de travail sont "très favorables" dans les radios publiques de désinformation.


La semaine dernière, la Cour des comptes a publié un rapport au vitriol sur Radio France, amenant de l'eau au moulin du PDG Mathieu Gallet. Ce rapport dénonce effectivement, avec moult exemples accablants à la clé, les conditions de travail "très favorables" au sein des radios publiques. Revue de détail.1-le volume de travail

Tout d'abord, les salariés ont droit à de généreuses vacances: jusqu'à 56,5 jours par an (RTT inclus) pour les personnels techniques et administratifs; et surtout jusqu'à 68 jours pour les journalistes. Mieux: ces congés ne sont apparemment pas déclarés correctement par les salariés. Selon un rapport d'audit, "rien ne permet d’affirmer que les congés sont saisis dans leur exhaustivité"...

Mais ce n'est pas tout. Une partie des journalistes (8% du total, mais 24% à France Info, ou 15% à France Inter) travaillent avec des rythmes atypiques, par exemple 4 jours de travail suivis de 3 jours de congés. "Cela aboutit à pourvoir un poste par au moins deux, voire trois personnes", pointe le rapport.

Les musiciens ne semblent pas non plus débordés: ils travaillent en moyenne un peu plus de 700 heures par an, loin des 1.100 heures prévues par la convention collective. "Ce sous-emploi chronique n’empêche pas le recours à des remplacements externes (1,4 million d'euros en 2013) et le paiement d’heures supplémentaires", déplore la Cour.

2-les compléments de rémunération

Au salaire de base s'ajoutent de multiples à-côtés. D'abord, des primes ou indemnités de fonction, par exemple pour le travail de nuit, pour la matinale, pour la promotion à un poste de cadre... Mieux, les journalistes, après avoir cessé de travailler la nuit ou d'encadrer des troupes, continuent à toucher "tout ou partie" de la prime octroyée au titre de leur fonction précédente.  

Quant aux heures supplémentaires, un tiers des salariés en bénéficient. "Cela constitue même un élément permanent de rémunération pour certaines catégories: 71% des techniciens du son en ont perçu en 2013". En outre, certains cadres bénéficient d'heures supplémentaires, alors qu'ils "devraient théoriquement en être exclus".

Mais ce n'est pas tout: 131 salariés (hors musiciens) en CDI perçoivent, en plus de leur salaire, des cachets d'intermittents du spectacle -"en réalité des compléments de rémunération". Une pratique "d’autant plus condamnable qu’elle ne donne lieu à aucun contrôle", déplore le rapport. 


3-les avantages en nature

Comme si cela ne suffisait pas, les salariés bénéficient aussi de moult avantages annexes. Par exemple, les limiers de la rue Cambon ont relevé de "nombreux exemples" où Radio France a remboursé les amendes de ses salariés, alors que c'est pourtant "interdit par les textes".

Concernant les frais de mission, les voyages doivent se faire en classe économique, mais "des incertitudes subsistent sur les dérogations à cette règle." 


Les téléphones mobiles? "Il a fallu un contrôle de l’Urssaf pour que l’usage des portables à titre privé soit encadré", pointe le rapport. 

Enfin, les journalistes ont le droit d'effectuer des "ménages", c'est-à-dire des prestations rémunérées pour d'autres employeurs, mais après autorisation de la direction. Toutefois, "la Cour n’a pas trouvé trace de ces autorisations"... 

4-des services sur-staffés


Quatre services sont pointés du doigt pour leurs sureffectifs.

D'abord, la communication, avec plus d'une centaine de personnes au total. 

Ensuite, les trois antennes de FIP en province (17 personnes et un coût d'un million d'euros par an), dont l’utilité "se justifie difficilement" au vu des audiences "modestes" des décrochages locaux de FIP.

Mais aussi trois bureaux régionaux d’information (9 équivalents temps plein), dont la "productivité est difficile à établir", selon un rapport interne. 

Et surtout, les techniciens du son (582 personnes), auxquels s'ajoutent 150 chargés de réalisation. Selon la Cour, "Radio France a divergé des autres radios, qui ont supprimé les postes de techniciens et de réalisateurs", rendus inutiles par le passage au numérique de la production.

Mais rien de tel dans les radios publiques, notamment à France Inter: "les effectifs de techniciens affectés à France Inter (41,6 équivalents temps plein, soit 3 millions d'euros de masse salariale) sont d’un niveau inexpliqué, lorsqu’on les compare à ceux de France Info (19), France Culture (14) ou France Musique (11)". En effet, "France Inter a conservé le recours au binôme de techniciens en toutes circonstances -pratique datant de l’époque où il fallait résoudre rapidement un problème de bande magnétique". Le rapport avance cette explication crue: "cette situation tient à la capacité de cette équipe de techniciens à paralyser l'antenne, comme la grève de janvier 2013 l’a montré". Cette grève de 5 jours avait été déclenchée par le projet de supprimer 4 postes de techniciens, projet finalement retiré pour mettre fin à la grève...

Enfin, et non des moindres, le rapport souligne que tous ces avantages sont réservés aux salariés en CDI, et pas aux nombreux précaires (CDD, pigistes, intermittents du spectacle...)  employés par Radio France. Au final, le volume de travail d'un salarié en CDI est "environ un tiers inférieur à celui d’un CDD", estime l'ex-PDG Jean-Paul Cluzel dans sa réponse au rapport. 

 

Source : BFMTV

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