WWIII : Création de trous noirs au LHC Colisionneurs de Hadron du CERN Genève, un technicien disparaît.

Publié le par José Pedro

Un physicien disparaît dans un mini trou noir engendré par l’accélérateur de particules du CERN.

Un technicien du Cern, transformé en électrons libres, dans un nuage de particules électromagnétiques, dans les tunnels du CERN à Genève du Grand collisionneur de hadrons (LHC), absorbé par un trou Noir, qui s'auto-alimente de matière. Une perte regrettable car renvoyé dans une dimension inconnue. La ville de Genève commencerait à être absorbée petit à petit. Le pape s'y intéresse également, après avoir nommé son télescope LUCIFER, il a demandé aux ingénieurs du CERN de lui expliquer ce qu'ils faisaient et de ne pas aller sonder les mystères de Dieu et de sa particule, le boson de Higgs. Jean-Jacques Rousseau pensait déjà que l'Etat devait absorber les religions existantes à son profit et créer une religion unique issue des autres et les remplaçant. le malheureux Jean-Paul LAMBORT parti en fumé dans une destination inconnue et dans une réalité parallèle, reviendra-t-il?, la famille réclame le corps et l'esprit rode dans les parages sans jamais se consoler.

 

Qu’est ce que le CERN fait? Des nuages bizarres qui survolent le Grand Collisionneur de Hadrons sont la preuve que des portails sont ouverts sur Terre.

Un physicien travaillant au CERN (Organisation Européenne pour la Recherche Nucléaire) a été aspiré par un mini trou noir créé par le grand collisionneur de hadrons (LHC).

Le site d’information scientifique ScienceInfo.fr s’était fait dernièrement l’écho d’une étrange affaire de disparition inexpliquée d’un physicien du CERN travaillant sur la maintenance des tubes de faisceaux guidant les particules à haute énergie dans le grand collisionneur de hadrons (LHC).

Après une enquête minutieuse diligentée par les plus hautes instances de sûreté atomique de l’Etat, les enquêteurs scientifiques viennent de rendre leur conclusion : selon toute vraisemblance, le physicien aurait été aspiré par un trou noir quantique, appelé aussi mini trou noir, initié lors du fonctionnement de l’accélérateur dans un cas de fonctionnement très particulier.

Comme nous l’avions déjà expliqué dans un précédent article, il arrive que des nuages d’électrons parasites restent piégés sur les parois des tubes du grand collisionneur où circulent des faisceaux de particules à une vitesse proche de la lumière.

Afin de dissiper et chasser les nuages résiduels d’électrons, il est nécessaire d’amener l’accélérateur à la limite de ses capacités maximales admissibles afin de faire circuler furtivement des flux de particules à très haute énergie. C’est dans ce fonctionnement plutôt atypique du grand collisionneur qu’un mini trou noir se serait créé, happant littéralement le physicien se trouvant à proximité du vortex spatio-temporel furtivement engendré.

Une bien mauvaise nouvelle pour le CERN qui risque de voir  se ternir son image du plus grand et plus prestigieux laboratoire scientifique du monde. La médiatisation de cette nouvelle a provoqué de grandes inquiétudes parmi la population car il faut bien le reconnaître, ce qui relevait du fantasme collectif est devenu malheureusement aujourd’hui réalité.

Déjà, des rumeurs circulant sur internet qualifient le CERN « d’usine à trou noir » et font état d’un prochain engloutissement total de la terre par des trous noirs encore plus volumineux ayant pour finalité de nous projeter dans des univers parallèles ou provoquant l’ouverture imminente des portes de l’enfer. Possibilité qui avait d’ailleurs été évoquée du bout des lèvres par Stephen Hawking dans son livre « Ces troublants trous noirs »

L’hystérie collective est par-dessus tout ce que craignait le plus l’organisation scientifique qui redoute maintenant que ses expériences très complexes et qui n’ont d’autre but que de sonder les constituants ultimes de la matière pour tenter de percer le secret des lois physiques qui régissent l’Univers, soient stoppées sans condition.

En attendant la décision des autorités de surveillance nucléaire, les physiciens du CERN font tout leur possible pour tenter de rester en communication avec le malheureux voyageur. Et tout ne semble pas perdu. Les scientifiques déclenchent chaque jour de nouveaux mini trous noirs pour tenter de garder le lien avec le physicien. Des petits ballotins contenant nourriture, eau et lampe torche sont régulièrement jetés dans chaque mini trou noir furtif semblable à celui qui a emporté Jean-Paul LAMBORT, le malheureux disparu.

Qu’est ce que le CERN fait? Des nuages bizarres qui survolent le Grand Collisionneur de Hadrons sont la preuve que des portails sont ouverts sur Terre

portail-cern-1

De nouvelles images de plusieurs formations de nuages bizarres qui survolaient le Grand Collisionneur de Hadrons du CERN (LHC), pourraient bien être la preuve bouleversante que l’expérience la plus importante du monde est sur le point d’ouvrir un portail vers une autre dimension.

Une vidéo montre que deux photographies de nuages et de lumières au dessus du LHC à Genève (à la frontière Franco-Suisse en date du 24 juin) ont été prises le même jour que les scientifiques du CERN faisaient une nouvelle expérience (du nom de Awake) pour briser des particules entre elles.

Le narrateur de la vidéo du CERN, autrement connu comme l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, affirme que les deux images ont été analysées par des experts et qu’il n’y a aucune manipulation.

portail-cern-2

 

Il a dit: « Ce n’est pas un fond d’écran que vous pourriez trouver sur Google. C’est une image réelle prise le 24 Juin 2016. Les nuages se trouvaient directement au-dessus du CERN, et la formation est très intéressante… »

« Vous pouvez constater que l’énergie produite est colossale en analysant le nombre d’éclairs dans la photo. »

Il a demandé à ses fans si ils avaient peur du CERN, et il leur a conseillés qu’ils devraient être concernés.

Il a dit: « Quel taux énergétique le CERN a-t’il réussi à produire? Est-ce la raison pour laquelle le climat est tellement inhabituel et fou ces derniers temps? Il y a plusieurs collisionneurs partout ailleurs dans le monde, sachez-le. »

La vidéo démarre avec la présentation du calendrier du LHC du CERN pour une expérience appelée Awake (Eveil en anglais) qui devait commencer le 24 Juin.

Le narrateur a dit: « Est-ce une coïncidence qu’ils venaient tout juste de lancer l’expérience ‘Awake’? »

portail-cern-3

 

portail-cern-4

« Cette boule d’énergie folle se trouvait dans le ciel du LHC. Plusieurs personnes ont rapporté avoir vu des visages dans les nuages. C’est incroyable de voir l’être humain jouer aux apprentis sorciers avec la nature et le dissimuler. »

« Que se passe-t’il dans les nuages, certaines personnes disent que ce sont des éclairs et d’autres des boules d’énergie massives. »

« La quantité d’énergie est tirée de la nature et est aspirée par le collisionneur lui-même, vous pouvez le constater. »

« Quels portails et portes ont été ouverts dans le nuage? »

portail-cern-5

Le LHC est le plus grand et le plus puissant ordinateur du monde et est effectivement utilisé pour que des particules entrent à une vitesse proche de celle de la lumière, dans le but d’en savoir plus sur la physique et la possibilité d’univers parallèles.

La curieuse machine développée à travers un anneau de 25,7 km d’aimants supraconducteurs a été l’objet de critiques, en plein coeur de dénonciations qu’il pourrait créer, par inadvertance, un trou noir qui pourrait engloutir le monde.

Le CERN, évidemment, nie essayer de changer notre climat, mais il a effectué des expériences pour créer des nuages artificiels afin de mieux comprendre le réchauffement climatique, ce qui alimente les théories du complot.

Source: Express.co.uk, le 29 juin 2016

Onde gravitationnelleOnde de gravitation

 
 

 

 Ne doit pas être confondu avec Onde de gravité.
 
Ondes gravitationnelles engendrées par un système binaire. La déformation se produit dans un plan perpendiculaire à la direction de propagation de l'onde.

En physique, une onde gravitationnelle, ou onde de gravitation, est une oscillation de la courbure de l'espace-temps qui se propage à grande distance de son point de formation.

Albert Einstein a prédit l'existence des ondes gravitationnelles en , en se fondant sur sa théorie de la relativité générale. Selon cette théorie, qu’il venait de publier, de même que les ondes électromagnétiques (lumière, ondes radio, rayons X, etc.) sont produites par les particules chargées accélérées, les ondes gravitationnelles seraient produites par des masses accélérées et se propageraient à la vitesse de la lumière dans le vide. Cependant, la réalité des ondes gravitationnelles a été longuement débattue, et Einstein lui-même changea plusieurs fois d'avis à ce sujet, la question étant de savoir si ces ondes avaient effectivement une existence physique ou bien constituaient un artéfact mathématique résultant d’un choix du système de coordonnées. Pour statuer, et disposer à cette occasion d’un nouveau test de la relativité générale, seule la recherche expérimentale pouvait lever le doute. Les efforts dans ce sens ont été engagés à partir des années 1960, avec la réalisation des premiers détecteurs parJoseph Weber.

Depuis 2016, le résultat est acquis : l’existence des ondes gravitationnelles est avérée par l’observation. Ce résultat a été obtenu en deux étapes. Une première étape a été franchie en 1975, avec la découverte du pulsar binairePSR B1913+16Russell A. Hulse et Joseph H. Taylor, en mesurant l’évolution de sa période orbitale, ont mis en évidence une courbe de décroissance de cette période correspondant précisément à ce que prévoit la relativité générale en considérant que ce système perd son énergie par émission gravitationnelle. Ce premier indice, indirect, en faveur de l'existence des ondes gravitationnelles valut aux deux chercheurs américains le prix Nobel de physique en 1993. Les ondes elles-mêmes ont été observées pour la première fois le  : deux détecteurs LIGO — situés dans l’État de Washington et en Louisiane — ont enregistré des signaux en coïncidence qui correspondent exactement à ceux émis lors de la coalescence de deux trous noirs d’environ 30 masses solaires chacun et situés à une distance de 1,3 milliard d'années-lumière. Les chercheurs des collaborations LIGO et VIRGO l’ont annoncé lors de conférences de presse simultanées à Washington, Paris et Cascina le.

L'observation des ondes gravitationnelles signe aussi le succès des détecteurs interférométriques et leur capacité à détecter d'infimes variations de distance : lors du passage de l'onde gravitationnelle de GW150914, les miroirs des cavités des interféromètres de LIGO ont subi un déplacement maximal de  m, un millier de fois inférieur à la taille du proton.

Si l’on tient compte du fait que les ondes gravitationnelles ne sont pas arrêtées par la matière comme le sont les ondes électromagnétiques, les astrophysiciens disposent désormais avec elles d’un champ nouveau d’observation qui leur permettra de « voir » certains aspects de l’univers à grande échelle, et notamment de se rapprocher de ses débuts, jusqu’alors inaccessibles, allant du big bang à 380 000 ans.

En revanche, l'existence des ondes gravitationnelles laisse ouverte la question de l’existence du graviton, une particule élémentaire dont certaines théories spéculatives de gravité quantique impliquent l’existence en association avec la gravitation (à l’instar du photon associé à l’électromagnétisme) : cette particule reste hypothétique.

 

 

Historique[modifier | modifier le code]

Les principes de la relativité restreinte amènent à postuler que l'interaction gravitationnelle se propage (au plus) à la vitesse de la lumière, ce qui avait déjà été remarqué par Henri Poincaré en 1905 en parlant d'une « onde gravifique »1. Plus précisément, Albert Einstein a prédit l'existence d'ondes gravitationnelles en  en se fondant sur sa théorie de la relativité générale2,3.

Cependant, la réalité des ondes gravitationnelles a été longuement débattue, Einstein changeant lui-même plusieurs fois d'avis à ce sujet4,5,6. La question était de savoir si ces ondes avaient effectivement une existence physique ou bien résultaient d'un « pur effet de jauge », autrement dit d'un choix de système de coordonnées. Cette question a été définitivement tranchée lors de la conférence de Chapel Hill (Caroline du Nord) (États-Unis) en 19577. Les contributions de Felix Pirani (en) et Hermann Bondi ont été déterminantes. Pirani montre qu'en présence d'une onde gravitationnelle, un ensemble de masses en chute libre est alors animé d'un véritable mouvement l'une par rapport à l'autre (tel qu'illustré plus haut). Bondi suggère qu'en connectant deux masses aux extrémités d'un piston, on absorbe alors l'énergie de l'onde en la transformant en chaleur (« sticky bead » argument), ce qui démontre que l'onde possède bien une réalité physique. Ce fut le point de départ des premiers développements d'instruments permettant la mise en évidence expérimentale des ondes gravitationnelles.

L'observation du pulsar binaire PSR B1913+168 a permis aux physiciens Russell Hulse et Joseph Taylor de disposer d’un indice sérieux en faveur de l'existence des ondes gravitationnelles, en montrant que la diminution de période de ce système binaire s'expliquait avec précision par l'émission de telles ondes9. Ce travail a été récompensé par le prix Nobel de physique en 199310.

Le , les chercheurs du LIGO annoncent avoir détecté directement des ondes gravitationnelles  ; cette annonce est confirmée officiellement le11,12, et le résultat est publié le jour même dans la revue Physical Review Letters13. Ces ondes gravitationnelles ont été produites par la coalescence de deux trous noirs, situés à 1,3 milliard d'années-lumière14. Ce serait aussi « la première preuve directe de l’existence des trous noirs », affirme Thibault Damour, physicien théoricien français15. De même, le phénomène, est observé une deuxième fois en décembre 2015 (annoncé en juin 2016), la détection ayant été à nouveau réalisée par l'expérience LIGO16. Ce nouveau signal est baptisé GW15122617.

Les détections confirmées d’ondes gravitationnelles sont résumées dans le tableau suivant :

Article détaillé : Liste d'ondes gravitationnelles.
Signal Désignation Date de détection Détecteurs Date de confirmation Phénomène
LIGO measurement of gravitational waves.png GW150914 LIGO Coalescence de 2 trous noirs.
1,3.109 a-l ; bilan (en masses solaires) : 29 + 36 —> 62 + 3.
GW151226.png GW151226 LIGO Coalescence de 2 trous noirs.
1,4.109 a-l ; bilan (en masses solaires) : 14,2 + 7,5 —> 20,8 + 1.

Présentation du phénomène[modifier | modifier le code]

Dans la théorie de la relativité générale, la gravité provient de la courbure de l'espace-temps. Cette courbure est causée par la présence d'objets possédant une masse. Plus la masse de l'objet est grande, plus la courbure produite est grande et ainsi plus la gravité est intense. Lorsque des objets massifs se déplacent dans l'espace-temps, la courbure de l'espace-temps s'ajuste pour refléter le changement de la position de ces objets. Sous certaines circonstances, les objets accélérés peuvent produire une perturbation de l'espace-temps qui s'étend et se propage de manière analogue à « des vagues à la surface de l'eau ». On désigne par onde gravitationnelle4,18 (ou parfois onde de gravitation19,20,21) ce type de perturbation, et on prédit qu'elles se propagent à la vitesse de la lumière. Ces ondes sont inexistantes dans la vision newtonienne de la gravitation, cette interaction se propageant à une vitesse infinie dans cette théorie.

L'analogie entre des charges électriques en mouvement et des masses en mouvement permet de mieux appréhender le phénomène : de la même manière que l'accélération de particules chargées produit des ondes électromagnétiques, l'accélération de particules possédant une masse produit des ondes gravitationnelles. La plupart des théories de gravité quantique postulent l'existence d'une particule élémentaire correspondant appelé le graviton4, de façon analogue à l'électrodynamique quantique dans laquelle le vecteur de la force électromagnétique n'est autre que le photon. Le graviton est associé à l'onde gravitationnelle, les caractéristiques de cette dernière donnent de précieuses informations sur cette particule. Cependant, même après la mise en évidence des ondes gravitationnelles, l’existence du graviton reste hypothétique.

Effet[modifier | modifier le code]

 
Déformation d'un anneau de particules au passage d'une onde gravitationnelle polarisée "+", dans le plan du front de l'onde.
 
Déformation d'un anneau de particules au passage d'une onde gravitationnelle polarisée "x", dans le plan du front de l'onde.

On considère un cercle de particules test en chute libre (soumises uniquement à la gravité). Les ondes gravitationnelles étant « transverses », leur effet sur les particules est nul dans la direction de propagation. Par contre, une onde gravitationnelle qui se propage perpendiculairement au plan du cercle entraîne la déformation de ce cercle. Il est étiré de manière alternée dans une direction tandis qu'il est comprimé dans l'autre tout en gardant une surface constante comme indiqué dans les animations ci-contre. L'amplitude des oscillations montrées dans les animations est grandement exagérée. En réalité, l'amplitude des ondes gravitationnelles est très petite.

Les animations permettent de visualiser les oscillations associées à une onde gravitationnelle sinusoïdale ce qui explique l'évolution des figures dans les animations. Une telle onde peut être produite par le système physique idéal constitué d'une paire de masses identiques en orbite circulaire. Dans ce cas, l'amplitude de l'onde est constante et son plan de polarisation tourne continûment à deux fois la fréquence orbitale.

On note usuellement l'amplitude des ondes gravitationnelles , qui est un nombre sans dimension, quantifiant l'importance relative de la compression ou de l'étirement dans les animations. L'amplitude montrée ci-contre est d'environ  (soit 50 %). Dans la réalité, les ondes gravitationnelles reçues sur Terre sont imperceptibles : typiquement, on estime que , c'est-à-dire qu'un cercle de la taille de la Terre subirait une déformation d'environ , soit mille fois plus petite qu'un atome.

Polarisation[modifier | modifier le code]

Il existe deux polarisations, ce qui est équivalent à dire que les ondes gravitationnelles possèdent deux degrés de liberté indépendants notés  et .

Les deux polarisations indépendantes d'une onde gravitationnelle, aux propriétés identiques à l'unique polarisation d'une onde lumineuse, ont un angle entre elles de 45 degrés. L'effet d'une onde rectilignement polarisée avec la polarisation « plus » est identique à celui avec la polarisation « croix » mais tourné de 45 degrés comme illustré dans les animations ci-dessus. La polarisation des ondes gravitationnelles résulte de la nature de leur source et le degré de polarisation dépend de l'orientation de la source par rapport à l'observateur. Les ondes gravitationnelles sont définies comme les perturbations de la métrique qui du point de vue des équations d'Einstein sont découplées des perturbations du tenseur énergie-impulsion. Les ondes gravitationnelles ont une symétrie tensorielle (mathématiquement, on parle de spin 2), par opposition aux perturbations de la matière qui ont soit une symétrie scalaire (spin 0), soit une symétrie vectorielle (spin 1, par exemple pour la lumière). Ceci est directement relié au nombre de polarisations.

Pour trouver l'origine de ce nombre, il faut considérer le tenseur métrique dans son ensemble, qui est décrit par une matrice symétrique contenant dix entrées indépendantes, et soustraire tout d'abord les degrés de liberté non-physiques associés à l'invariance de la théorie sous la symétrie de reparamétrisation de l'espace-temps. Ceux-ci sont au nombre de quatre. Il faut également soustraire les degrés de liberté qui sont couplés aux perturbations du tenseur énergie-impulsion. Il y a un tel degré scalaire et trois degrés vectoriels. Finalement, il ne reste donc que deux degrés de propagation physiqueNote 1.

Sources[modifier | modifier le code]

Amplitude des ondes gravitationnelles émises par un système physique[modifier | modifier le code]

La formule du quadrupôle obtenue par Albert Einstein en 1916 permet de relier l'amplitude de l'onde émise par un système physique à la variation de son moment quadrupolaire  :

Pour un système continu doté d'une densité volumique de masse , celui-ci est22  où les indices  correspondent aux coordonnées cartésiennes  et  est le symbole de Kronecker.

La petitesse du facteur  traduit la grande rigidité de l'espace-temps. Il faut la compenser par de grandes variations du moment quadrupôlaire pour produire des ondes gravitationnelles détectables.

Ceci a plusieurs conséquences importantes. Les systèmes dont la dynamique est à symétrie sphérique (sphère en expansion ou en contraction) ou à symétrie cylindrique (disque en rotation sur son axe) n'émettent pas d'ondes gravitationnelles puisque leur moment quadrupolaire reste constant.

Un dispositif simple pour la production d'onde gravitationnelle est un haltère en rotation autour du centre de son axe. Un tel système avec deux masses m séparées d'une distance R en rotation à la vitesse angulaire  donne . Cette estimation, appliquée à des systèmes aux dimensions réalistes pour une expérience construite par l'homme, montre que la production d'ondes gravitationnelles détectables est impraticable en laboratoire.

C'est pourquoi l'on s'intéresse à des sources astrophysiques, qui font généralement intervenir des objets compacts (comme les étoiles à neutrons et les trous noirs) présentant de grandes masses et capables de soutenir de très grandes accélérations.

Binaires compactes coalescentes[modifier | modifier le code]

 
Modélisation des orbites d'un système binaire, de la phase spiralante, jusqu'à la coalescence.
 
Signal gravitationnel de type "chirp" émis par un système binaire en phase de coalescence.

Les systèmes binaires d'étoiles à neutrons et/ou trous noirs proches de la coalescence sont l'équivalent astrophysique de l'haltère en rotation mentionné plus haut. Les deux objets composant le système orbitent l’un autour de l’autre. Le système perd de l'énergie par rayonnement gravitationnel ce qui cause le rapprochement des deux objets jusqu’à la coalescence. La fréquence orbitale augmente au fur et à mesure que le rayon orbital diminue. Ceci conduit à l'émission d'un signal gravitationnel caractéristique comme illustré ci-contre.

Fond stochastique[modifier | modifier le code]

On distingue le fond stochastique d'onde gravitationnelle d’origine astrophysique dû à la superposition des signaux provenant d'un grand nombre de sources irrésolues (qu'il est impossible de détecter séparément) et celui d'origine cosmologique produit lors des premiers instants de l’Univers peu de temps après le Big Bang. L'observation de ce rayonnement donnerait des informations importantes sur l'Univers primordial, en particulier sur la période dite d'inflation cosmique23.

Sources continues[modifier | modifier le code]

Si elles possèdent un certain degré de non-axisymétrie, les étoiles à neutrons émettent une onde gravitationnellemonochromatique à la fréquence double de la fréquence de rotation de l’étoile. L'émission étant permanente, constante en fréquence et amplitude, on peut alors « intégrer » le signal pendant plusieurs mois afin de le distinguer du bruit instrumental.

Détection[modifier | modifier le code]

Barres résonnantes[modifier | modifier le code]

Les barres de Weber sont des instruments simples permettant de détecter l'effet d'une onde gravitationnelle. Il s'agit d'une barre rigide de métal isolée des vibrations externes. La distorsion de l'espace causée par une onde gravitationnelle incidente excite la barre à sa fréquence de résonance, perturbation ensuite amplifiée jusqu'à des niveaux détectables. Ce type de détecteur a été proposé et utilisé initialement par Joseph Weber de l'université du Maryland. Weber a déclaré à plusieurs reprises avoir observé un excès de coïncidence entre les événements observés par deux barres identiques séparées de 2 km24, ce qui l'a conduit à déclarer la découverte des ondes gravitationnelles en 196925. Ce résultat n'a pas été confirmé par les expériences de validation conduites ultérieurement26.

Le principe du détecteur de Weber a été développé par la suite par plusieurs équipes. La cryogénie a été introduite afin d'atteindre une meilleure sensibilité en atténuant le bruit thermique causé par l'agitation brownienne des atomes composant la barre. On dénombre plusieurs instruments de ce type dans le monde, dont certains sont encore en opération : ALLEGRO (Bâton-RougeÉtats-Unis, actuellement démantelé), AURIGA (Legnaro/Padoue, Italie), Explorer (CERN, Suisse) et NAUTILUS (Rome Frascati, Italie). La géométrie sphérique, plutôt que cylindrique généralement utilisée, a été proposée pour le projet de détecteur miniGrail (Pays-Bas).

Décroissance orbitale des pulsars binaires[modifier | modifier le code]

L'observation du pulsar binaire PSR B1913+16, découvert en 1974, a permis aux physiciens Russell Hulse et Joseph Taylor de disposer d’un indice sérieux en faveur de l'existence des ondes gravitationnelles. Ce système binaire est composé de deux étoiles à neutrons. L'une au moins est un pulsar. Hulse et Taylor en ont observé les impulsions radio pendant plusieurs années et ont suivi l'évolution de ses paramètres orbitaux, notamment la période orbitale, de l’ordre de 8 heures. La courbe de réduction de la période en fonction du temps qu’ils ont mesurée montre que le système perd de l'énergie, et que la réduction correspond avec une extrême précision, dans le cas d’une perte d’énergie par rayonnement gravitationnel, à celle prévue par la relativité générale27 :

Décroissance de la période orbitale  régie par l’équation .
Précision des mesures : période orbitale à  près. Valeur  jours. Autre paramètre : excentricité de l’orbite à  près :  ; etc.

Le modèle indique que la coalescence des deux étoiles devrait se produire dans 300 millions d’années. Russell Hulse et Joseph Taylor ont été récompensés par le prix Nobel de physique en 1993 pour cette découverte.

Polarisation et mode B du fond diffus micro-onde cosmologique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Onde gravitationnelle primordiale.

En mars 2014, des chercheurs du Centre d'astrophysique Harvard-Smithsonian annoncent la détection des ondes gravitationnelles produites lors de l'inflation cosmiquegrâce à la mesure de la polarisation du fond diffus cosmologique par le télescope BICEP2 (Background Imaging of Cosmic Extragalactic Polarization)28,29,30