WWIII : La France va mieux, Les Républicains avancent groupés et organisés, en concertation et en méthode.

Publié le par José Pedro

Au Conseil National des Républicains, Sarkozy appelle à l’unité… et attaque Juppé, "le bonimenteur de trottoirs". L'esprit du rassemblement et de la ligne du Parti inspire le rejet de celui qui ne fait pas partie des siens. Le livre des LR de 366 pages, qui reprend l’ensemble des propositions formulées lors des dix-huit conventions thématiques (institutions, immigration, fiscalité…) est un programme Politique positif qui donne de l'espoir aux Français, et qui tranche du discours de régressions sociales des propositions Juppé, y compris sur l'Europe par organisation d'un référendum.

Nicolas Sarkozy à la manœuvre, qui se sert de sa position de président de parti, face à ses rivaux jouant en contre : la scène a un air de déjà-vu. A cinq mois de la primaire à droite pour la présidentielle, les ténors du parti Les Républicains (LR) se sont réunis en conseil national, samedi 2 juillet, dans la salle de la Mutualité, à Paris, afin d’adopter le projet du parti pour 2017. Comme prévu, le « Parlement du parti » a approuvé à une large majorité ce corpus idéologique, publié sous forme d’un livre de 366 pages, qui reprend l’ensemble des propositions formulées lors des dix-huit conventions thématiques (institutions, immigration, fiscalité…) organisées par LR depuis septembre 2015.

Officiellement, cela doit être le projet de l’ensemble du parti, qui servira de socle programmatique au futur candidat de la droite à la présidentielle ou au candidats aux primaires qui voudront porter les couleurs des LR. Mais en réalité, c’est avant tout le projet de Nicolas Sarkozy. Baisse de l’impôt sur le revenu à hauteur de 10 %, abrogation de la loi interdisant le cumul des mandats, refondation de Schengen, recours au référendum, « plan Marshall de la ruralité », principe de responsabilité à la place du principe de précaution…

On y retrouve les principaux marqueurs de l’ancien chef de l’Etat, qui a démarré sa campagne pour la primaire, sans avoir encore déclaré sa candidature – il devrait l’officialiser fin août. On y retrouve aussi les réformes économiques partagées par la plupart des candidats : la fin des 35 heures, la retraite à 63 ans, un plan d’économie de 100 milliards d’euros, la suppression de l’ISF et de 300 000 postes de fonctionnaires…

Nicolas Sarkozy veut faire adopter son projet par Les Républicains pour marginaliser les atomes libres. Ils devront signer le projet des LR.

« Les attaques entre nous sont inacceptables »

« Ce projet est un socle, qui témoigne que ce qui nous rassemble et plus fort que ce qui nous divise », a déclaré M. Sarkozy devant près d’un millier de conseillers nationaux, en se posant en rassembleur de la « famille » pour forcer ses concurrents à se rassembler… derrière lui. « Il faut accepter d’avancer ensemble et pas séparément », a-t-il souligné. Ce qui pourrait concevoir une absence de Primaire si les LR se rassemblent sur le programme à Nicolas Sarkozy, l'original étant préférable à la copie.

Après le « Brexit », la droite française peine à s’accorder car toujours Juppé, ne veut pas libéraliser le référendum.

Vantant « un projet collectif, qui engage notre famille politique », le futur candidat entend en réalité imposer ses propositions à ses rivaux pour les contraindre à se positionner par rapport à son seul logiciel. La manœuvre consiste à faire passer tout candidat qui s’éloignerait de ce socle comme un traître aux yeux des militants. « C’est plus facile d’être sur le trottoir à parler avec des journalistes et moins facile d’être au milieu des siens ! Mais c’est à l’intérieur du parti qu’on dit les choses, pas à l’extérieur ! », a-t-il tonné à la tribune sous les acclamations de ses fidèles, en référence à l’absence de Alain Juppé lors de son discours.

Juppé est clairement un traite qui comme François Bayrou, est prêt à tirer contre son camp en 2017. En fait il ne fait plus partie de la famille LR, c'est un atome Libre, rattaché par une carte de parti non encore résiliée.

Malgré cette charge contre le maire de Bordeaux, Nicolas Sarkozy s’est présenté comme le garant de l’unité du parti, ce qui est réel, et l'histoire des nominations de députés ne laisse pas de place aux prétendants préconisés par Juppé. Notant que la primaire de novembre « sera le temps de la concurrence », il a mis en garde : « Chacun devra donner le meilleur de lui-même mais je mets une limite à cette concurrence : l’unité de notre famille politique. » « Les attaques entre nous sont inacceptables.

On peut défendre sa candidature sans attaquer les autres ! », a poursuivi celui qui n’épargne pourtant pas ses rivaux depuis plusieurs semaines. Et qui profite de sa double casquette de président-candidat pour marquer des points. Lors de son dernier conseil national en tant que patron du parti, il a d’ailleurs reconnu à la tribune que « la présidence des Républicains est un avantage » pour imposer son projet, son agenda ou ses hommes, avec les investitures aux législatives.

Dans les engagements qu'il compte faire signer au candidats à la primaire, il y a une clause qui spécifie, que les candidats devront respecter le résultat des urnes, à savoir celui qui sera désigné pour représenter les LR, et ne pas jouer cavalier seul au risque d'être parjure.

La désertion des candidats à la primaire

Hervé Mariton, Nadine Morano, Jean-François Copé et Michèle Alliot-Marie, tous candidats à la primaire de la droite, au congrès national des Républicains, le 2 juillet.

Soucieux de ne pas cautionner un rassemblement organisé par et pour Nicolas Sarkozy, sans pour autant déserter totalement le terrain, ses rivaux ont été contraints de jouer une partition subtile. A la fois dedans et dehors. « Ils n’ont que deux mauvaises solutions », sourit le sarkozyste Eric Ciotti.

A part Nadine Morano et Geoffroy Didier, aucun des rivaux de Nicolas Sarkozy pour la primaire n’ont voté le projet de LR, auquel ils ne se sentent pas liés. « Je ne participerai pas au vote car ça entretient une confusion regrettable entre Sarkozy président du parti et Sarkozy candidat », a affirmé le maire de Bordeaux, qui est passé dans la salle de la Mutualité en début de matinée.

Juppé après s’être entretenu quelques minutes en privé avec Sarkozy, est ensuite parti dans un café en face pour discuter avec une dizaine de jeunes, avant de filer en début d’après-midi. Sans même attendre le vote. Tout comme Nathalie Kosciusko-Morizet, présente seulement le matin.

François Fillon, lui, a fait l’inverse : absent le matin, il est venu l’après-midi pour prononcer un discours à la tribune. Réaffirmant sa volonté de mener un projet « puissant », à la tonalité libérale, le député de Paris a lancé quelques piques voilées à Nicolas Sarkozy.

Alors que ce dernier se pose en homme providentiel de la droite, François Fillon a rappelé qu’il n’existe pas de « sauveur suprême », avant de mettre François Hollande et son prédécesseur dans le même sac : « Le président de la République ne doit être ni normal, ni la girouette de l’actualité quotidienne. Il doit tenir le cap du projet et incarner la continuité française. »

Jean-François Copé a lui aussi pris la parole pour marquer ses différences avec Nicolas Sarkozy, en défendant notamment le recours aux ordonnances – et non au référendum. Présents dans la salle, Frédéric Lefebvre n’a pas pris part au vote et Hervé Mariton a voté contre un projet fait, selon lui, de « demi-mesures ». Henri Guaino et Bruno Le Maire, eux, n’ont même pas pris la peine de se déplacer. Le député de l’Eure poursuivait sa campagne à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), comme si de rien n’était.

Fiers du piège tendu à leurs rivaux, les sarkozystes ne cachaient pas leur satisfaction à l’issue de cette journée à la gloire de leur champion : « Sarkozy est hyper-mobile, hyper-imaginatif et hyper-concentré, juge le député de l’Yonne, Guillaume Larrivé. Ses adversaires, eux, sont comme des lapins apeurés, figés face aux phares d’une voiture lancée à grande vitesse. »

Sarkozy sort de ce Conseil National en grand vainqueur sur la forme et sur le fond des propositions, face à des adversaires, titubants, tétanisés, et peu crédibles sur des propositions aptes à satisfaire un large public.



Chers amis,

Comme vous le savez, le Conseil National de notre mouvement s'est tenu hier, à la Maison de la Mutualité, à Paris.

Découvrez le discours prononcé par notre Président à cette occasion :

Cliquez ici pour voir le discours en vidéo

Ce Conseil National était essentiellement consacré à l'adoption de notre Projet. Après 18 conventions thématiques, 12 "Rendez-Vous du Projet" et 360 000 votes exprimés lors de nos consultations électroniques, nous avons présenté notre Projet à l'ensemble des Conseillers Nationaux, lesquels l'ont adopté à une quasi unanimité.

Nous vous invitons dès à présent à prendre connaissance du Projet : cliquez ici pour le télécharger

Si vous le souhaitez, vous pouvez également vous le procurer au format papier en cliquant ici :


Amitiés,

les Républicains

Pourquoi n'a-t-on pas fait dès le départ les préconisations de Juppé pour l'Europe, et pourquoi envisage-t-on, par des commentaires qui n'engagent pas les responsables Européens, d'influencer les choses autrement?

 

En fait on essaie de prouver qu'on pourrait faire autrement quand aujourd'hui 70% des Français veulent le FREXIT, et que les tenants de l'Europe ont été incapable de se poser les bonnes questions dès le départ, et que les Peuples ont décidés de fuir cette Europe.

 

Juppé veut faire des reprises et raccommoder les pièces en haillons de l'Europe. Il veut faire du neuf avec du vieux et des vieux. En fait la moindre des tentatives pour changer quelque chose, même d'insignifiant serait vouée à l'échec, et les Anglais ont tout essayé avant de partir, convaincus qu'ils parlaient à des murs de technocrates et d'obligations de la part des intérêts US, et de l'oligarchie inféodée aux Multinationales.

 

Juppé fait juste de la diversion, mais encore comme pour l'Etat Fort, le recrutement de forces de l'ordre, son chemin pour l'école, la retraite à 65 ans, le travail forcé à 40h par semaines, la diminution des prestations de chômage, le suivi et la radiation des demandeurs d'emplois, s'ils ne trouvent pas de travail, il demande toujours aux autres de faire ce qu'il ne fait pas, c'est un cumulard, un privilégié car lui trouvera toujours du travail, et des salaires que personne ne peut s'offrir puisque c'est le peuple qui forcé et mis devant le fait accompli, qui lui offre.

 

Un individu censé pourrait se demander, comment on peut réussir à se faire élire avec de pareilles propositions, qui vont à l'encontre ce ce que les Anglais ne pourraient supporter eux-mêmes. En fait il ne veut pas se faire élire, mais montre le chemin qu'il faudrait parcourir pour arriver à l'accepter. Effectivement le bout du tunnel serait au bout de sa mort et plusieurs générations ne suffiraient pas pour y arriver.

 

Il compte sur l'esprit de soumission du bon peuple, et des médias des Milliardaires pour conforter son oeuvre. Il pense toujours que le Peuple est subordonné aux actions de flagellation qu'on lui donnera pour qu'il se contente de ce qu'on lui donnera. Il joue avec le Peuple et avec le cynisme qu'il faut pour faire avaler de tels discours. A ce joueur de Poker il faut lui dire que sa main ne vaut rien.

L'ECONOMIE CAPITALISTE DES REPUBLICAÏNS

 

Les notes de Simone Wapler à Qui?

 
Simone Wapler

Le libéralisme à la dérive

Avez-vous remarqué comme tout devient de plus en plus compliqué ? Un jargon, des annonces incompréhensibles, et une situation rendue complexe volontairement embrouillent tout.

Lundi dernier (le 27 juin donc), les banques italiennes devaient recevoir 40 milliards d'euros pour leur venir en aide via un bail out (sauvetage par l'Internationale des Contribuables Européens).

Face au nein de l'Allemagne, jeudi 30 juin, le gouvernement italien annonce créer un fonds de 150 milliards d'euros pour un " programme préventif de soutien de liquidité pour ses banques ". Tout cela se négocie entre la Commission européenne, Matteo Renzi, Premier ministre italien, Mario Draghi, Président de la BCE. Mario Draghi, Italien, est un ancien de Goldman Sachs, oui, cette même banque a trafiqué les comptes publics de la Grèce pour qu'elle soit admissible dans l'euro. Tout va bien, on reste en famille.

Le langage officiel devient de plus en plus impénétrable. Les statistiques économiques et ce que nous constatons au jour le jour ne coïncident pas. Faut-il 40 milliards ou 150 milliards pour sauver les banques italiennes qui ont 365 milliards de prêts douteux ?

Même les sondages nous égarent. Ainsi, le Brexit n'aurait pas dû avoir lieu et Podemos aurait dû gagner des sièges au parlement espagnol. À quoi, à qui se fier ?

Les grands medias nous expliquent que nos maux viennent de la mondialisation, de l'ultra-libéralisme (ou néo-libéralisme), de l'immigration, des robots... Les politiciens nous vantent leurs solutions miracles dont il ressort toujours plus d'interventionnisme, plus de taxes, plus de règles, de lois… et moins de liberté. Mais si le pilotage de l'économie (ou du climat d'ailleurs… j'attends la loi qui taxera un trop grand nombre de jour de pluie ou de soleil pour venir en aide aux agriculteurs ou autres société de panneaux solaires) fonctionnait vraiment, depuis le temps, nous le saurions : il n'y aurait plus de crise et il ferait toujours beau.

L'économie administrée, organisée, ordonnée par nos élites… Telle est la dérive du délire technocratique depuis le passage à notre monnaie unique (mais nous pouvons remonter à l'après-guerre pour en voir les prémices).

Il faut dire que grâce à eux, le monde va franchement mieux : faillites, pauvreté, chômage, malaise des peuples, krachs financiers et crises économiques se multiplient –crise asiatique en 1997, bulle internet en 2000, crise des crédits subprime en 2008, crise de l'euro en 2012.

Parlons-en, aussi, de la grande menace du réchauffement climatique et de la nécessité d'agir pour régir le climat ! Dans les années 1960, nous devions tous mourir de froid car le Gulfstream allait disparaître. Dans les années 1980, nous allions tous mourir de chaud à cause du trou dans la couche d'ozone. Désormais, après une ou deux canicules au compteur (2003, et début de l'été dernier) qui, bien évidemment, ont été les preuves éclatantes de ce réchauffement… on ne parle plus que de "changement" climatique. Mais nous payons toujours la taxe carbone et les éoliennes Montebourg non raccordées au réseau EDF bouchent notre horizon.

Tout ceci est-il vraiment sérieux ? Jusqu'où nos élites voudront-elles régir le monde ? Ce qui nous inquiète par-dessus tout – et qui nous intéresse aux Publications Agora, c'est de voir qu'elles veulent régir votre liberté, et votre argent.

En France, face aux échecs, certains politiciens se revendiquent soudainement du libéralisme. Ainsi, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, se déclare social-libéral. Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, énarque et repris de justice, se proclame libéral.

Certes, le libéralisme est une vieille tradition française, issue de l'humanisme, mais bien oubliée de nos interventionnistes étatistes.

La Révolution fut d'abord une insurrection contre un pouvoir central et des privilèges. Puis dans une France devenue jacobine et centralisée, un petit groupe tenta de ranimer la flamme des Lumières et s'imposa durant le XIXème siècle. Les fondements étaient simples : chacun a un droit naturel à la liberté (c'est à dire le droit de faire ce qu'il veut avec ce qui lui appartient) et à la propriété, l'une ne pouvant exister sans l'autre. Chacun a les mêmes droits. En contrepartie, chacun est responsable.

Les proses limpides de Testutt de Tracy, Jean-Baptiste Say, de Frédéric Bastiat, et d'autres disparurent ensuite des manuels d'histoire et d'économie au profit d'auteurs au jargon abscons, pessimistes sur la nature humaine qu'il convient, selon eux, d'encadrer de très, très près. A les croire, l'homme est d'abord un loup pour l'homme. "Pour améliorer la société, ils commencent par anéantir l'individu, sous prétexte que tous les maux en viennent comme si tous les biens n'en venaient pas aussi", disait déjà à leur sujet Frédéric Bastiat

Qu'est-ce qu'être libéral, au XXIème siècle, en France, dans un pays où plus de 58% de l'économie dépend de l'État ?

La tyrannie commerciale de grandes sociétés multinationales et/ou étatiques, fortes de leurs armées de juristes et de lobbyistes ne relève en rien du libéralisme.

Un système monétaire et financier, incompréhensible par le grand-public, piloté par une poignée d'individus qui se cooptent, n'est pas libéral. Chacun devrait être libre de choisir la monnaie qui lui convient le mieux et une bonne monnaie n'a rien à craindre de la concurrence.

La planification centrale imposée par des fonctionnaires internationaux ou nationaux et supposés omniscients n'est pas libérale. Pourquoi certains sauraient-ils mieux que tout le monde ce qui est bon pour tout le monde ?

Quant à prétendre piloter le climat, gageons que même le Roi Soleil en aurait ri à gorge déployée si Molière en avait fait une pièce.

Nous sommes convaincus que les élites - loin d'apporter des solutions, comme elles le revendiquent – sont plutôt la cause de nos problèmes. Nous espérons bien vous en convaincre et que nous serons de plus en plus nombreux.

Oui, mais les solutions, vous demandez-vous peut-être, en bon pragmatique, une lueur de saine avidité dans le fond de l'œil ?

Selon nous, elles sont dans le " moins " : moins de ce qui nous a conduit jusque-là. Car " Trop de gens se placent au-dessus de l'humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s'occuper d'elle " (toujours Bastiat).

Moins d'ingérence dans nos affaires, moins de pilotage, moins de subvention, moins de taxation, moins de guerres contre des ennemis imaginaires, moins de prétentions, moins de capitalisme sans capital, moins de crédit et… plus de " laissez-faire ", plus de liberté et d'autonomie financière !

Aujourd'hui par exemple, Jim Rickards va vous parler d'or. Vous savez qu'il vient de lancer son Nouveau Plaidoyer pour l'Or, inédit en France (plus d'infos ici). Pour Jim l'or est monnaie, comme il va vous l'expliquer dans son article ci-dessous. Et c'est une monnaie dont les atouts grossissent au fur et à mesure que les gouvernements s'enfoncent dans la folie financière.

En effet, l'or est une monnaie libre, qui n'a besoin d'aucun fonctionnaire ou banquier pour exister, un actif triple A qui se passe d'agence de notation. Et les monnaies étatiques détestent la concurrence de l'or. C'est pourquoi nous aimons l'or par-dessus tout autre actif.

Nous estimons aussi que c'est l'actif le plus susceptible de conserver sa valeur et dont le prix n'est pas aussi soufflé que celui des autres. La valeur et le prix, la relation entre les deux, c'est le thème de la chronique de Bill du jour. La question qui ne doit cesser de hanter tout investisseur qui ne veut pas se retrouver victime de la " monnaie hélicoptère " et du créditisme.

 

 

 Les notes de bill bonner

 
Bill Bonner

Le capitalisme sans capital

Voici ce que m'écrit l'un de mes amis, depuis la Suisse : "ce n'est qu'une question de temps avant que l'Etat ne possède tous nos actifs. Il est décidé à faire en sorte que les cours restent élevés, et ses ressources sont illimitées".

Oui, les actions, les obligations, les vieux exemplaires de Mad Magazine... l'Etat possèdera tout.

Alors nous serons totalement libres. Nous n'aurons rien... et rien à perdre. Nous serons devenus ce que Wilhelm Röpke, éminent économiste progressiste, avait anticipé : des animaux "nourris à l'étable" qui dépendent de leurs maîtres pour subsister.

Enfin, nous aurons le type de capitalisme dont un autre économiste, Karl Marx, avait rêvé : le capitalisme sans capitaux privés.

Du capitalisme au créditisme

Le Deep State contrôlera toutes nos richesses. Nous irons à l'université grâce à des prêts accordés par l'Etat...

... Nous conduirons des voitures achetées en crédit-bail, bien sûr, à taux bas subventionnés par l'Etat...

... Nous travaillerons pour des entreprises dépendant des financements de la Fed et de la Zone euro...

... Et bien sûr, notre santé sera entre les mains de l'Etat... tout comme l'argent de nos retraites.

Du berceau à la tombe, nous vivrons du crédit des banques centrales.

Chaque sou présent dans le secteur privé est soit gagné, soit emprunté. L'Etat et ses copains, eux, perçoivent de l'argent gratuit. Progressivement, ils possèdent de plus en plus d'actifs... alors que le reste de la population est de plus en plus endettée.

Mais attendez un peu... regardons à nouveau le labyrinthe de points, ou de données, à relier.

Comment est-ce arrivé ?

Hier, nous avons vu que le prix est différent de la valeur.

Si vous voulez augmenter les prix, il vous suffit de distribuer de l'argent. Larguez de l'argent par hélicoptère... surtout dans les quartiers défavorisés... et les prix flamberont.

Mais quid de la valeur ?

C'est là que cela devient intéressant...

Car lorsque l'argent tombe de l'hélicoptère, sa valeur a tendance à chuter, elle aussi.

Pourquoi le bottier se donnerait-il la peine de fabriquer une bonne paire de chaussures de marche, si tout son argent tombe du ciel sans qu'il ait à produire le moindre effort ?

Pourquoi une entreprise s'acharnerait-elle à fabriquer les meilleurs produits qu'il soit, si ses recettes ne proviennent plus de sa clientèle exigeante ?

Pourquoi un analyste taillerait-il son crayon avant de dénicher les meilleures sociétés dans lesquelles investir... s'il n'y a plus aucun lien entre l'argent et le niveau de qualité ?

Dans les quartiers favorisés comme dans ceux qui ne le sont pas, l'argent gratuit sème la zizanie.

La qualité diminue... à mesure que de moins en moins de gens sont prêts à fournir un effort et du temps afin de la produire.

Et pourquoi se donneraient-ils cette peine ?

Le lien sacré et ancestral entre la qualité et la richesse, l'effort et la récompense, a été rompu

Vous voulez savoir pourquoi l'Américain moyen gagne moins à l'heure actuelle qu'il y a quarante ans ? Vous voulez savoir pourquoi les riches sont devenus si pleins aux as ? Vous voulez savoir pourquoi, comme l'a déclaré le Financial Times il y a quelques jours, Hillary Clinton a peur de la "contagion populiste" ?

L'Etat a dégainé son couteau en 1971. Il a modifié le système monétaire même. Il a sectionné le lien entre l'or et le dollar... et entre la valeur et le prix.

Ce fut si subtil que personne n'a protesté... et si intelligent que pratiquement personne n'a vu ce que cela signifiait vraiment.

Il nous a fallu plus de quarante ans pour le découvrir. Et même si, à présent, les points du labyrinthe forment une figure, celle-ci est floue, difficile à cerner et facilement mal interprétée. La plupart des gens ne voient que les symptômes... les furoncles... la fièvre... les sueurs nocturnes... et les hallucinations.

La population qui vote pour le Brexit ou Donald... les taux d'intérêt qui tombent à leur plus-bas sur 5 000 ans... le gouffre qui s'agrandit de plus en plus entre riches et pauvres.

Quelle est la cause ?

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Jim Rickards - Nouveau plaidoyer pour l'or

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Je sais que beaucoup de Français ne possèdent plus d'or dans leur coffre.

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   Les Notes de Jim Rickards  
 
Jim Rickards

L'or est une monnaie / Gold is monnaie

Si les gens sont fascinés par l'or, le gold. Ce n'est pas parce qu'il brille mais parce qu'il s'agit d'une monnaie. Le point de départ est là, si l'on veut comprendre ce qui se joue sur l'or.

Dans le monde, il existe de nombreux types de monnaies. A certains moments, différentes formes de monnaies se sont fait concurrence pour le rôle de principale monnaie de réserve mondiale. A ce jour, le dollar, l'euro ou le bitcoin sont des formes de monnaies. C'est également le cas de l'or.

Les trois qualités de la monnaie

La définition classique de la monnaie se décompose en trois parties : c'est un moyen d'échange, une réserve de valeur et une unité de compte. Si ces trois critères sont remplis, alors vous êtes face à une forme de monnaie. Si vous demandez à des économistes ce qu'est la monnaie, ils partent du principe que seules les monnaies fiduciaires émises par les banques centrales remplissent les conditions requises, puis sombrent dans des discussions techniques à propos d'expansion ou de contraction des masse monétaires de types M3, M2, M1 ou M0, qui sont toutes différentes. Chaque " M " est plus restreint que le précédent. M0 est le plus limité, il se compose des réserves bancaires et des devises. On l'appelle également " base monétaire " car c'est la définition de la monnaie la plus précise que connaissent les économistes. Pour moi, l'or se situe " au-dessous de zéro ", même si les économistes ne le reconnaissent pas : c'est une véritable base monétaire dissimulée derrière la masse monétaire papier.

L'or est une monnaie matérielle

Les détracteurs de l'or le dénigrent volontiers en le qualifiant de " métal brillant ", de " tas de cailloux ", comme s'il ne représentait aucun intérêt en tant que monnaie. Même les économistes plutôt sophistiqués, tels que l'ex-président de la Fed, Ben Bernanke, parlent de " tradition " s'agissant des stocks d'or détenus dans les chambres fortes des États-Unis, sans même suggérer que l'on puisse en dire quelque chose de plus utile.

Dernièrement, Justin Rowlatt, de BBC World Service, a interviewé Andrea Sella, professeur de chimie à l'University College de Londres. Au cours de cette interview, le Professeur Sella a passé en revue le tableau de Mendeleïev (ou tableau périodique des éléments) afin d'expliquer pourquoi l'or, parmi toutes les autres structures atomiques de notre univers, dispose de caractéristiques uniques et idéales lui permettant de servir de monnaie dans le monde réel.

Le professeur Sella nous fait rapidement faire le tour de ce tableau. Il montre que la plupart des matières présentes dans l'univers sont totalement inappropriées pour devenir de la monnaie. Ensuite, il se concentre sur une poignée d'éléments appropriés et isole celui qui est pratiquement parfait à cet égard : l'or.

Tableau des elements péridiques
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Sella rejette rapidement dix éléments de la partie droite du tableau, y compris des éléments tels que l'hélium (He), l'argon (Ar) et le néon (Ne). La raison est évidente : ce sont tous des gaz à température ambiante et ils s'évanouiraient littéralement dans l'atmosphère. Ils ne peuvent en aucun cas faire fonction de monnaie.

En plus de ces matières gazeuses, Sella rejette des éléments tels que le mercure (Hg) et le bromure (Br) car ils sont liquides à température ambiante donc aussi peu pratiques que les matières gazeuses. D'autres éléments sont rejetés car ils sont toxiques. L'arsenic (As), notamment, est disqualifié pour cette raison.

Ensuite, il passe à la partie gauche du tableau, qui comprend douze éléments alcalins tels que le magnésium (Mg), le calcium (Ca) et le sodium (Na). Ces derniers ne peuvent servir de monnaie car ils se dissolvent ou bien explosent au contact de l'eau.

Les éléments suivants, également écartés, sont notamment l'uranium (U), le plutonium (Pu) et le thorium (Th) pour la bonne raison qu'ils sont radioactifs. Personne n'a envie de se balader avec une monnaie susceptible de provoquer le cancer. Ce groupe comprend également 30 éléments radioactifs créés uniquement en laboratoire et qui se décomposent quelques instants après leur création, tels que l'einsteinium (Es).

La plupart des autres éléments ne peuvent pas non plus servir de monnaie en raison de leurs propriétés spécifiques. Le fer (Fe), le cuivre (Cu) et le plomb (Pb) ne font pas l'affaire car ils rouillent ou se corrodent. Il est déjà regrettable que les banques centrales saccagent votre monnaie, alors autant ne pas en avoir une qui se détériore toute seule.

Rowlatt et Sella continuent de passer le tableau en revue. L'aluminium (Al) est trop léger pour frapper des pièces. Le titane (Ti) est trop dur pour qu'on ait pu le fondre avec les équipements primitifs qui existaient dans l'antiquité.

Une fois ce processus d'élimination achevé, il ne reste plus que huit candidats susceptibles de servir de monnaie. Il s'agit des métaux dits " nobles ", qui se trouvent au centre du tableau, à savoir : l'iridium, l'osmium, le ruthénium, le platine, le palladium, le rhodium, l'argent et l'or. Tous ces métaux sont rares. Pourtant seuls l'argent et l'or sont disponibles en quantité suffisante pour constituer une masse monétaire concrète. Les autres sont extrêmement rares, trop rares pour constituer une monnaie, et difficiles à extraire car leurs points de fusion sont très élevés.

Rowlatt termine son tour d'horizon ainsi :

" Il ne nous reste donc que deux éléments : l'argent et l'or. Ils sont rares tous les deux mais dans une certaine mesure seulement. Tous deux ont également un point de fusion relativement bas, et sont donc faciles à frapper en pièces et en lingots ou à utiliser en joaillerie. L'argent se ternit : il réagit à d'infimes quantités de soufre dans l'air. C'est pourquoi nous accordons autant de valeur à l'or.

Nos ancêtres n'ont pas utilisé l'or simplement parce qu'il était brillant ou splendide, comme le suggèrent ses détracteurs contemporains. L'or est le seul élément qui possède toutes les caractéristiques physiques requises : la rareté, la malléabilité, le caractère inerte, la longévité et l'uniformité. Toutes ces caractéristiques permettant d'en faire une réserve de valeur physique et pratique. Les civilisations plus raisonnables que la nôtre savaient bien ce qu'elles faisaient.

Certes, la liste de ces qualités ne signifie pas que l'or doit forcément être une monnaie. Actuellement, la monnaie existe essentiellement sous forme numérique. Les électrons qui stockent les chiffres ne rouillent pas non plus. Mais là encore, ils n'ont rien de rare.

Ce n'est pas parce que la monnaie est " numérique " qu'elle ne fait pas partie du monde réel. La monnaie numérique existe sous forme de particules subatomiques dotées d'une charge électrique et stockées dans des puces de silicone (Si). Ces particules chargées d'électricité peuvent être piratées et effacées. Les atomes de l'or (nombre atomique 79) sont stables et ne peuvent être effacés par des cyber-pirates chinois et russes. Même à l'ère cybernétique, l'or demeure inégalé en tant que monnaie.

Jim Rickards