WWIII: Incendie massif près de la base Militaire de l'OTAN d'IZMIR. Où sont les Bombes!. Les TURCS accusent les USA de vouloir faire sauter le stock d'armes Nucléaires.

Publié le par José Pedro

L'incendie a pris des proportions terribles et menace maintenant une base de l'Otan

Un feu massif a pris le 24 juillet à Izmir dans l’ouest de la Turquie. Le brasier se situe à côté d’une base des forces terrestres de l’OTAN qu'il menace désormais. Des forces françaises y sont présentes. Les autorités soupçonnent un sabotage.

Des images impressionnantes. Un terrible incendie s’est déclenché dans la soirée du 24 juillet dans les environs des districts de Sahintepe et Mevkiinde à Izmir, la troisième agglomération de Turquie par sa population.

Le feu a brûlé une grande partie d’une zone boisée et se dirige maintenant vers une base des forces terrestres de l’OTAN. L'établissement, situé à Şirinyer dans le district de Buca, est occupé par le LANDCOM, une structure chargée de coordonner efficacement la réaction des forces terrestres de l’OTAN en cas de crise internationale. 

Des soldats de multiples nationalités sont présents au sein de cette structure; y compris des Français. 

Selon CNN Turk, en plus de la base de l’Alliance atlantique, le brasier met en danger plusieurs zones d’habitation. Une maison a déjà été touchée.

Des troupes de l’OTAN tentent activement de ralentir la progression du feu. Mais les vents forts n’arrangent pas leur travail. T24 News rapporte qu’il s’approche dangereusement de l’arsenal. Les autorités suspectent un acte de «sabotage».

Washington maintient une grande partie de son arsenal nucléaire en Turquie. Pas moins de 50 armes de ce type sont gardées dans le pays. Elles sont cependant stockées dans la base de Incirlik et non à Izmir.

Les hélicoptères et avions luttent contre l’incendie depuis des heures et à 9h30 (heure française), ce dernier n’avait toujours pas été circonscrit.

Toute entrée ou sortie de la base d’Incirlik, dans le sud de la Turquie, a été interdite par les autorités militaires locales, a rapporté le consulat américain. Cette base stratégique de l’OTAN abrite notamment des armes nucléaires américaines.

«Les autorités locales empêchent tous les mouvements dans et hors de la base aérienne de Incirlik. L’électricité a aussi été coupée», a indiqué le consul américain à Adana, dans un communiqué de presse.

«Veuillez éviter la base aérienne jusqu’à ce que les opérations normales aient été restaurées», ajoute le texte.

Putsch manqué en Turquie : une partie de l’armée s'est soulevée contre le président Erdogan

Selon la chaîne d’actualité américaine CNN, l’espace aérien au-dessus de la zone a lui aussi été fermé. 

En conséquence, les missions américaines menées contre Daesh depuis la base d’Incirlik ont été temporairement suspendues, a indiqué un responsable américain à l'AFP sous couvert d'anonymat.

Les autorités turques ont communiqué à leurs homologues américains que l’espace aérien restera fermé jusqu’à ce que les forces pro-gouvernementales reprennent le contrôle total de la situation régionale, après la tentative de coup d’Etat qu’a vécu le pays le 15 juillet.

Elles ont ajouté vouloir s’assurer que tous les éléments de l’aviation turque soient bien sous le contrôle des forces pro-gouvernementales, alors que des avions et des hélicoptères militaires ont été utilisés par des putschistes la veille.

Plus tard dans la journée, le ministères des Affaires étrangères turc a annoncé que plusieurs soldats se trouvant sur la base ont été arrêtés pour avoir participé dans la tentative de coup d'état. La nationalité des militaires concernés n'a pas été précisée.

La base aérienne d’Incirlik est d’une importance cruciale pour l’armée des Etats-Unis puisqu’elle permet à Washington de mener des opérations dans les pays voisins, comme la Syrie et l'Irak. Mais surtout, ce site de l’OTAN héberge des armes nucléaires tactiques américaines.

Un groupe au sein de l’armée turque a tenté de mener un coup d’Etat dans la nuit du 15 juillet contre le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan. La tentative a échoué, faisant au total 265 morts, dont 104 putschistes selon les chiffres du Premier ministre turc.

La Turquie menace de détériorer les relations avec les USA

 

Les relations turco-américaines souffriraient si les Etats-Unis refusaient d'extrader en Turquie le prêcheur islamique et opposant turc Fethullah Gulen, a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu. La Turquie qui vient de signer un protocole de non agression avec la Russie, et beaucoup plus libre d'afficher ses revendications auprès des USA.

Selon le ministre, dans le pays, il y a eu une tentative de coup d'Etat, tandis que le leader et cerveau des putschistes vit en paix aux Etats-Unis.

"Cela empoisonne les relations bilatérales", a affirmé le chef de la diplomatie turque.

M.Cavusoglu envisage de soulever la question de l'extradition de M.Gulen au cours des négociations avec les autorités américaines lors de sa visite aux Etats-Unis.

 

Auparavant, près d'un millier de personnes avaient participé à une manifestation à Boston (Massachussetts, Etats-Unis) pour exiger l'extradition de Fethullah Gulen résidant actuellement à Saylorsburg (Pennsylvanie, Etats-Unis).

 

Prédicateur exilé aux Etats-Unis depuis 1999, M.Gulen est accusé par Ankara d'être l'instigateur du putsch qui s'est soldé par 270 morts et 2.000 blessés. Lui-même dément toute implication.

 

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait déclaré que la demande de la Turquie d'extrader le prédicateur serait satisfaite si Ankara fournissait des preuves de son implication dans la tentative de coup d'Etat.

 

Dans la nuit du 15 au 16 juillet, des militaires turcs ont tenté de perpétrer un coup d'Etat dans le pays. Après l'échec du putsch, les forces de l'ordre ont interpellé plus de 6.000 personnes, y compris des officiers.

Dossier:
Tentative de coup d'Etat militaire en Turquie (137)
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Le commandant d'une base contenant des bombes nucléaires américaines arrêté

Dimanche, les autorités turques ont également placé en détention le général Bekir Ercan Vanle commandant de la base d'Incirlik, ainsi qu'une douzaine d'officiers accusés de complicité dans la tentative de coup d'Etat. Cette base militaire célèbre, située dans le sud du pays, est utilisée par les Etats-Unis dans le cadre de la coalition contre l'Etat islamique qui comprend la Turquie, et abrite des armes nucléaires américaines.

Les raids américains contre les forces de Daesh en Syrie ont été interrompus temporairement, durant l'intervention des forces légitimistes dans la base.

Les États-Unis maintiennent un stock d'au moins 90 armes nucléaires tactiques en Turquie dont 60 Bombes H, plus que dans tout autre pays étranger, mais les bombes atomiques ne sont pas menacées par l'incendie en cours en Turquie. Ces armes sont stockées dans une base différente, dans Incirlik et il n'y aurait pas de telles munitions stockées à Izmir. Par contre le Stock d'INCIRLIK est toujours sous contrôle de l'Armée Turque, et on ne sait toujours pas si les ogives nucléaires sont dans de bonnes mains, un officier Turc fait état de disparitions dans les mains de DAESH. Les militaires Américains de la base sont toujours retenus prisonniers des Turcs. Jusqu'à présent DAESH et la Turquie faisaient bon ménage, ce qui permet aux Turcs de combattre les rebelles Kurdes du PKK, et de vendre le pétrole de DAESH qui arrive en TURQUIE.

daech

Daesh fait une offre de rachat d’Al-Qaïda tout en promettant de sauvegarder les emplois.

 

 

L’information a été rapportée par le magazine économique daeshien « le souk » et elle risque de faire l’effet d’une bombe dans les places boursières internationales.

En effet, le ministère daeshien de l’éco-terrorisme a annoncé cette semaine, qu’il lançait une OPA (Offre Publique d’Achat) amicale contre son concurrent historique Al-Qaida. Une OPA dont le but est de racheter 100% du capital de l’organisation créée par Oussama Ben Laden.

AL-QAIDA N’EST PLUS CE QUE C’ÉTAIT

Selon le magazine, DAESH a observé depuis quelque temps une régression historique de l’indice boursier « DJIHAD 2001 » de son concurrent, du fait du recul de son activité et de la chute de ses opérations.

En septembre 2001, l’indice d’Al-Qaida a connu un pic historique suite à des opérations d’investissement spectaculaires aux USA suivies de quelques autres opérations d’envergure un peu partout dans le monde, poussant même plusieurs autres organisations plus réduites et régionalisées à demander à intégrer la méga-organisation, la maison-mère « Al-Qaida » pour pouvoir bénéficier de ses relais, réseaux et moyens pour investir et mieux s’implanter. C’était le cas notamment du fameux GSPC algérien (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) qui a été racheté par cette organisation avant de changer de nom et devenir AQMI (Al-Qaida au Maghreb Islamique). Un rachat qui s’est révélé bien juteux puisque Al-Qaida a pu ouvrir ses premières filiales en Afrique (du nord au sud) et a pu mener quelques actions aux échos forts retentissants.

Mais cette embellie n’a duré qu’une décennie environ avant de voir arriver la concurrence.

DAESH, LA NAISSANCE D’UN BÉBÉ MOUSTACHU (OU BARBU)

Le marché des opérations a donc accueilli un nouveau concurrent, venu lui aussi du Moyen-Orient. DAESH a en effet, démarré très fort dans le domaine, grâce notamment aux investisseurs étrangers qui ont mis des moyens financiers, humains et matériels colossaux.

Un démarrage remarquable qui a notamment été caractérisé par des opérations spectaculaires un peu partout dans le monde, renforcées par des campagnes de communication et de propagande dignes des plus grands films américains avec de moyens ultra-modernes, permettant presque de suivre en temps réel, les actions du groupe.

En 3 ans seulement d’existence, DAESH a grignoté des parts considérables du marché de la terreur et a pu implanter des agen(ts)(ces) partout dans le monde, notamment en Europe.

Forte de cette expansion saluée par les financeurs et les actionnaires, et face au recul des actions d’Al-Qaida, DAESH a donc décidé de lancer cette OPA amicale en proposant le rachat de 100% de l’organisation de Ben Laden.

Pour pousser les décideurs d’Al-Qaida a accepter l’offre, DAESH s’est engagé notamment à sauvegarder les emplois de milliers de combattants d’Al-Qaida. « Nous ne lâcherons personne. C’est un engagement que nous prenons. Tous les emplois qui existent aujourd’hui vont être maintenus, du gardien jusqu’au Kamikaze, en passant par les ingénieurs et les planificateurs d’opérations d’investissement », a notamment déclaré le ministre dashien de l’éco-terrorisme.
L’offre a donc été formulée et les garanties apportées. La balle est donc, dans le camp d’Al-Qaida qui devra y répondre sous 15 jours max. passé ce délai, DAESH dit qu’ils n’hésiteront pas à lancer une autre OPA, hostile cette fois-ci.

Le monde est accroché à la réponse d’Al-Qaida. Les actionnaires eux, sont très chauds à l’idée de pouvoir investir davantage.

14 Navires de guerre Turcs, de 2 à 42 hélicoptères, 2 avions F16, des ogives nucléaires, 25 commandos des forces spéciales manqueraient à l’appel depuis la tentative de coup d’Etat.

D’autres experts, ainsi qu’Ankara -dont c’est l’intérêt bien compris- démentent ces allégations.

Même pour les ogives nucléaires, personne, en fait, ne peut étaler de preuve formelle. 

People gather for celebration around Turkish police officers, loyal to the government, standing at the top of tanks abandoned by Turkish army officers following a coup attempt. Photo: AP
Les gens se rassemblent autour des policiers turcs pour célébrer leur fidélité au régime, qui se tiennent en haut des chars abandonnés par les officiers de l’armée qui ont suivi le coup d’Etat. Photo: AP

 

ERBIL, Région du Kurdistan—Au moins 14 vaisseaux turcs et le Commandant de la Marine, l’Amiral Veysel Kosele sont portés manquants après le coup d’Etat avorté contre le gouvernement vendredi. La nouvelle de ces navires manquants, ainsi que leur commandant a été publiée par le Times, mais le Vice-Premier Ministre turc Numan Kurtulmus a nié cette possibilité. 

Les médias turcs suggèrent que Kosele aurait été piégés à bord de son bateau après que les comploteurs lui auraient dit qu’il y avait un attentat terroriste et qu’il aurait été pris en otage.

Pas plus l’U.E que l’OTAN ne semblent savoir quoi que ce soit, à propos de ces navires manquants, et qui devaient être en service (mission) soit sur la Mer Egée, soit sur la Mer Noire. Certains soupçonnent qu’ils aient pu mettrele cap sur la Grèce, comme cela a été le cas avec un hélicoptère qui a survolé l’espace aérien jusqu’en Grèce, avec huit militaires à bord qui ont demandé l’asile.

« Nous recherchons chacun de ces navires. Nous avons eu des informations sur des discussions qui se sont déroulées disant à un certain moment qu’ils voulaient entrer dans les eaux territoriales grecques. Cependant, cela ne s’est pas passé comme ça », a déclaré une source au Ministère grec de la Défense au RIA Novosti russe.

En plus de ces 14 navires, entre 2 et 42 hélicoptères, selon les rapports, ainsi que 25 membres des forces spéciales sont aussi portés disparus. Le journal Hurriyet a rapporté qu’ils projetaient de mener un raid contre la résidence du Président turc Recep Tayyip Erdogan, alors qu’il était en vacances dans la ville balnéaire de Marmaris sur la côte, vendredi. Depuis, ils sontportés manquants.

Ces deux hélicoptères auraient été envoyés à la rescousse des forces spéciales, dès l’échec de leur descente contre Erdogan. Ils auraient alors fui vers une zone boisée où se cacher. Personne ne les a retrouvés.

Depuis vendredi, au moins 60.000 personnes ont soit perdu leur emploi dans la fonction publique, soit ont été arrêtés, dont près de 99 généraux accusés de complot et au moins 6.000 militaires., 9000 policiers et 3000 juges.

Devrim Yaylali, a Turkish naval expert and blogger who closely tracks ship movements in the Black Sea, likewise was skeptical. “Warships’ commanders are taught and trained to operate alone and independently,” he pointed out to The Daily Beast. “Thus they do disappear when the mission dictates.” But that doesn’t mean their crews have mutinied.

Devrim Yaylali, un expert naval turc et bloggeur qui suit à la trace les mouvements des navires en Mer Noire, est, de même plutôt sceptique. « On enseigne aux Commandants des navires de guerre à opérer en solitaire et de façon indépendante », souligne t-il pour le Daily Beast. « Ainsi disparaissent-ils quand on leur dicte une mission à accomplir ». Mais cela ne signifie pas que  leurs équipages se seraient mutinés.

En outre, les navires de guerre turcs passent le plus clair de leur temps sur la Mer Noire ou la Mer Egée, ce qui fait qu’il leur est difficile de vraiment « disparaître » de vue durant une période donnée de temps. « Aussi bien la Mer Noire que la Mer Egée sont des petites mers et aussi bien la Grèce que la Russie observent minutieusement toutes les activités navales turques », déclare Yaylali. « S’il y avait quelque chose qui ne va vraiment pas avec nos bateaux, ils seraient les premiers à s’en réjouir publiquement ».

Hannah Lucinda Smith, à l’origine de l’article l’annonçant dans le Times, a déclaré pour sa part au Daily Beast, détenir des rapports très clairs corroborant son article, mais àelle a refusé de détailler ses sources. Il serait impossible de vérifier indépendamment ses affirmations, en tout cas, jusqu’à ce que ces navires de guerre déclarés manquants refassent des réapparitions publiques ostensibles – ou se montrent dans des havres grecs, leurs marins rebelles demandant asile sûr contre les représailles du pays qu’ils auraient fui.

On s’est aussi posé bien des questions, suite à une information de Debkafile, disant qu’au moins 42 hélicoptères des forces aériennes turques, ainsi que leurs équipages et missiles – un duo de deux F-16 qui ont bombardé le Parlement à Ankara et presque failli intercepter le vol transportant le Président Recep Tayyip Erdogan, de retour vers la capitale. Leur disparition semblent avoir poussé le Président et le Premier Ministre à exhorter les citoyens à continuer d’occuper les squares des villes en soutien au gouvernement, au cas où la menace de coup d’Etat ne soit pas totalement levée.

Des centaines de policiers ont fait une descente lundi sur l’énorme base aérienne d’Incirlik qui abrite les avions de chasse américains présents pour mener des frappes en Irak et en Syrie, et où résident 1500 personnels de l’armée de l’Air américaine.

L’ancien commandant des forces aériennes turques, le Général Akin Ozturk est cité par l’agence Anadolu contrôlée par l’Etat comme ayant avoué à ses interrogateurs qu’il avait « agit avec l’intention de mener un coup d’Etat ». On l’a exhibé avec plusieurs blessures au visage, sur la tête et sur le haut du corps. Ozturk fait partie des 99 généraux détenus dont 11 ont été mis aux arrêts. 

Une vaste purge est en cours dans toutes les institutions depuis la reprise en main par Erdogan, dont les services accusent l’étranger de complot (comprendre : les Etats-Unis et l’OTAN, ce qui présage d’une révolution islamique construite autour des Frèrers Musulmans, en Turquie).

Par DEBKAfile (israélien) 18 juillet 2016, 8:31 PM (IDT), Rudaw (kurde) le 20 juillet 2016 et le Daily Beast, le 20 juillet 2016.

Sécurité. Les Américains craignent pour leurs bombes atomiques situées en Turquie.

Parmi les nombreuses questions qui se posent après la tentative de coup d’Etat en Turquie survenue le 15 juillet, le New Yorker en retient une : celle de la sécurité internationale. La Turquie, membre de l’Otan et alliée de taille dans la lutte contre l’organisation terroriste Etat islamique, pourrait représenter un nouveau risque, notamment à cause des armes stockées sur son sol.

Une question a une implication directe en matière de sécurité nationale pour les Etats-Unis et pour le reste du monde : comment sécuriser les bombes à hydrogène [américaines] entreposées dans une base aérienne turque ?”        

Située à près de 70 km de la frontière syrienne, dans la ville d’Adana, la base abrite une douzaine de bombes à hydrogène de type B-61 (ou bombes-H) selon le site américain Foreign Policy. Ces bombes atomiques y sont placées depuis l’adhésion de la Turquie à l’Otan en 1952. 

Dans les heures qui ont suivi la tentative de coup d’Etat, les autorités turques ont arrêté le commandant de la base, le général Bekir Ercan Van, ainsi que 11 autres haut gradés et un officier de police travaillant à Incirlik.

Selon le Wall Street Journal, la base turque représente “une installation clée pour la coalition contre l’Etat islamique menée par les Etats-Unis”. Si ce n’est pas la seule base abritant l’arsenal militaire de l’Otan dans la région – des équipements militaires sont répartis en Europe, notamment en Allemagne et en Belgique –, Incirlik est un symbole stratégique, assure le New Yorker : La symbolique de ces bombes est plus importante que leur utilité militaire […] car les bombes B-61 démontrent l’engagement sans faille des Etats-Unis dans l’alliance, intimide la Russie et décourage les membres de l’Otan de développer leur propre bombe H.”  

Construite par des ingénieurs de l’armée américaine, la base a joué un rôle historique. “Quand la Turquie a rejoint l’Otan en 1952, c’est devenu une base cruciale pendant la guerre froide”, précise le site américain.  

Mais depuis la succession d’attentats en Turquie, plusieurs militaires américains ont été rappelés aux Etats-Unis, ce qui a diminué le contingent sur place. Et même si la base ne détient pas les équipements nécessaires au transport des bombes, le risque reste présent, pour le New YorkerLe problème fondamental réside dans le fait que les bombes de l’Otan sont “gardées par des troupes du pays d’accueil”. En d’autres termes, si l’appareil militaire turc est réduit ou affaibli, la base d’Incirlik se trouvera en danger.  

Bien qu’Incirlik possède probablement plus d’armes nucléaires que la plupart des autres bases de l’Otan, elle n’a pas d’avions adéquats permettant de les délivrer. Les bombes sont donc entreposées dans la base en sous-sol, attendant d’être utilisées ou détournées. […] En quelques heures et avec les bons outils et le bon entraînement, vous pouvez ouvrir une des enceintes de stockage des armes nucléaires et vous emparer d’une arme […]. En quelques secondes, vous pourriez placer un engin explosif au-dessus de l’enceinte, détruire l’arme et déclencher un nuage nucléaire.”

Finalement contrainte à s'engager résolument dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), la Turquie en a profité pour s'attaquer aux rebelles kurdes, au risque de faire voler en éclats la fragile trêve qui régnait depuis deux ans.

Dans un changement majeur de sa politique syrienne, le gouvernement d'Ankara a pour la première fois la semaine dernière frappé en Syrie le groupe Etat islamique (EI), accusé de l'attentat suicide qui fait 32 morts il y a une semaine à Suruç (sud).

Dans la foulée, les autorités turques ont envoyé leurs avions dans le nord de l'Irak pour bombarder les bases arrières du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), après une série d'attaques meurtrières visant leurs forces de sécurité.

La Turquie a prestement combiné les deux opérations au sein d'une même "guerre contre le terrorisme", même si les milices kurdes de Syrie, très proches du PKK, et les jihadistes se livrent une guerre sans merci sur le territoire syrien.

Pour les observateurs, cette double opération vise d'abord à empêcher les Kurdes d'étendre leur influence dans le nord de la Syrie et, accessoirement, pourrait servir à renforcer le président Recep Tayyip Erdogan en cas d'élections législatives anticipées.

"Ce gouvernement a mis sur un même pied le PKK et l'EI et, même si les deux organisations sont totalement différentes, ça sert les intentions du gouvernement", estime Marc Pierini, de la fondation Carnegie Europe.

Pour David Romano, de l'université d'Etat du Missouri (Etats-Unis), la priorité turque ne fait plus aucun doute: les rebelles kurdes d'abord, les jihadistes ensuite. "Ankara fait d'une pierre deux coups", estime ce spécialiste du mouvement kurde.

En autorisant l'armée américaine à utiliser la base d'Incirlik (sud) pour frapper l'EI en Syrie et en Irak, les Turcs font le pari d'un "donnant-donnant" qui verrait Washington s'éloigner des Kurdes de Syrie, décrypte M. Romano.

Depuis les défaites des jihadistes à Kobané puis Tall-Abyad, Ankara s'inquiète de la progression des milices kurdes dans le nord et la Syrie et souhaite éviter à tout prix la constitution d'une région autonome kurde à sa frontière.

- 'La revanche du 7 juin' -

D'où son insistance à mettre sur un même pied la menace jihadiste et celle du PKK. "Même si les deux mouvements agissent différemment, ils partagent la même tactique et les mêmes objectifs", a souligné dans les colonnes du quotidien Sabah le porte-parole du président Erdogan, Ibrahim Kalin.

L'attentat de Suruç et les frappes militaires turques interviennent dans la foulée des élections législatives du 7 juin, qui ont vu le parti du président perdre la majorité absolue qu'il détenait depuis treize ans au Parlement.

Les discussions pour une coalition avancent lentement et beaucoup soupçonnent M. Erdogan de les laisser délibérément s'engluer, avec l'espoir de rejouer la partie en organisant, si ces tractations échouent, des élections anticipées.

"La communication autour de la "guerre contre le terrorisme" s'inscrit dans la situation politique intérieure", juge M. Pierini. "La tentation d'une nouvelle élection est grande pour le pouvoir", ajoute-t-il, avec l'espoir que l'offensive contre le PKK lui rallie les suffrages de l'électorat nationaliste.

"La guerre contre le terrorisme est un prétexte. Le vrai but est de jouer la revanche du 7 juin", a résumé l'éditorialiste Cengiz Candar dans le quotidien Radikal.

Mais cette politique a un risque, soulignent les analystes.

Faire la paix avec les Kurdes et tirer un trait sur trente ans d'un conflit qui a fait 40.000 victimes constituerait une victoire politique pour M. Erdogan, qui a pris le risque de relancer à l'automne 2012 les discussions avec le chef emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, encore haï par de nombreux Turcs.

S'il apparaît que les violences des jours derniers ont signé la fin du cessez-le-feu, certains estiment que le processus de paix n'est pas mort.

Marc Pierini parie sur la "diversité" des composantes au sein de la rébellion kurde pour éviter tout retour sur le chemin de la guerre.

David Romano, lui, veut croire que le PKK a d'autres priorités que le front turc. "Il (le PKK) est très occupé à combattre les jihadistes en Syrie", estime-t-il, "je m'attends donc à ce qu'ils se retirent (de Turquie) et qu'ils ne reprennent pas sérieusement la guérilla".

Prévenir la guerre nucléaire ! Pourquoi des alternatives à la politique belliciste des néoconservateurs américains et de l’OTAN sont une obligation pour la survie de l’humanité

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Par Paul Craig Roberts*

L’écroulement de l’Union soviétique en 1991 a donné naissance à une idéologie américaine dangereuse appelée néoconservatisme. L’Union soviétique servait jusque là de limite à l’action unilatérale américaine mais lorsque cet obstacle à l’action de Washington a été aboli, les néoconservateurs ont pu inscrire à leur ordre du jour l’hégémonie mondiale américaine.

L’Amérique était devenue la «superpuissance unique», l’«uni-power», qui pouvait désormais agir sans aucune contrainte n’importe où dans le monde.

Le journaliste néoconservateur du «Washington Post» Charles Krauthammer a ainsi résumé «la nouvelle réalité»:
«Nous avons un pouvoir mondial écrasant. Nous sommes les gardiens historiquement désignés du système international. Quand l’Union soviétique est tombée, quelque chose de nouveau est né, quelque chose de tout à fait nouveau – un monde unipolaire dominé par une seule superpuissance incontrôlée sans aucun rival et qui jouit d’une portée déterminante dans n’importe quel endroit du monde. C’est un développement écrasant et totalement nouveau dans l’histoire, qu’on n’a plus vu depuis la chute de l’empire romain. Et même l’empire romain n’était pas comparable à ce qu’est l’Amérique d’aujourd’hui.»

L’effarant pouvoir unipolaire que l’histoire a donné à Washington doit être protégé à tout prix. En 1992, le Sous-secrétaire Paul Wolfowitz, haut responsable du Pentagone, a mis au point la Doctrine Wolfowitz, devenue depuis la base de la politique étrangère de Washington.
La Doctrine Wolfowitz déclare que «le premier objectif» de la politique étrangère et militaire américaine doit être d’«empêcher la renaissance d’un nouveau rival, sur le territoire de l’ancienne Union soviétique ou ailleurs, qui constitue une menace (à l’action unilatérale américaine) de l’ordre autrefois instauré par l’Union soviétique. Ceci est une considération dominante qui sous-tend la nouvelle stratégie de défense régionale et exige que nous nous efforcions d’empêcher toute puissance hostile d’étendre sa domination sur une région dont les ressources, placées sous tutelle, suffiraient à générer un pouvoir étendu au monde entier. («Une puissance hostile» étant dans ce contexte un pays suffisamment fort pour avoir une politique étrangère indépendante de Washington.)

L’affirmation unilatérale du pouvoir américain commence vraiment sérieusement pendant le mandat de Clinton avec les interventions en Yougoslavie, en Serbie, au Kosovo et par la zone d’exclusion aérienne imposée à l’Irak. En 1997, les néoconservateurs ont rédigé leur «Projet pour un nouveau siècle américain». En 1998, trois ans avant le 11-Septembre, les néoconservateurs ont envoyé une lettre au président Clinton demandant un changement de régime en Irak et «le renversement de Saddam Hussein». Les néoconservateurs exposent leur programme de renversement de sept gouvernements en cinq ans.

Les événements du 11 septembre 2001 sont considérés par les gens bien informés comme «le nouveau Pearl Harbour» dont les néoconservateurs avaient besoin pour commencer leurs guerres de conquête dans le Moyen-Orient. Paul O’Neil, le premier Ministre de l’Economie et des Finances du président George W. Bush, a déclaré publiquement que l’ordre du jour du président lors de la première réunion de Bush avec son cabinet était l’invasion de l’Irak. Cette invasion a été planifiée avant le 11-Septembre. Depuis, Washington a détruit entièrement ou partiellement huit pays et affronte maintenant la Russie tant en Syrie qu’en Ukraine.

La Russie ne peut permettre l’établissement d’un Califat djihadiste dans une zone comprenant la Syrie et l’Irak, car ce serait une base d’exportation de la déstabilisation dans les Républiques musulmanes de la Fédération de Russie. Henry Kissinger lui-même a confirmé ce point, suffisamment évident pour toute personne dotée d’un cerveau. Cependant, les néoconservateurs, fanatiques ivres de pouvoir, qui ont contrôlé les régimes de Clinton, Bush et Obama, sont si absorbés dans leur propre orgueil et arrogance qu’ils sont prêts à pousser la Russie à bout, au point d’inciter leur marionnette turque à abattre un avion russe et à renverser le gouvernement démocratiquement élu en Ukraine, alors en bons termes avec la Russie, en le remplaçant par un gouvernement fantoche américain.

Dans ce contexte, nous pouvons comprendre que la situation dangereuse auquel le monde est confronté est le produit de la politique arrogante d’hégémonie mondiale des néoconservateurs américains. Les erreurs de jugement et les dangers dans les conflits syrien et ukrainien sont les conséquences de l’idéologie néoconservatrice.

Afin de perpétuer l’hégémonie américaine, les néoconservateurs ont rejeté les garanties que Washington avait données à Gorbatchev que l’OTAN ne se déplacerait pas vers l’Est d’un centimètre. Les néoconservateurs ont poussé au retrait des Etats-Unis du traité ABM, lequel spécifiait que ni les Etats-Unis ni la Russie ne développeraient ni ne déploieraient de missiles antibalistiques. Les néoconservateurs ont réécrit la doctrine de guerre américaine et transformé le rôle des armes nucléaires, les faisant passer de force de représailles à celui de force de frappe préventive de premier plan. Les néoconservateurs ont commencé à installer des bases ABM aux frontières russes, tout en prétendant que ces bases avaient pour but de protéger l’Europe des attaques de missiles nucléaires balistiques intercontinentaux iraniens inexistants.

La Russie et son président, Vladimir Poutine, ont été diabolisés par les néoconservateurs et leurs marionnettes au sein du gouvernement des Etats-Unis et des médias. Par exemple, Hillary Clinton, candidate à l’investiture présidentielle démocrate, a déclaré que Poutine était un «nouveau Hitler». Un ancien officiel de C.I.A. a appelé à l’assassinat de Poutine. Les candidats au poste présidentiel dans les deux partis rivalisent d’agressivité envers la Russie et d’insultes à l’encontre du président russe.

Cela a eu pour effet de détruire la confiance existant entre les puissances nucléaires. Le gouvernement russe a appris que Washington ne respecte pas ses propres lois et encore moins le droit international et qu’on ne peut lui faire confiance dans le respect des accords. Ce manque de confiance, joint à l’agression envers la Russie déversée par Washington ainsi que par les médias prostitués, répercuté par la stupidité des capitales européennes, a posé les fondements d’un conflit nucléaire. Comme l’OTAN (essentiellement les Etats-Unis) n’a aucune perspective de victoire sur la Russie dans une guerre conventionnelle, et encore moins de mise en déroute de l’alliance entre la Russie et la Chine, ce conflit sera nucléaire.

Afin d’éviter la guerre, Poutine demeure non-provocateur et discret dans ses réponses aux provocations occidentales. Le comportement responsable de Poutine, cependant, est interprété à tort par les néoconservateurs comme un signe de faiblesse et de crainte. Les néoconservateurs ont incité le président Obama à mettre la pression sur la Russie pour qu’elle cède. Cependant, Poutine a précisé que la Russie ne cédera pas. Poutine a envoyé ce message à de nombreuses occasions. Par exemple, le 28 septembre 2015, au 70e anniversaire des Nations Unies, Poutine a déclaré que la Russie ne pouvait plus tolérer l’état actuel des choses dans le monde. Deux jours plus tard, Poutine a pris la tête de la guerre contre l’Etat islamique (Daesh) en Syrie.

Les gouvernements européens, particulièrement ceux d’Allemagne et du Royaume-Uni, sont complices de l’évolution vers la guerre nucléaire. Ces deux Etats vassaux de l’Amérique facilitent l’imprudente agression de Washington envers la Russie en répandant la propagande de Washington et en soutenant les sanctions de Washington ainsi que les interventions contre d’autres pays. Tant que l’Europe ne sera rien de plus qu’une extension de Washington, la perspective de l’apocalypse continuera à croître.

Nous ne pouvons à présent plus éviter la guerre nucléaire que de deux manières.

L’une serait que la Russie et la Chine rendent les armes et acceptent l’hégémonie de Washington.
L’autre alternative serait un leader indépendant en Allemagne, au Royaume-Uni ou en France montant au créneau et se retirant de l’OTAN. Ce serait le début d’un abandon général de l’OTAN, principal outil de conflit avec la Russie et donc la plus dangereuse des forces au monde pour tous les pays européens et pour le monde entier.

*    Paul Craig Roberts a été haut fonctionnaire au ministère des Finances du gouvernement Reagan. Il a été collaborateur du Congrès américain, co-éditeur et journaliste du Wall Street Journal, Business Week, Creators Syndicate et chercheur à l’Université de Stanford. Il est président de l’Institute for Political Economy et auteur de nombreux livres et articles dans des magazines scientifiques.

Source: www.paulcraigroberts.org/2015/12/28/why-wwiii-is-on-the-horizon-paul-craig-roberts/

(Traduction Horizons et débats)