Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

WWIII : Manœuvres Américaines globales Russie, Chine, Inde, BRICS... LA FRANCE VA MIEUX

Publié le par José Pedro

 

Ce que nous avons infligé aux nazis en 1945, oui, nous pouvons le refaire !

Par ORIENTAL REVIEW

Cinq jours avant la célébration du 71ème anniversaire de la capitulation de l’Allemagne nazie aux troupes soviétiques alliées pendant la Seconde Guerre Mondiale, le nouveau commandant suprême de l’OTAN en Europe Curtis Scaparrotti a annoncé qu’il venait pour battre les tambours de guerre à nouveau. Dédaignant les faits historiques et les intérêts légitimes russes dans sa zone d’influence, lors de son premier discours après son entrée en fonction, il a condamné le soi-disant « comportement agressif russe qui défie les normes internationales » et a appelé les membres du bloc à « à être prêts à se battre si la dissuasion échouait ».

Cette déclaration banale correspond en gros à la stratégie militaire et médiatique adoptée par la classe dirigeante occidentale depuis des décennies. Même en mettant de côté l’argument bien fondé que la présentation même du personnage de Hitler comme le Führer du Troisième Reich d’une Allemagne humiliée de l’après-Première Guerre Mondiale était une opération soigneusement planifiée et exécutée par les services de renseignements militaires américains pour le jeter contre l’Union Soviétique, la collecte complète des données disponibles prouvent que le noyau du nazisme était resté tout le temps profondément ancré au cœur des centres idéologiques occidentaux depuis sa défaite formelle en mai 1945. Il n’y a pas de paradoxe ici: lutter pour la domination mondiale a été (et est encore) l’idée fixe de nombreux groupes élitistes dans l’histoire de l’humanité, et dans une telle rétrospective le phénomène du nazisme allemand devrait être considéré comme un simple outil entre les mains de ses instigateurs pour atteindre cet objectif. Malgré quelques difficultés tactiques (par exemple, en Mars 1939 Hitler a soudain lancé son propre jeu , mais il a été ramené à l’obéissance à partir de mai 1941), le développement général du conflit mondial du milieu du XXe siècle, était imputable aux élites. La conférence de Bretton Woods tenue en Juillet 1944, un mois après que les Alliés aient débarqué en France pour contrebalancer l’offensive soviétique à l’Est (qui à ce moment aurait conduit inévitablement à la défaite unilatérale des Nazis par l’URSS),  a au moins fixé les principales règles sécurisant le monopole financier du dollar de la réserve fédérale. (Selon l’acte final de Bretton Woods, les taux de toutes les devises internationales étaient liés à un panier formé à 96% du dollar de la Réserve fédérale et 4% de la livre sterling et n’avaient de valeur en or que via ce taux – la monnaie de la Réserve fédérale a donc été mise à égalité avec l’or comme mesure universelle de valeur).

L’intervention de Lord Keynes à la Conférence de Bretton Woods.

L’intervention de Lord Keynes à la Conférence de Bretton Woods.

Le principal défi auquel les auteurs de Bretton Woods ont été confrontés depuis le début des pourparlers a été l’attitude souveraine de la délégation soviétique. Ils devaient attirer l’Union Soviétique dans ce système draconien par tous les moyens. Comme Staline et ses envoyés ne montraient aucune intention visible d’être tenté par la carotte, Wall Street a dû prendre le bâton. L’idée était de parvenir à une trêve séparée avec la Wehrmacht sur ​​les théâtres occidentaux et du Sud pour renforcer les fronts allemands de l’Est (Il est à noter tout particulièrement que les documents relatifs à l’ opération Sunrise de Mars 1945 ne sont toujours pas déclassifiés par les Etats-Unis, de sorte que cet article Wiki n’a qu’une valeur d’introduction). En raison de la rapide contre-opération des services de renseignement soviétiques et à la suite d’âpres échanges diplomatiques, les pourparlers de trêve à Lucerne, en Suisse, ont été suspendus, mais les contacts clandestins entre les Nazis et les Américains ont continué. En fait, depuis la fin de Mars 1945, sans aucune trêve formelle, les troupes allemandes ont commencé à se rendre massivement aux forces anglo-américaines qui ont ainsi pu avancer rapidement en direction de Berlin pour rencontrer les Soviétiques sur l’Elbe le 25 Avril 1945. Sans surprise, le fameux réseau Odessa (Organisation des anciens SS) fut activé dans le même temps permettant à 30 mille (!) criminels de guerre nazis de s’enfuir de l’Europe par des «fenêtres» dans la zone d’occupation anglo-américaine. La plupart d’entre eux ont ensuite été légalisés aux États-Unis et ont loyalement servi leurs nouveaux maîtres …

Une fois le « facteur allemand » disparu, les «Alliés» se hâtèrent d’élaborer secrètement un nouveau plan de guerre pour vaincre militairement l’Union Soviétique, épuisée par une longue et dramatique campagne de 4 années. Le dossier de l’Opération Unthinkable a été déclassifié en 1998. Son contenu révèle que, le 1er Juillet 1945, les «Alliés» avaient prévu de commettre une attaque contre les forces soviétiques en Europe et contre les zones industrielles clés sur le territoire de l’URSS. L’objectif était « d’imposer à la Russie la volonté des États-Unis et de l’Empire britannique». Ainsi, à l’été 1945, le Wall Street avait prévu la même agression Barbarossa 2.0 contre la Russie que leur fantasque créature Hitler avait lancée 4 ans auparavant. La raison pour laquelle le plan n’a jamais été mis en pratique est que les experts militaires occidentaux ont évalué que « l’équilibre des forces » en Europe était insuffisante pour une défaite rapide et efficace des Soviets. Les États-Unis possédaient déjà exclusivement la bombe, et espéraient que cette menace impressionnerait Staline pour ratifier Bretton Woods. Cependant l’épisode de Potsdam prouva le contraire, et les États-Unis décidèrent de rendre cette menace plus vive. Les garanties des 200 mille victimes japonaises ne signifient pas grand-chose pour le président Truman dans son Grand Jeu pour l’hégémonie de la Réserve fédérale.

L’ancien PM Britannique d’alors W.Churchill prononçant son fameux discours «rideau de fer» à Fulton, Mars 5, 1946

L’ancien PM Britannique d’alors W.Churchill prononçant son fameux discours «rideau de fer» à Fulton, Mars 5, 1946

 

L’étendue de la guerre froide qui s’en est suivie (après que Staline ait définitivement rejeté la ratification des accords de Bretton Woods en Décembre 1945) dépasse le cadre et l’ambition de cet article. Cependant, le fait est que la grandiose opération médiatique en cours, égalant celle de Staline et Hitler, cherchant à revoir et déformer des vérités fondamentales de l’histoire moderne dans l’esprit des populations « éduquées » à travers le monde, n’est qu’une des dimensions de l’agenda des élites mondiales pour supprimer le chef de file des puissances qui se dressent sur le chemin de ces élites et s’opposent à leur domination sans limite sur le monde. Les instruments pour établir cette domination sont toujours les mêmes: créer un projet chimérique contrôlé (que ce soit Al-Qaïda ou le nazisme ukrainienne) et jouer le rôle de « gardien de la paix » et de « philanthrope » dans le conflit sanglant du chaos créé.

Pour ceux qui revisitent l’histoire, abattent les monuments , réécrivent les manuels d’histoire et insultent la mémoire de ceux qui ont donné leur vie, nous avons une réponse simple: oui, nous pouvons le refaire !

Oui, nous pouvons fertiliser notre sol par les cadavres de milliers de nouveaux  » porteurs de civilisation  » qui osent « chercher à  débarrasser le monde des barbares russes ».

Oui, nous pouvons punir tout dégénéré qui pense qu’il est le maître de l’univers et chef d’une «nation exceptionnelle».

Oui, nous pouvons ramener la vie et l’espoir dans n’importe quel endroit dévasté par des sauvages de la contre-culture comme ça a été le cas récemment à Palmyre .

Et enfin oui, nous pouvons définitivement protéger cette planète contre une poignée de fous avides qui remettent en question par leurs ambitions totalitaires l’avenir de notre monde diversifié et magnifique !

Le déploiement américain en Europe de l’Est n’a rien d’une Guerre froide

© Flickr/ Expert Infantry

Soldats américains. Image d'illustration

POINTS DE VUE

URL courte
Marco Rumignani
Renforcement de la présence de l'Otan en Europe (253)
31754511

Le Pentagone déploie des contingents supplémentaires sur le territoire des nouveaux membres de l’OTAN. Derrière cet apparent retour de la Guerre froide se cachent des calculs bien actuels. Analyse.

Une nouvelle brigade blindée américaine sera déployée en Europe de l'Est; 4500 soldats assureront des rotations de 9 mois tandis que leur matériel lourd restera en permanence en Europe. C'est ce qu'a affirmé le Général Joseph Dunford dans une interview auprès du magazine Foreign Policy.

 

Il faut rappeler que, selon les militaires américains, la Russie constitue la plus grande menace pour la sécurité des États-Unis; la nouvelle aide apportée par Washington aux nouveaux pays membres concerne aussi l'approvisionnement en matériel militaire des pays d'accueil (guerre électronique, missiles balistiques, bombardiers longue distance). Depuis la crise de Crimée, ce ne sont pas moins de 3,4 milliards de dollars qui ont été investis dans des exercices militaires.

 

M. Dunford s'était déjà distingué en déclarant en juillet dernier que la Russie était la plus grande menace à la sécurité américaine.

Si ces déploiements s'inscrivent le cadre de la coopération avec les nouveaux pays membres de l'OTAN, ils semblent relever surtout des peurs héritées de la Guerre froide. Est-ce la seule motivation de cette réaffectation des troupes américaines en Europe?

​Messieurs Gilbert Roger (Membre titulaire de la Délégation française à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN), Roland Hureaux (Essayiste français, ancien haut fonctionnaire), Alexandre Vautravers (analyste en conflits et résolution des conflits du Geneva Centre for Security Policy) confrontent leurs points de vue sur ces grandes manœuvres.

Gilbert Roger: "Elle (la réaffectation, ndlr) correspond tout à fait aux engagements américains au sein de l'OTAN. Les Français par exemple viennent d'envoyer les Mirages 2000 principalement en Pologne et dans les états baltes, pour la surveillance aérienne; donc c'est conforme à ce que nous appelons la réassurance; à côté il y a le conflit non résolu en Ukraine"

Alexandre Vautravers:"Je ne pense pas qu'il y ait de lien avec la Guerre froide. Je pense qu'il faut relativiser ces chiffres, car ils montrent que le nombre de troupes américaines en Europe est le plus bas depuis 60 ans. Il ne faut pas faire de lien directement avec la mobilisation russe de l'autre côté de la frontière ukrainienne. La présence américaine s'explique en grande partie par une demande sécurité de la part des états d'Europe de l'Est."

​Pour autant, l'Europe n'est plus autant qu'avant le centre des préoccupations américaines. Ce redéploiement de troupe a lieu alors que Washington redistribue ses cartes en Asie pour contrer l'influence chinoise:

Gilbert Roger : "Les USA voient de plus en plus du côté de l'Asie: le développement des coopérations avec le Japon, la Corée du Sud, et même le Viêt Nam —, mais en même temps, on sait que l'Europe a toujours eu des relations particulières avec les Américains et on sait aussi que nos frontières à l'Est et au sud doivent être protégées. "

Faut-il voir dans ces gestes forts un poids de plus en plus important de l'état-major américain dans la politique extérieure américaine?

 

Gilbert Roger: "Nous sommes dans la tournée d'adieu d'Obama, et dans l'incertitude de savoir qui sera le prochain président ou la prochaine présidente des États-Unis. "

 

Alexandre Vautravers: "Depuis une vingtaine d'années, les États-Unis ont développé une doctrine de smart power: après avoir confié l'essentiel des décisions aux diplomates, il y a aujourd'hui une volonté de coordonner les efforts diplomatiques avec la présence militaire."

Roland Hureaux: "On ne sait pas vraiment qui commande à Washington, mais il y a tout un complexe qui comprend certes les dirigeants de la défense, mais aussi la CIA, des lobbies industriels et bancaires, de nombreux think tanks (financés soit par les industries d'armement, soit par les banques) qui diffusent des idées et des discours qui vont le même sens, et alimentent quelque chose qu'on peut assimiler à une paranoïa dans les cercles influents de Washington. Ces cercles sont particulièrement inquiets de voir l'ascension de Donald Trump, qui jusqu'ici échappe complètement à cette idéologie."

​Le moins que l'on puisse dire est que l'Europe fournit un contexte complaisant à ces démonstrations de force américaines. Elle ne se prive en effet pas de pointer du doigt le supposé danger russe, comme le montre une proposition de résolution de la commission d'affaires étrangères du parlement européen, qui porte sur la propagande russe et l'effet déstabilisant que celle-ci amènerait dans l'Union.

 

Alexandre Vautravers: "Je ne sais pas si les chars dont il est question ici sont des outils de propagande ou de contre-propagande; le renforcement de cette présence américaine est essentiellement dû à la demande de certains États centre-Européens, au manque de sérieux et au manque de moyens de la plupart des États membres occidentaux européens de l'OTAN: ils ne disposent plus, après avoir professionnalisé et diminué leurs forces, de forces suffisantes pour rassurer leurs partenaires d'Europe Centrale."

 

Roland Hureaux : "Le Parlement européen, comme la plupart des dirigeants en Europe, n'ont plus de véritable indépendance, inféodés au pouvoir de Washington. Du temps du communisme, il y avait eu une stratégie très puissante d'influence en Europe occidentale, mais cette stratégie d'influence est aujourd'hui très faible, si on la compare avec celle menée par les États-Unis."

Le principal reproche qui est fait à la Russie serait-il finalement de ne pas être aligné sur les positions de Washington et sa vision unipolaire du monde, Moscou défendant ses intérêts dans une perspective multipolaire des relations internationales?

 

Alexandre Vautravers: "Il y a des manières différentes d'envisager les relations internationales. Une manière plutôt idéaliste, et qui se base sur la coopération, la diplomatie, le désarmement, la liberté de commerce et les marchés communs; une vision partagée par un certain nombre de pays à travers le monde, majoritaire en Occident. Et il y a d'autres États qui continuent à vouloir utiliser la force pour avancer leurs objectifs dans les relations internationales. C'est cela le véritable clivage aujourd'hui. "

 

Roland Hureaux : "Le prochain épisode de ce clash se produira dans les élections présidentielles américaines entre M. Trump et Mme Clinton. Hilary Clinton, qui a approuvé toutes les décisions politiques étrangères depuis 20 ans […] elle a joué un rôle de faucon et a toujours pris le parti de l'idéologie universaliste et d'une intervention armée. Or, il est clair que M. Trump a prononcé récemment un discours de politique étrangère, dans lequel il récuse ces orientations."

 

À l'heure où le TAFTA semble loin d'être ratifié, la présence américaine sur le sol européen se fait de plus en plus présente. Une manière de compenser l'échec probable de l'intégration économique transatlantique par une intégration politico-militaire plus poussée? Les évènements se sont enchaînés très rapidement depuis 2014. Washington devrait savoir que la sécurité est un bien commun et non pas une conception unilatérale, surtout au sein d'une alliance.

 

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

Les provocations américaines contre la Chine posent la menace d'une guerre mondiale

Derrière le dos du peuple américain et sans que cela soit l'objet d'une discussion dans la campagne électorale en cours, les États-Unis ont fortement intensifié leur confrontation militaire avec la Chine ces dernières semaines.

Jeudi, le New York Times a rapporté que les Etats-Unis allaient bientôt mener un troisième exercice de « liberté de navigation » en mer de Chine méridionale et faire pénétrer des navires de guerre dans les zones d'exclusion de 12 miles nautiques autour des territoires revendiqués par la Chine.

Lors des deux premiers incidents de la sorte, en octobre 2015 et en janvier 2016, la Marine américaine a envoyé des destroyers lance-missiles dans les eaux territoriales chinoises prétendument en vertu du droit de « passage inoffensif », qui interdit « tout exercice ou pratique avec des armes quelles qu'elles soient ».

Selon un article du Navy Times, l'amiral Harry Harris, commandant des forces américaines du Pacifique, fait pression pour une action plus agressive dans les zones d'exclusion de 12 miles nautiques autour de territoires détenus par la Chine.

Bryan Clark, ancien collaborateur de haut niveau de l'amiral à la retraite Hon Greenert, le chef récemment parti en retraite des opérations navales, a déclaré au Navy Times que Harris « veut faire de réelles opérations (de liberté de navigation). Il veut traverser une zone et faire des opérations militaires » telles le lancement d'avions et de tirs par des systèmes d'armes.

En raison de l'escalade des tensions, l'éditorial du New York Times a conclu sur la menace qu' « une sorte de confrontation semble de plus en plus probable ».

Pour leur stratégie anti-Chine, les Etats-Unis ont recruté les principales puissances de la région Asie-Pacifique, le Japon et l'Australie, ainsi que des pays comme les Philippines, Singapour, le Vietnam, la Malaisie et l'Indonésie, qui développent rapidement leurs forces navales et qui mènent eux-mêmes des opérations de plus en plus provocatrices contre la Chine.

Un rapport publié cette semaine par l'International Peace Research Institute de Stockholm a révélé une forte augmentation des dépenses militaires des alliés des États-Unis dans la région Asie-Pacifique. Les Philippines les ont augmentées de 25,5 pour cent en une seule année, suivies de l'Indonésie avec 16,5 pour cent; la Thaïlande, Singapour, la Malaisie et le Vietnam les ont tous augmentées de plus de cinq pour cent.

Cette alliance anti-Chine est de plus en plus agressive dans ses revendications maritimes. Le New York Times a fait remarquer: « La semaine dernière, le Vietnam a saisi un navire chinois pour être entré illégalement dans ses eaux territoriales, et l'Indonésie a menacé de défendre ses propres exigences avec des chasseurs F-16 ».

Cette semaine, La Marine américaine et les Marines ont déployé 5000 soldats pour un exercice militaire d'envergure avec les Philippines. Le magazine Foreign Affairs fait remarquer:

« Les exercices, qui ont débuté cette semaine comprennent un débarquement amphibien sur la côte des Philippines et une attaque simulée contre une plate-forme pétrolière, avec la participation d'un petit contingent de forces australiennes ». Mardi, le Japon a annoncé qu'il ferait passer un destroyer porte-hélicoptères dans la mer de Chine méridionale pour participer aux exercices.

Le Japon, responsable de certains des plus grands crimes de guerre de l'histoire moderne contre le peuple chinois, se remilitarise rapidement. Au début du mois, une ré-interprétation de la constitution pacifiste du Japon est entrée en vigueur, permettant au gouvernement japonais de combattre légitimement aux côtés des États-Unis sous le prétexte de la « légitime défense collective.» Allant plus loin, le premier ministre Shinzo Abe a déclaré cette semaine que la constitution permettait au Japon, où un quart de million de gens sont morts dans le bombardement d'Hiroshima et Nagasaki par les Etats-Unis en 1945, de posséder et d'utiliser des armes nucléaires.

Le régime chinois, quant à lui, est sous une pression croissante de répondre plus fortement à l'agression américaine. Hu Bo, chercheur à l'Institut de recherche océanique de l'Université de Pékin, a exhorté dans un article publié ce mois-ci par Diplomat: « Face aux opérations militaires américaines en mer de Chine méridionale naturellement, la Chine devrait être préparée militairement ». Il a ajouté: « la Chine devrait adopter et appliquer toutes les options pour contrer et exposer les pièges tendus par les Etats-Unis avec de telles opérations militaires ».

Avec l'escalade des tensions des deux côtés, une opération américaine de liberté de navigation ou même un des conflits quotidiens, la plupart du temps non rapportés, entre navires militaires et de pêche en mer de Chine méridionale, ou même un « accident », comme un récent survol du territoire chinois par un bombardiers B-52 américain à capacité nucléaire, pourrait rapidement conduire à un échange militaire à grande échelle, y compris éventuellement avec des armes nucléaires.

Le potentiel pour un conflit militaire entre « grandes puissances » est vite devenu la préoccupation centrale de l'armée américaine. Dans une déclaration extraordinaire, le chef d'état-major général Mark Milley a dit à une audience du Comité des services armés du Sénat jeudi que les Etats-Unis avaient un « haut risque » dû au « potentiel d'un conflit de grandes puissances ... et de coût en fait de pertes. »

En dépit de ces déclarations franches de hauts militaires et du New York Times du danger d'un conflit militaire entre « grandes puissances », c'est à dire de guerre mondiale, ces questions ont été totalement exclues de l'élection présidentielle de 2016. A écouter ce que les candidats eux-mêmes disent, on ne saurait jamais que les États-Unis et la Chine se rapprochent toujours plus d'un affrontement militaire ouvert.

Il est souvent arrivé en Amérique que se produisent de grandes escalades militaires immédiatement après des élections. Woodrow Wilson, réélu en 1916 avec le slogan « Il nous préservé de la guerre, » a conduit les Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale le 2 Avril, 1917. Lyndon B. Johnson, qui a brigué les élections de 1964 en tant que le candidat de la paix, a effectué une vaste escalade de la guerre au Vietnam après seulement quelques mois au pouvoir.

Peu importe qu'un démocrate ou un républicain devienne président l'an prochain, il y a un réel danger qu'immédiatement après l'élection, sinon avant, les Etats-Unis ne soient engagés dans une confrontation militaire majeure avec la Chine, la Russie ou au Moyen-Orient.

Le Parti de l'égalité socialiste, en solidarité avec le Comité international de la Quatrième Internationale, est déterminé à alerter la classe ouvrière et la jeunesse de l'immense danger de guerre et à placer cette question au centre des élections de 2016.

(Article paru en anglais le 8 avril 2016)

Wsws

téléchargement

 

 

 

 

 

 

Les États-Unis accélèrent leur encerclement militaire de la Chine

Les États-Unis et les Philippines ont annoncé vendredi dernier que cinq des bases militaires du pays seraient ouvertes aux forces américaines en vertu de l’Accord de la coopération renforcée de défense (EDCA). La mise en œuvre de l’accord sur les bases militaires aux Philippines n’est qu’un des composants de l’accélération du renforcement militaire des États-Unis dans la région Indo-Pacifique dans le cadre de l’encerclement et des préparatifs de guerre contre la Chine.

 

 

chine war

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les deux pays ont signé l’accord EDCA en 2014, mais la Cour suprême des Philippines vient seulement de rejeter les contestations judiciaires à l’accord en janvier. L’annonce de la semaine dernière faisait suite à deux jours de discussions de haut niveau à Washington autour d’une offre par l’administration philippine faite en février pour rendre huit bases militaires disponibles aux militaires américaines.

Les cinq « lieux convenus » comprennent la base militaire aérienne Antonio Bautista, sur l’île de Palawan, directement adjacente aux îles contestées de Spratley dans la mer de Chine méridionale. Au cours de la dernière année, Washington a considérablement accru les tensions avec Pékin, en dénonçant ses activités de remblaiement dans les îles et la « militarisation » de la mer de Chine méridionale. En octobre dernier et à nouveau en janvier, les destroyers de la marine des États-Unis ont directement contesté les revendications maritimes chinoises par intrusion dans la limite territoriale de 12 milles marins autour des îlots administrés par la Chine.

L’armée américaine aura également accès à la base aérienne de Basa au nord de Manille, le Fort Magsaysay (une base militaire énorme), la base aérienne de Lumbia au Cebu et la base aérienne de Mactan-Benito Ebuen à Mindanao. Le Secrétaire à la Défense américain, Ashton Carter, doit se rendre à Manille le mois prochain pour finaliser les arrangements. Cependant, l’ambassadeur américain aux Philippines, Philip Goldberg, a déclaré aux médias qu’il s’attendait à ce que le mouvement initial des fournitures et du personnel à commencer « très bientôt. » Le Congrès américain a mis de côté 66 millions de dollars pour la construction d’installations militaires aux Philippines.

Pékin a condamné la nouvelle entente sur les bases militaires et a mis en garde contre le risque de conflit. Un commentaire publié samedi par l’agence de presse Xinhua appartenant à l’État a accusé Washington de « troubler les eaux de la mer de Chine méridionale et de faire de l’Asie-Pacifique un second Moyen-Orient. » Le lundi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hua Chunying a souligné l’hypocrisie des États-Unis, accusant la Chine de « militariser » la mer de Chine méridionale, en criant : « n’est-ce pas ce genre de renforcement continu des déploiements militaires en mer de Chine méridionale et dans les régions avoisinantes qu’ils considéraient comme de la militarisation ? »

Au moment où les États-Unis se préparaient à redéployer les forces militaires dans leur ancienne colonie, le général Dennis Via, chef du Materiel Command de l’armée américaine, a révélé aux médias la semaine dernière que Washington avait obtenu d’autres accords sur des bases militaires en Asie, dont le Vietnam, le Cambodge et d’autres pays qui n’ont pas été nommés. En vertu de ces accords, l’armée américaine sera en mesure de stocker des équipements pour permettre à ses troupes d’être déployées plus rapidement dans la région.

Via a souligné que les « ensembles d’activités » seraient axés sur les opérations de faible intensité telles que les exercices multinationaux de formation et les opérations de secours. « Nous regardons, par exemple, vers le Cambodge pour le placement d’un hôpital de soutien au combat », a-t-il dit.

Les assurances qu’une présence militaire américaine sera bénigne sont sans valeur. Comme aux Philippines, le Pentagone avance avec précaution afin de ne pas enflammer immédiatement une opposition à une présence militaire étrangère. Dans le cas du Cambodge et du Vietnam, la mort et la destruction causées dans les deux pays par la guerre néocoloniale de Washington dans les années 1960 et 1970 sont profondément gravées dans la conscience populaire.

Washington a déjà noué des relations plus étroites diplomatiques, économiques et militaires avec le régime vietnamien, y compris le soutien de sa position plus agressive dans ses différends avec la Chine en mer de Chine méridionale. Les États-Unis ont levé l’embargo sur la vente d’armes au Vietnam, ont mené des exercices militaires conjoints et cherchent un meilleur accès aux installations portuaires. Toutefois, le placement des fournitures de l’armée américaine à l’intérieur du Vietnam pour la première fois depuis que les troupes américaines ont été contraintes de se retirer en 1975 marque un tournant dans la collaboration du régime avec l’impérialisme américain.

Beijing sera encore plus préoccupé par la décision du Cambodge d’accueillir des équipements militaires américains. Le régime cambodgien a des liens étroits avec la Chine et a tenté de bloquer les efforts américains visant à faire pression sur l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) pour qu’elle prenne une position plus conflictuelle contre la Chine sur la mer de Chine méridionale. Néanmoins, les États-Unis ont développé des liens de défense avec le Cambodge depuis 2006. Ceux-ci comprennent un peu d’entraînement, des droits de faire escale, et des exercices conjoints. Washington a également exploité l’Initiative du sud du Mékong (LMI) afin d’enfoncer un coin entre d’une part le Cambodge, le Vietnam, le Laos et la Thaïlande, et de l’autre, la Chine qui construit des barrages sur le cours supérieur du fleuve Mékong.

Les accords de bases militaires les plus récents avec les Philippines, le Vietnam et le Cambodge viennent conforter le stationnement des navires de combat côtier de la marine des États-Unis à Singapour et la collaboration militaire plus étroite avec l’Indonésie et la Malaisie. L’expansion rapide de la présence militaire américaine en Asie du Sud-Est va de pair avec la restructuration des bases militaires américaines permanentes en Corée du Sud, au Japon et à Guam, la mise à niveau du partenariat stratégique des États-Unis avec l’Inde, et les préparatifs du stationnement de bombardiers stratégiques de longue portée dans le nord de l’Australie.

Ce renforcement militaire de la part des États-Unis fait partie du « pivot vers l’Asie » que l’Administration Obama avait annoncé officiellement en 2011, une stratégie globale diplomatique, économique et militaire visant à subordonner la Chine aux intérêts de Washington. Le « pivot » a considérablement enflammé les poudrières potentielles de la guerre dans toute la région, et en particulier à travers ses activités provocatrices dans la mer de Chine méridionale.

À Canberra la semaine dernière, l’amiral Scott Swift, commandant de la Flotte du Pacifique des États-Unis, a lancé une autre bordée contre la Chine, déclarant que « la liberté des mers » était « de plus en plus vulnérable à une résurgence menée par un état du principe que la force fait le droit. » Il a déclaré qu’il était troublé par « les signes indéniables de militarisation dans certaines parties de la région, sans précédent par leur étendue et leur échelle. »

Le cynisme de ces déclarations ne connaît aucune limite. La marine américaine a non seulement réalisé deux opérations de « liberté de navigation » dans les eaux territoriales revendiquées par la Chine, mais aussi, plus tôt ce mois-ci, elle a envoyé le porte-avions nucléaire, le USS John C Stennis, avec son groupe d’attaque associé, en mer de Chine méridionale pendant quatre jours d’exercices et de patrouilles. Au cours du dernier quart de siècle, les États-Unis sont passés outre et ont foulé aux pieds le droit international sur la base de « la force fait le droit » en se livrant à une succession continue de guerres, interventions militaires et provocations.

Maintenant, Washington se prépare à la guerre à une échelle encore plus terrible avec la Chine en mettant les pays de la région sous pression afin de les faire rentrer dans les rangs. La visite de Swift à Canberra coïncide avec une campagne concertée pour faire pression sur le gouvernement australien pour monter sa propre opération « liberté de navigation » dans la mer de Chine méridionale – un exercice militaire téméraire qui implique toujours le risque d’une erreur de calcul ou une erreur déclenchant un conflit plus large.

(Article paru d’abord en anglais le 22 mars 2016)

Wsws

 
Posté par Nadmiiiz à  -  - Commentaires [0] - Permalien [#
Tags :  
 
 
 

FRANCE : DES VENTES DE L'AFRIQUE DU NORD À LA RUSSIE 4ème Producteur Mondial.

La France est, avec le Royaume-Uni et l’Allemagne, régulièrement classée troisième, quatrième ou cinquième exportateur mondial d’armes classiques en valeur - derrière les États-Unis et la Russie.

 

Principaux clients :

Singapour, les Émirats arabes unis, la Grèce, d’autres partenaires au sein de l’OTAN et des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, ainsi que d’autres pays francophones. Récemment, la France et la Russie ont inauguré une coopération en matière de défense et d’équipements navals.

Transferts irresponsables :

La France est généralement favorable à des critères stricts pour les transferts d’armes, mais elle a fourni des armes à des pays où de graves violations des droits humains pouvaient être commises, comme la Libye sous le colonel Kadhafi, l'Égypte, Israël et le Tchad, ainsi que la Syrie entre 2005 et 2009.

                                          

 

D'après un ex-ministre russe, le risque de guerre nucléaire en Europe augmente de plus en plus

BRUXELLES (Reuters) - Le bras de fer Est-Ouest au décours de la crise en Ukraine a apporté une menace de guerre nucléaire en Europe plus proche que jamais depuis les années 1980, un ancien ministre russe des Affaires étrangères a mis en garde samedi.

 

isk-of-nuclear-war-in-europe-growing-warns-russian-ex-minister-2016-3

 

 

 

 

 

 

 



«Le risque de confrontation avec l'utilisation d'armes nucléaires en Europe est le plus élevé depuis les années 1980», a déclaré Igor Ivanov, ministre des Affaires étrangères de la Russie de 1998 à 2004, aujourd'hui à la tête d'un think-tank fondé par le gouvernement russe et basé à Moscou, 

Alors que la Russie et les États-Unis ont réduit leurs arsenaux nucléaires, le rythme se ralentit. En Janvier 2015, ils avaient un peu plus de 7000 ogives nucléaires chacun, environ 90 pour cent des stocks mondiaux, selon l'International Peace Research Institute de Stockholm.

"Nous avons moins d'ogives nucléaires, mais le risque de les utiliser est de plus en plus élevé», a déclaré Ivanov lors d'un événement à Bruxelles avec les ministres des Affaires étrangères de l'Ukraine et de la Pologne et un législateur américain.

Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a mis en garde la Russie quand au fait d'intimider ses voisins avec des discours sur les armes nucléaires, exprimant publiquement des inquiétudes parmi les responsables occidentaux.

La défense antimissile

Ivanov a accusé un bouclier de défense antimissile que les Etats-Unis ont mis en place en Europe pour relever les enjeux.

Une partie de ce bouclier implique un site en Pologne qui doit être opérationnel en 2018. Cela s'avère particulièrement problématique pour Moscou car cela porte la capacité militaire américaine à proximité de la frontière russe.

Cependant, les États-Unis et l'OTAN disent que le bouclier est conçu pour protéger l'Europe contre les missiles balistiques iraniens et ne vise pas la Russie, et n'est pas capable d'abattre ses missiles.

"On peut être sûr qu'une fois que les Etats-Unis auront déployé leur système de défense antimissile en Pologne, la Russie répondra en déployant son propre système de défense antimissile à Kaliningrad", a déclaré Ivanov, se référant au territoire de la Russie dans les pays baltes.

Dans les remarques qui sont susceptibles d'alarmer les diplomates européens et l'OTAN qui cherchent une solution politique au conflit séparatiste en Ukraine qui a tué plus de 9.000 personnes depuis Avril 2014, Ivanov a également déclaré que l'Europe et la Russie ont peu de chances d'une réelle réconciliation. 

"Les chemins de l'Europe et la Russie sont sérieusement divergents et le resteront pendant longtemps ... probablement pour les décennies à venir", a déclaré M. Ivanov, ajoutant que la Russie ne pouvait pas être le flanc Est d'une «grande Europe ayant échoué."

«Ces beaux plans, nous devons les oublier», a-t-il dit, ajoutant que le destin de la Russie était désormais d'être le leader d'une plus grande Eurasie étendue de la Biélorussie à la frontière chinoise.

Source: Business Insider
Traduction: Fawkes News