WWIII : MARC JUTIER PRÉSIDENT 13/05/16 – la lettre d'info de Fraternité Citoyenne – N° spécial, « motion de censure » … TAFTA & OTAN : même combat !

Publié le par José Pedro

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13/05/16 – la lettre d'info de Fraternité Citoyenne – N° spécial, « motion de censure » … TAFTA & OTAN : même combat !

Commentaires de citoyens (membre ou sympathisant de FC)

 

COMEDIA DEL ARTE: J.C. Cambadélis saisit "la haute autorité éthique du PS" pour étudier la position à trancher sur les 27 députés signataires d'une motion de censure de gauche qu'ils n'ont même pas pu déposer!

Bon à rappeler: la composition des instances de ce parti découle des résultats de son dernier congrès, donc ils vont être "jugé" par une instance composée à 70% par des membres de la motion "Cambadélis/Valls/Hollande".

Alors que vont-ils décider? Les exclure? Certainement pas! Premièrement, s'ils les sortaient du PS, ils tueraient le parti du président sortant à un an de la présidentielle en provocant une scission, ce qui empêche quasiment celui-ci ou un des restants de se présenter...histoire de parrainages.

Deuxièmement, l'un des exclus (qui ne manquerait pas de se victimiser!), tenterait de proposer sa candidature et de fait ferait perdre des points "précieux" au candidat officiel du PS.

Alors au final, la haute autorité va dire "c'est pas bien... ce que vous n'avez réussi à faire", bref les gronder, et dire "comme vous n'avez pas été sages, nous n'organiserons pas de primaire, et si vous voulez récupérer quelques miettes d'investitures pour les législatives en suivant, fermez vos gueules!

Lol, vive la comedia del arte! Laurent Beaud - toutmontpellier.fr/montpellier-laurent-beaud-candidat-socialiste-a-l-investiture-au-nom-des-militants.html

D'autant plus que s'ils excluent les "fautifs" plus rien n'empêchera ceux-ci de voter la motion de censure qui suivra l'utilisation du 49.3 en deuxième lecture … à suivre donc! Mais quel cirque tout de même cette motion de censure condamnée d'avance! Car adopté, une motion de censure, vaudrait immédiatement dissolution de l'Assemblée, avec toutes les chances pour les audacieux de gauche ou “frondeurs” de ne pas retrouver leur poste de député. Le problème est aussi simple que ça! Le 11 mai, il manquait deux voix à la gauche pour poser sa motion… que les députés de droite n’auraient pas votée parce que venant de gauche. Et les frondeurs n'ont pas voté une motion émanant de droite. Bref, un triste cirque! Car, quoi qu'il en soit, il n’y a pas deux façons de s’opposer à un texte et il n'y a pas de "non de gauche” et de "non de droite”, dans un vote, les "non" s'additionnent, quelles qu'en soient les motivations. Soit on l’adopte, soit on le rejette. Soit on dit “Oui” soit on dit “Non”. Demander 2 motions de censure différentes, pour avoir des “Non de gauche” dans un vote séparé des “Non de droite”, c’est prétendre qu'on s’oppose à une loi tout en réunissant les conditions techniques pour qu’elle passe.

C’est tenir un double langage et c’est se moquer des citoyens. Je ne suis donc pas choqué de voir des députés de gauche voter la censure d’une loi qu'ils désapprouvent. Ce qui m’intrigue dans cette affaire, c’est que la gauche veuille la censurer au motif qu’elle est trop à droite, et que la droite veuillent la censurer au motif qu’elle est trop à gauche. Comment une loi peut elle être en même temps trop à gauche et trop à droite ? A l’évidence les explications de ces votes in-assumés sont donc à chercher ailleurs. Ils mettent à jour les contradictions d’une gauche qui conteste un gouvernement issu de ses rangs sans oser le faire tomber, et une droite qui n’ose pas soutenir ouvertement une loi qui les arrange quand même un peu. Chacun tente de se justifier devant ses électeurs, dans un numéro d’équilibriste verbal qui ne convainc peut-être pas beaucoup !

Pour mémoire, combien de motions de censure ont été votées à la majorité sous la 5ème République depuis 1958? UNE SEULE! Lorsque le général de Gaulle décida d’instituer par voie de référendum l’élection du Président de la République au suffrage universel. Le 5 octobre 1962, l'Assemblée nationale a renversé le gouvernement G. Pompidou. Le président de la République, C. de Gaulle, refusa de céder et dissout l'Assemblée le 9 octobre, faisant appel au jugement du pays. C'est une victoire sans appel, les élections législatives de 1962 donnant une majorité absolue aux candidats gaullistes. Le conflit qui opposait la chambre basse et le gouvernement fut donc résolu à l'avantage du gouvernement, reconduit dans ses fonctions. Je crains que cela ne se passerait pas tout à fait de la même façon aujourd'hui pour F. Hollande, s'il choisissait la dissolution ! Mais la droite au pouvoir ... cela ne serait-elle pas sa seule chance d'être réélu en 2017? MJ

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Jacob Rothschild à Emmanuel: 

Mon fils, FH est mort, ne reste pas dans le cercueil du PS, tu as mieux à faire.

Tu auras des crédits illimités pour ta campagne, dont tu ne dépasseras pas le montant autorisé, car tu as avec toi des soutiens de taille qui ne parleront que de toi dans la presse Nationale, qui se trouve être entre mes mains. Tu es jeune, beau, intelligent, et riche, et tu as à peine plus de 33 ans + 5, que demande le Peuple? Que tu puisses exprimer toute ta puissance comme Alexandre le Grand ou comme Jésus de Nazareth. Tout le monde t'envie, et tes concurrents ne sont que le pâle reflet de ton aura. Tu ne vas faire qu'une bouchée d'Alain Juppé qui préférait te voir en train de travailler dans ton ministère, tu es mieux que Nicolas Sarkozy et que Marine Le Pen réunis. Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années, bien qu'elles y participent. Tu seras sollicité par tous les Français et les Jeunes te suivent déjà, et tu appliqueras les préceptes que je t'ai enseignés. Au PS tu as le soutien de la motion A, au Centre tu es un génie, à la droite tu es le préféré, il ne te reste plus qu'à y aller, mes sondages te porteront aux nues, et je préfère l'original aux copies. Tout autre que moi au seul bruit de ton nom pourrait trembler d’effroi. Les palmes dont je vois ta tête si couverte semblent porter écrit le destin de mes pertes.

J’attaque en téméraire un bras toujours vainqueur, mais j’aurais trop de force, ayant assez de cœur. A qui venge son père il n’est rien d’impossible:

Ton bras est invaincu, mais non pas invincible. Va mon fils, va mon sang, va réparer ma honte. D'un affront si cruel, Qu'à l'honneur de tous deux il porte un coup mortel : D'un soufflet. L'insolent en eût perdu la vie ; Mais mon âge a trompé ma généreuse envie ; Et ce fer que mon bras ne peut plus soutenir, Je le remets au tien pour venger et punir. Je dois te quitter. Ô rage, Ô désespoir, Ô vieillesse ennemie, Que n’ai-je tant vécu pour vivre cette infamie, j’entends ma maîtresse se tordre et se pâmer, et moi je n’ai hélas aucun objet pour la calmer. Emmanuel, va cours vole et baise. Va contre un arrogant FH éprouver ton courage : Ce n'est que dans le sang qu'on lave un tel outrage ; Meurs, ou tue. Au surplus, pour ne te point flatter, Je te donne à combattre un homme à redouter ; Je l'ai vu, tout couvert de sang et de poussière, Porter partout l'effroi dans une armée entière. J'ai vu par sa valeur cent escadrons rompus ; Et pour t'en dire encore quelque chose de plus, Plus que brave soldat, plus que grand capitaine, C'est … . Jean-Claude LOUISTISSERAND

TAFTA & OTAN : même combat !

Au cours du XXe siècle, avec la seconde révolution industrielle et l’arme stratégique du pétrole à son origine, les multinationales ont fait la double découverte de l’économie de guerre et de la guerre économique. Elles ont ainsi pu construire des puissances financières et politiques confinant aujourd’hui à la "toute puissance", ancien attribut divin. Par le biais de la mondialisation de l’économie et d’une plus grande concentration financière, elles ont développé des réseaux d’influence transnationale et intercontinentale qui leur donnent un pouvoir surpassant largement celui des États. De quoi orienter en profondeur les politiques d’intérêt général dans le sens de leurs intérêts privés. Les accords de libre-échange ne sont rien d'autre que la formalisation et l'institutionnalisation d'un processus historique, idéologique et bien sûr économique et financier. A l'heure des derniers "rounds" du cycle de ces négociations stratégiques confidentielles de l'accord transatlantique, il devient difficile d'analyser l'impact du TAFTA en faisant abstraction de celles de l'OTAN.

Une économie de guerre : le "Consensus de Washington"

Un petit retour historique s'impose ici. Il nous faut remonter aux années 70 lorsque le FMI, la Banque Mondiale soutenu par le département du Trésor américain mirent au point un programme pompeusement appelé "Consensus de Washington". Avec ses 4 piliers définissant le nouveau libéralisme, il peut être regardé comme une véritable déclaration de guerre contre l'État providence.

1er pilier : Dérégulation des marchés financiers mondiaux ;

2e : Libéralisation des flux commerciaux mondiaux et élimination des barrières douanières et commerciales qui avaient été mises en place dans tous les pays pour protéger leurs industries ;

3e : Affaiblissement des États afin de minimiser leurs possibilités d'intervention et de réduire fortement les recettes fiscales pour in fine supprimer l'État social ;

et 4e : Libéralisation de tous les secteurs d'activités à l'intérieur des pays et vente de ces secteurs à des investisseurs privés.

Ces quatre fronts d'attaque définissent la nouvelle stratégie politique ultra-libérale. Élaborés et mûris durant les premières décennies de reconquête des territoires coloniaux, ils se sont brutalement illustrés dans les années 80 à travers les plans d'ajustement structurels contre les pays du Tiers Monde. Puis la longue marche de démantèlement des économies nationales s'est attaquée ouvertement à l'Europe. Insidieusement amorcé avec le plan Marshall, ils se sont prolongés par la mise en place des Traités de Rome, de Maastricht, de Lisbonne puis en 2012, le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) et du mécanisme européen de stabilité (MES). Dit autrement, il s'agit de pérenniser le financement des états, sous la coupe des banques privées, à la condition d'organiser la casse sociale, le démantèlement des services publics, d'imposer l'austérité (remboursement de la dette aux banques) et in fine d'éliminer la démocratie au profit du despotisme technocratique. Le phénomène dominant et perpétuellement violent depuis l’accumulation primitive du capital a été une monopolisation et une marchandisation croissante des ressources globales de la planète et l’ambition générale de ces accords est d’accroître la soumission des institutions démocratiques (ou ce qu'il en reste) aux lois du marché. L'accentuation de la dérégulation menace s'il en était encore besoin, les normes sociales, sanitaires, environnementales et démocratiques.

Initié par les USA, "ces négociations visent à assurer un environnement commercial ouvert, transparent et prévisible, une plus grande circulation des biens, des services et des capitaux, une libéralisation accrue de l’investissement dans les domaines de l'énergie, d'accès aux matières premières, une harmonisation des barrières règlementaires et douanières", telle est la définition habituellement donnée de ces transactions clandestines qui se déroulent depuis 2013 pour ce qui concerne le TAFTA. (Car n'oublions pas que L'UE et le Canada (paradis fiscal et financier de 60% des compagnies minières mondiales) ont signé en octobre 2013 l'accord de principe de l'AECG (accord économique commercial global) ou CETA (en anglais). Il est actuellement en cours de ratification et son entrée en vigueur prévue en 2018).

L'ampleur colossale de la casse

Concrètement, ces règles d’investissement assurent pour les multinationales et investisseurs privés l'assurance légale de perpétuer et de prospérer par des politiques encore plus agressives contre les droits sociaux et du travail, les droits fondamentaux humains tels que l'accès à la santé, l’éducation, l’eau, le logement, l'environnement, etc. Ce qui signifie pour l'avenir une multitude d’autres attaques ultra-libérales et davantage de pouvoir pour les entreprises via un système juridique parallèle (tribunaux d’arbitrage internationaux privés) soustrait du droit interne des États membres. On n'imagine aisément les conséquences possibles. Les choix de politiques ciblées en faveur de la transition énergétique et écologique pourraient être condamnés car faussant la concurrence ou compromettant des bénéfices escomptés. Sans être exhaustifs, dans la longue liste des menaces envisageables, on peut citer : une subvention nationale, territoriale ou locale, un soutien aux énergies renouvelables, une politique de relocalisation d’une activité ou de l'agriculture, la remise en cause de l'interdiction de la technique de fracturation hydraulique et l'abrogation de tous les permis ou les demandes de permis (détenus en totalité par des compagnies étrangères), l'absence d'évaluation des risques sanitaires et environnementaux exigée par la réglementation européenne concernant les OGM (déjà mise à mal par les entreprises de l’agrochimie avec de nouvelles techniques de manipulation génétique), les recours en justice contre les grands projets inutiles imposés et les permis miniers qui se multiplient en France, ou des mesures pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, etc., pourraient être pris pour cible. Dès lors, les fonctions régaliennes des États se réduiront à des besognes de maintien de l'ordre public, de sécurité et de gestion des dépenses au service des banques privées par l'augmentation sans limite des dettes publiques.

Outre qu'une fois encore la société civile est tenue à l'écart des grands choix de société, il nous faut désormais prendre conscience du caractère Intolérable et Inacceptable qu'est la tyrannie ou le despotisme de ces entreprises transnationales financières et industrielles qui en imposant au monde leur logique concurrentielle de croissance illimitée, contournent les règles de droit et de la fiscalité, préférant privilégier la rémunération des actionnaires sans le moindre souci de l'avenir des sociétés humaines.

Dans son livre manifeste, "La Société du spectacle", Guy Debord faisait de l’économie la "science dominante de la domination". On mesure encore plus aujourd'hui, à l'ère de la toute-puissance des transnationales cette sentence situationniste.

Le Tafta ou l'Otan économique

Comme nous l'avons montré dans notre livre "Gaz de schiste, le choix du pire" l'irruption de Christophe Colomb dans les Caraïbes, marque à la fois le début des Temps Modernes et les liens indéfectibles entre le Big-business et la guerre. Cinq siècles plus tard, à l’ère contemporaine des complexes militaro-industriels, les tensions guerrières actuelles entre les Empires (Europe, USA, Russie, Chine) témoignent s'il en était encore besoin de ce rapport incestueux permanent entre ces deux entités.

Telle est notre situation, irrésistiblement orwellienne, depuis cette époque lointaine : la guerre est une bonne affaire pour les milieux d’affaires et leurs basses besognes militaro-industrielles dans le développement du "capitalisme du désastre", pour reprendre la formule de Naomi Klein, participent conjointement au déploiement planétaire des flux de marchandises et à la mondialisation des conflits.

Un des aspects rarement évoqué de ces négociations secrètes est qu'elles n'omettent pas le volet des questions relatives à la politique et à la sécurité. Comprendre les caractères géopolitiques et géostratégiques de ces négociations : ladite "défense (militaire)" des intérêts de ces blocs économiques et de leurs sources d'approvisionnement en ressources (pétrolières, minières, agricoles) vitales. Sur ce point, le texte de la "Déclaration transatlantique de 1990" rappelle : "le ferme engagement des USA et des Etats membres de la Communauté européenne en ce qui concerne l’Alliance Atlantique Nord (l’OTAN), ses principes et ses objectifs". Dans la foulée, Hillary Clinton a lancé cette phrase: "le Tafta c’est un Otan économique […]", et de son côté, l’ambassadeur des USA auprès de l’UE, Anthony Gardner, d'ajouter : "il y a d’essentielles raisons géostratégiques pour conclure l’accord".

On l'aura compris, l'objectif réel de Washington est clair : renforcer le pouvoir (de nuisance) de l’OTAN, en créant un bloc politique, économique et militaire USA-UE.

Avec un accord Transatlantique à l'Est et un accord Trans-Pacifique à l'Ouest, les États-Unis, (et son satellite l'Europe) se placeraient clairement au centre du jeu commercial mondial (50% du PIB mondial) faisant front aux pays émergents ou tout autre entité contestant l'hégémonie Nord-américaine. Dans le langage militaro-industriel et comme au bon vieux temps de la guerre froide, entendre : des pays non-alignés avec en tête de liste la Russie, la Chine, l'Iran. En fait, tous les pays qui contestent l'hégémonie américaine et souhaitent sortir de l'impérialisme des pétrodollars en refusant les règles du commerce mondial que les USA prétendent imposer au reste du monde.

Par ailleurs et en son temps, les républiques séparées de l'ex-bloc soviétique furent courtisées par les faucons de Washington qui proposèrent aux despotes locaux en poste l’installation de bases militaires. Certaines acceptèrent comme l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Slovaquie, la Roumanie, la Bulgarie,…Condition sine qua non pour une adhésion ultérieure à l'Europe pour la plupart d'entre elles. Aujourd'hui, ce sont 22 des 28 pays de l’UE qui ont signé des partenariats militaires avec cette organisation dont le commandement suprême a toujours été dévolu à des généraux américains. A ce petit jeu, la France n'est pas en reste. Une fois de plus, pas de débat public sur la position de notre pays et sa réintégration depuis 1995 au comité militaire et au conseil des ministres de l’OTAN confirmée en 2009 sous le règne de N. Sarkozy. Et le 7 avril 2016, sous la présidence de F. Hollande, a été signé un Protocole qui autorise l’installation sur notre territoire des commandements et bases militaires et qui définit le statut juridique des quartiers généraux de l’OTAN et de leurs personnels. La prétendue "Europe de la paix" est ainsi réunifiée sous l'étendard de l’OTAN et transformée en « Union Européenne économico-militariste » pouvant conduire à une troisième guerre mondiale.

L'Otan économique ou le Tafta militaire

Après les sanctions économiques contre la Russie, imposées par les USA en raison de la prétendue annexion de la Crimée en mars 2014, depuis près de deux années, les États-Unis ont déployé le long de la frontière occidentale de la Russie (de la mer Baltique à la méditerranée) la plus importante accumulation de forces armées depuis la Seconde Guerre mondiale. La guerre de la propagande fait rage et les accusations de provocations ou d'agressions fusent de toutes parts. De ce secteur, pas de plan d'austérité pour les budgets militaires. Ils flambent littéralement avec en priorité le renouvellement ou la modernisation des armements nucléaires. À Prague en 2009, le storytelling d'une main et l'autre sur le cœur B. Obama, rappelait son attachement à la désescalade de l'armement nucléaire. Malheureusement, ces déclarations ne résistent pas à l'analyse factuelle. Une fois de plus, les promesses des élites n'engagent que ceux qui veulent bien y croire ! De leurs côtés, la recherche, l'industrie militaire et les ventes d'armes se portent bien, merci.

Depuis l’annonce en 2011 du " pivot" ou "rééquilibrage" du gouvernement Obama vers l’Asie, les États-Unis ont renforcé leurs liens et leurs capacités militaires avec le Japon, les Philippines, l'Australie et quelques autres anciennes colonies et multiplient les exercices provocateurs de plus en plus agressifs au nom de la "liberté de navigation". Imaginons la Chine ou la Russie venant côtoyer les eaux territoriales américaines !... En avril 2016, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter en visite à bord du porte-avions USS John C. Stennis croisant au large de la Chine a confirmé que les USA étaient résolus à maintenir une présence militaire importante dans cette région et qu'il n'excluait pas un blocus naval pour étrangler l’économie chinoise. Menace à peine voilée afin de bien faire comprendre à ce pays que les États-Unis étaient prêts à maintenir par la force militaire (si nécessaire) leur position dominante dans la région Asie-Pacifique.

Sur le front méditerranéen les choses ne vont pas mieux et là aussi l'OTAN intensifie les exercices militaires (plus de 300 en 2015) tout en renforçant ses liens avec les pays de la région, en particulier avec les états membres du "Dialogue méditerranéen" : l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, l'Égypte, la Jordanie et Israël. Pour mémoire, rappelons qu'environ 30 % du trafic maritime mondial et 65 % du pétrole et du gaz consommés en Europe occidentale transitent par la Méditerranée, faisant de cette région et voie maritime une zone géostratégique cruciale de l'énergie et des biens de consommation.

Si la survie de l’espèce humaine est sans conteste liée à l’état de santé de la biosphère, à l'inverse, l’enrichissement des riches est en proportion de sa destruction et de sa rapidité.

Dès lors, et puisque l'Europe (des eurocrates) participe activement à cette stratégie du chaos, comment penser raisonnablement, comme les élites tentent encore de le faire croire à la société civile que ces accords se font pour la prospérité et le plus grand bien de l’humanité ? Depuis longtemps cette Europe a fait allégeance à cette entité d'Amérique du nord désignée comme la "plus grande puissance militaro-industrielle" planétaire et encore présentée comme le havre de la liberté et la démocratie alors qu'elle est la plus à même de menacer la paix mondiale. Cette Europe, qui s'accommode très bien des paradis fiscaux, de l'optimisation et de l'évasion fiscale révélés par les scandales "Suisleaks", "Luxleaks", "Panama papers" mais échoue à s'entendre pour faire face à une catastrophe humaine en accueillant des réfugiés victimes des conflits auxquels elle a largement participé, cette Europe et son parlement "d'élus des peuples" qui adopte régulièrement des textes (sous l'influence des lobbies) très favorables aux multinationales, s'est illustrée récemment encore en votant massivement l'adoption de la directive sur le secret des affaires, en dit long sur la trahison des élites.

Enfin, dans une tournée d'adieux pathétiques mais pour s'assurer avant son départ que le job a bien été fait et continuera de l'être, l'empereur Obama entouré de tous les ténors de l'Europe est en réalité venu pour accélérer et finaliser les opaques négociations transatlantiques, avant de se rendre à Varsovie en juillet pour un sommet de…L’OTAN. Là encore, comment accorder une quelconque crédibilité aux gesticulations politico-médiatiques de circonstances crânement affichées par nos élites europhiles affirmant qu'en l'état, ils ne signeraient pas ces accords. Comment peuvent-ils s'imaginer qu'ils auraient le pouvoir de modifier les stratégies qui se décident bien au-dessus de leurs têtes (et depuis longtemps) puisque la commission européenne passe 80 % de son temps avec les représentants de l’industrie. Face à cet aveuglement irrationnel et épidémique des élites dirigeantes occidentales, est-il enfin coulé le fameux "cratère où tonnera la raison" ?

Jacques Ambroise - Auteur des livres aux Éditions Sang de la Terre : "Gaz de schiste, histoire d'une imposture" en 2013 et, avec Jean-Marc Sérékian, de : "Gaz de schiste le choix du pire" en novembre 2015

Marc Jutier ○ Président de FC ○ Site ○ Articles ○ Livres ○ Vidéos ○ Documents ○ Blog ○ facebook ○ twitter ○ plus.google.

Fraternité Citoyenne - Association de loi 1901 - parution au J.O. le 10 février 2010. 

Au fait, il faisait quoi chez Rothschild, Emmanuel Macron le fils spirituel de Jacob Rothschild? Emmanuel Macron a participé à la conférence Bilderberg 2014

macron

Emmanuel Macron a participé à la conférence Bilderberg 2014 pour annihiler la France et tous les états-nations afin de créer un seul gouvernement mondial dans un nouvel ordre mondial. BilderbergMeetings.org

Voir la liste complète des participants de la conférence Bilderberg 2014.

Il a aussi été un banquier des Rothschild. Comme haut fonctionnaire, il est rapporteur de la Commission pour la libération de la croissance française (« commission Attali ») en 2007. Puis en septembre 2008, recruté par François Henrot sur recommandation de Jacques Attali et de Serge Weinberg, il devient banquier d’affaires chez Rothschild Wiki

Quand un gouvernement de gauche choisi un banquier d’affaires chez Rothschild comme ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, il y a un très gros souci. Hollande ne fait qu’obéir à ses maitres, la fameuse finance internationale.

Avant de devenir ministre de l’Economie, le jeune énarque a travaillé dans les bureaux feutrés de la banque d’affaires. C’est dans cet établissement au cœur du pouvoir qu’il s’est acoquiné avec les patrons français.

Jacques Attali et Emmanuel Macron, lors de la première réunion de la commission Attali, en septembre 2007
Jacques Attali et Emmanuel Macron, lors de la première réunion de la commission Attali, en septembre 2007 - HALEY/SIPA

On lui accordera le sens du timing. Emmanuel Macron devient banquier d’affaires [PDF] en septembre 2008, dix jours seulement avant la chute de Lehman Brothers. Le jeune homme n’a alors que 30 ans et va gagner en quelques années seulement, malgré les soubresauts de la crise financière, son surnom de « Mozart de la finance ».

Macron fait partie de ces énarques satinés qui décrochent très vite de jolies fonctions dans le privé, plutôt que de poursuivre dans l’administration ou les cabinets ministériels. Après sa sortie de l’Ena (Ecole nationale d’administration), il a passé plusieurs années à « l’Inspection » (générale des Finances) tout en s’attirant les bonnes grâces de l’économiste Jacques Attali, qui le recommandera à François Henrot, le bras droit de David de Rothschild.

Macron intègre donc Rothschild & Cie qui est, avec sa concurrente Lazard, l’archétype de la banque d’affaires. On y rentre stagiaire avant de gravir les échelons, frayant à travers les PowerPoint, les tableaux Excel et les nuits qui n’en finissent plus dans des bureaux feutrés. « Analyst », « manager », « assistant director », puis « director », « managing director » et « partner ». Des années de travail pour accéder au Graal.

« Un des meilleurs »

Le jeune énarque saute allègrement quelques étapes du cursus honorum. En deux ans, Macron est catapulté associé-gérant de la banque familiale – la crème de la crème. A en croire ceux qui ont travaillé avec lui, cette ascension fulgurante était amplement justifiée par ses qualités. Joint par Rue89, François Henrot ne tarit plus d’éloges sur son ancienne recrue :

« Avec ce mélange, rarissime, surtout à un si jeune âge, de rapidité intellectuelle, de puissance de travail, de sûreté dans le jugement et de charme, il aurait été, s’il était resté dans le métier, un des meilleurs en France, sans doute même en Europe. »

Le charme fonctionne si bien que les quelques aigreurs provoquées par son arrivée soudaine sont vites oubliées. Macron progresse rapidement, n’hésite pas à questionner ses collègues sur certains outils financiers.

Le jeune homme va conseiller de grandes entreprises dans leurs opérations de fusions-acquisitions. Il lui faut maîtriser des connaissances – juridiques, comptables, financières et fiscales – qu’il n’a pas forcément. Mais il apprend.

« Le mimétisme sert de guide »

Dans la banque, la « fusacq » est considérée comme la voie royale des affaires. C’est de la haute voltige, qui demande de la réactivité, des réseaux et une grande tolérance à la caféine. Ce secteur cristallise tout l’imaginaire du business et de l’ambition. On y travaille tard pour des clients exigeants, sous la pression de montants importants. Il n’est pas rare qu’une opération fasse la une des journaux. Sur un gros coup, un jeune loup peut très vite sortir de l’anonymat.

Le but ? Dégager de nouveaux horizons et conclure les deals (dans le jargon, on parle « d’exécution » et ce n’est pas anodin) : vendre une filiale, fusionner avec une entreprise. Quand des emplois sont en jeu, on appelle ça des « doublons ».

L’abondance de chiffres façonne fatalement une vision particulière de l’entreprise. D’aucuns en feront un élément à charge contre le nouveau ministre de l’Economie, même si un manager, qui a travaillé avec Macron, tient à préciser que les banquiers s’intéressent aussi « aux hommes ».

Dans son passionnant livre-enquête « Rothschild, une banque au pouvoir » (éd. Albin Michel, 2012), Martine Orange cite Macron qui reconnaît lui-même que les analystes sont parfois aveuglés par leurs habitudes :

« Le métier de banquier d’affaires n’est pas très intellectuel. Le mimétisme du milieu sert de guide. »

Dossiers, stabilos et « beauty contest »

Pour ceux qui tiennent le coup, le quotidien est peuplé de dossiers et de stabilos. Un associé doit tout savoir sur les entreprises et les secteurs qu’il laboure. Il lui faut lire les revues spécialisées (Agefi, Merger market, etc.), préparer les réunions et s’assurer que les présentations sont étincelantes de clarté. L’essentiel étant d’entretenir la confiance avec ses clients.

Tout cela, les rescapés de la « fusacq » vous le racontent avec profusion d’anglicismes. En « M&A » (« mergers and acquisitions »), il y a les « beauty contest » (mini-appels d’offres passés par une entreprise à l’attention de diverses banques) et le démarchage de « mandats » (des opérations demandées par les clients). Mais chacun retrouve son plus beau français lorsqu’il s’agit de vanter la culture d’entreprise de Rothschild, réputée peu tapageuse et familiale.

Selon François Henrot, la structure collégiale imposerait de fait une certaine retenue :

« Dans une commandite simple comme la nôtre, une faute d’un associé peut engager la responsabilité solidaire et illimitée de tous... d’où l’importance du choix d’un nouvel associé. Pour Macron, la décision a été unanime, immédiate, évidente. »

Dans cet environnement, Macron, le jeune qui plaît aux vieux, rencontre sa première heure de gloire. Il décroche ses premiers « mandats » – le critère de réussite dans les affaires.

Après de multiples rencontres avec Peter Brabeck, le patron de Nestlé croisé à la commission Attali, le banquier parvient à piloter le rachat des laits infantiles de Pfizer. La baston avec Danone est dantesque. La transaction est évaluée à neuf milliards d’euros. Grâce à son coup, Macronva se mettre « à l’abri du besoin jusqu’à la fin de ses jours ». C’était en 2012.

Le futur ministre de l’Economie s’est également occupé de Presstalis, de Sofiprotéol et de la reprise de Siemens IT par Atos, dirigée par l’ancien ministre de l’Economie Thierry Breton. Il est à chaque fois « conseiller acquéreur ». Vers la fin de sa courte carrière de banquier, il s’intéresse particulièrement à l’agroalimentaire. Chez Rothschild, les associés-gérants n’ont pas de secteurs explicitement dédiés, mais chacun entretient ses clients et ses marottes.

Le secret, c’est le secret

Une partie de son temps est dédiée à « l’influence ». Ainsi, il conseille « bénévolement » la société des rédacteurs du Monde (SRM), lorsque le trio Bergé, Niel et Pigasse s’apprête à reprendre le quotidien (dont les propriétaires sont aujourd’hui les mêmes que Rue89). La SRM demande à repousser la date de dépôt des offres.

Matthieu Pigasse, de la banque Lazard, est persuadé que David de Rothschild – proche de Nicolas Sarkozy et d’Alain Minc (qui ne l’est pas ?) – essaie de lui faire des crocs-en-jambe. Macron dément, mais il reste soupçonné de favoriser Prisa, un groupe espagnol, qu’il conseillera un an plus tard lors d’une restructuration financière.

Macron s’est-il un jour planté ? Quelles sont les autres sociétés pour lesquelles il a travaillé ? « Le secret, c’est le secret. » Chez Rothschild, consigne a été donnée de ne pas bavarder. Au lendemain de la nomination d’Emmanuel Macron au ministère de l’Economie, les collaborateurs de la banque sont assaillis par les médias et s’en tiennent à l’image du jeune génie de la finance, du mec sympa.

En effet, le charme est essentiel. Dans son livre, la journaliste Martine Orange raconte la fureur d’Edouard de Rothschild, à la fin des années 80, quand il découvre dans la presse un mariage entre deux entreprises. Comment se fait-il que la banque ne soit pas au courant ? Les affaires doivent voir converger « tous les bruits, les projets, les rumeurs ». Des années plus tard, rien n’a changé.

Propre sur soi, à l’image de Macron, la banque Rothschild est aussi – bien qu’elle s’en défende – très liée au milieu politique, tout comme sa concurrente Lazard. Tissées par des études communes et des amitiés forgées dans les cercles du pouvoir, ces liaisons fructueuses en font parfois « des ministères bis de l’Industrie et de l’Economie. » Le nom de Rothschild a d’ailleurs longtemps charrié des images d’empire financier, ce qui poussera les socialistes à nationaliser la banque en 1982. La nomination de Macron au gouvernement n’en est que plus ironique.

« La banque du Président »

Lorsqu’il arrive chez Rothschild, Emmanuel Macron est déjà bien introduit. Il fréquente Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l’Elysée qui ce mardi a annoncé avec un sourire sa nomination au ministère, ou encore Jacques Attali (grâce à la commission du même nom). Mais François Henrot tient à préciser qu’il n’a pas recruté un « carnet d’adresses ». Si Emmanuel Macron connaît aujourd’hui les principaux patrons français, il a dû s’appuyer à l’époque sur la réputation de la banque pour s’ouvrir des portes.

La citation qui tue

Avant d'être nommé ministre, Emmanuel Macron a eu de jolies phrases :

  • « Aujourd’hui, je ne suis pas prêt à faire les concessions qu’imposent les partis, c’est-à-dire à m’excuser d’être un jeune mâle blanc diplômé, à m’excuser d’avoir passé des concours de la République qui sont ouverts à tout le monde. » (Rue Saint Guillaume, avril 2010)
  • « [Il faudrait] sortir de ce piège où l'accumulation des droits donnés aux travailleurs se transforme en autant de handicaps pour ceux qui ne travaillent pas. » (Le Point, août 2014)

Avant Emmanuel Macron, c’est François Pérol qui incarnera ces accointances politiques en devenant secrétaire général adjoint de l’Elysée, après avoir travaillé chez Rothschild.

L’entregent de Rothschild est démultiplié au point que le Nouvel observateur titrera « La banque du Président ».

On pourrait aussi citerSébastien Proto (de la même promo de l’Ena que Macron), qui a été directeur de cabinet d’Eric Woerth, Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur, ou Grégoire Chertok, proche de Jean-François Copé. Nicolas Sarkozy gravitera aussi un temps dans le giron de la banque.

A chaque changement de gouvernement, Rothschild réussit donc à placer quelques collaborateurs dans les petits papiers du pouvoir. On appelle cela « se mettre au service ». Macron est un ancien, mais il perpétue la tradition. Et il a laissé de tellement bons souvenirs que les banquiers ne sont pas près de l’oublier.