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WWIII : TRUMP aux manettes, ça pète, l'attaque est la meilleure des défenses.

Publié le par José Pedro

 

Donald Trump a enchaîné les victoires, mardi, lors du "Super Tuesday", tandis qu'Hillary Clinton a confirmé son avance sur Bernie Sanders.

La route vers l'investiture pour la présidentielle leur est désormais grande ouverte: Donald Trump et Hillary Clinton ont largement dominé leurs rivaux lors des primaires américaines du "Super mardi".

Géorgie, Massachusetts, Tennessee, Alabama, Virginie, Arkansas, Vermont: après une impressionnante série de victoires, l'homme d'affaires, qui a brisé un à un les codes de la politique américaine, a donné rendez-vous aux électeurs de Floride où aura lieu la prochaine primaire, le 15 mars.

La défaite du jeune sénateur Marco Rubio en Virginie, où il nourrissait de réels espoirs, sonne comme un revers pour celui qui espère encore rallier sur sa candidature tous les "anti-Trump". Sa victoire dans le Minnesota - sa toute première des primaires - lui apporte cependant une bouffée d'air.

Comme attendu, Hillary Clinton l'a elle emporté haut la main dans les Etats du Sud où les minorités lui confèrent un grand avantage: Géorgie, Alabama, Tennessee, Virginie, Arkansas, Texas.

Dans un discours prononcé depuis Miami, l'ancienne secrétaire d'Etat, 68 ans, qui a également remporté le Massachusetts et l'archipel américain des Samoa, s'est déjà projetée vers le scrutin de novembre, réservant ses piques aux républicains.

Seul rival de l'ancienne Première dame dans le camp démocrate, le sénateur Bernie Sanders l'a emporté dans son fief du Vermont, frontalier du Québec, ainsi que dans l'Oklahoma, le Colorado et le Minnesota.

Selon un sondage CNN publié mardi, Hillary Clinton et Bernie Sanders l'emporteraient l'un comme l'autre en cas de duel face au milliardaire.

Le milliardaire, qui survole la primaire républicaine, est l'archétype du populiste américain modèle année 30, isolationniste et protectionniste. Il est par ailleurs soutenu par Jean-Marie LEPEN. L'Amérique !!! aux Amerindiens !!!

Donald Trump, le 23 février 2016 (Ethan Miller / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)Donald Trump, le 23 février 2016 (Ethan Miller / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP 

Malgré ce que l’on croit, Donald Trump, qui décroche succès sur succès dans la primaire républicaine et pourrait donc bien obtenir l'investiture pour l'élection présidentielle, a des idées certes dingues mais assez cohérentes en matière de politique étrangère.

Ce corpus implicite, cette doctrine disent certains, fait de lui l’archétype du populiste américain modèle années 30, isolationniste et protectionniste. S’il gagne, le monde en sera bouleversé – pour le pire. 

De son côté le livre Clinton Cash (“L’argent des Clinton”) permet aux Républicains de répudier Hillary. Son auteur, Peter Schweizer, proche des républicains, y dénonce les conflits d’intérêts de la candidate à l’élection présidentielle.

La Fondation Clinton est mêlée à la prise de contrôle par des Russes du cinquième des ressources US en uranium alors qu'Hillary était secrétaire d'État.

Candidate à la Maison-Blanche depuis le 12 avril 2015, Hillary Clinton ne cesse de faire l’objet de révélations embarrassantes. Après l’utilisation d’une adresse courriel personnelle à l’époque où elle était secrétaire d’Etat, c’est la Fondation Clinton qui est dans le viseur.

The New York Times publie en une de son site un long article sur la prise de contrôle par Rosatom, l’agence russe de l’énergie atomique, d’une entreprise canadienne possédant des parts dans les mines d’uranium américaines. Cette vente d’actifs stratégiques, achevée en 2013, requérait l’aval du département d’Etat sous l’autorité de Mme Clinton. Or les dirigeants de l’entreprise canadienne, Uranium One, ont fait des donations importantes à la Fondation Clinton au moment même où les Russes prenaient progressivement le contrôle de l’entreprise.  


Ces contributions n’ont pas été publiquement révélées par les Clinton malgré un accord passé avec la Maison-Blanche qui exigeait d’identifier publiquement tous les donateurs. Le quotidien précise que certains des liens entre Uranium One et la Fondation Clinton ont été mis au jour par Peter Schweizer, un ancien membre du think tank conservateur Hoover Institution, qui est l’auteur d’un livre intitulé Clinton Cash: The Untold Story of How and Why Foreign Governments and Businesses Helped Make Bill and Hillary Rich.

Un porte-parole de l’équipe de campagne de Mme Clinton juge “totalement infondée” l’’idée que l’ancienne première dame ait pu “exercer une influence excessive sur l’examen de la vente par le gouvernement américain”. Il souligne que de nombreuses agences américaines ont donné leur aval à la vente d’Uranium One et que les affaires de ce genre sont traitées à un niveau inférieur à celui du secrétariat d’Etat.

Richesse personnelle
Reste que cette affaire met en lumière les défis éthiques que soulève la Fondation Clinton, note The New York Times. Des défis déjà soulignés en février et en avril par des révélations du Washington Post et du site Politico sur des donations d’Etats étrangers.

The Washington Post récidive ce 23 avril en publiant en première page un articlesur les émoluments de Bill Clinton pour des discours en retour de donateurs pour la Fondation Clinton. Ces donations montrent “à quel point les œuvres de bienfaisance des Clinton sont devenues étroitement liées à leur richesse personnelle croissante”, écrit le journal. Qui souligne aussi que beaucoup des donateurs sont “des institutions financières majeures, suspectes aux yeux des progressistes”.

TRUMP 10 idées foles de Trump : 

1 - Construire un mur entre le Mexique et les Etats-Unis

Et faire payer l'ouvrage par le gouvernement mexicain. C’est la formule choc qui l’a fait décoller dans les sondages au cours de l’été dernier. Depuis, il a détaillé son plan radical. Pour contraindre Mexico à financer ce rempart anti-immigration, il entend par exemple imposer des amendes aux chefs d’entreprises et aux diplomates mexicains en visite aux Etats-Unis ou saisir l’argent que les immigrés clandestins envoient à leur famille.

2 - Saisir le pétrole

Saisir manu militari les puits de pétrole irakiens et syriens au bénéfice des compagnies américaines. Cela fait plusieurs années que Donald Trump affirme que Washington doit adopter les méthodes des conquérants d’autrefois et se "payer sur la bête". Avec la présence de Daech sur le terrain, on se demande comment une telle entreprise pourrait être menée. Sur ce point, il ne dit rien.

3 - Ne pas se mêler du dossier Daech

Laisser Bachar al-Assad et Vladimir Poutine régler, à leur façon, le problème de Daech en Syrie. Fidèle à son isolationnisme viscéral, le milliardaire ne veut pas que l’Amérique se mêle de ce dossier. Son directeur de campagne, Corey Lewandowsky, affirme, malgré les évidences, que Bachar "maîtrise la situation" et que Poutine frappe bien les zones contrôlées par l’Etat islamique. Autrement dit, il s’en lave les mains.

4 - Rétablir la torture

Employer de nouveau la torture contre les terroristes et massacrer leurs familles. Donald Trump veut non seulement réintroduire le "waterboarding" dans les techniques d’interrogatoire mais, selon lui, "ce n’est pas assez dur"… Evidemment, il ne fermerait pas la prison de Guantanamo, qu'il ferait au contraire prospérer.

5 - Haro sur l'islam

Interdire, pendant une période, l’entrée des musulmans sur le territoire américain. Cette mesure anticonstitutionnelle concernerait même les touristes. Il ne dit pas si elle s'appliquerait aussi aux riches Saoudiens...

6 - Passer des accords avec Poutine que "beaucoup de monde respecte"

Les deux hommes ne cessent de faire assaut de compliments l’un sur l’autre. Le maître du Kremlin affirme que Trump est un "leader talentueux". Comme dans les années 30, les populistes nationalistes s’entendent comme larrons en foire. Jusqu’au jour où…

7 - Renégocier le traité d’alliance entre les Etats-Unis et ses deux principaux alliés en Asie, le Japon et la Corée du Sud

Selon Trump, Tokyo et Séoul ne participent pas assez au financement de la présence américaine sur leur sol. Là encore, c’est l'une de ses obsessions récurrentes, dont il parlait déjà au début des années 90.

8 - Réduire aussi la présence militaire américaine en Europe

"Cela permettrait à notre pays d’économiser des millions de dollars", assure Donald Trump, qui ne juge pas le Vieux Continent menacé par la Russie de Poutine.

9 - Faire éliminer Kim Jong-un par la Chine

Récemment le milliardaire a déclaré que Pékin devait "faire disparaître" le leader nord-coréen. Cette proposition radicale a le mérite de la franchise… En revanche, il propose d’augmenter fortement le déploiement américain dans le Pacifique en vue de contrer ce qu’il considère comme la vraie menace contre les Etats-Unis : la Chine.

10 - Revenir sur tous les accords de libre échange

Depuis longtemps, Trump est un opposant farouche de la diplomatie commerciale multilatérale. En bon protectionniste, il veut dénoncer le traité dit Nafta (North American Free Trade Agreement) avec le Canada et le Mexique, et le tout récent TPP (Trans Pacific Parnership) avec certains pays d’Asie. Evidemment, s’il est élu, il stopperait les négociations en cours avec l’Union européenne.  

Bref, on comprend pourquoi le Front National se réjouit de son avance dans la course à la Maison Blanche...

Vincent Jauvert Nouvel OBS

Ivanka Trump est heureuse d’être devenue juive

La fille du milliardaire Donald Trump révèle à Vogue la façon dont la conversion a béni la vie de sa famille

Ivanka Trump (Crédit : capture d'écran YouTube/CBS This Morning)   Ivanka Trump, mannequin devenue femme d’affaires, raconte sa conversion au judaïsme et la façon elle a amélioré sa vie de famille. 

Dans une interview avec le magazine Vogue publié la semaine dernière, la fille du magnat des affaires Donald Trump a révélé qu’elle et son mari, Jared Kushner, observent le Shabbat et n’utilisent pas leurs téléphones pendant le jour saint.


Sa conversion, que Trump, 33 ans, admet préférer garder secrète, a été abordé lors d’une rencontre avec le journaliste Jonathan Van Meter dans l’hôtel Trump SoHo. Tandis que les serveurs apportaient les plats, Trump a déclaré : « Nous ne mangeons pas de viande… ou, eh bien, nous mangeons casher. »« Nous observons le Shabbat », déclare Trump. « Du vendredi au samedi, nous ne faisons rien d’autre que passer du temps ensemble. Nous ne téléphonons pas. »

La mère de deux enfants parle ensuite de sa vie après sa conversion en 2009, la famille de son époux, Kushner, étant des Juifs orthodoxes. Le père de Trump, Donald, est un presbytérien chrétien.

« Je sens que c’est un sujet intime », déclare Trump, qui aurait pris le nom de ‘Yael’ », un nom populaire des femmes juives.

Yael était une femme de l’Ancien Testament qui, selon le récit des Juges 5 : 24-27, a tué le général ennemi Sissera en lui enfonçant un piquet dans la tête, permettant aux Israélites de gagner une guerre.

« Nous sommes assez pratiquants, plus que certains, moins que d’autres », explique Trump. « Cela était une grande décision de vie pour moi. Je suis très moderne, mais je suis aussi une personne très traditionnelle, et je pense que c’est une juxtaposition intéressante avec mon éducation. »

En plus de son poste de direction dans l’organisation Trump, elle était aussi un top-model et possède sa propre ligne de chaussures et de sacs à main.

                                                                                         

 

 

 

Oui, ce type est fou, comme beaucoup d'autres avant lui au siècle dernier. Même Bush junior parait un philanthrope à côté malgré ses crimes en Irak. On n'ose imaginer le monde qui naitrait de son élection (partition du monde illusoire entre lui et Poutine et guerre froide, ou pire, avec la Chine, sur fond d'explosion de la haine anti-US notamment auprès du milliard de musulmans). Même si un président américain est bridé par le Congrès, si celui-ci le soutient c'est la chaos mondial assuré et une crise économique sans précédent pour nous, victimes collatérales de son délire. Seul point positif l'abandon des accords de libre-échange (les USA étant déjà ultra-protectionnistes cela changerait peu de choses pour nos exportations). Le problème avec les élections d'un Président Américains, c'est que l'on peut tomber sur un membre du sérail Franc-Maçon 87% des cas, un Sage 10% des cas (mais toujours assassinés), un fou 3% des cas (mais tojours en liberté).

Image illustrative de l'article Les Protocoles des Sages de Sion

La rédaction des Protocoles des Sages de Sion constitue l'ossature du roman d'Umberto EcoLe Cimetière de Prague (2010).

Le 22 novembre 2013, on a fêté les 50 ans de l'assassinat de Kennedy à Dallas. L'occasion de rappeler que sur 43 présidents aux USA, 4 d'entre eux, des sages (soit près de 10%) ont été assassinés. Quand on veut donner l'exemple au monde entier, c'est plutôt moyen. La France, avec 2 présidents tués pendant l'exercice de leur fonction (Sadi Carnot et Paul Doumer), n'est pas en reste non plus. Retour sur 4 présidents US qui n'ont pas espérés pourvoir être ré-élus dans un pays de tradition "cowboy".

  1. Abraham Lincoln (1809 – 1865)
    Seizième Président des États-Unis, Lincoln fut assassiné lors de son second mandat. Abolir l'esclavage était une idée plus que noble, mais risquée en ce qui concerne sa propre espérance de vie. Les sudistes n'auraient pas apprécié de devoir récolter eux-mêmes le coton dans les champs, et envoyèrent un des leurs, John Wilkes Booth, faire le boulot en avril 1865. Il lui tire une balle à bout portant derrière la tête, et s'enfuie en criant "Sic semper tyrannis!" ("Ainsi en est-il toujours des tyrans !"). Lincoln meurt sur le coup. Mais reste reconnu comme l'un des plus grands présidents des USA. La priorité de Lincoln est le maintien de l’Union et la réintégration des États sécessionnistes. Il dirige directement les opérations des forces armées avant de trouver en la personne du général Ulysses S. Grant un chef en qui il peut avoir confiance. La conduite de la guerre nécessite des hommes et un financement ; Lincoln introduit le service militaire pour pallier le déficit de volontaires et l’impôt sur le revenu. Sa contribution la plus connue restera la Proclamation d'émancipation libérant les esclaves dans les États Confédérés qui n'étaient pas sous contrôle de l'Union. La proclamation concernait donc 3 000 000 d'esclaves dans le Sud, mais n'avait aucun effet sur près d'un million d'esclaves vivant dans les États esclavagistes restés dans l'Union (Delaware, Kentucky, Maryland, Missouri) ou dans le Tennessee occupé par les troupes de l'Union8. Du fait de l’état de guerre, A. Lincoln est l’un des présidents qui a accumulé le plus de pouvoirs entre ses mains.
  2. James Abram Garfield (1831 - 1881)
    On peut avoir un nom de chat et avoir marqué l'histoire des USA. Cette fois, pas de complot, de mafia, ou de sudistes bourrés au whisky. Juste un avocat un brin dérangé, Charles J. Guiteau, à qui on avait refusé un poste de consul à Paris. Il lui tira deux balles à bout portant, et dans le dos pour être encore plus classe. Garfield meurt 2 mois plus tard, en 1881, une des deux balles n'ayant pu être extraite du corps du malheureux président. Garfield accéda à la présidence sous l'étiquette républicaine. Son mandat, écourté par son assassinat, fut marqué par une résurgence controversée de l'autorité présidentielle sur la préséance du Sénat concernant les nominations fédérales, par une relance de la puissance navale américaine, par l'élimination de la corruption au sein du service postal et la nomination de plusieursafro-américains à de hautes fonctions fédérales.
  3. William McKinley (1843 - 1901)
    En 1901, lors d'une exposition publique, Leon Czolgosz, un anarchiste chevronné tire 2 balles de pistolet sur le président William McKinley en visite. Après cet évènement, les présidents auront une protection rapprochée. Une bonne idée, mais pour lui c'était un peu tard. 

    Avec l'aide de son proche conseiller Marcus Hanna, il obtient la nomination républicaine pour l'élection présidentielle de 1896 dont l'enjeu principal fut la crise économique qui frappait le pays. Il bat son adversaire démocrate, William Jennings Bryan, en défendant une « monnaie saine » et en promettant que des droits de douane élevés restaureraient la prospérité. La présidence de McKinley est marquée par une rapide croissance économique. Il défend le Dingley Act de 1897 destiné à protéger les industries américaines de la compétition étrangère et en 1900 il obtient le passage du Gold Standard Act mettant fin au bimétallisme. McKinley essaie de persuader l'Espagne d'accorder l'indépendance à Cuba alors en pleine révolution, mais après l'échec des négociations, il mène les États-Unis dans la guerre hispano-américaine. La victoire américaine est rapide et décisive et dans le traité de Paris de 1898, l'Espagne transfère le contrôle de ses colonies de Porto RicoGuam et des Philippines aux États-Unis ; Cuba devait devenir indépendant, mais en réalité, il devient un protectorat américain. La république d'Hawaï, alors indépendante, rejoint les États-Unis en 1898 avec le statut de territoireMcKinley est réélu contre Bryan en 1900. Il est cependant assassiné par un anarchiste en septembre 1901 et son vice-président, Theodore Roosevelt, lui succède.

  4. John Fitzgerald Kennedy (1917 - 1963)
    Tué en novembre 1963 par une "balle magique" tirée par Lee Harvey Oswald. Qui lui même sera tué 2 jours plus tard. 50 ans plus tard, on ne sait toujours pas qui l'a tué. Et les menaces qu'il avait reçues quelques jours avant ajoutent un peu au mystère. Ku Klux Klan ? Mafia ? Malédiction "Kenndyienne" ? Plus jeune président élu, il est aussi le plus jeune à mourir en cours de mandat, assassiné moins de trois ans après son entrée à la Maison-Blanche. Il reste à ce jour le seul président américain de confession catholiqueLa politique de Kennedy, appelée « Nouvelle Frontière », prévoit la détente envers l'URSS, l'envoi d'un homme sur la Lune, l'égalité des Noirs et des Blancs, la relance de l'économie, la lutte contre la pègre et l'arrêt de l'expansion communiste dans le monde. L'élection a lieu le  ; Kennedy bat Nixon de seulement 120 000 voixDes rumeurs circulent par la suite sur le fait que son père, Joe, aurait utilisé ses liens avec la mafia américaine pour que certains comtés décisifs « votent bien ». À 43 ans, Kennedy est le plus jeune président élu : Theodore Roosevelt était plus jeune lors de son accession à la présidence, mais il succédait à William McKinley, décédé en cours de mandat.
  5. LE MEILLEUR D'ENTRE NOUS SELON LE TIME MAGAZINE :
  6. Le meilleur ex-président des Etats-Unis

    ... d'après le Time magazine.

    Caricature de Jimmy Carter (Philippe Buchet).

 

Chomsky : Donald Trump est en train de gagner parce que l’Amérique blanche est en train de mourir

Noam Chomsky dit que l’ascension de Trump est due en partie à des sentiments profondément enracinés et potentiellement fatals de peur et de colère.

Noam Chomsky dit que l’ascension de Donald Trump dans la politique américaine est en partie alimentée par une peur et un désespoir très profonds, qui pourraient être causés par une croissance alarmante du taux de mortalité chez les blancs pauvres sous-éduqués.

« Il trouve à l’évidence un écho dans des sentiments très profonds de colère, de peur, de frustration et de désespoir, probablement dans des parties de la population dont le taux de mortalité est en train d’augmenter, chose inouïe en dehors des guerres et des catastrophes naturelles » a dit Chomsky au Huffington Post, dans une interview de jeudi dernier.

La montée de Trump comme candidat républicain, en tête de la course à la présidence a fait l’effet d’un choc à beaucoup d’Américains, d’un bout à l’autre du spectre politique. Le grandiloquent démagogue milliardaire vient de remporter trois des quatre états primaires et vient en tête dans les sondages, à la fois au niveau national et dans les primaires encore à courir. Il semble à présent sur le point de prendre une avance irrattrapable sur les autres candidats dans les semaines qui viennent, avec un programme de haine et de vitriol dont la cible sont les femmes, les Latinos, les musulmans et les autres minorités.

Une légion de blancs sous-éduqués de la classe ouvrière a alimenté l’ascension de Trump. Et tandis que beaucoup disent que le nabab des affaires est en train de capitaliser sur leurs peurs à propos du déclin de la suprématie blanche aux États-Unis, Chomsky dit que d’autres forces existentielles sont peut-être en jeu.

L’espérance de vie n’a pas cessé de croître avec le temps. Et, grâce, en particulier, aux avancées dans la protection de la santé, énormément de gens dans le monde vivent désormais plus longtemps. Il y a évidemment des exceptions, à cause des guerres et des catastrophes naturelles par exemple. Mais ce qui arrive en ce moment aux Etats-Unis, dit-il, est « très différent ».

Malgré de grandes richesses et une médecine moderne, les États-Unis ont un niveau d’espérance de vie plus bas que bien d’autres pays. Et, quoique le niveau moyen ait monté récemment, les gains n’ont pas été répartis de façon égale. Les Américains les plus riches vivent actuellement plus longtemps, mais les plus pauvres vivent de moins en moins longtemps.

Ceux qui en sont particulièrement affectés sont les Américains blancs, mâles, sous-éduqués, d’âge moyen. Alors que les Américains d’autres tranches d’âge et d’autres groupes ethniques vivent plus longtemps qu’ils ne l’ont jamais fait auparavant, cette tranche de la population meurt de plus en plus tôt.

Une étude sur la question a révélé que le taux de mortalité grandissant de cette partie de la population n’est pas dû aux causes habituelles de décès de tant d’Américains, comme le diabète et les maladies cardio-vasculaires, mais à une épidémie de suicides, de maladies du foie dues à l’abus d’alcool, à des overdoses d’héroïne et à des opiacés obtenus sur ordonnances.

« Aucune guerre, aucune catastrophe », dit Chomsky, « n’a provoqué la hausse du taux de mortalité pour cette couche de population, juste l’impact sur une génération des politiques suivies, l’ont laissée en colère, sans espoir, et frustrée, provoquant son comportement auto-destructeur. »

Ça pourrait expliquer le succès de Trump, pense-t-il.

Dans une interview accordée à Alternet cette semaine, Chomsky a comparé la pauvreté qu’affrontent actuellement beaucoup d’Américains, aux conditions qui furent celles d’une autre génération : celle de la Grande Dépression.

« C’est intéressant de faire la comparaison avec la situation des années 30, dont je suis assez vieux pour me souvenir », dit-il.« Objectivement, la pauvreté et la souffrance étaient beaucoup plus grandes. Pourtant, même chez les ouvriers les plus pauvres et les chômeurs, il y avait un sentiment d’espoir qui fait complètement défaut aujourd’hui. »

Chomsky attribue une partie de cet espoir du temps de la Dépression, à la croissance d’un mouvement ouvrier agressif et à l’existence d’organisations politiques indépendantes du « mainstream ».

Aujourd’hui, il dit qu’en revanche, l’état d’esprit est très différent, chez les Américains profondément affectés par la pauvreté.

 

 

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« Ils sont en train de s’enfoncer dans l’impuissance, le désespoir et la colère, et ne dirigent pas leur rancœur contre les institutions qui sont les agents de dissolution de leurs vies, mais contre ceux qui en sont encore plus qu’eux les victimes » ajoute-t-il. « Les signes sont familiers, et ils évoquent des souvenirs de montée du fascisme en Europe. »

Matt Ferner

Matt Ferner est reporter national au Huffington Post. Il a été auparavant le rédacteur en chef du HuffPost Denver.

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article44327.htm