WWIII : Marc JUTIER premier Candidat PS aux Primaires des Présidentielles de 2016.

Publié le par José Pedro

WWIII : Marc JUTIER premier Candidat PS aux Primaires des Présidentielles de 2016.

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Chère concitoyenne, cher concitoyen, cher-e camarade, cher-e ami-e et cher-e journaliste,

 

Premier candidat déclaré à la primaire du PS, je défends un programme véritablement à gauche et surtout le retour de la souveraineté monétaire de l’État pour en finir avec le scandale de la dette publique et retirer la planche à billet des mains de l’establishment financier à son seul profit.

 

Ma candidature est intéressante à plusieurs titres. D'abord, je ne suis pas considéré comme un homme politique « professionnel ». Je suis un citoyen ordinaire qui propose d'être le porte-parole d'un projet de société véritablement au service des citoyens, de l'intérêt général, à l'opposé, bien entendu, des intérêts de l'oligarchie. Ensuite, il est clair que la réforme monétaire que je propose mettrait au chômage les banksters et que cela ne plaît pas vraiment aux médias qui leurs sont largement inféodés. Et c'est bien pour cette raison, entre autres, qu'ils ne parlent pas beaucoup de ma candidature !

 

Pour faire court, le programme le plus près de celui que je défends, avec de grandes nuances, est celui de J.-L. Mélenchon. Parmi ces nuances, je vais beaucoup plus loin que lui en ce qui concerne une réforme monétaire, indispensable afin de résoudre la plupart de nos problèmes. Je suis évidemment pour une nouvelle Constitution. Le souci d'une vraie démocratie anime mon combat, et en même temps, je pense qu'il n'est pas utile de faire de la politique au niveau national si l'on ne parle pas de:

1/ Comment fonctionne le système monétaire ?

2/ Qui contrôle l'émission monétaire actuelle ?

3/ La possibilité de réformer cette émission de façon à ce que cela soit bénéfique à l'ensemble des citoyens, et non pas à une infime minorité.

 

Maintenant, posons-nous cette question sincèrement: est-ce aux médias ou aux citoyens de choisir les élus de notre pays?

Sans une mobilisation citoyenne, ''ils'' continueront à nous imposer leurs candidats: JuppéVallsHollandeMacron… (cliquez sur ces noms ...)

► bit.ly/1Lpl4FE 

 

[…] Une seule solution pour les États : reprendre le pouvoir de la monnaie… Depuis plus de 20 ans je dénonce l’escroquerie à la base du système capitaliste : le système monétaire de Réserves Fractionnaires que pratiquent les banques depuis plus de deux siècles. Avec ce système, la planche à billets a toujours été une affaire privée pour les particuliers et les entreprises, mais depuis 40 ans, depuis le 3 janvier 1973 pour la France pour être plus précis, l’État, sous pression des banquiers, s’est interdit à lui même de créer la monnaie dont il a besoin. C’est évidemment une trahison de Messieurs Pompidou et Giscard. Depuis le gouvernement se refuse à lui-même un privilège qu’il a accordé aux banques par la loi, il se fait le serviteur des banquiers et méprise le peuple. Pour qu’un gouvernement soit vraiment souverain, il faut qu’il reprenne son droit de créer un argent libre de dette. Par la loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France, abrogée par l'Article 123 du Traité de Lisbonne, la planche à billets, en ce qui concerne les besoins de l'État, a été privatisée. Le service de la dette de l'État était de 48,5 milliards € en 2013. Si vous cumulez les intérêts annuels que payent, l'État, les entreprises et les particuliers, vous arrivez à 129,2 milliards € par an soit 45,4% des recettes fiscales nettes du budget de l'État ou 92,6% des recettes de la TVA en 2014.

 

La dette n'est qu'une colossale escroquerie au bénéfice de l'oligarchie financière planétaire.

 

Considérant que :

► Les banksters avec leur fausse monnaie veulent imposer leur dictature sur le monde, l'Europe et la France.

► Nous sommes en 5e République et que seul le président de la République est en capacité d'orienter de façon significative la politique de la France.

 

En conséquence :

► Nous déclarons refuser le TINA et le TAFTA imposé par l'oligarchie financière et vouloir construire ensemble un autre projet politique pour la France.

► Nous soutenons tout candidat qui défendra dans son programme une réforme monétaire radicale afin de donner aux peuples le contrôle de leur monnaie, étant entendu et compris que le système monétaire actuel – dit à réserves fractionnaires – est l'escroquerie à l'origine de nos problèmes.

 

Pour sortir de la crise monétaire absurde dans laquelle nous sommes englués, il existe les solutions du « 100 % money » ou de la MONNAIE PLEINE et de l’assouplissement monétaire pour les peuples, c’est à dire, premièrement, un contrôle de la totalité de la masse monétaire en circulation par l’État, et deuxièmement,un revenu d’existence pour chacun. […] Suite du texte ici ► bit.ly/1CC1qBW 

 

Une nouvelle vision pour la France - de nouvelles têtes : Pouria Amirshahi - Clémentine Autin - Laurent Baumel - Olivier Berruyer - Claude Bourguignon - Nathalie Chabanne - André Chassaigne - Malek Chebel - Étienne Chouard - Alain Chouet - Yves Cochet - Éric Coquerel - Gérard Filoche - Gérard Foucher - Jacques Généreux - Gaëtan Gorce - Alain Grandjean - Jérôme Guedj - Éric Halphen - Liêm Hoang-Ngoc - Pierre Larrouturou - Pierre Laurent - Franck Lepage - Marie-Noëlle Lienemann - Frédéric Lordon - Frédéric Lutaud - Emmanuel Maurel - Michel Onfray - Christian Paul - Patrick Pelloux - Christian Picquet - Monique Pinçon-Charlot - Pierre Rabhi - Fabrice Rizzoli - Barbara Romagnan - Jacques Sapir - Emmanuel Todd …►bit.ly/1KSOD4F ◄

 

Je suis pour :

► Une sortie de l'Euro/€ [2],

► Une sortie de l'OTAN afin d'être indépendant de la politique agressive des USA [3],

► Un nouveau référendum sur l'UE afin de respecter la souveraineté exprimée par le peuple de France lors du référendum du 29 mai 2005 sur le TCE,

► L'instauration d'une 6ème république [4]. Lire la Déclaration officielle: bit.ly/1EXHIUZ -

 

Pourquoi serais-je moins légitime que d'autres comme candidat à la Primaire PS? Merci de faire connaître ma candidature. Je vous remercie de votre soutien. N'hésitez pas à me contacter en cliquant ICI

Marc Jutier ○ Président de FC ○ Site  Articles  Livres  Vidéos ○ Documents ○ Blog ○ facebook  twitter ○ plus.google.

« Seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde, y parviennent. » J. Kerouac

 

Pour en savoir plus :

 

Premier candidat déclaré à la Primaire PS 2016 : Marc JUTIER (Seconde déclaration - 20 juin 2016) bit.ly/1Qe5vZ9 -

Première déclaration par voie de presse : les 6-7 novembre 2014

VIDEO : un Périgourdin candidat à la primaire du PS... pour sortir de l'eurosudouest.fr/2016/06/24/-2411496-4583.php -

La Candidature aux Primaires de Marc Jutier, premier déclaré dans la logique du PS ouvertbit.ly/28IJrm7 -

Election Présidentielle si l'Etat d'Urgence ne succède pas à l'ETAT DE GUERREbit.ly/28LymVU -

 

Un projet pour la France: Plaidoyer pour un nouveau projet socialiste - fr.scribd.com/marc_jutier -bit.ly/H1eUB6 - Pour smartphone: bit.ly/1ALn07I Pour tablette: bit.ly/17DibUk (une contribution fondamentale aux débats de société en général, résultat de nombreuses années de travail par de nombreuses personnes).

 

Présentation & photobit.ly/1MB7j8g (parcours personnel, motivations, circonstances et raisons qui me poussent à être candidat aux Primaires Citoyennes socialistes de 2016 et de 2021 et les grandes lignes du programme proposé)

Autre déclaration: fraternitecitoyenne.blog4ever.com/election-presidentielle-2017-primaires-citoyennes-2016 -

 

Résumé vidéo en 6' du programme: bit.ly/1ttGiPj (Meilleurs vœux pour 2015)

Articles: agoravox.fr/auteur/marc-jutier-68192  Vidéos:  Chaîne YouTube 

Propagande & manipulation à propos de la 3e Guerre Mondiale et de la crise financière: youtu.be/Zn6MhmRms-Q(2'40'')

Pétition: Pour que l'argent serve au lieu d’asservir: chn.ge/MMb6En (1.400 signataires)

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Fraternité Citoyenne - Association de loi 1901 - parution au J.O. le 10 février 2010.Les Lettres d'info de FC

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[…] la « crise économique et financière globale serait un bienfait pour l’humanité. D’abord, on arrêterait de travailler, consommer et polluer en toute inconscience, et ensuite, ce pourrait être l’occasion d’une émancipation extraordinaire. Concrètement, matériellement, rien ne serait perdu. Seule la possibilité de mobiliser l’énergie humaine, le pouvoir sur l’autre est aboli. C’est une vraie révolution, une réelle abolition des privilèges. » Et que « les grands perdants seront les grands manipulateurs de finances. Pour 99 % de la population, cela ne sera pas bien grave. L’énergie de tout un chacun sera libérée du carcan, des chaînes de la finance internationale et de ses geôliers : les financiers. Certains pourraient se sentir un peu déboussolé et sans l’État et les processus démocratiques, les choses pourraient dégénérer. Mais restons calmes : la richesse, la vraie, notre énergie, n’aura pas disparu. Il n’y a pas eu de guerre en Europe depuis des dizaines d’années et grâce au travail et au génie humain nous avons des moyens de production d’une extraordinaire efficacité ; en fait, nous n’avons jamais été aussi riches. Le jour où les peuples réaliseront cela, nous pourrons enfin mettre en place une société de convivialité, de temps choisi, d’harmonie et de respect. »

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Premier candidat déclaré à la primaire du PS. Retirer la planche à billet des mains de l’establishment financier. Merci de faire circuler ce message

Marc Jutier

1 juil. (Il y a 1 jour)
 
À ColettePARLEMENTAIRESmaires-sociali.conseillers-ge.PRESSEFRATERNITEFraternitémilitant-ecolole-grand-racontribthemaps.contributeurs_.équipe
 
 
 
 
 

Madame la députée, madame Colette Langlade,

Suite à la lecture de votre réponse, je ne vois que 2 possibilités :
→ soit, vous me prenez pour un imbécile dont le cerveau aurait été lavé par la propagande de nos médias détenus par des banquiers et des marchands d'armes ;
→ soit, vous êtes vraiment convaincue de ce que vous raconter. Si c'est le cas, c'est grave, mais ce n'est pas désespéré. 
Je vous propose de vous ré-informer:

 

☼ Des faucons trahis par des vrais cons. Quand les dessous de table étasuniens pour l'Ukraine remontent à la surface... en Syrie → alawata-rebellion.blogspot.fr/2016/06/des-faucons-trahis-par-des-vrais-cons.html

☼ Dangereuse ironie : les Etats-Unis parlent d’une Russie «agressive» alors que l’OTAN avance à l’Est →francais.rt.com/opinions/22483-dangereuse-ironie-etats-unis

 

 

☼ L’interview de Vladimir Poutine par CNN → lesakerfrancophone.fr/linterview-de-vladimir-poutine-par-cnn

☼ Danger de guerre: l’appel désespéré de Poutine → entrefilets.com/danger_de_guerre_l_alerte_de_Poutine.html

☼ Danger de guerre: l’appel désespéré de Poutine…. → lesmoutonsenrages.fr/2016/06/25/danger-de-guerre-lappel-desespere-de-poutine/

 

 

☼ Défense russe : un destroyer américain croise dangereusement près d’un navire russe en Méditerranée →francais.rt.com/international/22855-defense-russe-destroyer-americain

☼ Le Pentagone, se défaussant, accuse la Russie de «manœuvres dangereuses» près des navires américains →francais.rt.com/international/22991-pentagone-accuse-russie-navire

☼ C’est officiel: les planificateurs militaires de Washington sont devenus fous. → reseauinternational.net/cest-officiel-les-planificateurs-militaires-de-washington-sont-devenus-fous/

 

 

☼ L'Otan renforce tous azimuts sa présence à la frontière russe → sptnkne.ws/b3Jb

☼ Les USA et l'OTAN se risqueraient à envahir Moscou en 2 jours chrono? L'OTAN APPELLE LA RUSSIE À RETIRER SES FORCES D'UKRAINE. Provoquer l'ours russe: l'OTAN est "Cannon Fodder" pour l'empire américain. Pentagone: les forces aérospatiales russes rivalisent avec l'US Air Force. L’Otan se renforce en Europe orientale et cabre la Russie. → laosophie.over-blog.com/2016/06/wwiii-les-usa-et-l-otan-se-risqueraient-a-envahir-moscou-en-2-jours-chrono.html

☼ Obama claque la porte au nez de Poutine. → lesakerfrancophone.fr/obama-claque-la-porte-au-nez-de-poutine

☼ OPÉRATION ANACONDA 2016 : LA PLUS GRANDE OPÉRATION DE L’OTAN EN EUROPE CENTRALE → katehon.com/fr/article/operation-anaconda-2016-la-plus-grande-operation-de-lotan-en-europe-centrale

☼ L’OTAN : un anaconda qui s’auto-cannibalise quand il a faim ? → lesakerfrancophone.fr/lotan-un-anaconda-qui-sauto-canibalise-quand-il-a-faim

☼ Bouclier antimissile US: "On a essayé de nous duper" → sptnkne.ws/b5a8

☼ Les États-Unis jouent l’escalade contre la Russie → voltairenet.org/article192330.html

☼ L’OTAN confirme le renforcement de ses bataillons aux frontières de la Russie → francais.rt.com/international/22160-lotan-confirme-renforcement-ses-bataillons

☼ [Vidéo] NATO Shows Off Strength To Russia. 10,000 NATO troops will hold drills aimed at sending a clear message to the Kremlin. facebook.com/rferl/videos/10154297690764575/ - rferl.org - fr.wikipedia.org/wiki/Radio_Free_Europe

☼ Les États-Unis envoient un émissaire pour pousser l’Union européenne à étendre les sanctions contre la Russie → lesakerfrancophone.fr/les-etats-unis-envoient-un-emissaire-pour-pousser-lunion-europeenne-a-etendre-les-sanctions-contre-la-russie

☼ Dans sa stratégie contre la Russie, l’Occident n’a peur ni des mensonges ni des contradictions →francais.rt.com/opinions/21915-russie-occident-mensonges-contradictions

☼ Europe de l’Est : l’OTAN déploie 4 bataillons, la Russie s’énerve et se prépare à tout → lecourrier-du-soir.com/articles/europe-de-l%E2%80%99est-l%E2%80%99otan-d%C3%A9ploie-4-bataillons-la-russie-s%E2%80%99%C3%A9nerve-et-se-pr%C3%A9pare-%C3%A0-tout

☼ Une cyber-attaque pourrait activer l'article 5 de l'Otan → levif.be/actualite/international/une-cyber-attaque-pourrait-activer-l-article-5-de-l-otan/article-normal-512385.html

☼ POUTINE REPOND AUX ACCUSATIONS DES OCCIDENTAUX. Conférence de presse à Moscou. Le Président Poutine y réfute toutes les accusations fallacieuses des Occidentaux . → facebook.com/769601296479163/videos/822856884486937/

☼ Russie et États-Unis: « La bagarre est devenue inévitable » → mondialisation.ca/guerre-usa-otan-la-bagarre-est-devenue-inevitable/5529495

☼ Une Amérique réduite au silence alors qu’elle se prépare à la guerre → francais.rt.com/opinions/21559-amerique-silence-guerre

☼ Le porte-avions US Harry Truman parviendra-t-il à intimider Moscou? → sptnkne.ws/bz7G

☼ Navires US en mer Noire: Moscou promet une réponse → sptnkne.ws/b2fx

 

 

☼ La Grande Muraille de l’impuissance du Pentagone par Pepe Escobar → francais.rt.com/opinions/21834-grande-muraille-impuissance-pentagone

☼ Les cinq stades de l’effondrement. Livre culte de Dmitry Orlov en français → lesakerfrancophone.fr/les-cinq-stades-de-leffondrement

Bonne lecture et bien à vous.

 

 

Pour plus de ré-information, voir toutes les lettres d'info de FC

 

 

 

 

 

 

 

Et n'oubliez pas de réciter votre prière avant d'aller au boulot ou au supermarché : « Je pense que la loi Travailest la meilleure chose qui puisse nous arriver, nous pourrons enfin vivre heureux sans penser à rien, car même au travail on pense pour moi. Je pense qu'il est nécessaire d'acheter ce que l'on me propose à la télé car cela me rendra heureux et contribuera à relancer la croissance indispensable pour le maintien du système de réserves fractionnaires. Je pense que mon gouvernement est totalement indépendant en finançant sa dette (2.137,6 milliards d'euros - AFP le 30/06/16) sur les marchés de capitaux. Je pense que les banques sont fiables et que le système monétaire actuel est parfait. Je pense que mon argent est en total sécurité à la Banque. Je pense que le fait de dématérialiser totalement l'argent sauvera le monde. Je pense que la France ne peut plus exister seule et que la mondialisation est notre unique alternative à une catastrophe économique. Je pense que l'Union Européenne est la meilleure structure politique possible pour la guerre économique de tous contre tous du capitalisme mondialisé. Je pense que le capitalisme est le seul système viable pour l'humanité car tous les autres systèmes ont disparus ou presque. Je pense que le revenue de base rendra les gens feignants et stupides. Je pense que l'OTAN est indispensable pour nous protéger des terroristes. Je pense que je suis déjà fatigué à force de trop penser et je pense que les médias, tenus par quelques milliardaires, sont les seuls à me fournir de la véritable information, une vision juste du monde d'aujourd'hui et que ceux qui disent le contraire sont des complotistes comme ils nous le rappellent à la télé. Amen ! »

 

 

Marc Jutier ○ Président de FC ○ Site  Articles  Livres  Vidéos ○ Documents ○ Blog ○ facebook  twitter ○ plus.google.

Fraternité Citoyenne - Association de loi 1901 - parution au J.O. le 10 février 2010. Objet: élaborer un projet politique capable de répondre aux défis posés à l’humanité en général et au peuple Français en particulier; participer au débat démocratique en portant un message authentiquement démocratique, républicain, écologiste et solidaire ; contribuer à l’émergence d’une nouvelle culture politique citoyenne.

 


Le 01/07/2016 à 15:09, Colette Langlade a écrit :
Monsieur,

Vous m’interpellez au sujet de la participation du Président de la République au prochain sommet de l'OTAN et sur le retrait de la France de cette organisation.
J'ai pris connaissance avec une grande attention de votre interpellation et je souhaite porter à votre attention les éléments de réponse suivants.
	
Tout au long de son histoire, la France a dû faire face à des puissances qui lui contestaient sa place et menaçaient son territoire et sa sécurité. Elle a dû équilibrer la puissance par la puissance, nouant des alliances et développant ses capacités militaires en proportion des menaces auxquelles elle se trouvait confrontée. Aujourd’hui, notre stratégie de défense et de sécurité nationale vise à combiner à la fois la souveraineté et l’autonomie de nos décisions, l’engagement plein dans une Alliance Atlantique dynamique, ainsi que le volontarisme et l’ambition à l’égard de l’Union européenne. Pour la France, l’OTAN remplit trois fonctions essentielles : d’une part, elle assure la défense collective de ses membres ; d’autre part, elle est un instrument important du partenariat stratégique entre les deux rives de l’Atlantique. 
Enfin, elle constitue le cadre commun de l’action militaire dès lors que les Alliés veulent intervenir ensemble pour répondre à des risques et à des menaces partagés.

Aujourd’hui, ces risques sont toujours présents. D’une part, le flanc Sud de l’Europe se caractérise par une crise migratoire et humanitaire que la généralisation du chaos en Syrie, en Irak, en Libye et ses conséquences au Proche et au Moyen-Orient ont déclenché et favorisé. D’autre part, la situation aux frontières orientales de l’Europe a bouleversé les conceptions politiques et stratégiques des Européens. 

L’emploi de la force armée dans la gestion d’une crise interétatique et l’usage de la violence contre des populations civiles de part et d’autre des lignes de front, nous paraissait, il y a encore quelques années, comme un scénario peu probable à proximité des frontières extérieures de l’Union européenne. C’est pourtant ce qui s’est passé en Crimée en mars 2014, dont l’annexion par la Russie n’est autre qu’une remise en cause de la souveraineté et de l’intégrité territoriale d’un Etat reconnu par les instances internationales – l’Ukraine. Cette crise a démontré la détermination de Moscou à affirmer son statut de puissance militaire au service de ses intérêts nationaux. 
Les démonstrations de puissance de la Russie se poursuivent jusque dans la mer Baltique et  dans l’océan Atlantique, avec le déploiement notable de moyens sous-marins au large des approches maritimes européennes, et notamment françaises. A la lumière des crises multiples qui mettent les démocraties européennes sous pression, la faiblesse militaire des uns peut être un facteur de danger et de vulnérabilité pour tous. Le cadre de l’OTAN demeure donc pertinent car sa raison d’être – la défense collective et la solidarité des Alliés incarnées par l’article 5 du traité de Washington – n’a pas disparu.

Au prochain sommet de Varsovie, un certain nombre de décisions ne pourront pas se prendre sans la France, sauf à accepter que d’autres membres de l’Alliance ne les prennent pour nous, voire contre nos intérêts, ce qui n’est évidemment pas souhaitable. Ces décisions tiennent en particulier à l’orientation stratégique des efforts de défense à fournir par les Etats membres : il ne semble pas, de ce point de vue, que la concentration de tous nos moyens collectifs de défense sur le flanc Est de l’Europe soit conforme à nos intérêts et à ceux de l’OTAN, même si nous entendons y jouer tout notre rôle en matière de réassurance de nos amis baltes. Elles tiennent également à l’organisation et au mandat de l’OTAN : celle-ci ne saurait se substituer à l’Union européenne et à d’autres organisation régionales dans la résolution des crises – certaines réponses en matière de sécurité et de défense ne constituant pas son cœur de métier. Le mandat de l’OTAN doit par conséquent être clarifié, qu’il s’agisse de la situation en Méditerranée, au Levant ou en Libye, régions dans lesquelles l’Union européenne, la France et ses partenaires de défense ont des responsabilités et des options à faire valoir utilement en dehors du cadre otanien. D’autres décisions tiennent enfin à la nature des liens entre l’OTAN et l’Union européenne, l’enjeu étant de trouver la meilleure complémentarité possible, conformément aux intérêts de sécurité collectifs des membres de l’Union. Enfin, il conviendra de faire évoluer l’OTAN dans le sens d’une plus grande efficacité de ses structures.

L’appel que vous avez signé invite la France à jouer la politique de la chaise vide au prochain sommet de l’OTAN : un tel retrait volontaire reviendrait à isoler notre pays, lequel se trouverait dans l’incapacité d’exercer une influence favorable sur l’action de nos alliés et le cours d'évènements non souhaités. Or, la France est attendue, son message de paix est entendu et sa responsabilité au profit de la sécurité collective et européenne est reconnue comme telle. La France entend donc continuer de contribuer activement à la vitalité et à l’avenir de l’OTAN, alliance de défense collective indispensable et, à ce titre, composante majeure de notre défense et de notre sécurité. 
C’est pourquoi je ne suis pas favorable à la possibilité d'une sortie de l’OTAN.

En espérant avoir répondu à votre interpellation, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de ma considération respectueuse.

Colette LANGLADE
Députée de la Dordogne

-----Message d'origine-----
De : contact@sortirdelotan.fr [mailto:contact@sortirdelotan.fr] 
Envoyé : jeudi 2 juin 2016 16:22
À : Colette Langlade
Objet : Marc Jutier (Les farges) vous interpelle au sujet du sommet de l'OTAN à Varsovie

Madame le Député,

	
	
Je viens de signer l'appel à François Hollande, Président de la République française, lui demandant de renoncer à toute participation au sommet de l'OTAN (politique de la « chaise vide ») qui se tiendra à Varsovie, le 8 et 9 juillet.

Comme le précise cet appel, ce sommet, au lieu de réduire les tensions internationales, s'annonce comme une provocation de plus contre la Russie. 

Avec ma signature, j'entends dire « stop » à cette escalade nucléaire. Pour ma part, vu les orientations actuelles, j'estime que la France doit quitter l'OTAN, une organisation qui a perdu sa raison d'être.

En tant qu'électeur, j'aimerais connaitre votre position sur cette question ainsi que sur toute démarche que vous pourriez entreprendre dans ce sens.


Merci,

Marc Jutier - Fraternité Citoyenne
Les farges
mjutier@orange.fr
	



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Vous pouvez consulter le site de l'Assemblée nationale à 
l'adresse suivante : http://www.assemblee-nationale.fr

LE BREXIT MODIFIE LA DONNE ENVERS LES CANDIDATURES CITOYENNES. Commentaires ironiques!

 

Certains candidats et non des moindres sont pour la retraite à 65 puis 69 ans. Pour les fonctionnaires en général, les politiques en particulier, et tous les agents qui sont au contact du Peuple, qui risquent des maladies contagieuses, qui se dévouent pour la Nation Européenne, qui même à la retraite, n'hésitent pas à continuer à vivre quand ils le peuvent et à donner d'eux-mêmes, car beaucoup partent sans en avoir profité, ni de la retraite, ni d'une vie heureuse, à tous ceux là, je dis qu'il est normal que le denier public vienne contribuer à la reconnaissance publique de la mission, que dis-je, du sacerdoce, de l'altruisme, de l'abnégation, de ceux qui ont porté toute leur vie, le service à autrui. La question d'autrui pose alors le problème de sa connaissance. À ce sujet, plusieurs conceptions de l'autre existent selon que le regard est philosophique, culturel ou religieux.Charles Baudelaire.

 

Tous les Etats Européens sont amenés dans les mois et les années qui viennent à quitter l'Europe. Ce que la Grande-Bretagne a fait, tous les autres Pays vont le faire, car les citoyens ne conçoivent plus que la Franc-Maçonnerie et les Jésuites, la Trilatérale et les Banques d'affaires et de jeux, les Bilderbergers et leurs valets, le pouvoir Mondial et leurs fanatiques, les USA, l'OTAN et leurs désirs de Guerres, soit la seule alternative à la Paix et à la Sécurité dans le Monde. Paix et Sécurité, synonymes de génocides organisés, de vols de ressources, d'exploitation des Peuples, d'esclavage et de destruction du Monde. La Franc-Maçonnerie a tué 80 à 100 millions d’Amérindiens, puis a déporté 14 Millions de Noirs, à provoqué et organisé deux guerres mondiales et se propose avec Jacques Attali d'en préparer une troisième https://youtu.be/zi_SApLNhzo que personne ne pourra éviter selon Nicolas Sarkozy , car ce Nouvel Ordre Mondial serait la seule finalité pour la race humaine Pléthorique, et seule une petite minorité de Lumières ou gens éclairés aurait une chance de survivre.https://youtu.be/cyYpPDeCgrk

"Il est temps que les Peuples reprennent la main sur l'Europe", l'Europe des capitaux qui se font lavés comme dans un Casino, l'Europe de la pléthore de fonctionnaires surpayés, du chômage organisé, de la construction néolibérale, du marché privé des USA, de la manipulation de l'OTAN, des trafics en tous genres, des privilégiés de tout poil, il n'y a plus d'idée Européenne, il n'y a qu'un rejet de l'Europe. "La seule cause qui vaille, c'est celle de la France."

Ah Général Erwan Castel, on est mal, on est très mal, en plus Marine est très fraîche, par rapport à moi, je ne peux vendre aussi bien mon Europe. Dommage que ce soit le FN, ils s'entendent bien avec l'Otan Nazi, pour la Guerre contre les Peuples du Moyen Orient, avec Porochenko, avec Poutine aussi mais pas pour les mêmes raisons. Dans ma famille je suis le grand Père, Papy on m'appelle, Sarkozy le Père est déjà avec le FN, et le fils Bruno Le Maire est déjà le petit copain à Florian Phillipot. C'est leur solution pour avoir une majorité en France et pour garder la main sur le butin. Ils sont ma famille, mais ils me huent, ils me conspuent, ils me méprisent et ils me raillent. Vu ce que je représente pour le Peuple de gauche, jusqu'à présent je n'ai pas beaucoup fait d'efforts pour chercher à leur plaire. Mes efforts ont porté sur la course à la carotte avec mon chef de parti, pour être aussi vindicatif que lui. Etat fort, CRS, retraite, flexibilité, entreprises, sécurité, mais là j'ai déjà dépassé le vocabulaire autorisé pour que le bon Peuple soit mobilisé. Mais Marine je le conçoit, a de quoi appéter le soldat et le péquin. Quand je pense qu'avec Rocard il suffisait de dire Europe, Europe, Europe pour que cela aille bien et «L’Europe ne pourra être relancée sans que les Anglais en sortent». C'est fait, c'est à mon tour de sortir, comme je l'ai dit à mon chef, Patron, on est très mal, ils ont tout et on n'a rien pour plaire.

Qu'est-ce que LaPrimaire.org ?

LaPrimaire.org est une primaire ouverte, organisée pour permettre aux Français de choisir librement, de manière transparente et démocratique, les candidats qu'ils souhaitent voir se présenter à l'élection présidentielle de 2017 (voir notre manifeste).

Quel intérêt ?

Aujourd'hui en France, les partis politiques (365,000 personnes soit 0,5% de la population) désignent les candidats aux élections alors que les citoyens les rejettent massivement. L'objectif de LaPrimaire.org est d'insuffler un nouvel élan démocratique à notre pays en favorisant le renouvellement de notre classe politique.

Comment ça marche ?

Un processus de sélection des candidats (voir le déroulement) a été spécifiquement mis au point pour permettre une primaire démocratique à laquelle toute personne peut se présenter et au sein de laquelle toutes les idées peuvent s'exprimer.

Comment participer ?

Pour participer, en tant que citoyen ou candidat, inscrivez-vous dès aujourd'hui. Il est important de s'inscrire dès à présent car la primaire n'aura pas lieu si moins de 100,000 citoyens sont inscrits au moment du vote.

Qui organise ?

LaPrimaire.org est organisée de manière entièrement bénévole par des citoyens ordinaires indépendants des partis politiques via une association loi 1901.

Qui finance ?

Pour financer LaPrimaire.org, nous avons ouvert une . Si vous estimez que ce projet est utile pour l'avenir de notre démocratie, n'hésitez pas à , selon vos moyens, peu importe le montant. Chaque don compte afin que la primaire puisse avoir lieu.

 

 

PROJET SECRET POUR L'EUROPE : Jean-Marc Ayrault
Frank-Walter Steinmeier

Une Europe forte dans un monde incertain

La décision du peuple britannique marque un tournant dans l’histoire de l’Europe.

L’Union européenne perd non seulement un Etat membre, mais une part d’histoire, de traditions et d’expérience qui nous ont accompagnés au cours des dernières décennies. La France et l’Allemagne prennent acte de cette décision avec regret. Cette situation nouvelle aura des conséquences tant pour le Royaume-Uni que pour l’UE. Le Traité de Lisbonne prévoit les procédures pour assurer la sortie ordonnée d’un État membre (article 50). Lorsque le gouvernement britannique aura activé ces procédures, nous serons prêts à aider les institutions européennes dans les négociations visant à clarifier les relations futures entre l’UE et le Royaume-Uni.

Le Royaume-Uni est un cas à part. Toutefois, il nous faut reconnaître que le soutien à notre projet commun s’est émoussé au cours de la décennie passée dans certains secteurs de nos sociétés. Nous ne pouvons pas nous contenter ni d’un simple appel à plus d’Europe ni d’une phase de réflexion. Pour éviter une érosion rampante de notre projet européen, nous devons nous recentrer sur les fondamentaux et sur les réponses à donner aux attentes concrètes de nos concitoyens. Nous sommes convaincus qu’ils n’entendent pas remettre en question l’existence de l’Union, mais expriment plutôt leur insatisfaction face à son mode de fonctionnement. Notre tâche est double : concentrer nos efforts communs et tenir nos engagements sur les défis qui ne peuvent être relevés que par des réponses européennes, tout en laissant les autres enjeux dans le ressort des échelons nationaux ou régionaux.

La France et l’Allemagne demeurent fermement convaincues que l’Union européenne offre un cadre unique et indispensable pour assurer la liberté, la prospérité et la sécurité de l’Europe, pour définir des relations pacifiques et mutuellement bénéfiques entre ses peuples et pour contribuer à la paix et à la stabilité dans le monde. Nos deux pays partagent un même destin et des valeurs communes qui constituent le fondement d’une union toujours plus étroite entre nos peuples. Nous continuerons donc d’avancer vers une union politique en Europe, et invitons les autres Européens à se joindre à nous dans cet effort.

La France et l’Allemagne reconnaissent qu’elles ont la responsabilité de renforcer la cohésion de l’Union européenne et la solidarité en son sein. À cette fin, nous devons reconnaître que les Etats membres peuvent avoir des ambitions différentes en matière d’intégration européenne. Sans perdre de vue ce qui a déjà été accompli, nous devons trouver des moyens de mieux prendre en compte ces différents niveaux d’ambition pour faire en sorte que l’Europe réponde mieux aux attentes de tous les citoyens européens.

Nous sommes convaincus que l’UE est en mesure d’élaborer des réponses communes aux défis qui se posent aujourd’hui, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de ses frontières. Dans un environnement international en mutation, l’Union européenne est plus nécessaire que jamais et constitue le seul cadre à même de fournir des réponses collectives. La France et l’Allemagne agiront donc en faveur d’une plus grande cohérence et d’une affirmation accrue de l’Europe au niveau mondial. Pour mieux tenir ses promesses, l’Europe doit continuer à concentrer ses activités sur les principaux défis d’aujourd’hui : assurer la sécurité de nos concitoyens face à l’aggravation des menaces externes et internes ; mettre en place un cadre de coopération stable pour traiter l’enjeu des migrations et des flux de réfugiés ; stimuler l’économie européenne en favorisant la convergence, une croissance durable et créatrice d’emplois, et en progressant vers l’achèvement de l’Union économique et monétaire.

L’Union européenne est sévèrement mise à l’épreuve. Elle se trouve confrontée à une série de crises dans son voisinage méridional et oriental, et se remet lentement sur la voie de la croissance économique. Parce que nous gardons à l’esprit l’histoire de la construction européenne, nous avons toute confiance dans la force de l’UE et dans sa capacité à surmonter de pareilles situations. Mais cette période critique voit émerger un élément nouveau : la perception que ces crises mettent en péril le tissu même de nos sociétés, nos valeurs, notre mode de vie. Nous voyons des terroristes tenter de semer la peur et la division au sein de nos sociétés. Nous devons faire face à l’imbrication croissante de difficultés intérieures et extérieures. Nous devons préserver la combinaison entre croissance, compétitivité et cohésion sociale, qui est au coeur de notre modèle européen, tout en préservant nos valeurs communes au plan interne et vis-à-vis du monde extérieur.

Nous savons qu’il n’existe pas de solutions toutes faites à ces problèmes complexes. Mais nous sommes déterminés à les résoudre, en répondant aux défis actuels tout en restant concentrés sur les enjeux de long terme. Dans cet esprit, nous sommes convenus des propositions suivantes.

Un Pacte européen de sécurité

L’Union européenne doit faire face à un niveau de menace sans précédent et à un environnement stratégique dégradé. Les crises extérieures sont plus nombreuses et plus proches de l’Europe (à la fois à l’est et au sud de ses frontières) avec des conséquences immédiates pour le territoire européen et pour la sécurité de ses ressortissants. La scène mondiale est de nouveau le théâtre des politiques de puissance et les conflits sont importés sur notre continent. La menace terroriste est de plus en plus forte, alimentée par des réseaux tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Europe, qui prennent leur source dans des zones de crise et dans des régions instables. Le rôle de l’Europe en tant que force crédible de paix est plus important que jamais.

L’interdépendance entre les États membres de l’UE s’étend à leur sécurité car ces menaces touchent désormais le continent dans son ensemble : toute menace visant un État membre est aussi une menace pour les autres États membres. Nous considérons donc que notre sécurité est une et indivisible. Nous estimons que l’UE et que l’ordre européen de sécurité font partie de nos intérêts fondamentaux et nous les préserverons en toutes circonstances.

Dans ce contexte, la France et l’Allemagne réitèrent leur engagement en faveur d’une Union de sécurité fondée sur la solidarité et l’assistance mutuelle entre les États membres, en vue de parvenir à une politique de défense et de sécurité commune. Garantir la sécurité pour l’Europe et contribuer à la paix et à la stabilité au plan mondial sont au coeur du projet européen.

Nous concevons l’Union européenne comme une puissance clé dans son voisinage, mais aussi comme une force de paix à l’échelle mondiale, capable d’apporter des réponses décisives aux enjeux globaux et de soutenir un ordre international fondé sur des règles, sur la stabilité stratégique, et sur l’équilibre pacifique des intérêts.

Nous avons à notre actif des réussites considérables qui méritent d’être reconnues et peuvent nous inspirer. L’accord historique sur le programme nucléaire iranien n’a été rendu possible que par l’engagement constant et déterminé de l’UE. L’engagement européen dans le processus de Minsk a contribué à contenir, dans l’Est de l’Ukraine, une confrontation militaire qui aurait pu déboucher sur une escalade incontrôlée ; nos efforts diplomatiques ont ouvert la voie à un règlement politique du conflit, auquel nous continuerons à travailler. En Libye, nous soutenons le Gouvernement d’entente nationale, avec la volonté de faire face aux risques liés à la fragilité et à l’instabilité politique au Sud de la Méditerranée. Au-delà de la gestion des crises, il est nécessaire d’avoir un engagement durable en faveur de l’Afrique, où des défis et des opportunités considérables se présentent.

L’interdépendance entre sécurité extérieure et intérieure constitue l’une des principales caractéristiques de l’environnement de sécurité actuel. Les risques les plus dangereux et déstabilisants découlent de l’interaction entre les menaces externes et les fragilités internes. Pour répondre à cet enjeu, l’Allemagne et la France proposent un Pacte européen de sécurité qui englobe tous les aspects de la sécurité et de la défense traités au plan européen, et qui concrétise ainsi la promesse faite par l’Union européenne à ses ressortissants de renforcer leur sécurité.

Une première étape consiste à partager une analyse commune de notre environnement stratégique et une compréhension commune de nos intérêts. La France et l’Allemagne proposent que l’UE effectue des examens périodiques de son environnement stratégique qui seront soumis au Conseil des affaires étrangères et au Conseil européen pour discussion. Ces examens s’appuieront sur une capacité indépendante d’évaluation de la situation, basée sur le Centre de situation et de renseignement de l’UE ainsi que sur l’expertise extérieure aux institutions européennes, et seront accompagnés d’analyses stratégiques et en matière de renseignement agréées au niveau européen.

Sur la base de cette compréhension commune, l’UE devrait établir des priorités stratégiques concertées de politique étrangère et de sécurité conformément aux intérêts européens.

La stratégie globale de l’UE constitue une première étape dans cette voie. Mais nous devons aller plus loin. Sur une scène internationale plus disputée et plus concurrentielle, la France et l’Allemagne chercheront à renforcer l’Union en tant qu’acteur mondial indépendant, capable de mobiliser l’ensemble de son expertise et de ses moyens, civils ou militaires, pour défendre et promouvoir les intérêts de ses ressortissants. La France et l’Allemagne favoriseront une politique étrangère et de sécurité intégrée de l’Union européenne, faisant converger l’ensemble des instruments européens.

L’Union européenne devra intervenir plus souvent pour gérer des crises ayant une incidence directe sur sa propre sécurité. Nous avons par conséquent besoin de capacités de prévention et de gestion des crises renforcées et plus souples. L’UE devrait pouvoir planifier et conduire plus efficacement des opérations militaires et civiles en s’appuyant sur une chaîne de commandement civilo-militaire permanente.

Elle devrait pouvoir compter sur des forces de réaction rapide opérationnelles et élargir le financement commun de ses opérations. Dans le cadre de l’UE, les États membres désireux d’établir une coopération structurée permanente en matière de défense ou d’aller de l’avant pour lancer des opérations devraient pouvoir le faire de manière souple. Au besoin, les Etats membres de l’UE devraient envisager de créer des forces navales permanentes ou d’acquérir des capacités propres à l’UE dans d’autres secteurs clés.

Parallèlement à ces efforts, l’UE devrait approfondir sa coopération avec l’OTAN pour apporter des réponses cohérentes et coordonnées aux défis posés à la sécurité européenne.

Pour être à la hauteur des défis, les Européens doivent intensifier leurs efforts en matière de défense. Les États membres devraient réaffirmer et tenir leurs engagements collectifs concernant les budgets de défense et la part des dépenses consacrée à l’acquisition d’équipements et à la recherche et aux technologies (R&T).

La France et l’Allemagne proposent la création, au sein de l’Union européenne, d’un semestre européen pour les capacités de défense. Dans ce cadre, l’UE appuiera les efforts déployés par les États membres en garantissant la cohérence des processus de planification de défense et de renforcement des capacités. Elle encouragera les Etats membres à procéder à un examen des priorités de leurs programmes de dépenses militaires respectifs. La création d’un programme européen de recherche en matière de défense apportera un soutien à une industrie européenne innovante.

L’Union européenne doit investir davantage dans la prévention des conflits et dans la stabilisation de son voisinage et des régions touchées par des crises. L’UE devrait aider ses voisins et partenaire à développer leurs capacités et leurs structures de gouvernance afin de renforcer leur résilience aux crises et leur capacité à prévenir et à maîtriser les crises émergentes et les menaces terroristes. La France et l’Allemagne conduiront des initiatives conjointes en matière de stabilisation, de développement et de reconstruction, notamment en Syrie et en Irak lorsque la situation le permettra. Ensemble, la France et l’Allemagne renforcent leurs mécanismes civils de gestion des crises et réaffirment l’engagement qu’elles ont pris de soutenir et de renforcer les processus politiques de règlement des conflits.

Pour assurer notre sécurité intérieure, les défis immédiats sont avant tout d’ordre opérationnel. Les objectifs consistent à mettre en oeuvre et à assurer le suivi des décisions de l’UE et à tirer le meilleur parti des cadres existants : le Passenger Name Record (PNR) ; un meilleur usage d’Europol et de son Centre européen de la lutte contre le terrorisme ; la lutte contre le financement du terrorisme ; les plans d’action de l’UE contre le trafic d’armes et d’explosifs. L’accent devra porter sur le renforcement de la sécurité dans les transports. Nous voulons également renforcer notre dialogue et notre coopération avec des pays tiers en Afrique du Nord, dans la bande sahélienne, dans le bassin du lac Tchad et en Afrique de l’Ouest, dans la Corne de l’Afrique et au Moyen-Orient, ainsi qu’avec des organisations régionales et sous-régionales (Union africaine, G5).

Pour traiter les causes profondes du terrorisme, la France et l’Allemagne mettront en place une plateforme européenne d’échange d’expériences et de bonnes pratiques en matière de prévention et de lutte contre la radicalisation.

À moyen terme, nous devrions oeuvrer en faveur d’une approche plus intégrée de la sécurité intérieure de l’UE sur la base des mesures suivantes : création d’une plateforme européenne de coopération en matière de renseignement, respectant pleinement les prérogatives nationales et tirant parti des cadres existants (notamment du Groupe antiterroriste) ; renforcement de l’échange d’informations ; planification européenne pour les cas de crise majeure touchant plusieurs États membres ; création d’une capacité européenne de réaction rapide et mise en place d’un corps européen de protection civile.

À plus long terme, il serait pertinent d’étendre le champ d’action du futur parquet européen (actuellement restreint à la poursuite d’infractions liées aux intérêts financiers de l’UE) pour lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée. Cela supposerait une harmonisation des législations pénales des États membres.

Pour conduire cet effort, la France et l’Allemagne proposent que le Conseil européen se réunisse une fois par an sous forme de Conseil de sécurité européen pour traiter des questions de sécurité intérieure et extérieure et de défense de l’UE. Ce Conseil de sécurité européen sera préparé par une réunion des ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de l’Intérieur.

Une politique européenne commune en matière d’asile et de migration

Les migrations en direction de l’Europe sont un enjeu majeur pour son avenir. Il ne pourra y avoir de réponse nationale unilatérale au défi des migrations, qui est un défi européen du XXIe siècle. Nos concitoyens attendent de nous que nous reprenions le contrôle de nos frontières extérieures tout en préservant nos valeurs européennes. Nous devons agir conjointement pour répondre à cette demande.

L’Allemagne et la France sont persuadées qu’il est temps d’oeuvrer à la mise en place d’une politique européenne intégrée en matière d’asile, de réfugiés et de migration. Face à l’urgence de la question, nous n’excluons pas qu’un groupe d’États membres partageant la même vision de leurs responsabilités aille de l’avant sur des politiques communes.

Garantir la sécurité de notre frontière extérieure n’est désormais plus seulement une tâche nationale mais relève d’une responsabilité commune. Nous sommes déterminés à faire en sorte que l’UE établisse le premier corps multinational de garde-frontières et de garde-côtes. À court terme, FRONTEX sera dotée d’effectifs détachés par les États membres. La France et l’Allemagne proposeront à cette fin une contribution commune. À moyen terme, FRONTEX sera donc renforcée par ses propres effectifs permanents et par des équipements techniques adéquats lui permettant de remplir sa mission.

Nous proposons également la création d’un système électronique européen d’autorisation de voyage (ESTA) pour les ressortissants de pays tiers exemptés de visas ; il s’agira là d’un outil précieux pour renforcer nos frontières et notre sécurité.

Il est de notre devoir commun de protéger ceux qui fuient la guerre ou les persécutions politiques. Nous nous efforçons de permettre aux réfugiés d’être accueillis le plus près possible de leur pays d’origine.

Les demandeurs d’asile qui parviennent en Europe ont le droit d’être traités conformément à la Convention de Genève, quel que soit l’endroit où ils atteignent nos rivages. À cette fin, nous devons continuer à harmoniser et à simplifier nos normes et procédures dans certains domaines. Nous devons être prêts à apporter le soutien de l’UE à la mise en place de systèmes d’asile efficaces là où ils sont nécessaires. À moyen terme, le Bureau européen d’appui en matière d’asile sera transformé en une Agence européenne de l’asile qui appuiera ce processus de normalisation et hébergera des bases de données conjointes en vue d’éviter les abus liés aux écarts entre les normes et les enregistrements multiples, et de décourager les mouvements secondaires. Cette Agence européenne de l’asile contribuerait à renforcer la convergence en matière d’évaluation des demandes de protection internationale dans le respect des principes de base de Dublin, comme la responsabilité de l’État membre de première entrée pour le traitement de la demande d’asile.

Au sein de l’Union européenne, la solidarité reste la pierre angulaire de notre projet commun. Les citoyens attendent que les avantages et les responsabilités qui découlent de l’appartenance à l’UE soient équitablement répartis entre les États membres. Une situation dans laquelle le poids de la migration est inégalement assumé par un nombre limité d’États membres est intenable. Dans un premier temps, le système de Dublin devra être amélioré pour faire face à des circonstances exceptionnelles par le biais d’un mécanisme permanent et contraignant prévoyant une répartition des efforts entre tous les États membres. L’Allemagne et la France sont disposées, si nécessaire, à aller de l’avant sur cette question avec un groupe d’États membres animés du même esprit.

L’UE doit trouver une réponse commune au nombre croissant de migrants cherchant à gagner l’UE pour des raisons économiques. Le système d’asile est pour eux un point d’entrée illusoire. L’Europe devrait rester ouverte à l’apport que peuvent représenter la migration et la mobilité pour son économie, ses cultures, et la diversité de ses sociétés. Nous devons travailler à une législation européenne sur l’immigration, qui précisera clairement les moyens légaux existants pour travailler en Europe, en prenant en compte les différentes situations des marchés nationaux du travail au sein de l’UE. Dans le même temps, nous devons améliorer les outils et le soutien de l’UE en matière de politique de retour, y compris par la mobilisation des fonds européens pour financer le retour de ceux qui sont entrés illégalement dans l’UE.

Dans nos relations avec les pays d’origine et de transit, nous nous emploierons à réduire les facteurs incitatifs à la migration illicite, notamment en créant des opportunités économiques et sociales, en particulier à destination des jeunes. Nous escomptons une coopération constructive dans des domaines cruciaux tels que le retour et la réadmission, la gestion et le contrôle des frontières et la lutte contre les réseaux de passeurs. L’Allemagne et la France ont déjà engagé avec des pays africains, au nom de l’UE, un dialogue de haut niveau sur les migrations qu’elles étendront à d’autres pays. L’UE devrait également se pencher sur les causes profondes des migrations, comme la pauvreté, l’insécurité et l’instabilité politique.

Enfin, accueillir et, dans certains cas, intégrer les réfugiés et les migrants constitue pour toutes les sociétés européennes un défi qu’il convient de relever dans un esprit de responsabilité et de solidarité. L’Allemagne et la France ne partagent pas les mêmes expériences historiques en matière d’immigration et d’intégration mais sont déterminées à apprendre l’une de l’autre. Par le dialogue, l’échange et la coopération, nous entendons promouvoir un débat plus objectif sur les enjeux et les opportunités que représentent l’immigration et l’intégration pour nos sociétés. Ces enseignements pourront bénéficier à d’autres États européens confrontés à des défis similaires.

Promouvoir la croissance et achever l’Union économique et monétaire

Aujourd’hui encore, notre monnaie commune constitue l’entreprise la plus visible et la plus ambitieuse issue de l’unification européenne. L’euro a permis aux États de la zone euro de mieux se prémunir contre la spéculation internationale et a contribué à la construction d’un espace économique commun. L’euro reflète notre engagement dans un processus d’intégration irréversible.

Néanmoins, il nous faut admettre que la crise et ses retombées ont révélé des lacunes qui conduisent les citoyens à douter des promesses de la monnaie unique et du caractère durable de ce projet. . C’est pourquoi nous entendons conduire une action simultanée sur trois fronts : renforcement de la convergence économique, accroissement de la justice sociale et de la responsabilité démocratique, et amélioration de la capacité de résistance aux chocs afin de préserver l’irréversibilité de l’euro. À cet égard, la France et l’Allemagne ont toujours considéré qu’il était de leur responsabilité de construire une zone euro robuste, capable d’affirmer son modèle dans un monde de plus en plus compétitif.

Nous sommes convaincus qu’il est urgent de raviver cet esprit pour faire progresser le débat. Et il est de la responsabilité de nos deux pays d’en faire plus encore, à titre bilatéral. Nous devons reconnaître que les conditions d’adhésion et les implications budgétaires de la monnaie unique se sont révélées plus importantes que ce qui aurait pu être anticipé à sa création. Nous laisserons donc les Etats non membres de la zone euro décider du moment où la rejoindre.

Pour surmonter la crise, la zone euro doit s’engager dans une nouvelle phase de convergence économique. La France et l’Allemagne portent la responsabilité principale de l’organisation d’un processus de convergence économique et de gouvernance politique, reposant sur un équilibre entre obligations et solidarité. Les pays excédentaires comme les pays déficitaires devront agir pour plus de convergence, un alignement unilatéral étant politiquement irréalisable.

Le potentiel de croissance a été fortement entravé par la crise. L’Europe doit de toute urgence libérer les gisements de croissance par l’achèvement du marché unique dans des secteurs spécifiques d’intérêt stratégique. La France et l’Allemagne restent engagées dans des initiatives bilatérales pour harmoniser rapidement la régulation, la surveillance, et les régimes d’imposition des entreprises. Un nouvel effort pour accroître les investissements publics et privés est nécessaire pour libérer la croissance et améliorer la productivité de l’économie européenne. La France et l’Allemagne sont engagées dans des réformes structurelles visant à attirer des investissements internationaux et à renforcer la compétitivité de leurs économies.

Dans cette optique, des initiatives précises doivent être lancées pour promouvoir la croissance et la convergence entre les États membres dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, le numérique, la recherche et l’innovation ou la formation professionnelle. À court terme, des objectifs communs pourraient être fixés, en lien avec les objectifs de régulation et des capacités d’investissements basées sur l’élargissement du Fonds européen pour les investissements stratégiques. À moyen terme, ces secteurs stratégiques doivent évoluer vers un cadre réglementaire commun, voire une autorité de supervision conjointe, et s’appuyer sur une capacité d’investissement européenne structurée, afin de favoriser la convergence au moyen d’investissements transfrontaliers. C’est dans ce cadre que doivent s’inscrire les initiatives bilatérales de la France et de l’Allemagne.

L’architecture actuelle de l’euro n’est pas suffisamment résiliente aux chocs extérieurs et aux déséquilibres internes. Une UEM inachevée met en péril la survie à long terme de notre monnaie commune. L’achèvement de l’UEM impliquera un renforcement continu de la gouvernance politique et un partage du poids budgétaire.

En raison des déséquilibres existants, un approfondissement de l’UEM ne se réalisera pas du jour au lendemain, mais au terme d’un processus pragmatique et progressif qui tiendra compte des résultats nécessaires en termes de croissance et d’emploi. Ces progrès sont indispensables pour renforcer la confiance, de la part des Etats membres et des citoyens, à l’égard de l’Union européenne et pour instaurer les conditions politiques appropriées pour de nouvelles étapes d’intégration vers la réalisation de l’UEM.

Nous devons reconnaître que les États membres de l’UEM mènent des politiques économiques de traditions différentes, qui doivent être équilibrées pour permettre le bon fonctionnement de l’euro. L’architecture future de l’euro ne sera pas uniquement fondée sur des règles ; elle ne sera pas non plus sujette à de simples décisions politiques, ni exclusivement gouvernée par les forces du marché. À chaque étape, l’approfondissement de l’UEM englobera tous ces aspects.

Étant donné que la politique économique de l’UEM est, de plus en plus, le fruit de décisions partagées, les citoyens s’attendent, à juste titre, à en reprendre le contrôle à travers des institutions supranationales qui leur rendent compte. À court terme, un président à temps plein de l’Eurogroupe devra rendre des comptes à une souscommission du Parlement européen pour la zone euro. À plus long terme, l’Eurogroupe et son président devraient être responsable devant un organe parlementaire comprenant des membres du Parlement européen et la participation de membres des Parlements nationaux. Cette chambre aura pleine autorité sur les sujets de surveillance budgétaire et macro-économique.

Dans ce contexte, nous devons développer le Mécanisme européen de stabilité (MES) pour qu’il devienne un Fonds monétaire européen à part entière, soumis à un contrôle parlementaire.

Une capacité budgétaire au niveau de la zone euro, caractéristique commune de toute union monétaire réussie à travers le monde, est une clé de voûte qui fait toujours défaut à l’architecture de l’UEM. À long terme, cette capacité devrait permettre la stabilisation macro-économique de la zone euro tout en évitant les transferts unidirectionnels permanents. Elle sera forgée au fil du temps, au rythme des progrès réalisés en matière de prise de décisions conjointe sur les politiques budgétaire et économique. Sa mise en place devra débuter au plus tard en 2018 afin de soutenir les investissements dans les États membres les plus touchés par la crise. La France et l’Allemagne doivent constituer un groupe prêt à ouvrir la voie sur ces questions.

L’adhésion à l’euro est menacée par une absence de progrès en matière d’équité sociale et fiscale entre ses États membres. C’est pourquoi, de manière générale, toute initiative visant à approfondir l’UEM doit s’accompagner de progrès vers une fiscalité commune, notamment pour l’imposition des entreprises transnationales, et vers une union sociale fondée sur des normes sociales minimales communes.

Projet secret UE Jean-Marc Ayrault et Walter Steinmeier.

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A strong Europe in a world of uncertainties
by Jean-Marc Ayrault and Frank-Walter Steinmeier
The decision of the British people marks a watershed moment in the history of Eu-rope. The European Union is losing not only a member state, but a host of history, tradition and experience, with which we shared our journey throughout the past dec-ades. France and Germany therefore take note of this decision with regret. This cre-ates a new situation and will entail consequences both for the United Kingdom and for the EU. The Treaty of Lisbon sets out the procedures for the orderly departure of a Member State (article 50). Once the British Government has activated these pro-cedures, we will stand ready to assist the institutions in the negotiations clarifying the future relationship between the EU and the UK.
The British case is unique. But we must also acknowledge that support and passion for our common project has faded over the last decade in parts of our societies. Nei-ther a simple call for more Europe nor a phase of mere reflection can be an adequate answer. To prevent the silent creeping erosion of our European project we have to be more focused on essentials and on meeting the concrete expectations of our citizens. We are convinced that it is not the existence of the Union that they object to but the way it functions. Our task is twofold: we have to strictly focus our joints efforts on those challenges that can only be addressed by common European answers, while leaving others to national or regional decision making and variation. And we must deliver better on those issues we have chosen to focus on.
France and Germany remain most firmly of the belief that the European Union pro-vides a unique and indispensable framework for the pursuit of freedom, prosperity and security in Europe, for shaping peaceful and mutually beneficial relationships amongst its people and for contributing to peace and stability in the world. Our two countries share a common destiny and a common set of values that provide the foundation for an ever closer union between our peoples. We will therefore move fur-ther towards political union in Europe and invite the other Europeans to join us in this endeavour.
France and Germany recognise their responsibility to reinforce solidarity and cohe-sion within the European Union. To that end, we need to recognise that member states differ in their levels of ambition member state when it comes to the project of European integration. While not stepping back from what we have achieved, we have to find better ways of dealing with different levels of ambition so as to ensure that Eu-rope delivers better on the expectations of all European citizens.
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We believe the EU can and needs to develop common answers to today’s challenges abroad and at home. In a context of rising global challenges and opportunities, we see the European Union as more necessary than ever and as the only framework capable of providing appropriate collective answers to the changing international en-vironment. France and Germany will therefore promote a more coherent and a more assertive Europe on the world stage. To deliver better, Europe must focus on today’s main challenges – ensure the security of our citizens confronted with growing exter-nal and internal threats; establish a stable cooperative framework for dealing with migration and refugee flows; boost the European economy by promoting conver-gence and sustainable and job-creating growth and advancing towards the comple-tion of the Economic and Monetary Union.
We are seeing the European Union being severely put to the test. It is challenged by a series of crises in its southern and eastern environment. It is recovering slowly on the path of economic growth. Looking back at the history of the European edifice, we strongly believe in the strength of the EU and its ability to overcome these situations. But something is new in these critical times, namely the perception that these crises jeopardise the very fabric of our societies, our values, our way of life. We see terror-ists attempting to spread fear and division in our societies. We have to face increas-ingly interwoven internal and external challenges. We see the need to preserve the combination of growth, competitiveness and social cohesion which lies at the heart of our European model, while preserving our common values both internally and vis-à-vis the outside world.
We know there are no quick solutions to these very demanding problems. But we are determined to address them, working to deal with current challenges while remaining focused on important long-term issues. In this spirit, we have agreed on the following proposals.
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A European Security Compact
The EU has to face a deteriorating security environment and an unprecedented level of threat. External crises have become more numerous, closer to Europe – both east and south of its borders – and more likely to have immediate consequences for Eu-ropean territory and the security of EU citizens. Power politics are back on the world stage and conflict is being imported into our continent. The terrorist threat is growing, feeding on complex networks in and outside Europe and stemming from crisis zones and unstable, war-torn regions all over the world. Europe’s role as a credible force for peace is more important than ever.
The security of EU member states is deeply interconnected, as these threats now affect the continent as a whole: any threat to one member state is also a threat to others. We therefore regard our security as one and indivisible. We consider the Eu-ropean Union and the European security order to be part of our core interests and will safeguard them in any circumstances.
In this context, France and Germany recommit to a shared vision of Europe as a se-curity union, based on solidarity and mutual assistance between member states in support of common security and defence policy. Providing security for Europe as well as contributing to peace and stability globally is at the heart of the European project.
We see the EU as a key power in its neighbourhood but also as an actor for peace and stability with global reach. An actor able to make a decisive contribution to tack-ling global challenges and to support a rules-based international order underpinned by strategic stability, based on a peaceful balance of interests. We have considerable achievements that deserve recognition and can provide inspiration. The historic agreement on Iran’s nuclear programme was only possible because of the EU’s de-termined and persistent commitment. European engagement in the Minsk process has helped to contain a military confrontation in eastern Ukraine that could have easi-ly spiralled out of control. Our diplomatic efforts have paved the way for a political settlement to the conflict which we will continue to pursue. In Libya, we support the emerging government of national accord endeavouring to address the risks posed by state fragility and instability in the Southern Mediterranean. Beyond the crises, we are convinced that Africa needs also a continuous commitment, being a continent of great challenges and opportunities.
One of the main features of today’s security environment is the interdependence be-tween internal and external security, since the most dangerous and destabilising risks emanate from the interaction between external threats and internal weakness-es. To respond to this challenge, Germany and France propose a European Security Compact which encompasses all aspects of security and defence dealt with at the European level and thus delivers on the EU’s promise to strengthen security for its citizens.
A first step is to share a common analysis of our strategic environment and common understanding of our interests. France and Germany propose that the EU conduct
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regular reviews of its strategic environment, to be submitted and discussed at the Foreign Affairs Council and at the European Council. These reviews will be support-ed by an independent situation assessment capability, based on the EU intelligence and situation centre and expertise from outside European institutions, with production of strategic and intelligence analysis approved at European level.
- On the basis of this common understanding, the European Union should estab-lish agreed strategic priorities for its foreign and security policy, in accordance with European interests.
- The European Union Global Strategy is a first step in that direction. But we need to push further: on a more contested and competitive international scene, France and Germany will promote the EU as an independent and global actor able to leverage its unique array of expertise and tools, civilian and military, in order to defend and promote the interests of its citizens. France and Germany will pro-mote integrated EU foreign and security policy bringing together all EU policy in-struments.
- The EU will need to take action more often in order to manage crises that directly affect its own security. We therefore need stronger and more flexible crisis pre-vention and crisis management capabilities. The EU should be able to plan and conduct civil and military operations more effectively, with the support of a per-manent civil-military chain of command. The EU should be able to rely on em-ployable high-readiness forces and provide common financing for its operations. Within the framework of the EU, member states willing to establish permanent structured cooperation in the field of defence or to push ahead to launch opera-tions should be able to do so in a flexible manner. If needed, EU member states should consider establishing standing maritime forces or acquiring EU-owned capabilities in other key areas.
- In order to live up to the growing security challenges, Europeans need to step up their defence efforts. European member states should reaffirm and abide by the commitments made collectively on defence budgets and the portion of spending dedicated to the procurement of equipment and to research and technology (R&T). Within the EU, France and Germany propose the establishment of a Eu-ropean semester on defence capabilities. Through this process, the EU will sup-port efforts by member states by ensuring the coherence of defence and capabil-ity-building processes and encourage member states to discuss the priorities of their respective military spending plans. The establishment of a European de-fence research programme will support an innovative European industry.
- The European Union must invest more in preventing conflict, in promoting human security and in stabilising its neighbourhood and regions affected by crisis all over the world. The EU should help its partners and neighbours develop their ca-pacity and governance structures, to strengthen their crisis resilience and their ability to prevent and control emerging crisis as well as terrorist threats. France and Germany will conduct joint initiatives in stabilisation, development and re-
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construction in Syria and Iraq when the situation allows. Together, France and Germany will strengthen their civilian crisis management tools and reaffirm their commitment to support and sustain political processes of conflict resolution.
- In order to ensure our internal security, the immediate challenges are primarily operational. The objectives are to implement and monitor EU decisions and make the best use of existing frameworks: PNR; Europol and its counterterrorism centre; the fight against terrorist financing; and EU action plans against trafficking of weapons and explosives. A special emphasis should be put on strengthening transport safety. We want also to increase our dialogue and cooperation with third countries in North Africa, the Sahel strip, the Lake Chad Basin, West Africa, the horn of Africa and the Middle East, as well as regional and sub-regional or-ganisations (African Union, G5).
- In order to address the root causes of terrorism, France and Germany will devel-op a European platform to share experience and best practice in preventing and counteracting radicalisation.
- In the medium term, we should work towards a more integrated approach for EU internal security, based on the following measures: creation of a European plat-form for intelligence cooperation, fully respecting national prerogatives and using the current frameworks (e.g. CTG); improvement of data exchange; European contingency planning for major crisis scenarios affecting several member states; creation of a European response capability; establishment of a European civil protection corps.
- In the longer term, it would make sense to enlarge the scope of the European public prosecutor’s office in future (currently limited to prosecuting offenses con-cerning the EU’s financial interests) to include fighting terrorism and organised crime. This would require harmonisation of criminal law among the member states.
In order to drive this effort, France and Germany propose that the European Council should meet once a year as a European Security Council, in order to address internal and external security and defence issues facing the EU. This European Security Council should be prepared by a meeting of Foreign Affairs, Defence and Interior Ministers.
Common European asylum and migration policy
Large-scale migration towards Europe will be the key challenge for Europe’s future.
There shall be no unilateral national answers to the migration challenge, which is a truly European challenge of the 21th century. Our citizens expect that we firmly regain control on our external borders while preserving our European values. We have to act jointly to live up to this expectation. Germany and France are convinced that it is high time to work towards establishing truly integrated European asylum, refugee and
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migration policy. Given the urgency of the matter, we should not rule out the possibil-ity of a group of member states that share a sense of common responsibility making progress on common policies.
- Securing our external border is no longer exclusively a national task but also a common responsibility. We are determined that the EU should establish the world’s first multinational border and coast guard. In the short term, FRONTEX will be manned by mean of secondments from member states. France and Ger-many should propose a joint contribution to that end. Over the medium term FRONTEX should be scaled up not only in terms of having its own permanent staff but also with adequate technical equipment to fulfil this task.
- We also propose the creation of a European ESTA for visa-exempt third country nationals as a useful instrument to reinforce our borders and security.
- It is our common duty to protect those fleeing from war or political persecution. In our efforts we strive to allow refugees to find shelter as close to their homeland as possible.
- Asylum seekers reaching Europe have a right to be treated according to the Ge-neva Convention no matter where they reach our shores. To this end we must further harmonise and simplify our standards and procedures in specific areas. We shall stand ready to grant EU support for the establishment of efficient asy-lum systems where needed. Over the medium term the European Asylum Office should be transformed into a European Asylum Agency to support this process of standardisation and host joint databases to prevent the misuse of differences in standards as well as multiple registrations and discourage secondary move-ments. This European Asylum Agency would help reinforce convergence in the way applications for international protection are assessed, with due regard to the Dublin basic principles such as the responsibility of the member state of first en-try to deal with an asylum application.
- Solidarity remains a cornerstone of our European project. Citizens expect that the benefits and burdens of EU membership be evenly shared among member states. A situation in which the burden of migration is unevenly carried by a lim-ited number of member states is unsustainable. As a first step, the Dublin system has to be improved to deal with exceptional circumstances by means of a per-manent and binding mechanism which foresees burden sharing among all mem-ber states. If necessary, Germany and France stand ready to proceed on this matter with a group of like-minded partners.
- The EU must find a common answer to the rising number of migrants seeking to enter the EU for economic reasons. The asylum system is a misleading entry point for them to use. Europe should stay open to what migration and mobility can contribute to our societies in the fields of the economy, culture and diversity. We need to work towards a European Immigration Act that clearly states what the legal options are when it comes to working in Europe, taking into account the
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different states of national labour markets in the EU. At the same time, we have to improve EU tools and support in the field of return policy, underpinned by EU funds to finance the deportation of those who entered the EU illegally.
- In our relations with key countries of origin and transit, we will work to reduce push factors for irregular migration, for example by generating economic and so-cial opportunities, particularly for young people. We expect constructive coopera-tion in crucial fields such as return and readmission, border management and control and the fight against migrant smuggling. Germany and France have al-ready held high-level migration dialogues with a number of African states on be-half of the EU and will extend this dialogue to other countries. Root causes of mi-gration, such as poverty, lack of security and political instability should also be addressed by the EU.
Finally, hosting and, in some cases, integrating refugees and migrants poses a chal-lenge to all European societies that must be dealt with in a spirit of responsibility and solidarity. Germany and France do not share the same historical experience of immi-gration and integration but are committed to learning from each other. Through dia-logue, exchange and cooperation, we intend to foster a more objective debate about the challenges and opportunities of immigration and integration for our societies. We hope thus to use the lessons we have learned to benefit other European states that are confronted with similar challenges.
Fostering growth and completing the Economic and Monetary Union
To this day, our common currency constitutes the most visible and ambitious under-taking of European unification. The euro has helped protect its member states from international speculation and contributed to building a common economic area. The euro reflects our commitment to the irreversibility of European integration.
However, we must admit that the crisis and its aftermath have shown up deficiencies that make citizens question whether the common currency delivers on its promises and even casts doubt on the sustainability of the project itself. We therefore intend to proceed on three fronts simultaneously: strengthening economic convergence, en-hancing social justice and democratic accountability and improving shock resistance to safeguard the irreversibility of the euro. France and Germany have always seen it as their major responsibility to build a robust Eurozone able to assert its model in a more and more competitive world.
We believe we urgently need to revive this spirit to carry the debate forward. And it is the responsibility of our two countries to bilaterally proceed beyond that. We have to acknowledge that the requirements of membership and the fiscal implications stem-ming from the common currency have been higher than one could have expected when the euro was founded. We must therefore respect the wish of others to decide on their own when to join the euro.
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- To overcome the crisis, the euro area has to enter into a renewed phase of eco-nomic convergence. To this end, France and Germany will shoulder the main re-sponsibility of organising a process of economic convergence and political gov-ernance which balances obligations and solidarity to accompany the process. Surplus and deficit countries will have to move, as a one-sided alignment is polit-ically unfeasible.
- Growth potential has been severely hampered by the crisis. Europe urgently needs to unlock the untapped potential inherent in the completion of the single market in specific sectors of strategic interest. France and Germany remain committed to bilateral initiatives to rapidly harmonise regulation and oversight as well as corporate tax schemes. To unlock growth and to increase the productivity of the European economy, a renewed effort for more investment, both private and public, is necessary. France and Germany reiterate their commitment to structural reforms to attract international investment and to further enhance the competiveness of their economies.
- In that respect, specific initiatives should be taken in order to foster growth and convergence between member states in strategic sectors such as energy, the digital sector, research and innovation or professional training. In the short term, common targets could be set, linked to regulatory objectives and investment means based on the amplification of the European Fund for Strategic Investment. Over the medium term, those strategic sectors should evolve towards a common regulatory framework and even a shared supervisory authority, and benefit from a structured European investment capability to foster convergence through cross-border investment. Bilateral initiatives by Germany and France should be undertaken within that framework.
- The current architecture of the euro is not sufficiently resilient to external shocks or internal imbalances. Leaving the EMU incomplete jeopardises the survival of our common currency in the long term. Completing the EMU will involve the con-tinuous intensification of political governance as well as fiscal burden sharing. In light of existing imbalances a deepening of the EMU will not come as a big bang but as the result of a pragmatic and gradual evolution taking into account the necessary results in terms of growth and employment. These results are indis-pensable to reinforce confidence in the European Union among member states and citizens and create the appropriate political conditions for new steps of inte-gration towards completing the EMU.
- We should acknowledge that EMU member states share different traditions of economic policy making, which have to be balanced out for the euro to function properly. A future architecture of the euro will neither be solely rules based nor prone to mere political decision making nor will it be steered exclusively by mar-ket forces. Every step in deepening the EMU will encompass all of these aspects.
- Since economic policy-making in the EMU is increasingly a domain of shared decisions, citizens rightly expect to regain control via supranational institutions
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accountable to them. In the short term a full time president of the Eurogroup should be accountable to a Eurozone subcommittee in the European Parliament. In the longer term, the Eurogroup and its president should be accountable to a parliamentary body comprising members of the European Parliament with the participation of members of national parliaments. This chamber should have full authority on any matters regarding fiscal and macroeconomic oversight.
- In this context we should develop the European Stability Mechanism (ESM) into a fully-fledged European Monetary Fund subject to parliamentary control.
- A fiscal capacity – a common feature of any successful monetary union around the globe – remains a missing keystone in the EMU architecture. In the long run it should provide macroeconomic stabilisation at the eurozone level while avoid-ing permanent unidirectional transfers. Whereas these capabilities should be built up over time and in line with progress on common decision making regarding fis-cal and economic policy, it should start by 2018 at the latest to support invest-ment in the member states most severely hit by the crisis. Germany and France should form a group prepared to lead on this matter.
- Public support for the euro is undermined by a lack of progress on its social di-mension and fair taxation among its member states. Hence, as a general princi-ple, any step to further deepen the EMU should be accompanied by progress in the field of common taxation, in particular with regard to transnational corpora-tions, as well as the development of a social union underpinned by common so-cial minimum standards.